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 "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Lun 31 Aoû - 23:54



Tout le monde a droit au bonheur, mais personne n'a le droit de détruire celui des autres.



"If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?". Clarissa & Alexandre
Et voilà que l'année scolaire allait redébuter. Clarissa n'était pas mécontente de retrouver ses collègues de classe, même si elle changeait totalement de filière et qu'elle allait perde un peu de vue ceux avec qui elle travaillait. Mais voilà, être avocat n'était pas fait pour elle, elle avait assisté à quelques jugements et elle ne se sentait pas capable de faire comme son patron et puis elle n'avait plus trente six choix là, alors elle s'orientait plus dans une filière de juriste, le tout dans le droit de l'environnement. Il fallait dire que c'était un master qui se faisait près d'Etretat et qu'en plus de ça il y avait des postes à pourvoir dans la région, sans oublier quand même que l'environnement lui importait quand même. Bref, elle alliait l'utile à l'agréable, elle continuait ses études dans le droit et en même temps elle restait près de sa famille et dans un endroit qu'elle connaissait bien. Donc le fait de ne plus se retrouver dans la même classe que certains amis n'était vraiment pas très important, elle pourrait toujours déjeuner avec eux et puis... il y avait les petite soirée, les parties de révisions et toutes ses choses d'étudiants !

Avant le retour à la fac et à sa petite routine d'étudiante sage et studieuse, Clarissa allait encore profiter un peu de ses vacances. Elle était partie deux semaines avec ses parents dans le sud de la France et en avait profité pour faire bronzette et lecture. Maintenant il était temps de penser un peu à s'amuser entre amis, et pour ça rien de tel qu'une soirée de rentrée avec des potes de fac. D'habitude la demoiselle n'était pas très adepte de ce genre de sortie, mais elle n'avait pas vu grand monde durant ses vacances et elle avait un besoin de contact humain, du coup Clary avait accepté l'invitation de ses copines de fac. Ce n'était pas la première soirée qu'elle faisait avec elles, mais là il y allait y avoir toute leur promo, ce qui élargissait nettement son cercle de connaissance. La jeune femme ne savait pas trop comment ça allait se passer, elle savait pas contre qu'elle n'avait aucune envie de conduire sous peine de ne pas réussir à se décoincer de la soirée. Car oui, Clary n'était pas du genre grosse fêtarde à danser tout le temps, elle avait besoin de gens qu'elle connaissait bien et qu'elle appréciait pour se lâcher un peu, et même si elle adorait ses camarades, elle n'était pas encore assez proche d'eux pour se mettre à danser. Donc elle comptait bien sur de l'alcool pour l'aider un peu. En tout cas elle était certaine qu'elle ne serait pas bourrée et que se serait juste pour se détendre un peu en société.

En ce samedi soir d'avant rentrée, Clarissa était donc de sortie. Elle savait qu'elle devait manger avant qu'on vienne la chercher pour aller dans un bar et attendre l'ouverture de la boite. C'était l'une de ses amies de fac qui s'occupait de conduire et la Clary espérait qu'elle n'allait pas abuser sur les consommations sinon elle n'allait vraiment pas être à l'aise en rentrant. Elle comptait quand même vieillir encore un peu. La jeune femme tourna donc en rond presque toute la journée, elle n'aimait pas ce temps d'attente, surtout qu'elle n'avait pas grand chose à faire. Heureusement, il faisait plutôt beau et elle profita donc d'une bonne partie de son après midi pour parfaire son bronzage à la plage avec un livre et de la musique. Elle avait la chance d'avoir une très bonne base et elle était contente de sa peau halée et de ses cheveux blondissant encore un peu plus. Passer une paire d'heure sur le sable, au soleil et avec la tête plongée dans son livre aida Clary à ne pas trop penser à sa soirée, même si avec elle c'était mission impossible de ne pas se faire de films avant de partir. Oui, elle s'imaginait déjà laissée sur le coté, s'ennuyant comme un rat mort, ou alors se faire draguer par un sombre inconnu et aller danser avec... sauf qu'elle savait pertinemment que ça n'arriverait jamais et que de toute façon elle déclinerait l'invitation si elle arrivait car elle ne serait pas assez à l'aise avec l'idée d'être collée à un mec inconnu. Elle s'imagina également tomber en dansant et tout un tas d'autres scénarios plus farfelus les uns que les autres.

