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 [Dauville - France] « Vivre vite, brûler toutes les étapes, goûter tous les plaisirs. » † Gaël & Raphaëlle

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: [Dauville - France] « Vivre vite, brûler toutes les étapes, goûter tous les plaisirs. » † Gaël & Raphaëlle   Jeu 24 Sep - 22:26


« Vivre vite, brûler toutes les étapes, goûter tous les plaisirs. Et mourir jeune, dans l'adrénaline, le sourire aux lèvres d'avoir trop aimé vivre. »
Gaël & Raphaëlle
« J'ai beau être suicidaire, je n'en oublie pas moins de payer mes dettes. Les deux pass sont pour la dernière journée de courses avant la pause d'hiver et donnent accès à tous les bâtiments. Avant et après la dernière course, je serais au M5. Demande à me voir. Si on te répond que je suis occupé, demande à voir Valentin.

Au plaisir de t'y voir ;

Gaël. »


Une enveloppe, un mot soigneusement plié, les deux pass que j'ai réussi à avoir. Et le tout déposé bien à l'avance dans la boîte aux lettres de mademoiselle Raphaëlle Lancaster. Après tout, c'était le minimum que je pouvais faire. Elle m'avait quand même évité de mourir sur le bord de la route. J'avais certes mis le temps avant, mais il fallait dire que dans un premier temps, je n'avais déjà pas sur qui elle était. On s'était croisé par le plus grand des hasards en moto, et c'était comme ça que je l'avais retrouvée. Ensuite, il avait fallu que je trouve la bonne façon de la remercier. Enfin, surtout que je trouve le bon plan. Parce que le genre de places que j'avais eu, c'était rare, c'était super VIP, et surtout, c'était difficile à obtenir même en étant coureur. Surtout que je reprenais seulement. Bref, quand j'avais enfin réussi à les avoir, ça coïncidait avec ma première nouvelle date.

Toute une organisation, de retourner courir, d'ailleurs. Il avait fallu préparer la Mistral en un temps record. Je l'avais optimisée pour la route, et il fallait la réadapter à la course. Et là, il n'y avait pas eu trop de quatre mains autour du bolide pour le mettre en état. Valentin avait été un soutien précieux. Eh oui, qu'est-ce que vous voulez, on ne changeait pas une équipe gagnante ! Il avait préparé le monstre aux premières victoires, c'était normal de lui faire confiance pour les prochaines. Il avait aussi fallu trouver une équipe, et surtout une qui ne comptait pas me faire jouer les petites courses malgré mes essais plus qu'excellents. Si j'y retournais, j'y retournais au top. Et finalement c'est une toute petite team qui n'avait pas encore de coureur dans la course d'élite qui m'avait engagé. J'étais un modèle pour les jeunes qui démarraient, et même si j'avais raccroché depuis longtemps et que d'autres avaient brillé à ma place, les plus petites écuries n'avaient pas oublié mon nom.

Et puis il y avait eu le week-end de course en lui-même. J'étais arrivé seul la veille, parce que Val' bossait encore quelques heures chez son oncle. On ne pouvait pas poser congés en même temps de toute façon, et la priorité c'était que moi je rejoigne la Mistral qui avait été acheminée par plateau et entreposée dans le bâtiment. Dès mon arrivée, j'avais essuyé les regards des autres. il y avait ceux qui ne savaient pas comment me parler, trop occupés de repenser à mon deuil qui revenait m'aiguillonner, même si je m'efforçais de le cacher. Il y avait ceux qui me traitaient avec mépris, sans doute pour avoir oublié qu'un jour je leur avais mis deux secondes dans la vue, et que je recommencerais bien. Et puis il y avait ceux ouvertement hostiles qui ne pouvaient s'empêcher de dire « Il aurait mieux fait de raccrocher pour de bon » ou encore « Qu'est-ce qu'il fout là, il vient prendre sa leçon ? ». Tous, sans exception, je les avait regardé droit dans les yeux, mon imperturbable calme bien ancré en moi.

J'avais ensuite enfilé ma tenue et fait les essais sur la moto telle qu'elle. Il n'y avait plus que de menus réglages à faire, resserrer deux ou trois bricoles, ce genre de choses. On le ferait le lendemain matin. On, c'était Val et moi. Bien sûr. Parce que de toute façon je n'irais pas sur cette fichue piste avant qu'il ait décrété que la moto était prête. Une fois j'étais parti sans sa vérification, et j'avais eu de la casse. C'était devenu de la superstition. En tous cas, j'avais fait les essais, comme tout le monde, et soufflé déjà quelques personnes. Je signais le quatrième temps d'essai de mon épreuve, ce qui était quand même un retour au jeu assez honorable. Et j'en avais gardé sous le capot, sentant une légère vibration sur la roue avant. Si je cassais avant la course, je disais adieu au retour cette saison, parce que personne ne m'accorderait le moindre crédit. je disais adieu au retour tout court, d'ailleurs. Donc je n'avais pas forcé sur une fragilité. Et à bien y regarder, j'avais un vérin qui avait pris cher dans le transport. Franchement, c'était un contre-temps dont je me serais bien passé.

