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 I'll look after you • Alex & Clary

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: I'll look after you • Alex & Clary   Dim 27 Mar - 20:05





Clary & Alex
I'll look after you

Clarissa terminait ses dernières semaines de cours, bientôt elle serait diplômée, elle aurait fini son master et elle pourrait entrer dans la vie active. Enfin réellement, car même si elle avait  encore un stage a réalisé, et un stage rémunérait, elle ne pouvait pas vraiment dire que son salaire pouvait lui permettre de vivre comme elle le souhaitait. Surtout que depuis quelques mois elle avait tendance à dépenser plus qu'à l'accoutumé. Elle n'était absolument pas du genre flambeuse de carte bleue, loin de là même, mais il y avait eu Noël, et puis la St Valentin et puis tous ces petits trucs qu'elle avait fait en couple. Ça vie avait prit un tout nouveau tournant depuis le mois de décembre et même si Alex refusait presque toujours qu'elle ne paie quoi que ce soit, les dépenses étaient plus élevées que d'habitude. Enfin ceci n'était pas un problème, elle ne regrettait jamais de sortir avec Alex, elle était même plutôt sur son petit nuage. La demoiselle n'avait jamais connu la vie de couple et même si elle prenait encore ses marques par moment, elle s'y était habituée plus vite qu'elle ne l'aurait pensé. Il fallait dire que son cher et tendre faisait en sorte que tout se passe bien et elle y mettait du sien aussi, elle avait fait d'énormes efforts sur elle et à présent elle était capable d'envahir l'espace personnel d'Alex sans se poser trois milliards de questions sur le bienfait de son geste. C'était beaucoup moins stressant d'être avec lui maintenant.

D'ailleurs en cette journée assez maussade, Clary avait rendez vous avec son amoureux pour déjeuner ensemble. Ce n'était qu'au restaurant universitaire, mais c'était toujours un moment passé avec lui. Parce que c'était assez difficile de sortir avec un serveur en boîte de nuit… Clary le vivait plutôt bien, enfin elle essayait de ne pas penser aux hordes de nanas qui pouvaient lui passer sous le nez, le problème avec un mec qui bosse de nuit… c'était les soirées qu'ils ne pouvaient pas avoir et puis bon dans la journée lui dormait et elle allait en cours. C'était chiant, il fallait le dire, mais c'était mieux que rien. Et puis des fois ils arrivaient à s'arranger pour se voir dans la semaine, et le week end ils se voyaient un peu plus sans que ça soit trop souvent. En tout cas, la demoiselle tentait de réussir à joindre la fac, son stage et son homme sans être trop submerger et avoir un peu de temps pour elle et ses parents. Et là elle allait pouvoir lier sa vie amoureuse avec son petit monde universitaire. Elle finissait à midi et demi et elle devait ensuite aller manger avec Alex avant de retourner en cours. La matinée lui sembla longue, elle n'avait pas vu le jeune homme depuis 4 jours et même les messages ne suffisaient plus. Oui, elle était complètement accro, folle de lui et des fois c'était juste impossible pour elle de se concentrer sur son boulot, trop absorbée par une conversation avec le parisien ou juste à penser à ce qu'ils pourraient faire ensemble lors de leur prochain rendez vous.

La veille n'avait pas fait exception, elle avait passé un temps fou à se demander comment ça allait se passer, s'il serait à l'heure, si elle n'allait pas dire une bêtise plus grosse qu'elle. Et puis se posa la question de la tenue… Même couchée dans le fin fond de son lit, elle se releva d'un bon et observa son armoire durant de longues minutes. Elle ne pouvait pas non plus être habillée comme une clocharde… mais trop habillée ça ne le ferait pas non plus. Après réflexion, elle décida que le choix de tenue la veille serait bien mieux que le matin même avec les yeux encore à moitié fermés. Son choix se porta sur un jean slim, un chemisier bleu clair et une veste de tailleur noire. C'était peut être à la limite du pompeux, mais eu moins elle avait un peu de classe tout en restant quand même décontractée. C'était une tenue qu'elle mettait régulièrement. Pour le choix des chaussures ça irait vite, elle avait une journée entière de cours donc il était hors de question de mettre des talons sous peine de finir handicapée avant la fin de la journée, ça serait donc une paire de bottines noires. Sa tenue prête, Clary pouvait aller se coucher l'esprit plus tranquille.

Durant ses 4h de cours, Clarissa resta concentrée la moitié du temps, elle se sentait totalement ridicule d'attendre avec autant d'impatience de le voir, mais c'était plus fort qu'elle, d'ailleurs la copine assise à sa droite s'amusa de la situation. Peut être qu'on avait l'impression qu'elle avait une envie présente à remuer autant, mais c'était dur de rester assise et de regarder l'heure qui n'avançait pas. Quand enfin le prof les laissa sortir, Clary enfourna ses affaires dans son sac, enfila son manteau et remonta les quelques marches qui menaient vers la sortie. Elle passa aux toilettes rapidement, replaçant une mèche de cheveux qui s'était échappée de sa tresse et inspecta son maquillage. C'était débile et digne d'une ado, mais elle n'avait pas envie de ressembler à une morte vivante face au jeune homme. Une fois l'inspection finie, elle se dirigea vers les casiers. Il n'était pas encore là, ce qui était presque normal. Néanmoins elle ne put s'empêcher de regarder l'heure, il était 12h23, ils avaient fini un peu en avance, alors c'était normal qu'Alex ne soit pas encore là. La demoiselle déposa son sac au sol, remis son écharpe qu'elle avait abandonnée dans son sac et c'est à ce moment là qu'elle entendit quelqu'un derrière elle. Elle se tourna vers la personne qui venait de lui parler et lui sourit. C'était Cédric, un collègue de travail.


"T'attends qui comme ça ?
- Mon copain, pourquoi, t'es jaloux ?
- Moi, jaloux ? J'ai une raison de l'être ?
- Plutôt oui… enfin c'est pas comme si toi et moi en sortait ensemble en même temps.
- On devrait peut être, je suis sûr que ça serait sympa. Et t'aurais moins de mal à me voir que lui apparemment…


Clary avait lancé sa vanne en souriant, elle appréciait Cédric, mais bon ça restait un mec de sa classe avec qui elle bossait et voilà. Le jeune homme s'était appuyé contre les casier avec un air nonchalant et un sourire en coin aux lèvres, ça lui arrivait de temps en temps d'avoir cet air, mais la jeune femme ne s'en inquiétait pas. Alors elle ne put s'empêcher de se sentir très très con lorsqu'il lui dit qu'ils devraient peut être essayer de sortir ensemble. Elle ne savait absolument pas quoi répondre. Elle était censée dire quoi là ?! Non mais parce qu'elle avait quelque peu perdu la faculté de réfléchir avec ce qu'il venait de balancer. Fallait la prévenir avant de faire une annonce pareille !