Vers 17h30 Clarissa passa à la salle de bain, elle avait du boulot pour ne pas avoir l'air d'un yéti sortant d'un désert de sable. Elle s'arma donc de son épilateur et débuta la torture, hors de question de ressortir de la salle de bain avec du poil aux pattes. Après se fut le tour de la douche, elle se lava les cheveux, le corps, se rasa et après un premier rinçage, elle mit un soin sur ses cheveux puis une crème hydratante sur son corps, et oui, il faut du temps pour être présentable. Elle termina par une crème hydratante sur son visage et passa sous l'eau chaude, certaine qu'elle était propre et avait une peau toute douce. Tout ceci lui avait pris un certain temps et ce n'était pas encore vraiment fini. La demoiselle s'essuya, passa des sous vêtements et enduisit son corps de crème après soleil. Elle avait décidé depuis déjà 2 jours la tenue qu'elle allait portait et elle allait même faire l'effort de porter des talons... Mais pour l'instant elle allait surtout se sécher les cheveux puis les boucler avec son fer à lisser afin d'avoir de belles boucles et pas un bazar monstrueux sur la tête. Quand elle fut satisfaire du résultat, elle sortie de la salle de bain et attrapa la robe qu'elle allait porter, il s'agissait d'une robe bustier crème en dentelle lui arrivant au milieu de la cuisse et avec une ceinture noire en dessous de la poitrine. C'était une robe toute simple mais qui mettait quand même ne valeur ses formes tout en restant décente. Il était temps à présent de se maquiller, après une couche de poudre et un peu de blush pour rehausser son teint, elle mit crayon noir sous ses yeux et fit un smocky eyes dans des tons de marrons foncés et termina ses yeux avec du mascara. Il ne lui restait plus qu'à mettre du rouge à lèvre mais elle allait attendre d'avoir avalé quelque chose avant.

Clary rejoignit la cuisine vers 20h00 et sortie de ses placards bol, cuillère et céréales avec du lait. Ce n'était pas un vrai repas, mais elle n'avait pas le courage de se faire à manger et puis elle n'était même pas sure de vraiment manger. D'ailleurs, durant son repas devant la télé, son esprit de petite blonde tourna un peu trop à son gout, son imagination débordante lui fit voir des tas d'images, de films qu'elle aurait pu voir arriver durant la soirée. Non mais ce n'était pas impossible que le mec qu'elle avait remarqué à la fac soit là et qu'ils discutent... ou bien qu'elle ne reparte pas vraiment seule. Sauf que cela faisait bien des années qu'elle ne se faisait plus trop d'illusions quant à ses petits films personnels : ça n'arrivait jamais ! Elle termina ce qu'elle regardait à la télé avant de se lever et de faire sa petite vaisselle. Il ne lui restait plus grand chose à faire avant de partir, mais il fallait quand même qu'elle vérifie qu'elle avait bien tout ce dont elle pourrait avoir besoin, c'est à dire téléphone, papier et argent. Une fois que tout fut mis dans son petit sac, elle retourna à la salle de bain, fit une petite retouche maquillage après s'être lavée les dents et ajouta un rouge à lèvre rose pale qui se voyait à peine. Elle remit également du déodorant et termina par du parfum, loverdose tattoo. Clary récupéra ses chaussures et s'installa dans son canapé pour les mettre et attendre que Julie ne lui dise qu'elle était là.

