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 Le coeur ne ment jamais ▬ Valentin et Cléia

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: Le coeur ne ment jamais ▬ Valentin et Cléia   Mar 12 Jan - 23:48




 

Valentin et Cléia
Le coeur ne ment jamais

Valentin n'avait pas eu le plaisir de profiter de vacances, il avait bien eu les jours fériés et deux jours entre les fêtes, mais il fallait faire tourner le garage et pour cela il devait travailler et faire du travail de qualité. En plus de son boulot au garage, Val avait du finir ses cartons et commencer à emménager dans son nouvel appartement en ville. Ça ne l'enchantait pas vraiment de devoir déménager comme ça, mais il n'avait pas le choix, avec tous les changements à Etretat, le rachats de l'académie, il ne pouvait rester dans son studio. L'avantage était que son appartement en ville était plus grand et il y avait un peu plus de vie dans se premier étage de la maison. Seulement devoir déplacer toutes ses affaires c'était quelque peu chiant et en quelque sorte une perte de temps. Il aurait préférait pouvoir s'occuper à d'autres choses, comme sortir avec Cléia, ou aller faire du sport, remplir son frigo... Bref, ce changement il s'en serait très bien passé.

Heureusement, il y avait eu les fêtes, et même si son oncle était au garage, Val avait passé Noël et nouvel an chez Cléia, en soirées en amoureux. Ça avait été calme, amusant et presque romantique. C'était surtout une première aussi bien pour elle que pour lui et tout c'était fait assez naturellement. Un peu comme tout depuis leur rencontre en boîte de nuit en réalité. Val avait toujours eu l'habitude de passer la soirée de Noël avec sa mère puis de sortir jusqu'au lendemain, et après son arrivée en Normandie, il s'était contentait d'un coup de fil à sa mère puis à une sortie ou pas d'ailleurs. Cette année, il avait donc découvert le plaisir de passer la soirée avec une personne a qui il tenait et qui n'était pas sa mère, une personne qui le retenait parfaitement dans le studio alors qu'il avait pour habitude de sortir. Le nouvel an c'était déroulé dans le même esprit, ils avaient squatté le studio de Cléia puisque dans le sien il ne restait plus grand chose et qu'il ne pouvait décemment pas inviter la demoiselle et la faire manger par terre avec des cartons qui traînaient encore.

Durant les vacances de la jeune femme, ils avaient pu se voir un peu plus, surtout que la semaine qui avait précédé, Clé avait été assez prise avec ses examens et lui même avait eu du travail. Lors de l'un de ses jours de repos, ils en avaient profité pour pratiquement finir l'emménagement de Val en ville et après cela il ne lui restait plus que les dernières choses dont il avait encore besoin à amener. Valentin termina de tout installer et se posa dans son nouveau chez lui peu après la rentrée de Cléia. Il aurait pu finir avant, mais rien ne pressait réellement son départ et il avait comme du mal à quitter son studio. c'était stupide et complètement niais venant de lui, c'était bine trop sentimental pour lui ressembler. Mais il avait débutait une nouvelle vie à Etretat, dans ce studio et même s'il n'était qu'à quelques minutes en voiture, c'était un changement. Il quittait un endroit qu'il appréciait. Bien sur qu'il allait bien s'y faire de vivre dans un logement plus grand qui lui ressemblerait plus. Mais il allait être nettement plus proche de son boulot et plus lui de Cléia, il n'avait plus aucune chance de la croiser au détour d'un couloir. Par contre il allait pouvoir profiter de la proximité de la digue et de la plage pour courir le long de la mer et il avait aussi beaucoup moins de distance pour aller chercher le pain.