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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: I'll look after you • Alex & Clary   Lun 28 Mar - 9:43


« I'll look after you »
Alexandre & Clarissa
C'était une journée comme une autre dans ma vie devenue très banale depuis quelques semaines. J'étais rentré dans le moule, gommant tout doucement certains aspects néfastes de mon caractère. J'avais une très bonne raison à cela ; petite, blonde, timide et avec une capacité innée à me sortir des phrases toutes de sa patte bien reconnaissable entre mille. Clarissa. Il fallait le dire, cette fille me rendait fou, en bien des aspects d'ailleurs. Elle me poussait à de nouvelles extrémités sans pour autant me le demander, elle me poussait à donner le meilleure sûrement sans même en être consciente. Elle représentait un peu de douceur dans ma vie, un peu de bonheur aussi, et petit à petit, je lui succombais de tout mon être. M'avouer amoureux restait difficile. Elle était devenue la constante de ma vie, mon indispensable, ma drogue, mais les trois petits mots n'étaient pas vraiment sortis. Je n'en pensais pas moins, pourtant. Depuis le début du mois de décembre, nous étions ensemble, vraiment ensemble, et notre routine de douceur s'était installée plus facilement que je l'aurais cru. Elle qui était la moins expérimentée de nous deux, avait fini par prendre ses marques et c'était un vrai régal. Je n'étais plus celui qui devait toujours faire le premier pas. On avait trouvé notre rythme, nos habitudes, assez rapidement, mais il fallait dire que pour cette relation-ci, je savais ce que je voulais, ce que je pouvais, ce que je devais. J'avais un peu plus d'expérience qu'elle dans la vie de couple, même si le grand final de cette expérience me glaçait le sang à y penser.

D'un geste à la fois méthodique et hargneux, ma main s'abattit sur ce stupide réveil qui me vrillait les tympans. Je me levais pour la bonne cause, ça m'adoucissait considérablement, mais j'avais beaucoup trop peu dormi. Bosser la nuit, ça devenait vraiment intenable, maintenant que j'avais vraiment de quoi occuper mes journées. Et encore, ça faisait quatre jours que je dormais et tournais en rond le reste du temps. Quatre jours que je n'avais pas vu Clary et ça me rendait irascible et désagréable, principalement au travail. Ce qui ne s'améliorait pas du tout avec les réflexions que pouvaient m'envoyer dans la tronche mes collègues sur le manque certain dont j'étais victime. Leurs pensées étaient tout de suite beaucoup plus crues que les miennes, mais d'un sens ils avaient raison, et même si je prenais énormément sur moi pour ne pas tout faire foirer entre ma blonde et moi … C'était d'autant plus difficile d'être patient lorsque l'on ne s'était pas vus pendant quatre longues journées. Nos modes de vies étaient compliqué à concilier la plupart du temps. À part le week-end où elle n'avait pas cours, la demoiselle n'était pas super disponible vers les fins d'après-midi, et il ne fallait habituellement pas compter sur moi avant seize heures et après vingt heures. Ce qui compliquait vraiment nos affaires, j'avoue. D'où le fait qu'au bout de quatre jours, je laissais le réveil m'agresser. Il était onze heures, je m'étais couché à six heures. C'était vraiment trop court comme nuit. C'était la quatrième du genre, d'ailleurs. Je dormais extrêmement mal ces derniers-temps, et même si après être sorti de mon lit je continuais à somnoler, ce n'était pas vraiment reposant, et j'étais tellement fracassé par la fatigue que je ne voyais même pas ma belle. C'était vraiment à s'arracher les cheveux cette histoire. Mais ce soir je ne travaillais pas. Donc je pouvais me permettre d'être fatigué. Et chiant. Avec Clary ça se passerait très bien, elle avait ce truc qu'elle même ignorait avoir et qui m'apaisait facilement.

Je m'extirpais donc du lit, non sans mal il faut l'avouer. En mode pilote automatique, je me dirigeais vers la cuisine, pour préparer et avaler un café noir brûlant, qui me donna le coup de fouet qu'il me manquait pour achever de me réveiller. J'aurais volontiers avalé un truc à manger, mais à midi et demi j'avais rendez-vous avec mon étudiante en droit – le comble de l'ironie, oui – pour qu'on mange à deux. Alors avant ça, une fois mon café avalé, j'étais retourné dans ma chambre pour enfiler un jogging et un sweat et j'étais sorti courir. J'avais besoin d'un bon décrassage de fond, même si j'avais peu de temps devant moi. J'étais finalement rentré déjà un peu apaisé, et j'avais filé sous la douche brûlante. J'en étais ressorti frais et parfaitement détendu, ce qui n'était pas franchement du luxe, il fallait l'avouer. Alors, une fois sec, j'avais enfilé ma tenue ; un jean usé par les années, près du corps, qui me tombait sur les hanches et me rendait sexy en diable, et un tee-shirt gris chiné. Le col ouvert en V du tee-shirt laissait apparaître pas mal des encres sur mon torse, et comme il était plutôt près du corps sans être horriblement moulant, il était facile de deviner que j'étais bâti de manière athlétique. Depuis décembre, je prenais vraiment soin de mon corps, parce qu'il était tout à fait hors de question de me laisser aller à l’embonpoint. Clarissa n'était pas une chose acquise. C'était tout à fait impensable de la considérer comme tel, et pour cette raison je comptais bien faire tout ce que je pouvais pour continuer à lui plaire et être celui qu'elle méritait. Sur cette réflexion, après avoir arrangé une dernière fois mes cheveux et enfilé ma veste en cuir, une relique qui avait survécu à Paris et qui était superbement patinée par les années sans sembler avoir mal vieilli, j'avais pris mes papiers, mes clés et mon portable et j'avais quitté mon appartement du plein centre-ville pour gagner l'université.

Se garer ne fut pas si compliqué que ça. De toute façon je manœuvrais absolument partout vu ma formation dans la capitale. Ce qui fut un peu moins facile fut de me repérer dans la fac. Il fallait l'avouer, je n'étais jamais rentré dedans. J'étais déjà venu chercher ma belle après les cours sur le parking, une fois tout au début qu'on était ensemble, mais partir à la conquête des bâtiments, c'était bien une première. Mais au moins ça ne me rendait pas du tout nerveux, c'était bien. J'avais fini par dénicher l'accueil pour demander mon chemin, sauf que bien entendu, vu l'heure, il était désert. Alors j'avais plutôt arrêté deux filles qui sortaient d'une salle pour leur demander ma route, gardant bien pour moi mon sourire en coin, pour une fois. Ce qui ne les empêchait pas de se renseigner sur ce que je faisais là, pourquoi je cherchais les labos. Je présume qu'elles auraient adoré que je sois un nouvel élève, voire un nouveau chercheur, sauf que je n'en avais définitivement ni le look, ni l'envie. Alors j'avais rétorqué, non sans m'amuser intérieurement, que j'étais venu pour rejoindre ma copine. J'adorais être le centre de l'attention et pour autant je ne voulais pas cacher le sérieux avec lequel je traitais la relation entre ma blonde et moi. Finalement, les filles m'indiquèrent la direction en me souhaitant un bon rendez-vous et, après les avoir remerciées avec mon sourire charmeur, j'avais fait mon petit bonhomme de chemin jusqu'au bâtiment qu'elles m'avaient indiqué, commençant à bouillonner d'impatience à l'intérieur. Quatre jours, c'était vraiment beaucoup trop long. Je n'avais qu'une hâte, et c'était de pouvoir serrer ma chérie dans mes bras pour lui dire combien elle m'avait manqué. Les messages c'était bien beau, mais ça ne valait pas un contact physique avec ma blonde. Rien ne valait l'électricité qu'elle faisait courir dans mes veines quand elle était à mes côtés.