21h30 son téléphone sonne et Clarissa est déjà prête, se rongeant à moitié les ongles, difficile lorsqu'on a du vernis, elle avait même enfilé sa veste en cuire noire et jouait sur son téléphone pour faire passer le temps. Une fois descendue dans la cour, la jeune femme sentit la pression redescendre un peu, elle n'avait pas l'air bête avec sa robe dentelle et ses chaussures à talons compensés noires et crèmes puisque Julie portait une robe noire plus courte que la sienne et des talons à peu près de la même taille que les siens, sauf qu'il s'agissait de talons aiguilles. Deux autres amies étaient déjà présentes dans la voiture et Clary n'avait plus qu'à s'installer pour prendre la route du centre ville. Dans la voiture se fut musique à fond et discussion de filles sur les vêtements, les chaussures et aussi les rencontres pendant les vacances. Clarissa se détendait déjà un peu plus encore, elle n'était pas mise de coté et elle s'amusait déjà beaucoup des mésaventures des demoiselles présentes avec elle. Elles arrivèrent dans le bar en forme et comme elle comptait le faire, Clarissa prit un verre, bon ce n'était qu'un monaco pour l'instant, mais elle ne comptait pas commencer trop fort. Le temps passa à une vitesse fulgurante, deux des filles allèrent danser dans le bar et quand elles revinrent des hommes les accompagnaient, ils finirent par payer chacun leur tournée et Clary s'enfila deux vodka pomme qu'elle ne paya pas. Un troisième jeune homme les rejoint et ils discutèrent un moment. Une fois n'est pas coutume, Clarissa discuta presque normalement, sans pour autant laisser d'ouverture à qui que ce soit. C'était totalement inconscient venant d'elle, mais elle se fermait face à ses inconnus tout en parlant de sa vie. Toute une technique qu'elle ignorait même avoir.

A la fermeture du bar à 2h, les amies prirent la direction de la boite de nuit, il y avait un peu de queue, mais rien de bien méchant et elles continuèrent donc à discuter pendant l'attente. Une fois à l'intérieur, l'odeur de transpiration et l'air légèrement moite les accueillirent et elle passèrent toutes au vestiaire pour déposer leur veste. Clary suivit le mouvement, elle avait apprit quelques minutes auparavant que le reste de leur promo était là depuis une bonne heure et qu'ils étaient tous installés. La blonde se fraya donc un chemin derrière ses amies et se retrouva assise sur le bord du fauteuil. Elle avait encore sa boisson à aller chercher, mais pour l'instant avec les deux vodkas qu'elle s'était enfilées, elle n'avait pas très envie de boire de l'alcool. Les discussions allaient dans toutes les directions et elle avait du mal à comprendre ce qu'il se disait, déjà parce que la musique allait fort et ensuite parce qu'elle avait un peu de mal à se concentrer sur ce qu'il se disait. Comme d'habitude la Clarinette passa pas mal de temps à observer les gens dans la boite, à la recherche d'une tête connue... Et elle fut assez surprise de surprendre Alexandre Leroy en tenue de soirée et pas en serveur. Elle l'observa un moment et forcément tout cela ne passa pas inaperçu, Julie le remarqua et elle se pencha à l'oreille de la blonde en souriant
.

"T'as craqué sur un sacré morceau !
- J'ai pas craqué... je le connais juste un peu... On a fini coincé chez le kiné pendant la tempête.
- Et tu vas me dire qu'il te plait pas ? Clary tu me désoles des fois !
- J'ai pas dit ça... mais.. rien. T'as vu, y a les mecs des tal heure au bar.
"

Oui bon, elle venait de détourner proprement la conversation pour que son amie n'entre pas plus dans les détails, Clary n'avait aucun droit de parler de ses clients, même si elle n'était plus stagiaire dans le cabinet d'avocats. La jeune femme détourna la tête pour ne plus paraître suspecte, mais elle avait un oeil qui suivait les mouvements du jeune homme et elle se baffa mentalement plus d'une fois. Pour finir des mecs allèrent passer commande et Clarissa se retrouva avec une nouvelle vodka pomme. Elle la but un peu rapidement, mais cela eu au moins pour effet de lui délier la langue et elle accepta même d'aller danser avec les filles. Seulement voilà, danser donne soif, surtout en ayant déjà bu avant, et puis ça donne également chaud. Clarissa suivit Julie jusqu'au bar et elles retrouvèrent les mecs du bar. Après un sourire, elle commanda une nouvelle vodka pomme et donna son ticket non utilisé. Elle était juste à coté du jeune homme qui était arrivé après et il ne semblait plus spécialement très frais, un peu comme elle en fait et il s'amusa à la bousculer gentiment d'un coup de fesse, ce qui eut pour effet de la faire sourire légèrement, discrètement, jusqu'à ce qu'il ne recommence et la fasse vraiment sourire. C'était assez peu typique comme technique d'approche et elle ne pensait pas qu'on allait s'intéressait à elle. Bien sur elle avait espérait que ça soit le cas, mais elle s'était dit que, comme d'habitude, ce serait les autres filles qu'on aborderait. Son verre à la main, la blondinette jetait des coups d'oeil amusés à son fauteur de trouble.

