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 Des fantômes sur la route ○ Clary & Alex

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: Des fantômes sur la route ○ Clary & Alex   Dim 14 Aoû - 0:26





Clary & Alex
Des fantômes sur la route

Clarissa pouvait facilement dire que la vie lui souriait depuis quelques temps déjà. Elle n'avait jamais été aussi heureuse que durant ces quelques mois passés. Oui, il y avait eu quelques moments stressant, comme ses examens, ses soutenances d'oral et pour finir ses résultats, mais elle était à présent tranquille avec les études, s'en était fini pour elle. Mademoiselle Clarissa Charmant était officiellement apte à travailler. Ça avait été un réel soulagement car elle ne se voyait pas du tout repiquer sa dernière année. En plus de cette excellente nouvelle, elle était sur le point de signer un contrat avec une organisation régionale, celle là même qui l'avait acceptée en stage durant sa dernière année de fac. Alors forcément qu'avec autant de bonnes nouvelles, Clary avait passé des vacances de rêves, elle avait profité de sa côte normande, de ses parents et surtout de son cher et tendre. Alex rendait tout ce qu'elle vivait encore plus intense, elle avait quelqu'un avec qui partageait sans crainte de le déranger, et puis il était un peu tout ce qu'elle souhaitait de toute façon. Cet homme remplissait sa vie comme jamais, il la comblait, la rendait heureuse et de tout cela la jeune femme ne se lassait pas, bien au contraire. Alors oui, ils avaient des désaccords de temps en temps, mais la blonde avait conscience qu'avec leurs différences ça ne pouvait en être autrement et puis franchement... ils ne s'en voulaient pas longtemps. Ces dernières vacances en temps qu'étudiante étaient donc les plus parfaites aux yeux de Clary.

Et le rêve se poursuivait jusqu'au bout puisqu'après pratiquement deux mois de farniente sur Etretat, Alex avait décidé de tenir sa promesse faite presque un an plus tôt. Ils partaient passer un peu de temps sur Paris. Clary ne connaissait pas la ville lumière, elle savait de nom les bâtiments principaux et ça s'arrêtait là, un comble quand même pour quelqu'un qui sortait avec un parisien pure souche. La demoiselle appréhendait un peu ce temps passer dans la capitale, elle ne connaissait pas les gens chez qui elle allait séjourner, de la famille d'Alex de ce qu'elle savait, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle allait voir, de ce qu'ils allaient faire et puis, même si elle ne l'avouait pas de vive voix, elle avait un peu peur de ce qu'elle pourrait trouver sur Paris. Elle avait totale confiance en Alex, la question ne se posait pas, mais elle avait appris que cette ville n'était pas forcément synonyme de joie, de bonne santé et d'épanouissement pour lui. Donc oui, peut être qu'ils ne fréquenteraient pas ces quartiers qui avaient été le lieu de prédilection du jeune homme, mais ils allaient être dans cette grande ville. En plus de ça Clary partait avec un a priori : il s'agissait de la plus grande ville de France, ça serait donc bruyant, bondé et asphyxiant. Néanmoins, pour son homme et parce qu'elle était curieuse de nature, elle ferait l'effort de ne pas râler et surtout de profiter. C'était l'occasion d'en apprendre plus sur lui, sur sa vie d'avant.

Le trajet jusque la capitale n'avait pas été très long et ils purent déposer leur bagage chez le cousin d'Alex. Bien sur Clarissa se sentait gênée de séjourner chez lui, mais il semblait tellement content de voir Alex que la gêne passa bien vite. Après un moment passé en famille, les amoureux étaient partis à la conquête de Paris. Alex était un excellent guide, il savait ou ils allaient, faisait attention à quiconque s'approchait un peu trop. Bref, leur journée passa comme une flèche, en plus de ça le temps était avec eux, le soleil brillait haut dans le ciel, pas un nuage à l'horizon et une légère brise rendait le tout très supportable. Ce fut avec des étoiles pleins les yeux et un immense sourire aux lèvres qu'ils avaient rejoins leur chambre en fin d'après midi afin de se reposer un peu et de se rafraîchir avant de partir pour un restaurant en amoureux. Clary en profita pour prendre une douche rapide et comme elle aimait le faire, elle se fit belle pour Alex. Elle était ressortie avec une robe patineuse bleue marine avec une ceinture blanche, des escarpins blancs et un veste légère de la même couleur, ses longs cheveux retombés sur ses épaules et elle avait opté pour un maquillage un peu plus prononcé que celui qu'elle avait dans la journée pour mettre en valeur ses grands yeux bleus. Tous ces efforts n'étaient peut être pas indispensables, mais il était hors de question qu'elle ne fasse plus rien pour plaire à Alex.