Et il fallait qu'en arrivant, je vois cet espèce de grande asperge, genre BCBG, appuyé à un casier face à Clary. OK, sur le principe, elle avait tous les potes qu'elle voulait, je n'avais aucun droit sur elle, aucun pouvoir, et j'avais juste le droit de fermer ma gueule parce que je ne lui rendais pas de comptes et donc je ne pouvais pas en réclamer mais … J'étais un charmeur, un séducteur, un chasseur. Choisissez votre terme, vous verrez, ça me convient bien. Et cette façon qu'il avait de se tenir, le pseudo premier de promo hyper décontracté et genre sans prise de tête, c'était carrément de la drague. C'était ma position nonchalante de début de chasse. Le corps parle beaucoup, dans ce genre de décontraction, croyez-moi. Avec son sourire à deux balles, j'avais envie de le tuer. Rapidement, la moutarde me monta au nez. Encore, j'aurais pu me retenir si la conversation avait été … Normale, en arrivant à hauteur de ma blonde, mais … Ce que je captais de l'échange me fit littéralement sortir de mes gonds. Ma trajectoire dévia instantanément. Initialement, je comptais passer mes bras autour de Clary et revendiquer en douceur ma place. Seulement, elle avait lâché une petite phrase dont elle avait le secret, et il lui avait littéralement fait du rentre-dedans. Juste de quoi me donner des envies de meurtre. C'est donc avec la mâchoire crispée que j'avais volontairement contourné Clary, me plantant à un pas d'elle, face à ce mec, qui me regarda approcher comme si tout allait bien alors que j'allais l'écraser. Un instant, ce fut un jeu de regards. Avec son sourire en coin, j'avais envie de lui casser les dents. Il avait l'air sûr de lui, seulement … Je crois qu'il devait avoir le même gabarit que mon dégingandé de mouton adolescent. Autant dire que face à moi, mon regard bleu de tueur, mes poings serrés et tout mon corps tendu et près à l'assaut, il faisait pitié. Avant même que Clary n'ait le temps d'intervenir, je pris la parole, d'une voix aussi glaciale que l'enfer de Dante.

« Ca va, je ne vous interromps pas j'espère ?
- Eh bien ... »


Je ne lui laissais même pas le temps de finir sa phrase. D'un seul mouvement, aussi souple qu'un chat, je le saisis par le col de son blouson pour le propulser dans les casiers derrière lui. Son dos émit un bruit sourd et métallique en heurtant la structure derrière lui, et un sourire foncièrement méchant étira mes lèvres. Ma prise ferme l'empêchait de bouger de trop. Il pouvait toujours gigoter pour se dépêtrer de ma poigne de fer, il était mal barré. Pauvre petit fils de bourgeois aux prises avec un ex taulard. J'avais trop d'expérience dans ce domaine pour me laisser dominer par l'espèce d'asperge face à moi.

« La ferme. Question rhétorique. » Mon regard glacé se vrilla dans le sien, l'écrasant de tout le vice dont j'étais capable. « Tu draguais ma copine. Et franchement, je déteste ça. »

Dès le réveil, en plus, tant qu'à faire. Je l'avais vraiment mauvaise. Et l'autre devait bien le sentir, parce qu'il pâlissait à vue d'œil, pauvre petit chat. Seulement, je savais qu'on était entrés dans un combat de coqs. Si j'étais beaucoup plus impressionnant que lui, avec ma rage froide et maîtrisée malgré l'aura qui émanait de moi était parfaitement sensible, mes tatouages dépassant du col de mon tee-shirt et des manches remontées de ma veste, lui ne voulait pas perdre la face et, même si je sentais sa peur qui nourrissait mon fond mauvais et aiguisait mes instincts, il ne lâchait pas l'affaire.

« Et alors quoi ? Tu vas faire une démonstration de force en plein milieu de la fac ? Clary est grande, elle fait ses choix elle même ! »

Un rire froid, méchant, glacial m'échappa. C'était presque un ricanement, un son que ma blonde n'avait jamais entendu, qui venait de Paris. Un miroir, une fenêtre sur mon être particulièrement sombre. Une part d'ombre qui, au fond, me plaisait, même si elle me ferait sûrement perdre la femme que j'aimais, un jour ou l'autre. Elle n'était pas faite pour se confronter à ce moi-là.

« Parce que tu crois peut-être que trois étudiants vont m'empêcher de te faire ravaler tes petits airs de parfait petit élève modèle ? Tu ne me connais pas. » Personne ici ne me connaissait vraiment, d'ailleurs, et les accents rauques, sauvages de ma voix le prouvaient. « Clarissa est grande et fait ses choix, en effet. Mais ... » Un sourire encore plus vicieux étira mes lèvres et j'approchais mon visage de celui du garçon, pour lui souffler avec une joie mauvaise : « Oh, surprise, c'est moi qu'elle a choisi. Et tant qu'elle n'en aura pas décidé autrement, garde tes distances. » J'étais un serpent et, dans ma façon de me tenir, quelque chose avait changé, annonçant que j'étais prêt à le lâcher pour lui coller mon poing dans la figure. De manière imminente.

Emi Burton

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
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MessageSujet: Re: I'll look after you • Alex & Clary   Lun 28 Mar - 12:21





Clary & Alex
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L'instant d'attente, qui aurait du se faire dans le calme, la décontraction et le bonne humeur ne se déroula pas vraiment comme prévu. D'abord ça avait amusé Clary, il lui arrivait de temps en temps de plaisanter de la sorte, mais ce n'était jamais sérieux, il n'y avait pas une part de sérieux dans tout ce qu'elle disait. De toute façon, elle était entièrement satisfaite par Alex et donc ne trouvait aucun intérêt à flirter pour de vrai avec un autre mec. Pour elle, les choses avaient toujours été claires, c'était juste une blague, elle plaisantait et ça s'arrêtait là. Alors là, les événements avaient pris une tournure à laquelle la demoiselle ne s'attendait pas. Elle s'entendait bien avec Cédric, c'était certain, mais à part discuter de cours et de temps en temps de leurs passes temps... ils ne se côtoyaient pas plus que ça. C'était simple, elle passait plus de temps avec Daniel, Ophélie et Laura qu'avec le reste de sa promo, sauf de temps en temps quand il y avait un travail de groupe à faire. Alors que Cédric lui balance un truc pareil la laissait sur le cul. Comment est ce qu'elle aurait pu deviner ? Et puis c'était pas de sa faute aussi, déjà avant d'être avec Alex elle n'avait jamais conscience qu'on la draguait, mais depuis qu'elle était avec le jeune homme, plus grand monde existait autour d'elle. Donc là, elle n'avait vraiment rien vu venir.