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Lun 7 Sep - 14:53


« If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough? »
Alexandre & Clarissa
La soirée s'annonçait très mouvementée, et pour le moins amusante, pour changer. Samedi soir de repos. Quelque chose de délicieux à l'idée, en somme. J'avais passé tout mon samedi à dormir. C'était quelque chose de rare, mais j'avais l'énergie à zéro, et par conséquent le moral au fin fond des chaussettes en allant me coucher. Et en me réveillant vers seize heures, j'étais prêt à m'étirer et à commencer une nouvelle et délicieuse journée. C'était un véritable régal tout ça. Presque un petit miracle mine de rien. Alors j'avais pris le temps de m'étirer comme un chat avant de sortir de mon lit. J'avais ensuite répondu aux quelques SMS laissés en absence. J'avais une vie plutôt bien remplie niveau relationnel, et j'avais surtout réussi à inquiéter mon père en ne répondant pas. Il avait assez vite compris que depuis que Robin avait fait son apparition très remarquée dans ma vie - la faute à qui si on me l'avait caché aussi longtemps ? - eh bien dès que je me sentais énervé, ou frustré ou carrément furieux pour à peu près n'importe quelle raison, je ne lui répondais plus, même si ça n'avait rien à voir avec lui. Et quand j'avais ce genre d'humeurs, j'étais capable de n'importe quelle connerie. Donc en n'ayant répondu à personne toute une journée, le papa avait été un peu carrément inquiet. C'était presque drôle, d'ailleurs, parce que pendant des années mes conneries lui étaient passées par au dessus de la tête. Maintenant que j'avais eu quelques couacs du genre braquage et tir au canard en ne faisant strictement pas la moindre connerie préalable, dès qu'il pensait que j'allais déconner, il se bouffait le sang. Tant mieux, au moins je n'avais pas besoin de rester infecte avec lui pour qu'il sache que sa jolie cachotterie n'était pas passée inaperçue et que je ne comptais pas l'oublier de sitôt.

Enfin bref, après ce petit détail de réponses aux messages, j'avais avalé un café noir,  comme à l'accoutumée, avec une pomme, et j'avais enfilé une tenue de sport pour aller me dépenser un peu. Une heure de footing sur la plage, c'était un régal. Surtout que le temps était plus que correct et qu'il n'y avait plus trop de touristes. Ah les joies de la fin de saison estivale ! C'était vraiment un délice, tout ça. J'étais finalement rentré chez moi pour une série de pompes assez laborieuses avec mon ignoble petite épaule qui décidait que non, définitivement, elle n'aimait plus ça, et ensuite une série d'abdos. Après ça, il ne restait plus aucune tension dans mon corps, et c'était un délice. Je me sentais un peu à plat, mais ça c'était juste parfaitement habituel. D'ici une heure, et une bonne douche chaude plus tard, ça irait mieux. C'était d'ailleurs un programme parfait parce que j'étais mine recouvert de sueur. Je me glissai donc sous le jet chaud, profitant du moment. En sortant, je me sentais déjà plus énergique. C'était quelque chose d'assez habituel. Il me suffisait d'un moment pour recharger les batteries si elles n'étaient pas à plat totalement. Puis j'étais sorti de la douche pour m'essuyer et finalement enfiler un vieux jean qui me tombait sur les hanches. Un de mes grands classique, en réalité. C'était quelque chose qu'il m'allait bien, et que j'appréciais de porter, alors je ne vois pas vraiment pourquoi j'aurais changé ça.

