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 « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Mer 21 Oct - 22:12


« Let's see were we wake up tomorrow »
Grégoire & Elliana
« Bienvenue à Morzine. Le temps est neigeux et la température extérieure est d'un degré. La compagnie Carpentier vous conseille de mettre un deuxième pull, un blouson, une écharpe, des gants, un bonnet et des après-skis si vous en avez à votre disposition. »

Je m'étirai comme un chat, regardant autour de moi. Bon sang que c'était bon d'être de retour à la maison. Enfin, presque à la maison, parce qu'avec cette neige, impossible d'aller jusque chez moi en voiture. Bon, il n'y avait pas plus de cinq centimètres, mais la ruelle était trop dangereuse comme ça, et je risquais fortement de ne pas en sortir. Non, à la place, je m'étais garé sur la petite place qui nous servait de lieu de ralliement et il n'y aurait qu'un chemin de trois cents mètres à faire dans la neige. largement faisable, si vous vouliez mon avis. De toute façon c'était toujours comme ça, l'hiver. Mais bon avant d'affronter la neige, fallait que je m'étire un peu, je n'en pouvais plus. j'avais fait toute la route, roulant toute la nuit après la fermeture du bar. Heureusement qu'on n'avait pas eu les bouchons et que la neige en montagne m'avait demandé un peu d'attention sinon je me serais sûrement endormi. Du moins si toute la route avait ressemblait à l'autoroute, sur ma fin de parcours. Un autre point positif c'était qu'en temps qu'enfant du pays les chaînes ça me connaissait bien. Et ce n'était pas du luxe vu que la neige tombait seulement maintenant et qu'il y en avait assez sur la route pour nous faire goûter le ravin comme pour rire. Bon et puis la compagnie était loin d'être désagréable. Très loin, même.

En tous cas le voyage s'était bien passé, mais là je rêvais de mon lit. J'étais fracassé, il fallait l'avouer ! C'était compréhensible non ? C'était déjà bien que je ne compte pas me plaindre ! J'enfilais finalement mon blouson en feutre - très habillé pour un couillon de snowboarder dans mon genre - avant de sortir de la voiture, un sourire aux lèvres. Trop bon. C'était trop bon de sentir l'air piquant de neige autour de moi. Finalement, je mis l'étui de ma guitare sur mon dos, attrapant mon sac de voyage ultra-compact - vu ce que j'avais encore comme affaires ici pas la peine non plus de m'encombrer ! - et le sac d'Elli'. Galanterie quand tu nous tiens ! Et puis bon moi c'était ma seconde nature de marcher sur le verglas, elle je n'en étais pas si sûr. Donc je ne la laissais prendre aucun risque. Je fermais finalement la voiture, bataillant à peine. L'habitude mes amours, l'habitude !

« Suivez le guide mademoiselle ! »

Je me dirigeais d'un pas décidé vers les deux granges typiques qui entouraient mon chez moi. Il fallait le dire, c'était le dernier coin rustique de Morzine, les autres parties étaient des pavillons plus contemporains, ou carrément des blocs à touristes. Mais ces deux dépendances jouxtaient la maison et avaient été rattachées au bail de propriété de L'Etoile d'Or ; tant que mon père posséderait son bar, personne ne viendrait toucher à mon terrain de jeu d'enfance. Finalement, la maison se détacha dans le fond. C'était un chalet en bois et en pierre comme on en faisait beaucoup, très mignon avec son petit bandeau de neige. avant d'y arriver, la ruelle formait une légère pente, et je me laissais glisser pour la descendre. Je posais finalement mon sac au sec, sous le porche, afin de passer une main entre deux tôles qui couvraient l'appentis. J'en sortis une clé qui me permit d'entrer. Ma mère donnait cours ce matin, et mon père travaillait déjà. Elli' et moi avions la maison pour nous. Aussitôt la porte passée, la douce odeur du bois m'assaillit.

« Home sweet home. » Avec mon accent anglais parfait. « Allez viens, je te fais visiter. »

J'étais en train de pénétrer dans le salon toujours chargé lorsque je faillis m'arrêter d'un seul coup, un peu choqué pour le coup. Là, il manquait genre ... Un truc. Vous savez, énorme. Qu'on a tous dans un salon. Ouais, le canapé quoi. La pièce faisait vide, et pour cause, il ne restait que les sofas en cuir que mon père adorait tant. Bon d'accord on avait de la place pour en avoir quatre plus un canapé, mais là du coup sans le canapé c'était le vide intersidéral dans ma maison d'enfance. Ils avaient du oublier de me raconter un truc là. J'étais à peu près sûr d'avoir une tête d'ahuri d'ailleurs avec tout ça. Mais bon j'allais continuer à être bête avec Elli', ça passerait très bien comme ça.

« Te fie pas aux apparences, c'est bien le salon. Faut juste que je demande à mes parents ce qu'ils ont foutu avec le canapé. » Je secouais la tête en laissant glisser mon sac sur un des fauteuils, appuyant ma guitare contre. « Ça me perturbe ! »

Un peu mon n'veu ouais ! Comme la cheminée éteinte. Il neigeait que diable, il fallait une bonne vieille flambée dans l'âtre ! J'allais l'allumer avant de me coucher, tiens. En attendant je me dirigeais plutôt vers la chambre d'ami - ou buanderie, tout dépendait de la période, parce que même si la maison n'était pas spécialement petite on n'avait pas trop su où mettre notre machine à laver et notre sèche-linge. En fait on avait de très grandes pièces où ça ne collait pas franchement, une machine à laver. Remarquez maintenant qu'on n'avait plus de canapé dans le salon ... Bref. En passant devant la porte de cuisine fermée je l'indiquais à Elliana et j'ouvris la porte de la chambre d'amis. Et là catastrophe.

« Non mais c'est une caméra cachée ou quoi ? » Sérieux là ... Plus de canapé et machine à laver débordante, carrément ? En plus là le clic-clac était noyé. « J'allais dire "tadam voilà ta chambre !" mais là c'est plutôt "je sais pas où tu vas dormir" en fait. » Je ris légèrement. Je n'osais pas franchement regarder Elli', presque sûr d'exploser de rire. Forcément, vu comme j'étais depuis qu'on était en route, elle allait finir par me faire une réflexion. Ou me sortir une mimique. Non franchement ... « Je crois que la machine à laver a noyé ce qu'il me restait de sérieux. Et de courage. Et d'énergie. » Je poussais un soupir. « Bon, et bien mademoiselle Andaraniel, je vais te montrer ma chambre, parce que je pressens que ça sera la tienne cette semaine vu l'état du convertible. »

Strictement impossible de la faire dormir là-dedans, c'était le marécage ! Bon et puis il allait falloir essorer tout ça, mais le carrelage ne craignait rien alors j'allais me jeter une heure ... dans mon lit ou dans un fauteuil sûrement, ça serait pas plus mal, histoire de me reposer un peu et après je me mettrais en mode boulot. Enfin en mode Cendrillon quoi. Enfin bref, je montais les escaliers avec les affaires d'Elli' avant d'ouvrir la première porte sur le palier, qui donnait sur ... Eh bien ma dépendance quasi totale dans cette maison, parce que ma chambre était équipée de ma salle de bain. Il ne me manquait plus que la kitchenette et j'avais un vrai studio d'étudiant. C'était un peu la même superficie d'ailleurs, un bon quinze mètres carrés de chambre plus la salle de bain. Et le tout était décoré à ma façon. Du bleu et du vert, des photos de différents formats sur les murs, les reliques de mon palmarès sportif sur les étagères. Si la décoration était un peu éclectique, les meubles étaient en bois noir laqué, sobres, et c'était parfaitement mon univers. Je posais finalement le sac de la demoiselle le long du placard, l'ouvrant pour vérifier qu'il restait de la place pour qu'elle puisse s'installer. Bon il y avait mes fringues, mais il y avait de la place !

« Ça te convient ? La porte du fond donne sur ma salle de bain. »

Et les fenêtres sur la vallée. Mon cocon de grand ado n'avait pas bougé depuis que j'étais parti, c'était assez drôle.

Emi Burton

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Elle veut de la vie en grosses coupures,
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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Jeu 22 Oct - 22:29



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:  « Let's see were we wake up tomorrow »  Elliana & Greg
Déjà deux mois de cours de passés ! Elliana avait du mal à s'en rendre compte, elle se rendait par compte beaucoup plus qu'elle allait passer une semaine en compagnie de Greg, et plus encore, dans la famille de Greg. Cela faisait déjà deux bons mois qu'il l'avait invitée et qu'elle avait accepté, un peu sur un coup de tête. Et dire qu'elle partait juste pour le voir sur scène. Bon d'accord, c'était une sorte de prétexte en réalité, mais pas que, elle souhaitait vraiment voir le jeune homme chanter devant un public. Et le voyage était un bonus. Bonus qui lui permettait de s'éloigner un peu de l'ambiance cours et également qui la laissait pratiquement seule avec Greg. Depuis qu'elle ne travaillait plus à l'Edel, depuis qu'elle avait repris ses études donc, elle n'avait pas trop eu l'occasion de voir le barman et ça lui manquait un peu toutes leurs bêtises. Oui, il lui manquait. Et même si elle était passée au bar quelques fois, elle n'avait pas vraiment tout le temps qu'elle souhaitait pour profiter de l'instant. Cette seconde année avait débuté sur les chapeaux de roues, l'emploi du temps était chargé et elle devait travailler presque autant que durant sa première année. Mais comme elle aimait le dire, elle l'avait choisi et maintenant elle devait assumer jusqu'au bout. Surtout que son stage l'avait conforté dans son idée de devenir sage-femme.

Toujours était-il qu'Elli avait pris la route avec Grégoire et qu'elle allait à la montagne pendant ses vacances, enfin plutôt interruption pédagogique parce qu'elle avait quand même du travail et que ce n'était qu'une semaine alors que normalement les vacances duraient deux semaines pour les écoles, collèges et lycées. Les joies de la facultés ! Elliana avait donc passé de longues heures en voiture en compagnie de son ex patron. Et ça se sentait que c'était son ex patron, elle ne se filtrait absolument plus et ne se gênait pas pour dire tout ce qui lui passait par la tête. En même temps il fallait au moins ça pour rester éveillée et garder son chauffeur alerte. Parce que même si elle n'avait jamais vraiment fait d'énorme route, elle savait que la fatigue était un danger mortel et elle n'avait aucune envie de se retrouver sur le bord de la route parce que monsieur a raté un virage parce qu'il avait piqué du nez. C'était donc tout à fait détendue et de bonne humeur que la jeune femme avait fait la route. Enfin ça c'était jusqu'à ce qu'elle ne remarque le bord de la route blanchir. Il neigeait vraiment à cette période de l'année ?! C'était assez inquiète, parce que la neige ça glisse, qu'Elli termina la route. Elle fut soulagée et heureuse lorsque Greg se gara. Non pas qu'elle n'ait pas confiance en lui mais... des fois même avec un bon conducteur on ne pouvait éviter l'accident. La tirade du jeune homme fit rire Elli qui se détacha et s'étira à son tour. Même si elle n'avait pas conduit, elle sentait des raideurs un peu partout à cause de la position assises qu'ils avaient gardé durant plusieurs heures
.

"Si j'avais su qu'on allait au pôle nord j'aurai embarqué un combinaison complète !"

Et elle était très sérieuse en disant cela. Même si le temps à Etretat était plus que mitigé, entre la pluie, le vent et le froid, jamais elle n'avait imaginé se retrouver avec cette quantité de neige. Mais ça c'était les joies de la météo montagnarde. Elliana enfila donc son manteau avant d'oser mettre le nez dehors. Il faisait bon dans la voiture et l'air extérieur était frais, froid même, elle ne put retenir un frisson, mais ce n'était pas si désagréable. Une fois descendue de la voiture, elle récupéra son sac à main, plein de biscuits, bonbons et eau, et rejoignit Greg qui avait déjà récupéré leurs affaires, dont son sac pas mal rempli. Ça prenait de la place les pulls, et puis elle avait embarqué son pc et quelques livres de cours donc forcément ça n'aidait pas. Et ce n'était pas un sac très léger. Elli observa le jeune homme avec le sourire, il était pas mal charger et le voir galérer un peu... ça l'amusait. Lorsqu'il lui dit de le suivre, elle ne se fit pas prier, car même si le froid n'était pa super désagréable, Elli avait une petite préférence pour la chaleur. A ce demander pourquoi elle faisait ses études à Etretat ! Allez demander ça à Camille. La blonde avança donc dans la neige, observant un peu les bâtiments les entourant tout en prenant soin de regarder ou elle allait quand même. Ce n'était pas le moment de tomber !

Ils arrivèrent assez rapidement devant un bâtiment en plus ancien que les autres et c'était d'ailleurs leur destination. Elli suivit sagement, oui elle savait faire. Surtout qu'ils entamèrent une légère pente et même si elle venait de voir Greg se laisser glisser, la blonde ne l'imita pas et préféra plutôt jouer au pingouin en descendant par petite pas prudents et assez rapides. Oui bah c'était la technique qu'elle préférait en cas de neige alors on ne se moque pas ! Une fois arrivée à destination Elli put contempler la maison qui se trouvait ne face d'elle. C'était très loin des maisons qu'elle avait connu dans son nord natal ou même à Etretat. Bon, à Etretat les maison étaient assez singulières des fois, mais elles avaient leurs charmes. La maison de Greg avait beaucoup de charmes, c'était une vraie maison de montagne et Elliana trouvait cela particulièrement joli. Elle laissa le temps à son hôte d'ouvrir la porte et de pénétrer dans la maison. L'odeur qu'il y avait dans cette maison était totalement dépaysante et très agréable, la jeune femme sourit à la petite phrase de Greg et elle le suivit jusque dans une pièce. Elli manqua de peu de lui foncer dedans, il avait pas idée de s'arrêter comme ça aussi. Elle se décala pour observer la pièce et la trouva un peu vide et sans vie. Mais bon, il n'y avait personne pour le moment alors c'était assez normalement que ça soit sans vie, par contre il y avait comme un trou au milieu de la pièce.

Après sa petite inspection des lieux, Elliana jeta un coup d'oeil à Greg qui avait l'air de ne pas comprendre, il faisait une véritable tête d'ahuri et c'était franchement drôle à voir. La demoiselle retint son rire, mais ses yeux émeraudes pétillants ne pouvaient tromper personne, la situation l'amusait beaucoup. Elle garda son regard poser sur Greg lorsqu'il lui parla et elle le suivit des yeux lorsqu'il se déplaça jusqu'au fauteuil. Elle ne put retenir plus longtemps un léger rire, en même temps il avait l'air vraiment perturbé et c'était drôle à voir.


"Tu sais les canapé... on sait jamais qui a posé ses fesses dedans et ce qu'ils ont fait..."

Comment ça c'était un sous-entendu quelque peu limite ?! Peut être, surtout qu'en fait, l'air de rien, elle faisait quand même allusion à la vie de couple des parents de son hôte... Mais elle savait qu'il ne s'en offusquerait pas, au pire, même si c'était le cas, elle ne s'en inquiétait pas vraiment. Elli s'avança ensuite jusqu'à un fauteuil et déposa son sac à main avant de se remettre en mode petit-canard-qui-suit-sa-maman-canard. Elle continua donc la visite et ne fit aucun commentaire sur la porte de la cuisine... c'était une porte de cuisine. Ce n'est qu'une fois qu'ils furent devant la porte de la chambre d'ami qu'elle ne réussit pas à retenir, une nouvelle fois, son rire léger. La tête de Greg était juste épique. Par contre l'état de la pièce, c'était assez catastrophique. Elliana reprit un peu son sérieux et elle tapota l'épaule de Greg, le regardant avec ses grands yeux amusés.

"Pauvre petit bouchon... Je peux dormir là tu sais... "

Bah oui, c'était déjà bien gentil qu'il l'héberge, même si c'était son idée, alors elle n'allait pas vraiment faire la difficile. Elliana Sourit à sa réflexion, la machine lui avait enlevé beaucoup de choses, mais pas l'envie de se plaindre. Elle secoua la tête amusée et s'appuya sur le mur, histoire d'avoir une vue d'ensemble de la scène, Greg dépité et la pièce quelque peu noyée. Ça méritait presque une photo ! Pour finir il lui proposa de lui montrer sa chambre puisqu'elle serait la sienne pendant une semaine. Elli haussa légèrement un sourcil et elle dit avec tout le sérieux du monde

"Monsieur Carpentier, vous me mettez déjà dans votre lit ! Ce n'est pas digne d'un gentleman de votre niveau !"

Bien entendu elle ne put garder son sérieux bien longtemps et c'est avec le sourire qu'elle se décolla du mur et le laissa passer devant afin de lui montrer le chemin. Sincèrement, elle se fichait de là ou elle dormait du moment qu'elle pouvait dormir, et elle n'avait aucune envie de priver Greg de sa chambre et de ses petites habitudes. Elle le suivit néanmoins et arriva rapidement dans la chambre du jeune homme. Elli resta un instant sur le pas de la porte à observer cette chambre. Elle aimait bien les couleurs, c'était assez froid, mais agréable et puis c'était en total raccord avec les montagnes, la neige... Après un instant elle rentra dans la chambre et se tourna vers Greg qui lui demandait si ça lui allait.

"C'est parfait ! Et dis moi... ce serait pas un coup de ta mère la machine à laver ?"

Elle dit ça avec son immense sourire et alla s'asseoir sur le bord du lit. Elle observa les photos et les quelques résultats sportifs. Il y avait à peu près toute sa vie ici en fait. Et sur les photos elle pouvait remarquer souvent Louis avec lui. C'était mignon cette amitié qui les liait. C'était un peu comme elle et Cam. Appuyée sur les mains, elle releva les yeux sur Greg et lui posa une question assez... directement.

"Tu dors avec moi cette semaine ?!"

Non, il n'y avait aucune arrière pensée, elle ne savait juste pas ou il allait dormir et elle n'allait quand même pas le priver de son lit... Ils pouvaient bien partager le même lit non ?! Bon, si son cher frère était au courant, la réponse serait certainement hors de question et avec Cam... et bien ça dépendrait surement de la manière de présenter les choses. En tout cas ni l'un ni l'autre n'était présent, elle pouvait donc bien faire ce qu'elle voulait, même dormir avec son ex-patron dans sa chambre de jeune adulte.
BY .SOULMATES


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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Mar 27 Oct - 21:26


« Let's see were we wake up tomorrow »
Grégoire & Elliana
Le pôle nord ? Elli' allait très sérieusement me faire rire, si elle pensait que c'était le pôle nord. On pouvait encore perdre quatre bons degrés comme pour rire aujourd'hui, et je savais de quoi je parlais. Alors oui il ne faisait pas chaud, mais ce n'était pas non plus exceptionnellement froid, comme température. On avait déjà fait largement pire. Même pour la saison. Bon on avait aussi connu mieux, mais on savait tous que la neige pouvait arriver et repartir très vite, et que sur 100 mètres de dénivelé on pouvait avoir une différence. Enfin quand je dis tous ce sont tous les natifs du coin, évidemment. J'eus donc un très léger ricanement et un sourire amusé avant de sortir. Non, ça n'était pas le pôle nord, c'était mon Morzine natal et c'était tout. Il ne faisait pas si froid, à vrai dire. Je pourrais facilement m'y faire, dès que j'aurais dormi un peu.

Nous nous mîmes finalement en route vers la maison, et ce n'était pas vraiment ennuyeux comme chemin. Elli' avait autant de tenue de route qu'un canard sur du verglas, et rien que cette idée parvenait à m'amuser. La voir marcher comme un pingouin me tira un léger rire. Il fallait le dire, c'était assez atypique, et pas plus efficace que de prendre la pente dans le bon sens. C'était juste beaucoup plus hilarant, et je ne le cachais pas puisqu'un léger rire franchit mes lèvres. Cette semaine commençait bien, tiens. Je me demandais si elle était déjà montée sur des skis ou non, histoire de savoir si j'allais l'emmener sur la première descente de l'année - le moment le plus saint aux yeux de toute l'équipée de jeunes qui avait grandie ici. J'étais bien content qu'ils m'aient attendu avant de la faire. Elle était pour ce soir.

Enfin, nous avions rejoint l'intérieur de la maison, bien au chaud. Même s'il manquait sérieusement d'une flambée dans la cheminée pour que la température soit au top. Et puis l'ambiance d'une maison de montagne méritait une flambée en hiver, de toute façon. Mais pour le moment ça méritait plutôt une visite, et une visite pleine de surprises, d'ailleurs. Plus de canapé ? Plus de canapé ! C'était vraiment vide maintenant, et ça me laissait royalement sur le cul. Non mais c'était mon environnement d'enfance qui avait changé. J'étais parti quelques mois et ça se sentait. J'étais conscient de me laisser perturber pour pas grand chose, mais bon la fatigue accumulée ne m'aidait pas spécialement à rester clair, il fallait l'avouer. En tous cas j'étais ravi de faire rire Elliana avec mes petites pitreries bien contre mon gré, même si sa petite phrase me fit tout drôle. Elle parlait de mes parents, quand même ! Il y avait un moment que je savais comment on faisait les bébés mais tout de même, je ne pouvais pas me l'imaginer ! Je me contentais néanmoins d'hausser un sourcil avant de passer à la suite. Ne pas y songer. Surtout, ne pas y songer.

La suite de la visite aurait pu s'annoncer mieux, mais il fallait croire que tous le Ciel s'était retourné contre moi. Bon pour ce qui était de la porte de la cuisine c'était vrai qu'il n'y avait rien à en dire, c'était une porte quoi, et c'était bien quand même de ne pas avoir de déconvenue avec. Parce que la suite, dans la chambre d'ami ... C'était déprimant. Je me demandais vraiment si on ne m'avait pas préparé une caméra caché, parce que là c'était l'Arche de Noé sans les animaux quoi, et puis le convertible avait royalement pris la flotte par capillarité. Du coup hors de question de laisser Elli' dormir là, sinon j'allais devoir l'essorer au réveil. C'était assez moyen comme manière de recevoir quelqu'un, non ? Si ! Néanmoins elle disait qu'elle pouvait dormir là. Je secouais la tête.

« Hors de question. Le convertible est trempé, j'ai pas envie de devoir t'essorer demain matin ! Et puis bon c'est vraiment pas terrible de faire dormir une invitée dans un aquarium non plus ... »

Je grimaçais légèrement. La poisse. la galère. La catastrophe. Si j'espérais faire bonne impression c'était raté. Elle allait avoir l'impression d'être tombée chez la famille Bidochon, c'était pas possible autrement ! Toute la visite était un sketch. J'en étais presque à prier que ma chambre soit restée ma chambre, et surtout sans accrochage, parce qu'Elli' allait dormir là le temps de régler le problème d'eau, à mon avis ! Mais bon je râlais bien quand même avant d'annoncer à Elli' la suite de la visite. sa réponse me fit rire, et je passais une main dans mes cheveux, tirant en arrière ceux qui me tombaient sur le front. Je haussais les épaules, un sourire amusé sur les lèvres.

« N'ayez crainte mademoiselle Andaraniel, j'ai une résidence secondaire à deux rues d'ici. Je suis persuadé de les faire tellement rire, avec mes histoires de canapé envolé et de raz-de-machine-à-laver qu'ils vont m'accueillir à bras ouverts. »

Et puis j'avais quasiment fait de la chambre d'ami des Delmas ma chambre. J'avais passé une journée complète à la repeindre pour leur faire plaisir, et puis j'avais pratiquement grandi là-bas. J'étais sûr que pour ce soir ils me feraient une petite place, même s'ils allaient sûrement pleurer de rire en imaginant ma tête au moment des découvertes. Enfin, finalement, je pris la direction de ma chambre, qui serait celle d'Elliana pour la semaine. Autant la chouchouter un peu, mon invitée, quand même. Et là, ce fut le soulagement. Ma chambre était telle que je l'avais laissée en partant, ou presque. Ma mère était passée faire le ménage, c'était assez mignon. Pour le reste, il n'y avait aucune casserole à déplorer. Bingo ! C'était déjà ça. Et visiblement ça plaisait assez à Elli'. Un sourire en coin aux lèvres, je m'enfonçais un peu plus dans la pièce, attrapant finalement le snowboard qui attendant sagement dans un coin. S'il avait atterri là c'était que toute la surface de glisse avait été refaite, et je m'assis dans le vieux rocking-chair pour vérifier la lame. J'étais en train de passer mes doigts sur la planche lorsque la question d'Elli' me fit relever la tête. Je ris légèrement.

« Ma mère est trop maniaque pour ça. On se demande de qui je tiens mes sales manies de tout vouloir à la bonne place et pas quinze centimètres à côté. »

J'étais maniaque et bordélique à la fois, c'était bizarre, et Elli le savait. je détestais que les choses soient à la mauvaise place. J'avais mes tocs et mes manies, et ça en faisait rire plus d'un. Par contre je pouvais avoir un plan de travail hyper encombré et bordélique que ça ne me faisais ni chaud ni froid. Tant que ce qui avait besoin d'être à sa place y était, le reste, je m'en tapais royalement. Mais ma mère était maniaque totale. Rangement, propreté, tout ! Impossible que la machine soit un coup monté, elle en aurais été malade, et je le savais parfaitement d'avance. J'avais reposé les yeux sur mon snow, presque déjà parti sur les pistes, dans ma tête au moins, et la seconde question de la demoiselle me pris au dépourvu. Je plantais un regard plus sérieux dans le sien.

« Je ne compte pas m'imposer, Elli'. Honneur aux invités, cette semaine c'est ta chambre, tu décides qui y dort. »

Il fallait le dire, j'avais plus ou moins déclaré mes intentions, avant qu'elle ne retourne en cours, et j'avais été gentiment refroidi. Maintenant, même sans avoir d'idées derrière la tête - parce que, comme elle l'avait dit, je pouvais être un parfait gentleman si je le décidais - c'était à elle de savoir si elle voulait dormir avec moi. Sinon moi j'allais m'expatrier au salon, ou dans la chambre d'amis inondée, dans le bar, chez un voisin ... J'avais largement les possibilités de le faire, et puis bon ça ne m'empêcherait pas de profiter de mes parents, loin de là. Je reposais finalement le snow dans le coin avant de me lever et de bailler en mettant ma main devant ma bouche, comme un grand gamin.

