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 « La vie est une rencontre » † Cam & Ben

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Jeu 19 Oct - 17:20












Camille & Benjamin

Il suffit parfois d'un regard, d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera à jamais. Alors, gardez les yeux ouverts !

Je souffle lentement dans l'air brumeux, et le nuage de vapeur qui s'échappe de mes lèvres se retrouve vite perdu dans le léger brouillard ambiant. D'un geste assuré, je remonte le col de mon blouson en rentrant la tête dans les épaules. Au téléphone, ma mère s'agace avec une facilité déconcertante. Je me retiens de devenir désagréable avec elle, mais il se pourrait que ma patience ait atteint ses limites. Elles n'étaient de toute façon pas très élevées avec ma génitrice.

« Non. Non, je ne viendrais pas passer Noël chez toi avec les Lorant. Il faut que tu arrêtes de m'organiser ce genre de traquenards.
- Alors tu passes encore Noël chez ton père ?!
- Non, je t'ai dit qu'ils partaient à la Réunion.
- Donc tu viens à la maison !
- Non. Je fais le réveillon avec Elli et Alexandre, et le jour même je suis de garde.
- Comment tu peux me faire une chose pareille ? »


Mon soupir est lourd, agacé. Je vais devenir mauvais comme la peste si les choses continuent de la sorte.

« De la même façon que tu m'as fait vivre l'enfer quand j'étais plus jeune. Je te laisse, je te rappelle.
- Camille ! »


Mais j'ai déjà raccroché. Mon regard a accroché une silhouette désormais familière, au bout de la digue, et une fois de plus cette sensation que je redoute m'a frappée. D'un geste, je glisse mon téléphone dans ma poche de jean et passe une main bien moins assurée dans mes cheveux un peu trop longs. Depuis mon passage dans l'armée, je les préfère plus courts, mais ce n'est pas de l'avis général alors je laisse aller.

Je me mets en marche, réduisant la distance qui nous sépare. Ça me demande du courage. Ce que je ressens est, pour moi, contre nature. C'est étrange et inquiétant, quand je suis seul à y penser, mais en sa présence, c'est juste nouveau et, comme tout ce qui est nouveau, ça me paralyse presque. Je ne sais jamais sur quel pied marcher, mais ça pourrait être bien pire. Découvrir d'autres choses, c'est sommes toutes déroutant.

Comme chaque fois, je ne peux m'empêcher de détailler ce que j'ai sous les yeux, et de me demander pourquoi. Sauf que maintenant j'ai cessé de me battre contre ce qu'il se passe entre nous. Comme l'a dit une fille qui me connaît à la perfection ... Les filles, ça ne m'a jamais réussi, c'est peut-être bien ça la raison. Se donner un peu d'ouverture d'esprit ne nous tuera pas. Comme chaque fois, je passe une main légèrement raide sur ma nuque, preuve de ma nervosité. Comment agir ? C'est un dilemme dont même un doctorat ne saurait me sortir, visiblement.

Devoir lever un peu le regard pour le regarder droit dans les yeux, c'est aussi déroutant. Je n'ai pas l'habitude d'être avec quelqu'un de plus grand que moi, et ça bascule légèrement le rapport de force. C'est assez drôle,  quand on y pense, parce que c'est quand même moi le plus sanguin de nous deux. Et je peux malgré tout me le permettre.

Mes yeux sont toujours d'une sincérité confondante. Bleus clairs, si facilement froids, ils reflètent à cet instant les tensions qui m'animent. Agacement, colère face à ma mère qui, une fois de plus, a atteint les frontières de ma tolérance à son égard. Incertitude face à lui. Instabilité installée par celui que je suis et qui me perturbe un peu plus chaque jour. Je suis un livre ouvert, et je m'oblige à le rester avec lui. C'est ma façon de lui être honnête. Enfin, mes lèvres ébauchent un sourire qui en dit long.

« Salut. »

Mon murmure rauque flotte doucement dans l'air matinal, juste entre lui et moi.
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Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
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Benjamin Giron

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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Jeu 19 Oct - 22:27



“Ne laissez pas les gens négatifs voler votre joie. Lorsque vous perdez votre joie, vous perdez votre force.”



 « La vie est une rencontre ». Benjamin & Camille

Etretat n'était certainement pas le lieu idéal pour un automne doux et sec. C'était même plutôt l'opposé. Ben' avait toujours du mal à se faire à ce temps toujours humide, à cette brume régulière et à cette fraîcheur de bord de mer. Souvent son sud natal lui manquait, la clémence du temps, la douceur des températures et toute la bonne humeur qui va avec. Benjamin ne comptait pas pour autant changer de région, la Normandie était un endroit calme, plaisant et il avait un travail qui lui plaisait. En plus de ça il s'était fait des amis, avait ses habitudes et depuis assez récemment, il avait même quelqu'un. Tout n'était pas facile et même s'il savait qu'un grand pas avait été effectué, il restait beaucoup de chemin à parcourir. Mais il était prêt à faire ce qu'on avait fait pour lui, apprendre à aimer pleinement, sans aucune gêne ou aucune crainte. La situation était donc assez compliquée, sans pour autant faire peur au sudiste.

Ben' arriva sur la digue le premier, il n'était pas toujours le plus ponctuel, mais il faisait des efforts et cela payait, il n'était presque plus jamais en retard. Le jeune homme s'arrêta face à la mer et observa le mouvement des vagues. Les mains dans les poches de son jean, le manteau fermé jusqu'en haut et une écharpe entourant presque la moitié de son visage, son regard chocolat était perdu dans l'immensité bleu, enfin ici plutôt grise. Il ne savait toujours pas comment il en était arrivé là, si c'était son côté j'en-foutiste ou son humour à la con qui avait fait pencher la balance, mais il se retrouvait dans une relation qui lui demandait de l'énergie et même si peu de choses pouvaient l'inquiéter, il craignait quand même des fois de faire peur. Néanmoins, il préférait être naturel et peut être des fois un peu chiant plutôt que de jouer un rôle et ne pas se sentir bien. Depuis des années il vivait parfaitement bien, il était en harmonie avec qui il était et ce qu'il faisait, cela n'allait pas changer.

Sortant son téléphone de la poche de son manteau, Ben se retourna pour faire face au peu de personne se promenant sur la digue. Comme depuis quelques jours le temps n'était pas des plus beaux et les marcheurs se faisaient plutôt rare. Il regarda l'heure et en profita pour envoyer un message à ses parents histoire de leur donner signe de vie. Quand il releva la tête, il aperçut Cam qui avançait dans sa direction. Il quitta les différentes applis en route sur son téléphone avant de le remettre dans sa poche et de poser son regard sur l'arrivant. En le voyant s'approcher, Ben pouvait deviner la tension qui habitait le corps de Camille et cela se confirma lorsqu'il arriva à son niveau. Cam n'était certainement pas le plus relax des deux et souvent cela amusait beaucoup Ben, lui qui prenait toujours tout comme ça venait sans se prendre la tête, il avait l'exact opposé devant lui. Les yeux noisettes de Ben se perdirent un instant dans le bleu glacial du regard de Cam et c'est sa voix qui le sortit de sa contemplation. Sans plus de cérémonie, le jeune sudiste embrassa Cam sur le coin des lèvres, son petit sourire en coin présent.

"Salut"

Ben planta de nouveau son regard dans celui de Cam et le scruta un instant. Il aimait cette sincérité qu'il y avait entre eux, le fait de pouvoir lire en Camille comme dans un livre ouvert. Tout cela lui évitait au moins de faire une trop grosse gaffe ou de pousser le jeune homme trop loin.

"Si c'est juste notre rendez-vous qui te met dans un état pareil, faut vraiment qu'on s'inquiète Cam'... Promis je vais essayer d'être sage."

Les derniers mots étaient prononcés avec le sourire. Benjamin n'appréhendait jamais un rendez-vous avec Cam, mais il avait bien compris que ce n'était pas le cas du nordiste et que du coup il devait réfreiner quelques envies parfois un peu saugrenues qui pouvaient lui venir en tête.
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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Ven 20 Oct - 7:47












Camille & Benjamin

Il suffit parfois d'un regard, d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera à jamais. Alors, gardez les yeux ouverts !

Les confrontations avec ma mère, en plus de ne pas être rares, étaient généralement éprouvantes pour mes nerfs. J'étais revenu complètement détraqué de mon engagement dans l'armée, cassé, comme un jouet brisé,
et c'est ce qui avait rendu les choses bien pires. Il ne lui avait jamais fallu plus de quelques minutes avec moi pour me faire sortir de mes gonds, mais désormais c'était pire, surtout quand, comme aujourd'hui, je n'arrivais pas à fermer ma gueule. En même temps parfois elle le cherchait bien.

De fait, en arrivant pour mon rendez-vous avec Ben, je n'étais plus qu'une boule de tension. Déjà qu'à l'accoutumée ce n'était pas vraiment la détente, avec ma mère passée par là, c'était le bagne. J'avais failli faire demi-tour et annuler, ce qui n'aurait pas été une première, mais par contre c'était contre productif pour construire une relation saine sur de bonnes bases solides. J'en étais donc là, nerveux, au fond furieux, mais face à lui, la voix rauque. N'importe qui verrait, à notre façon de nous faire face et de nous observer avec cette intensité, que quelque chose flottait dans l'air entre nous.

D'autant plus que Benjamin n'était pas du genre à se formaliser de la présence de passants, et lorsque ses lèvres effleurèrent les miennes, un sourire les étira timidement. C'était nouveau et pourtant je commençais enfin à m'y faire. C'était assez difficile pour moi de lâcher prise, mais la patience du sudiste m'aidait clairement à arrêter de penser.

Sous l'intensité de son regard, je baissai un peu le nez. Le regarder par dessous mes cils devenait une habitude qui me permettait de garder un peu d'aplomb. Ne pas tourner la tête était un combat. Mais j'étais taillé pour ça, maintenant, que je le veuille ou non. Sa répartie me fit rire doucement, et je tendis lentement la main afin que mes doigts glissent lentement contre les siens.

« Si c'était le cas, tu ne penses pas que j'aurais annulé ? » Je lui souris doucement, timidement. « Surtout, ne t'empêche pas d'être fou, ça fait ton charme. » Je passai une main dans mes cheveux, signe de nervosité, mais aussi d'agacement par ces mèches rebelles. « C'est ma mère. Elle va me rendre fou, un jour. »

Je fronçai le nez, particulièrement agacé. C'était difficile d'en parler avec Ben, pour le moment je gardais précieusement certaines blessures. Ma famille éclatée et mon frère parti trop tôt, c'était quelque chose que je ne voulais pas lui confier trop vite. Je n'avais pas peur qu'il s'en serve contre moi, non. Juste qu'il ne sache pas quoi en faire. En fait j'étais fracturé depuis bien plus longtemps qu'on pourrait le croire.

« J'ai potentiellement oublié ce qu'on avait prévu aujourd'hui ... »

Un éclair d'amusement traversa mes prunelles  et je redressai un peu le menton, soutenant de nouveau son regard pleinement. Ces yeux là pourraient me faire faire des folies un jour ou l'autre. En soi, qu'on soit ensemble, pour moi, s'en était déjà une sacrée.

« Ta semaine s'est bien passée ? »    

La mienne, comme toujours, avait été longue, éprouvante, et fatigante. Se voir peu comme ça, ce n'était pas idéal, mais bon, on démarrait comme on pouvait. Nous avions tous les deux des métiers de passion, prenants, et nos emplois du temps n'étaient pas nécessairement toujours en accord, mais au moins nous comprenions réciproquement nos occupations et la fatigue qu'elles pouvaient engendrer.
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Benjamin Giron

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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Lun 23 Oct - 18:27



“Ne laissez pas les gens négatifs voler votre joie. Lorsque vous perdez votre joie, vous perdez votre force.”



 « La vie est une rencontre ». Benjamin & Camille

Voir Camille n'était jamais une source de stress, loin de là même, Ben était toujours heureux de pouvoir passer du temps avec le jeune homme, même s'il avait compris depuis un moment déjà qu'il avait intérêt à prendre son temps s'il voulait que tout cela aboutisse à quelque chose. Pour Cam', ça semblait tout à fait différent, leurs premiers rendez-vous l'avaient mis dans tous ses états et il était même arrivé qu'un moment prévu ensemble n'ait pas lieu. Ben ne l'avait jamais mal pris, il comprenait que tout ça puisse être perturbant, un peu terrifiant aussi et avec le temps, il avait compris que Camille n'avait pas eu une vie toute rose et que sur énormément de points ils différaient. Mais c'était cette différence qui l'attirait, il aimait beaucoup cette fragilité qu'il cachait sous ses grands airs, il y avait aussi toute cette passion pour ce qu'il faisait, Ben l'admirait beaucoup pour le choix de sa vocation, jamais il n'aurait pu continuer aussi longtemps des études. Et puis niveau différence, on ne pouvait pas faire mieux, entre le nordiste et le sudiste, le regard de glace et le regard de braise, le réservé et l'extraverti de compet', le novice et l'expérimenté, bref tout un monde les séparait et pourtant ils s'étaient plus ou moins trouvés.