La soirée avait été calme. Une petite interview pour un journal sportif local qui voulait m'entendre parler de mon retour. J'avais répondu aux diverses questions sans trop me faire prier, pesant pourtant mes mots et gardant certains fonds de pensées pour moi. Ils n'avaient pas besoin de tout savoir. J'avais finalement mangé au restaurant avec les plus jeunes de la team et Val qui nous avait rejoint. La discussion avait bien entendu tourné autour de la course, des conseils qu'un mécano qui avait fait ses preuves pouvait donner aux jeunes sur les réglages à demander, ou alors ce qu'un coureur expérimenté pouvait leur dire en fonction de l'état du terrain et surtout de la configuration de la piste. Un véritable échange très amusant, parce que la plupart de ces gamins - car c'est ce qu'ils étaient, des tout jeunes - me rappelaient deux frères qui avaient démarré jeune pour botter le cul de leurs aînés un peu plus tard. Bref, l'ambiance avait été très bonne. Et, relativement tôt, après avoir rappelé à Val qu'on se retrouvait à 10 heures en bord de piste - ce qui voulait dire frais, et il le savait, je n'avais pas besoin de le lui rappeler - j'étais rentré à l'hôtel me coucher. Il me fallait une bonne nuit de sommeil, parce que si je ne me couchais pas tôt, le stress allait littéralement me bouffer.

Le lendemain était un rituel bien ficelé. Debout à 7 heures, douche, survêtement noir et tee-shirt noir et rouge, puis petit déjeuner dans les règles de l'art. Café au lait sucré, jus d'orange frais, tartines toastées, beurrées et à la confiture de fraises, une pomme et un yaourt nature. Un petit déjeuner de guerrier mais il me fallait au moins ça pour tenir toute ma journée. Puis j'avais passé une heure dans ma chambre d'hôtel à me mettre dans ma bulle, des écouteurs dans les oreilles, la musique juste assez forte pour me couper du monde extérieur. J'avais fini par enfiler un jean tout ce qu'il y a de plus banal et troquer mon vieux tee-shirt contre un autre, tout simple, bleu avec un col en V. De toute façon il finirait sûrement couvert de graisse alors ... Puis j'avais rejoint le circuit, une demi-heure avant l'heure de rendez-vous avec mon camarade toulousain, pour regarder au calme la moto et faire une liste des choses à vérifier et des autres qu'il faudrait remettre en état. Puis j'avais rejoint la piste pour en faire un rapide tour avec mon mécano. Une vieille habitude qui le faisait comme toujours râler, mais même s'il n'était pas pilote, je me fiais à son intuition quant à tel ou tel virage. Il connaissait suffisamment la moto pour connaître la marge de manœuvre qu'elle avait, et surtout il connaissait suffisamment ma tête brûlée pour savoir ce que je pourrais faire sans me tuer.

Finalement il avait été temps de se mettre au travail sur la Mistral. Il y avait un peu de boulot si on voulait être minutieux, et là il valait mieux, parce que je pouvais jouer ma vie sur un mauvais serrage ou un mauvais gonflage de pneus. Surtout qu'on avait opté pour une gomme plus épaisse que d'habitude, pour gagner le temps qui me faisait défaut au changement. Sans compter que le bolide consommait peu ... En bref, il y avait peu d'arrêts au stand qui nous attendaient. Sur la course j'en gagnerais sûrement un par rapport à mes concurrents. C'était plutôt confortable comme avance. Bon, d'accord, ça, c'était la théorie. A midi, on me tira de mon travail pour me faire manger, et il fallait avouer que je n'avais absolument pas faim. J'étais couvert de graisse, et je passais déjà un moment à me débarbouiller. J'avalais ensuite le plat sans vraiment y goûter. C'était juste automatique, et j'étais plus occupé à réfléchir qu'à retenir le goût de ce que j'ingérais, si bien que je serais bien incapable de vous dire de quoi il s'agissait. Puis je me remis au travail, et arriva rapidement 14 heures. Je montais en selle à 15 heures, mais on allait chauffer le moteur un peu avant, pour optimiser le démarrage. Donc à 14 heures, je quittais ma tenue de civile. De toute façon, Val' serrait le dernier pas de vis et on était opérationnels. La première chose que je fis fut de me débarbouiller, et surtout de prendre une douche froide. Au moins ça stimulerait un peu mon corps. Mes réactions ne pourraient qu'en être améliorées. Puis j'avais enfilé la combinaison. Je bataillais avec le zip du col, placé dans mon dos. Mes mains étaient moites et tremblantes. Au final, c'est Val qui tira dessus, non sans se moquer de moi comme il le fallait et en me menaçant de me tuer si jamais ça sortait d'ici qu'il était obligé de m'aider à m'habiller. Au moins il avait le mérite de me faire rire. Il était en train de fixer le dernier velcro lorsqu'un des cadets qui avait fini les épreuves entra dans la pièce en disant « Voilà ils sont là ! » ce qui me fit relever la tête avec curiosité. Puis un fin sourire étira mes lèvres après que le gamin soit reparti.