« Bon, et bien mademoiselle, si tu n'as pas besoin de moi, je vais aller préparer la cheminée et dormir un peu dans le salon. Tu me réveilles dans deux heures ? »

J'eus un sourire un soupçon joueur. Je poussais un peu le bouchon, mais c'était irrésistible !

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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Dim 1 Nov - 23:02



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:  « Let's see were we wake up tomorrow »  Elliana & Greg
La semaine risquait d'être longue si la neige tenait comme ça... Elli n'était pas une grande casse-cou sur le sol blanc, elle avait connu les joies d'une épaule démise, de fractures des côtes, d'un truc planté dans le corps, donc très peu pour elle l'idée de risquer de renouveler ses expériences. Bon en fait c'était aussi parce que c'était la première fois qu'elle marchait dans la neige de l'année, qu'elle n'y était plus trop habituée et que... la glisse n'était pas spécialement son truc, alors elle devait bien trouver une technique pour descendre la pente légère afin d'atteindre la maison... En tout cas elle ne rata pas le rire de Greg. Ouais, bah qu'il se moque ! N'empêche que c'était une solution comme une autre pour arriver à destination. Bon, d'accord, elle se doutait qu'il y avait de quoi rire, mais elle devait quand même dire pour sa défense qu'elle était née dans le Nord, pas à la montagne... La neige sur du plat c'est pas pareil que de la neige sur une pente. Et encore fallait-il que la neige tienne, ce qui arrivait quand même pas si souvent que ça, enfin jamais très longtemps. En tout cas c'était pas désagréable de marcher dans la première neige de l'année, surtout à cette période. Elli était déjà ravie d'avoir fait le déplacement. Ça serait du dépaysement total avant de pouvoir reprendre les cours au taquet.

Ils arrivèrent enfin dans la maison, sains et saufs, et la visite débuta par... un arrêt de Greg sur le vide dans le salon. Bien sur Elli s'amusa de la réaction du jeune homme, en même temps lui ne s'était pas gêné pour se moquer d'elle donc elle comptait bien en faire de même. Et puis elle ne s'arrêta pas vraiment à la petite moquerie, elle ne put s'empêcher de sortir une belle bêtise, dont elle était assez fière en fait. C'était peut être un peu limite de faire pareille allusion, mais c'était Greg en face... alors elle se le permettait. Ils continuèrent la visite qui ne s'arrêta pas à la simple surprise de ne plus avoir de canapé, mais qui alla jusqu'à l'énorme fuite de machine à laver dans la chambre ou elle était censée dormir. Elli prit ça avec le sourire. Ça pouvait arriver à n'importe qui d'avoir un problème de machine à laver et il n'y était pour rien. Enfin c'était quand même drôle comme situation, surtout en voyant la tête du jeune homme en fait. Et puis en plus de ça il se mit à se plaindre, ce qui finit d'amuser Elliana. Elle le rassura quand même sur le fait de pouvoir dormir là, de toute façon elle n'était pas bien difficile, du moment qu'elle n'avait pas froid et un oreiller, elle pouvait dormir à peu près n'importe ou. La réponse qu'il lui servit la fit rire. L'essorer le lendemain matin... c'était une image assez drôle. Et quand il ajouta qu'il n'allait pas la faire dormir dans un aquarium, Elli eut une petite pensée pour son meilleur ami qui avait prit l'habitude depuis des années de l'appeler Morue... Un morue dans un aquarium... c'était faisable non ?

Elli enchaîna le tout avec une plaisanterie sortie très sérieusement, enfin le plus sérieusement possible. Elle savait que Greg était un mec plus que bien, enfin avec les filles et pour ce qu'elle en avait vu... c'était à dire... pas grand chose. Mais bon, cela ne l'empêchait pas de plaisanter et il lui dit qu'il avait de toute façon une résidence secondaire pas très loin. La demoiselle n'était pas certaine de savoir de qui il parlait, mais apparemment c'était des gens proches, qui le connaissaient bien. Peut être des amis... En tout cas ça gênait presque Elli d'envoyer Greg dormir ailleurs que chez lui parce qu'il y avait un problème de machine à laver. Enfin pour le moment elle le suivit jusque dans sa chambre et elle fut très agréablement surprise. Les couleurs étaient dans les tons de ce qu'elle appréciait et puis c'était rangé et décoré plutôt avec goûts. Les photos personnelles l'intriguaient un peu, mais elle n'allait pas faire sa mal polie et déjà commencer à mettre son nez partout. Elli observa les lieux et s'y sentit bien. Ça serait très bien pour la semaine ! Elle fit quand même une petite remarque sur la machine à laver. Non mais parce qu'il fallait quand même que ça arrive le jour ou elle arrive et c'était pile l'endroit ou elle devait dormir... Ce que Greg dit la fit sourire. Si sa mère était plus maniaque que lui, alors en effet ça ne pouvait pas être un de ses coups. Enfin avec Greg c'était particulier quand même parce que quand Elli était entrée pour la première fois dans le bureau du jeune homme, elle s'était demandée comment il pouvait s'y retrouver... Par contre elle avait très vite compris qu'elle avait intérêt à remettre les bouteilles à leur place sous peine de passer un sale quart d'heure parce que Monsieur ne retrouvait pas ce qu'il voulait. C'était un bordel organisé en fait...


"Tu parles, j'osais même pas rentrer dans ton bureau avec tout ton brin... Même moi je suis moins bordélique que ça..."

Et c'était totalement vrai, Elliana était une jeune femme organisée et elle n'aimait pas se laisser déborder, sans pour autant être maniaque. Elle avait une sorte de juste milieu. Elle n'avait jamais piqué une crise parce que son balais n'était pas à sa place... pas comme le barman et sa bouteille de rhum par exemple... Sur le coup la demoiselle croyait que Greg se fichait d'elle, mais elle avait très vite compris qu'il détestait que les choses ne soient pas là ou il avait l'habitude de les mettre et plus d'une fois elle avait ri de cette manie de devoir toujours tout à la même place. Mais bon, chacun faisait comme il voulait et puis quand il s'agissait de ses cours Elli n'était peut être pas mieux. Enfin, maintenant la blonde savait d'où venait cette partie maniaque chez son ex patron. Sur ses pensées, elle s'installa sur le lit, appuyée en arrière et ses pensées allèrent plutôt vers le lieu ou allait dormir son hôte pendant la semaine. Elle se sentait presque mal à l'aise d'avoir la chambre du jeune homme, c'était chez lui quand même. De là vint donc la question qu'elle lui posa. Elle avait dormi plus d'une fois avec un mec et elle ne voulait pas envoyer Greg en dehors de chez lui, ou sur un convertible trempé. La réponse qu'il lui servit fit soupirer Elliana qui secoua la tête en levant les yeux au ciel.

"Si tu me dis que tu ronfles pas et que je risque pas de finir étrangler... Je t'accepte dans ton lit."

Le fait de finir étrangler venait principalement de son souvenir d'un moment passé avec Cam', de s'être endormi devant un film et d'avoir fini presque asphyxiée parce qu'il avait fait un cauchemars. Bon ça remontait à loin, mais quand même... Elle n'avait pas très envie de réitérer l'expérience. En tout cas, elle n'avait aucun problème sur le fait de dormir avec Greg s'il ne lui sautait pas dessus ou qu'il n'était pas trop bruyant. Elli l'observa se lever et déposer le snow qu'il avait prit, un très bel objet d'ailleurs, avant de bailler. Après une route pareille, ce n'était pas étonnant qu'il soit crevé, même Elli l'était, mais elle comptait profiter un peu du calme pour bosser. Oui, on ne la referait pas, mais si Greg comptait dormir et bien elle, elle allait travailler.

"Tu vas vraiment dormir dans le salon ? Sans canapé ? Je te laisse ton lit tu sais."

Elli se leva du lit et attrapa son sac afin de l'ouvrir et de sortir... son atlas d'anatomie. Bon c'était le premier truc qui venait... La demoiselle sourit et brandit son livre toute fière.

"Ca sera anatomie apparemment ! Bon j'te suis, j'ai jamais réussi à allumer un feu de cheminée, peut être que tu pourras m'apprendre."

Et elle devança le jeune homme dans les escaliers pour rejoindre le salon. Et oui, elle avait une excellente mémoire et elle n'allait pas se perdre chez ses hôtes. ce qui était quand même plutôt pratique. Une fois dans le salon elle s'installa sur un fauteuil près de la cheminée et attendit le maître à l'oeuvre.

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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Mar 3 Nov - 10:03


« Let's see were we wake up tomorrow »
Grégoire & Elliana
Heureusement pour moi, les déconvenues s'arrêtèrent au moment d'entrer dans ma chambre, qui était toujours ma chambre. Rien n'avait changé, à part que mon snow avait atterri là par rapport à la dernière fois. Il fallait dire que mon départ de Morzine s'était déroulé comme suit ; j'avais passé la journée sur les pistes avec des potes, on en avait carrément embarqué le casse dalle pour monter au chalet de berger - un endroit non desservi par les télésièges, on avait fait la grimpette à pieds, mais c'était un endroit magique et on avait mangé presque au chaud - et on avait passé notre journée dans les descentes, pas mal en hors piste, d'ailleurs. Puis à la tombée du soir j'avais déchaussé et déposé mon snow à un ami qui bossait bien. mon père devrait le récupérer dès qu'il serait fini. J'étais rentré manger et me doucher, j'avais parlé encore une fois avec mes parents, et dans de grands éclats de rire j'avais pris la route, roulant toute la nuit pour Etretat. Alors normal que ma planche ne soit pas à sa place, mais au moins je pourrais aller dévorer une piste sans monter au grenier, dont la trappe se trouvait au dessus de ma porte de chambre. Par contre il y finirait à la fin de la semaine. Après je ne savais pas quand je pourrais revenir ici, de toute façon. Enfin bref, les choses étaient revenues dans l'ordre et ça n'était pas de refus.

Dans ces conditions-là, ce n'était vraiment pas dur de plaisanter. Que ma mère soit l'auteure d'une telle catastropher nucléaire à l'échelle de ses manies était impensable, et Elli' n'aurait pas besoin de la connaître beaucoup pour s'en rendre elle même compte. Ma mère était quelqu'un d'organisé à l'extrême, elle en était carrément maniaque, même. J'avais pris de ses manies, mais aussi de l'extrême bordélisme de mon père. Du coup c'était un peu contradictoire à dire mais c'était très visible dans les faits. je pouvais mettre un bordel phénoménal là où je bossais, par contre ce qui avait une place y était toujours. C'était plus dans les papiers que c'était l'anarchie totale. Dans mon bar c'était l'ordre, ou presque. Je ne nettoyais pas toujours derrière moi et après une série de mojitos il arrivait qu'il y ait du citron et de la menthe partout. Par contre mes bouteilles retournaient à leur place. Et c'était clairement ce qu'Elli' sous-entendait avec ce qu'elle ajouta, et j'en ris, parce que je ne pouvais pas le nier. C'était un foutoir organisé dans lequel je me retrouvais parfaitement. Elle m'avait déjà vu à l'œuvre en plus. Il suffisait de me demander un papier en particulier pour que j'ouvre le bon tiroir débordant ou que je soulève la bonne pile de feuilles. Je m'y retrouvais bien, dans mon brin, comme elle disait. Plus qu'elle ça c'était certain. C'était même plutôt très drôle de voir sa tête quand je l'envoyais chercher un truc dans le bureau parce que j'étais occupé. On ne s'était pas ennuyé de tout l'été, en fait.

Vint ensuite la question de savoir si je dormirais ou non avec Elli', et ma réponse plutôt sérieuse. En même temps, c'était elle qui m'avait clairement fait comprendre qu'elle ne voulait rien entre nous, et sans être vexé ou quoi que ce soit, je n'allais pas m'imposer dans mon lit qui serait son lit cette semaine. C'était à elle de décider, de toute façon. Moi j'avais un tas d'autres solutions envisageables, et la plus simple serait de m'expatrier chez les Delmas. A part que Louis ne serait pas là, ça ne changerait pas grand chose ! Et puis je n'avais pas peur de laisser Elli' avec mes parents. Ils n'étaient pas du genre à raconter les casseroles de leur grand garçon à une fille qu'il avait invitée. Mon honneur était donc sauf ! Bon OK Elli' savait déjà que j'étais fou à lier, avec des tendances suicidaires, et à peu près la chance d'un briseur de miroir, mais ça ce n'était pas dur à déduire quand un mec finit pendu par les pieds à un parachute et pratiquement mort à l'arrivée. Le reste c'était des anecdotes, et mes parents les gardaient généralement pour eux. J'étais sauvé. Finalement la demoiselle soupira comme si ma réponse l'exaspérait et un sourire satisfait étira mes lèvres. J'étais un emmerdeur professionnel, ça c'était certain. Mais ma réponse avait été sincère et sérieuse, pour le coup, alors après elle pensait bien ce qu'elle voulait. Je ris néanmoins volontiers à ce qu'elle répondit. Ronfler ? Aucune idée ! Par contre l'étrangler sûrement pas et je haussais finalement un sourcil, interrogateur. C'était d'expérience qu'elle parlait ou alors c'était plus une plaisanterie ? Excellente question Sherlock !

« Je risque pas de t'étrangler, ça c'est sûr ! Par contre pour ce qui est de ronfler là je promets rien. Normalement non, mais vu la journée qui s'annonce je peux pas le jurer. »

Petit sourire mignon. Pas dormi de la nuit, descente des pistes dans l'après-midi, concert au soir. Elle comprendrait sûrement que j'allais mourir de fatigue, non ? Mais bon pour le reste je n'étais pas un ronfleur, ou du moins personne ne m'en avait jamais parlé. En tous cas je ne m'étais jamais réveillé moi-même, c'était déjà ça non ? Sinon ça serait grave quand même. Bref, il était quand même temps d'aller faire une petite sieste sinon je n'allais pas survivre à la journée ou m'endormir à un moment peu opportun. Je savais qu'en faisant un somme de deux heures j'allais recharger les batteries histoire de pouvoir tenir gentiment ma journée. Quitte à refaire une heure ce soir avant d'aller faire les balances et mon petit numéro de chanteur. J'avais pas mal râlé auprès de mon père quand il m'avait annoncé que ce serait carrément le soir de mon arrivée, mais d'un autre côté si je revenais c'était pour la scène, dans tous les cas. j'aurais juste aimé avoir une nuit de sommeil entre deux. Toujours est-il que j'avais annoncé que j'allais dans le salon et que la réaction d'Elli' me fit sincèrement rire. Je haussais finalement les épaules.

« Oh tu sais je peux dormir à peu près partout, même dans un bar, alors pour faire la sieste le salon sera parfait. »

Et puis le feu de cheminée allait me bercer, c'était certain. En tous cas ça m'amusait de voir Elli' toute fière d'aller bosser l'anatomie. J'avais une phrase sur le bout de la langue mais je ne la sortis pas. Ce n'était pas plus déplacé que de parler des occupations de mes parents sur le canapé, mais c'était une pente glissante avec la fatigue accumulée. Je la laissais donc passer devant pour descendre, entamant moi aussi la descente pour me diriger au salon, bien décidé à lui montrer le chef à l'œuvre pour démarrer la cheminée ! C'était tout un art que je maîtrisais depuis que j'étais ado, et j'étais persuadé de ne pas avoir perdu la main. Ce n'était pas bien dur de démarrer la flambée, le plus dur c'était de l'entretenir et de maintenir une bonne température. C'était la vraie galère de cette histoire, ça. Je débouchais finalement dans le salon et vis Elli déjà installée. J'enlevais donc mon pull clair pour ne pas le salir avec la suie avant de le lancer vers le fauteuil le plus proche. J'avais donc fini en tee-shirt blanc, mais à la limite j'avais plus de tee-shirts que de pulls, ici. Pour le coup j'aurais du réfléchir avant, parce que l'inscription « Je suis un homme dominant » risquait de faire rire ou fuir Elliana, au choix. Mais tant pis. Moi ça m'amusait plus qu'autre chose. Enfin, je n'avais plus qu'à préparer ma cheminée. Elle était propre, alors je n'avais plus qu'à jeter quelques bûches dedans. En plus les bûches étaient rentrées sous la niche, c'était parfait ! J'attrapais finalement une pomme de pin sur l'habillage de cheminée pour la fourrer avec du papier journal et finalement l'allumer avec un briquet. Ah l'aisance des anciens fumeurs ! Je soufflais légèrement dessus, histoire qu'elle prenne bien, avant de la placer au milieu des bûches sèches et de souffler de nouveau, histoire que ça prenne. Le bois commença rapidement à craquer et à s'embraser. Je fermais finalement la vitre de protection.

« Bon j'ai pas perdu la main, je devrais pouvoir t'expliquer pour la prochaine ! »

Bah ouais, si mademoiselle ne savait pas, elle pouvait toujours apprendre ! Ce n'était pas sorcier quand on avait une bonne technique, et pratiquement inratable. En tous je disparus rapidement dans la cuisine, histoire de me laver les mains quand même, parce qu'elles étaient rudement sales là avec le bois et la suie mine de rien. Je revins finalement au salon pour accrocher les manteaux qui traînaient et me laisser tomber dans le fauteuil. Il était tant de dormir, j'avais l'impression de sentir mes membres s'engourdir. J'avais juste un truc à dire avant, quand même.

« Si t'as faim ou soif, hésite pas à aller te servir dans la cuisine. Fais comme chez toi, surtout. »

Bah eh, j'allais dormir, je ne pouvais pas être au service en même temps ! Et puis je n'aurais pas apprécié d'être réveillé d'ici une demie-heure pour ça non plus, d'ailleurs. J'avais besoin de sommeil là, ce n'était plus une option ! J'appuyais finalement la tête contre le fauteuil en regardant les flammes danser dans l'âtre. Mes yeux se fermèrent petit à petit et, sans même m'en rendre compte, je glissais dans un sommeil réparateur qui n'étais pas de refus.

Emi Burton

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Mer 11 Nov - 0:04



Qui que l’on soit au fond de nous, nous ne sommes jugés que d’après nos actes.



:  « Let's see were we wake up tomorrow »  Elliana & Greg
Installée sur le lit de Greg, Elli en profitait pour observer la pièce sans pour autant paraître fouiner, elle aurait bien le temps durant la semaine pour regarder de plus près les photos et autres bibelots qui pouvaient se trouver dans la chambre du jeune homme. Toute à son observation, la discussion allait bon train et après avoir abordé les côtés quelque peu bordélique et presque maniaque de son ancien patron, Elli enchaîna avec la question du couchage. Elle n'avait pas de problème pour dormir avec Greg, sa pudeur s'était envolée depuis des années maintenant et la proximité avec un homme ne lui faisait ni chaud ni froid... enfin tout dépendait des circonstances quand même. Et même si elle appréciait beaucoup le barman, elle n'avait aucune envie de se jeter tête la première dans une relation. Elle avait donné avec un barman déjà et elle ne pouvait pas dire que ça avait été un franc succès... Certes Greg n'était pas Maël, mais maintenant qu'elle avait un minimum d'expérience avec la gente masculine, elle préférait prendre un peu son temps. Son ancien patron était très différent de son ex, en fait il avait ce côté aussi fou qu'elle en plus et c'était surement ce qui lui avait manqué avec Maël. Après quelques mois, avec des hauts et des bas, Elliana s'était simplement ennuyée dans son couple et elle s'était également perdue en route. Le break qu'elle avait voulu faire et qui s'était transformé en rupture lui avait fait du bien. Elle s'épanouissait à présent. Elle avait grandi aussi, mais pas pour tout.

Toujours en était-il que la question de l'endroit ou allait dormir Greg n'était pas totalement résolue. Elli, pour plaisanter, le prévint juste qu'elle ne voulait pas de lui s'il ronflait ou s'il avait une soudaine envie de l'étrangler pendant la nuit. Ce n'était pas grand chose comme condition, et encore, si elle s'endormait avant lui, elle pouvait très bine s’accommoder des ronflements. La réponse qu'il lui servit la fit sourire. Bon, déjà elle n'allait pas finir étranglée, et puis s'il faisait trop de bruit elle le secouerait... Enfin ça c'était si elle ne dormait pas assez profondément pour ne pas l'entendre, et avec la journée qui s'annonçait elle ne donnait pas cher de sa peau durant la nuit. La jeune femme décida de ne pas répondre, de toute façon elle savait qu'arriver l'heure de rentrer pour dormir elle n'aurait surement pas beaucoup de mal à le pousser à rester chez lui. C'était quand même fou qu'il lui propose de dormir dans son lit sans savoir ou lui même irait passer la nuit. Mais bon, c'était un mec et en plus il n'avait pas vraiment toujours le sens de l'organisation comme elle pouvait l'avoir...

Greg se mit en tête d'aller allumer la cheminée et ensuite d'aller faire une sieste, ce qui amusa beaucoup la jeune femme. Mais elle décida de le suivre, déjà parce que très peu pour elle le fait de rester dans la chambre du jeune homme alors qu'il se trouvait à l'étage juste en dessous. D'ailleurs elle fit une remarque sur le lieu ou il comptait dormir et ce qu'il dit la fit rire. Elle se l'imaginait très bien installé dans un coin de l'Edel, endormi, encore un peu et elle l'imaginait avec le filet de bave coulant sur le menton. Mais elle pouvait comprendre cette capacité de dormir un peu n'importe ou, avec sa taille de modèle de poche, Elli n'avait pas à se plaindre car elle pouvait se trouver un coin tranquille sans prendre trop de place. Fallait bien trouver une qualité à sa petite taille ! Et puis qu'il y ait du bruit ou non, la demoiselle avait appris à s'endormir sous beaucoup de conditions. Enfin là elle ne comptait pas dormir, au contraire même, elle se dit que travailler pendant la sieste de monsieur ne serait pas de trop. Après donc avoir récupéré le premier livre qui vint, forcément c'était l'anat'... elle prit la direction du rez de chaussée et alla s'installer sur un fauteuil, son regard posé sur Greg qui allait allumer la cheminée. C'était quand même vachement cool la cheminée ! Elliana trouvait que ça donnait beaucoup de charme dans une maison et puis il y avait cette odeur aussi, c'était loin d'être désagréable. Assise dans son fauteuil, la jeune femme suivit les mouvements de Greg et elle trouva cette façon d'allumer la cheminée assez originale. Chez elle Elli n'avait pas eu de cheminée, et encore moins dans son studio à Etretat, mais elle avait vu des gens faire et ils faisaient autrement... peut être à cause des coutumes de régions, ou alors juste une habitude prise... En tout cas très vite les flammes envahirent l'âtre et en plus d'être superbe, c'était reposant et elle pouvait déjà sentir la chaleur se diffuser dans la pièce. Lorsque Greg lui parla, elle déplaça son regard de la cheminée à lui et c'est avec son habituel sourire qu'elle lui répondi
t.

"Tant que j'ai pas à le faire... avec les chance que j'ai j'arriverai à me brûler."

Et elle pensait vraiment ce qu'elle disait, on ne pouvait pas réellement dire qu'Elliana était une fille chanceuse, alors des fois elle aimait ne pas tenter le diable et éviter certaines activités. Jusqu'à un moment de folie. Pendant les allers et venues du jeune homme dans la maison, Elli ouvrit son livre posé sur ses genoux et chercha les pages qui lui seraient utiles. Elle était en train de chercher le passage sur l'anatomie du petit bassin quand elle entendit Greg s'affaler à moitié dans le fauteuil avant de lui parler. Les yeux posés sur lui, elle sourit et s'adossa à son tour à son fauteuil.

"T'inquiète pas, je vais pas te réveiller avant dans deux heures."

Non mais elle n'était pas bête la demoiselle, il devait dire ça par politesse et aussi parce qu'il n'avait pas spécialement envie d'être dérangé. Et Elli pouvait très bien le comprendre. de toute façon elle comptait s'occuper pendant les deux heures qui allaient venir, donc il n'avait pas vraiment à s'en faire. Une fois qu'elle eut fini de regarder le savoyard s'installer pour sa sieste, Elliana se replongea dans son bouquin. Ce n'était pas difficile de rester concentrée dans un environnement pareil, il n'y avait que le bruit de la cheminée et la respiration de Greg pour rompre le silence de la maison, et il ne s'agissait pas du tout de bruits gênant alors la demoiselle put travailler comme elle le souhaitait. Après une bonne heure de lecture sur les muscles, les ligaments, les actions de chacun, elle décida de faire une pause et quand elle leva la tête, elle s'aperçut que le feu commençait à baisser en intensité, et pour cause, le bois était pratiquement entièrement consumé. Elli se dit qu'il ne serait peut être pas inutile de remettre du bois et c'est exactement ce qu'elle fit, en essayant d'être la plus discrète possible afin de ne pas réveiller le bel au bois dormant. Debout devant la cheminée, la jeune femme observa son livre posé sur le fauteuil ou elle était installée avant de quitter la pièce. Elle fit un peu de fouille et trouva assez vite ce qu'elle voulait : un seau et une serpillière. Direction la chambre d'ami/buanderie pour essayer de commencer à nettoyer parce que là c'était une vraie mare.

Elliana n'était pas vraiment du genre à s'incruster comme ça chez les gens, encore moins lorsqu'il s'agissait de personnes qu'elle ne connaissait pas. Mais là ça l'embêtait vraiment de laisser la pièce en état, elle débuta donc par passer la serpillière afin d'enlever le plus d'eau possible. Heureusement, elle était capable de faire ça en silence, au moins elle n'allait pas déranger son conducteur de la nuit. Ce n'était pas facile facile cette histoire parce que l'eau s'était infiltrée un peu partout et elle n'osait pas bouger les choses de peur de faire tomber quelque chose, de tomber sur un truc suspect ou autre. Bien entendu, quand Elli regarda l'heure, cela faisait plus de deux heures qu'elle avait laissé dormir Greg et elle abandonna son seau plein d'eau dans un coin de la pièce et rejoignit le barman qui était dans son fauteuil. Elle se pencha sur lui, laissant ses cheveux, qu'elle venait de détacher, chatouiller le visage du jeune homme
.