Finalement, il était presque dix neuf heures trente une fois que j'avais fini, et je m'étais laissé tomber dans mon canapé pour zapper un peu à la télévision. J'en profitais pour préparer mon programme de soirée. Avec une collègue elle aussi en repos ce soir, on devait se retrouver vers vingt-trois heures dans un bar, histoire de prendre un verre tranquille. Puis sur les coups d'une heure, faire notre entrée en boîte. Le but était juste de donner un électrochoc au barman en service le soir-même, parce que ça faisait un moment que les deux se tournaient autour, mais qu'il ne voulait pas s'engager. Un genre de test. Si la jalousie marchait, il allait sauter tête la première dans le plan. Si elle ne marchait pas, inutile de s'acharner. Pourquoi la jalousie ? Oh, parce que nous avions un mal fou à nous encadrer, lui et moi, et qu'il supportait à peine ma capacité toute naturelle au charme et à repartir bien accompagné dès que l'envie me prenait. En fait, cette soirée n'allait pas me demander trop d'efforts, normalement. Et dès que la demoiselle serait fixée, chacun de nous pourrait profiter de sa soirée comme bon lui semblait. Et moi je comptais me mettre en chasse, ni plus ni moins. Le programme était sympathique, pas bien contraignant pour autant. Il ne restait plus qu'à savoir comment je comptais m'habiller et les choses seraient parfaites. Avant ça un repas ne serait pas spécialement du luxe non plus, mais pour le moment j'avais juste envie de rester assis un peu devant ma télé. Un soupçon de fainéantise n'avait jamais tué personne. Il était finalement vingt et une heures lorsque je me décidais à cuisiner. Un steak haché et des pâtes au gruyère, c'était vraiment un très bon compromis repas avec ma flemme de faire quoi que ce soit. Rapide, pas mal, pas trop de vaisselle ... Et vite avalé surtout. Un petit tour de vaisselle plus tard, je n'avais plus qu'à passer à la salle de bain pour me changer.

J'optais pour un jean noir, près du corps, mais pas pour autant slim. Avec ça, un polo blanc avec le col resté ouvert et un liseré bleu ciel au col, aux boutons et aux manches, qui faisait ressortir mon regard glacial, chose assez appréciable puisque avec les encres recouvrant mes bras et dépassant de l'ouverture au col du polo, c'était mon principal atout charme même quand je ne m'en donnais absolument pas la peine. Une touche de gel pour les cheveux, une touche de Bleu de Chanel. Le résultat était simple mais ça marchait du feu de dieu à chaque fois. Autant vous dire que je ne comptais pas me donner une migraine pour obtenir le même résultat une prochaine fois ... C'était tout à fait inutile ! Avec ça j'avais encore un soupçon de temps avant de me mettre en route. J'allais commencer à tourner en rond, de toute façon. Je vérifiais donc que j'avais mon porte-feuille avec papiers et argent avant de le glisser dans la poche de mon jean. Ou comment éviter un oubli gênant. J'attrapais finalement mon portable pour répondre - encore - à mon père qui trouvait mon attitude, je cite « puérile et malsaine » et je m'en contrefoutais royalement. Il avait cassé le lien de confiance entre nous, alors il n'avait plus vraiment le droit de me juger. Je glissais finalement mon portable dans ma poche aussi, avant de prendre ma veste et mes clés. Pour une fois j'aurais un peu d'avance, et ça ne serait pas du luxe.