En ce mois de janvier pluvieux et venteux, Valentin avait passé sa journée au garage, il avait fait des devis, s'était occupé de deux révisions et avait fini par remplir de la paperasse que son oncle avait en horreur. Vers 17h, il rangea les papiers dans l'étagère et salua son oncle avant de partir. Il n'était pas question qu'il fasse d'heure sup' aujourd'hui, il y avait une petite soirée qui se programmé avec Cléia pour son emménagement alors pas de travail en plus. Le jeune homme retrouva son appartement, se changea et sortit pour aller courir. Il pleuvait et le vent était fort, mais c'était un bon moyen d'évacuer toutes tensions. Il allait passer la soirée avec une femme qu'il désirait et l'attente, les efforts, commençaient à se faire ressentir, alors l'option était de se fatiguer assez pour moins penser et pour faire passer toute idée stupide qui aurait pu lui traverser l'esprit. Il tenait à la jeune femme et même si des fois il avait l'impression que ses nerfs étaient mis à dure épreuve, il faisait toujours en sorte pour rester maître de lui-même et ne pas déraper. Après une heure trente d'un footing soutenu sous une pluie battante dans la campagne normande, Val' rentra chez lui trempait, il passa directement par la case salle de bain et un quart d'heure plus tard il en sortit propre et en boxer. Un jean et un t-shirt enfilés, il passa à la cuisine et commença la préparation du repas, ça serait risotto aux champignons et dinde, mais avant cela il y allait quand même avoir l'apéro, ils fêtaient l'arrivée de Valentin dans son nouvel appartement.

Le toulousain installait la table lorsqu'il entendit tapé à la porte, un fin sourire s'afficha sur ses lèvres. Il déposa la fourchette qu'il avait à la main avant d'aller ouvrir à Clé. De toute façon, à cette heure là, ça ne pouvait être qu'elle. Ses cheveux, qui commençaient à être un peu longs, encore mouillés et son petit air négligé n'enlevaient rien à son charme, au contraire même. Val sourit de plus belle à la vue de la demoiselle. Il aimait les moments qu'ils passaient ensemble et la soirée s'annonçait plus que bien.


"Quelle ponctualité Princesse"

Son sourire amusé laissa place à un sourire plein de charme et Val' se pencha pour embrasser la jeune femme.



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MessageSujet: Re: Le coeur ne ment jamais ▬ Valentin et Cléia   Jeu 24 Mar - 10:13

Cléia & Valentin
« Le cœur ne ment jamais. »
La fin d'année avait été mouvementée, et il fallait l'avouer, la nouvelle année ne s'annonçait pas beaucoup plus calme. Mais bon, j'avais terminé mes examens scolaires, et sûrement bien cartonné, il fallait l'avouer. J'étais en tous cas presque sereine quant aux résultats, ce qui me ressemblait assez peu. C'était peut-être un peu de l'effet d'un certain jeune homme sur moi, ça … A force de me dire qu'il avait confiance en moi, il devait déteindre mais … Je l'avouais volontiers, c'était terriblement agréable de lâcher prise et d'y croire un peu. J'aimais la façon dont je me voyais grâce à lui, j'aimais la façon qu'il avait de balayer certaines de mes craintes d'un revers de main et de composer avec les autres en toute délicatesse. Mais par dessus tout, je l'aimais lui, ce qui était quand même assez fou. Le cœur a ses raisons que la raison ignore, il paraît. J'étais tout à fait d'accord.

Enfin. La fin d'année avait quand même rimé avec vacances et avec fêtes. J'avais un peu profité de ces deux semaines libres pour me reposer, quand même, mais aussi pour voir au maximum Val. Et on avait fait pas mal de choses tous les deux. Déjà, il y avait eu pas mal de boulot pour son déménagement. Le plus gros du temps que nous avions passé ensemble, nous l'avions passé le nez dans ses cartons, mais bon, je comprenais. Son temps libre lui était compté, avec son travail, et puis sa date de départ approchait, alors il fallait bien concilier déménagement et moments ensemble dans ses heures vacantes. Ce qui ne nous avait pourtant pas empêché de sortir un peu quand même – j'avais réussi à l'embarquer un samedi après-midi complet pour une virée shopping, et il avait à peine râlé, c'était superbe ça ! – et surtout de nous poser vraiment pour passer les soirées de fête posés chez moi. D'excellents moments, et aussi la première fois depuis des années que je fêtais Noël. Et puis, en plus de tout ça, j'avais commencé à chercher un travail saisonnier et surtout à regarder où je serais l'année prochaine, pour mon master.