Benjamin salua comme il se devait le jeune homme et il ne put retenir une plaisanterie. Il se permettait de plaisanter parce que la phase critique de l'annulation de rendez-vous avait l'air d'être passée et qu'il espérait bien que ce n'était pas le fait de le voir qui le rendait aussi maussade. Le regard que lui lança Camille le fit sourire, Ben était du genre à fixer les gens sans aucune gêne, c'était d'ailleurs ce qu'il faisait tout le temps avec Cam, mais ce dernier avait du mal à toujours soutenir son regard et il avait pris pour habitude de baisser légèrement la tête pour le regarder par en dessous. Cette timidité était toute mignonne et en plus de ça, ça lui ajoutait un charme fou. Sa réponse le fit rire, oui il aurait surement annulé, mais ils étaient quand même passé au dessus des annulation alors ça aurait été encore envisageable. En tout cas le sudiste n'avait aucun doute quant au fait que sa folie lui donnait du charme, ou si ce n'était du charme, au moins quelque chose en plus. L'explication qu'il lui donna était largement suffisante pour Ben, il avait compris que Cam' n'avait pas forcément de bons rapports avec sa famille, ce n'était pas vraiment comme lui. Benji' serra la main de Cam tout en haussant les épaules.

"Je suis sûr que l'inverse est vrai aussi, si tu savais à quel point je rends fou ma mère... Je me demande comment elle fait pour survivre."

Son sourire s'élargit et il détourna un instant la tête pour observer un vieux couples main dans la main les regarder comme s'ils étaient des aliens ou que quelque chose allait leur sortir du crâne. Ben leur fit son plus beau sourire avant de remettre toute son attention sur son beau nordiste. Il secoua la tête en riant.

"Sérieux, comment tu fais pour te souvenir de tes cours de médecine si t'arrive même pas à te rappeler ce qu'on a prévu alors qu'on en a parlé pas plus tard que hier soir..." Ben l'embrassa rapidement "Ils ont annoncé un temps dégueu et je pense que je passe assez ma vie dehors et toi pas assez alors  on s'était dit qu'une marche sur la digue et un restau serait un bon compromis. On pourra même finir chez moi si tu veux."

Ben sourit de plus belle et entraina Cam sur les bords de digue. Le temps n'était peut être pas au beau fixe et les températures celles de l'été, mais il fallait quand même que le pauvre interne voit un peu de paysage. La conversation s'enchaina alors qu'ils vagabondaient.

"Comme d'hab, la saison est finie, il fait moche et froid et c'est la chasse... Autant te dire que je fais pas ce que je préfère... Enfin ça m'a pas empêché de tomber sur quelques pervers et un ou deux gamins défoncés sur les falaises... Je suis certain que ta semaine n'était pas si mal ?"

Benjamin n'avait aucune idée de ce que pouvait faire Cam, il savait qu'il bossait à l'hopital mais que c'était pas pour autant qu'il avait fini ses études, il savait aussi que c'était long et fastidieux mais c'était tout. La médecine ne l'avait jamais attiré, trop de malades et trop d'études. Tout en marchant Ben n'avait pas laché la main de Camille et il dessinait des cercles avec son pouces sur sa peau. Il n'était pas timide, réservé ou autre et Cam lui plaisait vraiment alors il avait souvent des petits gestes pour montrer son affection. Il évitait les gestes trop marqués pour l'instant, se retenant à grand peine.
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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Lun 23 Oct - 22:35












Camille & Benjamin

Il suffit parfois d'un regard, d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera à jamais. Alors, gardez les yeux ouverts !

Malgré tout le stress que pouvait m'occasionner un rendez vous avec Ben, le plus difficile était toujours de s'y rendre. Après, les choses se passaient plutôt très bien. Ce n'était pas simple, au contraire même puisque pour moi c'était nouveau et très inquiétant par définition, mais comme d'habitude mon instinct de survie prenait le dessus lorsque je me retrouvais dans une position qui m'était étrangère. Et puis, il me faisait rapidement oublier ce qui pouvait se passer dans ma vie, comme une prise de tête avec ma mère par exemple. C'était bien agréable quand même. Il ne lui fallait pas deux heures pour me faire rire doucement.

« À part décider à peu près tout sur un coup de tête, je suis facile à vivre, crois moi. »

Ou pas. J'étais quand même parti dans l'armée comme ça. Il y en avait quelques uns qui m'auraient volontiers étripé pour ce genre d'idées. Finalement, j'avouai au sudiste que j'avais oublié le programme de notre sortie dans la bataille de mon dernier poste de travail, amusant visiblement beaucoup Benjamin. Un sourire un brin effronté étira mes lèvres en écoutant sa réponse avant qu'il ne m'embrasse. Je me laissai plus que volontiers faire, mes doigts glissés entre les siens. À l'écoute - ou réécoute - du programme, un sourire glissa sur mes lèvres.

« Excellente question ! Si j'ai la réponse je te la donne. »
Il fallait avouer, je ne savais pas moi même comment je m'en sortais avec tout ça. C'était plutôt dense ce que j'etudiais, mais c'était aussi le premier plan de ma vie. « Tu sais que je vois quand même le ciel tous les jours et tout ? » Je lui tirais la langue. « Mais le programme me paraît plutôt sympa. »

Je pris la route avec lui, laissant ma main dans la sienne.
C'était une habitude très récente. En fait, il fallait avouer que jusque récemment, je me défendait facilement au moindre contact physique, et aller contre cette attitude relevait de la lutte intérieure. Mais ça commençait très doucement à payer. Je savais clairement que Ben attendais juste que j'accepte de lui en donner plus, et même si j'en avais très envie, ça me fichait une trouille monstrueuse. Mais bon, un pas après l'autre nous avancions, à coups de petites victoires sur moi.

Échanger des banalités était aussi quelque chose qui m'aidait. Moins je me prenais la tête pour démarrer et mieux je me portais. Et puis, entendre le brun parler de son travail était souvent divertissant, et aujourd'hui ne faisait guère exception. Un sourire amusé se ficha sur mes lèvres lorsqu'il détailla un peu sa journée et je haussais finalement les épaules avec nonchalance.

« Ça semble fin drôle dis moi ! » Je passai ma main libre le long de mon menton, réfléchissant rapidement à ce que je pouvais ou non de ma semaine. « Eh bien, il n'y a pas eu de décès donc c'était une bonne semaine, même si je suis tout bonnement épuisé. »

La période commençait à se faire difficile, et physiquement je le sentais, mais pour le reste je ne voulais pas sembler me plaindre, ce que je faisais me plaisait tellement que je pouvais faire un tas de sacrifices pour y arriver. Finalement, je m'arrêtai, gardant la main de Ben dans la mienne, mes doigts jouant contre les siens.
Un sourire un peu serein passa sur mon visage et je lançais ce que j'avais en tête depuis un certain temps.

« J'ai une question qui me trotte dans la tête depuis un moment, mais t'es pas obligé d'y répondre. C'est juste ... Pourquoi moi ? »
Je secouais finalement la tête, lentement. « En fait je ne sais même pas s'il y a une réponse à cette question. »

Je lui souris. Autant j'étais capable de prendre la mouche facilement, autant là j'étais juste foncièrement curieux.
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Benjamin Giron

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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Mar 7 Nov - 22:32



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 « La vie est une rencontre ». Benjamin & Camille


La famille s'était toujours un peu compliqué, Ben en savait quelque chose, le fait qu'il ait assumé sa bisexualité au lycée n'avait pas facilité les choses. Sa famille d'adoption avait toujours était pleine d'amour, de joie et même s'il y avait eu des hauts et des bas, tout s'était toujours arrangé. Après son annonce ça n'avait plus était le cas. Ses parents avaient d'abord eu du mal à comprendre et puis à accepter, ensuite ils s'étaient rangés du côté de leur fils, voyant ce qu'il pouvait endurer au lycée. En revanche le frère de Ben n'avait pas était aussi tendre et un énorme fossé les avait séparés. Alors tout était devenu moins facile dans la famille. Sans compter que Ben ne se cachait pas et des fois s'était aussi à ses parents de devoir prendre sur eux. Alors oui, le sudiste savait qu'il en avait fait voir de toutes les couleurs à sa mère, et que des fois encore il la rendait folle. Mais ils restaient une famille malgré tout et c'était le plus important. Cela ne l'empêchait pas pour autant de comprendre le point de vue de Cam. Même s'il avait eu écho de quelques changements brusques dans sa vie, quelques choix rapides et que ce n'était pas vraiment en sa faveur. Mais pour le moment le jeune homme n'avait pas à se plaindre du comportement de son compagnon, comme il le disait, il était assez facile à vivre. Pour l'instant, car après tout ils ne se connaissaient pas tant que ça.

Le programme n'étant plus dans les mémoires de tous, Ben se fit un malin plaisir de taquiner la mémoire quelque peu défaillante du nordiste et sa réponse le fit rire. C'était quand même fou qu'il puisse apprendre autant de chose et ne pas se souvenir de leur rendez-vous. Ou alors c'était justement parce qu'il avait bien trop de chose en tête que du coup il n'avait même plus une petite place pour se rappeler de ce qu'ils avaient prévu. Sa remarque sur le fait qu'il ne voyait pas assez le soleil fit mouche et Ben leva les yeux au ciel. De toute façon, ici la plupart du temps c'était un ciel gris, plein de nuage qu'il était possible de voir, Cam' manquait plus de soleil que de voir le ciel, mais c'était tout de même un bon début.

Ils se mirent en marche le long de la digue, main dans la main à discuter de leur semaine, de petites banalités, de choses qu'ils avaient vécu, vu. En général Ben croisait des choses assez surprenantes, et c'était d'ailleurs souvent dans des endroits surprenants. Il trouvait toujours amusant de raconter ses histoires à Cam, il y avait toujours de quoi rire et puis c'était l'occasion de partager quelque chose. Le plus souvent le nordiste restait plus évasif et c'était normal, Ben n'aurait pas été super content d'apprendre que le médecin croisait à l'hôpital racontait à tout va ses problèmes persos... Même s'il en avait déjà entendu des vertes et des pas mures par quelques amis urgentistes. Toujours était-il que cela ne surprit pas le sudiste sur le manque d'information sur la semaine de Cam et encore moins par le fait qu'il soit fatigué. La saison était certainement une des pires, il ne faisait pas beau, il y avait souvent du vent, la nuit tombé bien plus vite et le froid s'installer. Il y avait largement de quoi déprimer. Et ne pas trouver l'énergie qu'on peut avoir par de belles et longues journées ensoleillées.

Camille stoppa leur petite balade et le jeune homme se tourna vers Ben. Ce dernier posa son regard chocolat sur son compagnon, curieux. Et la question qu'il lui posa le fit sourire, de ce petite sourire en coin, amusé et attendri. Il était vraiment sérieux ?! Non parce qu'alors c'était surtout à Ben à poser cette question, il était quand même celui qui avait tout changé dans la vie de Cam et jamais ils ne s'étaient donnés d'explication. En fait Ben n'avait pas besoin d'avoir d'explication, les choses se passaient comme elles se passaient et c'était tout. Enfin, comme il voyait quand même que le pauvre Cam était sérieux et qu'en plus toute cette histoire pourrait les faire avancer, Ben réfléchit un instant à sa réponse.

"Tu sais que tu te poses de drôles de question quand même... Camille... T'es quelqu'un de terriblement beau, tu caches un petit coeur sensible sous tes airs d'homme fort, t'es très drôle, même si souvent tu me fais rire à tes dépends, t'es quelqu'un de bien, loyale, aimant et puis t'es terriblement beau... Ouais je sais je l'ai déjà dit, mais c'est vrai alors..."

Ben haussa les épaules en souriant. Il n'avait pas de réelle raison qui faisait que c'était Cam plutôt qu'une ou un autre. Surtout qu'en réalité, il n'avait rien de ses précédentes relations. Camille était beaucoup plus... virile que les mecs avec qui il était sorti par le passé. Mais ça ne s'expliquait pas vraiment ses choses là. Le jeune homme se pencha sur le brun pour l'embrasser et lui murmurer ensuite.

"Je peux pas te dire pourquoi toi exactement, mais c'est toi et c'est tout ce qui compte."

Même si Ben était souvent très léger dans ses discussions, ne prenant pas grand chose au sérieux et surtout pas lui. Il était capable d'un minimum et là il n'avait même pas d'effort à faire. Cam comptait pour lui et il n'avait aucune gêne à le lui dire ou le lui montrer. Il embrassa la joue du jeune homme avant de redresser la tête et de planter son regard dans l'azur de celui de Camille.

"Si j'avais pas autant faim, je te jure que je t’emmènerai chez moi pour t'apprendre deux trois trucs Cam !"