« Salut ! Je suis content que tu sois venu ! »

Bon d'accord ça manquait un peu de conviction, mais j'étais un peu dans ma course, déjà. Et surtout dans ma concentration. N'empêche que c'était vrai, j'étais ravi de voir que la demoiselle était venue. Je m'étais presque attendu à ce qu'elle ne vienne pas. Après tout, faire de la moto ne voulait pas dire avoir envie d'aller voir une course. Surtout qu'elle n'avait sûrement pas idée que je puisse la courir. J'étais un oublié depuis bien longtemps. Du coup j'étais vraiment ravi qu'elle soit là, et je risquais de l'être encore plus après la course, quand la pression que j'avais se serait envolée, et que je profiterais vraiment du moment.

Emi Burton

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MessageSujet: Re: [Dauville - France] « Vivre vite, brûler toutes les étapes, goûter tous les plaisirs. » † Gaël & Raphaëlle   Dim 27 Sep - 0:31



Il ne faut jamais trop s'attacher aux gens. Ils nous bercent d'illusions. Noyé de leur tendre parole et de leur mots doux, ils nous rendent accroc et paradoxalement heureux. Et l'instant qui suit, ils s'en vont, seul la douleur nous envahi. Les souvenirs. Les larmes. La tristesse. Et notre vie vide qui continue.



"Vivre vite, brûler toutes les étapes, goûter tous les plaisirs. Et mourir jeune, dans l'adrénaline, le sourire aux lèvres d'avoir trop aimé vivre". Raphaëlle et Gaël
Raphaëlle avait reçu cette lettre de Gaël, elle ne pensait vraiment pas qu'il allait faire un geste pour son aide lorsqu'il avait eu son accident. En fait elle ne pensait vraiment pas qu'il puisse la reconnaître après le traumatisme qu'il avait vécu. Et puis pour être honnête, elle n'avait pas fait ça pour avoir quelque chose ne contrepartie, elle l'avait fait parce qu'elle était capable de faire quelque chose et également parce qu'elle n'avait pas le choix. Laisser quelqu'un sur le bord de la route en pleine nuit, par un temps de gel, c'était tout simplement de la non assistance à personne en danger et c'était répréhensible par la loi. Mais bon, c'était surtout parce qu'elle avait vu plus d'une chute grave en moto et qu'elle ne se voyait absolument pas laisser le motard sur le bas coté. Elle en avait vu des bras, des jambes cassées, des brûlures plus ou moins graves, des inconsciences ou même juste des chutes avec pour seule conséquence : une belle frayeur.

Toujours était il qu'après tout ce temps passé, la jeune femme se s'attendait pas à recevoir quelque chose. Surtout que bon, la dernière fois qu'elle avait vu le jeune homme, c'était au printemps... Un simple merci aurait largement suffit. Mais l'attention lui plaisait et puis ce n'était pas n'importe quel cadeau quand même. Raph connaissait le calendrier presque par coeur et elle pouvait donc dire que la dernière course de la saison se déroulerait à Deauville, heureusement qu'elle le savait d'ailleurs sinon elle aurait été bonne à aller trouver Gaël pour le lui demander... à moins que ça ne soit fait exprès... La question ici ne se posait de toute façon pas et Raph n'avait aucune idée de sa présence ou non à l’événement... Elle n'avait pas côtoyé les bords de piste depuis plusieurs mois et elle savait qu'elle pouvait rencontrer des connaissances. Elle avait donc rangé la lettre de Gaël dans un tiroir de sa cuisine et ne l'avait ressorti qu'après un moment de réflexion. Il était quand même bien bête de ne pas profiter de l'occasion. Raph savait qu'il était difficile d'obtenir de pareils pass. Après un coup de fil à l'une de ses amies, qui s'y connaissait aussi en moto et qui allait donc surement apprécier le spectacle, il était question qu'elle aille à Deauville voir un peu ce que Gaël allait faire au M5 le dernier jour de course.