Eh oui, les considérations scolaires avaient repris peu avant la rentrée. Je demandais mon entrée en master à Etretat, mais ce n'était pas une certitude ; les places se faisaient chères. Mais c'était vraiment ce que je voulais faire, et pour deux raisons : ce master, c'était celui que je voulais depuis que j'étais entrée en licence. C'était mon objectif. Et je ne voulais pas partir faire mes études à Paris ou Marseille. Je voulais rester là où j'étais, avec mes amis et mon homme. Parce que pour moi en tous cas c'était clair ; ce n'était pas une histoire de passage, je voulais avancer avec lui, réussir à construire quelque chose, peu importe le prix. Ce qui représentait quand même des efforts considérables de ma part, mais soit. Pour le moment, le toulousain ne me donnait que des raisons de lui accorder un peu plus de ma confiance chaque jours, et ce que j'essayais de donner – c'était parfois comme contre nature pour moi, à cause de mon passé – payait beaucoup. J'étais assez heureuse, au final.

Mais voilà, la reprise des cours signifiait de moins pouvoir profiter de mon beau brun, et aussi qu'il allait vraiment déménager. Ça me chagrinait pas mal, cette histoire. Mais bon, il n'avait pas le choix, je le savais bien, ça. Seulement, je n'allais plus le croiser comme avant, un peu à l'improviste au détour d'un couloir. S'il y avait quoi que ce soit, il ne serait plus là, juste à côté. Bon, d'accord, je pouvais relativiser quand même. Il n'était que sur le centre d'Etretat, ce qui voulait dire qu'il serait là rapidement si je l'appelais pour n'importe quoi, mais voilà … Je n'aimais pas trop cette idée même si je m'étais bien abstenue d'en faire la moindre remarque. J'avais remarqué qu'il repoussait la date de départ, comme s'il rechignait à laisser son studio à l'académie, et je trouvais que ça ne lui ressemblait pas vraiment. C'était comme s'il avait eu du mal à tourner la page, mais venant de Val c'était quand même super bizarre. Il n'était pas du genre matériel, et je doutais franchement que ce soit moi qui le retenais à l'académie puisque j'avais visité son nouvel appartement avec lui avant qu'il ne signe – oui, encore un de ces moments où on avait concilié temps libre limité et tâche obligatoire.

Néanmoins le temps n'était plus à ce genre de considération. J'étais retournée en cours et, après une journée chargée sur le plan intellectuel, j'étais rentrée chez moi pour me changer, puisque j'avais rendez-vous chez mon homme pour fêter son emménagement. Et je comptais marquer l'occasion un peu. En rentrant, donc, j'avais filé sous la douche pour me préparer en vitesse. Je n'avais pas le temps de laver mes cheveux, mais j'avais besoin d'un peu de détente avant de partir. En sortant de la douche, je m'étais séchée et avais rapidement réalisé un maquillage simple ; un smokey eye allant du rose pâle au prune, et qui rendait assez naturellement, avec un trait léger trait de crayon noir et une touche de mascara. Pour les lèvres j'optais pour un gloss cerise très discret. Voilà qui serait largement suffisant. Puis j'avais filé en sous-vêtements jusque ma chambre pour enfiler la tenue que j'avais choisie. Une paire de collants avec un motif de dentelle, noirs, semi-opaques, et une robe patineuse bleu marine qui m'arrivait à mi-cuisse, avec un léger décolleté en V et aux manches m'arrivant aux coudes. Avec cela, une paire de bottes en cuir, d'inspiration un peu rock, plates. C'était plutôt bien, et ça changeait de mes habitudes. Je retournais finalement à la salle de bain finaliser ma tenue avec une touche de parfum, Black XS l'Excès, et en donnant un rapide coup de brosse dans ma crinière brune, laissant les boucles suivre leur cours.