D'accord, le sérieux ne durait jamais bien longtemps, même s'il y avait une part de vérité dans ce qu'il disait. Il était attiré par Cam, aussi bien par la personne qu'il était que par son physique. Mais il lui laissait tout le temps dont il avait besoin, ils n'étaient pas des bêtes quand même.
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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Mer 8 Nov - 21:05












Camille & Benjamin

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Mine de rien la balade avec Benjamin c'était agréable. D'accord, j'avais à la base oublié notre programme de l'après-midi alors qu'on en avait parlé pas plus tard qu'hier soir, mais ça avait au moins eu le mérite de l'amuser. Heureusement qu'il était patient de bien plus d'une manière, sinon ça ne serait pas aussi facile, mais à ma hauteur je trouvais chaque fois des moyens mignons de me faire pardonner. Puis, je faisais des efforts quand même.

Toujours est il qu'il manquait juste un peu de soleil pour rendre le programme tout à fait parfait, mais que c'était déjà bien suffisant pour en profiter pleinement. Seulement, après un échange devenu habituel à propos de nos quotidiens, comme souvent lorsque je n'étais pas pleinement occupé, mon esprit partit à la dérive et je finis par arrêter de marcher pour poser une question ... Existentiellement bête. Concrètement je pourrais vivre sans avoir la réponse, mais j'étais aussi curieux et très intéressé par la réponse.

Comme je m'y attendais, cette question amusa Ben. Il fallait dire que ça devenait une habitude aà force, je me questionnais pour ainsi dire en continu pour tout. Je savais que je pensais trop, mais il était impossible pour moi de mettre mon cerveau en mode pause, et la plupart du temps je me heurtais au côté pas sérieux de mon sudiste. Mais parfois, comme maintenant, il prenait quelques secondes avant de répondre, preuve qu'il devenait sérieux, et je tendis l'oreille.

Bien évidemment le début de son explication me fit rire doucement. Oui, c'était pas nouveau, que je sois beau, et ça faisait souvent de moi un homme convoité, et puis je n'y pouvais pas grand chose au final. Mais instinctivement ma main libre se positionna sur les cicatrices qui couturaient mon flanc. C'était bien évidemment superficiel, mais je doutais que Ben s'y attende et je ne savais pas trop comment je pourrais le lui expliquer. Simplement et factuellement, sûrement, mais bon. En tous cas j'appreciais sa franchise et ne pus m'empêcher de lui sourire à la fin de son explication. Je répondis volontiers à son baiser, avant d'afficher un sourire taquin.

« Rassure toi, tant que j'ai des questions improbables à poser c'est que je suis vivant. Puis, je suis un scientifique, j'aime beaucoup les explications logiques. Cela dit, j'aime beaucoup aussi ce qu'on essaye de faire fonctionner, que ça ait une explication ou non. Et je retiendrai que tu me trouves beau, ça m'obligera à quelques efforts pour éviter de me faire jeter. »


Évidemment, ce que Ben ajouta, à propos de la faim de loup qui semblait le tirailler et du programme qu'il aimerait appliquer pour le reste de son après midi, me fit rire et je le regardais à nouveau par en dessous. Je n'étais pas sûr d'être capable de le suivre sur le terrain sur lequel il comptait m'enseigner des nouveautés, du moins pas forcément tout de suite, mais pour autant J' étais curieux et, il fallait l'avouer, avide de temps à passer avec lui, même si je n'avais pas encore forcément son aisance pour lui faire savoir qu'il comptait pour moi. La preuve, j'avais le droit à une petite déclaration mignonne, et en retour il n'avait pas grand-chose, le pauvre. Ça se débloquant petit à petit mais c'était difficile de savoir si c'était ou non suffisant.

« Si tu as si faim, on peut aller manger tout de suite et finir l'après midi chez toi ... Ou chez moi, comme tu préfères. Quoi que tu décides, je n'ai rien de prévu avant demain huit heures. »

j'étais donc tout à lui. Il me connaissait déjà assez pour savoir qu'il n'obtiendrait pas tout pour le moment, mais progressivement il obtenait un peu plus. Il fallait dire les choses. Maintenant que j'assumais que c'était lui qui m'attirait ... Je le désirais, vraiment. Mais il y avait cette part d'inconnu qui l'empêchait de me jeter à l'eau. Prendre un peu de temps ça me convenait très bien. Mais il y avait aussi des avancées, comme le fait que je lui propose de venir chez moi, ce qui était une première. Il fallait dire que mon appartement était mon sanctuaire, la zone protectrice dans laquelle je pouvais me réfugier, et j'aimais peu que les gens y entrent, à quelques exceptions prêt. Inviter Ben, c'était le faire entrer un peu plus dans ma vie, mais je refusais d'en faire toute une cérémonie débile.
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Benjamin Giron

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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Jeu 9 Nov - 21:50



“Ne laissez pas les gens négatifs voler votre joie. Lorsque vous perdez votre joie, vous perdez votre force.”



 « La vie est une rencontre ». Benjamin & Camille


Les questions de Camille ne surprenait plus vraiment le sudiste, ni certaines de ses réflexions, il s'en amusait même plus qu'autre chose. Le plus souvent Ben répondait sur le ton de l'humour, comme il avait l'habitude de le faire, mais il y avait toujours une petite part de sérieux cachée derrière ses pitreries. Et puis il lui arrivait d'être sérieux, c'était principalement le cas lorsqu'il sentait que la personne en face de lui avait besoin de la vérité et avec une certaine retenue. Et là il sentait bien que même si Cam' ne lui demandait pas vraiment de répondre, il en avait besoin. Et il le comprenait, pas mal de choses étaient assez nouvelles pour le jeune homme et un tas de questions devaient se bousculer dans sa tête. Enfin Ben le voyait ainsi, car lui ne s'était jamais posé autant de questions, il avait toujours foncé, fait ce qu'il avait envie de faire sans se prendre la tête. Seulement Camille n'était pas de ce genre.

Ce fut donc avec sérieux qu'il répondit aux interrogations de Cam, mais bon, il ne pouvait pas que rester sérieux trop longtemps et il insista sur le physique avantageux de son homme. Il n'y avait pas à dire, il avait ce qu'il fallait ou il fallait, enfin pour ce qu'il en avait vu. Le sudiste posa son regard sur le jeune homme et sa réponse le fit clairement rire. Pour être vivant, il était même sacrément en forme pour poser pareille question ! Et l'esprit logique de Cam amusait presque autant Ben que ses questions, mais cela était plus que normal, le nordiste était un homme qui réfléchissait beaucoup, surement trop, donc il était normal qu'il soit logique. Mais Ben était surtout content qu'il tente le coup et qu'ils se laissent une chance, parce qu'il fallait quand même dire qu'au tout début c'était très loin d'être gagné. Mais à présent ils avaient plus ou moins commencé à construire un petite quelque chose. Et apparemment Cam comptait s'investir dans ce quelque chose puisqu'il continua sur le fait qu'il allait devoir faire des efforts s'il ne volait pas se faire jeter. Ben en rit, il n'était pas de ceux qui ne fonctionnaient qu'avec le physique, même s'il appréciait avoir une belle plastique devant lui et que c'était d'abord le physique de Cam qui l'avait attiré. A présent qu'il connaissait plus le jeune homme, il pouvait dire que le physique ne faisait pas tout et qu'il avait bien des facettes qui lui plaisaient.

D'ailleurs là tout de suite, avec toute cette conversation, il avait bien deux trois idées pour faire oublier tous ces questionnements à Camille. Et même s'ils n'en étaient pas vraiment là, il en fit part à son compagnon et il le laissa le prendre comme il le voulait. Ce n'était pas la première petite pique qu'il lançait à Cam et Ben espérait bien qu'un jour il arrête d'être gêné, il acceptait parfaitement le fait qu'ils n'en soient pas au même point, mais n'empêche que cela ne les empêchait pas d'en parler, sauf que le sudiste sentait que pour l'instant c'était pas tout à fait ça. En général il ne répondait pas ou alors esquivait plus ou moins. C'était même ce qu'il faisait à ce moment précis en proposant d'aller manger, sauf que pour une fois, il répondit quelque chose qui surpris et en même temps flatta Ben. Pour l'instant il n'était encore jamais entré chez Cam, il s'était déjà retrouvé devant la porte mais ça n'avait jamais été plus loin. Ben quant à lui était capable d'ouvrir sa porte à n'importe qui et le fait d'inviter quelqu'un à entrer n'avait rien d'exceptionnel. Enfin c'était toujours différent quand il s'agissait de quelqu'un qu'il appréciait, qu'il appréciait vraiment beaucoup.

"Je t'assure que tu vas regretter cette invitation mon chat..."

Ben planta son regard dans celui de Cam et lui sourit de manière la plus innocente possible. Le pauvre Cam savait pourtant que la tornade Benjamin ne se gênait pas vraiment, chez lui ou non, et qu'il était tout à fait capable de mettre une bazar monstre à lui tout seul. Mais Ben avait bien noté que le jeune homme était prêt à le faire entrer dans sa vie pour de vraie, parce que pour l'instant il avait tendance à garder encore pas mal de choses pour lui et l'intérieur de son appartement était l'une de ces choses.

"Allons manger avant que trop d'idées me viennent en tête."

Avec le sourire, Ben reprit sa marche, la main de Cam dans la sienne. Ils déambulèrent encore un peu avant de se retrouver devant un petit resto sympa de la ville. Sans vraiment demander l'avis de Cam puisqu'ils y étaient déjà allés avant, Ben entra et s'installa dans le coin qu'on leur indiqua. Comme à chaque fois, le repas traîna un peu, ils avaient des tas de choses à se raconter, sur eux, leur vie, leur passion et tout sujet qui pouvait leur venir à l'esprit.

Benjamin sortit du restaurant le ventre plein, le sourire aux lèvres et le coeur léger. Ces moments passés avec Camille étaient toujours agréables et en plus de ça il savait qu'il avait encore le reste de l'après midi avec son homme. Tout était parfait. Avant de se remettre en route, le jeune homme se tourna vers Cam avec son sourire en coin, celui qui indiquait clairement qu'il avait une petite idée en tête.

"Alors... chez toi ou chez moi ? Je te préviens, je peux pas te promettre que je vais réussir à respecter ton rangement militaire."

Son sourire s'élargit. Il savait Cam organisé, enfin toujours plus que lui en tout cas et pour le moment il ne comptait pas se mettre au rangement militaire.
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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Mer 15 Nov - 12:37












Camille & Benjamin

Il suffit parfois d'un regard, d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera à jamais. Alors, gardez les yeux ouverts !

Notre relation commençait à marcher, et c'était plaisant. Il y avait quelque chose de très instinctif dans nos échanges, notre façon de prendre les choses avec amusement le prouvait. Le début avait été assez difficile pour moi, Ben me déstabilisait vraiment avec une facilité déconcertante, avec sa façon de tout prendre à la légère ... En apparence. En apprenant à mieux le connaître, j'avais fini par comprendre comment il fonctionnait, et de fait, j'avais fini par m'adapter. Mais il était tellement de tout ce que j'avais connu avant ... C'était une bonne partie de ce qui me faisait me dire pourquoi pas, parce que peut-être bien que je ne m'y blesserais pas en route. Et ce qui me retenait, c'était à la fois la peur de l'inconnue et une vieille blessure qui ne semblait pas vouloir cicatriser. Mais avec lui, tout allait pour le mieux, et je me tranquillisais progressivement.

Il y avait aussi des progrès. Déjà, je commençais à poser mes questions bêtes quand elles venaient, sans trop m'inquiéter des réactions du sudiste. Au final, il riait souvent, généralement à mes dépens, mais au moins j'avais des réponses lorsqu'il en avait. Il fallait prendre ça au second degré la plupart du temps, mais ça rendait les conversations faciles et agréables. Et puis, je lui accordais aussi de plus en plus. Il y avait des petites victoires. Sortir à deux, s'embrasser devant les passants, se tenir la main en marchant, c'était autant de petites choses que je n'aurais jamais cru possibles, mais c'était juste devenu normal, et ça me plaisait réellement. Puis, je faisais un pas en avant après l'autre, et les choses suivaient leur cours. Donc, mon nouveau petit pas en avant dans notre relation était de proposer à Ben de venir chez moi finir l'après-midi, et sa réponse me fit rire, clairement. Ma réponse sortit du tac au tac.

« Crois-moi, il y a des choses que j'ai déjà bien plus eu l'occasion de regretter dans ma vie. »

Et puis ... A moins qu'il ne décide de me séquestrer ... Ouais, non, je n'étais même pas sûr de vraiment m'inquiéter de quoi que ce soit. Il s'agissait de Benjamin, et il pouvait bien me dire ce qu'il voulait, je savais qu'il ne pourrait pas me forcer la main. Sans compter que, même s'il me surpassait un peu en taille et qu'on devait avoir des gabarits plutôt équivalents ... J'avais cette espèce d'énergie instinctive qui me donnait une certaine protection, au final. Il n'était pas sorti de l'auberge s'il lui prenait une vraiment mauvaise idée, aussi improbable que ça puisse me paraître. J'eus finalement un sourire en coin pour lui en baissant légèrement la tête, le regardant du coin de l'œil.