"Allez Blanche Neige, on se réveille..."

Et elle l'embrassa sur la joue, oui bon normalement elle aurait du l'embrasser sur la bouche, mais là... elle ne le sentait pas, le moment était loin d'être approprié et puis ça ne se faisait pas d'agresser les gens comme ça pendant leur sommeil... Bref, Elli se redressa et attendit que monsieur veuille bien ouvrir les yeux. Elle n'avait pas chaumé pendant sa sieste, il allait pouvoir l'appeler Cendrillon à se rythme là... sauf qu'elle n'avait pas eu de souris pour l'aider à nettoyer la chambre d'ami/buanderie.

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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Jeu 3 Déc - 12:41


« Let's see were we wake up tomorrow »
Grégoire & Elliana
La compagnie d'Elliana était totalement agréable. C'était une fille avec de l'humour, et qui ne se prenait pas la tête. Parler d'à peu près tout était facile avec elle, et c'était agréable. Et puis elle ne se pâmait pas dès que j'étais dans la pièce. Je n'allais pas faire mon vaniteux à dire que c'était le cas de toutes les autres filles, bien sûr, mais ça arrivait plutôt régulièrement, et surtout ici, à Morzine, parce qu'on avait grandi presque en autarcie, et que j'avais fait certaines choses qui me laissaient la réputation d'une gravure d'athlète – ce qui, sans être totalement faux, n'était pas non plus tout à fait vrai – et donc ça arrivait régulièrement. C'était même agaçant, c'était trop facile de leur trouver un point sur lequel appuyer, et il n'y avait plus vraiment d'intérêt à flirter un peu par moments. Car c'était vraiment quelque chose que j'appréciais, le léger flirt, et non pas le grand rentre-dedans. Avec la jolie blonde je pouvais toujours essayer, vous savez. J'avais été éconduit une première fois et je doutais que ma prochaine tentative soit beaucoup plus fructueuse. Au moins ça me remettait à ma place et ce n'était peut-être pas plus mal. Enfin, j'adorais être en sa compagnie, nous nous entendions à merveilles et surtout elle ne se laissait pas mener par le bout du nez. Au contraire, elle avait même tendance à me diriger à la baguette et c'était plutôt nouveau, sans être désagréable. Et surtout je n'étais pas du tout dépend d'elle, donc la situation ne perdait pas une once de son charme. Enfin, surtout, on arrivait à être sur la même longueur d'onde en général, ce qui ne manquait pas d'être amusant. Même si je doutais qu'elle me suivrait dans mes coups de tête, pour le reste du temps, j'avais trouvé une alter ego en sa personne, et c'était sûrement le plus agréable. C'était impossible de s'ennuyer en sa compagnie, tout comme il paraissait que je n'en ratais pas une et qu'avec moi les moments étaient rarement mornes. Ce n'était pas la demoiselle qui l'avait dit, mais on me l'avait assez répété pour que je commence à y croire. En même temps je dépensais des trésors de conneries à longueur de temps, et j'étais rarement à court d'idées. C'était ma façon d'être, mon naturel, et c'était parfait ainsi à mon goût. Parfois un peu moins au goût de mes proches mais je n'avais pas encore trouvé mes limites. Un jour peut-être.

Enfin, pour le moment, avant de trouver quelque chose à faire de plus pour amuser ma galerie, il allait surtout falloir que je recharge mes batteries parce que la route m'avait brisé. Et puis j'avais un gros programme pour le restant de la journée. La traditionnelle première descente de l'année, c'était pour aujourd'hui. Alors déjà on allait devoir grimper à pieds parce que la station n'était pas encore ouverte, mais en plus elle promettait d'être sportive parce qu'il restait des rochers affleurant qui allaient nous servir de tremplins, enfin, ce genre de détails. Et puis ça serait bien sûr au premier arrivé, et si mon esprit de compétition n'était pas mort, certains avaient terminé la saison de pistes bien après moi et je risquais de le sentir passer. J'étais invaincu depuis trois ans, alors je ne comptais pas laisser ma place cette année. Surtout que c'était de moi que venait cette idée. Ça faisait bientôt dix ans qu'entre jeunes, on s'octroyait la toute première. Depuis c'était devenu un événement pour les anciens parce qu'ils avaient tous des liens avec nous, et qu'on s'amusait à un véritable spectacle sur la dernière ligne droite qui généralement manquait de neige et devenait donc technique. Et on finissait au bar de mon père, bien sûr. Ça risquait d'être un grand moment, comme tous les ans. Et éreintant, surtout que ma petite sieste ne ferait pas grand chose. Et puis après je devrais tenir une setlist en vingt-et-un titres à l’Étoile d'Or pour toute la soirée, ce qui ne risquait pas de me tuer physiquement, mais bon, avec la fatigue je risquais d'avoir un mal de chien à placer mes notes, et si je devais forcer sur ma voix, ça allait m'achever. Mais avant tout ça, il était temps d'allumer la cheminée pour réchauffer un peu la température de cette maison et restaurer l'ambiance de mes longs après-midi à la maison. Parce que mine de rien, j'avais régulièrement était enfermé chez moi pour travailler, bien contre mon gré. Au final j'étais diplômé et propriétaire de mon bar, et c'était parfait. Il n'y avait aucun regrets à avoir.

Mettre en route la cheminée fut très rapide, et j'étais ravi de ne pas avoir perdu la main. C'était un exercice auquel je me prêtais depuis le début de mon adolescence, parce que j'étais généralement le premier debout pour aller prendre mon bus pour le lycée et j'en profitais pour allumer la flambée du matin, et j'avais tendance à être le dernier couché entretenant un léger crépitement sans danger pour la nuit. La cheminée c'était donc devenu mon job, et j'en étais relativement fier, surtout que la technique de la pomme de pin était ma technique personnelle, et qu'elle marchait au moins neuf fois sur dix. Quand ça ne marchait pas c'était généralement que j'étais rentré rond comme une queue de pelle d'une soirée très arrosée et du coup je ne vous ferais pas un dessin sur ma capacité de concentration, dans ces cas-là. Et donc de réalisation d'une tâche méthodique, quoique mécanisée par l'expérience. Enfin voilà, j'étais assez fier de mon feu de cheminée, et finalement j'avais pu me laisser tomber dans le fauteuil, invitant aussi la demoiselle à fouiller comme chez elle si elle cherchait quelque chose, parce que je ne comptais pas me lever dans une demi-heure, même si je n'en dis rien. Sa réponse m'étira un sourire reconnaissant, et je m'installais un peu plus confortablement dans le fauteuil, pour m'endormir très rapidement, ne faisant plus cas des bruits alentours. Mon seul ressenti était la chaleur qui m'enlaçait, et le noir m'aspira finalement dans un sommeil sans rêve mais réparateur. Je n'aurais sûrement pas pu rêver mieux. La première chose qui effleura ma conscience fut une sorte de chatouille contre mon visage, un léger contact qui m'interpella un peu. Ce n'était pas habituel. Limite pas normal. Mais finalement la voix qui entra après dans mon champ de conscience était plus familière, et elle normalisait la situation, en quelques sortes. Elli'. Visiblement, c'était déjà l'heure de se lever, et pour un peu j'aurais protesté. Enfin, bon, c'était moi qui avais demandé qu'on me réveille, alors je n'avais plus qu'à la fermer, quoi. Et il y eut finalement un petit bisou, déposé sur ma joue, et un sourire en coin étira mes lèvres. J'ouvris finalement les yeux, ravi de ne pas être totalement agressé par la lumière, même si je ne pus m'empêcher de cligner des paupières pour protéger mes yeux clairs de la lumière. C'était une torture sinon. Un sourire amusé étira finalement mes lèvres.

« Quel agréable réveil, mademoiselle. Je vais t'embaucher pour ça toute la semaine je crois, c'est beaucoup plus agréable qu'une sonnerie stridente ! » Un rire franchit la barrière de mes lèvres. Puis mon regard se posa sur l'horloge en bois massif, placée au dessus de la cheminée, et et je claquais des mains, me levant dans la foulée. « Bon, il est l'heure de manger ! On n'attend pas mes parents, ma mère est dans la vallée jusqu'en milieu d'après-midi, comme toutes les semaines, et c'est la pleine heure pour mon père. Nous sommes en tête à tête. »

Un véritable sourire charmeur étira mes lèvres tandis que je m'étirais, faisant craquer quelques vertèbres au passage ainsi qu'une épaule qui avait été démise et méritait un peu de manipulation après la route. Je me dirigeais finalement vers la cuisine, passant au passage la tête dans la buanderie qui avait retrouvé un aspect presque normal. Un soupir m'échappa tandis que je secouais la tête. Bon, je n'allais pas engueuler Elliana, c'était sûr, mais merde quoi, ce n'était pas à elle de le faire, elle aurait pu juste me laisser le temps de me lever ! Et non, je n'étais pas furieux contre elle, ça n'était pas du tout ça, c'était juste que je faisais un hôte horrible si je la laissais gérer les tâches ménagères, et surtout que j'aurais du me douter qu'elle ferait quelque chose dans ce ton là, c'était totalement dans son genre. Je me tournais donc vers la demoiselle, ouvrant la bouche avec un peu de contrariété, mais ça n'était pas du tout tourné contre elle.

« Tu sais Elli', tu aurais pu laisser la pièce en état. C'était pas à toi de t'en occuper, je l'aurais fait, tu sais. Enfin, merci. Je terminerais après manger. »

Je passai rapidement une main dans mes cheveux avant de rejoindre la cuisine et de mettre en route le four. En prévision de notre arrivée en matinée ou peu s'en fallait, ma mère nous avait préparé un repas. Deux raisons à cela ; je n'étais vraiment pas un bon cuisinier, même si je me démerdais sur pas mal de choses et que j'avais laissé tomber les boîtes de conserves depuis un moment, inutile de faire partager mon absence totale de talent. Ensuite, avec la fatigue, elle savait très bien que je n'aurais pas la tête à me mettre derrière les fourneaux, et très peu pour elle de laisser son invitée cuisiner, ou alors de lui faire servir une boîte de cassoulet ! Non, du coup elle m'avait préparé une croziflette et il n'y avait plus qu'à l'enfourner pour un petit moment. Je me régalais d'avance ! Et puis c'était typique, et carrément top pour mettre Elli dans l'ambiance. J'enfournais donc le plat, que je venais de sortir du frigo, avant de m'appuyer contre le plan de travail en marbre et bois massif.

« Au menu de ce midi ; croziflette ! Je sais pas si tu connais, mais en tous cas c'est typique du massif ! »

Et c'était trop, trop, trop bon. J'entrepris finalement de sortir les couverts, m'étonnant une fois de plus du changement de place des assiettes et des verres. Non mais il fallait croire que mes parents avaient fait le grand nettoyage de printemps après mon départ, réaccommodant absolument tout hormis ma chambre. C'était bizarre, perturbant, pas normal. Enfin bon ça me choquait moins que le salon mais … Quand même ! Enfin, je finis par mettre la table, presque en deux temps trois mouvements, mais juste presque, du coup, parce qu'il fallait avouer que ça avait été compliqué quand même. 'fin la cuisine n'était pas non plus énorme mais bon en ouvrant deux placards de moins ça aurait été un soupçon plus rapide. Bref de bref. Je venais de terminer de mettre la table lorsque mon portable sonna, et je le sortis de ma poche, regardant le nom de l'appel entrant. Tout en levant les yeux au ciel, je décrochais, posant mon portable sur la table.

« Avant que tu n'aies l'envie de dire une connerie monumentale, sache que tu es sur haut-parleur et non, ce n'était pas une blague quand mon père vous a dit que je venais avec ma saisonnière. Et oui elle est dans la pièce et ça ne m'empêchera pas de te charrier.
Quelle entrée en matière ! T'as l'air en forme, du coup tu vas pouvoir ramener ton joli petit cul à quinze heures pour la première?
Toujours en forme pour vous mettre deux minutes dans le vent Jimmy, tu devrais le savoir ! Comme ça tu pourras admirer mon superbe fessier, plutôt que d'en parler.
Et vaniteux avec ça ! Bon, quinze heures du coup ! Tu descends seul ou accompagné?
Je sais pas encore, je dois poser la question à Elli'. On se voit tout à l'heure de toute façon, t'auras ta réponse à ce moment-là !
Ouais c'est ça, à tout à l'heure vieux! »


Un rire franchit la barrière de mes lèvres tandis que je raccrochais, me tournant vers la demoiselle avec un sourire de chat sur le visage. Eh ouais, la question c'était de savoir si elle savait skier, et surtout si elle savait bien skier. Pour moi c'était aussi naturel que de marcher, mais je ne savais pas pourquoi, je n'avais pas l'impression que ce soit son cas. C'était peut-être son expression, là, je ne savais pas trop. Mon regard était pétillant de malice.

« J'ai déjà trouvé un point commun entre Jim et toi. » Cette facilité à parler de mes fesses, sûrement ? « Mais mon petit doigt me dit que tu ne comptes pas descendre les pistes avec nous. »

Je haussais un sourcil, vaguement interrogateur, et pas le moins du monde moqueur.

Emi Burton

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Dans les veines du sang d'apache, comme si
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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Jeu 10 Déc - 22:33



Qui que l’on soit au fond de nous, nous ne sommes jugés que d’après nos actes.



:  « Let's see were we wake up tomorrow »  Elliana & Greg
Elli' se doutait que Greg était crevé, il avait bossé toute la soirée et ensuite ils avaient pris la route et il avait conduit tout le long. En plus de ça, sur la fin il y avait un peu de neige et même s'il devait y être habitué, ça restait, pour Elli, un moment ou il fallait rester concentrer. Bref, ce n'était pas étonnant qu'il tombe comme une masse et que très vite seul le bruit du bois crépitant dans la cheminée et la respiration de Greg n'interrompaient le silence. C'était parfait pour Elliana qui se mit au boulot, reprenant son sérieux. Mine de rien, elle ne pouvait pas partir quelques jours sans embarquer du boulot et comme elle ne comptait pas laisser en plan Greg parce qu'elle devait travailler, elle allait prendre chaque petit instant possible pour s'éclipser sans que cela n'ait d'incidence sur leur séjour. Et là c'était un très bon moment. Bien entendu, elle aussi était quelque peu fatiguée, la route restait quelque chose d'assez pesant et au bout d'un certain temps, Elli sentit sa concentration baisser. Elle passa donc à autre chose. Elle s'occupa de la maison de son hôte. Déjà parce qu'elle aimait le bruit du feu dans la cheminée, et ensuite parce qu'elle ne se voyait pas se tourner les pouce alors qu'une pièce était devenue une véritable marre. La demoiselle avait donc pris les choses en main, elle avait trouvé une serpillière, un seau et elle avait épongé le maximum d'eau.

Elle dut pourtant arrêter son petit ménage car il était l'heure de réveiller le savoyard. C'était assez amusant de devoir le réveiller et Elli y prit même un certain plaisir. Il était craquant avec sa tête de gentil mec tout vulnérable. Pour faire les choses bien, la nordiste le réveilla tout en douceur. Elle avait l'impression de retourner quelques années auparavant quand elle devait réveiller sa petite soeur après sa sieste. C'était à peu près la même chose, sauf que la personne en face était un peu plus grande, un peu plus barbue et un peu plus drôle à réveiller. La jeune femme remarqua d'abord le sourire de Greg, ce qui la fit sourire de plus belle, puis il ouvrit enfin les yeux, Elli toujours penchée au dessus de lui. Ce qu'il lui dit la fit rire et elle se redressa avant de croiser les bras et de reculer d'un pas. Elle espérait bien être mieux qu'un réveil, elle avait des années d'expérience de réveils de bébé alors le réveiller lui c'était facile
.

"J'espère bien ! J'ai des années de pratique. Et je veux bien être ton réveil... à condition que tu me promettes que je vais pas finir avec ta main dans la figure comme un vulgaire réveil..."

Son sourire s'élargit et elle se retourna pour récupérer ses bouquins. Elle les avait laissé là ou elle les avait déposés et franchement sur le canapé ce n'était pas le top. Elle les déposa donc sur la table basse avant de poser son regard sur Greg qui venait d'annoncer que c'était l'heure de manger. Et elle n'allait pas dire non à ça ! En plus ils allaient être en tête à tête, donc pas de stress de rencontrer les parents du barman. Parce que oui, elle savait qu'elle allait devoir les rencontrer et elle n'était pas tout à fait super à l'aise avec l'idée... Elle débarquait chez eux comme ça, c'était un peu spécial. Mais elle comptait mettre à profit tout son talent de serveuse afin de paraître décontractée, gentille, polie. Enfin une fille bien quoi. Mais pour l'instant ce ne serait que eux deux, alors aucun stress avoir, pas même avec le sourire qu'arborait Greg.

"Mon dieu, un tête à tête avec toi ! Je vais pas y survivre !"

Ceci était bien entendu une blague puisqu'elle avait passé la nuit seule dans la voiture avec lui, qu'ils avaient passé des heures en tête à tête à l'Edel et qu'elle adorait ces moments. Elle ne s'ennuyait jamais et c'était génial. Pour finir la demoiselle suivit son hôte et lorsqu'il passa la tête par la porte de la buanderie, elle fit comme si quelque chose plus loin l'intéressait. C'était certain qu'il allait lui faire une remarque, mais en même temps il devait aussi s'en douter non ?! Bon d'accord, elle lui avait dit qu'elle allait bosser, alors... Bref de toute façon s'était fait. Elli posa finalement ses yeux émeraudes sur Greg et haussa les épaules.

"J'arrivai plus à bosser et je suis pas tellement du genre à me tourner les pouces... Et puis j'ai trouver la serpillière et le seau..."

Elli reprit son rôle de petit canard suivant sa maman cane jusque dans la cuisine et elle s'appuya sur le bâti de porte, observant le barman. Il sortit un plat du frigidaire et le mit à chauffer avant de se tourner vers elle et de lui annoncer le menu. Le nom ne lui disait rien, mais n'étant pas du genre vraiment difficile, elle allait goûter avec plaisir. Et puis arriva la partie la plus drôle. Greg entreprit de mettre la table, sauf que c'était comme s'il n'était pas chez lui, il chercha dans plusieurs placards/tiroirs et cette scène fit sourire Elli' qui finit par se demander s'ils ne s'étaient pas trompé de maison. Elliana assista donc au spectacle appuyée sur son bâti de porte, les bras croisés, son sourire aux lèvres. Et puis le téléphone sonna et Elli regarda Greg, curieuse. Elle eut très vite sa réponse puisqu'il mit son ami sur haut parleur et le début de la conversation la fit mourir de rire. Elle regardait le jeune homme en pouffant à moitié. Mais lorsqu'il fut question d'une descente en ski la demoiselle arrêta de rire. Elle ne s'imaginait pas du tout du tout du tout sur des skis avec Greg. Déja parce qu'elle se sentait totalement ridicule avec des skis et ensuite parce que ce qu'ils comptaient faire n'était certainement pas de son niveau. Elle les laissa terminer et finit par prendre place à la table. Elle releva la tête quand Greg s'adressa à elle et son sourire réapparut rapidement. Fallait le dire, elles étaient pas mal ses fesses... Et elle n'était pas la seule à le penser. Il enchaîna sur une évidence, enfin c'était une question pour lui, mais une évidence pour elle.

"Je vais plutôt vous regarder en bas... je veux bien même donner de ma personne en embrassant le premier arrivé, mais il est pas question que je monte sur des skis... Je suis une catastrophe ambulante."

Et c'était peu dire, elle n'avait skié qu'une fois et elle avait réussi à descendre une piste verte presque sans freiner, heureusement qu'il y avait des tas de neige. Bon, et pour sa proposition presque indécente... elle était plutôt sérieuse, tant que ce n'était pas un vieux croûton sans dents... Et puis ça pouvait en motiver certains... Surtout un en réalité. Elli s'adossa à sa chaise et attrapa la fourchette à coté d'elle pour commencer à jouer avec.

"Bon donc si j'ai bien compris à 15h on a nos tronches dans le froid et vous vos fesses dans la neige ?"

Sourire espiègle. Oui elle avait envie de voir Greg à terre... même si elle sentait qu'il y ait trèèèèèèèèès peu de chance pour cela. D'ailleurs il y avait nettement plus de chance que ça soit sa tronche à elle dans la neige que celle du barman.

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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Dim 13 Déc - 22:36


« Let's see were we wake up tomorrow »
Grégoire & Elliana
Un premier rire franchit mes lèvres assez rapidement après mon réveil tout en douceur, et ce grâce à la jolie blonde. Ce qu'elle avait dit n'était vraiment pas mal dans le genre, au moins suffisant pour m'amuser un peu dès le réveil. Ce n'était pas spécialement facile, il fallait le dire, et même si je n'étais pas du genre à avoir un mauvais réveil, il me fallait un laps de temps minimum normalement, vous voyez ce que je veux dire ? Mais là non, d'entrée de jeu la demoiselle me mettait dans l'ambiance, et je m'étirais juste comme un chat avant de lui répondre, un sourire amusé pendu aux lèvres.

« A réveil d'exception traitement d'exception, mademoiselle. Promis je demanderais poliment à ma main d'éviter de te sauter au visage dès le matin. »

Ouah, quel sérieux Greg ! Enfin bon il ne fallait pas trop m'en demander, le naturel n'était jamais loin chez moi, et j'étais d'un naturel plutôt petit comique que grand sérieux, alors la demoiselle ne risquait pas de s'ennuyer avec moi pour la semaine. Surtout pas ici, à Morzine, mon terrain de jeu privilégié, ma zone de confort et surtout l'endroit où toutes ces personnes qui m'avait connu avec du lait au bout du nez pourraient ressortir des anecdotes de mon enfance de baroudeur tout en me laissant la possibilité d'en rajouter en connerie par dessus. Enfin, pour le moment il était temps de manger, et ce serait un tête à tête pour nous. C'était sûrement la dernière fois avant longtemps que je pourrais jouer de mon charme sans perdre en crédibilité devant la blonde. Ou pas, d'ailleurs, parce qu'elle semblait déjà complètement me prendre à la rigolade, malgré ce sourire de charme à l'état pur que je lui servis, et un autre sourire, plus amusé prit place sur mes traits à ce qu'elle répondit.

« Oh c'est bête, je pensais au moins avoir le temps de te présenter mes parents, avant que tu ne meurs ... »

Un clin d'œil plus tard, je me dirigeais vers la cuisine, suivit par Elli bien sûr, et je passais devant la chambre d'ami, qui retint mon intention, puisque les choses n'étaient plus telles qu'elles l'étaient lorsque je m'étais couché. Et à voir comme Elli' faisait comme si de rien n'était, c'était certain qu'elle y était pour quelque chose. Bon, d'accord, soyons rationnel. Qui d'autre qu'elle aurait pu éponger la pièce ? Je n'étais pas encore devenu homme de ménage somnambule, à ce que je sache. Je fis donc une petite réflexion, parce que bon c'était gentil et tout de sa part hein, là il n'y avait pas à chiquer une bille dessus, mais bon, c'était mon job, et du coup voilà l'hôte quoi, super bien, il fait bosser ses invités à l'œil histoire de pouvoir roupiller tranquillement … non mais cette honte, là, je vous jure ! À la réponse de la demoiselle, je secouais la tête, désabusé, et de toute façon conscient qu'elle l'aurait dit, pour finalement lui répondre de nouveau tout en me remettant en route vers la cuisine.

« J'aurais vraiment du m'en occuper avant d'aller me coucher, ça t'aurait obligé à profiter un peu des vacances. »

Un soupir m'échappa et j'entrais finalement dans la cuisine. Là le programme était très simple ; faire réchauffer la croziflette amoureusement préparée par ma maman rien que pour nous deux ce midi et mettre la table. En théorie, c'était sensé être facile, comme programme. L'opération crozifour ça avait été un jeu d'enfant, en tous cas, parce que le frigo et le four, eux, n'avaient pas changé d'emplacement ni de programmation. Par contre mettre la table me pris plus de temps que prévu, pour la bonne et simple raison que tout avait changé de place et que j'avais du partir en exploration de la cuisine de mon enfance. Non mais mes parents avaient joué aux étagères musicales ou comment ça se passait ? Enfin bon, quand même, j'avais fini par m'en sortir, non sans amuser Elliana au passage, mais je pouvais la comprendre, mine de rien. C'était à croire que je n'étais pas dans la bonne maison, et pourtant, je pouvais l'assurer, c'était bien ici que j'avais grandi … juste dans un agencement totalement différent. Enfin, le téléphone sonna, et je mis Jim sur haut-parleur, histoire qu'Elli' puisse rire un peu, et elle ne s'en priva absolument pas. D'un autre côté je la comprenais parfaitement, ce n'était pas des plus banals, comme conversation, et c'était plutôt drôle, honnêtement. Sauf l'idée qu'elle nous accompagne pour la descente, visiblement. Enfin, moi, je ne faisais jamais que proposer, une fois que j'eus raccroché avec Jim en ayant pris rendez-vous pour quinze heures. La réponse qu'elle me servit me fit rire, allez savoir pourquoi.

« Je sais depuis un moment, que tu es une catastrophe ambulante. Faudra que je prenne une heure ou deux cette semaine pour t'apprendre à te débrouiller sur des skis, ça pourrait t'être utile un jour. » Je fronçais le nez avec amusement, l'imaginant bien en galère totale. C'était presque méchant, mais je voyais d'ici la scène. « Tu vas causer des morts avec ta proposition, t'en es consciente ? Mais je suis joueur, et si t'es sérieuse, j'ai une raison de plus de gagner la descente pour la … Dixième année consécutive, quelque chose comme ça. »

Et vaniteux en plus de ça, oui. N'empêche que ce serait une vraie motivation que d'avoir la jolie blonde pour m'attendre en bas. Une motivation et un appel à l'inconscience pur parce que j'étais déjà d'un naturel compétiteur et mauvais perdant, mais là c'était plus qu'un trophée, assurément. Et comme j'avais déjà naturellement cette tendance à me jouer du danger et à l'affronter pour réussir mes entreprises, eh bien ça n'allait pas du tout m'en dissuader. Et ça devait être écrit dans l'éclat déterminé et joueur qui brillait dans mon regard. Pour éviter de continuer à le regard avec ce regard-là, je me détournais, vaquant à mes occupations, c'est à dire déboucher une bonne bouteille de vin rouge et assaisonner une salade pour accompagner la tartiflette de crozets. Un peu de légèreté dans ce repas, tout de même. Néanmoins, lorsque la demoiselle reprit la parole, je la regardais par dessus mon épaule, un sourire tout aussi espiègle que le sien aux lèvres.