Vue l'heure, j'enfilais finalement mon manteau, un long trench coat noir en simili cuir. C'était une petite folie, ce blouson, et je le portais peu à cause de l'image sexy qu'il renvoyait, mais je l'adorais. Le problème, c'était que je détestais les regards qu'il pouvait attirer sur moi, alors généralement, il n'y avait qu'en compagnie de Val' que j'osais le porter. Bizarrement, la présence du jeune homme à mes côtés suffisait à me rassurer mais aussi à faire passer leur chemin aux emmerdeurs, qui du coup ne m'approchaient pas et c'était tant mieux. Je m'étais finalement mise en route, quittant mon appartement avec papiers, clés et portable, pour prendre la voiture et mettre le cap vers le centre d'Etretat, où il avait été facile de me garer presque sous les fenêtres du garagiste. J'étais ensuite rapidement monté, histoire de pouvoir toquer à sa porte, un petit sourire aux lèvres, impatiente de passer cette soirée avec lui. Et l'attente ne fut pas longue avant qu'il n'ouvre la porte, ce qui était bien plus qu'agréable. L'air qu'arborait le jeune homme me donnait envie de lui sauter dans les bras, mais je m'en retins, un sourire en coin venant plutôt étirer mes lèvres.

« Toujours quand il s'agit de passer du temps avec toi. »

Tandis qu'il se penchait vers moi, je me hissais sur la pointe des pieds, mes lèvres partant à la rencontre des siennes, ma main gauche se posant sur son épaule, s'y accrochant délicatement. Le baiser dura un peu, doux et délicat, jusqu'à ce que je pousse Val vers l'arrière, à l'intérieur de son appartement, riant légèrement. Le baiser était rompu, mais pas la bonne humeur, c'était sûr et certain.

« Tu m'as manqué, tu le sais ? »

Il l'avait sûrement ressenti, parce que mine de rien, ce premier baiser avait été un peu appuyé. Du moins appuyé façon Cléia, si vous voyez ce que je veux dire, et du coup, ce n'était pas super habituel, mais ça m'était venu naturellement. Ma main, toujours posée sur son épaule, glissa doucement le long de son bras et mes doigts s'entrecroisèrent avec les siens.
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MessageSujet: Re: Le coeur ne ment jamais ▬ Valentin et Cléia   Mer 13 Avr - 0:18




 

Valentin et Cléia
Le coeur ne ment jamais

L'emménagement fini, c'était quand même beaucoup plus sympathique de recevoir Clé, même si Val n'avait rien contre le fait de manger par terre entouré de cartons avec la jeune femme. Cette soirée serait un peu plus confortable et puis ça ressemblerait plus à une véritable soirée plutôt qu'à un pique nique dans un appartement. Le jeune homme était fin prêt et il avait lancé le repas, parce qu'un risotto ça ne se faisait pas en 5 minutes et qu'il n'y avait pas de grand intérêt à manger à minuit, et s'était mis à dresser la table lorsqu'on frappa à la porte. Ce fut sans l'ombre d'un doute qu'il alla ouvrir à Cléia, son habituel sourire aux lèvres et une phrase de bonjour qui n'en était pas une. Au moins cela eut pour effet d'esquisser une sourire aux lèvres de la demoiselle et la réponse qu'elle lui sortit le fit sourire de plus belle. C'était une réponse tout à fait appropriée et qui lui faisait plaisir. Parce que pour être honnête, cette absence de réel contact mettait sa patience à rude épreuve et entendre ces mots l'aidait à ne pas déraper, à rester maître de ses faits et gestes. Valentin se pencha pour embrasser Clé et il eut l'agréable surprise de la sentir s'accrocher à son épaule et prolonger un instant leur baiser. Le toulousain posa sa main sur la taille de la demoiselle sans pour autant devenir trop insistant, il avait appris à ses dépends qu'être entreprenant avec elle ne pouvait que la braquer. Il avait du apprendre à contrôler son instinct, instinct qui lui dictait clairement de coller son corps au sien et de faire durer encore un peu plus ce baiser.