« Comme si ça allait changer quelque chose. »

Je ne me fis évidemment pas prier pour le suivre jusqu'au restaurant, ma main glissée dans la sienne, et à vrai dire on aurait bien pu manger n'importe où, ça m'était plutôt égal. Dans mon genre, je n'étais vraiment pas difficile pour ça, mais il y avait certaines autres choses, par contre, pour lesquels j'étais sacrément plus compliqué. Toujours est-il que le repas se passa bien, en toute simplicité. Une conversation générale sur l'un et sur l'autre, très légère, de bons plats, un environnement plutôt calme, il ne m'en fallait pas plus pour apprécier pleinement le moment et c'était très agréable pour moi de réussir à me poser totalement, ne pas trop réfléchir, simplement laisser venir.

En sortant du restaurant, complètement calé et pour le moins détendu, je ne pus m'empêcher de rêvasser une seconde sur une après-midi à lézarder devant un film, même si ce genre de projet attendrait une après-midi sans Ben. Je voulais profiter pleinement de lui, de sa présence, et commencer à ronfler dans le canapé après vingt minutes de film, ça n'était du coup pas du tout la bonne technique. Mais, clairement, je ne regrettais pas de devoir me mettre à un autre programme, ça ne serait pas moins agréable, pour sûr ! La question fut donc de savoir si l'on poursuivrait chez lui ou chez, et ce qu'ajouta le sudiste me fit sourire, de ce sourire effronté dont je me servais très rarement avec lui.

« Chez moi, c'est plus près, mais tu vas devoir faire un effort. Pour les parties communes, tu te débrouilles avec ma colocataire. Pour ma chambre ... On devrait trouver un terrain d'entente. »

Parce que, même sans le moindre sous-entendu, il était certain qu'on finirait dans ma chambre, pour la bonne et simple raison que je n'avais aucune envie que ma coloc', qui était aussi accessoirement une de nos coéquipières de horse-ball, ne vienne interrompre ... quoi que ce soit. J'avais juste envie qu'on soit à deux, tranquilles, de quelque chose de facile et d'agréable. J'étais concrètement assez fatigué par mes études, alors je n'avais la plupart du temps pas envie de me prendre la tête plus que dans ma normale, et c'était pour ça qu'être à deux c'était bien ; le sudiste avait cette faculté de prendre les choses comme elles venaient, et je pouvais me laisser aller instinctivement, ça marchait très bien. Bien sûr, parfois c'était nécessaire de me creuser un peu les neurones, mais ça en valait clairement la peine. J'attrapais finalement la main de Ben, ne lui laissant pas vraiment la possibilité de protester, même si je doutais fortement qu'il le ferait, avant de prendre la direction de la maison.

En insérant la clé dans la porte, la question me vint à l'esprit de savoir s'il y aurait quelqu'un ou non, même si ça ne changeait pas grand-chose au final, comme réponse. D'ailleurs la réponse était non, nous étions seuls vu qu'il ne restait pas de manteau accroché dans l'entrée. Après avoir invité le sudiste à entrer, j'avais donc refermé la porte derrière nous et accroché mon manteau sur le porte manteau mural, laissant Ben faire de même, jusque là ça devait quand même être dans ses cordes niveau rangement, sinon on était vraiment très mal barrés tous les deux, parce que j'étais quand même un brin maniaque. Je glissai finalement de nouveau mes doigts entre ceux du brun, désireux de réduire un peu l'espace entre nous, et lui souris.

« Je te fais visiter rapidement, histoire que tu ne risques pas de te perdre dans un couloir. »

J'avais dit ça avec une pointe d'amusement, et je lui avais, en effet, fait rapidement visiter la maison. En même temps, les choses étaient assez simples, il n'y avait pas trente six couloirs et pièces non plus, et l'agencement était plutôt très logique. Nous atterrîmes donc assez rapidement dans ma chambre. Elle était plutôt très spacieuse, et assez cosy, malgré une atmosphère assez froide. Et, comme il devait s'en douter, tout y était rangé au cordeau. Ne traînaient que deux stylos sur mon bureau, et l'habitude voulut que je les range dans le pot avec les autres, dans un mouvement complètement dicté par l'habitude uniquement. Je restai un temps silencieux, le temps de laisser à Ben tout le loisir de faire le tour de ma chambre, avant de me laisser tomber dans le canapé qui se baladait dans un coin de la chambre, à l'opposé du lit. Un sourire plutôt serein aux lèvres, je lançai juste :

« Bienvenue chez moi. »
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Benjamin Giron

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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Jeu 30 Nov - 21:50



“Ne laissez pas les gens négatifs voler votre joie. Lorsque vous perdez votre joie, vous perdez votre force.”



 « La vie est une rencontre ». Benjamin & Camille


Passer du temps avec Cam' était toujours bienvenu et Ben en profitait. Il n'y avait pas toujours eu cette bonne ambiance entre eux, ce plaisir de partager. La gêne avait longtemps était présente, enfin du côté du nordiste et cela avait quelque peu freinait Ben. Maintenant tout était beaucoup plus simple et surtout les moments qu'il passait avec Camille étaient calmes, paisibles, plein d'humour et de petites attentions. C'était d'ailleurs avec bonne humeur et sans pression qu'ils avaient déjeuné, discutant, riant, plaisantant. Ben était sorti du restaurant heureux de cet instant passé. En plus, l'idée d'avoir encore toute l'après midi avec Cam égayait encore un peu plus Ben. Ils n'avaient pas forcément souvent l'occasion de passer plus qu'un repas ensemble, alors là avoir quelques heures pour eux était plus que bienvenues. Ils n'étaient pas encore au stade de la sieste crapuleuse, mais le simple fait d'avoir du temps pour discuter, s'embrasser et ne rien faire allait très bien au sudiste. Il s'était alors tourné vers le jeune homme pour lui demander ce qu'il préférait, tout en le prévenant qu'il allait surement bouleverser un peu le côté maniaque de Cam. Sa réponse le fit rire. Il savait très bien qu'il arriverait à faire passer le désordre qu'il pouvait mettre, la coloc de Cam était moins... rigide que ce dernier. Et pour ce qui était du terrain d'entente entre eux, Ben n'avait aucun doute là dessus.

Ce fut donc main dans la main qu'ils prirent la direction de la maison du nordiste. Benjamin savait plus ou moins ou il habitait, ils en avaient discuté déjà, mais jusqu'à présent il n'avait jamais été invité et même s'il était du genre à passer à l'improviste, il ne lavait pas fait avec Cam. Pour commencer parce qu'il n'était jamais sur de ses horaires et aussi parce qu'il savait que les surprises de ce genre avec Cam, pour l'instant il préférait les éviter. Il ne savait pas vraiment comment il aurait réagi en le trouvant sur le pas de sa porte et Ben n'avait aucune envie de se prendre la tête avec ce genre de bétises. C'était donc avec plaisir qu'il allait découvrir le lieu de vie du jeune homme. Et il ne tarda pas à pénétrer dans l'entrée de sa petite maison. Le voir enlever son manteau et l'accrocher au porte manteaux à l'entrée le fit sourire, mais il fit de même. Pas la peine de déjà envahir l'espace de Cam, l'occasion se présenterait bien assez tôt.

Sentir le brun se rapprocher de lui amusait Ben, ils étaient toujours plus proche quand ils étaient seuls, même si Cam s'était nettement amélioré ! Mais en plus de l'amuser, ça le rassurer. Des fois il se demandait quand même s'ils allaient parvenir à avancer à deux. Ca faisait bien des années qu'il n'était pas sorti avec quelqu'un d'aussi peu expérimenté et sur la réserve alors forcément quelques questions apparaissaient. Son regard chocolat posé sur le jeune homme, Ben acquiesça d'un signe de tête lorsqu'il lui proposa la visite de la maison. Au pire il était tout à fait capable d'ouvrir toutes les portes pour trouver la pièce qu'il cherchait. Mais la visite c'était bien aussi. Main dans la main, ils arpentèrent les différentes pièces et terminèrent la visite dans la chambre du nordiste. En y entrant Ben sut tout de suite qu'il était arrivé dans l'antre de son homme. Il y avait son parfum déjà, et puis cette ambiance correspondait parfaitement à Camille, sans compter sur le côté hyper rangé de la chambre. Même si c'était assez loin du bordel semi-organisé dont il avait l'habitude, Ben se sentait plutôt bien et puis l'air de rien, il pénétrait un peu plus dans l'intimité de Cam et rien que ça, ça lui plaisait. Ils venaient surement de passer une étape.

Benjamin observa Cam ranger la seule chose qui n'était pas à sa place et son sourire s'élargit, un brin moqueur. Il ne pouvait vraiment pas s'en empêcher ! Tout en scrutant d'un peu plus près la pièce, il gardait un oeil sur le jeune homme qui finit par s'asseoir sur le canapé tout ne lui souhaitant la bienvenue. Son regard franc se posa sur Cam et son sourire se fit plus doux.

"C'est tout toi cette pièce, je devrais peut être y ajouter un peu de désordre pour te faire voir à quoi t'attendre avec moi."

Son sourire s'élargit et en quelques enjambées il rejoignit Cam. Sa première intention était de s'asseoir sagement à côté du jeune homme, mais à la place il se plaça carrément à califourchon sur lui, les bras passant derrière sa nuque. Il déposa un tendre baiser sur ses lèvres avant de poser son front sur le sien et de soupirer.

"Tu sais que j'apprécie vraiment le fait que tu me fasses une place dans ta vie Cam."

Ben embrassa de nouveau le jeune homme avec un peu plus de possessivité. Il glissa ses doigts dans ses cheveux avant de tirer doucement dessus avant d'interrompre leur baiser.

"Je crois quand même que tu vas peut être moins apprécier le fait que tu sois dans ma vie en revanche, j'aime pas tout prévoir, et la procrastination est toute ma vie, tu vas réussir à t'y faire ? Parce que là faut me le dire tout de suite avant que je ne puisse plus me passer de toi..."

Et encore, il commençait fortement à s'attacher à ce médecin beau gosse, intelligent, amusant et maniaque. Donc oui, il avait intérêt à lui dire tout de suite s'il ne pouvait pas supporter... tout ce qu'il était.
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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Ven 2 Mar - 12:55












Camille & Benjamin

Il suffit parfois d'un regard, d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera à jamais. Alors, gardez les yeux ouverts !

Un repas dans le calme et la bonne humeur, une après midi en tête à tête ... un merveilleux programme. Tout allait pour le mieux en prime, c'était à la fois rassurant et agréable. Et puis, les choses venant de cette façon, inviter Ben chez moi me semblait logique, normal. J'étais habituellement assez protecteur de ma petite bulle, mais plus ça allait et plus le sudiste entrait dans ma vie. Il fallait bien que les choses avancent, du coup. En plus, mon petit nid douillet était plus proche que le sien de la plage. C'était une belle excuse pour lui faire une place un peu plus grande dans le grand bordel qu'était ma vie.

Arrivés à la maison, une visite me paraissait logique, même si elle était rapide et minimaliste. Benjamin n'était pas qu'un inconnu qui rentrait dans les murs pour une seule fois, bien au contraire. Il allait découvrir mon chez moi, mon véritable univers, et je voulais qu'il s'y sente à l'aise ... même s'il était en réalité à l'aise partout où il passait. La fin de la visite se fit dans ma chambre, évidemment. Mon lieu de vie était à mon image, organisé et sobre. Des année lumières de ce qu'était Benjamin. C'était peut être cette différence qui faisait que mon homme me plaisait et que je voulais voir jusqu'où on irait, tous les deux. Voir à quoi on pourrait ressembler.

Je lui laissai le temps de s'imprégner un peu des lieux, après avoir rangé deux stylos et m'être installé dans le fauteuil. Son silence de premier abord ne m'inquiétait pas du tout aux vues du sourire un brin moqueur qui étirait ses lèvres. Je savais déjà qu'il aurait bien des choses à dire et que ça risquait d'être pour le moins divertissant. Et en effet, sa première phrase me fit ouvertement rire. Un sourire de chat étira mes lèvres et je lui répondis avec franchise.

« Merci mais non merci, je vois très bien à quoi ressemble ta garçonnière. »

Je l'observais se mouvoir, ne ratant pas une miette de ses mouvements. Il n'y avait pas à dire, il était beau, cet idiot. Et pour le moment tout à moi. Un courant électrique traversa mon regard lorsqu'il s'installa sur moi, et je dus faire appel à tout mon self contrôle pour ne pas reculer. Il y avait encore quelques petites choses à peaufiner, mais au final ... C'était agréable. Pourquoi vouloir m'échapper ? En première intention, je devais me battre contre mes instincts, mais après tout allait bien. Je le laissais donc s'installer sur moi, calant un peu plus mon dos contre le dossier. Je répondis à son baiser avec douceur. En réponse à ses bras passés autour de ma nuque, je posais les mains sur ses flancs, juste au dessus de ses hanches. Rien que ce contact mettait en avant ses muscles d'acier. L'idée saugrenue de pouvoir les observer à loisir passa dans ma tête et son soupir me fit revenir.  Je l'écoutais attentivement, fronçant légèrement les sourcils. Cette phrase sentait le mais à plein nez, mais avant que je ne puisse en placer une, sa bouche avait repris possession de la mienne et je me laissais aller à ce contact. Ben me ferait perdre la tête, un jour. Je voulais secouer la tête pour sortir ses mains de mes cheveux, un geste qui me dérangeait depuis l'enfance, mais sa prise était solide et je n'avais aucune envie de me battre. La suite de sa tirade me fit lever les yeux au ciel et j'enroulai finalement mes bras jusque son dos.