Le jour de la course Raph fit son habituelle séance de sport avant d'aller prendre sa douche et son petit déjeuner. Elle devait prendre Emilie en route et surtout il ne fallait pas qu'elles partent trop tard car même s'il y avait moins de deux heures de route, c'était envisageable de tomber dans des bouchons, ou même d'avoir du mal à se garer. Le temps était au beau fixe, il y allait donc surement y avoir du monde. La jeune femme prit donc une douche rapide et passa un peu de temps à se sécher et lisser les cheveux avant de se maquiller légèrement et d'aller enfiler ses vêtements, un jean slim bleu clair, presque blanc et un débardeur décolleté en V noir avec une veste de tailleur blanche. Elle passa au petit déjeuner et ne se priva pas d'un café noir, de deux tartines de pain frais avec de la confiture et d'un yaourt aux fruits rouges. Ensuite elle retourna à la salle de bain pour mettre bijoux : sautoir argent, bracelet de la même couleur et deux bagues, l'une en or blanc et l'autre en argent. Une touche de parfum plus tard, elle était dans sa chambre devant sa multitude de paires de chaussures et opta pour une paire d'escarpins noirs ouverts. Elle connaissait ce monde de la moto et savait que l'apparence de filles dans son genre mettait toujours un peu de piment. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle avait opté pour un débardeur décolleté et surtout légèrement trop court et une pantalon taille basse. Elle attrapa sa veste en cuire noir et blanche et son foulard rose pale, ainsi que son sac à main en cuir et quitta son studio les clés de sa mini à la main.

La route se déroula dans la joie et la bonne humeur, musique à fond dans la voiture, discussions entre copines et ragots en tout genre. Bien sur, il y avait du monde sur la route et Raphaëlle était enchantée ! Elle traita tout le monde de tous les noms, surtout ceux qui roulaient comme des quiches. Heureusement qu'elles étaient parties en avance sinon elles seraient tombées dans des bouchons bien pire et elle risquait de ne pas voir grand chose de la journée. En milieu de matinée, elles arrivèrent sur place et on leur donna à chacune une vraie carte avec le cordon et la totale pour pouvoir entrer à peu près n'importe ou. On leur donna également le listing de la journée et elles allèrent s'installer dans les gradins. Pour l'instant une course avait lieu, mais ne connaissant pas vraiment le programme, c'était difficile de dire quelle épreuve avait lieu. Raph observa donc plus les noms pour les prochains départ que le course qui se déroulait et elle put très vite remarquer que celui qui lui avait fait ce cadeau n'était autre qu'un participant d'une course. Elle expliqua donc brièvement à Emilie la situation tout en observant les participants de la course. Le niveau était pas mal, mais pas exceptionnel et les motos, même si elles étaient performantes, n'étaient pas à la hauteur de certaines machines qu'elle avait côtoyé. La course terminée, les filles allèrent faire quelques stands et dénichèrent un truc pas trop mal pour manger. Il y avait pas mal de monde et puis les bouquins de pubs pour moto étaient étalés un peu partout. Ce fut d'ailleurs avec beaucoup d'amusement que Raph se vit en photo dans l'un des magazine, elle avait presque oublié qu'elle avait fait ce shoot quelques mois auparavant.

Après avoir mangé Raphaëlle et Emilie traînèrent au niveau des stands et Raph passa même une commande pour une nouvelle paire de bottes. Quand elle regarda l'heure, elle se dit qu'il était temps de faire son apparition auprès de son hôte et elles rejoignirent donc le M5 comme il le lui avait indiqué. Une fois qu'elles furent annoncées, les deux demoiselles purent pénétrer dans l'antre du motard et Raph se retrouva nez à nez avec Gaël et elle aperçut un peu plus loin une autre tête connue. Valentin. Elle ne se souvenait pas de tous les noms de ces coups d'un soir, mais de lui oui, elle l'avait vu plus d'une fois et ils s'étaient bien amusés. Le sourire de la demoiselle s'agrandit donc et elle observa la tenue du jeune homme. Elle connaissait cette marque, de même, elle savait ce que ça valait et ce n'était pas du petit matériel qu'il avait. Raph remonta son sac à main sur son épaule et pencha un peu la tête
.

"Et je suis ravie d'apprendre que j'ai sauvé la vie d'un vrai motard. T'as de la chance y a pas de plaque de verglas ici..."

Raph sourit de plus belle, elle savait qu'il savait, sinon elle ne serait pas là, et comme c'était la raison de sa présence, elle n'allait pas se priver de le lui rappeler. Prudence est mère de sûreté... sauf que ce n'était pas vraiment la devise d'un motard. Elle le savait. Son regard se posa sur Val et elle haussa légèrement un sourcil d'un air interrogateur.

"Valentin court aussi ? Au fait... je te présente Emilie, Emilie voici Gael et Valentin... une rencontre à Etretat."