« En réalité 14h30, et rien ne t'empêche de rester bien au chaud dans le bar de mon père pour ne regarder, à l'étage il y a une vue imprenable sur la piste qu'on va prendre. » Je retournais au mélange de ma salade, continuant tout de même de parler. « Sinon tu peux toujours emmener une couverture polaire d'ici pour te tenir au chaud. C'est presque une tradition, ça, et on en voit de toutes les couleurs en bas de la piste ... » Un rire s'échappa de mes lèvres tandis que je déposais le saladier sur la table. « C'est très folklorique … Chaque skieur a sa couleur que sa mère, sa sœur ou sa copine porte en bas généralement. C'est un peu notre carnaval bien entre nous. »

Bah, au fil du temps, on en avait fait tout un monde, de nos descentes, et c'était superbe. Très drôle et très bon enfant, en général. Finalement, je déposais un repose-plat sur la table avant de sortir le plat gratiné et chaud du four. Ça sentait bon le reblochon cette histoire ! Je laissais finalement mon invitée se servir en première, galanterie et éducation obligent, avant de lui souhaiter un bon appétit pour un repas qui se passa dans la joie et la bonne humeur, mais un relatif silence tout de même parce qu'il paraît qu'on ne parle pas tant que ça quand le repas est bon. Pour terminer, je débarrassais la table, chargeant le lave-vaisselle qui ne tournerait sans doute pas avant le lendemain matin puisqu'il n'était pas plein. J'avisais ensuite l'heure.

« Bon allez il est tant d'aller me changer pour pouvoir laisser tout ce petit monde sur place là-haut. Je reviens. »

J'offris un clin d'œil à la demoiselle avant de m'éclipser dans ma chambre pour enfiler ma tenue de glisse. C'est un pantalon et un blouson assortis, gris perle, avec les coutures et les fermetures en rose flash. J'étais inratable, surtout que ma mère m'avait acheté un bonnet gris avec un pompon rose flash. À mourir de rire. Mais bon ça passait crème avec ma planche noire et argentée. Et puis au moins on me reconnaissait de très loin. Je fus assez rapidement prêt, il ne me manquait plus que les chaussures qui se trouvaient au garage, et j'étais passé par la chambre de mes parents pour prendre la couverture polaire rose bonbon de ma mère. Elli' n'y échapperait définitivement pas. Je redescendis finalement en tenue, la polaire en guise de cape et ma planche sous le bras, un sourire satisfait aux lèvres. Je déposais finalement mon snow dans l'entrée, rejoignant la demoiselle pour lui passer la couverture autour des épaules.

« Comme ça tu ne peux pas mourir de froid et en plus j'annonce que je compte bien gagner aujourd'hui encore. Je suis compétiteur, Elli', et là tu me proposes un défi que je ne peux pas refuser. »

Je déposais un petit bisou sur sa joue avant de me reculer et de finalement passer au garage attraper ma paire de chaussures de snow. C'était rapide, à peine une seconde, et une fois certain que la demoiselle était prête à partir, je sortis sur le perron, enfilant mes chaussures, que je serrais consciencieusement. Ce n'était pas le jour de me faire une entorse, mais alors vraiment pas même ! C'était le genre d'accident très con qui arrivait systématiquement chaque année à l'un d'entre nous qui avait un peu trop présumé de ses capacités, et c'était trop bête comme accident, ça foudroyait tout le début de la saison, et c'était vraiment pas une veine, quoi. Je récupérais ensuite mon snow, fermant la porte derrière la demoiselle. Je lui tendis une main, pour qu'elle puisse s'accrocher à moi plutôt que de glisser comme un petit pingouin sur la neige, un sourire relativement doux et serein sur les lèvres.

« On passe dire bonjour à mon père et après je rejoins mes fanfarons pour la descente. »

J'eus un rire léger. Mon père et moi, on était des copies conformes dans le caractère, il fallait l'avouer. J'étais juste un peu plus fou. Du coup, ça ne pouvait que bien se passer, avec Elli'. Surtout que bon, il était briefé ; je ne lui présentais pas une belle-fille, juste une amie qui avait grand besoin de vacances avec ses études très prenantes. Enfin, vacances et révisions, d'accord, mais bon prendre le grand air ne ferait pas de mal à la demoiselle, et puis on pouvait bien trouver quelques heures de détente chaque jour tout en lui laissant largement le temps de travailler. Moi, pendant ce temps-là, j'allais très certainement refaire mon stock de sommeil en retard, mais bon, c'était un bon arrangement à mon goût. Bref, les présentations ne pouvaient que merveilleusement bien se passer. Et en effet, le chemin jusqu'au bar de mon père se trouva être plus scabreux que les présentations. Il y avait çà et là des plaques de verglas et je déployais des trésors d'adresse pour ne pas me casser la gamelle tout en facilitant le chemin de la demoiselle. Et avec mon père, tout se passa comme une fleur. Comme je m'y attendais venant de lui, il montra sa gentillesse et son côté avenant à la demoiselle, ne faisant pas un geste ou une remarque pour la mettre mal à l'aise, et le reste des clients fit de même, même si j'avais grandi avec presque chacun d'entre eux et qu'ils avaient déjà commencé à parier sur ma chute du jour, inévitable selon eux parce que je n'en avais plus une à mon actif depuis bien trop longtemps. Alors, vous voyez, l'ambiance était royalement bon enfant. Mais le temps tournait relativement vite, malgré tout, et j'emmenais finalement ma petite Elli' emmitouflée aux couleurs Carpentier jusque dehors, où toute ma bande attendait déjà. Et à notre sortie du bar, ce fut la hola internationale. J'étais en train de poser mon snow contre un muret lorsqu'une furie rousse aux cheveux bouclés se jeta contre moi, me laissant juste le temps de lâcher Elli' et de m'écarter d'un mètre pour la réceptionner dans un rire. Dieu que c'était bon de se retrouver chez soit.

« T'es là ! C'trop trop trop trop bien !
Mais oui je suis là, je te l'avais promis ! Et je suis pas seul. Je te présente Elliana, ma …
Oui oui, je sais, ta saisonnière. Enchantée Elliana, moi c'est Clara !
Même pas je peux en placer une ici ! » Je secouais la tête avec amusement, lâchant Clara pour me tourner vers Elli'.
« J'ai grandi avec Clara. D'ailleurs je te laisse avec elle, j'en vois qui s'impatientent d'aller skier. Soyez sages les filles !
Tu ne devrais pas nous laisser à deux, qui sait le genre de casserole je pourrais raconter ?
Oh mais je sais bien … Je prends le risque, que veux-tu ... »

Un sourire espiègle étira mes lèvres tandis que je faisais un clin d'œil à Elli', rejoignant finalement le groupe de riders qui commençait à s'agiter. En guise de salutation se furent tapes viriles et grandes exclamations pendant quelques instants, grands sourires heureux de gamins qui se retrouvaient après plusieurs mois de séparation. Je me hissais finalement sur un muret, dominant par la même occasion tout le monde d'une bonne hauteur. Un sourire satisfait étira mes lèvres quand l'assemblée se calma à ma présence là-haut. Tout les ans c'était un rider différent qui montait, c'était un peu au premier qui avait l'idée, et ce mec expliquait les règles pour les éventuels nouveaux. C'était généralement à ce moment là que nos spectateurs – famille, amis – se réunissaient sur la terrasse du bar en attendant que la descente ne démarre. Cette année, c'était moi qui ouvrais les festivités.

« Je rappelle qu'on monte tous comme on veut. À pied, sur les mains, en quad, peu importe, mais l'important c'est qu'une fois là-haut, notre juge désigné nous donne le départ. Celui qui part avant n'est plus en course. Cette année c'est Dédé que tout le monde connaît qui nous surveille d'en haut. Le premier arrivé est notre champion pour l'année. Et s'il vous plaît, pas de blessé cette année ! Est-ce que quelqu'un a quelque chose à déclarer ? »

Mon regard se posa sur Elli', avec un sourire en coin. Alors, cap ou pas cap d'embrasser le vainqueur ? Je laissais, à elle comme aux autres, le temps d'éventuellement s'exprimer avant de lancer un joyeux « Bonne chance à tous et que le meilleur gagne ! » et de redescendre de mon muret pour fixer mon snow. Je bougeais finalement en mode crabe sauteur – oui oui, c'est très classe d'avancer en snow sans pente, c'est sûr – jusqu'à m'accrocher avec d'autres potes au quad qui allait nous tracter jusqu'en haut. Rien que ça, ça pourrait nous réserver quelques chutes à mourir de rire. Avant que l'engin ne démarre, j'adressais un signe de la main, façon parodie de salut militaire, à Clara et Elli', lançant un joyeux « A tout de suite mesdemoiselles ! » et l'ascension démarra. Le premier soubresaut de l'appareil failli nous faire finir le nez dans la neige dès le démarrage, mais une fois en route et à vitesse stabilisée, tout se passa pour le mieux. Au moins l'ascension était rapide, et il ne fallut que quelques minutes pour que la quinzaine de suicidaires que nous étions ne se retrouve en ligne sur la piste partiellement enneigée, attendant la départ. Un légère bouffée d'adrénaline monta en moi, me préparant déjà à la suite.

Emi Burton

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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Lun 14 Déc - 23:16



Qui que l’on soit au fond de nous, nous ne sommes jugés que d’après nos actes.



:  « Let's see were we wake up tomorrow »  Elliana & Greg
Le réveil de Greg s'était déroulé dans le calme et la douceur et maintenant que monsieur avait ouvert les yeux, c'était dans la plaisanterie. En même temps passer du temps avec l'un des deux jeunes qui se trouvaient dans la pièce signifiait presque forcément plaisanter... tant qu'ils n'étaient pas au boulot. Et puis Elliana était presque sérieuse en disant que ça ne la dérangeait pas d'être réveil, le principal était qu'on ne l'assomme pas comme un radio-réveil, pour le reste, elle avait l'expérience d'un levé en douceur alors elle voulait bien en faire profiter le barman. Ce qu'il lui répondit la fit tout d'abord sourire d'avantage avant de la faire rire. S'il demandait à sa main alors elle ne risquait rien... Leur conversation se poursuivie avec bien entendue l'annonce du repas et de leur tête à tête. Elli' n'était pas le moins du monde gênée de se retrouver avec son ex-patron en face d'elle, elle avait presque même une préférence pour cette option là plutôt que de passer un repas d'entrée avec les parents de Greg. Elle n'avait aucun doute sur le gentillesse, mais elle était quand même là sous invitation de leur fils, pas d'eux directement, alors c'était... pas la manière la plus évidente pour qu'elle soit à l'aise. Mais la question ne se poser plus puisqu'ils n'étaient qu'à deux pour ce repas. Cela n'empêcha pas la blonde de plaisanter une nouvelle fois. Le jeune homme lui répondit et termina par un clin d'oeil, la seule réponse que la nordiste eut fut une grimace et un tirage de langue dans les règles de l'art.

Suivit le trajet jusque la cuisine en passant devant la buanderie qu'Elli avait gentiment commencé à nettoyer. Elle répondit à la remarque du jeune homme en toute sincérité. Elle en avait eu marre de travailler et avait décider de s'occuper pour faire passer un peu le temps. Et puis le matériel n'avait pas été si dur que ça à trouver alors... Ce qu'il lui dit la fit hausser des épaules. Elle venait d'arriver, ils auraient bien le temps de profiter de leurs vacances. Et puis ce n'était pas vraiment le genre de chose qui dérangeait la jeune femme. Elle avait du faire quelques taches ménagères en étant chez ses parents et elle devait se débrouiller comme une grande dans son studio, alors franchement ce n'était pas vraiment un coup de serpillière qui allait la tuer. Elli ne répondit pas, laissant Greg soupirer et partir vers la cuisine. de toute façon elle savait que quoi qu'elle aurait pu dire Greg aurait trouvé quelque chose à redire ensuite. Oui elle était l'invitée et ce n'était pas le rôle d'un invité de nettoyer une pièce inondée, mais ce n'était pas non plus le rôle d'une amie de laisser la buanderie dans cet état.

Ils arrivèrent dans la cuisine et Elli eut de quoi rire. Elle observa Greg essayer de trouver ce dont il avait besoin, à croire que ses parents s'amuser à changer régulièrement la place des objets. Pour finir le jeune homme reçut un appel qu'il mit en haut parleur et encore une fois Elli put s'amuser un peu, enfin jusqu'à ce qu'on ne la mentionne sur des skis, ce qui était tout simplement impossible, pas avec le niveau qu'elle avait. Elle avait donc un peu perdu son sourire, mais elle avait très vite répondu à Greg plus amusée. Elle lança même une proposition tout à fait improvisée. Elle préférait de toute façon être le trophée que la fille déjà à terre à peine après avoir chaussé. La proposition de Greg n'était pas déplaisante, même si la blonde voyait déjà à l'avance qu'il allait se foutre de sa tronche et en beauté ! Mais le ridicule ne l'avait encore jamais tuée et au pire... elle aurait fait rire quelqu'un avec sa mort. Ce qu'il dit ensuite la fit rire. Elle ne pensait quand même pas être THE trophée, la gloire de finir premier devait être bien suffisante. Mais si ça motivé Greg, elle était bien prête à se lancer. Et puis au pire... elle allait devoir embrasser quelqu'un qu'elle ne reverrait surement jamais... à moins de décider de faire de Morzine son lieu de vacances. Son sourire s'élargit donc avant sa réponse, elle ne savait pas trop dans quoi elle allait se lancer, mais elle y allait.


"Je suis très sérieuse et puis... faudrait fêter cette dixième victoire d'une façon ou d'une autre non ? Sinon ce sera le passage de ton titre qui sera célébré."

Son immense sourire lui dévorait le visage. Elli se sentait capable de tenir sa parole, surtout face à Greg, en fait il était hors de question à présent qu'elle ne le fasse pas, sinon elle perdait toute crédibilité. Le barman retourna à ses occupations culinaires et la blonde continua ce qu'elle était en train de faire, c'est à dire pas grand chose à part attendre de passer à table. Enfin si, elle demanda quand même confirmation sur le programme de l'après midi. Il lui confirma qu'ils allaient être dehors en début d'après midi, mais qu'elle pouvait toujours rester dans le bar de son père... Non, le bas de piste serait très bien, elle était là pour sortir un peu et profiter de l'air de la montagne, ils allaient avoir le temps après de rester dans le bar familial. La seconde proposition était nettement mieux déjà et puis elle entrerait un peu plus dans l'univers de Greg et Elli ne disait pas non à l'idée. Un carnaval à eux... Il ne devait pas connaître ce qu'elle connaissait elle du carnaval, même si elle n'y avait jamais assisté. Elli avait suivi le jeune homme des yeux et elle leva la tête pour regarder son visage lorsqu'elle lui parla.

"Je porte très bien la polaire et comment je peux t'encourager si je suis à l'intérieur... En plus de ça va falloir que tu viennes chercher ton trophée..."

La jeune femme n'avait pas envie d'être mis de côté pendant ce petit événement et elle allait être au premier rang. Le repas arriva enfin sur la table et Elli ne se fit pas prier pour se servir. Après avoir souhaité un bon appétit à Greg, elle attaqua son assiette. Elle savait à présent qu'elle n'avait jamais mangé de croziflette et que c'était carrément trop bon ! Pour une fois elle ne parla pas sans arrêt, savourant plutôt ce que la mère du brun avait fait. Elle aida ensuite le savoyard à ranger et lorsqu'il lui dit qu'il était temps pour lui d'aller se changer, Elliana acquiesça d'un signe de tête et une fois qu'il disparut, elle attrapa son téléphone pour laisser un message à sa mère et sa soeur. Elle regrettait presque que Sav' ne soit pas là, elle qui adorait la neige, elle serait servie ! Et puis réapparut le barman dans sa tenue. Elli ne le vit pas tout de suite, elle sentit qu'on lui mettait un truc sur le dos et quand elle vit la couleur de la couverture polaire, elle ne put retenir un rire avant de se tourner vers le jeune homme pour découvrir sa tenue. Du rose, vraiment ?! Ce qu'il lui annonça la fit sourire et elle resserra la couverture sur ses épaules pour ne pas qu'elle tombe.

"J'espère bien, je suis pas vraiment une adepte d'embrassage d'inconnu"

Alors qu'elle lui répondit il déposa un bisou sur sa joue avant de partir ensuite elle ne savait ou. Elli en profita pour rechausser ses chaussures après avoir récupéré son manteau et son bonnet. Elle les enfila et déposa la couverture rose flash sur ses épaules en se demandant qui avait bien pu avoir l'idée de cette couleur. Comme elle était plutôt attendue, la blonde fit au plus vite et elle se retrouva dehors en compagnie de son ex-patron. Lorsqu'il lui tendit la main pour avancer, elle n'hésita pas un instant. Il était hors de question qu'elle ne se casse la figure. L'annonce du programme lui allait très bien, mais elle ne fit pas trop de commentaires, déjà en pleine concentration pour éviter de se retrouver les fesses dans la neige. Elle se contenta donc d'un hochement de tête tout en poursuivant sa route. Le chemin fut quelque peu périlleux, mais ils arrivèrent entiers jusqu'au bar du père de Greg et Elli fut soulagée de ne plus devoir marcher sur du verglas. Les présentations faites, la jeune femme se sentit plus à l'aise et elle était la Elli que tout le monde connaissait, joyeuse, souriante, aimable et amusante. Et tout se passa à merveille. Ils finirent néanmoins par sortir pour rejoindre la troupe de Greg et l'ambiance était déjà donnée, juste à la sortie du bar. D'ailleurs Elli fut vite délaissée car une jeune femme venait de se jeter sur Greg, ce qui amusait fortement la blonde. Elle se recula un peu, pas la peine de se prendre un coup malencontreux et attendit qu'on lui dise un peu ce qu'il se passait. Les présentations se firent en vitesse, ce qui finit d'amuser la jeune femme et la fit rire. La demoiselle observa tour à tour Greg et Clara et avant qu'il ne parte, elle glissa une petite phrase toute en subtilité.

"De toute façon t'as pas le choix..."

Sous entendu bien sur t'as pas le choix si tu veux une quelconque récompense. Elli observa Greg retrouver tout ce petit monde qui était le sien tout en resserrant la couverture sur ses épaules. Elle allait demander à Clara ce qui allait se passer maintenant lorsqu'elle vit le jeune homme grimper sur un muret et commencer à faire un petite discours. Il expliqua les règles, enfin surtout comment allait se dérouler cette première descente, et pour finir il demanda si quelqu'un avait quelque chose à dire. Bien sur Elli ne rata pas le regard poser sur elle et c'est avec le sourire qu'elle leva la main.

"Moi j'ai un truc à dire... Déjà j'suis Elli, la saisonnière de Greg à Etretat et... on peut dire que j'ai eu une idée assez spéciale ce midi. Bref, le premier en bas sera champion pour l'année et si pour vous l'enjeu n'est pas assez... j'embrasse le vainqueur."

Son regard croisa celui de Greg et son sourire s'élargit. Oui, elle savait être joueuse et puis ce n'était pas la mort non plus. Une fois sa petite annonce réalisée, elle se recula d'un pas et laissa les autres s'exprimer. Elle avait son regard émeraude braqué sur Greg puisqu'il était le seul qu'elle connaissait et quand il leur fit un signe militaire, un rire léger lui échappa et elle y répondit. Ce n'était pas comme si son meilleur ami était parti dans une mission suicide dans l'armée... Les demoiselles observèrent l'ascension des skieurs et snow-boarders. En cours de route Clara lui glissait quelques petites infos sur ceux qui descendaient la piste aux côtés de Greg. C'était quand même mieux de savoir qui elle embrasserait si Greg ne gagnait pas. Et puis tous furent en place et le départ fut donner. Elli était sur ressort, elle avait un peu de mal à suivre ce qu'il se passait, déjà parce que c'était assez loin, que ça allait assez vite et qu'en plus de ça il y avait de la neige un peu partout autour des skieurs et qu'elle avait du mal à discerner toutes les couleurs. Heureusement, Clara était une habituée et elle lui faisait un commentaire détaillé de ce qui se passait. Maintenant elle n'avait plus qu'à croiser les doigts pour que personne ne se blesse et que Greg arrive en bas en premier.

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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Mar 15 Déc - 0:55


« Let's see were we wake up tomorrow »
Grégoire & Elliana
Avoir Elli à la maison pour la semaine promettait de très belles choses, et là preuve en était que tout ne s'était passé que dans la joie et la bonne humeur depuis que nous avions mis les pieds à Morzine. Heureusement le repas avait été un peu plus silencieux que nos jacasseries incessantes, même si Elli avait trouvé le moyen de me faire une proposition alléchante au possible de récompense au vainqueur. Et le vainqueur, ça ne pourrait qu'être moi, dans ces conditions-là. Je ne laisserais définitivement personne d'autre embrasser ma saisonnière. Parce que bon, on n'allait pas tourner autour du pot pendant une heure non plus, Elli' me plaisait, et ça je l'avais laissé entendre juste après qu'elle ait fini de travailler pour moi. Même si elle m'avait gentiment refroidi et que j'acceptais sans rechigner sa décision, si l'un de ces mecs avec qui j'avais grandi posait une main sur elle, j'allais voir tout rouge quand même. Enfin, même si j'avais laissé un sourire très appréciateur de cette proposition étirer mes traits pour toute réponse, je ne lui avais pas dit qu'au fond, si je perdais, et ça restait une possibilité, et bien j'allais détester profondément cette idée et que je ne risquais pas vraiment de rester fairplay très longtemps. Surtout que, pour qu'on me batte totalement à la loyale, il y avait quand même un peu de travail. Mon truc en plus, par rapport aux autres, c'était mon grain de folie. Je ne prenais jamais de décision réfléchie si l'option un peu folle pouvait me faire gagner du temps. Je n'avais jamais peur. Alors j'avais réussi une paire de fois à m'envoyer en vrac dans le décor et à ressortir avec un dossier médical assez impressionnant – et heureusement que j'avais des articulations hyper souples, sans qu'on puisse parler de ce fléau du sportif qu'était l'hyperlaxité articulaire – de fissures, fractures, contusions et déchirures musculaires en tous genres.

Mais plus généralement, mon indéniable inconscience me faisait gagner quelques précieuses secondes. J'allais donc encore une fois être champion, n'en déplaise à certains. Enfin, après avoir rapidement débarrassé la cuisine, j'étais allé me changer, et j'étais redescendu dans un temps plutôt record, équipé de pied en cape, et de surcroît avec le plaid qui atterrit assez rapidement sur les épaules de la demoiselle. Rien qu'à voir sa tête, j'étais persuadé que la couleur l'intriguait, mais en même temps c'était tellement compréhensible … Cette histoire de rose datait d'années en arrière. J'étais plus jeune, plus con, je me prenais moins au sérieux, mais c'était resté. Au moins tout le monde savait que c'était moi, quand le pompon rose se faisait voir quelques dizaines de mètres plus loin. Et puis la je ne pourrais pas vraiment rater ma saisonnière d'en bas, dans cette couleur-là ! C'était tant mieux d'ailleurs, parce que je voulais savoir de loin exactement à quel endroit faire mon plus bel arrêt sur place pour signifier mon écrasante victoire sur les autres. D'ailleurs j'annonçais assez rapidement à Elli' mon intention de remporter la course et donc le superbe trophée qui allait avec cette année. Je ne dis pas, j'aurais pu avoir beaucoup moins la niaque, mais là l'enjeu était suffisamment de taille à mon goût pour que je me mette un superbe coup de pied au cul pour strictement tout défoncer. Ce qu'ajouta la demoiselle me fit rire, et je me détournais en lui lançant un dernier regard qui voulait clairement dire « c'est toi qui t'es proposée, je ne fais qu'apprécier » avant de finir de m'équiper. J'étais relativement pressé de rejoindre tout mon petit monde, alors je ne voulais pas spécialement perdre de temps pour rien.

Le chemin jusqu'au bar se passa relativement bien compte tenu de l'état des rues légèrement pentues et de l'habileté de la demoiselle à marcher sur la glace – remarquez je ne m'en sortais pas spécialement mieux sans mes crampons sous les semelles – et nous arrivâmes au moins tout à fait entiers au bar de mon père, où les présentations se passèrent tout aussi bien, tout à fait comme je m'y attendais soit dit en passant. Mais bon, ça me faisait plaisir de retrouver ma dynamique petite catastrophe ambulante préférée. Cette spontanéité chez elle me plaisait énormément. Elle allait fort bien s'entendre avec mon père, c'était écrit d'avance. Quant à ma mère … Eh bien elle était d'un naturel ouvert aux autres, alors les choses ne devraient pas mal se passer, soyons honnêtes. Même si ma mère commençait à désespérer de voir son grand fils unique assez amoureux pour parler d'avenir et que j'étais assez sûr qu'elle tâterait le terrain auprès de la nordiste dès que je les laisserais seules toutes les deux. Mieux valait ne pas prévenir la demoiselle tout de suite sous peine qu'elle ne songe à fuir, ce qui n'était en aucun cas le but. Finalement, il était largement temps de sortir, l'ambiance commençait à être vraiment bon enfant dehors et il y avait des chances qu'on ne m'attende pas trop longtemps si je ne pointais pas mon nez dehors. Mais en même temps, moi aussi j'avais hâte de retrouver mes pistes d'enfance. Mais avant ça, il fallait retrouver les amis, dont Clara qui m'avait littéralement sauté dans les bras à mon grand plaisir. Les présentations étaient allées très vite, ce qui était à se douter en connaissant la savoyarde telle que je la connaissais, mais au moins je savais que je pouvais laisser les deux filles ensembles, tout devrait bien se passer, et moi je n'avais plus qu'à rejoindre mes camarades, riant à la remarque d'Elli. Ouais, il n'y avait plus qu'à …

Les retrouvailles entre riders se firent relativement dans la bonne humeur, et c'était tout à fait logique d'ailleurs, on s'entendait tous très bien, à l'exception de quelques petites frictions et de petits conflits entre certains d'entre nous, ce qui ne nous empêchait pas pour autant d'être capables de nous voir tous ensembles sans commencer à nous frapper dessus. Il y avait juste des soucis d'affinités entre certaines personnes, Ludo et moi par exemple, et on s'évitait un maximum, voilà tout. Ce qui ne nous avait pas empêché de nous saluer comme deux gamins ayant grandi dans la même ville, côtoyé les même lieux et ne s'étant pas vu depuis près de six mois alors qu'on avait eu des vies calquées sur le même modèle jusque là, en prenant en comptes que j'étais son aîné de trois ans. Enfin bref. J'étais finalement monté sur le muret, annonçant la suite des événements et le peu de règles qu'on avait. Normalement on n'en avait pas besoin, parce qu'on n'était pas là pour se blesser, et qu'il n'y avait rien d'autre qu'un titre honorifique du village à gagner. Néanmoins chacun avait le droit de s'exprimer avant le départ, que ce soit pour donner son pronostic ou proposer une récompense, comme Elli' venait de le faire, déclenchant un concert d'exclamations enthousiastes parmi les concurrents. Mon regard, aussi clair que perçant, resta planté dans le sien, un léger sourire en coin pendu aux lèvres, le temps que tout le monde finisse de s'exprimer, suite à quoi je descendis de mon muret, fixai mon snow et saluai les dames, attaquant accroché au quad l'ascension de la piste. Une fois là-haut, c'était magique. J'étais concentré sur la future descente, et pourtant les remarques fusaient. Des remarques de mec à propos de la proposition d'Elli', et surtout la question était de savoir si elle et moi étions ensemble. Réponse ? Ils l'apprendraient bien une fois qu'on serait tous en bas.