Clary était encore en train d'essayer de faire monter l'information à son cerveau et trouver une manière de réagir lorsqu'elle sentit quelqu'un passer près d'elle, elle détourna la tête de Cédric pour voir Alex. Elle le suivit des yeux et lorsqu'elle observa son visage, elle n'eut aucun doute, il avait entendu la fin de leur conversation. La jeune femme ne savait pas quoi faire, non mais elle se sentait... bête, gênée, un peu en colère et elle avait carrément envie de lui sauter dans les bras pour la sauver de cette situation. C'était complètement irrationnel comme pensée, mais elle le voyait pour la première fois depuis quatre jours, qu'il lui avait manqué, que même s'il avait pas l'air content du tout, elle le trouvait canon. Elle déchanta un peu quand Cédric se retrouva encastré dans les casiers, d'ailleurs elle n'avait pu retenir un mouvement de sursaut lorsque le dos du jeune homme claqua contre les casiers. Clarissa n'avait jamais vu Alex en colère, en fait ils avaient tous les deux des caractères assez constants lorsqu'ils étaient ensemble... Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle devait faire, devait elle les séparer maintenant ? Hum... surement pas, déjà parce qu'elle trouvait plutôt légitime la réaction du parisien et ensuite parce que là tout de suite elle ne se voyait pas s'interposer. Et puis franchement... c'était peut être très débile comme pensée, mais le fait qu'il intervienne de la sorte prouvait à la demoiselle qu'il ne jouait pas et qu'il tenait à elle, vraiment. En plus de ça l'entendre dire "ma copine" lui donnait envie de sourire. Ce qui n'était pas de circonstance, du tout.

Cédric avait changé de couleur et la blonde n'avait pas de doute sur les capacités d'Alex de lui refaire le portrait. Et sans grande difficulté en plus. Clary posa son regard bleu sur son camarade de classe lorsqu'il prit la parole et elle sut dès l'instant ou il prononça son prénom que les choses allaient mal tourner. Peut être qu'elle n'avait jamais vu le parisien dans le feu de l'action, mais elle connaissait son passé... Il allait le réduire en poussière si elle n'intervenait pas à un moment donné. Mais comment arrêter un combat de coqs ? Elle n'avait jamais vu de mecs se battre, elle n'avait jamais du séparer deux personnes sur le point de se mettre sur la tronche... C'était assez compliqué là quand même. Bon et puis l'air de rien... Alex commençait à lui faire peur, elle ne l'avait jamais vu comme ça et même si elle trouvait légitime qu'il s'en prenne à Cédric, elle n'avait pas vraiment envie de se retrouver avec une bagarre sur les bras. Le rire qui s'échappa des lèvres du blond la fit frissonner et elle s'avança d'un pas, c'était peut être suicidaire, mais là ça tournait sacrément au vinaigre. Elle laissa néanmoins Alex finir de parler, elle n'avait aucune envie de s'interposer quand il menaçait son adversaire, avant de se poster juste à côté d'eux, son grand regard bleu posé sur le visage du parisien. Elle posa sa main sur le bras du jeune homme
.

"Alex, fais pas ça. S'il te plait."

Elle pouvait sentir la tension dans l'avant bras du blond et avait comme un doute sur le fait qu'il l'écoute. Mais elle ne se démonta pas et garda son regard planté sur son visage, tout à fait déterminée à endiguer la crise. Peut être qu'elle était timide, réservée, mais elle savait aussi prendre sur elle et affronter les choses. Et puis même si elle était impressionnée par Alex, elle lui faisait assez confiance pour se dire qu'il ne la repousserait pas, pas violemment en tout cas. Elle ne pouvait pas le laisser faire, alors elle prenait sur elle. Elle n'était pas la chose si fragile que les gens pouvaient penser de toute façon. Elle était bien forte. Clarissa tourna cependant la tête vers Cédric et pour une fois son regard était noir.

"Lâche l'affaire Cédric et casse toi... Ça vaut mieux pour tout le monde"

La demoiselle put voir qu'il arrêta de lutter, il n'y avait plus qu'à espérer qu'Alex relâche sa prise et que les choses redescendent. Surtout qu'un groupe d'étudiants, surement des premières années, passait à côté d'eux et qu'ils avaient l'air d'avoir vu un monstre horrible. Clary reposa son regard sur Alex, le suppliant silencieusement de laisser partir son adversaire sans lui mettre son poing dans la figure. Les bains de sang très peu pour la demoiselle et elle n'avait pas vraiment non plus envie d'expliquer à la direction ce qu'il s'était passé.




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MessageSujet: Re: I'll look after you • Alex & Clary   Lun 28 Mar - 21:19


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Ce mec me faisait carrément voir rouge. Il était au courant que Clary était en couple et quoi, il lui conseillait de voir ailleurs ? Franchement, celui-là, il ne me connaissait pas, sinon j'étais certain qu'il ne s'amuserait pas à me foutre en rogne. Et d'un autre côté, j'étais aussi furieux contre Clary, qui ne répondait rien. Elle pourrait l'envoyer bouler aussi, ça ne serait pas du luxe. Mais non. Alors visiblement c'était à moi de défendre ce que je ne voulais pas perdre. J'avais donc évité la blonde, modifiant ma trajectoire au dernier moment en louvoyant légèrement, et je m'étais planté face au mec. Ce qui me fit réellement sortir de ses gonds, c'est qu'il essaya de rétorquer à ma question rhétorique. Je l'encastrai donc littéralement dans les casiers, ayant vaguement conscience de la demoiselle qui sursauta à mes côtés. Tant pis. Ce n'était pas suffisant pour m'adoucir.

La suite fut un déchaînement de méchanceté pure venant de moi. L'autre était épinglé comme un papillon au mur. J'avais mon caractère, et les gens autour de nous, je m'en fichais. Ce mec, j'allais le tuer s'il continuait de me provoquer. Il avait plutôt intérêt à fermer sa grande gueule et à ne pas poursuivre dans sa lancée de me chatouiller les nerfs. S'il pensait mieux connaître ma copine que moi ... J'étais presque sûr qu'il était incapable de la faire rire comme j'en étais capable. Qu'il ne savait rien d'elle, réellement. Qu'elle avait un frère qu'elle n'avait pas vu depuis des années à cause d'une mésentente avec leurs parents. Que les mois d'hôpital avaient laissé des cicatrices dans sa jambe à cause de la poulie qui avait soutenu sa hanche. Pire, s'il pensait la mériter ... Avec ses petits airs de BCBG, on devinait facilement qu'il jouait de ça, qu'il ne faisait rien pour montrer autre chose. Contrairement à moi qui avais tout dévoilé sauf ce que je dévoilais aujourd'hui.