« C'est quoi cette question ? Ben, si je pouvais pas m'y faire j'aurais déjà fait demi tour. Pour certaines choses, je commence à bien te connaître. Il n'y a rien d'insurmontable. Je ne dis pas que je ne vais pas devoir prendre sur moi mais ... ça me fera sûrement du bien de t'avoir dans ma vie parce que tu m'as fait comprendre que je ferais bien de profiter un peu plus du moment présent. Le reste c'est juste une question d'ajustement. »

Ouais, c'était moi qui lui disais ça. J'étais le premier étonné, mais c'était sorti tout seul. Je posais mes lèvres contre les siennes avant qu'un sourire n'interrompe ma première intention. Je reculai, une lueur espiègle dans les yeux.

« Pour ton information ... tu vas avoir du mal à te débarrasser de moi parce que je commence à méchamment avoir envie de te garder pour moi tout seul. »

Ma main droite glissa jusqu'au bord inférieur de son tee shirt et mes doigts glissèrent dessous, juste à cette hauteur, pour caresser sa peau lisse. S'il jouait le même jeu chez moi, il rencontrerait une bande de tissu cicatriciel assez vilain, et j'étais plutôt sûr qu'il ne s'en doutait pas le moins du monde. C'était le genre de mauvaise surprise que je cachais sous mon apparence impeccable.
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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Mer 7 Mar - 11:45



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Ben n'était pas mécontent d'avoir été invité chez Cam, par Cam. Il avait bien compris que le jeune homme ne laissait pas grand monde entrer comme ça dans son petit monde et faire partie des rares privilégiés l’enchantait. D'accord, il était temps, mais Ben préférait presque que Camille prenne son temps plutôt que de se précipiter dans cette relation, relation tout à fait nouvelle pour lui. Il en avait vu des petits jeunes qui se sont dits qu'ils étaient près à franchir le pas, à faire leur coming out alors qu'ils n'étaient absolument pas près mentalement. Et puis Ben n'était pas vraiment pressé. Bien entendu qu'il était souvent frustré de ne pas pouvoir s'étendre un peu plus sur ce qu'il ressentait et puis encore plus de ne pas pouvoir réaliser tout un tas de gestes envers Cam, mais il comprenait et n'avait aucune envie de le brusquer. Donc là, que ça soit lui qui l'ait invité le rendait particulièrement heureux.

La petite visite guidée ne prit pas très longtemps et en un rien de temps ils se retrouvèrent dans la chambre du nordiste. Aussi impeccable que ce que Ben avait pu imaginer. Rien ne dépasser et même s'il y avait un crayon qui n'était pas à son exacte place, il y était très vite remis. Cela amusait beaucoup le sudiste qui était l'opposé complet de Cam. Il avait l'habitude de son bazar plus ou moins organisé et de toute façon ne savait pas faire autrement. Leurs différences étaient flagrantes mais c'était certainement ce qui plaisait le plus à Ben, en dehors de son regard, de son sourire et de son caractère de cochon quand il s'y mettait. Ben ne put s'empêcher de faire une remarque sur cette propreté et ce rangement presque digne d'un musée et la réponse de Cam le fit rire. Ce n'était pas une vraie garçonnière, il y avait souvent une petite fée du ménage et du rangement, en la personne de sa coloc', qui passait limiter les dégâts. Mais là n'était pas le moment de penser à sa chambre bordélique et son lit jamais fait. Ben se dirigea vers Cam afin de s'installer sur lui. Ce n'était pas vraiment le genre de choses dont il avait l'habitude, en général il se contentait de geste beaucoup moins démonstratif, mais au diable les convenances. Et puis il n'avait aucun doute que si cela n'allait pas au nordiste, il le lui ferait très vite comprendre. Heureusement, rien de spécial ne se passa et Ben put continuer sur sa lancée en embrassant son homme. Dans l'intimité d'une chambre, et en plus dans celle de Cam, Ben ne doutait pas que ce serait plus facile pour le jeune homme de se laisser aller et de profiter vraiment du moment.

Ben se laissa aller aux confidences. Il comprit très vite que la main dans les cheveux de Cam le gênait mais ce ne fut pas une raison suffisante pour lui faire lâcher prise. Lui il aimait bien cette tignasse de cheveux bruns alors il en profitait. Et puis il avait des choses à dire qui ferait surement plus réagir Cam que cette simple main dans ses cheveux. Pas manquait, la réaction fut presque immédiate et plus que positive. Une question d'ajustements... Cela promettait de sacrés moments. Car même si Ben était plutôt du genre facile à vivre, il détestait être emprisonné dans des règles inutiles, sauf que Cam semblait avoir tout un tas de règles qu'il suivait, plus ou moins consciemment d'ailleurs. Ses pensées furent interrompues par les lèvres de Cam qui finirent par esquisser un sourire et Ben posa son regard chocolat sur le jeune homme, curieux de savoir ce qui l'amusait autant. Et la raison le fit rire.

"Sur ce point là on est d'accord alors."

Ben sentit les doigts de Cam sur sa peau et cela eu pour conséquence de le faire frissonner. Son regard s'assombrit un instant avant qu'il ne se penche de nouveau sur les lèvres de Cam. Elles glissèrent ensuite jusque son oreille pour lui murmurer quelques mots.

"Tu sais que t'es pas obligé de demander la permission pour voir ce qu'il y a en dessous..."

Les mains de Ben quittèrent ses cheveux et sa nuque pour pouvoir enlever son propre tee-shirt qu'il jeta sans un regard, les yeux scrutant plutôt le visage du nordiste. Il posa ensuite ses mains sur le torse du jeune homme avant de les faire glisser le long de ses bras et finir par se poser à la limite de sa ceinture. Oui il jouait avec le feu, mais il avait envie de savoir jusqu'ou Cam était disposé à aller et puis il avait bien droit de tâter ce qu'il avait sous les yeux...
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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Mer 7 Mar - 22:04












Camille & Benjamin

Il suffit parfois d'un regard, d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera à jamais. Alors, gardez les yeux ouverts !

Aussi semblables que le feu et l'eau, voilà ce que nous étions. Ben avait facilement un côté tout feu tout flamme, avec sa capacité d'être à l'aise dans n'importe quelle situation, et surtout son caractère bien entier, même s'il était loin d'être compliqué à gérer. Bien au contraire. Moi, j'étais plutôt l'eau. Lorsque c'est calme en surface, c'est que ça bouillonne quelque part. On se fie au calme, mais il précède la tempête. Et lorsqu'elle se déchaîne, elle a tendance à détruire tout ce qui gêne son passage. Il n'y avait pas à dire, j'étais bien trop compliqué à gérer. Déjà que j'avais un fichu caractère quelques années en arrière, mais le passage par la case armée avait littéralement dégoupillé la grenade, et ça pouvait exploser à peu près n'importe quand. Pour un tas de raison. D'un millier de façon.

Chez moi, c'était mon refuge, et à peu près le seul endroit où la soupape de sécurité agissait encore. Y faire entrer Ben un jour ou l'autre, c'était une évidence. Maintenant, ça c'était décidé sur l'instant, et je ne regrettais pas. Déjà parce que je voulais passer du temps avec lui, c'était quelque chose qui me manquait, et j'avais pas mal tourné en rond en attendant cette après-midi à deux. Ensuite parce que je voulais lui montrer qu'il avait vraiment une place dans ma vie, que je ne jouais pas. De toute façon, ce mec me faisait changer. C'était même une évidence. Avant lui, je n'avais jamais regardé un mec. Mais vraiment pas. Avec lui, c'était venu progressivement ... Parce qu'il m'avait bien cherché ! Je crois que j'aurais pu ne jamais ouvrir les yeux, s'il n'était pas aussi direct qu'il l'était. J'aimais sa franchise, sa façon de ne pas me ménager, tout en me laissant manœuvrer à ma guise. Je n'étais jamais en position d'infériorité, il y veillait, et je faisais autant d'efforts que possible en retour, pour lui montrer que j'étais bien réceptif aux siens.

Et visiblement ça fonctionnait. On avait de plus en plus de communication, tous les deux. Moi avec mes questions bêtes auxquelles Benjamin avait toujours une réponse, même s'il fallait souvent la prendre au second voire au troisième degré, et lui avec les incertitudes que je finissais par lui déclencher. En regardant de l'extérieur, on faisait un sacré duo de bras cassés. De l'intérieur ... On était en progrès constant. C'est dire de où on partait à deux ! Heureusement que Ben avait bien plus de patience que moi ... et surtout plus d'expérience. Se reposer sur lui était relativement facile, au fur et à mesure du temps. Lui faire confiance devenait instinctif. Il n'y avait plus grand chose pour quoi j'étais en conflit avec mon instinct, ce qui était plus que rassurant.

Mais s'il y avait bien quelque chose que je détestais toujours autant, c'était qu'on joue avec mes cheveux. Je ne saurais plus dire d'où ça venait cette manie, mais même mon ex n'avait pas ma permission pour le faire. Bien sûr ça n'avait jamais empêché les personnes dans ma vie de le faire, Elliana en tête, mais j'avais tendance à beaucoup me défendre pour un geste aussi anodin. Mais pour autant ça n'empêchait absolument pas le sudiste de continuer, et je pouvais bien secouer la tête autant que je le voulais, il n'était absolument pas disposé à cesser. Pour économiser de l'énergie, autant arrêter de me focaliser là dessus. Surtout que les paroles de Ben étaient bien plus intéressantes, même si les rôles étaient pour l'occasion exceptionnellement inversés. Ouvertement, c'était moi qui doutais habituellement. Là, sentir son tracas me donnait juste l'envie presque viscérale de le rassurer. Il avait besoin de ça, clairement, et les mots apaisants venaient si naturellement que ce serait du gâchis de ne pas les laisser filer. Et puis, pour une fois que je pouvais exprimer le fait qu'il était - oui, déjà - devenu ma chasse gardée, je n'allais certainement pas me priver. J'étais du genre relation exclusive, et ça allait dans les deux sens. Le fait qu'on soit d'accord là-dessus me tira un sourire de gamin ravi.

Sentir Ben frissonner au contact de mes doigts me fit sourire un peu plus, et son regard sombre déclencha une réaction juste au creux de ma poitrine. J'avais visiblement de l'effet sur lui, et ça me donnait une impression de force. Mais cette impression disparut bien vite avec les lèvres de Ben glissant vers mon oreille. J'avais tendance à avoir la peau très sensible et très réactive, dans ce coin-là, et une délicieuse chair de poule naquit à la proximité de la bouche du sudiste. Le pire, ce fut sa réponse, qui eut pour réaction immédiate un stop dans ma respiration. Difficile de le faire passer inaperçu avec Ben installé sur mes genoux, mais bon. Disons que ce n'était pas du genre « Oh mon dieu fuyons », bien au contraire même. Il pourrait juste s'amuser un peu. Toujours est-il que mon regard coula sur lui tandis qu'il ôtait son tee-shirt. J'étais plus que conscient de son regard planté sur mon visage, mais je ne pouvais pas nier que j'avais hâte de découvrir un peu plus de son corps. Et ce qu'il découvrit ne me déçut pas, bien au contraire. Je ne retins pas le petit sourire appréciateur qui chatouilla mes lèvres, avant de remonter lentement mon regard vers celui de Ben.

Pour le coup, je préférais rester silencieux. Il n'y avait pas grand-chose à ajouter. Le sudiste était splendide. Mais il était clairement en train de me déconcentrer en faisant glisser ses mains le long de mon corps. Partout où elles passaient, elles réveillaient la peau sous le tissu. C'était agréable. Mais lorsque ses mains se placèrent au bas de mon tee-shirt, contre la ceinture en cuir qui maintenait mon jean, je me crispais entièrement. Mes doigts glissèrent entre les siens, histoire d'écarter ses mains légèrement de mon corps, et je détournais le regard. Je pris une profonde inspiration avant de poser mon front contre son épaule. Si l'odeur d'un corps féminin avait quelque chose de frais et de pétillant, le corps d'un homme est bien plus entêtant. Mais c'était aussi beaucoup plus rassurant. C'était le moyen le plus efficace que j'ai trouvé jusqu'à ce jour pour réussir à garder le contrôle. Et il me fallait du contrôle, parce que le repousser maintenant, c'était la pire idée que je puisse avoir, et c'était exactement ce vers quoi je me dirigeais actuellement.