Et finalement, le départ fut donné, et assez vite la vallée résonna de nos exclamations de joie. J'avais perdu un peu de temps au départ par rapport aux skieurs, mais par rapport aux autres snowboarders, j'étais plus que dans les temps. Et puis je prenais en vitesse plus vite que les skieurs, ce qui me permit rapidement de refaire mon très léger retard et de commencer à jouer. J'aurais pu faire un splendide tout droit, mais je me serais tué, ça j'en étais quand même un minimum conscient. Les grandes boucles me feraient perdre moins de temps, mais je risquais quand même de me manger un autre rider en pleine tronche, et ça, ça ne ferait pas de bien ! J'avais donc opté pour la prise d'extérieur de piste, sur de petites courbes le plus fluidement possible, avalant un maximum de pente et faisant fi des obstacles, n'hésitant pas à prendre une bosse de face pour décoller et atterrir plus loin, histoire de gagner un peu d'avance et de pouvoir jouer un peu plus après. Et c'était une technique payante, parce que même si je ne leur mettais pas trois secondes dans le vent, j'avais réussi à gagner un peu d'avance, et les cent derniers mètres se profilaient avec seulement deux vrais concurrents ; Jimmy et Ludo. Ce serait sport, et surtout ça devrait être un beau combat. On se tenait tous les trois dans un mouchoir de poche, et j'allais devoir prendre des risques inconsidérés pour me démarquer et remporter l'épreuve. Un sourire féroce étirait mes lèvres, parce que j'aimais terriblement ça. Pour l'instant, ma descente était une démonstration d'adresse et de folie, de vitesse et de style, mais surtout de technique et d'audace. J'avais pris deux méchantes bosses un peu en crabe qui m'avaient sorties de ma trajectoire de prédilection, mais j'avais du coup un superbe tremplin face à moi ; un rocher, à une trentaine de mètres de l'arrivée, bien enneigé. Il fallait juste que j'ajuste ma trajectoire. Ce que je fis, fonçant comme une flèche droit vers le roc, faisant fi de Ludo. Après tout je ne lui coupais même pas la route, et j'étais déjà en aval par rapport à lui, alors il n'avait qu'à faire ce que doit faire un skieur en amont ; respecter son skieur aval.

Encore une seconde et la planche monta prendre le rocher et mon corps se prépara à encaisser le saut. Je ne saurais vous décrire ce qu'il se passait, mais c'était naturel. Un jeu de muscles et de postures, tandis que je trouvais ma place au dessus de mes pieds, décollant de la roche à grande vitesse. Normalement à partir de ce moment plus rien n'aurait du me dévier de ma trajectoire, mais c'était sans compter sur un coup de bâton sous la planche bien vicieux, ou alors je ne voyais pas l'autre possibilité, toujours est-il qu'un choc particulièrement inattendu survint à l'arrière de la planche, par le dessous, basculant mon point d'équilibre bien trop vers l'avant avant que je n'ai le temps de réagir. Et à ce moment-là, j'étais absolument condamné à la chute. Vu la vitesse et la hauteur, il était temps de me préparer dans la seconde précédent le choc, ça allait faire mal, très mal même. Sûrement assez mal pour finir la semaine alors qu'elle venait de commencer. Et dans ce court laps de temps, il n'y avait rien à faire pour me protéger, à part rentrer la tête et prier pour qu'elle soit épargnée. Et surtout, par pitié, qu'il n'y ait pas d'autres caillasses affleurantes juste sous la neige, sinon j'allais me tuer. Le premier choc eut lieu contre mon épaule, et la douleur explosa. L'absence de craquement me rassura, et puis bon, il y avait une bonne épaisseur de neige tout de même. Pourtant mon corps rebondit, logique, et cette fois c'est la tête qui frappa le sol, me faisant voir trente six chandelles. Et pour finir, un rebond plus tard, c'est la planche qui se ficha à un sale angle dans une roche. Avec le choc, j'avais déchaussé d'un côté, mais mon pied droit était resté coincé et ma cheville n'était pas à un angle très sympathique non plus. Ça faisait un mal de chien, même. La tête dans le sens de la descente, je fermais les yeux une seconde, tentant de faire refluer la douleur en respirant lentement et prudemment pour vérifier que chaque côte était en état correct. La tête me tournait, un orchestre complet battait son plein à l'intérieur, tandis que mon épaule me lançait – mais ça c'était encore supportable, c'était comme une douleur sourde – alors que j'avais l'impression qu'on tentait d'arracher chaque fibre nerveuse au niveau de la cheville. Mais là encore, je savais que ça pourrait être pire ; le problème c'était qu'elle soit maintenant dans cet angle-là, s'il y avait une blessure sévère je n'aurais pas cette impression d'étirement jusqu'à la rupture, juste la sensation de rupture. Par contre je savais aussi que je n'allais pas être capable de déchausser moi-même, parce que là pour remonter ce n'était plus des abdos qu'il fallait, vu la pente juste à cet endroit-là. Je rouvris les yeux, toujours bien sonné, luttant contre le réflexe de secouer la tête sous peine que mon yaourt de cerveau ne heurte trop violemment les parois de ma boîte crânienne, cherchant à m'appuyer sur le coude du côté où mon épaule n'avait pas pris de choc. Le mouvement m'arracha une grimace de douleur. Connard. Celui-là, j'allais l'allumer en beauté.

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Mar 15 Déc - 22:57



Qui que l’on soit au fond de nous, nous ne sommes jugés que d’après nos actes.



:  « Let's see were we wake up tomorrow »  Elliana & Greg
Elliana se retrouva rapidement seule avec Clara. Les deux filles observèrent la montée des participants et elles en profitèrent pour commencer à discuter un peu de tout ce petit monde présent, de ce que ça représentait et les quelques péripéties qu'il y avait eu les années précédentes. Ainsi, Elli apprit que son cher ancien patron était un vrai casse cou, bon, ça elle le savait déjà, il avait failli y laisser sa peau à cause d'une connerie de parachute, mais qu'en plus de ça il était toujours aussi tête brûlée malgré des chutes et des blessures parfois loin d'être anodines. En ce moment présent, la jeune femme se demandait comment Greg pouvait encore être en vie. Il risquait sa vie plus d'une fois l'an et était toujours là. Elle, il suffisait qu'il y ait une catastrophe pour qu'elle se retrouve dans un lit d’hôpital pour plusieurs semaines... D'ailleurs pour l'instant elle se trouvait plutôt chanceuse, sa dernière catastrophe commençait vraiment à dater, peut être qu'elle allait devoir faire un peu attention à ne pas se retrouver prise dans une prochaine tempête ou prochain gros coup d'une bande malfaisante... Enfin pour l'instant elle était bien droite sur ses pieds et regarder les participants de la course se placer pour le départ. De la ou elle était, Elli avait du mal à distinguer les personnes, en fait elle ne voyait pas grand chose et tout ce qu'elle devinait c'était si la personne avait des skis ou un snow...

Enfin la course démarra et très vite ce fut assez confus au niveau des participants. Clara essaya de lui montrer Greg, mais elle avait l'impression de ne pas avoir les yeux en face des trous et n'arrivait pas à deviner le rose du bonnet de Greg. La demoiselle se fia donc aux commentaires de Clara et de leurs voisins qui suivaient ça de très près. Elliana arriva enfin à distinguer les couleurs et elle eut un magnifique sourire ravi lorsqu'elle s'aperçut que Greg était ne bonne position. D'accord, il n'était pas seul, mais au moins il ne se trouvait pas à la traîne, il avait encore une chance de gagner ce qu'elle avait promis. La course suivait son cour et plus l'arrivée approchait, plus Elli avait l'impression que Greg était en train de gagner un peu de marge sur les autres. Elle se mit même à sautiller comme une enfant en hurlant pour encourager le barman. Elle n'était pas la seule, chacun encourageait celui qu'il voulait voir gagner et le nom de Greg était sur beaucoup de lèvres. Le trio de tête n'était plus très loin donc et sans qu'Elli ne comprenne vraiment, elle vit Greg dévier légèrement et quand elle comprit ce qu'il comptait faire, elle se tourna vers Clara. C'était normal ça ?! Non mais il était complètement malade ce mec ! Il allait réellement décoller...

Elliana hésita à fermer les yeux lorsque Greg prit son envol, mais elle résista à cette tentation et observa la scène. Elle ne loupa donc pas ce coup de bâton dans la planche du barman. Un cri échappa à la blonde quand Greg toucha le sol et elle se précipita vers Greg sans chercher à comprendre. Elle hurla son nom, injuriant intérieurement, pour l'instant, celui qui avait fait ça. Après quelques mètres difficiles dans la neige, elle se laissa tomber et s'agenouilla près du jeune homme
.

"Greg, ça va ?! Je peux faire quelque chose ?"

Elle n'avait pas raté le pied toujours coincé au niveau du snow, sauf qu'elle n'avait aucune idée de comment aider Greg. Enfin, elle avait peut être une petite idée, mais elle n'avait pas envie de toucher à Greg sans être sure de ce qu'elle devait faire. C'est donc avec le plus de délicatesse possible qu'elle enleva les fixations, et ceux malgré ses doigts engourdis par le froid. Une fois le pied décoincé, elle se tourna vers le visage du jeune homme, elle avait les larmes aux yeux. Non mais il était complètement malade ! Son cerveau avait givré pendant la descente ?! Elle s'essuya les yeux sur la manche de son manteau et posa son regard émeraude sur le visage de Greg.

"Dommage que je sois en études de sage-femme, je peux même pas t'aider... Tu vas réussir à te lever ou je dois appeler les urgences parce que t'es tellement fou que tu t'es péter un truc ?!"

Oui, Elli était en colère, contre plein de monde à ce moment précis. Contre elle même déjà parce que si elle n'avait pas lancé cette idée à la con, il n'aurait peut être pas tenté un truc aussi barré. Et l'autre l'aurait peut être laissé faire son saut suicidaire tout seul. Et puis elle était en colère contre lui, il fallait vraiment pas être bien, ou alors vraiment vouloir de ce baiser pour prendre autant de risques ! Et pour finir elle avait des envies de meurtres sur celui qui avait provoqué la chute. Les bâtons plantés dans les yeux seraient surement pas mal... Elliana se releva, son jean à présent trempé et les mains gelées. Cela ne l'empêcha pas pour autant de tendre une main vers Greg pour l'aider à se relever. Du monde commençait à arriver et elle laissa tous les commentaires passer, concentrée sur Greg et sa connerie légendaire. Une fois qu'il fut debout elle secoua la tête et un fin sourire apparut sur ses lèvres.

"Plus jamais de ma vie je te lance un défis ! T'es vraiment capable de te tuer... Mais pour le coup, t'as quand même gagné."

Cette dernière phrase avait été presque chuchotée et son sourire s'élargit en même temps qu'elle lui faisait un clin d'oeil. Elle avait eu peur, vraiment, mais maintenant qu'il était debout et que le coup de pression commençait à retomber, elle s'amusait presque de la bêtise de Greg. Cependant elle n'oublia pas un petit détail. Ludo, enfin c'était ce qu'elle avait cru comprendre, était en prise avec quelques autres personnes. Elliana quitta donc Greg et les rejoignit, elle se planta devant le jeune homme, le foudroya du regard et lui mit une gifle magistrale.

"J'ai oublié de prévenir de ce que je faisais aux mauvais joueurs et aux tricheurs..."

Ça faisait un bien fou et elle se fichait totalement de l'image qu'elle pouvait donner. Il était hors de question qu'elle ne fasse rien à ce tricheur de première classe. Maintenant elle pouvait rejoindre Greg avec son sourire habituel, quelques regards la suivant sur son passage. Elle retourna donc au près du barman et n'hésita pas un seconde. Elli fit un clin d'oeil au jeune homme avant de s'emparer de ses lèvres, elle n'hésita pas non plus à transformer ce baiser en baiser langoureux pour faire durer le plaisir. Public ou non, elle l'avait promis et il n'y avait aucun doute quant au vainqueur de cette course pour elle.


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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Mer 16 Déc - 0:04


« Let's see were we wake up tomorrow »
Grégoire & Elliana
Nom de Dieu, cette descente, je l'avais attendu depuis que j'avais quitté Morzine, et voilà qu'en un battement de cils, on y était. Et pour le coup, j'avais un véritable enjeu. Déjà que ma petite satisfaction personnelle et mon brin de fierté c'était pas mal dans le genre pour ma motivation à gagner, mais alors là avec la proposition d'Elli' ... Je me sentais pousser des ailes, et surtout encore plus d'inconscience que d'habitude. Surtout que d'après les conversations qui avaient cours autour de moi, il y en avait une paire très intéressés à l'idée de royalement m'évincer aujourd'hui pour s'offrir les faveurs de la demoiselle. Bon d'accord c'était beaucoup dire pour un simple petit baiser, mais nous étions à peu près tous autant joueurs les uns que les autres, et puis, il fallait le dire, certains étaient près à pas mal de choses pour dire d'essayer de me piquer ce qu'ils estimaient à tord être à moi. Que ça pouvait être con, des mecs, parfois ... Enfin, ce n'était pas trop mal, la plupart du temps, il fallait l'avouer. On s'entendait bien. Mais il ne fallait surtout pas mettre une fille dans le lot sinon ce n'était plus la même histoire.

Toujours est-il que je m'étais royalement défoncé sur toute la descente. Risques mesurés et technique impeccable, je faisais une véritable démonstration pour le coup, en gardant la tête de la course de manière significative - les jeux étaient faits - même si je ne réussissais pas à prendre l'avance que je voulais, et ça, ça me poussait vraiment à d'impressionnantes extrémités, comme là ce saut qui aurait du être une promenade de santé pour un rider de mon niveau. J'étais dans les conditions optimales là, concentré, à bon rythme, à angle parfait. Bon ce saut pouvait me faire perdre plus de temps qu'autre chose, ça c'était la partie un peu aléatoire, mais bon tant que j'atterrissais sur le snow après ... Ce n'était pas un drame. En somme, même si ça paraissait royalement suicidaire, c'était un risque qui n'aurait pas du être payé si cher. mais bon ça c'était la théorie. La pratique était moins reluisante, et cette chute n'avait rien à voir avec une erreur de ma part. Quand j'en faisais, j'étais capable de les admettre la plupart du temps. Mais alors là, le coup de bâton, dites-en ce que vous voulez, je n'y étais strictement pour rien. Ce n'était pas comme si j'avais sauté dessus, hein.

La chute avait été inévitable, et avait fait mal. J'étais surtout relativement sonné, et je m'étais fait mal sur le coup principalement, c'était certain. Par contre ma cheville était en mauvaise posture, et surtout ça faisait vraiment mal, ça, par rapport au reste. Lorsque le cri inquiet d'Elli' parvint à mes oreilles, je me redressais sur un coup, luttant contre ma tête en vrac, pas vraiment capable de regarder dans sa direction vu ma position. Toujours est-il que lorsqu'elle arriva à mon niveau, je l'attendais, toujours bien sonné, mais bon, bien conscient quand même. Je posais mon regard sur elle, captant bien son inquiétude et j'eus un sourire un peu piteux. J'avais plus l'air d'un Calimero que d'un homme en grande souffrance pour le moment. Remarquez j'étais entier alors pas la peine de geindre pendant une heure.

« Ça va Elli', t'inquiète. Par contre ça irait encore mieux si tu pouvais ouvrir les fixations, histoire que je puisse récupérer mon pied. C'est pas la position la plus confortable du monde pour faire la sieste, là ... Si elles sont coincées saque un grand coup dessus, c'est pas que ma cheville me fasse mal mais elle déteste définitivement d'être bloquée à cet angle-là ... »

J'avais continué de parler tandis que la demoiselle commençait à triturer les fixations, qui pouvaient avoir pris un coup avec cette connerie de chute, et surtout qui étaient de base très bien serrées. Qu'elles ne se soient pas ouvertes n'était pas vraiment normal, mais bon, pas exceptionnel non plus. J'y jetterais un coup d'œil dans la semaine avant de me remettre en piste, de toute façon. Ce n'était sûrement pas grand-chose. Un peu d'huile de coude sûrement. Enfin, mon pied fut libéré, et mon poids m'entraîna une cinquantaine de centimètres en arrière avec la pente. Je profitais de la petite glissade pour me tourner d'un quart de tour, me mettant en travers de la pente. C'était plus facile pour m'arrêter, et pour me redresser, aussi. En tournant la tête vers la demoiselle, je ne pus rater les larmes dans ses yeux, et pour me donner une contenance, je sortis un peu de la neige qui s'était glissée dans mon col. De toute façon, je ne pouvais rien dire pour ma défense, et là comme ça tout de suite à moins de me déplacer à quatre pattes j'étais incapable de me lever et de la prendre dans mes bras pour la rassurer, la calmer. Alors autant bien fermer ma gueule, ça ne serait pas du luxe. Un fin sourire amusé étira finalement mes lèvres tandis que j'observais la demoiselle. Elle était furieuse et je pouvais comprendre sa réaction, mais pour autant, je ne pouvais m'empêcher un léger très d'humour.

« A part ma fierté et mon honneur, je suis intact, alors ça devrait aller. Pas la peine de commander le cercueil tout de suite. »


J'avisais ensuite les personnes qui montaient à notre rencontre. Riders arrivés en bas, spectateurs, tout le monde y allait de son petit commentaire, et je n'avais pas vraiment envie d'en rajouter une couche, même si c'était Ludo qui prenait cher avec son anti-jeu et son acte dangereux. Intérieurement je jubilais, parce que pour une fois on ne blâmait pas ma folie pure, juste l'acte malveillant qui m'avait conduit au casse-pipe. Parce que pour les gens du coin, ce saut, venant de moi, ça n'avait rien de vraiment fou. J'avais fait pire, et surtout je l'avais déjà fait des dizaines et des dizaines de fois ... Cela n'avait rien d'un exploit. Finalement, lorsqu'Elliana me tendit les mains pour m'aider à me relever, je ne me fis pas prier pour les saisir, m'appuyant pourtant un maximum sur ma cheville, du moins jusqu'au point où je pouvais aller sans broncher. Bon, pour le moment ça pouvait aller, mais d'ici une heure, bien à froid ... Peut-être que je ne poserais plus le pied. En tous cas, pour le moment, j'étais plutôt concentré sur les mains de la demoiselle, et elles étaient gelées. Je refermais mes deux mains autour des siennes, conscients que ça n'aiderait pas beaucoup parce qu'elles étaient à peine plus chaudes, mais bon, c'était l'intention qui comptait, non ? Je fis finalement une moue d'enfant vexé, ne trouvant pas vraiment Elli' juste avec moi. Là je n'avais pas été si inconscient que ça ... J'aurais pu faire largement pire, et de toute façon, c'était certain, sans l'intervention malveillante d'une paire de bâtons de ski, j'aurais atterri entier. Eh ouais, même pas de caillasse trop emmerdante sur ma réception. Bon ça c'était un coup de chance, j'avoue, mais voilà, ce n'était pour une fois pas du fait de ma connerie olympique si j'étais tombé.

« T'es injuste avec moi Elli' ... Je sais bien que je ne suis pas toujours saint d'esprit, mais j'ai des années de pratique sur half-pipe alors là c'était juste une promenade de santé ... » Un peu inconsciente sur les bords, pas pour autant dangereuse. Mais alors pour me le faire avouer, vous pourriez vous lever de très bonne heure. Finalement un sourire très satisfait étira mes lèvres. « Tu m'en vois ravi, alors. »

Au moins je ne m'étais pas défoncé la tronche pour rien, c'était plutôt cool comme idée. Même si j'aurais quand même volontiers terminé premier à la loyale, parce que je savais que j'en étais plus que capable à cet instant-là. Largement capable même. Au pire j'aurais perdu en ayant donné le meilleur de moi-même, et même si au fond j'aurais bouillonné, au moins ça aurait été on ne peut plus clair pour tout le monde. Eh puis bon les actions antisport je n'appréciais vraiment pas. J'étais mauvais perdant mais pas tricheur pour autant, et ça ici tout le monde le savait. Enfin bref ... Finalement Elli' me laissa, mais bon ça allait quoi, je tenais sur mes pieds. Elle se dirigea droit vers Ludo, et je me demandais bien ce qu'elle avait en tête. Lui visiblement ne s'inquiétait pas vraiment, même si j'entendais d'ici que je n'étais pas le seul à être furieux contre lui à cause de cet acte malveillant. Pas mal de monde se demandait pourquoi. Tout simplement pourquoi. Je n'étais pas du genre dangereux pourtant, loin de là ... J'aurais gagné et puis point barre, ce n'était pas une question de vie ou de mort non plus ... En voyant la gifle magistrale qu'il prit, je ne pus me retenir ... J'éclatais d'un rire sonore et totalement moqueur. Alors celle-là, il ne l'avait pas volée ! Mais bon c'était assez drôle de voir son air con avec ses yeux lui sortant de la tête sous le choc d'avoir pris une tarte bien appliquée, surtout que bon, c'était un tout petit bout de femme qui venait de se mesurer à lui quand même. Un sourire extrêmement satisfait étirait mes lèvres tandis que je le toisais de ma petite distance, les bras croisés. Je le voyais enrager d'ici, et mazette ça me faisait un bien fou ! Au moins je n'aurais pas à lui coller mon poing en pleine tronche pour faire bonne mesure, Elli' s'en était occupée.

Lorsque la demoiselle revint vers moi avec précisément ce sourire aux lèvres, mon sourire partit légèrement en coin. Et même si j'aurais pu enfoncer encore un peu le clou auprès de l'autre tricheur à la con en le toisant jusqu'à la dernière seconde, mon regard resta posa sur le regard émeraude de la demoiselle. Lorsqu'elle chercha à s'emparer de mes lèvres, d'instinct je me penchais vers elle, histoire de réajuster ce léger problème de taille quand même. Je n'étais pas exceptionnellement grand, mais ... Quand même, quoi. Surtout avec la pente de la piste, de laquelle je me méfiais parce que ce n'était pas le moment de me vautrer non plus. Sinon adieu le reste de ma crédibilité. En tous cas, je laissais la demoiselle mener la danse, après tout c'était sa promesse, et donc sa décision, même s'il fallait dire que j'appréciais le moment et que je ne me faisais pas prier pour répondre à son baiser. Et plutôt que de rester les bras ballants, j'avais posé mes mains sur son visage. Avant que le temps ne devienne purement et simplement indécent, j'avais rompu le baiser, un simple petit sourire aux lèvres, avant de poser un baiser sur son front et de l'attirer contre moi. Je resserrais finalement le plaid autour de ses épaules. J'allais dire quelque chose quand une grosse cloche à bétail sonna à l'entrée du bar, faisant naître quelques exclamations autour de nous et créant un mouvement vers la terrasse.

« Vin chaud. Le meilleur allié des mains gelées. »

Un sourire charmeur étira mes lèvres avant que je ne remonte récupérer ma planche. A mon avis si les fixations ne s'étaient pas ouvertes, c'était que j'avais du les tuer. Comme si c'était le moment. J'eus un soupir en levant les yeux au ciel et en redescendant un peu cahin-caha. Il fallait quand même dire que ma cheville avait mine de rien pris un coup et que dans la descente elle devait supporter mon poids sinon c'était le gadin assuré, et que je préférais éviter de réitérer aujourd'hui. En arrivant au niveau de la demoiselle, j'attrapais sa main, non pas par peur de tomber parce que pour le moment je gérais, mais plutôt parce que j'en avais terriblement envie. Je descendis finalement plutôt prudemment vers le bar, songeant que c'était assez étonnant que ma mère ne soit pas montée à notre rencontre. Elle n'était peut-être tout simplement pas encore rentrée. En tous cas, je plantais ma planche dans un tas de neige à l'entrée de l'établissement, ouvrant par la suite galamment la porte à la demoiselle. A l'intérieur, l'ambiance était bon enfant et il faisait plutôt chaud. C'était agréable.

