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 « Avec la mer du nord comme dernier terrain vague » † Isaac

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: « Avec la mer du nord comme dernier terrain vague » † Isaac   Ven 23 Jan - 23:28




« Avec la mer du nord comme dernier terrain vague »

ҩ Mistral sans Tramontane ҩ
Etretat... Vous parlez d'un nouveau port d'attache ! Ici, L'Intrépide côtoierait les bateaux de pèche et les petites coquilles de noix de plaisance. Il était le seul bateau dont le principal moyen de prendre de la vitesse était une paire de voiles immaculées. Bien sûr, le moteur d'appoint était bien là, bien utile et bien efficace... Mais le plaisir, c'était de voguer au vent, dans le silence marin. En arrivant dans la cité normande, j'étais déjà installé à terre. J'avais fait mon emménagement depuis la capitale européenne la semaine précédente, déjà, dans l'optique de prendre au plus tôt mon poste. Ainsi, mes affaires et ma voiture étaient déjà arrivées à l'académie, dans le grand studio que j'allais occuper pour les prochains mois au moins. Il ne me restait donc plus qu'à faire voguer mon bateau de Bruxelles à Etretat... La semaine n'avait pas été de trop pour arriver à quai. Voilà une belle et longue semaine que j'étais de retour sur mon habitable rouge, et si la mer avait été mauvaise j'aurais pu arriver plus tard encore. Ainsi, ma date d'arrivée en Normandie était resté un mystère complet et j'étais plutôt content de voir que j'étais arrivé relativement rapidement et surtout sans encombres par cet hiver.

Debout sur le pont du bateau, je respirais à pleins poumons les embruns marins. J'aurais pu passer ma vie entière sur ce pont en bois sombre, à m'appuyer sur la rambarde pour regarder à quai les passants. Je me sentais pourtant un peu seul, par ce froid relativement sec qui semblait embraser l'air. Et j'avais sûrement un peu d'allure, dans mon jean délavé avec ce pull en laine à col roulé noir et ma veste d'hiver, le sac de sport contenant les affaires de ma semaine que je ne laissais pas à bord de mon voilier jeté sur l'épaule. Pourtant, il n'y avait pas grand monde, sur la jetée sinistrée quelques semaines plus tôt. Certains pontons étaient démolis. Des bateaux abîmés étaient amarrés plus loin, preuves et victimes de la tempête qui avait frappé les côtes normandes juste après que j'eus commencé à remonter au nord avec mon bateau, me laissant juste le temps de m'abriter dans un port pour ne pas prendre la tempête, le lendemain. Les rares personnes se baladant étaient pour beaucoup des pêcheurs, et quelques touristes ou habitués qui faisaient leur tour. Invariablement, L'Intrépide étonnait. Sa coque rouge n'y était pas étrangère.

Je pianotais rapidement sur mon téléphone portable, un petit sourire aux lèvres. Ma petite sœur méritait peut-être de savoir que j'avais survécu au voyage et que j'étais à quai... Je lui envoyais donc un message rapide pour la prévenir avant de glisser mon portable dans ma poche et de respirer une nouvelle fois. Ma main glissa le long de la rambarde boisée tandis que je me dirigeais vers l'échelle pour quitter mon bateau et mettre pieds à terre. Avec l'aisance que donne l'habitude, je jetais par dessus bord mon sac rempli de vêtements, qui atterrit sur le quai avec un bruit étouffé avant d'entamer la descente de l'escalier, rendu un peu glissant par l'eau. Lorsque je posais les pieds au sol, comme d'habitude, le sol continua de houler. Après avoir passé tant de temps en mer, j'avais l'impression que la mer était un sol droit et ferme et la terre un endroit clapotant et mouvant. C'était le temps que les pendules se remettent à l'heure. Une paire d'heures, tout au plus, et maintenant je gérais plutôt bien mon équilibre. Une fois au sol, je me baissais donc souplement pour récupérer mon sac et le hisser sur mon épaule avant de regarder autour de moi. Ça... C'était mon nouveau port d'attache.  


Isaac ҩ ...

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Dans les veines du sang d'apache, comme si
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C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
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MessageSujet: Re: « Avec la mer du nord comme dernier terrain vague » † Isaac   Dim 1 Fév - 0:00



« Avec la mer du nord comme dernier terrain vague »
Mattéo

Enfin une journée de repos ! Matt' était arrivé depuis plusieurs semaines déjà, mais il n'avait pas vraiment eu le temps de se poser à son retour. Son boulot au cabinet avait débuté dès qu'il avait posé ses valises et son bénévolat chez les pompiers prenait tout le reste de son temps. Le jeune homme ne se ménageait pas, il faisait des horaires de malade pour retrouver une bonne clientèle et puis aussi parce qu'il devait faire sa place et dans le cabinet et parmi les pompiers. Heureusement il avait un peu d'expérience dans ce domaine de pompier et il n'avait plus qu'à trouver ses marques. Et après les intempéries les pompiers étaient régulièrement demandés, les maisons sur la digue connaissaient des problèmes récurrents tel que des fuites d'eau, de gaz, l’électricité qui n'a pas apprécié l'eau, enfin il y avait pas mal de boulot et puis ils étaient réquisitionnés aussi pour deux trois interventions plus commune. Tout ça pour dire que le pauvre Mattéo n'avait pas le temps de relever la tête, mais qu'il aimait cela, tout cet empressement, toute cette vie. Ce qu'il regrettait le plus ce n'était pas les grasses mat', cela faisait bien longtemps qu'il n'en faisait plus, mais plutôt la mer, le surf, le kite-surf. La mer en général lui manquait.