Ils étaient arrivés assez tôt dans le petit restaurant choisi par le parisien, ce qui leur avait permis de ne pas trop attendre entre les plats et cette idée semblait plaire à Alex puisqu'il avait l'intention de faire une petite balade dans la ville avant de rentrer. Cette idée avait fait sourire Clary, de un parce qu'elle trouvait que c'était une très bonne idée et ensuite parce qu'elle le trouvait drôlement romantique son chéri ! La jeune femme passa la moitié du repas à dévorer Alex du regard, c'était plus fort qu'elle, elle était heureuse, il était là face à elle et il n'avait d'yeux que pour elle. C'était le paradis en fait. Une fois l'addition payée, Clary suivit son homme et après quelques pas elle vint se coller à lui, les bras autour de lui
.

"Pour être honnête... j'avais beaucoup de réserve sur Paris. J'imaginais ça beaucoup plus bruyant et puis... pas aussi romantique. Mais bon, avec un guide au top et aussi sexy... je ne peux qu'apprécier."

Son sourire s'élargit, elle avait levé les yeux sur le visage d'Alex. Quiconque passait à côté d'eux pouvait voir à quel point elle était amoureuse de lui, son regard brillant et son sourire plein de tendresse en était la preuve. Elle était folle de lui. Plus encore qu'à leurs débuts. Mais aimer Alex ne signifiait pas aimer tout ce qu'il aimait, hors là, elle était sincère, elle comprenait ce qu'il trouvait à cet univers. Même si elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle pourrait y vivre toute l'année.



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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: Des fantômes sur la route ○ Clary & Alex   Mar 16 Aoû - 22:52


« Des fantômes sur la route »
Alexandre & Clarissa
Les deux derniers mois s'avéraient avoir été simplement parfaits. Bosser en boîte n'était peut-être plus du tout ce qui m'intéressait, j'avais réussi à le supporter beaucoup plus facilement pour l'été. Mon humeur s'en été ressentie pendant deux mois, et il fallait avouer que c'était loin de déplaire aux personnes qui gravitaient autour de moi. Mais c'était juste grâce au superbe temps estival de la côte normande et à la présence d'une seule personne. Clarissa. Il fallait avouer que, depuis qu'elle avait terminé ses études, toute diplômée qu'elle était désormais, nous passions énormément de temps ensemble, et ce n'était pas mon travail de nuit qui nous en empêchait. Non, au contraire, nous passions un maximum de notre temps libre à deux, et c'était tellement plus que ce que nous avions eu avant que j'étais juste heureux comme jamais. Malgré nos petites prises de becs – nous étions de parfaits opposés pour un tas de choses et il fallait encore apprendre à composer avec – tout roulait. Le seul petit détail était la quasi aversion que ses parents – son père principalement – avaient pour moi. Et encore, je la fermais bien fort et je ne montrais absolument pas à la jolie blonde qu'au fond, oui, ça me touchait qu'on me regarde comme si j'étais un serpent venimeux. Je me contentais d'un sourire et d'une conversation polie, ce qui ne me ressemblait pas vraiment, mais il fallait savoir y mettre du sien, d'après mon père. Mon charme finirait par opérer, paraissait-il. Ça me faisait bien rire, ça. Clary avait charmé mon père, ma belle-mère et mes sœurs, c'était incontestable. Il fallait avouer qu'elle était juste parfaite. Trop bien pour moi, avait doucement glissé Elli' à l'occasion. Venant de ma blonde de frangine, je ne le prenais pas mal. Après tout, est-ce que j'avais l'air de juger son histoire avec son ex-patron ? Toute une histoire, ça.