Leur étreinte fut coupée par Cléia qui repoussa Val vers l'intérieur de l'appartement. Le toulousain esquissa un sourire lorsqu'elle lui dit qu'il lui avait manqué. Oui, il avait cru comprendre, c'était assez rare les fois ou elle prenait l'initiative de prolonger ce genre de contact, mais ce n'était pas désagréable du tout. Val la laissa prendre sa main, il avait son regard planté sur elle et après une seconde, son sourire s'élargit et il l'embrassa dans les cheveux
.

"Je pense que tu me l'as fait comprendre"

Du pouce il caressa la main de la demoiselle avant de retirer sa main pour enlever le manteau de ses épaules. D'accord, il venait d'emménager, mais il y avait du chauffage quand même chez lui. Et puis ce manteau n'était pas une des meilleures idées s'il voulait garder les idées totalement claires. Une fois le trench enlevait, Val put admirer la tenue de Clé et il se serait presque sentit ridicule avec sa tenue toute simple, sauf qu'il lui en fallait nettement plus pour avoir l'air ridicule. Il prit la main de Cléia et l'amena dans le salon. Elle connaissait les lieux et n'avait aucunement besoin d'un guide, mais il profitait de ses petits moments pour être un peu plus proche d'elle. Une fois dans le salon, il déposa le trench sur un fauteuil et montra le canapé à Clé pour qu'elle s'y installe.

"J'ai du champagne, ou du jus de fruit... ou de la bière, tu préfères quoi ?"

Et oui, du champagne, ce n'était pas l'alcool qu'il préférait, loin de là même, mais c'était l'alcool de fête pas excellence et là ils fêtaient enfin cet emménagement. Le jeune homme s'éclipsa un instant pour rejoindre la cuisine et servir les verres, ainsi que mettre dans des plats des biscuits apéritifs. Encore un peu et il serait presque en train de préparer un dîner romantique, en réalité, il ne manquait vraiment que les chandelles, mais il n'était pas prêt à acheter des bougies juste pour une soirée avec sa copine. Une fois que tout fut mis dans un plateau, il ramena le tout sur la table basse et s'installa aux côté de Clé. Il lui tendit son verre avant d'attraper le sien et de se tourner vers elle pour trinquer.

"A cette galère terminée ! Et également à ta robe, tu es ravissante Clé"

Val ne disait pas cela pour la mettre mal à l'aise, il pensait réellement ce qu'il disait, il restait même tout à fait soft dans ses paroles, parce qu'il aurait très bien pu dire qu'il la trouvait tout à fait sexy dans cette tenue, sauf qu'il connaissait assez la demoiselle pour savoir que le terme sexy passerait assez moyennement, il risquait de la perdre. Les verres s'entrechoquèrent et le toulousain porta le sien à ses lèvres avant de le déposer sur la table basse et d'attraper distraitement la main de la jeune femme.

"Alors dis moi, comment c'est passé ta journée ?"

La question était réelle, il se demandait ce qu'elle avait pu faire, si elle s'en sortait, même si sur ce point il n'avait pas de gros doute, et si tout se passait bien. Val avait beau avoir passé des années dans la rue à faire les pires conneries de sa vie, il avait reçu une certaine éducation et tout ce qu'il avait effacé de cette éducation pendant ses années de dépravations lui revenait depuis son arrivée à Etretat. Il n'était plus question de se défoncer à longueur de journée, de boire jusqu'à en tomber et de coucher avec toute fille qui passait par là. Il avait un travail qui lui plaisait, même si ce n'était pas toujours facile, une copine qui méritait qu'on prenne soin d'elle et surtout qui ne pourrait pas supporter une seconde l'homme qu'il avait pu être avant son arrivée.