L'envie de lui écraser mon poing dans la tronche devenait furieuse, maintenant qu'il avait réellement mis Clary au centre de notre conversation. Quoi, il n'avait pas d'autre argument ? Parce que je savais parfaitement à quel point ma copine était libre de ses choix. Ce qui ne donnait pas le droit à un jeune con dans son genre de lui faire du gringue, encore moins quand j'étais à portée de voix. Et puis ... Vu qu'elle avait l'air de le connaître, si elle avait été intéressée, les choses auraient bougé depuis longtemps. Petit à petit, certes, parce qu'elle était comme ça mais ... Mon petit doigt me disait que s'il l'avait intéressée, elle ne m'aurait jamais vu. Elle était comme ça, au fond. J'étais un peu pareil quand même. Et ce mec, j'allais le tuer. Je voulais le tuer. J'étais près à le tuer. J'étais comme un serpent près à frapper. Tout avait changé, et ce n'est que l'intervention de Clarissa qui m'arrêta dans ma volonté de lui exploser le nez et les dents. Sa volonté que je m'arrête me blessa tout d'abord, parce qu'elle était sûrement en train de prendre la défense de l'autre, et que c'était tout à fait insupportable. Je ne lui adressais pas un regard, cependant je relâchais l'autre, reculant d'un pas, le regard encore plus glacial et la mâchoire se contractant en intervalles réguliers. Ne pas exploser. Ne pas faire une scène. Ce n'était ni le moment ni l'endroit. Mon souffle court prouvait l'effort que je faisais pour me maîtriser. Alors que l'autre battait en retraite, ma main se ferma autour de son bras avec fermeté.

« Petit conseil ; la prochaine fois que tu la dragues, assure-toi d'être bien protégé. Je ne te raterais pas. Je n'aurais aucun état d'âme à te refaire le portrait. »

Je le relâchais finalement. Il ne la ramenait plus, ce qui me permettait de rester très calme. Du moins en apparence. Puis je sentis le poids de regards dans mon dos et je dardais mon regard glacial sur un groupe qui s'était planté là, l'air d'avoir vu un fantôme. Des gamins. Dans mes veines, mon sang bouillonnait déjà moins, mais ça ne m'empêchait pas d'être encore furieux, au fond. Je n'allais pas me laisser démonter. Je me fichais pas mal qu'ils me regardent comme ça. Sans mot dire, je reportais mon attention sur Clary. J'enfonçais ma main droite dans la poche de mon jean, passant la gauche dans mes cheveux. Mon poing se crispa dans la manœuvre et l'explosion eut finalement lieu.

« IL a des raisons d'être jaloux ? » J'étais visiblement ahuri, mais du genre furieux. « C'était quoi, ça ? Et c'est qui, ce type ?! » Oui, c'était de la jalousie. A l'état pur. « Tu sais quoi ? Je sais même pas pourquoi je suis venu. Je sais même pas pourquoi je m'emmerde. »

J'étais hargneux, blessé dans mon ego, blessé dans ma confiance aussi, même si c'était bête. J'étais surtout furieux, au final. Contre ce mec. Contre Clary qui m'avait empêché de me défouler en lui cassant la gueule. Alors, après un regard glacial, j'avais pris la direction de la sortie. Je devais sortir avant de finir par encastrer le premier qui passerait à ma hauteur dans un mur.  

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MessageSujet: Re: I'll look after you • Alex & Clary   Lun 28 Mar - 22:44





Clary & Alex
I'll look after you

Clarissa ne savait pas comment ils en étaient arrivés là. Enfin si, elle savait, et c'était en grande partie sa faute en plus, avec ses plaisanteries à deux balles et ses petites réflexions à la con. Et puis il y avait eu cet absence de réflexion aussi, ce qui était certainement pire que tout... Mais elle n'y pouvait rien, quand elle était prise au dépourvu, elle se retrouvait sans voix, sans aucune répartie. C'était comme ça depuis toujours. N'empêche que maintenant la demoiselle était face à une situation assez particulière, une situation dont elle n'avait pas l'habitude et qui n'aidait absolument pas à la mettre à l'aise. Elle comprenait parfaitement pourquoi Alex agissait de la sorte, mais elle ne pouvait pas non plus le laisser casser la figure à Cédric... pas dans l'enceinte de la fac et puis la violence ne résolvait pas tout. Clary avait donc assisté à la scène jusqu'à ce qu'elle trouve que ça allait trop loin. Elle avait pu sentir la tension augmenter au fur et à mesure de l'altercation et elle se doutait que le parisien ne resterait pas aussi calme longtemps. Il était temps d'agir et d'essayer de calmer tout le monde sinon ça risquait de se finir avec un nez cassé et de pauvres étudiants traumatisés par ce qu'ils venaient de voir. Alors la jeune femme s'interposa, comme elle put, avec les pauvres moyens qu'elle avait, il n'y avait pas grand chose qu'elle pouvait faire, il était hors de question de se mettre physiquement entre les deux, tout comme il était impossible qu'elle n'arrive à tirer Alex plus loin. C'est d'une manière plutôt douce, mais déterminée qu'elle demanda au parisien de ne pas continuer et c'est toute aussi déterminée qu'elle demanda à Cédric de partir. Et qu'il parte très très loin !

La technique sembla plus ou moins marcher. Alex relâcha Cédric non sans l'avoir prévenu de ce qui aurait lieu la prochaine fois qu'il essaierait. Clary se dit qu'elle n'était plus là de lui parler à celui là, il n'y avait plus qu'à espérer que s'il leur restait un travail de groupe ils ne finissent pas dans le même. La blonde sentit un énorme soulagement lorsque son camarade partit sans regarder derrière lui. Au moins c'était ça d'éviter... Lorsqu'elle regarda Alex en revanche, elle se dit qu'elle allait avoir énormément de mal à faire passer tout ça. Même après le départ du jeune homme, le parisien restait très tendu et elle se sentait toute petite et incapable de déchiffrer ce qui allait se passer. Clarissa n'eut pas très longtemps à attendre car Alex explosa, littéralement. Il ne s'en était encore jamais pris à elle et c'était presque douloureux de le voir l'agresser de la sorte. Elle resta droite à l'observer, ne comprenant qu'à moitié ce qu'il disait tellement elle était abasourdie par sa réaction. Il ne pouvait juste pas passer à autre chose ?! Ou être un peu moins violent dans ce qu'il disait ? Mais non, c'était du Alex, un Alex qu'elle n'avait encore jamais rencontré. Elle savait qu'il faisait tous les efforts du monde pour "être à la hauteur", et jamais elle n'aurait pensé être la cible de sa colère. Quoi que si... elle y avait pensé, elle savait qu'elle était gaffeuse au possible et qu'il y aurait bien un jour ou il n'arriverait pas à saisir ce qu'elle voulait dire. Et bien ce jour était arrivé et elle se sentait misérable, triste et en colère aussi.