C'est pour cela qu'en cette journée de repos, pas de service au cabinet de kiné et pas de prise de bénévolat afin de se ressourcer un peu, allait se passer en grande partie du coté de la plage. Le calaisien se leva vers 7h et entreprit d'abord de vérifier l'état général de ses voiles. Cela faisait des mois qu'il n'était pas allé en mer et qu'il n'avait pas sorti ses différentes voiles. Elles étaient toutes entreposées dans un petit hangar près de la plage et même si tout était en hauteur, il pouvait toujours y avoir un rongeur ou deux qui ait décidé de s'en prendre à son matériel. A peine 8h et monsieur était déjà installé sur le sol avec une lampe torche à déplier voiles et à ranger le reste du matériel. Il constata quelques trous, mais rien d'irréparable, surtout qu'il avait avec lui sa trousse de réparation alors il se retrouva avec des voiles comme neuves. Cela lui avait pris du temps car il avait 4 voiles de kite à scruter, et oui, chaque voile était différentes et il en choisissait une en fonction du vent principalement. Il y avait aussi une voile de windsurf, qui elle était intacte. Ensuite il dut s'occuper de ses différentes planches, celle de wind, celle de kite, mais aussi celles de surf. Car oui Mattéo était très bien équipé pour tout ça, tout ce matériel coûtait une fortune, mais c'était sa passion et il dépensait ainsi de l'argent durement gagné. Tout ça pour dire qu'il était assez tard quand il eut fini les vérifications et que l'impatience l'envahissait. Il n'avait qu'une envie ! Se jeter à l'eau. Mais avant ça changement de tenue ! La combinaison était de rigueur par ce temps et surtout par ces températures. Il avait déjà de la chance de pouvoir sortir en mer, alors le fait de devoir se couvrir pour entrer dans l'eau ne le gênait absolument pas.

Une fois prêt, Matt sortit du hangar, habillé de sa combi et portant son matériel. Il était encombré de sa voile enfermée dans une housse, de sa planche et bien sur du harnais qui le lierait à la voile. Une fois sur la plage il fallut bien un bon quart d'heure au jeune homme pour gonfler sa voile et tout préparer avant de pouvoir affronter les vagues. Il s'attacha les cheveux avant d'empoigner la barre et de faire décoller l'aile. En quelques secondes elle prend de la hauteur et il attrapa sa planche avant de se glisser dans l'eau. La fraîcheur de la mer le surpris, il avait oublié que l'eau pouvait être aussi froide, mais sa combinaison fit vite son boulot et il se retrouva parfaitement protégé et du vent et de la fraîcheur de l'eau. Les deux bonnes heures qui suivirent son entrée dans l'eau furent consacrés à de la glisse, il dut tout d'abord se remettre dans le bain, parce que même ça ne s'oubliait pas, il se prit quelques taules avant de réussir à décoller et à réa-terrir en douceur. C'était tellement le pied ! Il ne s'était pas autant amusé depuis des mois et puis la vue était juste magnifique. Les falaises étaient immenses et blanches et la ville semblait endormie de là ou il était. C'était tellement reposant, tellement ressourçant ! Tout cela lui avait manqué et il ne regrettait pas d'être revenu sur Etretat. Sa vie ne pouvait se passer loin de la mer, il s'en apercevait maintenant. Un vrai poisson dans l'eau et même un sacré poisson volant avec son immense aile bleue et noire. Le vent lui fouettant le visage avec la vitesse le faisait sourire et puis toutes ses vagues qui l'aidaient à prendre son envol, cet endroit était parfait.

Seulement il fallait bien qu'il retourne sur terre et mange car mine de rien ce sport qu'était le kitesurf restait un sport physique, demandant certaines ressources. Ce n'était pas pour rien qu'il avait un tel corps, tous ces sports de mer l'avaient aidé et il n'était pas peu fier de dire qu'il faisait du kite, du surf et du wind. Après donc plus de deux heures dans l'eau, Mattéo se décida à sortir et rangea son matériel avec soin. Il remonta plus haut près de la digue et aperçut un nouveau bateau. Il ne l'avait pas vu en arrivant, mais en même temps il était tellement pressé de ressentir de nouveau toutes ses sensations que lui procurait le kitesurf qu'il n'avait pas fait attention à grand chose. Les bras chargés, les cheveux humides avec quelques mèches s'échappant de sa queue, son regard bleu et sa taille assez impressionnante, on ne pouvait pas le rater. Matt' s'arrêta devant ce nouveau navire et le contempla, c'était un superbe bateau à voile, il en avait vu peu d'aussi beau. Toute à son observation il ne remarqua pas l'homme qui venait de descendre et manqua, à un mètre près, de lui rentrer dedans. Heureusement il regarda devant lui et constata que le propriétaire, enfin c'est ce qu'il pensa, venait de quitter le navire. Il s'arrêta de nouveau en face de l'inconnu et montra l’embarcation d'un signe de tête
.

"C'est un sacré voilier que vous avez là ! Il ne doit pas être très vieux."

C'était ne tout cas l'impression que donnait la peinture rouge rutilante et puis il y avait ce blanc immaculé qui ne semblait pas vraiment abîmé par les vagues. Mattéo n'était pas un très grand connaisseur de voilier ou de bateau en général, mais tout ce qui touchait au monde marin l'intéressé alors il savait deux trois petits trucs sur les voiliers et autres bateaux.
(c)ARAMIS

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