Le moment au bar passa assez vite, relativement bien arrosé à coups de whisky. Il m'en fallait bien plus pour être en état lamentable, certes. N'empêche que c'était largement suffisant pour que je n'ai plus envie de fermer ma grande gueule si j'avais quelque chose à dire, et mon air de celui qu'il vaut mieux ne pas importuner commençait à tourner sur mon visage quand un abruti éméché passait un peu trop près de moi. Pour le reste, c'était un début de soirée avec le sourire et même le rire. Ma collègue et moi nous entendions vraiment très bien, et ça se sentait. La soirée s'annonçait très amusante, on était du même genre sans être du même moule. On était typiquement faits pour s'entendre d'ailleurs. Capables des même genres de délires, de monter un plan pour rendre quelqu'un jaloux de la même manière ... Mais aussi typiquement incompatibles en couple à cause de nos humeurs similaires - même si j'étais bien pire. J'étais bien obligé de l'avouer, parce que ça crevait royalement les yeux. Enfin bref, on s'était bien amusé, on avait ficelé notre plan, on avait bu, et on avait rejoint le bar un peu plus tôt que prévu, surtout histoire de pouvoir attaquer tant qu'il n'y aurait pas trop de monde. Et puis on avait bien sûr chinté la case queue parce que les videurs étaient des collègues. Eh ouais facile ! Et à partir de là, tout s'était déroulé comme sur des roulettes. J'adorais quand un plan se passait sans accroc, c'était un régal.

Le déroulement de la phase d'attaque était assez classique ; il suffisait de danser collé-serré à proximité du bar. Pas en face pour que ça ne soit pas totalement suspect mais quand même bien en vue, et pendant un bon moment. Chose dite chose faite. Et c'était assez intéressant avec une partenaire qui avait du répondant dans ses mouvements. Vrai moment d'amusement, même si, avouons-le, c'était encore plus drôle de faire succomber une fille et de finir la soirée avec elle à partir du moment où elle ne résisterait plus du tout. C'était ça la chasse, et son résultat. Là ça n'y ressemblait absolument pas, mais c'était tout de même une agréable distraction. Deuxième partie du plan d'attaque après la danse ; la consommation. Directement au bar, à deux. Et bien sûr pas en ayant l'air de simples amis. Ma main sur sa hanche le temps de rejoindre le bar, les mots doux glissés très près de l'oreille avec cet air qu'ont les intimes, les sourires, les regards. En fait la complicité intime qu'a un couple qui joue encore. Le tout devant le fameux barman, le tout en le calculant à peine. Et s'il n'avait pas été instantanément jaloux, ça montait tout doucement. C'était visible, et très amusant. Troisième étape, le coup mortel. Un baiser, un peu de passion. Le tout dans le jeu d'acteurs le plus total. Un plan bien rôdé. Jusqu'à me dire que je risquais de prendre un coup de poing en pleine tronche. Une prévision qui m'a permis de l'éviter, et pour calmer les esprits, mademoiselle était partie parler avec le barman, pour lui demander « où était son problème. ». Grands aveux et nouveau petit couple très mignon. Libération de ma personne. Retour à mon grand jeu. Vraiment très drôle, ce début de soirée. J'étais finalement retourné du côté de la piste de danse, avisant quelques têtes connues, pour recommencer à m'amuser avant de trouver la personne avec qui je risquais de finir la soirée.

Ça s'annonçait d'ailleurs beaucoup plus simple que je ne l'aurais cru. Il était environ deux heures du matin, j'avais bien entamé ma soirée, et voilà qu'un groupe d'étudiants débarquait. C'était assez facile, ça. Ce n'était pas une bonne idée, par contre, parce que les étudiantes étaient relativement casse-pieds après coup - ça s'attachait facilement ces trucs-là ! - ou alors qu'il y avait vite un copain jaloux qu'on n'avait pas vu venir ou alors que ça finissait comme la collègue et le barman. Sauf que voilà, je commençais à avoir le sang relativement chargé, et ce genre de très mauvaise idée de manière générale ne me passait même plus par la tête. Il n'y avait plus que la relative constante de facilité qui entrait dans mon champ de réflexion. La preuve, une fois le fauteuil et les tables installés par les mecs présents pour le reste de la soirée, les filles commencèrent à danser et une tomba rapidement dans mon filet. Elle était pourtant d'un intérêt quelconque, mais c'était la mise en jambe, et franchement, elle ne ferait même pas l'affaire. Mais c'était aussi un parfait moyen de peut-être finir plus ou moins intégré au groupe féminin qui était de sortie et donc de pouvoir trouver mieux. Bon d'accord ça n'était pas trop compliqué non plus. Le turn over des danseuses commença donc, et c'était une petite habitude. Proposer à la copine qui lorgnait de danser un peu évitait de vexer la précédente et de passer pour un goujat de base, et ça permettait aussi de trouver une autre copine après et ainsi de suite ... Bref j'étais un peu comme un coq en pâte avec les filles qui me tombaient dessus sans que je fasse grand-chose et c'était agréable.