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MessageSujet: Re: Le coeur ne ment jamais ▬ Valentin et Cléia   Jeu 1 Sep - 0:37

Cléia & Valentin
« Le cœur ne ment jamais. »
Rejoindre Val ... C'était exactement ce dont j'avais besoin après la journée de cours plutôt longue et éreintante que j'avais eu. Je n'étais pas sûre de rester bien éveillée toute la soirée, et pourtant je n'avais aucune envie d'écourter le temps qu'on pourrait passer à deux ou d'être de compagnie moyennement agréable ... Au contre même, j'avais envie de faire des efforts pour fêter dignement l'emménagement de mon homme dans son nouvel appartement très mignon. C'était assez drôle, d'ailleurs, parce qu'on l'avait visité à deux, et le bailleur avait essayé de me charmer avec les lieux en pensant qu'on s'installerait à deux et que peut-être j'arriverais à faire plier la balance en ma faveur. Sauf que c'était raté, et c'était drôle. Enfin bref, il fallait fêter ça correctement et, en plus d'être comme toujours ponctuelle, j'avais fait un effort vestimentaire pour Valentin. Je savais que ça n'était pas forcément ce qu'il attendait de moi, mais bon, ça je pouvais le faire pour lui faire plaisir.

Tout comme je pouvais appuyer un peu plus le baiser, un temps au moins. Ce n'était pas non plus folichon comme une galoche de compétition mais c'était toujours mieux qu'un petit bisou du bout des lèvres, surtout lorsque j'enroulais ma main sur son épaule. Lorsqu'il posa sa main sur ma hanche, je ne me raidis même pas, restant appuyée contre sa main. C'était quelque chose qui avait tendance à arriver plus souvent, un contact physique qui ne me dérangeait absolument plus, à la longue, et que peut-être je finirais par réclamer avant peu. C'était une partie des choses qui avançaient dans le bon sens entre nous. Quoi qu'il n'y avait rien qui puisse avancer dans le mauvais sens. Finalement, j'avais rompu le charme, repoussant Val jusque son appart' avec un sourire accroché sur les lèvres. Un sourire en coin étira finalement mes lèvres lorsque le toulousain m'affirma avoir compris qu'il m'avait manqué, et mes doigts jouèrent dans les siens tandis qu'il posait un baiser dans mes cheveux. Je relevais finalement les yeux pour fixer son regard clair, riant finalement doucement de ses airs de gentleman lorsqu'il ôta le manteau de mes épaules, non sans que je ne l'aide un peu.

Je laissais finalement Val saisir ma main et m'emmener vers le salon, non sans me rapprocher de lui jusqu'à pouvoir me glisser sous son bras, contre lui. Je savais plusieurs choses, par rapport à ce genre de contacts. Déjà, qu'il les évitait de son propre chef parce que je lui avais déjà servi certaines réactions presque violentes quand il avait tenté une fois ou deux. Ensuite, je savais que je pouvais lui mettre les nerfs à rude épreuve, mais bon, il y avait un moment où il fallait passer par là pour que je puisse avancer, et puis bon, je ne comptais pas faire marche arrière du jour au lendemain mais plutôt continuer dans ma bonne lancée. Et surtout, même si ça me paraissait contre nature, ça faisait du bien de pouvoir sentir quelqu'un que j'aimais contre moi. J'en avais de plus en plus envie. Enfin bref, j'avais fini par arriver au salon et m'installer sur le canapé, croisant sagement les jambes. Ma robe remontait légèrement, mais comme ça, ça n'avait rien d'indécent. Enfin, de trop indécent. Et je choisis finalement quoi boire, avec un sourire.