« Suis-moi, on va aller mettre nos affaires à sécher. » La regardant de haut en bas, je ne pus m'empêcher de rire quand même. « Remarque tu devrais quand même garder ton jean. »

Impossible de la retenir, celle-là. Je savais que je la cherchais, et j'étais près à essuyer une baffe monumentale s'il le fallait. Ce ne serait pas cher payé. Toujours est-il que je traversais le bar bondé grâce à la course, passant à côté de mon père qui me regarda d'un drôle d'air en voyant ma démarche pas franchement super régulière, pour finalement ouvrir une porte réservée au personnel. La pièce était pour le moment déserte et débarrassée. Encore heureux, parce que si ça avait été le foutoir ça n'aurait pas été pratique pour ce soir, puisque c'était la pièce où j'allais me changer, et où on allait manger avant aussi. Normalement on n'allait pas repasser chez moi avant ce soir, tout ce dont on aurait besoin était déjà là. Bien sûr si Elli' avait besoin de quelque chose je referais volontiers la route pour qu'elle puisse récupérer le truc en question, mais en théorie je n'allais plus bouger et c'était bien volontiers. J'enlevai finalement chaussures, blouson, bonnet et pantalon de ski pour les accrocher, me retrouvant ainsi en jean et tee-shirt, avec une sympathique trace de neige fondue dans le dos du tee-shirt. Fallait avouer que je n'avais pas bien chaud, comme ça. Je récupérais finalement les affaires de la demoiselle pour les accrocher au dessus du radiateur histoire que ça sèche plus vite. Finalement, du petit frigo, je tirais une poche froide avant de m'asseoir dans le canapé.

« Bon alors voyons un peu les dégâts ... »

En disant ça j'avais lancé un léger coup d'œil à la demoiselle avant de me lancer dans mon inspection. Bon, l'épaule sortait un œuf juste sur la coiffe des rotateurs, alors normal que ça ait fait mal, mais bon ça allait maintenant quoi. Par contre ma cheville avait choppé une jolie petite teinte violacée très sympathique. Entorse. Super. Je levais les yeux au ciel.

« Alors là, ça commence bien ! » Je secouais la tête, fixant la poche de glace et enfilant la paire de vans grises que mon père m'avait déjà amené, avec le reste de ma tenue pour ce soir. « Un peu de repos, monsieur Carpentier ! Il ne vous faut qu'un peu de repos, et cette cheville sera comme neuve ! Quinze jours sans monter sur vos skis et ce sera parfait. » Et le tout en imitant la petite voix minaudante de mon médecin, et son terrible accident. « Fantastique. J'vais râler. Nah. »

Avec ma moue d'enfant. Je me remis néanmoins sur pieds, affichant un sourire sur mes lèvres avant de me diriger vers Elli'. J'attrapais ses mains toujours gelées pour les réchauffer un peu. Je savais à quel point c'était désagréable, d'avoir de la glace au bout des pattes, comme le disait mon père, et puis bon, c'était quand même un peu à cause de moi que la demoiselle était restée dehors ... Et surtout qu'elle avait fini dans la neige, ce qui n'était pas du tout volontaire ni agréable, comme situation. Du genre pourri ...

« Promis je me tiens à carreaux pour le reste de la semaine. C'est pas la peine de te refaire une frayeur pareille ... » J'eus un très mignon petit sourire en coin. Je passais finalement un bras autour de ses épaules, l'attirant vers moi pour poser un petit bisou tout doux sur sa joue. « En attendant, mademoiselle, c'est l'heure d'aller rejoindre tout ce petit monde et sûrement de rire un peu à mes dépens. » Un sourire de chat étira mes lèvres. J'étais un enfant du pays, connu pour un tas de raisons, après tout. Tête brûlé, fils du barman, artiste à mes heures perdues ... Alors bon il y avait des chances pour qu'on parle de moi là quand même. « Après toi. Qu'est-ce que je te sers ? »

Tout en parlant, nous étions sortis de la pièce et je m'étais glissé derrière le bar. Tout en préparant des boissons - deux chocolats viennois pour les petites du voisin qui m'avaient, paraissait-il, gardé une place au fond, ce qui était vraiment trop chou de la part de ces petites puces de sept et dix ans qui avaient grandi à une dizaine de mètres de chez moi et avec qui j'avais passé quelques heures de baby-sitting, mais chut, le vin chaud avec lequel j'allais me régaler sans oublier la boisson d'Elliana - je parlais vaguement avec mon père, le doyen du village, qui venait de finir d'expliquer ma mésaventure et quelques habitués. Je ne manquais pas d'un sourire sur mes lèvres, ni de bousculer d'un coup de coude mon père qui m'envahissait. En fait, avec ces gens, malgré mon gadin mémorable, j'étais tout ce qu'il y avait de plus heureux et détendu. Surtout que bon, Ludo était dans son coin, avec ses propres groupies, et qu'il devait avoir les oreilles qui sifflaient à cause de son geste malsain. Même d'autres personnes avec qui je ne m'entendais pas forcément super bien le disaient. Enfin, j'avais relativement rapidement fini mon plateau à emporter et j'avais quitté le bar avec mon chargement en boitillant légèrement, marchant moins vite que d'habitude pour ne pas avoir de perte de liquide en route. Je déposais finalement le plateau sur la table tandis que les filles se levaient pour me sauter à moitié dessus. Tant d'enthousiasme c'était vraiment mignon. Je m'installais néanmoins assez rapidement dans la banquette, supportant mal le fait de rester debout en appui sur ma cheville. La petite vint rapidement se jucher sur mes genoux tandis que la grande disposait les verres sur la table avant de partir joyeusement ramener le plateau à mon père. Cela me fit rire légèrement. C'était bon d'être de retour à la maison.

« Elli', je te présente mes adorables petites voisines ! Margaux, qui est partie avec mon plateau, et ma trop mignonne petite Fiona. »

La gamine fit coucou avec la main, un sourire aux lèvres. Lorsque sa sœur revint, contre toute attente, plutôt que de venir s'installer à côté de moi, elle s'installa à côté d'Elli. Puis avec son air de petite femme sérieuse, elle me regarda droit dans les yeux pour me faire passer un message de mon père.

« Ton papa il a dit que tu devais rester assis et mettre ton pied sur la chaise avant que ça gonfle de trop. Franchement il est nul Ludo quand il s'y met !
Oui chef Margaux ! Promis je vais être sage.
Moi je crois que c'est parce que Elli elle est belle alors Ludo il est jaloux de toi !
T'as peut-être raison petit chat.
Maman disait qu'il y allait avoir une surprise ici ce soir, mais du coup comme tu es tombé elle a dit que ce serait peut-être annulé ... Tu sais toi si ton père il va quand même la faire, la surprise ?
Oui oui il va la faire, ne t'inquiète pas. »


Adorables mes mini crapules. Mais bon de temps en temps il fallait leur montrer le bon exemple, comme par exemple obéir aux recommandations de mon père, ce que j'avais fait tout en gardant mini Fio' sur mes genoux.  C'était un vrai modèle de poche, ma crevette. J'étais en train de commencer mon vin chaud lorsqu'elle rapprocha sa petite bouille d'amour de mon oreille pour me chuchoter quelque chose.

« Dis, maman elle a dit qu'on devait te demander la permission pour raconter à Elli' tes bêtises ... On peut ? »

Avec amusement, je hochais la tête. J'étais quand même assez curieux de savoir ce qu'elles pourraient bien raconter, mes cocottes, et puis je savais aussi que j'aurais bien l'occasion de me justifier plus tard.
 

Emi Burton

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Mar 22 Déc - 0:34



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:  « Let's see were we wake up tomorrow »  Elliana & Greg
Au moment de la chute de Greg, Elli le voyait déjà brisé en bas. Non mais c'était un sacré saut et le coup qu'il avait reçu l'avait tellement déstabilisé qu'il ne pouvait que tomber lourdement. Et c'était exactement ce qui se passa, Elli n'attendit même pas la fin de la chute pour courir vers Greg et hurler son nom. Il termina sa course le nez dans la neige et elle n'avait aucune idée de l'état du jeune homme à l'arrivée et lorsqu'elle vit sa tête se relever, elle fut soulagée, enfin en partie. Une fois aux côtés du cascadeur, Elli put constater avec soulagement qu'il n'avait pas l'air tout cassé, il paraissait même plutôt ne forme pour quelqu'un qui venait de faire un vol plané. La demoiselle, malgré la colère naissante, demanda quand même si elle pouvait faire quelque chose et Greg lui expliqua la marche à suivre pour débloquer son pied des fixations. Ce fut donc avec ses petites mains toutes gelées qu'elle ôta les fixations et en un rien de temps, elle vit Greg glisser dans la pente. Et en plus de ça il partait comme ça avec la pente, elle venait quand même de grimper pour l'aider. D'accord, ce n'était pas de sa faute, mais quand même. Heureusement il ne fallut qu'un changement de position pour que Greg ne s'arrête et il restait à moins d'un mètre d'elle. La blonde ne put retenir une petite réflexion bien servie et la réponse du savoyard finit par la faire sourire. Il avait bien de la chance celui là !

Pour finir, Elliana se releva et tendit les mains au jeune homme pour l'aider à se relever. Non, elle ne décolérait pas encore, mais elle n'allait pas non plus le laisser dans la neige, il allait mourir de froid. Elle laissa ses mains dans celles du jeune homme tout de même, mais ce n'était pas pour autant que cette histoire passée mieux. Et puis elle s'était réellement inquiétée pour lui. Elle avec son petit niveau de ski, elle avait l'impression que tout était horriblement dangereux, il pouvait comprendre ça non ? Apparemment non puisqu'il lui sortit des termes dont elle ignorait l’existence et peut être que pour lui ça semblait être une promenade de santé, n'empêche qu'elle trouvait toujours ça super dangereux. Néanmoins, elle ne pouvait pas nier qu'avec tout ça, il était l'heureux gagnant. Et cela semblait faire fortement plaisir à Greg. Mouais, qu'il ne s'emballe pas non plus trop, il gagnait quand même parce qu'un imbécile de première catégorie l'avait envoyé bouler... peut être qu'il n'aurait pas été premier sinon. Même si Elli pensait qu'il aurait réussi à remporter quand même cette descente. D'ailleurs en parlant du couillon qui avait risqué la vie de Greg, la demoiselle laissa le brun bien entouré et rejoignit Ludo, qui avait fait ce geste totalement anti-sport. L'action ne dura quelques secondes, mais Elli y mit les formes et malgré sa taille et son gabarit face au jeune homme, elle lui mit une gifle magistrale.

Maintenant il ne restait plus qu'à s'occuper du vainqueur et en quelques pas, elle rejoignit Greg et ne se formalisa pas plus que ça pour l'embrasser. Elle ne lui avait pas sauté dessus non plus, mais elle profita du moment. Ses mains vinrent se poser au niveau des épaules du jeune homme et lorsque leurs lèvres se décollèrent, elle les laissa glisser dans son dos, restant collée à lui. Le regard posé sur le groupe entourant Ludo, Elli se demandait comment ça allait se passer maintenant. Parce qu'il y avait de grandes chances que les gens n'apprécient pas du tout ce qu'il avait fait et que donc il y est une sorte de sanction... Ses pensées s'arrêtèrent là car une sorte de grosse cloche se mit à sonner et Greg lui annonça que c'était l'heure du vin chaud. Et là, elle n'allait pas dire non à quelques chose qui pourrait l'aider à se réchauffer. Elliana attendit que le barman ait récupéré sa planche et qu'il arrive à son niveau pour débuter la descente jusqu'au bar. Elle ne refusa pas la main du jeune homme dans la sienne, bien au contraire et ils arrivèrent devant le bâtiment qui se remplissait. Elli entra devant Greg et elle se tourna vers lui lorsqu'il lui annonça qu'ils allaient mettre leurs affaires à sécher. Ce n'était pas de refus, parce que entre son jean trempé, la couverture polaire qui n'était pas vraiment mieux et ses mains gelées, elle avait l'impression de se transformer en glaçon géant. Quand son ex-patron lui parla de son jean, la demoiselle leva les yeux au ciel et son sourire s'élargit
.

"Je suis certaine que ça serait même pas moi la plus gênée, mais on va éviter de réitérer les idées stupides."

Et quand elle disait qu'elle ne serait surement pas la plus gênée, elle le pensait vraiment. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait plus peur du regard des gens en général, elle était passée devant tellement de médecin que sa nudité ne lui posait pas de soucis. Mais là, le bar n'était pas un lieu adéquat pour montrer à Greg qu'elle se fichait bien de se retrouver en petite culotte devant une salle bondée. Elle le suivit plutôt jusque dans une petite pièce et le regarda se déshabilla, son habituel sourire aux lèvres. Après quelques secondes d'inactivité, Elli enleva la couverture qui couvrait ses épaules, ainsi que son bonnet, son écharpe et son manteau. Elle n'avait pas vraiment pensé aux gants et ça avait été une réelle erreur, mais il était trop tard à présent. Une fois qu'elle fut débarrassée de ses affaires, la jeune femme observa Greg et surtout ses blessures de guerre. Elle grimaça presque ne voyant son épaule, mais elle savait que c'était souvent plus impressionnant que douloureux. Vint ensuite la cheville et là pour le coup, ça ne sentait pas très bon tout ça. Greg imita quelqu'un, quelqu'un de savoyard apparemment, mais Elli n'avait pas la moindre idée de qui, cela ne l'empêcha pas de rire et de répondre à la dernière remarque qu'il avait faite.

"Tu râles toujours de toute façon ! Et puis t'as quand même de la chance de t'en sortir avec si peu de dommages."

Peut être qu'elle pensait au pire en disant cela, mais c'était son impression. Un vrai chanceux dans sa malchance celui là ! Finalement Greg vint la rejoindre et elle abandonna volontiers ses mains gelées. Même s'ils étaient rentrés depuis plusieurs minutes à présent, ses mains ne s'étaient pas réchauffées et elle avait l'impression de ne plus être capable de bouger ses doigts. La sensation allait disparaître, mais ça restait très désagréable. La promesse que le jeune homme fit, amusa Elli, elle avait quand même un doute sur sa capacité à se tenir à carreaux. Mais elle était plutôt contente qu'il n'ait plus envie de lui faire peur comme ça. Elle se laissa aller dans les bras du barman et alla même jusqu'à entourer sa taille de ses bras. Levant les yeux pour voir son visage et surtout son regard, Elli sourit de plus belle. Elle avait hâte de pouvoir rire aux dépens de son ancien patron. Ils sortirent donc de la pièce et à la question de ce qu'elle allait prendre, la demoiselle n'hésita pas une seconde, ça serait un vin chaud. Elliana se fondit dans la masse, laissant Greg faire ce qu'il faisait si bien, être derrière un bar. Elle écouta les conversations voisines et salua les personnes qui passaient et la saluaient. Une fois que tout fut prêt, Elli suivit son guide et ils rejoignirent une table ou se trouvaient deux petites filles. De voir les filles comme ça, fit penser à la blonde que sa petite soeur aurait surement apprécié l'endroit. Elle s'installa sur la banquette et observa la plus grande partir avec le plateau. Elle reposa son regard vert sur Greg et la plus jeune pour les présentations et son sourire s'élargit et se fit beaucoup plus doux, elle répondit au signe de main.

La plus grand réapparut et vint s'installer aux côtés d'Elli. Cette jeune fille l'amusa beaucoup et elle ne put retenir un petit rire lorsqu'elle dit que Ludo était nul. C'était le moins qu'on puisse dire. Ce que dit Fiona flatta la blonde et elle avait levé son regard émeraude sur Greg. C'était toujours bon d'entendre de telles choses, même venant d'une enfant. Et puis la conversation dévia sur le petit concert que Greg allait donné ce soir et le fait que ça soit surement annulé. Elli aurait été déçue si ça avait été le cas, mais elle n'en aurait pas voulu au jeune homme. Néanmoins, elle était quand même là, à la base, pour entendre son patron sur scène. La demoiselle entama son vint chaud et elle capta ce petit échange entre Fiona et Greg, ce qui l'amusa beaucoup. Elle n'avait pas vraiment imaginé le jeune homme avec des enfants, enfin proche des enfants et c'était mignon à voir. Les fillettes commencèrent alors à raconter à Elli des tas d'anecdotes sur le barman et plus d'une fois elle rit de bon coeur. La vie de Greg était bien remplie et il avait fait quelques bêtises à ses heures perdues.

Après plus d'une heure de bavardage, Elli' s'excusa et récupéra les tasses posées sur la table. Avec sa cheville dans le sac et la soirée qui s'annonçait, Greg n'avait pas intérêt à bouger et puis, elle était serveuse... La demoiselle quitta donc sa table pour rejoindre le bar et donner les tasses vides au père de Greg. Elle discuta un instant avec un homme qui semblait bien connaître la famille Carpentier et il lui fit part de son avis sur le geste de Ludo. Pensant qu'elle avait déjà plus ou moins réglée cette affaire, Elli ne chercha pas à enfoncer plus que ça le jeune homme et elle quitta l'homme avec un sourire et un plateau rempli. Lorsqu'elle retrouva la table à laquelle ils étaient installés, une femme était présente et d'après les photos qu'elle avait pu voir, il s'agissait de la maman de Greg. La jeune femme déposa son plateau avant de regarder Greg puis sa mère
.

"Vous devez être la mère de Greg, je suis Elli"

Et un sourire plus tard, elle était installée à la table et faisait connaissance avec celle qui avait donné le jour au barman. Elliana se sentait plus à l'aise dans le bar pour rencontrer les parents du jeune homme, c'était moins formel et puis elle ne se sentait pas tellement en terrain inconnu comme chez ses hôtes.


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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Mar 29 Déc - 23:40


« Let's see were we wake up tomorrow »
Grégoire & Elliana
En fait ça allait, l'orage Elli n'était pas trop mal passé. Je comprenais plutôt pas mal ce qu'elle me reprochait, mais bon, j'avais bien le droit de vouloir passer à travers, non ? Et puis au final l'esquive ne s'était pas si mal passée que ça. La preuve, j'avais réussi à retourner jusqu'au bar de mon père bien vivant ! A la base j'aurais plutôt cru finir enterré sous mon rocher, c'était pas mal d'avoir vécu un peu plus longtemps. Je pourrais continuer de rire un moment, comme ça. Et avec Elli', il y avait de quoi rire presque tout le temps. Principalement quand je la cherchais un peu, j'avoue bien volontiers. Là, par exemple, avec cette idée de se balader en dessous. D'accord, j'étais taquin en disant ça, mais sa réponse sérieuse m'arracha un rire. Oh oui, celle-là, je l'imaginais volontiers se baladant les cuisses à l'air dans le bar de mon père. J'étais persuadé que ça ne lui poserait pas plus de soucis que ça. Aux clients par contre ... C'était une autre paire de manche, et je n'avais pas franchement envie de tenter l'expérience tout de suite. Sinon j'imaginais bien la tête de mes parents vis-à-vis de cette étrangère que j'avais ramené sous leur toit parce que, soyons honnêtes, pour le moment, pour eux, c'était tout ce qu'Elli représentait. Alors que pour moi ... C'était quand même très légèrement différent, il faut l'avouer.

Enfin, à l'arrière, je pus me débarrasser de ma combinaison neigeuse, et surtout étudier mes blessures de guerre, ce qui me fit râler, pester, ronchonner, et tout le sonnet des petites choses sympathiques de cet acabit. Et bien entendu il fallait que la blonde m'enfonce un peu plus ... Je levais vers elle un regard faussement dédaigneux avant de lui tirer la langue, comme un enfant boudeur. Elle allait voir, elle, si je râlais tout le temps ! Je soupirais néanmoins finalement, passant une main dans la bataille qui faisait rage sur ma tête. Si elle pensait que la chance avait quelque chose à voir dans cet accident ... Je n'y croyais plus depuis un moment, à la chance, au karma, au chakra, peu importe. Côté ange gardien, par contre, j'avais une autre vision des choses. C'était un peu bête, non ?

« J'ai tendance à croire que la chance n'existe pas ... On force le destin. Plus ou moins efficacement, tout dépend de notre ange gardien. »

Je vous l'accorde, pas spécialement très rationnel le mec mais que voulez-vous, ce genre de convictions, on ne peut pas vraiment y trouver du pour ou du contre, non ? C'est une histoire de spiritualité, d'ouverture d'esprit, et surtout de vision du monde. Quelqu'un tirait sûrement les ficelles un peu plus haut, et on avait un petit quelqu'un pour nous rattraper au vol tant qu'on le méritait encore. Fin de l'histoire. Retour à la jolie blonde, qui semblait réellement frigorifiée, et je m'en voulais un peu, tout comme je m'en voulais de l'inquiéter, en partie contre mon gré d'ailleurs. Elle aurait eu nettement moins peur si j'avais pu redescendre sur mes deux pieds plutôt que d'aller goûter plus loin si la neige était meilleure. Elle m'aurait sûrement engueulé pour le saut, mais bon, j'aurais très facilement pu l'en faire rire. Là c'était terminé, fichu, et je n'avais plus qu'à jurer d'être sage si je voulais rattraper un peu la donne. Bon, visiblement, elle me faisait relativement confiance quand je disais un truc pareil, ce qui était plutôt pas mal. Alors, après un petit moment dans les bras l'un de l'autre, nous rejoignîmes le bar, histoire de profiter un peu de l'ambiance avec nos vins chauds.

Et pour profiter de l'ambiance, quoi de mieux que de côtoyer mes adorables petites voisines ? Enfantines, naturelles ... Vu tout ce qu'elles pouvaient lâcher à la minute, c'était impossible de s'ennuyer. Et puis, avec leur point de vu de fillettes, les choses n'étaient jamais aussi noires qu'en réalité. Le sujet de mon accident fut abordé, mais cependant rapidement éludé, et c'était tant mieux, parce qu'au fond, j'avais de solides envies de meurtre contre l'autre imbécile de bas étage, pour rester poli. De toute façon un jour ou l'autre je le coincerais, ce n'était pas les occasions qui me manqueraient, quand je reviendrais à Morzine. Juste là, ma cheville n'était pas en état de supporter tout mon poids, et sans ça, impossible de lui faire comprendre ma façon de penser. Alors ma vengeance serait un plat qui se mange froid. Très froid. Et sans témoins, sûrement. En tous cas, avec les deux petites pour raconter mes mésaventures, l'heure suivante passa comme un rien, dans le rire et la bonne humeur, et je profitais qu'Elli' soit souvent occupée de regarder les filles qui lui parlaient pour pouvoir l'observer à la dérobée. Non mais que j'avais peur qu'elle me voit, après tout je m'en fichais bien, de ma discrétion mais ... c'était comme un réflexe. Et puis, finalement les filles partirent, promettant de revenir pour ce qui, pour elles, restaient une surprise le soir même, et finalement Elliana s'éclipsa avec le plateau, avant même que j'ai eu le temps de lever le petit doigt. Un soupir m'échappa et je la regardais faire, un peu agacé d'être fichu au rebut comme ça.

Avant que mon humeur ne retombe vraiment comme un soufflet, de délicates mains de femmes se posèrent sur mes épaules, d'une façon si particulière que, d'instinct, je penchais la tête en arrière, souriant tendrement. C'était ma mère, bien sûr. Ça ne pouvait qu'être ma mère. Et bien évidemment, la première chose qu'elle fit fut de me moraliser sur le fait de laisser travailler notre invitée. Douce ironie qui me fit rire délicatement avant qu'elle ne s'installe en face de moi et que je ne prenne une de ses mains dans la mienne en commençant à papoter tout doucement en anglais. C'était tout à fait naturel pour moi de lui parler dans sa langue natale, parce que je la maîtrisais aussi bien que le français, pour ainsi dire. Et puis ... C'était notre truc à nous, ce petit quelque chose qui nous rapprochait terriblement. J'avais ce sourire terriblement doux aux lèvres, ce petit quelque chose qui disait que, même si j'étais un adulte et que maintenant je vivais à l'autre bout de la France, ma mère restait sûrement la personne la plus importante dans ma vie, celle que j'aimais infiniment et tendrement. Mon incontournable, et pour cette raison, j'étais ravi qu'Elli' fasse sa connaissance. Oh, bien sûr qu'il n'y avait rien entre la jeune femme et moi ... Mais rencontrer ma mère c'était aussi un peu apprendre à mieux me connaître, en somme. D'ailleurs, la rencontre se passa à merveilles. Comment le contraire aurait-il pu être possible, d'ailleurs ? Pour un nombre incalculable de choses, je tenais de ma mère, et même si grandir dans le bar de mon père y avait aussi contribué, c'était aussi grâce à elle que je tenais ma gentillesse - enfin, il paraît que je suis gentil, je ne sais pas ce que vous en pensez, personnellement - et mon côté sociable qui me faisait m'entendre avec pratiquement tout le monde.

Enfin, heureusement pour moi, que tout se passait pour le mieux. Ça me donnait un léger avantage pour essayer de me faufiler et d'aller voir ailleurs si on avait besoin de moi. Comprenez bien, l'inactivité forcée me donnait des envies de meurtre sur la personne de l'abruti qui m'avait démoli. Et bien entendu, c'était deux mères poules pour le prix d'une, dont j'avais hérité, et plutôt que de râler plus fort, dès qu'elles commençaient à essayer de me sermonner, je plaquais un sourire charmant et parfait sur mes lèvres, pour ne plus l'en décrocher, jusqu'à la tentative suivante. Cette histoire-là, ça pouvait durer longtemps ! Enfin, pas trop non plus, parce que mon père m'appelait de derrière son bar, et ça, ça ne pouvait pas attendre, surtout qu'il me hélait à travers la salle. Un sourire satisfait aux lèvres, je l'avais rejoint en essayant de ne pas montrer que mon articulation désormais froide me faisait un mal de chien quand je posais. Pour ça, je ne pouvais pas m'appuyer trop franchement dessus, ce qui me donnait une démarche relativement inégale, mais bon on n'allait pas visiblement devoir me couper le pied pour autant, ce n'était pas plus mal non plus. Enfin, le sujet dont mon père voulait m'entretenir n'était pas totalement anodin puisqu'il s'agissait ... Et bien tout bonnement de ma guitare, qui était restée à la maison parce que j'étais sensé retourner la chercher après la descente, mais là, franchement, je ne me voyais pas du tout retourner en cahotant à la maison pour la récupérer ...