Et puis mon regard se posa sur le groupe de nouvelles arrivantes, dont une retint particulièrement mon attention. Mademoiselle Clarissa Charmant. Elle portait à merveille son nom de famille, il fallait l'avouer. Elle avait quelque chose qui me plaisait, et je ne parlais absolument pas des atouts qu'elle m'avait pratiquement mis sous le nez lors de notre entrevue professionnelle. C'était sûrement son côté réservée et timide. Ou alors ses gaffes. Impossible à savoir, mais elle m'intriguait, et le fait qu'elle soit là ce soir ne me donnait pas vraiment envie de la laisser tranquille. Elle avait toute mon attention, malgré ma relative discrétion - et c'était un exploit que j'en sois encore capable - et j'avais visiblement toute son attention aussi, car à chaque regard que je laissais innocemment se tourner vers elle, elle avait le regard braqué sur moi. Je commençais à avoir des idées plein la tête. Lorsque la jolie blonde disparut en direction du bar avec son amie avec laquelle elle était arrivée, je fis un compliment à la demoiselle avec laquelle je dansais, et elle gloussa avant de rejoindre ses copines. Une vraie dinde avec peu d'intérêt. Celle-là, elle n'était pas habituée à sortir, et elle ne connaissait pas la discrétion. Je me glissais finalement vers le fauteuil des étudiantes, faisant jouer un peu mon charme. J'avais une idée - et surtout une question - en tête, et je comptais arriver à mes fins de manière très discrète. Tout d'abord, il fallait que j'infiltre le groupe, et ça c'était assez facile.

« La place est libre ? - Oui oui, nos copines sont parties au bar. »

Et la demoiselle pointa Clary et l'autre du doigt. Impossible de la rater, elle portait une robe qui lui allait réellement à ravir. Et l'abruti à côté d'elle n'aidait pas à la faire passer inaperçue avec sa technique d'approche complètement barrée. Je posais d'ailleurs mon regard sur eux deux, l'air dubitatif

« Je vois. Son copain a vraiment l'air spécial ... - C'est pas son copain, elle est célibataire. - Alors lui, il faut vraiment qu'il prenne des cours de drague, vous croyez pas ? »

Ou comment faire rire trois jolies filles. J'eus un sourire à croquer.

« Vous voulez boire quelque chose, les filles ? »

Ou comment trouver une bonne excuse pour aller jusqu'au bar et récupérer Clarissa, sans oublier se trouver un alibi et se mettre des filles dans la poche. Avec les étudiantes, c'était vraiment trop facile. Un clin d'œil avant de partir et hop, le tour était joué. Jusque là je n'avais pas perdu la main. Je rejoignis rapidement le bar, me frayant un chemin tout en souplesse à travers le monde. Ce n'était pas trop dense, pour un samedi soir, mais bon il y avait quand même quelques personnes à éviter sur le chemin. Une fois arrivé au bar, je me glissai sciemment entre Clary et l'importun que j'étais bien décidé à évincer, avant de me pencher vers le bar pour capter un collègue.