« Là, je crois que le champagne s'impose, monsieur ! »

Une mimique amusée étira mes traits. A mon avis, nous n'aurions pas de déménagement à fêter de sitôt. Déjà parce que je comptais garder mon studio à l'académie le temps de finir mes études, ensuite parce que les cartons avaient failli nous rendre tous les deux complètement fous et principalement Val, dont la principale qualité n'était normalement pas la patience ... Même s'il s'en était découvert des réserves inimaginables avec moi. Je lui proposais finalement de l'aider, et pris, comme d'habitude, un refus. Heureusement que je ne le prenais pas mal de manière générale, d'ailleurs. Venant du brun, ce n'était pas étonnant ni méchant. Je le connaissais bien, maintenant. J'attendis son retour en regardant autour de moi, découvrant pour la première fois la pièce comme étant le lieu de vie de Valentin, et c'était quelque chose. Lorsqu'il revint, mon sourire éclaira mon visage, et nous pûmes trinquer. A l'instant exact où il trinquait à la fin de cette galère, pour ma part je trinquais à son nouveau chez lui. Deux visions d'une même chose, comme souvent avec nous, mais c'était ce qui faisait notre couple. Nous étions extrêmement différents, pas du tout assortis aux yeux de certains, mais nous en avions tiré des forces. Finalement, je sentis mes joues rosir, à son compliment et je fis un effort pour fixer mon regard au sien, un sourire timide étirant mes lèvres, prête à dire quelque chose.

« J'essaye de faire le poids, face à toi. »

Parce que c'était rageant, il n'avait besoin de rien ou presque pour être juste superbe. J'avais parfois l'impression que rien ne pouvait le faire passer pour ridicule, alors que pour moi un rien suffisait à tout faire capoter. En fait, c'était carrément injuste. Du coup, de temps en temps, pour relever le niveau, je faisais le petit effort en plus. Et puis, j'adorais la façon dont il me regardait, dans ces moments-là. J'aurais du faire l'effort chaque fois que je le voyais. Ça serait beaucoup plus logique, quand on voyait ce qu'un simple tee-shirt uni pouvait faire comme effet sur lui ... J'enfermais finalement cette idée bien au fond de ma petite caboche trop remplie et essayais plutôt de passer à la suite. Comme par exemple mon beau brun qui me demandait comment s'était passée ma journée. Je levais donc instinctivement les yeux au ciel, soupirant d'agacement au souvenir de ma journée tout en jouant distraitement avec les doigts de Val. Ce n'était pas sa faute. D'ailleurs ce n'était pas tourné contre lui, d'ailleurs. Je secouais finalement la tête.

« J'ai failli tous les tuer un par un. Alors je suis contente que cette journée soit terminée, et j'avais bien besoin qu'on passe une soirée à deux pour décompresser. » Ça me ferait plus que du bien. Je haussais finalement les épaules avec un petit sourire amusé aux lèvres. « En fait, peut-être bien que je ne les ai pas supportés parce que j'avais envie que la journée passe beaucoup plus vite que ça n'a été le cas. » Non mais il m'avait vraiment manqué, ce n'était pas une connerie. « Et la tienne ? »

Je dégageais finalement une de mes mains de celles du mécanicien pour faire courir mes doigts le long de son avant-bras avec un sourire amusé. Ça c'était un contact qui m'allait encore assez bien. Non mais parce que bon, j'avais beaucoup moins de mal à aller chercher le contact de mon homme, et même plus que ça, j'étais de plus en plus entreprenante - bon, à mon niveau, s'entend - et même si j'acceptais plus facilement qu'il me touche en retour, j'étais beaucoup moins à l'aise. Ce qui ne m'empêchait pas d'avancer tous les jours. Bref. Je finis par récupérer mon verre sur la table basse pour en boire une gorgée avant de le reposer doucement. Je reposais ensuite mon regard sur mon homme.

« Alors, c'est quoi notre programme pour la soirée ? »

Je savais que Val avait toujours un petit programme d'établi - à peu près - quand on passait la soirée chez lui ou que c'était lui qui l'organisait. Bon ça n'était pas nécessairement toujours au cordeau mais ça donnait une idée de comment s'axait la soirée, et j'aimais assez bien.  
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MessageSujet: Re: Le coeur ne ment jamais ▬ Valentin et Cléia   

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