Rien que d'y penser, j'avais envie de rire. Mais exploser de rire en conduisant, dans le silence léger de la voiture, ça aurait été vraiment suspect. Si ma blonde pensait que mes nerfs lâchaient, genre à ce moment précis, nul doute qu'elle aurait sauté par la fenêtre sur l'autoroute. Déjà que j'avais senti qu'elle avait beau être partante pour cette aventure, elle n'en était pas pour autant rassurée, alors si je commençais à agir totalement illogiquement, c'était sûr, j'allais la perdre. L'emmener à Paris, c'était une promesse que je lui avais faite il y a un long moment déjà. Le jour où nous nous étions mis ensemble. À cette pensée, impossible de retenir un sourire tendre. Je posais rapidement les yeux sur ma belle, avant de laisser mes doigts se balader sur sa main et sa cuisse.

La route passa vite, au final. Le plus long fut la traversée de Paris. Le périph' à cette heure c'était juste un plaisir vu qu'il n'y avait strictement personne. Par contre après, il avait fallu traverser la ville par les rues, et c'était tout de suite beaucoup plus difficile. Mais bon, c'était un exercice que je connaissais bien, à force, et j'avais fini par me garer comme un chef sur une minuscule place de parking totalement étriquée. Un exploit pour certains, une broutille pour moi. Puis j'étais descendu, me dirigeant vers la portière de ma douce pour la lui ouvrir. Je m'étais découvert de véritables talents dans l'art de la galanterie depuis que nous étions ensembles, et honnêtement … Ce n'était pas si mal que ça. Au contraire même, puisque ces petites attentions me valaient toujours un regard qui me tuait, dans tout le sens délicieux que pouvait avoir ce terme. J'avais finalement entouré la taille de ma belle d'un bras avant de poser un baiser rapide sur sa tempe et de l'entraîner vers un immeuble qui ne payait certes pas de mine, mais qui serait notre pied à terre pour les quelques jours que nous passerions là. C'était un cousin qui nous hébergeait, à quelques stations de métro à peine de mon lieu de prédilection. À cette pensée, un frisson parcourut mon échine, mais je fis comme si de rien n'était. Après tout, je ne comptais pas y mettre les pieds. Je comptais me tenir aussi éloigné que possible du Vieux Saint Antoine. Je comptais tenir Clary éloignée du Saint Antoine, plus précisément. J'avais encore cette stupide impression que si elle touchait du bout du doigt celui que j'avais été, avant, elle partirait. Et elle n'aurait pas tort, en réalité. Enfin.

Passer quelques heures en famille, c'était parfait à la fois pour oublier cette crainte et pour la ramener sur le devant. En effet, après avoir déchargé les quelques bagages que nous avions pour notre temps à Paris, nous avions passé un moment avec ma famille – et c'était le défilé. Sachant que je n'étais pas revenu depuis un moment à Paris, et surtout que cette fois, il y avait une fille à présenter – pour eux c'était une grande première malgré tout – et ils étaient quasiment tous passés à tour de rôle. J'avais fini par exploser de rire de manière incongrue. Et tout le monde m'avait regardé comme si j'étais fou, parce qu'ils ne m'avaient sûrement encore jamais entendu rire aussi spontanément. Et avec tous ces regards incrédules fixés sur moi – même ma filleule, qui pourtant avait vécu avec moi et m'avait vu dans tous les états entre ma passade avec Raph' et mon petit incident de chasse – j'avais simplement fini par leur demander qui serait le prochain à passer la porte du petit appartement dans lequel on était un peu à l'étroit. Les Leroy n'étaient pas forcément une énorme famille, mais mon père n'était pas fils unique, et j'ai failli dire que j'étais le seul à être fils unique mais c'était faux, il y avait Jenna qui était fille unique et de toute façon j'avais un Robin comme d'autres ont une épine dans le pied.