« Donne-moi une minute. » Lentement, je m'efforçais de reprendre une respiration calme, et mes doigts lâchèrent les siens. A la place, je posais une main sur sa hanche, et l'autre vint se positionner avec une précision chirurgicale sur la trace que le coup de couteau avait fait sur ma peau. Un spasme fit se contracter mon avant-bras à ce contact. Je haïssais ces marques qui traversaient la moitié de mon ventre. « T'es superbe, Ben. Il faudrait vraiment que je suis difficile pour ne pas apprécier ce que j'ai sous les yeux. » Un soupir souleva ma cage thoracique. Mes doigts, contre sa peau, remontèrent doucement, traçant des arabesques que j'observais d'un regard distrait. « Ce que j'ai à te montrer, c'est vraiment différent. C'est quelque chose que je déteste. » Je sifflai finalement entre mes dents. « C'est sûrement bête, mais j'ai peur de ta réaction. De la façon dont tu pourrais me regarder après. » Je me redressai, le regardant droit dans les yeux. « Enfin, pas juste toi, en fait. »

Je détestais tellement ces cicatrices. Oh, pas les raisons pour lesquelles elles étaient là. S'il le fallait, je retournerais droit dans cette écurie en flamme pour sortir Elli' de là, quitte, peut-être, à finir complètement grillé. Je sauterais encore dans la mêlée, pour éviter à Amrita d'être blessée. Prendre un coup de couteau, être brûlé au second degré ... Ce n'était pas tant ce qu'il y avait derrière qui me dérangeait. Je détestais vraiment l'image, la marque que ça laissait sur mon corps. La seule raison pour laquelle j'étais encore capable d'affronter - seul - mon reflet dans un miroir, c'était de savoir que j'avais fait de bonnes actions, pour récolter ces marques. Celles plus difficiles à voir, c'était aussi les petits éclats qui parcouraient mon torse, des éclats d'un convoi qui avait volé en éclat, ne laissant que quelques survivants, dont je faisais partie. C'était pour autant des cicatrices bien plus superficielles. Ma seconde main quitta la hanche de Ben et, après avoir pris une grande inspiration, je saisis le col du tee-shirt. Comme d'habitude, je le tirais par le dos, dévoilant d'abord partiellement une peau parfaite. Mon dos était impressionnant, tout en muscles longs et dessinés, et avec une peau parfaite. Puis je fis basculer le tee-shirt, secouant la tête une fois sortie du col. J'envoyais finalement la pièce de tissu au bout du fauteuil, exposant mes cicatrices au regard de Ben. Un léger tremblement parcourait mes muscles, signe d'une agitation violente en moi, mais je ne bougeai pas. Je déglutis lentement, détournant le regard.

« Ce n'est sûrement pas ce à quoi tu t'attendais ... Mais c'est tout ce que je peux te proposer. »

Avec plein de méchants défauts en prime. C'était définitivement pas la solution de facilité qu'il avait choisi, celui-là, quand il était venu me chercher !
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Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
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Benjamin Giron

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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Ven 23 Mar - 11:33



“Ne laissez pas les gens négatifs voler votre joie. Lorsque vous perdez votre joie, vous perdez votre force.”



 « La vie est une rencontre ». Benjamin & Camille


Cette invitation chez Cam devenait de plus en plus un vrai rencard, comme Ben pouvait les aimer. Cette intimité était surement ce qui lui manquait le plus, mais il savait aussi que pour l’instant il ne pouvait pas trop en demander au nordiste. Il était clairement en train de prendre ses marques et Ben n’avait pas spécialement envie de le brusquer, enfin… pas trop. Il avait bien dû insister un sacré moment avant que Cam ne se décide à accepter de tenter quoi que ce soit et même si parfois il le poussait un peu dans ses retranchements, il avait, jusqu’à présent, toujours réussi à ne pas dépasser la limite. Il fallait le dire, pour l’instant Benjamin s’occupait plus de Camille que de lui dans cette relation, mais il savait que ce n’était que pour leur bien à tous les deux et puis Cam lui donnait plus qu’il ne pouvait l’imaginer. Le sudiste n’était pas exigeant dans ses relations, il n’attendait que de l’attention, de l’humour et de la complicité, au fur et à mesure tout cela s’installait et puis cela ne l’empêchait pas d’être lui-même et de continuer à déconner et à ne pas réfléchir à ce que tout cela pouvait mener. C’était assez paradoxal, il n’était pas du tout du genre à réfléchir avant d’agir, mais avec Cam il savait, il sentait ce qu’il pouvait faire ou non et même si des fois il devait se réfréner un peu, ça ne le dérangeait pas du tout.

Avec tout ça, ils avaient fini installés dans le fauteuil, Ben sur Cam, à se confier sur leurs sentiments et au moins ils étaient d’accord sur ce qui se passait entre eux. Même si Ben était du genre pas très sérieux en général, il était toujours correct dans ses relations et savait être sérieux avec la personne avec qui il partageait quelque chose. Mais ce moment confession ne dura pas longtemps, Ben fut clairement totalement détourné par les mains de Cam sous son tee-shirt et il ne lui ne fallut pas beaucoup plus pour passer à un instant plus sensuel. Il pouvait sentir l’effet qu’il faisait au nordiste et cette constatation lui plaisait énormément. Il était le premier mec que Cam voyait comme autre chose qu’un simple homme, qu’un ami et même si le jeune homme montrait de l’affection pour Ben, ce dernier s’était toujours demandé à quel point il pouvait lui plaire. Etant bisexuel, il savait pertinemment que le corps d’un homme et d’une femme n’avait rien à voir et c’était d’ailleurs souvent ce qui bloquait les gens, sauf que un corps restait un corps et l’attirance, l’amour ne se souciaient absolument pas de ce genre de détail. Ben était donc ravis de pouvoir déclencher des réactions aussi infimes chez Cam et cela lui donnait vraiment envie d’avancer avec lui.

Il ne se gêna donc pas du tout pour enlever son tee-shirt tout en rivant sur regard sur le visage du brun. Il n’y avait rien de plus exaltant que de voir la réaction de quelqu’un qu’on apprécie, qu’on désire même, lors de toutes les premières fois. En plus de ça, Ben n’avait aucun complexe, quel qu’il soit et se dévoiler plus, physiquement parlant, ne le dérangeait pas, bien au contraire. Et la réaction de Cam le fit sourire. Il n’était peut être pas dans sa tête, mais il était facile de deviner ce qu’il pensait, tout cela le conforta dans son idée et il continua sur sa lancée en posant ses mains sur le torse du jeune homme avant de les balader sur ses bras et jusque sa ceinture. La réaction de Cam à ce moment là le désarçonna un instant. Il le sentit se tendre sous lui et très vite Cam vint retirer ses mains de l’endroit où elles étaient posées. Le regard posé sur Cam, Ben l’observa détourner les yeux mais ne dit pas un mot. Il le laissa se blottir contre lui, ne comprenant pas e moins du monde ce qui se passait. A quel moment ils étaient passés à tout ça ?

Cam lui demanda une minute et Ben savait qu’il ne pouvait que la lui accorder. Il sentait que quelque chose d’important se jouait dans la tête de Cam sans pouvoir deviner de quoi il s’agissait. Il savait aussi qu’à tout moment le nordiste pouvait se fermer comme une huitre et qu’il pouvait ne pas lui donner d’explications. Ben connaissait le jeune homme, il était plus ou moins au courant de ce qu’il avait vécu, bon en fait il devait surement en savoir plus moins que plus, mais ce qu’il se passait sous le crâne de Cam devait être important et ce n’était pas le moment de prendre la mouche ou de le pousser à révéler quoi que ce soit. Doucement, il sentit le brun reprendre une respiration presque normale et il lâcha ses mains pour en poser une sur sa hanche, la seconde se posant sur son abdomen. La tension réapparut mais Ben n’eut pas le temps de faire ou dire quelque chose, Cam reprenait la parole et cette fois c’était pour le complimenter. Ben en fut ravi, mais cela n’expliquait pas le comportement du jeune homme et il ne releva donc pas. Il ne fut même pas déconcentré par les doigts de Cam sur sa peau, il gardait son regard noisette sur le visage du nordiste, en attente d’une quelconque réponse. Celle-ci arriva enfin et Ben put comprendre que Cam cachait quelque chose sous son tee-shirt, quelque chose qu’il détestait. Il avait du mal à imaginer quelque chose qui puisse le gêner autant, mais il le laissa retirer son maillot sans le quitter des yeux.

Il attendit que le vêtement soit posé sur le fauteuil avant de baisser les yeux sur l’abdomen de Cam. Ce qu’il y découvrit était en effet loin de ce à quoi il s’attendait. Il y avait là une multitude de cicatrices, plus ou moins grandes, plus ou moins impressionnantes. Ben releva les yeux sur le visage de Cam et soupira.

« Sérieusement Cam… Ce ne sont que des cicatrices, d’accord, j’aime bien les belles choses, mais tu devrais savoir que toute chose à ses défauts et en général c’est ce qui les rend belles… Regarde moi… »

Un sourire était venu étiré ses lèvres et il pointa son index sur le torse de Camille, redevenant très sérieux, ce qui n’était pas très habituel

« Monsieur Camille Masewicz, je prends tout ce que vous avez à me proposer et même ce que vous ne me proposez pas. Je prends votre corps tel qu’il est et votre esprit de torturé qui va avec. »

Benjamin posa délibérément sa main sur la ceinture de Cam, suffisamment proche de ses cicatrices sans qu’elle ne soit dessus. Il se pencha un peu plus sur lui, le regard planté dans l’azur de ses yeux, sa seconde main posée sur le dossier du fauteuil, à coté de sa tête.

« T’es magnifique Cam, et je t’assure que tes cicatrices n’enlèvent rien à ça. Et je peux t’assurer aussi que là maintenant ça n’enlève rien à ce que je ressens »

Il avait murmuré cette dernière phrase avec un léger sourire en coin. Il était trop tôt pour parler sentiments, mais Ben pouvait très bien avouer qu’il l’appréciait beaucoup et que oui, il le désirait, clairement. D’ailleurs il ne laissa pas le temps à Cam de répondre quoi que ce soit car il l’embrassa, essayant d’y faire passer tout ce que Cam lui inspirait, et il n’était pas du tout question de dégout. La main jusque là posée sur la ceinture remonta lentement le long de l’abdomen du jeune homme, traversa son torse et termina sa course dans ses cheveux. Oui il n’aimait pas ça, mais c’était comme ça.

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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Jeu 29 Mar - 16:20












Camille & Benjamin

Il suffit parfois d'un regard, d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera à jamais. Alors, gardez les yeux ouverts !

Comment passer d'un bon moment à une galère totale ? Il suffit de me côtoyer. Je vous assure que c'est très facile avec moi de perdre le fil. On parle d'Alex parce qu'il est lunatique, mais je crois que je suis pire. Parce que je suis en réalité complètement dérangé et sûrement pas seul dans ma jolie caboche pour parfois réagir comme ça. Non mais c'est vrai quoi. La journée avait merveilleusement bien démarré. Bon, à part peut-être la prise de bec avec ma mère, mais ça pourrait devenir légendaire à ce niveau-là. Les prises de tronche avec mam's, c'est un projet récurrent depuis que j'ai douze ans. Ou quelque chose comme ça. Alors après, entre le fait que je sois parti vivre chez mon père, puis maintenant à Etretat, et que je l'envoyais bouler avec ses plans foireux pour me faire rencontrer quelqu'un ... En même temps, j'avais quelqu'un. C'était la plupart du temps compliqué - un euphémisme d'ailleurs - mais c'était ce que je voulais tenter. Ben et moi, c'était récent, et c'était stressant. Il était un exact opposé de tout ce que j'avais pu avoir par le passé, mais toujours est-il que c'était lui que je voulais. Je voulais voir où on allait, jusqu'où, et je ne voulais pas reculer. Même si la plupart du temps je flippais à mort.

Donc à part un appel catastrophique, tout allait bien pour moi. J'étais bien avec Benjamin, le repas s'était passé de la plus agréable des manières, nous avions ri et échangé en toute complicité, puis je lui avais proposé de venir chez moi. Après une visite très sommaire - faut avouer - de la colocation, je lui avais montré ma chambre, et là les choses étaient devenues légèrement plus intéressantes. Peut-être parce qu'on n'avait pas souvent été si proches physiquement, ou parce que j'étais dans mon élément et donc plus confiant, mais la conversion avait été plus profonde que d'habitude. Envolé - pendant cinq secondes - mon pitre de service, la conversation était devenue sérieuse, et visiblement on était sur la même longueur d'onde. C'était vraiment bien.

Puis, parce que sinon ça ne serait pas lui, Ben avait recommencé ses pitreries et, une chose en entraînant par inadvertance une autre, j'avais fini par glisser mes dents sous le tissu de son haut, cherchant un contact plus proche avec lui. Une grande première venant de moi ! Et, bien sûr, je n'avais pas été déçu. Timide comme il l'était, le sudiste n'était pas passé par quatre chemins avant de se dévoiler à moi, pour le plus grand plaisir de mes grands yeux bleus. Il était splendide, tout en peau claire et lisse, avec des muscles juste assez dessinés pour me donner envie d'en suivre le contour du bout des doigts. Evidemment, le moment ne dura pas longtemps. La main du sudiste, qui avait glissé le long de mon corps, se posa pile à un endroit qui déclencha une réaction assez violente chez moi. Fin du jeu. Ma réaction avait littéralement fait voler en éclat le moment. Encore une fois, il pourrait bien se demander ce qu'il pourrait faire de moi. Pas grand-chose, à mon avis.