Comme souvent lorsque trop d'émotions la submergeaient, Clary sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle avait toujours son regard braqué sur le jeune homme et la dernière phrase qu'il lui asséna finit par l'achever. Elle non plus ne comprenait pas pourquoi il s'emmerdait avec elle, mais ça c'était la réflexion qu'elle se faisait depuis des mois déjà. La jeune femme le regarda s'en aller, elle se demandait si ce qu'elle était en train de vivre était réel. Comment un petit repas en amoureux pouvait autant tourner au cauchemar ? Son cerveau mit une seconde avant de retrouver la marche avant. Voir Alex se détourner d'elle c'était un réel déchirement. Il était hors de question qu'elle le laisse partir comme ça ! Déjà parce qu'elle n'avait pas envie que ça se finisse comme ça, elle n'avait pas envie que ça se finisse du tout même. Et puis merde, elle l'aimait. Elle était amoureuse de lui et elle n'avait aucune envie de faire la connerie de le laisser s'échapper pour une de ses conneries ! Clary partit donc à sa poursuite et quand elle fut à sa hauteur elle se planta devant lui pour lui couper le passage, toujours les larmes aux yeux, mais ça c'était plus fort qu'elle
.

"T'es sérieux Alex ? Tu sais pas pourquoi tu t'emmerdes avec moi ? Alex, c'était une plaisanterie ! Y avait rien de sérieux et si je m'étais douté de quoi que ce soit, crois moi, je me serai bien abstenue !"

Clary remonta son sac sur son épaule et détourna le regard pour observer un groupe un peu plus loin. Elle savait qu'il y avait des trucs qu'elle devait lui dire, mais ils étaient en public et puis elle n'était toujours pas à l'aise avec l'exposition de ses sentiments. Principalement parce qu'elle avait toujours autant de mal à mettre des mots sur ce qu'elle ressentait. La jeune femme redressa la tête et s'avança d'un pas vers Alex, ils n'étaient plus qu'à quelques centimètre l'un de l'autre et c'est le regard planté dans le bleu glacial de celui du jeune homme qu'elle se lança.

"Je veux pas te perdre Alex. Mais si tu trouves que je suis trop... enfin pas... pas assez bien... je le comprendrais, j'veux dire, je sais que je suis pas un cadeau. C'est juste que... je pensais que t'étais l'homme avec qui je pouvais espérer faire ma vie, alors..."

Clary avait terminé sa phrase presque dans un murmure et un petit reniflement finalisa sa phrase plutôt que des mots. Elle sentait une boule dans sa gorge et un poids dans l'estomac. Elle ne voulait pas le perdre. Elle n'avait pas envie non plus de l'emprisonner et de le rendre malheureux. La demoiselle finit par baisser la tête tout en jouant avec le bout d'un ongle. Il l'aimait, de tout son petit coeur, de tout son corps, de toute son âme. Elle n'avait jamais vécu ça auparavant et elle avait comme un doute sur le fait de retrouver ça ailleurs qu'avec Alex. Mais là, elle n'avait pas la moindre idée sur l'effet que ses paroles pouvaient avoir sur le jeune homme. Ca ne devait pas changer grand chose, mais au moins elle avait le mérite d'avoir essayé, de ne pas l'avoir laissé partir sans rien lui dire...




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MessageSujet: Re: I'll look after you • Alex & Clary   Mar 29 Mar - 23:07


« I'll look after you »
Alexandre & Clarissa
Mon sang bouillonnait dans mes veines. C'était terrible. J'étais certain que ma veine jugulaire battait la mesure de mon cœur, à la jonction de mon cou et de ma clavicule. Une chamade violente, qui poussait le sang dans chaque muscle avec tant de violence qu'il était facile de vouloir exploser. Laisser le flot pulser librement, emmener les émotions néfastes, nettoyer mon corps de toute tension. Me libérer. Je me sentais comme pris en étau. Ma tête allait exploser et laisser s'échapper quelque chose que j'essayais de juguler depuis des mois. Tout ça parce que l'autre espèce de petit connard de base était venu draguer MA copine. J'étais jaloux, et possessif, et surtout complètement flippé à l'idée qu'un jour, elle irait avec un mec comme lui, me laissant planté là. C'était obligatoire. Pourquoi il en serait autrement ? Honnêtement, un jour elle se lasserait de mon physique et de mes grands airs. Ce jour-là ... Elle rejettera mon caractère d'un seul bloc. Et j'aurais tout perdu. Ce n'était qu'une question de temps. Au fond, c'était un déchirement que je ressentais déjà. Qui me mettait les nerfs en pelote. Qui me foutait la trouille. Qui me poussait à agir de manière impulsive, agressive, en réponse à une jalousie malsaine et maladive qui m'étreignait comme une ancienne amante.

Ma réaction face à l'imbécile qui avait déclenché ma colère était restée plutôt froide, il faut l'avouer. Froide et maîtrisée. Dangereuse, car elle n'annonçait rien de bon. Rien d'autre qu'un déchaînement de tempête. Et le cataclysme avait eu lieu face à Clary, qui avait l'air particulièrement désemparée. Sûr qu'elle ne s'y attendait pas le moins du monde. En même temps, je n'avais jamais eu la moindre raison de montrer un quelconque agacement en sa présence, et là ... La cocotte venait littéralement de sauter sans trop de signaux avant-coureurs. Sa réaction me touchait, au fond. Mais pour le moment, cette douleur, presque physique, ne faisait que nourrir un peu plus ma colère. Par contre quad ça allait retomber ... Mieux valait que je sois seul. J'allais tout détruire autour de moi. Me détruire. Je sentais déjà la vague de destruction qui allait avoir lieu assez rapidement. Un mal nécessaire. La seule manière que je connaissais de réagir face à des émotions qui me prenaient à la gorge. Finalement, j'avais contourné Clary, me dirigeant vers la sortie, complètement hermétique à ce qui se passait autour de moi. Ce n'est que lorsque la demoiselle vint se planter face à moi que je me rendis compte qu'elle m'avait suivi. Mon regard glacial se planta dans le sien.

« Clary ... »

Je grondais en signe d'avertissement. Ce n'était plus de l'agressivité, mais une menace sourde. C'était une mise en garde claire, cependant ce ne fut pas vraiment suffisant. Elle resta plantée là, ses grands yeux bleus plein de larmes, et des fissures commencèrent à apparaître dans mon armure de colère. Ce qui craignait passablement, croyez-moi sur parole. Et mon avertissement n'était définitivement pas suffisant puisque la blonde me lâcha tout de même ce qu'elle avait sur le cœur. Et instantanément ma colère contre elle fondit. Je levais néanmoins les yeux au ciel avec un agacement tangible avant de poser mon regard bleu glacial dans le sien. Si seulement elle savait ... Mais bon, c'était quand même difficile de lui dire qu'elle avait des airs d'allumeuse quand elle s'y mettait. Non mais sinon autant nous tirer une balle chacun en pleine tête et on aurait le même résultat. Le problème, c'est qu'elle ne se rendait pas compte d'à quel point elle était attirante et que ce qu'elle avait dit pouvait vaguement ressembler à des avances. Et avec ça, je devais rester très correct. C'était bien compliqué cette histoire. C'était compliqué d'être en couple, bon sang !