Le jeune homme ayant fait demi tour entre temps, surement pour rejoindre sa moto, Raph n'avait pas hésité à poser la question à Gaël. En fait elle l'aurait bien posé à Val, mais il n'était déjà plus là alors... La jeune femme replaça une méche de cheveux et lorsqu'elle s'avança, ses talons résonnèrent, elle observa sans aucune gène l'endroit et soupira doucement, son sourire aux lèvres.

"Ça fait une éternité que je ne me suis pas approchée autant d'une piste !"

Et ça lui avait manqué, cette ambiance avant course, cette adrénaline montant, la concentration qui se mettait ne place. Raph n'avait pas eu l'occasion de réellement courir, il n'y avait pas de femmes qui courraient sur les grosses épreuves, mais à chaque fois qu'elle avait fait du circuit, elle s'était mis en tête qu'elle courrait pour un grand prix et elle se mettait juste assez de pression pour pouvoir prendre quelques risques sans non plus risquer sa vie à chaque virage.

BY .SOULMATES


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MessageSujet: Re: [Dauville - France] « Vivre vite, brûler toutes les étapes, goûter tous les plaisirs. » † Gaël & Raphaëlle   Lun 28 Sep - 8:30


« Vivre vite, brûler toutes les étapes, goûter tous les plaisirs. Et mourir jeune, dans l'adrénaline, le sourire aux lèvres d'avoir trop aimé vivre. »
Gaël & Raphaëlle
Cette journée était à la fois excitante et éprouvante. Il y avait longtemps que j'avais oublié l'agitation du bord de piste, la tension électrique dans l'air. Mais j'avais aussi oublié le délicieux frisson que me valait le bruit des moteurs sifflants avec la vitesse à laquelle ils passaient à une petite centaine de mètres à peine du bâtiment. Les seules constantes qu'ils me restaient, c'était d'être occupé de travailler sur l'engin de guerre avec Val' et de parler d'un tas de choses. Principalement de la technique, certes, mais il y avait aussi d'autres discussions. Comme le fait que j'avais invité ma sauveuse et qu'elle avait une place en trop. L'idée amusait assez bien Val, il fallait le dire. En même temps je ne pouvais qu'encaisser les piques amicales ... Je n'avais pas été mieux quand il me parlait de sa petite accidentée de la route. Enfin bref, on était deux mecs qui se chambraient, voilà tout. Au moins pendant ce temps-là j'arrêtais de penser un peu à la course qui m'attendait, même si avec l'ambiance pesante de la concentration des autres elle n'était jamais vraiment loin de mes pensées. Les choses s'étaient déroulées selon un rituel bien rôdé jusqu'à ce qu'il soit l'heure de me mettre en tenue. Cela signifiait le début des choses sérieuses, et la pression remontait tout de suite nettement. Mes doigts tremblaient légèrement. Bien sûr, je savais qu'une fois que j'aurais les mains sur les manettes de la Mistral, les mouvements incontrôlés cesseraient. Mais tant que je ne serais pas connecté avec ma moto, je n'entrerais pas dans ma bulle, et l'anxiété pourrait avoir raison de moi. Sauf si une distraction arrivait. Et ce fut Raphaëlle qui fit son entrée dans la pièce, accompagnée d'une jeune femme. J'eus un sourire à leur intention tout en saluant ma sauveuse. Puis sa réponse me fit rire. Un vrai motard. Si elle savait ...

« Pour la petite histoire, un chauffard à quatre roues a percuté la moto. Mais je suis équipé contre le verglas, plus de gomme sur un pneu, c'est impossible. »

Et celle-là, de gomme, elle avait de très larges rainures qui permettaient carrément d'accrocher. Pour faire de la route verglacée à allure normale ça serait franchement pas mal ça, admettons-le. Sauf qu'à partir de maintenant la Mistral ne ferait que de la piste, alors il allait falloir que je me trouve une nouvelle routière. Enfin ce n'était pas vraiment la question du moment.  Non, pour le moment le plus important c'était que la demoiselle était ici. Donc elle avait répondu présente à l'invitation, et ça me faisait vraiment plaisir. Non mais parce qu'en fait voilà … En lui offrant les places j'avais été super sûr de mon coup, genre impossible qu'elle ne vienne pas. Et puis mon cerveau avait réfléchi à deux temps pour me donner plein de raisons pour qu'elle ne vienne pas. Et dans ce cas-là j'aurais été réellement déçu. Mais bon il n'y avait pas de raison de l'être, finalement, puisqu'elle était venue, et c'était bien le principal. Maintenant je n'avais plus qu'à exceller parce que sinon j'allais prendre la honte de ma vie. Si si ! Lorsque finalement la demoiselle m'interrogea sur Val', mon sourire ne quitta pas mes lèvres malgré la surprise. Ils se connaissaient ? Et puis mon cerveau remit les choses en place. Si elle avait déjà croisé le toulousain, bien sûr qu'il n'avait pas pu passer inaperçu. C'était un principe qui lui était presque étranger, ça.