Si vous ne vous doutiez pas un instant que des cases aient pu sauter dans ma tête, voyez plutôt la violence de la réaction que je pouvais avoir avec un simple effleurement de cicatrices, complètement involontaire qui plus est. Prochaine étape, penser à consulter, parce que là, c'est un autre stade. Ou alors c'était simplement le fait qu'il s'agisse de Ben, qui déclenchait déjà des réactions assez insensées chez moi. Enfin, à mon goût. Bon dieu, il n'en avait certainement même pas confiance, mais ce mec pourrait me faire danser des claquettes en tutu s'il me le demandait. Après tout, j'étais bien passé du statut de "hétéro strict" à "peut-être bi" avec lui ... Enfin, le peut-être commençait à sérieusement se préciser quand même mais bref. J'étais un foutu abruti qui avait encore complètement déconné. Je le voyais dans le regard de Ben qui avait la délicatesse de ne rien dire, mais qui pour autant semblait se demander à quel moment on en était arrivé là. Moi j'avais la réponse, et après avoir pris le temps de respirer et de remettre mon cerveau dans le bon sang, j'avais fini par lui donner les clés du truc.

Lorsque je finis par me dévoiler, il faut avouer que j'attendais plutôt avec une certaine tension la réaction de Ben. La trouille viscérale que j'avais, sur le coup, c'est qu'il me repousse. C'était très con, et il aurait bien le droit de m'insulter s'il le savait, je le comprendrais, mais déjà que moi je supportais difficilement la vue de ces horreurs, alors je ne pouvais pas lui imposer ce genre de paysage. Surtout pas si notre relation allait plus loin que là où elle en était arrivée. Un jour ou l'autre, en tête théorie, il ferait de mon corps son terrain de jeu, comme la réciproque d'ailleurs. Seulement, voilà. Pas de regard de dégoût, pas de mouvement de recul. Rien. Juste un regard circonspect et un soupir qui me faisait clairement comprendre que j'étais un abruti fini de m'être mis une panique pareille dans le crâne. Je le laissais parler, clairement attentif à ce qu'il avait à dire. A son évocation des défauts rendant les choses plus belles, je haussais un sourcil, lui signifiant clairement que, sur ce coup-là, vu la tartine de défauts que je me traînais, j'avais un gros doute sur sa théorie. Mais c'était tout. Je gardais à part ça obstinément la bouche fermé, conscient qu'il n'avait pas fini de parler, et surtout bien loin d'avoir l'envie de me faire un faux espoir avec la suite.

Mais le sérieux du sudiste, c'était aussi quelque chose de presque inquiétant, parce que ça n'arrivait strictement jamais. Raison de plus pour ne pas se faire de faux espoirs, et surtout pour ne pas moufeter en attendant qu'il se lance. Et pitié qu'il ne soit pas long, sinon j'allais juste échafauder un tas de méchantes théories qui allaient me faire paniquer de manière juste incontrôlable. Et dieu merci, il semblait lire dans mon esprit, parce qu'après une pause juste suffisante pour marquer l'effet de transition et trop courte pour me tuer sur place, il avait repris, me laissant, au départ, complètement sur le cul avec cette petite déclaration. Ma tête devait parler sur moi, parce que pour le coup je ne m'y attendais pas du tout. Et puis, mon regard avait viré au ciel d'orage lorsque sa main avait glissé vers la zone d'origine de ce bordel, mais j'avais finalement esquissé un petit sourire, à la fois timide et amusé.

« Mon pauvre. T'es pas au bout de tes peines alors ... »

Parce que j'étais carrément bousillé comme mec, plutôt qu'autre chose. Il n'y avait sûrement pas grand-chose chez moi qui ne parte pas encore à vau-l'eau. Ma tête s'était barrée la première, et j'avais par dessus le marché pris quelques décisions qui avaient mené au suicide de ma raison. Genre aller jouer au petit soldat de plomb. Pas l'idée du siècle, même Elli vous le dira. Pourtant, Elli a rarement les idées du siècle. Genre elle fonce tête baissée dans des brasiers, ça vous prouve que je ne suis pas le seul à être un poil cramé là-haut.

Ce que Ben ajouta acheva de faire tomber mes dernières craintes, et s'il m'avait laissé le temps de répliquer, j'aurais clairement pu lui dire ... Au lieu de quoi, sa bouche avait fondu sur la mienne, histoire de me montrer qu'il se foutait visiblement pas mal de mon abdomen en version patchwork. Du coup, j'avais clairement pu, aussi, lui montrer que, de fait, j'étais prêt à ne pas laisser ce petit désagrément dicter la suite de notre relation. Ouais, là, tout de suite, j'étais assez réceptif à sa proximité et à ce qu'il ressentait. Je devais ressentir la même chose, à peu de chose prêt. Je laissais sa main remonter mon corps, serpenter entre mes muscles, réveillant ma peau au passage. Elle se para de délicieux petits frissons et un sourire en coin étira mes lèvres tandis que j'inclinais légèrement la tête pour répondre au mieux à son baiser. Bon dieu, à ce rythme-là, j'allais encore devoir tirer la sonnette d'alarme pour aujourd'hui, parce que là ça ferait un peu beaucoup trop de choses d'un seul coup.

Seulement, la main de Ben dans mes cheveux court-circuita tout cheminement de pensées chez moi, et ma réaction fut purement instinctive. Une fois de plus, mon regard s'assombrit, mais cette fois-ci ce n'était plus purement par désir pour lui. Je n'aimais vraiment pas qu'on touche à mes cheveux, et cette réaction était là depuis bien des années sans trop que je comprenne pourquoi. Alors, d'un mouvement vif afin de le prendre au dépourvu, je le fis basculer. S'il était au départ assis tranquillement sur mes genoux en train de profiter d'une position de supériorité - toute relative - j'avais fini par lui plaquer le dos contre l'allonge du canapé, mes mains glissées dans les siennes, mes jambes calées entre les siennes. Je me relevais sur les coudes, soucieux de ne pas l'écraser dans la manœuvre, avant de secouer mes cheveux, maintenant libres de toute main.

Je laissais au sudiste le temps de réaliser ce qu'il s'était passé parce que, pour le coup, j'avais vraiment été très vif. Sinon, ça n'aurait absolument jamais fonctionné. Le seul moyen de retourner un adversaire - ou pour l'occasion un partenaire - d'un gabarit équivalent et pour autant sans perdre d'énergie inutile, c'est de compter sur un effet de surprise et, plus important encore, de savoir exactement ce qu'on veut en faire. Et me retrouver appuyé sur mes coudes pour surplomber un délicieux sudiste allongé sur mon canapé, c'était plutôt ce que je voulais dans l'immédiat. Je baissais le visage vers lui, mes lèvres à quelques centimètres à peine des siennes. Je m'arrêtais en route, mon regard clair planté dans le sien, noisette.

« Mieux. » Un sourire satisfait étira mes lèvres. « Mets tes mains où tu veux, mais pas dans mes cheveux. »

Mon ton était un peu plus rauque que prévu, mais au moins il n'y avait aucune agressivité, aucune menace, et ça me rassurait. J'étais tellement imprévisible dernièrement que je me faisais peur moi-même. Finalement, je lâchais les mains de Ben. J'espérais qu'il aurait bien compris le message, parce qu'il y avait des choses sur lesquelles j'étais prêt à faire un effort, et d'autres sur lesquelles il y avait un gros blocage, et ce depuis des siècles, semblait-il. Finalement, mon attention repartit vers le corps de Ben, et je basculais mon poids sur un coude pour libérer une de mes mains et dessiner du bout des doigts le chemin dessiné entre ses muscles.

« On en était où déjà ? »

Parce que j'étais prêt à y retourner. Mes lèvres redescendirent sur les siennes, pour un baiser cette fois-ci plus appliqué, plus calme. J'avais bien compris son message précédent, et l'urgence de me rassurer m'avait quittée. Mais certainement pas le besoin - l'envie - de profiter du jeune homme pour le temps que nous avions. C'était rare, c'était toujours trop court, et c'était précieux. Et je n'allais pas manquer cette occasion, pas une fois qu'il avait réussi à refermer les chaînes qui maintenaient ma peur dans un coin reculé de ma petite caboche qui ne tournait plus rond depuis longtemps.
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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
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Benjamin Giron

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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Mar 3 Avr - 16:51



“Ne laissez pas les gens négatifs voler votre joie. Lorsque vous perdez votre joie, vous perdez votre force.”



 « La vie est une rencontre ». Benjamin & Camille


Rien n'avait laissé présager d'un retournement de situation tel que celui qui venait d'avoir lieu. Ben avait compris depuis quelques temps déjà que Camille était du genre faux calme et que lorsqu'il sortait de ses gonds ce n'était pas souvent de façon délicate et très civilisée. Mais jamais il n'aurait pensé qu'un simple effleurement puisse entraîner une réaction pareille. Il ne s'attendait pas à ce qu'un geste aussi anodin puisse le figer ainsi. D'accord Cam n'était pas forcément des plus tactile, ça ce n'était pas nouveau, mais de là à avoir un rejet comme celui-ci, c'était vraiment étrange. Ben aurait très bien pu mal le prendre, mais il ne se monta pas le bourrichon pour si peu et préféra plutôt attendre une quelconque explication. Si c'était de la gêne parce que c'était le premier homme à le toucher, il comprendrait, si c'était plus grave que ça, il comprendrait également, en fait Ben était super compréhensif, si on lui expliquait.

Et même si ce fut un peu long, l'explication arriva. Ben posa ses yeux sur les cicatrices de Cam sans aucun jugement. Il constatait juste que le corps de l'homme avec qui il était était bien plus abîmé que ce qu'il pensait, que tout cela pouvait peut être expliquer certains aspects de son caractère. Il comprit aussi à quel point il pouvait détester toutes ces marques et que, ce que pour lui n'était qu'une cicatrice, était pour Cam une véritable horreur. Un jour il faudrait quand même qu’il lui pose quelques questions pour en savoir plus sur tout ce passé sombre. Mais pour l’instant il était plutôt temps de rassurer le jeune homme et de lui montrer à quel point il se fichait de toutes ces marques sur son corps. Et il pouvait bien dire ce qu’il voulait, mal barré ou non, il comptait bien parcourir encore un bout de chemin avec lui. Jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Bien entendu il ne put rester sérieux très longtemps, mais c’était sa manière de prendre les choses et surtout de passer à autre chose. Enfin l’une des manières pour passer à autre chose. Il avait bien tout un tas d’idées pour apaiser les craintes de Cam. D’ailleurs il en mis une en exécution, ne laissant pas le temps au nordiste de répondre. Et il sembla plutôt réceptif à cet échange puisqu’il répondit à son baiser. Ben ne s’arrêta pas à un simple baiser, maintenant qu’il avait le corps de Cam sous les yeux, il y avait bien des pensées qui lui traversaient l’esprit. Sa main remonta le long du corps du brun et il pouvait ressentir cette petite tension électrique entre leur peau et franchement, il n’avait pas envie de s’arrêter là.

Comme souvent, Ben ne put s’empêcher d’enquiquiner Cam en glissant sa main dans les cheveux du jeune homme. Il le faisait déjà parce qu’il adorait ça et puis en plus de ça, il savait que cela déplaisait au nordiste et l’embêter était clairement une des choses qu’il préférait faire. Sans compter les bisous et câlins forcément. Bref Ben, dans toute sa splendeur, redevint le chiant qu’il savait si bien être et  la réaction du brun ne se fit pas attendre. Et franchement… il ne s’attendait pas à ça. Qu’il grogne, se tende, secoue la tête, le repousse même, aurait été normal. Sauf que là, sans comprendre le pourquoi du comment il finit allongé sur le dos, un Cam au dessus de lui, ses mains emprisonnées dans celles du jeune homme. Il n’avait rien vu venir et avait plus de mal encore à se rendre compte de ce qui venait d’avoir lieu. Le regard posé sur Cam, un regard surpris mais également amusé. L’effet de surprise passé, c’était l’amusement et aussi le désir qui avaient pris place. La voix rauque de Cam résonna aux oreilles de Ben et son regard s’assombrit. Et pour finir un rire léger s’échappa de ses lèvres. Avait-il conscience qu’il allait le prendre au pied de la lettre ?! Et qu’il comptait bien parcourir chaque centimètre carré de sa peau. Il ne put néanmoins retenir une petite phrase sur cette interdiction de toucher à ses cheveux.