Le temps d'inspirer avant de répondre, elle s'était rapprochée de moi, et automatiquement mon corps avait réagi en se tendant vers elle. J'avais une irrésistible envie de la pousser vers le mur le plus proche, de la plaquer contre mon corps, et de lui faire comprendre à ma manière à quel point j'avais envie, besoin d'elle. Seulement, ça ne pouvait pas toujours marcher ainsi, j'en étais conscient. Alors, mon regard prudent se posa sur elle, détaillant rapidement son visage tandis qu'un frisson courut le long de ma nuque. Désagréable. La situation était désagréable, presque inextricable, et nom d'un chien, je détestais ça. Je détestais vraiment ça. J'étais un abruti fini, je le savais. Et une fois de plus, nous avions du mal à nous entendre. Nous comprendre. On se connaissait beaucoup trop peu. Les situations étaient facilement cocasses entre nous. Ou, comme pour la première fois, catastrophiques. Jusqu'à présent, on s'était toujours rattrapés avant le cataclysme. Mais là, j'avais littéralement explosé, sous tension, fatigué, mal réveillé ... Tout ce que vous voudrez pour ne définitivement pas me rendre conciliant. Et en voyant l'impact qu'avait eue ma mauvaise humeur sur Clary, je m'en voulais terriblement. Une raison de plus pour ne pas rester face à elle lorsque ce qu'il me restait de maîtrise disparaîtrait. Pour autant, je ne pouvais pas la laisser plantée là sans une explication. C'était vraiment la merde, là. Alors, en désespoir de cause, j'inspirais profondément, passant une main sur mon visage. Comme si ça pouvait m'aider à garder certaines émotions à l'intérieur ...

« T'as fini ? » C'était une question rhétorique et assez peu agréable, d'accord, mais mon ton était beaucoup plus doux quand même. Je laissais un soupir m'échapper. « Je ne sais pas pourquoi je m'emmerde à me justifier, pour commencer. » Je levais les yeux au ciel, dans un geste d'agacement tangible. « Je ne sais pas non plus pourquoi je m'emmerde à me mettre dans un état pareil puisque de toute façon, ça ne changera strictement rien, et surtout pas en ma faveur. » Je marquais une pause. « Même si tu n'avais rien dit, ce mec aurait continué de te faire des avances et un jour ou l'autre il t'aurait dit exactement la même chose. Je ne comprends pas comment tu peux ne pas te rendre compte de l'attraction que tu as sur les hommes. C'est ... Enfin, il suffit de te regarder pour comprendre pourquoi il te tourne autour. » J'étais amer en le disant. C'était vrai. Elle était superbe. C'était facile de voir ce qu'il lui trouvait. Je lui trouvais la même chose. Spontanéité, naïveté, beauté. Un mélange tout à fait rafraîchissant. « Moi non plus, je ne veux pas te perdre. Je sais que j'agis comme un idiot pour te le montrer mais ... Le fait est que je sais qui je suis, qui tu es, mais que toi ... Tu ignores probablement déjà pas mal de choses sur toi, et tu ne sais pas un dixième de qui je suis. La plupart du temps, j'aime être un mystère pour toi. Ça me protège. » Un sourire en coin, tout à fait ironique et auto-dérisoire étira mes lèvres. « Sauf qu'un jour, quand tu auras croisé toutes mes facettes ... Tu risques de te détourner et de me laisser planté là comme un con, parce que tu sauras ce que je sais depuis que je t'ai rencontrée. Tu es beaucoup trop bien pour moi. Je ne te mérites pas. Et si je n'étais pas aussi égoïste, je te laisserais continuer ta route dès aujourd'hui. » Obéissant à son propre instinct, ma main se glissa sous sa mâchoire, tout doucement, pour lui faire relever la tête. Je voulais qu'elle me regarde droit dans les yeux pour la suite. « Seulement, je ne suis qu'un foutu égoïste, et je n'ai aucune envie que tu t'en ailles. Pour la première fois de ma vie, je me pose des questions sur mon futur, de la place qu'un nous aura dans ma vie. J'en ai vraiment envie. C'est même pire que ça ; j'en ai besoin. Quand je regarde le futur, je ne le vois qu'avec toi. Alors ... Ça me terrifie qu'un jour, un mec comme lui, un mec qui te méritera, puisse venir m'enlever ça. Je veux que tu sois heureuse et si c'était avec un autre homme ... » Je pris une profonde inspiration, conscient de ce que j'étais en train de faire à cet instant précis, conscient que n'importe qui pourrait être là à nous écouter. Moi qui n'aimais pas m'étaler, je ne pouvais pas m'en empêcher. Je ne voulais pas m'en empêcher. « Ça me tuerait, Clary. Je ne te retiendrais jamais si c'est pour te rendre malheureuse, mais ça me tuerait. Alors je compte bien me battre pour toi tant que je serais celui avec qui tu veux être, mais le jour où tu me demanderas de te laisser partir, je ne sais pas ce qu'il va rester de moi. »

Mon pouce caressa sa mâchoire, doucement et, presque timidement, mon autre main vint se poser sur sa taille. L'envie de l'attirer contre moi et de l'embrasser jusqu'à lui couper le souffle était furieuse, mais je devais tenir bon. Ne pas laisser d'émotion, quelle qu'elle soit, me submerger à cet instant. Au cas contraire ... Oh, vous ne voudriez pas voir ce qu'il se passerait si la digue cédait sous une vague émotive.  

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MessageSujet: Re: I'll look after you • Alex & Clary   Ven 1 Avr - 23:33





Clary & Alex
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Clary n'avait pas hésité longtemps avant de suivre Alex et de le rejoindre afin de le stopper. Elle n'avait aucune envie de le laisser partir comme ça, déjà parce qu'elle ne voulait pas que ça se finisse en queue de poisson et puis parce qu'elle détestait le conflit et qu'elle n'avait pas du tout l'intention de le laisser s'échapper alors qu'elle n'avait pas eu le temps de réagir. C'était un peu de sa faute si elle n'avait rien dit, mais elle avait été surprise, prise de court et elle n'avait rien trouvé à rétorquer. Et puis il s'était quand même vite défilé. La demoiselle l'avait donc rejoint et elle s'était postée devant lui. Alex n'avait pas spécialement l'ait enchanté de la voir, mais même son nom prononcé comme un avertissement ne la dissuada pas de se lancer. Elle aussi avait le droit de lui dire ce qu'elle pensait non ?! Il n'était pas le seul à pouvoir l'agresser. Même si elle n'avait aucunement l'intention de l'agresser, loin de là. De toute façon elle était bine incapable d'agresser quelqu'un et encore moins Alex. Alors Clary dit ce qu'elle pensait, qu'elle n'avait rien vu venir avec Cédric et que si ça avait été le cas, elle se serait bien tue. Et elle pensait vraiment ce qu'elle disait, elle n'avait jamais eu l'intention de draguer qui que ce soit, de toute façon elle en était bine incapable... Même Alex elle ne l'avait pas dragué alors...