« Enchanté, Emilie ! » Je passais avec nonchalance une main dans mes cheveux. « Non, Val' ne court pas. C'est mon mécano. C'est le seul en qui j'ai assez confiance . »

Gaël arrête de raconter ta vie ! Je n'étais absolument pas naturellement bavard, il fallait l'avouer. Mais là c'était sûrement le stress de la course qui me poussait à parler plus que d'habitude pour des justifications qui n'avaient pas lieu d'être. Complètement ridicule, il fallait l'avouer. Ça m'étonnait d'ailleurs de ne pas entendre le toulousain ricaner depuis la pièce d'à côté, parce que ça aurait été tout à fait son style s'il m'avait entendu. Enfin bref. Lorsque la demoiselle s'avança dans la pièce pour observer ce qui l'entourait, je rejoignis finalement la table de travail pour poser un pied sur la chaise qui se tenait à côté, resserrant et assurant les fixations de mes bottes. Si elles me lâchaient, j'allais me tuer. Ou alors me mutiler. Une chance sur deux. Et puis c'était des erreurs de débutant à ne pas commettre. Ça pouvait arriver quand on courait la première catégorie à quinze ou seize ans, pas quand on courait la grosse course, encore moins quand on avait été champion de grands prix. Lorsque la voix de la demoiselle retentit, je tournais la tête vers elle, avant de regarder, un peu rêveur, ce qui se passait dehors. On n'avait qu'une grande baie pour nous séparer de la piste, ici, ça permettait de suivre la course.

« C'est une ambiance qui nous marque. On ne s'y habitue jamais vraiment, et ça nous manque quand on n'y est pas. »

Je parlais en tant que coureur. Ce monde de courses ne nous laissait jamais indemne. C'était une dépendance. J'en étais la preuve même, parce qu'avec tout ce qui aurait du me pousser à ne pas y revenir – la mort de mon frère, l'accident qui avait manqué de me coûter la vie en hiver, l'hostilité aussi de ceux qui étaient du métier – j'y étais revenu, et même si là la montée d'adrénaline me donnait envie de faire demi-tour, je ne le ferais pour rien au monde. J'allais monter en selle et retourner en piste, et rien ne m'en empêcherait. C'était une addiction, une drogue saine qui courait dans mes veines. Mais une drogue mortelle, j'en connaissais tous les risques. Je finis par me redresser, mes bottes correctement fermées, avant de me diriger vers la pièce de préparation mécanique. Je fis signe aux demoiselles de m'accompagner. Honnêtement, la tenue claire de Raphaëlle, dans cette pièce, ça ne me faisait pas peur, parce que tout était propre. Bon, à part tout ce qui était chiffons couverts de graisse mais ça avait déjà atterri dans le bac des irrécupérables alors franchement … la voie était dégagée pour éviter les mauvaises tâches ! Et puis qu'elle idée de venir habillée dans une couleur pareille aussi, j'avais envie de dire. Mais j'allais juste me taire parce que sa tenue n'était pas pour me déplaire. Loin de là, même.

« Je vous emmène voir la machine de guerre ? Tant que je ne l'ai pas amochée dans le premier virage. »

On savait jamais, j'étais rouillé, quand même. Et puis si j'étais trop gourmand je risquais vraiment de me planter comme un bleu. Le pire c'est que je le savais, mais que je risquais d'arrêter de penser intelligemment une fois en piste. J'allais juste penser vite et efficace. Ce qui était normal, en soi, parce que je n'avais pas le temps à des calculs de force d'inertie et de force centrifuge ou centripète.  Oui messieurs dames j'avais fait de la physique dans ma vie ! Du coup fallait que ça me serve un jour ou l'autre et c'était le moment parfait pour le placer. Ou pas. Je veux juste essayer de donner un peu de contenu à cette réponse, en fait. Et me justifier. Même si ça ne sert à rien. Non je ne suis pas un peu nerveux. Je suis nerveux tout court, et je vais sûrement finir très nerveux. Ça s'entend juste, parce que d'extérieur, là, je suis aussi calme et détendu que d'habitude. C'est un joli masque. Ça ne reste pas très dur de le percer à jour. En entrant dans la pièce, je lançais un chiffon propre et roulé en boule vers la tête de Val. Non ce n'était pas une crise, il me l'avait demandé, parce qu'il venait de resserrer encore quelque chose et que les petits résidus d'huile comme ça là ce n'était pas terrible. Je n'étais pas maniaque avec ma moto – enfin, si, pour l'entretien, mais les petites tâches ça allait encore – mais c'était surtout pour des raisons technique que tout devait être impeccable, là. J'avançais finalement vers le bolide. Je laissais mes doigts courir sur les cicatrices qu'elle portait, rappels d'une autre course, d'une autre époque, me semblait-il.