Enfin bref. Les Leroy et associés semblaient plutôt contents de m'avoir vu, et moi de même. Seulement, j'avais un tout autre programme, et j'avais fini par m'éclipser avec ma jolie blonde. Je lui avais promis de lui faire visiter Paris, et je comptais bien le faire, même si pour ça je devais passer à travers mes cousins comme un bulldozer. J'en étais bien plus que capable. Et ma petite visite guidée passa par des lieux légèrement inhabituels, pour commencer. Ce serait contre-productif d'aller aujourd'hui voir la Dame de Fer et ce qui l'entourait. J'avais donc fait découvrir des endroits assez confidentiels à Clary, des endroits que j'avais côtoyé plus jeune, mais dans mes bons jours principalement. Contrairement à ce que beaucoup penseraient, je n'avais pas passé tout mon temps entouré de la bande à faire les quatre cents pires coups imaginables. J'avais aussi pas mal flâné, et ri, entouré de quelques rares personnes. Flo et Cam principalement. Un peu de nostalgie pointait parfois dans ma voix quand je relatais un souvenir en rapport avec un lieu, mais j'étais juste parfaitement bien. Je me sentais à ma place et utile, mon bras autour de la taille de ma chérie. J'avais veillé que personne n'approche de trop, sans pour autant avoir l'air complètement paranoïaque, et au final notre temps dans la capitale était passé à une vitesse folle. Trop vite même pour que mes années folles ne me reviennent en pleine figure. C'était quand même bizarre de revenir fouler ces allées en n'étant plus du tout le même qu'avant. En n'ayant plus vraiment envie d'être le même qu'avant. J'avais mis ces pensées un maximum dans un coin de ma tête pour pleinement profiter de ma visite avec ma belle, et franchement, je n'aurais rien voulu de plus parfait que ces moments. C'était absolument tout ce qui m'importait. Mon Paris adoré et la femme de ma vie, une combinaison parfaite. J'avais d'ailleurs immortalisé les instants à coups de photo, n'en déplaise à ma blonde. C'était un exercice qu'elle n'appréciait pas vraiment, et je le savais bien, mais ça ne m'empêchait pas de graver certains moments. Vraiment ridiculement dégoulinant de guimauve, cette histoire.

Nous avions fini par revenir chez mon cousin, histoire de se poser un temps. La journée avait été relativement longue déjà, mais elle ne faisait que commencer, vu le programme que j'avais monté pour la soirée. Il allait falloir que Clary soit aux taquets. Pour ma part, le seul fait d'être à Paris me galvanisait. Je n'avais besoin de rien de plus. Alors bien sûr, mon énergie était beaucoup plus vive qu'habituellement, mais je transformais tant bien que mal mes impulsions soudaines en actions espiègles et – parfois un peu – romantiques. La ville lumière n'avait pas été la plus propice à mes amours, mais je travaillais pour inverser la vapeur actuellement. Finalement, Clary était passée par la case salle de bain, et j'en avais profité pour me changer très rapidement, troquant mon jean élimé et mon tee-shirt gris chiné pour un pantalon noir droit et près du corps et une chemise d'un blanc légèrement transparent à travers laquelle on devinait délicatement les encres qui couraient sur mon corps. J'avais retourné et remonté les manches de ma chemise jusque mes coudes, dévoilant un motif noir aux emmanchures, le même habillant le col. Et, une fois prêt, j'avais rejoint mon cousin, pour échanger quelques nouvelles … Beaucoup moins légères. Je voulais savoir dans quoi je m'engageais. À quel point ça pourrait être dangereux. Que devenaient mes autres. J'avais rapidement su qui était encore dans le coin, qui avait tourné la page, qui était mort, aussi. Ça me faisait bizarre. Il était des gens avec lesquels j'avais passé des pactes dépassant le sang et dont j'écoutais désormais la triste vie contée par mon cousin. Le tout avec un détachement presque parfait. Cette pensée m'avait fait froncer les sourcils en réagissant plus ou moins selon les nouvelles. Un quart d'heure. Voilà tout ce qu'il fallait pour que je sache. Et peu après, Clarinette était réapparue, belle à m'en faire tomber la mâchoire. Je n'avais pu m'empêcher de la noyer sous les compliments et de l'embrasser.