Ce ne fut qu'après une petite pause, le temps de respirer un coup, et surtout de s'avancer vers le jeune homme, que le blonde reprit la parole. Elle avait toujours ce manque de confiance en elle, cette incertitude, qui faisait qu'elle n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'Alex puisse être avec elle alors qu'il lui était si facile d'avoir qui il voulait. Elle ne voyait pas ce qu'elle pouvait avoir de si extraordinaire pour qu'il veuille rester avec elle et régulièrement elle se demandait si tout cela se terminerait... Elle n'en avait absolument pas envie ! Clary fit donc part de son incertitude, de sa compréhension s'il préférait aller voir ailleurs. Elle serait effondrée, mais elle aurait compris, après tout, elle n'était pas aussi jolie que certaine fille, elle n'avait pas leur assurance, elle n'était même pas du même genre que lui. Le monde de la nuit n'était définitivement pas son monde et elle n'avait pas vécue tout ce qu'il avait pu vivre... Elle se savait inexpérimentée, maladroite et parfois chiante, c'était légitime qu'il s'ne aille s'il trouvait mieux, ou s'il ne se sentait pas heureux avec elle. Les yeux posés sur le jeune homme, Clary avait dit ce qu'elle avait sur le coeur, mais très vite elle dut baisser la tête pour échapper au regard de glace d'Alex. Elle était déjà de nature à être facilement impressionnable, mais là, avec ce regard sur elle, elle se sentait tellement petite et insignifiante.

Lorsque le parisien prit la parole, ce fut pour poser une question et la demoiselle répondit, plus par réflexe qu'autre chose, par un hochement de tête. Que pouvait elle dire de plus ?! Elle se risqua à quelques coups d'oeil durant son petit discours. D'ailleurs la première phrase la blessa, elle avait envie qu'il fasse l'effort de communiquer, c'était pas la base pour un couple ? Enfin c'était ce qu'elle avait toujours entendu... Ce qu'il ajouta ensuite était plus un fait, une vérité, se mettre dans une colère pareille ne résoudrait pas leurs affaires, tout comme le fait qu'il y avait de grandes chances que Cédric agisse un jour ou l'autre. Ou pas, peut être que si elle avait ouvert un peu plus les yeux, si elle avait été un peu moins naïve, elle ne serait pas entrée dans ce petit jeu qui ne l'intéressait pas. Par contre la demoiselle n'était pas du tout d'accord sur cette histoire d'attraction sur les hommes, elle était anti-douée dans les relations hommes-femmes et elle n'avait jamais vu un seul mec s'intéresser assez à elle pour l'inviter à quoi que ce soit de particulier... Même que des fois elle s'était demandée si elle faisait si peur que ça pour ne pas attirer d'hommes. Les pensées de Clary furent interrompues par la voix d'Alex qui reprenait. Elle savait qu'elle ne connaissait pas grand chose du jeune homme et d'ailleurs elle se posait des tas de questions qu'elle n'osait pas lui poser. Elle avait peur de passer pour une fille envahissante, jalouse et possessive et aussi pour une chiante de service. Elle ne voulait pas l'ensevelir sous toutes ses questions, parfois bien bêtes, alors elle se contentait en général des questions basiques... Pour ce qui était du fait qu'elle ne se connaisse pas... elle se connaissait beaucoup, elle avait eu 22 ans pour apprendre à se connaitre toute seule, par contre elle n'avait souvent aucune idée de ses réactions lorsqu'elle était avec Alex et c'était ce qui la gênait le plus.

Ce que dit le parisien sur toutes ses facettes et les chances qu'elle s'en aille une fois qu'elle aurait découvert qui il était vraiment la fit douter un instant. Elle n'était pas certaine d'être capable de vivre avec certaines de ses facettes, mais elle savait qu'elle pourrait s’accommoder, pour les gens qu'elle aimait, elle était capable d'étonnantes ressources en patience et en compréhension, comme de pardon, alors s'ils faisaient un effort tous les deux il était possible qu'ils s'en sortent, non ?! Et puis elle n'était pas si bien que ça et lui n'était pas si terrible que ça. Enfin elle n'avait pas cette vision là de la chose. Elle n'était pas mieux que lui et même si elle était restée sur un chemin bien plus droit que le sien, il n'en était pas pour autant un monstre. Loin de là même, il avait ses défauts, c'était certain, mais elle en avait à la pelle aussi. Tout ce qui comptait c'était leur lien, ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre et ce qu'ils faisaient pour l'autre. Il n'était pas égoïste, c'était son choix à elle aussi et elle n'avait aucune envie qu'il ne la laisse seule. Clary, qui jusqu'à présent avant la tête basse, le regard posait plutôt sur ses mains, sentit les doigts d'Alex glisser sous son menton et elle redressa lentement la tête, levant les yeux pour observer le visage du jeune homme. Au moins il y avait pensé, il avait réfléchi à un futur avec elle et cela rassura Clary. Elle savait que des tas de paramètres pouvaient intervenir, et elle n'était pas avec Alex depuis des années, mais elle avait envie de voir les choses du bon côté et avec les sentiments qu'elle éprouvait à son égard, elle ne pouvait qu'imaginer un futur avec lui. Ses craintes quant au fait qu'elle puisse trouver mieux ailleurs et qu'elle s'en aille n'était pas fondée, elle ne voyait pas pourquoi elle irait voir un autre homme alors qu'il lui apportait tout ce dont elle avait besoin et souvent bien plus même. La demoiselle resta néanmoins silencieuse, laissant une pause au parisien pour qu'il trouve ses mots.

Et ce qu'il annonça manqua de la faire sourire. C'était exactement ce qu'elle pensait s'il décidait de partir. Elle serait anéantie, perdue, effondrée. Clary avait son regard bleu planté dans celui d'Alex et elle ne put retenir un léger frisson lorsqu'il lui caressa la mâchoire. Chaque caresse éveillait en elle des choses qu'elle ne savait même pas qu'il était possible de ressentir. Elle sentit la main du jeune homme se poser sur sa taille et en retour elle posa ses mains sur son torse avant que l'une d'elle aille se placer derrière sa nuque et ne caresse la base de ses cheveux
.

"Lex, c'est avec toi que je suis, c'est toi que j'ai choisi et c'est toi que j'aime... Alors je sais que tu vas me dire qu'on peut pas faire confiance aux autres mecs, mais fais moi confiance. Fais moi confiance pour ça et pour toutes ces facettes que tu caches, d'accord ? Je me connais suffisamment pour te dire que je suis nettement plus forte que j'en ai l'air, t'as pas à te cacher."

Un sourire timide vint s'afficher sur son visage et elle prit les devants, déposant ses lèvres sur celles du jeune homme avec tendresse. Elle n'aimait pas s'engueuler avec les personnes qui comptaient pour elle et Alex comptait beaucoup, il était donc hors de question qu'ils continuent de s'embrouiller pour une connerie d'un mec qui avait voulu faire le malin. Clary finit par se blottir contre son homme et soupira avant d'ajouter quelques mots avec le sourire.

"4 jours sans se voir c'est long, apparemment on a le temps de se poser trop de questions !"

Elle releva la tête pour voir le visage d'Alex. Même après une dispute elle le trouvait beau, en fait elle avait l'impression que son coeur débordait littéralement d'amour pou lui et qu'elle serait bien incapable de ne plus l'aimait, peu importait ce qu'elle voyait ou ce qu'elle découvrait.




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