« Mistral 610 avec base 1000 mètres cubes sur le moteur. Composition hors base signée Valentin. Il faut tester ça avec les derniers ajustements mais hier on sortait dans le top 5 aux essais. » Je me tournais vers mon mécano. « Pas mal pour une reprise non ? » Je finis par regarder l'heure sur l'horloge. L'heure officielle. Ça tournait. « Allez on chauffe. Attention à vos oreilles mesdemoiselles, le démarrage en salle risque d'être violent. »

Je parlais en connaissance de cause. Mon moteur de course avait un vrai bruit explosif au démarrage. Après ça allait mais bon, que ça ne les surprenne pas quand même … Parce qu'il était particulièrement fort celui-là, même en y étant habitué.  

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MessageSujet: Re: [Dauville - France] « Vivre vite, brûler toutes les étapes, goûter tous les plaisirs. » † Gaël & Raphaëlle   Lun 26 Oct - 22:52



Il ne faut jamais trop s'attacher aux gens. Ils nous bercent d'illusions. Noyé de leur tendre parole et de leur mots doux, ils nous rendent accroc et paradoxalement heureux. Et l'instant qui suit, ils s'en vont, seul la douleur nous envahi. Les souvenirs. Les larmes. La tristesse. Et notre vie vide qui continue.



"Vivre vite, brûler toutes les étapes, goûter tous les plaisirs. Et mourir jeune, dans l'adrénaline, le sourire aux lèvres d'avoir trop aimé vivre". Raphaëlle et Gaël
Raphaëlle ne savait pas exactement comment Gaël avait trouvé cette idée de cadeau de remerciements, parce qu'elle n'avait jamais dit qu'elle appréciait les courses. Bon, d'accord, peut être que sa tenue et sa façon de conduire peu protocolaire sur la route lors de leur seconde rencontre l'avait un peu aidé. Mais quand même, savoir conduire un minimum, et avoir une moto puissante ne voulait pas dire qu'elle appréciait les courses. Il fallait quand même dire qu'il avait vu juste et que, même si elle n'attendait aucun cadeau en retour de ce qu'elle avait fait, c'était quelque chose qui lui plaisait. Surtout qu'elle n'était plus allée sur un circuit depuis des années. Son père était à la retraite et même s'il entraînait des jeunes, elle n'allait pas voir ses poulains sur la piste. C'était son père qu'elle encourageait pas des débutants qu'elle aurait pu gratter en un rien de temps. Bref, tout ça donc pour dire que pour cette fois, elle allait voir quelqu'un d'autre que son père sur un circuit et que ça ne la gênait pas du tout. Un cadeau était un cadeau et ça aurait été particulièrement mal venu de ne pas se montrer, même si elle ignorait encore lorsqu'elle avait pris la route que c'était Gaël qu'elle allait voir courir.

Suite donc à leur matinée bien remplie, Raph' emmena Emilie à l'endroit qu'avait indiqué son hôte sur la lettre. Elle demanda à le voir et rapidement on les conduisit face à Gaël, et même face à Valentin. Raphaëlle ne se priva pas de blaguer sur leur première rencontre et donc sur la raison de sa présence sur ce circuit. Parce que si elle n'avait pas trouvé Gaël sur le bord de la route cette nuit là, il ne serait surement plus là et elle n'aurait eu aucune raison de venir. La réponse du jeune homme la fit sourire. Elle avait aperçu l'état de la moto et avait pu deviner qu'il n'était pas tombé tout seul. Ça arrivait assez souvent que des gens percutent un motard et s'enfuient sans même prendre le temps d'appeler les secours. En étant conductrice de deux roues et en ayant vu les dégâts que pouvaient causer une chute, Raph' savait qu'un motard sur le bord de la route, laissé pour mort, n'avait pas beaucoup de chance de survie. C'était intolérable de s'enfuir de la sorte, pourtant il y avait des gens irresponsables et complètement cons. En tout cas elle était ravie qu'il ait de bons pneus, même si franchement là la gomme n'allait pas servir à tenir sur le verglas. Le temps était plutôt pas mal et là la gomme, si elle était suffisamment bien chauffée, allait accroché l’asphalte sans aucun problème. Les pneus étaient ce qu'il y avait de plus important sur une moto, Raph le savait très bien, ils devaient être assez chauffés pour tenir la route et il ne fallait pas oublier la tendresse du pneu qui variait selon le temps, les températures. Mais elle était certaine que Gaël savait déjà tout ça et gérait comme il le fallait.