Du coup, la solution, c'était que je tienne le bar un petit quart d'heure à tout casser, le temps que mon père fasse l'aller-retour, surtout qu'il avait d'autres choses à récupérer à la maison. Facile. Je pouvais le faire. Surtout que j'avais quand même la stricte interdiction de partir me balader avec mes plateaux alors ... Je finis par gentiment m'asseoir derrière le bar sur un tabouret qu'il avait tiré jusque là, posant mes coudes sur le bar, ma tête sur mes bras et, avec une mimique d'enfant, j'avais fait un signe à ma mère et Elli', à l'autre bout de la salle. Grand dadet. Et bien sûr il fallait que Ludo vienne s'accouder au bar à peine mon père parti. Sinon ce n'était pas drôle, visiblement ... Oh des fois je vous jure, je me demandais bien ce qui pouvait m'empêcher de lui faire la peau ... Sûrement pas son petit air supérieur ni son ton totalement condescendant en me demandant si je comptais arrêter de faire le blessé pour m'attirer de la compassion. Un simple sourire en coin étira mes lèvres, pas vraiment de bonne augure, et je me levais, m'éloignant de quelques pas pour me servir un verre d'eau et de le lever pour en boire une gorgée. ce fut sans compter sur l'autre imbécile.

« J'espère qu'elle embrasse bien, et que t'en as bien profité aussi, parce que ta gonzesse, avant la fin de la semaine, elle sera avec moi. »

Réflexe puéril, j'avoue, je lui avais littéralement balancé mon verre d'eau en pleine tronche. C'était jouissif, de voir son air outré, et un rire sonore et moqueur s'échappa de mes lèvres. Ludo était trempé. Et Dieu que c'était bon ! Bon, bien sûr, mon geste risquait d'avoir des conséquences, et monsieur exigeait des excuses, bien entendu. Une lueur moqueuse dans le regard, un sourire d'enfant au visage, je reposais le verre avant de passer une main dans mes cheveux.

« Flûte, j'ai du avoir un spasme, ça m'a échappé tout seul !
Tu trouves ça drôle ?
Non, il n'y a rien de drôle à voir l'arroseur arrosé, c'est certain ! »
Un rire fusa à côté. Gagné. « T'es calmé ?
T'es qu'un petit con Carpentier ... On a beau être dans le bar de ton père, ça ne t'excusera pas toujours !
Oh chéri, je ne compte pas m'excuser ... Et puis, laisse mon père en dehors de ça, tu veux, on sait tous que ça fait quelques années que, malgré le respect que je lui porte, je n'en fais plus qu'à ma tête. Oh, et par la même occasion, laisse Elli en dehors de nos petits comptes, on sait tous les deux très bien qu'elle n'est que l'excuse pour que tu laisses s'exprimer ta jalousie mal placée. »


Je savais qu'il risquait de répliquer, voire de passer le bar pour me mettre son poing dans la tronche, mais je m'en fichais royalement. Lorsqu'il se redressa, visiblement furieux, je ne fis pas un geste. Qu'il fasse comme bon lui semble, mais moi, ici, je n'avais ni le droit de lui exploser la tête ni l'autorisation de lui faire quitter les lieux. Depuis des années on connaissait mon franc-parler, ici, mais aussi mon calme. Je n'étais pas un bagarreur, c'était certain. Mais bon, je ne m'étais jamais laissé marcher sur les pieds, dans le bar de mon père ou ailleurs. On me reconnaissait aussi une extrême patience et une gentillesse qui pouvait être tout aussi extrême, et franchement, je n'étais pas sûr qu'on me donne tort de ne pas me laisser marcher sur les pieds. Après tout, en plus de m'avoir causé un accident qui aurait pu être bien plus grave, il venait d'attaquer mon invitée. Et moi j'avais répliqué en lui refroidissant les idées, tout au plus. Alors là, s'il voulait m'attaquer, qu'il le fasse, mais on ne pourrait pas dire que je le provoquais. Enfin, ça, c'était sans compter sur Jimmy, qui était venu s'interposer en rappelant à Ludo qu'après tout, c'était lui qui était totalement en tort et qu'il devrait penser à mettre de l'eau dans son vin avant le retour de mon père. Sinon, ça allait barder, que je dise quelque chose ou non. Alors, l'autre abruti grogna et sortit du bar avec l'air qu'ont les enfants qui n'acceptent pas qu'on leur point du doigt leur faute ... Alors qu'ils savent parfaitement qu'ils l'ont commise. Après ça, l'ambiance se détendit autour du bar et un des anciens me félicita pour la précision de mon jet d'eau. Un rire m'échappa et, armé de ma serpillière, je sortis de derrière mon bar pour ramasser quand même mes dégâts. Pas cher payé pour avoir vu la tête outrée de cet idiot !

Lorsque mon père revint, il alla directement déposer ma guitare et ses bricoles à l'arrière, avant de commencer à mettre en place toute la sono dont on aurait besoin plus tard. En même temps, il fallait le dire, avec l'heure qu'il était le bar s'était vidé, avec la promesse de pas mal de personnes de revenir après manger. J'étais l'événement à ne pas rater. J'avais une petite pression, du coup, mais bon, ça ne m'avait jamais paralysé. Juste ça avait tendance à me couper l'appétit et à me rendre un peu sérieux, ce qui n'était pas du luxe, mais mon père savait d'avance en me regardant que je n'avalerais rien avant le soir même. Je m'étais donc appliqué à l'aider à installer le matériel audio, me faisant rabrouer comme un gamin qui traîne dans les pattes d'un adulte à un moment crucial, mais tant pis, c'était ma scène, je l'organisais moi-même, c'est tout ! Bon, OK, je n'avais pas sorti moi-même du coin le vieux piano qui servait d'avantage de décoration que d'instrument, mais bon, ça c'était mission impossible pour le moment. Par contre, une fois qu'il avait été installé, j'avais testé les touches, encore parfaitement accordées. Et visiblement ça plaisait bien à mon père, que je m'asseye et que j'arrête de bouger, alors j'avais pianoté mes gammes, m'exerçant comme j'avais pu le faire chez les Delmas étant plus jeune. Puis les gammes se transformèrent en mélodie. Lorsque la main de ma mère se posa sur mon épaule, je fermais les yeux, un sourire simplement heureux aux lèvres, avant de chanter tout doucement les paroles qui allaient avec la mélodie.

L'odeur de café, de cannelle et de sapin qui flottait dans l'air, mon père qui s'activait derrière moi, la main de ma mère posée sur mon épaule, je retournais quelques années, quelques mois en arrière, quand cette vie était mon quotidien. Des souvenirs d'une jeunesse heureuse, intense, pleinement vécue. Je savais bien que je resterais le grand gamin de mes parents, mais j'étais rentré dans la vie active, et même si j'aimais ma vie, mon bar, mon nouveau départ, je ressentais une douce nostalgie, laissant le son du piano et de la cheminée m'emmener à un temps révolu. Mais c'était bien, ainsi. C'est lorsque mon père me demanda mon avis sur la disposition de la salle, quelques instants à peine après le début de cette bienfaisante nostalgie, que je rouvris les yeux, quittant mon piano pour voir ce qui était installé. Un sourire déterminé étira mes lèvres et la réponse s'offrit d'elle-même ; c'était tout bonnement parfait. Je me levais donc, posant un baiser furtif sur la joue de ma mère au passage, avant de rejoindre la pièce arrière. Tenant la porte ouverte, je lançais un coup d'œil à Elli'.

« Tu m'aides à préparer le repas ? » Je lui servis un petit clin d'œil en lui gardant la porte ouverte, ne la refermant qu'une fois la demoiselle à l'intérieur de la pièce. Je m'appuyais finalement contre la porte, un sourire amusé aux lèvres. « Alors, cette première après-midi ? » J'avais hâte d'avoir son avis. Je quittais finalement ma porte, rejoignant le frigo d'appoint. « Bon, le repas sera vite prêt. Planches montagnardes pour vous ... » J'attrapais une orange, la faisant rebondir dans ma main. « Et orange pour moi. »

C'était quand même un coup à me faire tuer, mais bon. Au fur et à mesure, je sortais du frigo le plateau de charcuterie, de fromage, le beurre pour les passer à Elli'. Moi je ne bougeais pas, j'étais bien où j'étais, hein ... En fait j'avais mal mais chut. J'avais ensuite sorti du placard le pain brun, mais aussi une boîte de thé et un pot de miel. J'avais ensuite mis à chauffer une bouilloire pleine d'eau, histoire de pouvoir faire une bonne quantité de thé, et j'avais sorti une tasse dans laquelle j'avais jeté un sachet de thé à la bergamote. Je me tournais finalement vers la demoiselle, tout sourire.

« Tu veux du thé ? »

Ce n'était pas ce qui manquait dans le bar, il faut le dire ! Mais bon, pour moi, c'était un rituel. Un thé bourré de miel et un fruit avant de monter sur scène. De quoi tenir le temps du concert, et après, repas solide pour combler l'estomac, qui de toute façon protestait habituellement avant. Parfois même avaler un pomme c'était la croix à la bannière alors ..! La bouilloire commençait à buller, signe de température atteinte, lorsque mes parents entrèrent dans la pièce. Mon père avait du confier le bar à quelqu'un pour pouvoir souper avec nous, et ça me faisait vraiment plaisir. Bon, après, il était juste là, alors en cas de souci il pourrait totalement intervenir, mais n'empêche, c'était cool de l'avoir là, à table ... Bon par contre, le truc moins cool c'était que ma mère avait froncé les sourcils en voyant l'orange dans ma main, et comme un adolescent pris en flagrant délit, je détournais le regard avec un soupir. Je savais comment ça allait se passer.

« Come on Greg !
No. You know that.
You're OK ?
Of course I am. »


Un sourire plus serein passa sur mon visage. Oui j'allais bien, mais non, je ne mangerais pas. Je ne serais, une fois de plus, pas raisonnable. Mon père s'installa et me jeta un regard que je connaissais bien. Il marchait dans ma combine. Donc ma mère n'insisterait plus. Je n'avais plus qu'à me montrer ... Un peu raisonnable.

« On te garde ta part ?
Oui, si tu veux, je mangerais sûrement après, comme d'habitude. »


Mauvaise habitude, je sais. Je haussais avec nonchalance les épaules avant de verser de l'eau chaude dans ma tasse, d'y plonger mon sachet de thé et enfin d'y ajouter trois grosses cuillères à café de miel. Le breuvage presque prêt - il ne restait qu'à le laisser infuser - je me dirigeais vers la table, m'installant à côté de ma charmante invitée, avant de mélanger ma boisson et de commencer à éplucher avec application mon orange, m'attachant à ne faire qu'un seul serpentin d'écorce. C'était bête, je sais, mais ça m'occupait l'esprit. Enfin, le repas se passa bien, et j'avais vite pris part à la conversation, riant de bon cœur des potins que mon père racontait. J'imaginais volontiers la panique cette été avec un troupeau de moutons se baladant entre les hôtels hauts de gamme de la station. Le repas terminé, ma mère s'était occupée de la vaisselle pendant que je faisais le point sur la setlist de ce soir. C'était quelque chose de neuf, mais bon, je maîtrisais bien, quand même. Je m'étais ensuite emparé d'un stylo pour griffonner quelques mots inspirés sur la feuille cartonnée qui servait de listing et, sous le regard curieux d'Elli, je ris.

« C'est une tradition. Mon père insiste pour avoir une liste de chaque artiste ou groupe qui passe ici, avec un petit mot, un petit quelque chose de personnel. Ça finit encadré au dessus du bar ... Jusqu'à l'artiste suivant, et on remplace à chaque fois. Et la précédente se retrouve archivée à la maison. J'y ai pas échappé une seule fois ! »

Un sourire tendre étira mes lèvres en y songeant. Chaque soirée était conservée. Peu de vidéos, peu de photos, pourtant un rappel de chaque morceau, de chaque titre, conservé précieusement chez nous. J'avais finalement déposé le stylo à côté de la feuille avant de sortir d'un sac ma tenue du soir. L'heure approchait tout doucement. je passais finalement un bras autour des épaules d'Elli, l'attirant vers moi avant de poser un baiser sur sa joue.

« Bon, il va être temps que je me change ... Je peux te demander un petit service ? Les parents de Louis vont arriver juste pour le début, mais ils ont demandé à ce qu'on leur garde des places, tu pourrais faire ça pour moi ? Ils seront là avec sa sœur, normalement. »

Ou pas, parce qu'Alice était relativement imprévisible pour ça, mais bon, je savais bien qu'il n'y avait pas à en prendre ombrage, loin de là ! Elle était comme ça, voilà tout. En tous cas, je servais un magnifique sourire charmeur à Elli'. Et je ne résistais pas vraiment à l'envie ; avec ce sourire craquant à souhait, j'approchais mes lèvres des siennes pour lui voler un baiser, dans le calme de la pièce où nous étions désormais seuls, ma mère ayant disparu sans que je ne m'en sois rendu compte.

Emi Burton
Setlist:
 

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Ven 1 Jan - 23:48



Qui que l’on soit au fond de nous, nous ne sommes jugés que d’après nos actes.



:  « Let's see were we wake up tomorrow »  Elliana & Greg
Elliana et Greg avaient rejoint le bar sans encombres et la demoiselle suivit le barman jusque dans une petite pièce afin d'ôter leurs vêtements trempés. Bien entendu, et ceci malgré le froid qu'elle pouvait ressentir, Elli garda son jean, pas la peine d'être arrêtée pour attentat à a pudeur parce qu'elle se baladait en petite tenue dans le bar de ses hôtes. Elle se contenta donc de déposer ce qui était mouillé et ce qui n'était pas indispensable avant de se tourner vers Greg pour observer toutes ses blessures. C'était sa cheville qui marquait le plus l'attention et d'ailleurs c'est en l'examinant que le jeune homme pesta le plus, ce qui tira une petite réflexion à la blonde. Il l'avait bien cherché aussi ! Ce qu'il ajouta la fit sourire. Elle préférait nettement croire à la chance, car cela voulait dire qu'elle était juste particulièrement mal chanceuse, et pas que quelqu'un là haut s'acharné sadiquement sur sa petite personne. Ou alors c'était son ange gardien qui faisait la sieste depuis sa naissance parce qu'avec tout ce qu'elle avait traversé... En attendant, elle fit par de sa théorie à Greg, après à savoir s'il y avait vraiment une sorte de force surnaturelle qui faisait qu'ils étaient plus ou moins en bonne condition.

"Je préfère croire que je suis malchanceuse et pas qu'on s'acharne sur moi... c'est facile à dire pour toi, tu t'en sors indemne même des pires situations..."

Une fois la poche de glace en place et un rapide câlin, ils rejoignirent la salle et allèrent s'installer avec ses voisines. Elles étaient adorables et très amusantes avec leurs anecdotes sur Greg. Tout cela rappelait à Elli sa petite soeur et elle était contente de partager un moment avec des fillettes qui ressemblaient tant à sa Savannah. Malheureusement, tout avait une fin et les enfants partirent, laissant Elli et Greg à deux. Ce sui ne dura pas très longtemps car la blonde s'éclipsa et alla rechercher de quoi boire. C'est à son retour qu'elle constata qu'une femme était installée avec Greg, et elle n'eut aucun doute sur le lien de parenté, c'était sa mère. Après de rapides présentations, Elliana s'installa et la conversation débuta. Elle trouvait que le barman avait des parents géniaux, autant l'un que l'autre et elle comprenait d'ou lui venait cette façon d'être, sa facilité à discuter avec les gens. Le moment que la nordiste passa avec la mère de Greg se déroula à merveille. Même si au début elle avait été un peu hésitante quant au comportement à adopter, naturellement elle avait laissé faire son facilité à discuter et son caractère amusant. De toute façon il y avait Greg qui était là et cela la mettait bien plus à l'aise que si elle avait dû faire face à sa mère seule. Quant à Greg, il semblait plus préoccupé à essayer de s'échapper qu'à discuter, sauf que là il se retrouvait littéralement avec deux mamans sur le dos. Elli était ainsi, avec les gens auxquels elle tenait, elle les dorloter au point de les surprotéger. Et elle tenait au jeune homme, alors il était hors de question qu'il aille gambader à travers le bar avec sa cheville. Et sa mère semblait du même avis, ce qui était normal et en même temps amusant. Parfois Elli pouvait plus se rapprocher d'une mère que d'une amie, mais cela était dû à son passé avec sa petite soeur.

Finalement, elles durent laisser partir le barman puisqu'il était appelé par le chef de l'établissement. Elliana resta à l'observer claudiquer jusqu'au bar avant de poser son regard sur son hôte, la discussion continuant son cours. Ce n'est pas pour autant qu'elles quittèrent le jeune homme des yeux et la scène qui se passa de l'autre côté de la pièce ne leur échappa pas et même si la blonde eut l'impression, à un moment, que la tension augmentait, elle ne bougea pas. Déjà parce qu'elle était avec la maman de Greg et parce qu'il allait perdre toute crédibilité et surement beaucoup de virilité si elle allait retrouvait Ludo... Une fois l'incident passé, les deux femmes reprirent leur conversation qui dévia forcément sur les rivalités qu'il y avait entre Greg et Ludo. C'était comme un combat de coq... Et pour l'instant c'était le barman qui avait le dessus. Très vite le père de Greg apparut avec une guitare et les deux hommes se mirent en tête de tout installer pour le soir. C'était un véritable déménagement et pour finir un piano apparut sur la petite scène. C'est à ce moment là que les deux femmes décidèrent d'aller voir d'un peu plus près ce qu'il se passait. Elli récupéra ce qu'il y avait sur la table pour l'apporter au bar.

Lorsqu'elle arriva près de la scène, elle trouva Greg en train de jouer et sa mère à ses côtés. Des fois elle regrettait de ne pas avoir une relation pareille avec sa mère et puis ensuite elle se disait que si ça avait été le cas, elle serait toujours chez elle et qu'elle n'aurait pas évoluer comme elle l'avait fait. Elli adorait sa mère, mais il y avait toujours ces petites marques au fond d'elle, celles laissées par les mots parfois blessant qu'elle avait pu lui dire. Le pardon n'était pas si facile en réalité, même si elle était passée au dessus à présent, les choses avaient toujours été différentes après cette dure période. C'était d'autant plus vrai avec son père qu'elle ne voyait presque plus. Appuyée sur une chaise, la demoiselle observa la scène qui fut interrompue par la voix du père de Greg. Elle suivit la conversation et lorsqu'elle vit partir le jeune homme, elle se demanda si elle devait le suivre ou non. Elle avait quand même passé une bonne partie de la journée à le suivre et avait l'impression de faire groupie collante là. Mais Greg la regarda et lui demanda si elle comptait venir. Son immense sourire aux lèvres, Elliana acquiesça et passa la porte. Une fois celle-ci refermée, la blonde se tourna vers Greg et sa question la fit rire doucement.


"Et bien c'était riche en émotion... tes voisines sont adorables, j'avais l'impression de passer un moment avec ma soeur et tes parents sont vraiment supers !"

Et elle pensait chaque mot qu'elle avait prononcé. D'ailleurs, de voir la descente, ça la confortait dans l'idée que le ski c'était peut être trop risqué pour elle et sa malchance naturelle. Sinon ça avait été une après midi très sympathique durant laquelle alla avait appris beaucoup de chose sur Greg, beaucoup de chose amusante. Elle pouvait même dire qu'elle avait du dossier sur lui à présent. Elliana le suivit du regard jusqu'à ce qu'il atteigne le frigo et elle soupira. Un vrai cas celui là ! Il lui donna ensuite le menu du soir, et ça lui allait très bien soit dit en passant, par contre elle marqua un temps d'arrêt quand il lui dit qu'il ne mangerait qu'une orange... sérieusement ?! Une orange. Ellia récupéra ce que Greg lui tendait et déposer le tout sur la table, mais elle ne manqua pas de râler, presque aussi bien que lui.

"Une orange... vraiment, tu sais qu'un sac vide tient pas debout ?"

Bon, d'accord, elle était encore soft dans ses paroles, et elle ne l'avait pas secouer pour dire de lui faire comprendre qu'il devait manger un truc avec un peu plus de sucres lents. Finalement il lui proposa du thé et Elli secoua la tête pour montrer son refus. Elle n'était pas très thé en mangeant, ou avant manger... En réalité, elle ne buvait pas très souvent du thé. Au lieu de rester inactive, Elliana réorganisa la table pour que ça soit un peu plus pratique et elle était en train de replacer une assiette lorsque le père de Greg apparut. Ils s'installèrent tous à table et le repas commença. Avec une odeur d'orange dans l'air. Oh moins Elli ne se sentait pas trop seule à avoir fait une mini morale au barman pour son repas. Mais tout ça semblait habituel. Alors la demoiselle prit son repas dans la joie et la bonne humeur, et avec pleins de choses à manger. Si Greg ne mangeait pas, elle était bien tout son contraire, pas au point de tout engloutir, mais elle fit honneur au plat. Une fois le dîner terminé, Elli se tourna, curieuse comme elle était, vers Greg pour voir ce qu'il faisait et elle eut très vite sa réponse. C'était une chouette tradition, et puis comme ça c'était facile de retrouver ce qui avait été joué, à quelle date et par qui. C'était assez intelligent, surtout que ça avait dû être mis en place bine avant l'arrivée des réseaux sociaux et des vidéos pour un oui ou pour un non... Elliana réussit à déchiffrer ce qu'il y avait écrit et cela la fit sourire, un vrai poète ce Greg !

La blonde l'observa récupérer ses affaires pour se changer et elle ne porta aucune résistance lorsqu'il l'attira à lui pour l'embrasser sur la joue. Pourquoi aurait elle résisté de toute façon ? Il n'allait pas la violer non plus et puis c'était un bisou, pas un baiser enflammé. Le jeune homme finit par lui demander si cela la gênait de garder des places pour la famille de Louis. Ça ne la gênait pas, par contre, il fallait quand même qu'il lui dise comment ils étaient sensés se reconnaître alors qu'ils ne s'étaient jamais vu. Se connaissant, Elli était capable de garder la place et de faire asseoir des gens qui n'ont aucun rapport avec Louis.


"Pas de problème, mais tu me dis ou je m'installe et comment ils vont savoir que c'est là leur place... que je me retrouve pas avec des inconnus qui n'ont rien avoir avec Louis..."

Son sourire malicieux lui dévorait le visage tout en observant le visage de Greg. Elle ne s'attendait pas vraiment qu'il l'embrasse, mais encore une fois, elle ne s'échappa pas. de toute façon ça avait été un baiser furtif qui amusa Elli plus qu'autre chose. Une fois qu'elle eut les indications du barman, et en l’occurrence, là plutôt du chanteur, elle rejoignit la grande pièce et s'installa. L'attente ne fut pas réellement longue, et puis de toute façon c'était dans les habitudes d'Elli d'écouter les conversations autour d'elle. Un véritable passe-temps. Enfin arrivèrent la mère de Greg accompagnée des parents de Louis et de sa soeur et après les présentations d'usage, le petit groupe se mit à discuter. Le concert démarra peu de temps après l'arrivée de la petite troupe et Greg arrivait sur scène lorsque Clara fit son apparition, accompagnée par les voisines du jeune homme. Elli n'avait pas l'impression d'être dépaysée ou seule, bien au contraire même, des gens qu'elle commençait à réellement apprécier étaient autour d'elle et l'ambiance était top. Greg avait un réel talent et elle ne regrettait pas d'avoir fait le déplacement jusqu'en Savoie pour le voir sur scène. Le concert passa bien trop vite au gout de la demoiselle et à la fin de celui ci, elle ne put retenir quelques sifflements et des applaudissements du tonnerre. Les fillettes criaient de joie et Elli les accompagna en riant. Même si le dernier morceau de prêter pas vraiment à autant de liesse, c'était amplement mérité et Elli ne comptait pas faire sa timide. Une fois l'euphorie quelque peu retombée, Elli se tourna vers la mère du chanteur et les parents de Louis avec son immense sourire aux lèvres. Elle félicita la maman pour avoir donné pareil don à son fils, ce qui amusa beaucoup toute la petite troupe. Pour finir c'est Clara qui tira la blonde du groupe pour l'emmener un peu plus près de la scène.

"Greg devrait arriver, il traîne toujours par ici après un concert. sa mère est au courant ?
- Au courant ? de quoi ?
- De votre baiser tien !
- Pas vraiment non, en tout cas c'est pas moi qui vais lui dire et je pense pas que Greg va s'embêter avec ça...
- Si elle le sait t'es bonne à pour marier dans l'année ! A bah le voilà, je te laisse...
"

En effet Elli vit Greg qui arrivait, mais bizarrement, elle avait entendu comme une sorte de sous entendu dans les paroles de Clara. Enfin, elle ne se posa pas plus longtemps la question puisque Greg était à présent à ses côtés. Ses grands yeux verts émeraudes se posèrent sur le visage du jeune homme et sans vraiment prévenir elle lui tapa l'épaule.

"Non mais sérieusement ! Tu devrais jouer à l'Edel' ! Ah et ta copine Clara... elle est pas un peu bizarre des fois ?"

Changement total de conversation entre deux, mais ça c'était l'effet Elli quelque peu survoltée. Elle avait vraiment apprécié ce moment et cela se traduisait par un petit survoltage, des joues bien roses, les yeux brillants et ce côté un peu rentre dedans.


BY .SOULMATES


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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Lun 8 Fév - 22:25


« Let's see were we wake up tomorrow »
Grégoire & Elliana
L'après-midi s'était merveilleusement bien passée, il fallait l'avouer. Mes petites voisines étaient d'adorables gamines, là-dessus je n'avais jamais eu de doutes. Je les avais laissées lâcher leurs anecdotes tranquillement, plutôt amusé par la situation, et c'était aussi visiblement le cas d'Elli', qui en apprenait vraiment beaucoup sur moi. D'un point de vue générale, ça ne devait pas être une grande découverte, pour elle, d'apprendre que j'avais eu une enfance et une adolescence mouvementée. Même mes jeunes années d'adulte avaient été rythmées par mes folies et mes conneries, et aujourd'hui-même je n'étais toujours pas différent, ce qui était assez drôle en y songeant. Enfin, drôle quand je ne me crashais pas d'un avion pendu par les pieds à cause d'un problème de saut en parachute, hein. Mais ... J'avais dévalé des ruelles glacées accroché au fauteuil de Louis, fait du free-ride de nuit et déclenché l'alarme anti-intrusion du bar de mon père en rentrant dedans, complètement bourré, en pleine nuit. Vraiment pas sérieux, tout ça. Si les filles n'en savaient qu'une petite partie, une fois que ma mère prit leur suite, elle dévoila des choses bien plus pointues et intéressantes. Quand elle avait essayé de parler de Louis et de tout ce que j'avais traversé avec lui, pour lui, aussi, je l'avais doucement mise en garde. Elli' connaissait peu mon meilleur ami, et s'il ne fallait pas être aveugle pour voir qu'il était handicapé mais qu'entre nous, c'était à la vie, à la mort, j'estimais que les détails ne la regardaient pas vraiment. Pas encore, sûrement. Ce qui n'avait pas empêché ma mère de raconter tout ce qu'on avait bien pu faire ensemble, ou de parler d'un tas d'autres sujets, et là-dessus, je n'avais strictement rien à redire.