« T’as quand même un sacré problème avec ça… Et je crois que pour l’instant c’est celui qui me gêne vraiment »

Et même si c’était sorti sur le ton de l’humour, Ben le pensait vraiment. Pourquoi cela le gênait, il ne pouvait le dire, mais c’était comme ça. Enfin pour l’instant il pouvait s’en accommoder, mais il n’allait pas lâcher l’affaire si facilement. Le cour de ses pensées fut interrompu par la main de Cam qui vint dessiner le contour de ses muscles et de doux frissons suivirent le tracé. Il n’eut pas à répondre à la question puisque Cam se rapprocha encore un peu et l’embrassa. Le sudiste répondit à son baiser, mais il transforma assez rapidement ce baiser en quelque chose de beaucoup moins calme. Sa main libre se posa sur son épaule avant de remonter dans son dos, d’y dessiner des formes abstraites et de redescendre sur son torse. Il réussit à échapper aux lèvre de Cam et avec un sourire mutin et son regard planté dans l’azur de celui du brun il lui tapota le canapé.

« T’as conscience qu’on est sur un canapé alors que ton lit est à 2 mètres ? Je suis pour la proximité, mais là on est un peu étriqué quand même. »

Ben se redressa alors sur les coudes, déposa un baiser sur le coin des lèvres du nordiste et se leva. Il n’avait pas lâché la main du jeune homme et le tira vers le lit ou il s’assit, Cam debout en face de lui. D’un geste du pied il retira une chaussure, puis l’autre. D’accord il était bordélique, mais il n’était pas mal élevé et crade au point de laisser ses chaussures dans un lit. Le noisette de ses yeux posé sur le visage du jeune homme.

« Cam… tu sais que tu peux dire stop à n’importe quel moment… t’es pas obligé de me rouer de coups si tu veux pas aller plus loin… »

Sa phrase avait été prononcée avec un sourire amusé, contrastant avant les mots qu’il venait de prononcer. Mais il se devait quand même de rappeler au nordiste qu’il était libre de faire ce qu’il  voulait et aussi de dire non. Ben n'avait aucune envie que Cam ne se sente pris au piège, surtout qu'il n'était pas certain de survivre s'il se sentait piégé.

Le sudiste baissa les yeux et se retrouva face aux cicatrices parcourant l'abdomen de Camille. Il tira le jeune homme un peu plus à lui et déposa ses lèvres juste au dessus de la marque laissé par l'incendie. Ses lèvres remontèrent lentement le long de son torse et il se retrouva debout, continuant son chemin dans le cou de Cam avant de couvrir ses lèvres. Ben finit par pousser Cam sur le lit et s'allongea à côté de lui, un main déposée sur sa hanche, appuyé sur son coude et la tête dans la main, il observa Camille un instant avant que son sourire ne s'élargisse.

« Ton sale caractère est nettement compensé par ton physique quand même »

Il secoua la tête amusé par sa propre bêtise et fondit sur les lèvres de Cam. La maintenant il ne savait pas s'il était possible qu'il en ait assez. En tout cas il comptait bien en profiter !
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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   Jeu 12 Avr - 11:42












Camille & Benjamin

Il suffit parfois d'un regard, d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera à jamais. Alors, gardez les yeux ouverts !

Ben avait vraiment un truc qui marchait bien pour me rassurer : m'empêcher de penser. Et clairement, c'était ce qu'il me fallait. La preuve. Plutôt que de me laisser tergiverser encore cinq minutes sur le fait ou non que mes cicatrices changent quelque chose, il avait fondu droit sur mes lèvres, me prouvant par la pratique qu'il se foutait pas mal de leur présence. Forcément, ma réponse lui fut instinctive et je le laissais prendre possession de ma bouche, répondant même avec un plaisir non dissimulé à ce baiser. Je ne faisais pas semblant avec lui, jamais. Surtout que le contact peau contre peau avait tendance à réveiller de manière délicieuse mon épiderme, qui se couvrait de délicats frissons au passage des doigts de Ben. Mes doigts parcouraient eux aussi un chemin plutôt abstrait sur la peau claire du sudiste, et cette découverte progressive me plaisait énormément. Seulement, parce qu'il était lui, il finit par passer une main dans mes cheveux, ce qui me court-circuita totalement.

Le mouvement fut à la fois rapide et fluide, et il se retrouva le dos plaqué au fauteuil. J'aimais assez l'idée de le surplomber comme ça, ça me donnait des envies pour en profiter, mais pourtant j'attendis quelques secondes avant de bouger de nouveau. Je voulais lui laisser le temps de se rendre compte de ce que j'avais fait. Je savais pertinemment que, s'il m'avait fait un coup dans ce genre-là, il aurait probablement eu une très méchante surprise à l'arrivée, parce que j'avais désormais de méchants réflexes violents. Alors d'un côté, j'appréhendais un peu sa réaction, sans pour autant trop m'en inquiéter. Pour le coup, nous étions tous deux très différents. Mais lorsque la surprise reflua de son beau regard noisette, c'était de l'amusement qui s'y reflétait, et un sourire un brin espiègle étira mes lèvres. Note pour plus tard : prendre Benjamin par surprise. Bon, à trop jouer au même jeu il allait finir par ne plus se laisser surprendre, mais je pourrais toujours réessayer à l'occasion.

Je repris la parole, et même si ma voix était plus rauque qu'escomptée, voir l'effet qu'elle avait sur mon compagnon me plaisait énormément. Dans nos moments d'échange, il ressemblait presque à un livre ouvert, avec ses grands yeux expressifs et toutes ces autres choses qui faisaient qu'il était lui. J'essayais toujours de lui rendre la pareille, mais après avoir appris pendant des années à garder les choses pour moi et après avoir perdu la confiance qu'on voue fondamentalement à un partenaire régulier, ce n'était pas si facile. Et il était certain que nous aurions besoin d'une conversation sérieuse à l'occasion, ce qui ne me ravissait pas du tout. C'était sûr et certain : quand j'aurais besoin de déballer toutes les casseroles qui me suivaient, Ben aurait largement de quoi prendre peur. Surtout si j'entamais sur « je ne suis plus vraiment sûr de croire assez en l'amour pour m'engager réellement ». Très mauvaise entrée en matière. Néanmoins sa petite réflexion sur mes cheveux me sortit de mes pensées et me fit rire doucement.

« Je sais, on n'arrête pas de me le dire. J'y travaille. »

Vraiment, en plus. Mais il fallait aussi dire que je partais de loin, parce que même Elli', qui pourtant pouvait se permettre bien plus de choses avec moi que le commun des mortels, avait la stricte interdiction de toucher à mes cheveux. Le pire, c'est que je n'avais pas vraiment idée d'où pouvait venir cette réponse violente à la gêne presque maladive qu'une main dans mes cheveux pouvait déclencher. Néanmoins, je finis par noyer le poisson en dessinant du bout des doigts le contour des muscles de Benjamin. Son corps était superbe, et là, tout de suite, je me demandais bien comment je pourrais m'en lasser. Ce qui était assez étonnant pour quelqu'un qui n'avait auparavant juré que par les courbes délicates d'un corps féminin, mais soit. Mes lèvres se posèrent doucement sur celles du brun, pour un baiser sage et appliqué. Enfin, à la base, c'était l'idée. Parce qu'il ne resta pas longtemps sage et que, plutôt que de continuer leur tracé sinueux, mes doigts vinrent s'enrouler au niveau de sa hanche tandis que je répondais avec un sourire en coin à son baiser. L'idée me passa par la tête qu'il était plus ou moins insatiable et je m'en voulais de le laisser systématiquement sur sa faim. Il n'avait définitivement pas choisi le bon partenaire … Mes pensées furent arrêtées par ses mains dans mon dos, un contact auquel je n'étais plus vraiment habitué et qui me fit tressaillir, sans que je ne me dérobe pourtant. Mais lorsque ses lèvres quittèrent les miennes, je reculais la tête en grognant légèrement. Pas drôle. Sa phrase me fit finalement lever les yeux au ciel tandis que je marmonnais des mots incompréhensibles. En fait, là tout de suite, je m'en foutais d'où j'étais, parce qu'il m'avait stoppé dans mon élan. Forcément que j'étais un peu boudeur tout à coup. Mais juste un peu.

Lorsqu'il posa ses lèvres à la commissure des miennes, je ne fis pas mine de bouger, au contraire. Néanmoins, je finis par le suivre jusqu'au lit, mes doigts solidement enroulés aux siens. Dans un coin de ma tête, une petite voix se demandait ce qu'il avait à l'esprit se faisant. Le reste de ma personnalité était plus curieux qu'autre chose, mais sans la moindre appréhension. Je virais finalement mes chaussures, assez conscient qu'on risquait de basculer assez rapidement à deux dans le lit tout de même, et j'attendis la suite. Ce que Ben dit me fit osciller entre deux réactions très différentes : l'amusement et le recul. L'amusement parce que je trouvais assez drôle qu'il se sente obligé de me rappeler que je disposais encore de mon corps comme je le voulais, surtout que j'étais quand même chez moi. Mais le recul aussi parce que ce qu'il avait ajouté sur le ton de l'humour … ça restait possible. Je pouvais péter les plombs à tout moment ou presque et être dangereux pour lui. C'était quelque chose que je ne supporterais pas. Enfin, être dangereux pour les autres, de manière générale. Une ombre passa sur mon visage et j'attendis quelques secondes avant de lui répondre, pour être sûr que je garderais bien mes démons enfermés à l'intérieur. Finalement, un demi-sourire étira mes lèvres.

« Je sais. » J'inspirais légèrement plus fort. Ma voix sortit finalement comme un murmure. « Je suis incapable de te blesser volontairement. »

Mon regard claire resta appuyé dans le sien tandis que je parlais. Puis, lorsqu'il baissa les yeux, je dus me retenir de reculer, une fois de plus. Je détestais ce qu'il avait sous les yeux. Seulement, il m'attira plus prêt de lui, et je ne résistais pas le moins du monde. Lorsque les lèvres de Ben se posèrent juste au dessus de la brûlure, je tressaillis légèrement, mais ne bougeai pas, le laissant plutôt remonter à son rythme, qui faisait naître des sensations délicieuses sur ma peau. Lorsque ses lèvres passèrent la hauteur de ma clavicule, il arriva en zone sensible et je ne pus m'empêcher de grogner légèrement, cette fois-ci plus d'appréciation que d'autre chose, lui laissant la voie libre tandis que mes doigts cherchaient à découvrir encore un peu plus les lignes musclées de son corps. Finalement, il ne lui fallut guère plus qu'une petite poussée contre mon corps pour que j'accepte de me laisser presque tomber dans le lit. À plat dos sur la couette, je l'observais dans un premier temps se mouvoir, mes yeux bleus scrutant le moindre de ses mouvements, avant de basculer sur le côté, pour pouvoir le faire face. Je l'observais d'en bas, appréciant réellement la vue. Au moment même où son sourire s'élargissait, je sentis arriver quelque chose, et ce qu'il sortit me laissa bouche bée, littéralement. Mon sale caractère ?! OK, je n'étais pas facile à suivre tout le temps mais … Le cours de mes pensées fut interrompu par ses lèvres sur les miennes et même si dans un premier temps je tentais de lui échapper pour la forme, sa légère insistance eu raison de mon peu de volonté. Mes bras s'enroulèrent autour de lui et j'abandonnais toute résistance.

Et même si nous n'avions pas passé d'autres barrières, j'avais fini, après un très long moment, par m'écarter un peu. Batifoler de la sorte était épuisant, mais grisant. Le changement de lumière dans la pièce prouvait qu'on avait passé un bon moment à s'embrasser et se chamailler comme des gosses. Ben avait découvert une zone sur laquelle j'étais assez facilement chatouilleux et nous avions roulé à travers le lit en cherchant qui aurait le dessus sur l'autre, jusqu'à ce que je découvre à mon tour qu'il l'était. Ce genre d'information était une arme entre mes mains, mais j'avais finalement arrêté au moment où j'avais manqué de peu de passer par dessus bord. Nous avions alors repris notre principale occupation de la journée, c'est à dire un bécotage intensif, jusqu'à ce que je manque de bâiller à m'en décrocher la mâchoire et que je finisse par battre en retraite. Là, allongé à plat ventre, je l'observais du coin de l'œil, le menton posé sur mes avant-bras. Un silence léger s'étirait depuis quelques instants et n'avait rien de désagréable. Je finis néanmoins par bouger, me soulevant sur les coudes pour me tirer jusqu'à Ben et poser mon menton sur son torse, le regard plutôt sérieux pour l'occasion. On s'était bien amusés, mais il fallait aussi que je remette de l'ordre dans mes pensées, et pour ça, rien de plus efficace qu'une conversation sérieuse. Ça risquait d'être une épreuve de force pour le sudiste, cela dit.

« Bon, maintenant qu'on s'est bien amusés, parlons de mon sale caractère. Si tu veux des réponses sur tous mes jolies petites névroses, c'est le moment. Je peux pas te promettre que j'aurais souvent envie de me livrer alors … Profites-en. »
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MessageSujet: Re: « La vie est une rencontre » † Cam & Ben   

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« La vie est une rencontre » † Cam & Ben

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