Et nous avions finalement été au restaurant. J'avais réservé à un endroit que je connaissais bien, chic et intime, en plein Montmartre. Avec un peu de vin et un bon repas, j'avais laissé ma langue se délier, racontant quelques instants suspendus à ma belle. Comme cette après-midi, presque six mois avant que je ne quitte Paris, où Florent, Camilla et moi étions venus flâner sur les marches. Nous avions fini par faire les pitres, et rire jusqu'à n'en plus pouvoir, le tout sous le feu des photographies qu'on avait pris chacun notre tour avec un appareil jetable. Les clichés étaient superbes, et nous en avions conservés tous les trois. En fait, nous avions distribué nos tentatives artistiques, pour partager un peu plus ce moment fou. J'avais raconté l'anecdote en riant légèrement et en parlant beaucoup avec les mains, ce qui était quelque chose qui m'arrivait rarement, mais la douce nostalgie me rendait différent. Paris me faisait rayonner bien plus qu'Etretat, et la présence de ma splendide blonde complétait parfaitement le tableau. Enfin. C'était un moment absolument inoubliable, là. J'avais beau parler d'une époque révolue, mon regard pétillait et restait planté dans celui clair de ma compagne. Et le repas s'était fini ainsi, simplement. J'avais payé l'addition puis emmené ma belle dans une petite balade pour lui montrer de somptueux panoramas et de petites ruelles qu'on aurait tendance à ne pas approcher, de jour. De nuit non plus à cause de la réputation, mais je savais bien ce que je faisais, pour avoir fait la réputation du lieu à une époque. Ce n'était pas plus dangereux que le Trocadero ou la Tour Eiffel, à condition de savoir comment regarder les choses. Mais voilà, avant même d'y arriver, Clary m'avait arrêté et avait passé ses bras autour de moi. Instinctivement, un sourire amoureux étira mes traits, les modulant comme jamais ils ne l'avaient été à Paris, sûrement. J'avais passé une main le long de la colonne vertébrale de ma belle, pour la déposer juste au creux de ses reins, tandis que l'autre s'était mise à jouer doucement dans ses cheveux libres. J'écoutais ce qu'elle avait à dire, et un rire léger et amusé m'échappa.

« Je suis ravi que tu aies trouvé le guide à ton goût. » Un sourire prédateur étira mes lèvres. « Je savais que tu appréhendais de venir, et je suis ravi d'avoir pu te montrer l'envers du décor. C'est pas si éloigné de ce que j'ai connu avant. C'est vraiment ce Paris-là, que je voulais te faire découvrir. » Je posais un baiser sur son front. « Je suis vraiment heureux, que ce que j'ai pu te faire découvrir te plaise. Ça veut dire beaucoup, pour moi. C'était important que je partage ces endroits avec toi. » Je caressais doucement ses lèvres du bout des miennes. « Ça fait un moment que j'essaye de jouer vraiment franc-jeu avec toi, de te laisser voir à travers toutes les carapaces que j'utilise depuis des années, mais j'ai jamais eu l'impression d'y réussir aussi bien qu'aujourd'hui. » Vrai. J'avais plus parlé de mon passé aujourd'hui qu'en pratiquement un an. C'était beaucoup plus facile, bizarrement. « C'est dans des moments aussi simples que celui-ci que je me rends vraiment compte à quel point je suis heureux depuis qu'on est ensemble. J'avais arrêté de croire à l'amour, mais … C'est parce que j'ai jamais vraiment aimé avant toi. Et maintenant, avec tout ça, je sais que j'ai absolument pas envie qu'un jour tu t'en ailles, que tout ça, ça s'arrête. » Je posai doucement mon front sur le sien. « Je t'aime Clary. Je sais que je ne te le dis pas assez souvent, mais c'est la vérité. »

Dire autant de choses, ça ne me ressemblait pas vraiment. Cette fille me tournait la tête. Bon sang, cette fille me changeait, et comme c'était pas permis même. Sauf que pour la première fois de ma vie, je m'en foutais. Je n'avais pas envie de me battre contre tout ça, parce que j'adorais comment elle me regardait, et j'adorais aussi la façon dont je la regardais. C'était différent, et pour la première fois de ma vie je me sentais vraiment bien avec quelqu'un en dehors de ma famille. C'était au dessus de tout. Et il n'y avait rien pour me pousser à le regretter.

Emi Burton

_________________
Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


© KYO


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