La jeune femme passa donc à une question qui la taraudait un peu depuis qu'elle avait vu Valentin. Elle savait qu'il était mécanicien... et c'était à peu près tout. En même temps elle ne pouvait pas dire qu'ils avaient discuter beaucoup lors de leurs rencontres. Raphaëlle se permit donc de demander si Valentin courait aussi ou non et elle enchaîna ensuite avec les présentation car Emilie devait être un peu perdue là. Gaël sembla assez surpris, mais il répondit avec le sourire et Raph se demanda à quel point le Valentin pouvait être bon mécano, parce que franchement, quand elle l'avait rencontré, il ne semblait pas forcément supra doué, à part en danse et en drague. Mais bon, comme le dicton le dit, il ne faut pas se fier aux apparences. Peut être que si un jour elle avait un problème avec sa moto elle pourrait aller voir au garage du coup. Parce que très peu pour elle de confier sa moto à n'importe qui, elle préférait faire du kilomètre pour avoir quelqu'un de confiance plutôt que laisser sa moto entre les mains d'un inconnu peut être incompétent. En tout cas Raphaëlle comprenait le motard, sur piste il vaut mieux avoir confiance ne son mécano.


"T'as bien raison, le mécano c'est ce qu'il y a de plus important !"

Valentin avait un peu la vie de Gaël entre les mains, donc il avait intérêt à gérer. Le motard devait bien connaitre Val' pour lui faire autant confiance... Raph se rappela un instant du mécanicien de son père, ils se connaissaient depuis des années et son père avait une confiance aveugle en son ami et mécano. Tout en étant dans le cours de ses pensées, la demoiselle fit le tour de la pièce. Cela faisait des années qu'elle n'était pas entrée au coeur de l'action lors d'une course, et même si elle ne comptait pas passer sa vie sur le bord d'un circuit, cela lui avait maqué. Elle fit part de ses pensées à voix haute et ce que dit Gaël en retour était totalement vrai, sauf que pour Raphaëlle c'était différent, elle avait connu cette ambiance des courses depuis qu'elle était toute petite, ça faisait presque partie d'elle. La blonde se reconcentra sur la piste visible par la fenêtre et un fin sourire s'afficha sur ses lèvres. Elle n'était pas montée sur sa moto sur la piste depuis son arrivée à Etretat et de retourner comme ça sur un circuit lui donnait envie de s'y remettre. Mais pour l'instant elle allait laisser place à Gaël et voir ce qu'il était capable de faire sur une piste. Parce qu'elle l'avait vu à l'oeuvre sur la route et il en avait le jeune homme !

Quand il leur demanda si elles voulaient voir sa moto, Raph ne pouvait dire non. Elle avait vu la bête bien amochée et également sur route. C'était un sacré engin, de ceux qui sont typés, agressif, magnifique. La jeune femme suivit Gaël jusque dans la pièce à coté et elle put apprécier d'autant plus la moto. Les filles s'avancèrent pendant que le motard donnait quelques infos sur sa moto. Alors comme ça il n'avait pas encore testé les derniers petits changements... Il n'avait pas peur ! Raph était du genre un peu plus prudente, elle ne montait jamais sur sa moto pour quelques tours de pistes sans avoir testé avant ce que les ajustements pouvaient donner. Valentin qui bricolait encore acquiesça à la question de Gaël et repartit à ce qu'il était ne train de faire. C'était un sacré duo quand même
.

"T'as pas peur qu'il te dérègle ton moteur à faire ça au dernier moment ?! Pas que j'ai un doute sur tes compétences Val..."

Phrase appuyée par un sourire des plus charmeur qu'elle servit au mécanicien avant de se tourner vers la motard. Ce n'était qu'un plaisanterie, si Gaël faisait confiance à Valentin c'était qu'il savait à qui il confiait sa moto. La demoiselle s'approcha pour finir de la moto et elle observa de plus près le tableau de bord de la moto. Elle avait hâte de voir ce que tout ça allait donner sur piste ! D'ailleurs, elle ne se recula pas lorsque Gaël démarra l'engin, elle sourit même de plus belle. C'était tellement agréable d'entendre le bruit du moteur. Raph rejoignit Gaël afin de lui parler, laissant le Emilie discuter avec Val' qui venait de se relever.

"J'espère que tu m'as pas fait venir pour rien ! Allez, on va te laisser te concentrer, on se retrouve après la course"

Sourire, regard charmeur et elle fit demi-tour entraînant Emilie avec elle. Maintenant c'était direction les gradins pour voir la course. Elles allaient voir ce que le jeune homme donnait sur une piste.

BY .SOULMATES


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