Après un nombre presque incalculable de tentatives pour prendre la tangente et me rendre utile, c'était mon père qui m'avait donné l'excuse pour aller me balader dans le bar. Ou plutôt derrière le bar. Il fallait bien quelqu'un pour faire tourner la boutique pendant que mon père s'en allait récupérer ma guitare et d'autres trucs utiles pour ce soir à la maison ! Et j'avais pris place, m'acquittant de mon rôle comme je savais le faire. J'avais aussi géré ma petite confrontation avec Ludo. Un jour entre nous, ça finirait sûrement mal. Enfin, disons qu'il me collerait sûrement son poing dans la tronche et que je serais obligé de répliquer, pour faire simple. Entre nous, il y avait une rivalité ancrée depuis l'adolescence, quand on avait commencé à courir les filles, et courir les pistes, aussi. On avait toujours été en compétition et j'avais toujours eu le dessus. C'était presque déloyal. Et là encore, j'étais resté sur mes positions et il était parti. Mais je savais quand même que ça, c'était parce qu'on était dans l'établissement de mon père et que je n'aurais pas toujours cette chance-là. La preuve, il avait essayé de me foutre en l'air sur la piste, et ça aurait pu être beaucoup, beaucoup plus dangereux. Là je m'en sortais bien, c'était de la petite casse même si c'était chiant. Mais j'aurais pu me mettre les cervicales dans le sac, me fracturer les côtes ou m'offrir une belle commotion. Surtout que bon, le casque, vous savez ... Pas très malin tout ça.

Finalement, mon père et moi avions mis en place notre scène, selon mes habitudes, et je m'étais accordé un tout petit interlude musical. Quelques notes au piano, ma mère à mes côtés, sa main douce posée sur mon épaule, mon père juste derrière, là, à nous observer. Ma bulle. Un peu de mon enfance préservée. Elli' n'était pas loin, elle non plus. Et, lorsque j'avais délaissé le piano pour passer à autre chose, comme préparer le repas pendant qu'en salle mes parents réglaient les derniers détails, je l'avais invitée à me suivre dans la pièce à l'arrière. Là, la faisant soupirer parce que j'étais bien incapable de m'asseoir sagement et que je préférais claudiquer un peu partout, j'avais sorti leur repas, qu'elle avait présenté à table en mettant les couverts, annonçant mon propre repas, pas très garni il fallait l'avouer, et elle m'avait bien entendu fait une remarque. Je lui servis un sourire très fier.

« Je sais. Tant mieux pour moi, je n'ai pas grand chose d'un sac, même si le style snowboardeur n'est pas le plus chic du monde. » Je fronçais le nez avec amusement. « Et je sais prendre soin de moi, Maman. J'ai assez d'expérience pour savoir que oui, ce que je fais n'est pas très sain mais non, ça n'est pas un problème pour ce soir. »

La lueur joueuse dans mon regard prouvait que j'en savais plus qu'elle, et beaucoup, même. Là, j'allais carburer aux sucres rapides ; sucre du fruit et vitamines, sucre du thé avec le miel. Et une fois que j'aurais fini avec la scène, j'allais tourner au mojito, sûrement, sans pour autant oublier de m'envoyer mon plat complet. Enfin. Je m'étais préparé mon thé, ultra sucré pour quand même tenir, et nous étions passés à table, non sans que je prenne aussi une petite réflexion de ma mère. Mais le reste du repas s'était passé dans le calme le plus total. J'avais fini par m'écarter, pour signer la setlist officielle qui allait traîner au dessus du bar pour quelques temps, utilisant ma plume d'artiste pour laisser un joli petit mot dessus. Mots empruntés à un autre, mais qu'importe, ils me touchaient et disaient tout ce que j'avais envie de dire, tout simplement. J'avais finalement attiré Elli' à moi, posant un baiser doux sur sa joue, tout en lui demandant si elle pouvait retenir une table. Sa réaction me fit rire, quelque chose de sincère.

« Ma mère s'occupe de les reconnaître, ne t'en fais pas. Il te suffit de ... Garder la table. »

Aussi simple que cela, oui. Un sourire un soupçon moqueur étirait mes lèvres avec tout ça. Mais bon, j'imaginais bien la blonde laisser s'asseoir des gens qu'elle ne connaîtrait pas et qui ne seraient pas les parents de Louis, quand même. Ce qui serait ... Très drôle pour moi, j'avoue. Il y aurait vraiment de quoi me rendre moqueur, ce qui serait méchant pour elle, parce qu'il fallait avouer que, la pauvre, je l'avais lâchée dans un monde qui lui était totalement inconnu. Avant de la laisser filer, je plantais un baiser rapide sur ses lèvres délicates, avant de profiter d'être seul dans la pièce pour me changer de pied en cap. J'avais enfilé un pantalon en toile camel, dont j'avais retroussé les bords. Pour chaussures, les vans étaient parfaites. J'avais par contre défait mon attelle improvisée et avisé un coup d'œil grimaçant à la couleur violacée de l'articulation. Brrr, c'était moche, ça. Elle mériterait presque une série de radios ... Que personne n'était près de réussir à me faire subir. Elle bougeait, donc elle n'était pas cassée, c'était bien le principal. Un tee-shirt blanc avec inscrit « Crapule » en pattes de mouches dessus. Un style qui me collait à la peau. Mon père passa la tête dans la pièce, annonçant qu'on était plein à craquer et qu'on n'attendait plus que moi. Je lui fis un rapide signe de tête, auquel il ressortit et annonça au micro l'imminence de l'événement, et je passais la sangle de ma guitare autour de mon cou, la posant bien à plat sur mon épaule, avant de sortir de la pièce et de m'installer sur le tabouret de bar prévu pour moi. J'avais un sourire aux lèvres, et je réglais rapidement le micro.

« Bonsoir à tous. Pour ceux qui ne me connaîtraient pas, je suis Greg', et si le barman a l'air sur le point de fondre en larmes, ne vous inquiétez pas, tout va très bien ... C'est juste que je suis son fils, et que je viens de rentrer au bercail après quelques mois à voler de mes propres ailes. Tu sais papa, je repars, après, quand même ! » Un rire s'éleva dans la salle et mon sourit s'élargit légèrement. « En tous cas je ne sais pas trop ce qu'il vous a vanté, mais je vais faire de mon mieux pour que la soirée vous plaise et que vous vous amusiez. Qui sait, peut-être que j'ai quand même un peu de talent. » Je me réinstallais, calant la guitare contre moi. « Bon, là c'est le moment où je fais l'effort d'arrêter de parler ... Au moins cinq minutes le temps de placer une chanson. »

Les premières notes s'échappèrent et, concentré, j'attaquais le thème. Rapidement, ma voix vint se superposer à la musique. Je donnais ce que j'avais à donner, sincérité, coffre, puissance lorsqu'il en fallait un peu. Un peu de mon âme mise à nue à travers les chansons. Deux premières chansons, qui n'étaient pas de moi, sans la ramener entre deux. Avant la troisième, néanmoins, je ne pus m'empêcher d'ajouter quelque chose.

« La prochaine chanson est assez spéciale pour moi. Elle a été écrite dans cette ville, il y a quelques temps maintenant, avec mon meilleur ami, qui n'a malheureusement pas pu faire le déplacement, et qui me manque pas mal ce soir. Je lui en dédie une part, bien sûr, et si sa sœur pouvait arrêter de filmer toutes les conneries que je dis, ça pourrait être bien, sinon ... Il va en rire pour une année au moins. Mais je dédie aussi l'autre part de cette chanson à une personne qui est dans cette salle, et que je ne dénoncerais pas, même si elle sait pourquoi. Cette chanson s'appelle Sweet Darling. »

Bien entendu, la chanson fit son effet pour mettre tout le monde de bonne humeur. pas mal de personnes s'étaient levées pour danser sur le rythme entraînant de cette love story entre un canapé et le postérieur de la locataire de l'appartement dans lequel il est posé. L'ambiance resta superbe avec les chansons suivantes, jusqu'à ce que je me déleste de ma guitare et m'installe au piano. Mes doigts coururent un peu sur les touches, juste un instant, et je repris mon blabla.

« Je profite d'être derrière ce superbe piano qui n'avait pas servi depuis des années pour remercier la patience que des personnes formidables ont eu quand j'ai appris à en jouer chez eux, juste pour pouvoir donner le sourire à un garçon qui a fait ma force pendant des années. Un grand merci sincère à la famille Delmas, qui est devenue ma deuxième famille avec le temps. J'y ai trouvé, si ce ne sont pas des parents, des conseillers qui m'ont toujours soutenu. Une petite sœur d'adoption un peu casse pieds mais que j'adore. Et surtout un frère que j'ai suivi jusqu'à l'autre bout de la France et que je suivrais encore jusqu'au bout du monde. »

C'était dit avec une telle énergie, une telle bonne humeur, que je ne pouvais pas être déprimant. Alors, j'avais repris le fil de mon concert. J'avais dit à peu près tout ce que j'avais à dire, j'avais alterné piano et guitare, j'avais accueilli sur scène Jimmy et Clara, chacun leur tour, pour qu'on partage une chanson, à l'ancienne. J'avais eu un mot pour chacun, c'était mes amis, et j'avais fait de la route et de la scène avec eux, il fallait l'avouer. C'était presque impressionnant et effarant. Assez rapidement, le concert toucha à sa fin. Il ne me restait plus qu'une chanson avant de quitter la scène, et c'était le moment idéal pour dire ce que je n'avais pas encore dit.

« Avant la dernière chanson, j'aimerais vous remercier, tous, d'être venu. Je suis touché de voir que vous avez décidé de passer cette soirée avec moi, avec nous. Je voudrais aussi remercier mes parents, ainsi que Clara, Jimmy et Gab' qui ont géré toute la logistique pour moi pendant que j'étais en train de me la couler douce en Normandie. Sans eux, je crois que j'aurais organisé un véritable fiasco. Comme toujours ils ont géré l'organisation pour moi, et c'est grâce à eux que j'ai pu vous proposer ce petit moment qui, je l'espère, vous aura plus autant qu'à moi. Mais la personne que je voudrais spécialement remercier, c'est Elliana. Elle a bossé toute une saison avec moi et a encore trouvé le courage de venir jusqu'ici pour m'entendre sur scène. Je ne sais pas trop comment elle fait pour me supporter, mais pour ça je dois la remercier, ainsi que pour me pousser à retrouver le devant de la scène. Alors pour résumer : Un grand merci à tous pour cette superbe soirée que vous m'avez permis de vivre. Si vous avez autant apprécié que moi, alors j'ai atteint mon but. »

J'avais laissé les applaudissements et sifflements s'estomper un peu, avant de reprendre place au piano, attaquant un Hallelujah vibrant d'émotion. Mon âme mise à nu, des envolées techniques spécialement travaillées pour ce morceau et les dernières notes, posées avec une douceur sans fin. Il ne me restait plus qu'à saluer, le regard brillant d'émotion, et, après avoir emmagasiné un maximum de sensations, à quitter la scène, que l'on débarrasserait sûrement le lendemain. De retour dans ma petite pièce, je laissais échapper un gros soupir, un poids quittant mes épaules. C'était fait, et bien fait, même, et j'en étais ému. Cela faisait un bon moment que je n'avais pas fait ce genre de chose, et pourtant j'avais ressenti le même plaisir intense. Je pris quelques instants pour moi, me remettre de mes émotions, attendre que les choses se calment un peu dans le bar, et surtout remettre une poche froide autour de ma cheville qui me faisait souffrir le martyr. Je ressortis finalement, avisant près de la porte Clara et Elli'. Cependant, lorsque Clara m'aperçut, elle tourna les talons, malgré le fait que je l'appelais pour savoir ce qui lui prenait. Mais elle ne daigna même pas me regarder, alors que je savais pertinemment qu'elle m'avait attendu. Elle attendant juste que je parte à sa poursuite ... Comme chaque fois. Secouant la tête, je m'approchais de la blonde. Tant pis pour mon amie, je n'avais pas envie de courir ce soir. Son enthousiasme à ma sortie de scène me fit rire, même si elle allait me transformer en pauvre petit barman battu à frapper mon épaule ainsi. Heureusement pour elle, celle-ci était indemne. Sinon, j'aurais pu râler. Mais je n'avais même pas le temps d'en placer une qu'elle sautait du coq à l'âne. Je fronçais les sourcils, un peu décontenancé, quand Jimmy apparut.

« Pas bizarre. Jalouse. Verte de jalousie. Elle a toujours eu un truc pour Greg. Et il n'a jamais rien eu pour elle. T'es la concurrence, elle te met en garde, tu fuis. Ça marche toujours comme ça. Je comprends pas qu'on puisse croire que Greg est un homme à marier ! » J'émis un grognement, ce qui ne l'arrêta pas le moins du monde. « Quoi ? Tu sais que j'ai raison. En tous cas, mec, je te jure, le jour où tu nous fais un truc comme ça dans ton coin, je traverse la France pour être avec toi ! C'était dément, on remet ça quand tu veux, et avec Louis tant qu'à faire ! »

Je les regardais, tour à tour, avant de soupirer, défait, et de passer une main dans mes cheveux. Puis un sourire étira mes lèvres.

« Bon, déjà, soyons clairs ... Je ne compte pas me produire dans mon bar, parce que sinon je n'ai personne pour tenir le bar. Maintenant que mademoiselle retourne en cours, c'est plus vraiment possible de te laisser gérer l'affaire ne serait-ce qu'une soirée, tu vas mélanger acides nucléiques et alcool dans ta petite tête. Et toi, monsieur, tu vas passer plus de temps à draguer sur la plage qu'à profiter de ton vieux pote. Alors c'est NON. On en reparlera, mais ce soir, c'est non. Vous allez me prendre par les sentiments, sinon. Vous allez m'agacer. » Vu mon ton, on en douterait. J'avais déjà pratiquement plié, de toute façon. La scène m'avait manqué, et il n'y aurait pas de meilleur endroit que mon bar pour imposer mes règles. « Ensuite ... Qu'est-ce que Clara a dit de si bizarre ? » Je m'appuyais au bar pour soulager un peu ma cheville de mon poids pendant que mon père glissait vers nous trois mojitos et prenait le temps d'ébouriffer mes cheveux, chose qui me fit sincèrement rire. « N'empêche que ... Ouais, ça m'a grave manqué. La scène, ce bar, tous ces gens avec qui j'ai grandi ... Je suis content d'être à la maison. » Mon sourire en coin, je posais mon regard droit dans celui de ma saisonnière. « Tu comprends mieux pourquoi je suis devenu un peu fou en vieillissant ? » Cette ambiance, c'était de la folie. La folie douce.

Emi Burton

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MessageSujet: Re: « Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana   Jeu 18 Fév - 19:44



Qui que l’on soit au fond de nous, nous ne sommes jugés que d’après nos actes.



:  « Let's see were we wake up tomorrow »  Elliana & Greg
L'après midi avait passé à une vitesse folle, c'était ne tout cas l'impression qu'avait Elli. Elle avait craint à un moment de ne pas réussir à se faire une petite place dans le monde de Greg et de s'ennuyer, c'était bien tout le contraire. Déjà parce que Greg était un hôte attentionné et prévenant et aussi parce que les gens qu'elle avait rencontrés étaient tous plus sympathiques les uns que les autres, avec une exception, mais ce n'était pas très étonnant ça. Elliana prit énormément de plaisir à discuter avec les voisines du jeune homme et elle s'amusa d'autant plus lorsque sa mère arriva. Elle avait tellement de chose à raconter sur Greg qu'Elli ne pouvait que l'écouter en souriant, s'imaginant parfaitement le Grégoire enfant ou adolescent. Tout ce temps à discuter passa vite, presque trop vite, mais la demoiselle avait également hâte d'être le soir et de découvrir son cher ancien patron sur scène. Il avait du talent, elle le savait, elle l'avait vu à l'oeuvre, et elle se demandait ce que cela rendait devant un public. Elle le connaissait assez pour savoir que se retrouver devant une foule de gens ne serait pas spécialement une source de stress, ou en tout cas ça ne serait pas suffisant pour lui faire manquer une chanson. Greg était le genre de personne à l'aise en face des gens, sans véritable complexe, sur ce point ils se ressemblaient, même si Elli devait surement se prendre un peu plus la tête avec ce que pouvaient penser les gens d'elle.

La disparition de Greg permit à Elliana de discuter avec sa mère de chose légèrement plus sérieuse, d'ailleurs elle avait eu plus la parole puisqu'elle répondit aux questions que se posait sa maman sur sa vie à Etretat. Elli détailla le mieux possible la vie du jeune homme, enfin de ce qu'elle en savait. Et puis elles discutèrent aussi de cette rivalité entre Greg et Ludo par la suite. Avec ce qu'il s'était passé plus tôt dans l'après midi et là dans le bar, Elli avait envie de comprendre pourquoi... Et la raison était très simple, la jalousie, l'envie. La jeune blonde finit par rejoindre le bar et il y eut toute l'installation de la scène, elle resta donc un peu en retrait, sage et silencieuse pour une fois. Elle assista à un instant qu'elle ne connaîtrait plus jamais dans sa famille. De toute façon, elle n'accepterait pas grand chose venant de son père, heureusement qu'il y avait sa mère et son beau père, il y avait comme un semblant de normalité de ce côté de la famille. Cet instant famille, assez fugace, se poursuivit par une préparation du repas du soir. La jeune femme accompagna le savoyard et elle fit le pont entre lui et la table pour mettre tout ce dont ils auraient besoin. Bien entendu, quand Elli apprit ce qu'il allait manger, elle ne garda pas sa petite remarque pour elle et la réponse que lui donna Greg la fit sourire et hausser les épaules, s'il savait ce qu'il faisait...

Tout le repas avait eu lieu dans la bonne humeur et Elli n'avait pas refusé ce qu'on lui proposé, elle n'était pas du genre difficile quand il s'agissait de manger et même si elle avait eu un excellent repas le midi, toute cette après midi l'avait creusée. A la fin du repas, elle observa Greg qui réalisé cette coutume qu'ils avaient en laissant un petit mot sur la liste des chansons qu'il allait faire. C'était une coutume assez étrange, mais au moins il y avait une trace, ce n'était pas juste un passage éphémère. Le barman lui demanda ensuite cette petite faveur, garder une table pour la famille de Louis. Sur le principe, elle n'était pas contre, mais elle allait quand même avoir un problème pour savoir qui ils étaient et elle fit part de ce problème au jeune homme. S'il suffisait de garder une table, c'était largement dans ses cordes, c'est donc avec le sourire qu'elle répondit. Et après le petit intermède bisou, Elli quitta la pièce pour rejoindre la grande salle et aller garder la fameuse table. Les gens affluèrent rapidement dans le bar et l'ambiance était chaleureuse, familière. La table se remplit avec la famille Delmas, la maman de Greg et bientôt les voisines de Greg accompagnées par Clara.

Greg apparut enfin sur la scène et juste de le voir la fit sourire Elliana, elle sentait qu'il était à l'aise et que c'était sa place en quelque sorte. Et cela se confirma lorsqu'il commença son petit discours de bienvenue. Discours qui fit rire la salle, Elli comprise. Le jeune homme était un véritable moulin à parole, pire qu'une fille franchement ! Enfin il commença la première chanson et dès le début la blonde se dit qu'elle ne regrettait pas le déplacement, et que maintenant elle n'allait plus le lâcher avec cette idée de représentation à l'Edel'. Comme bonne groupie, Elliana fit une ovation à chaque fin de chanson, enfin à la fin des deux premières puisqu'avant la troisième, le chanteur s'arrêta pour reprendre un petit monologue et l'allusion fit sourire la demoiselle de plus belle. Cette chanson resterait surement à jamais. En même temps elle n'avait fait que parler des fesses du barman... qui s'avérait être le patron, le jour de leur rencontre. Elli fit comme beaucoup de personnes, elle se leva et bougea au rythme de la musique, tapant dans ses mains en rythmes. Cette chanson était excellente, amusante, pleine de vie et de bonne humeur. Ce qui mit tout le monde dans l'ambiance pour la suite. Elli continua d'applaudir comme une forcenée à chaque chanson, au point qu'elle en avait les mains rouges et qui piquaient. Elle se calma néanmoins pour les chansons qui nécessitaient un peu moins d'énergie, elle n'allait pas gâcher ce moment quand même. Surtout pas quand il faisait allusion à son meilleur ami et à sa famille. Elli s'était alors tournée vers les parents de Louis et ce fut à cet instant qu'elle se rendit compte de la chance qu'il avait eu d'être aussi bien entouré.

Avant le dernier morceau Grégoire fit un dernier monologue de remerciements qui était assez touchant. C'était vrai qu'ils avaient du organiser tout cela sans la présence de Greg et pourtant ça avait été parfait. Ils avaient géré ça à la perfection et tout le monde avait pu profiter du moment. Quand Greg poursuivit avec des remerciements pour Elli, celle ci se sentit rougir, elle ne s'attendait pas vraiment à ce qu'il la remercie ainsi, après tout, si elle l'avait poussé à monter sur scène c'était principalement par curiosité, et là sa curiosité était pleinement assouvie. Et puis il n'y avait pas qu'elle qui devait le supporter, elle n'était pas forcément un cadeau et elle était heureuse qu'il lui ait proposé de venir le voir dans sa Savoie natale. Son immense sourire aux lèvres et son regard émeraude sur le jeune homme, Elli secoua la tête face à tout ce qu'il venait de dire. Elle était là et il n'avait pas à la remercier. Heureusement, il reprit un discours beaucoup plus général et à la fin de celui ci, il entama sa dernière chanson. Cette chanson était presque magique, pleine de douceur, de force et de caractère. Elli ne savait absolument pas chanter, elle chantonnait au mieux, mais ce que faisait Greg était bien autre chose que chantonner. Elliana savait une fois de plus pourquoi elle était là. Avant même les dernières notes, Elli était debout à applaudir et siffler les prouesses de son hôte. Et elle n'était pas la seule, la seule entière félicitait Greg pour son talent.

Le chanteur finit par s'éclipser et Elli resta un instant avec la famille de Louis avant de rejoindre le bord de scène. Clara la rejoignit et elles eurent une petite discussion assez étrange. Le plus étrange pour Elliana fut encore le départ de la jeune femme, elle s'échappa littéralement au moment ou Greg apparut. Le jeune homme la rejoignit et la demoiselle retrouva son sourire et sa bonne humeur. Et elle commença par lui taper l'épaule avant de lui dire le fond de sa pensée. Elle passa un peu du coq à l'âne en évoquant l'Edel' puis le comportement de Clara, mais cela sembla amuser Greg plus qu'autre chose avant de paraître plus surpris. C'est d'ailleurs Jimmy qui arriva qui répondit à la question qu'elle venait de poser. C'était donc de la jalousie, pourtant elle semblait l'apprécier... La réflexion que Jimmy eut sur le fait que Greg ne soit pas un homme à marier finit par la faire rire, c'était quoi cette manie que les gens avaient de vouloir se marier ou marier les autres... Greg lui répondit par un grognement ce qui amusa d'autant plus Elli. La conversation dévia ensuite sur le concert qui venait d'avoir lieu et c'était tout à fait en résonance avec ce qu'elle avait dit au chanteur lorsqu'il était arrivé. A ce rythme là, il n'allait plus avoir le choix. Ce que dit le savoyard n'étonna pas la demoiselle, mais elle savait aussi qu'elle aurait bien le temps de le convaincre de jouer à l'Edelweiss, pour l'instant autant profiter de la soirée. Enfin avant ça, elle allait devoir répondre à al question de Greg.


"Elle m'a demandé si ta mère était au courant... pour le baiser et tout, donc je lui ai dit non et elle a ajouté que j'étais bonne à me marier avec toi si elle était au courant... Tu crois quand même pas qu'elle va aller lui dire un truc pareil ?!"

Tout en parlant elle regardait le jeune homme qui venait de s'appuyer contre le bar et attrapa le verre que le père de Greg venait de poser. Elle s'inquiétait un peu quand même que Clara aille sortir une chose pareille à la mère du barman, c'était complètement puéril. Elliana laissa son regard aller de Jimmy à Greg et quand elle croisa le regard du jeune homme son sourire s'élargit. Elle comprenait, mais c'était une saine folie, entourée de personnes qui l'aimaient.

"Il y a différentes formes de folies et même si parfois t'es fou inconscient, en général j'aime bien ce côté de chez toi."

La jeune blonde baissa le regard et inspecta la cheville du barman avant de lui prendre la main et de le traîner derrière elle tout en invitant Jimmy à le suivre d'un regard.

"Allez monsieur, maintenant que t'as fait ton show, tu vas t'asseoir et manger ! Et moi je vais comparer le mojito de ton père et le notre."

Elliana trouva une table libre et elle s'assit avant de déposer son verre et de croiser les bras. Elle commença par observer les gens autours, il y avait une réelle effervescence dans la salle et c'était électrisant. La demoiselle aimait cet ambiance, cette chaleur, elle retrouvait ce qu'elle avait eu durant ses mois de travail au bar. Elle se reconcentra néanmoins sur Greg et lui sourit avant de lui lancée une petite pique avec humour.

"J'espère que la prochaine fois que je te verrais sur scène ça ne sera pas à l'autre bout du monde ! Même si ça vaut le coup..."


BY .SOULMATES


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« Let's see were we wake up tomorrow » † Grégoire & Elliana

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