« Tu peux me mettre deux mojitos, une vodka orange, un jack et de nouveau un ticket pour les deux charmantes demoiselles à ma gauche ? Leurs consommations sont pour moi. » J'eus un sourire plein de charme en me tournant vers les demoiselles, et d'abord vers Clarissa. « J'espère que je n'ai pas interrompu une séance de drague trop intéressante mais ... Il ne me paraissait pas vraiment doué. » J'eus un sourire amusé. L'autre ne risquait pas de m'embêter, il faisait une demie-tête de moins que moi et n'était pas spécialement étoffé. « En tous cas, ravi de te revoir, Clarissa. » Un soupçon de charme, la légère intonation glissée sur son prénom. Je me penchais légèrement en avant, vers la fille qui l'accompagnait. « Et tu es ? - Julie ! - Alors enchanté Julie. J'adore ce prénom. » Nouveau sourire à croquer tout en faisant une pause pour attraper le plateau que mon collègue avait glissé à côté de moi. En plus j'allais faire le service même en étant en repos ? Sérieux ... « Bon, visiblement je n'ai plus qu'à aller servir vos copines moi-même ... Vous m'accompagnez ? Parce que visiblement, la grande question c'est "Ohlàlà, il est vraiment en train de leur parler ?" » Un simple regard vers les étudiantes suffisait à prouver ce que je venais de dire. Je chargeais donc le plateau sur ma main droite, avec l'habileté que donne l'expérience, tout en attendant la réponse des demoiselles. Et j'espérais réellement ne pas prendre un vent monumental, c'était rarement bon pour mon ego, ce genre de choses.

Emi Burton

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


© KYO


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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Mer 9 Sep - 10:25



Tout le monde a droit au bonheur, mais personne n'a le droit de détruire celui des autres.



"If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?". Clarissa & Alexandre
La soirée se déroulait plus que bien, l'ambiance était bonne enfant et même les personnes bourrées restées drôles. Clarissa aimait ce genre d'ambiance, plus que celle qu'il y avait certaines fois en soirées plus privées et ou ça finissait en beuverie générale. Au moins là personne n'était forcé à boire, surtout que mine de rien, il y en avait qui devaient encore rentrer et raccompagner les autres. Pour une fois la jeune femme avait décidé de ne pas faire partie de ceux qui ne boivent pas, elle ne comptait pas finir totalement à l'envers, mais pour une fois elle n'avait pas envie d'être particulièrement très sage. Mais bon, avec ses deux vodkas dans le nez, elle attendit quand même un peu avant de commander quelque chose, surtout que pour l'instant il y avait plus intéressant qu'un verre d'alcool. Monsieur Leroy se trouvait sur la piste de danse et Clary le remarqua assez vite, d'ailleurs il avait du la remarquer aussi parce que leur regard se croisèrent. Il avait une chemise blanche de ce qu'elle pouvait voir et un jean noir. Son regard bleu était toujours aussi transperçant et elle détourna la tête, mal à l'aise qu'il l'ait vu l'observer ainsi. Malheureusement pour elle, Julie remarqua son regard et Clary essaya de s'expliquer avant de détourner la conversation sur leur rencontre du bar.

Bien entendu, même si Clarissa était avec un groupe d'amis, elle ne put s'empêcher de garder un oeil sur Alex et elle vint à se demander si elle n'avait pas trop bu puisque quasiment à chaque fois qu'elle osait tourner la tête vers le jeune homme, il la regardait. Ca devait être dans sa tête, elle se faisait un film, encore une fois... Et puis arriva le 3ème verre de la soirée, verre qu'elle siffla bien plus vite que d'habitude et cela se ressentit, la blonde se lança dans une discussion avant d'aller danser avec des copines. Ses mouvements étaient loin d'être très coordonnés, déjà que la danse en soi c'était pas vraiment son truc, avec de l'alcool dans le sang ça devenait presque drôle à regarder. Heureusement ça ne dura pas non plus des heures et après une petite concertation avec les filles, elles se décidèrent à aller chercher un truc à boire. Clary se fraya donc un chemin jusqu'au bar et rencontra les hommes du bar. Elle ignorait leur prénom, même de celui qui était juste à coté d'elle et qui avait l'air de s'intéresser à elle. Elle commanda et en attendant qu'on les serve, elle resta appuyée sur le bar, le dos légèrement cambré et sa poitrine presque déposée sur le comptoir. C'était drôlement confortable comme position ! Et puis il y eu cette technique de drague assez étrange qui la fit sourire. Elle fut néanmoins interrompue par leur verre arrivée et à peine avait elle le verre à la main qu'elle le porta à ses lèvres. Un sourire plus tard et une main posée sur le dessus de son verre, son fauteur de trouble disparut derrière Alexandre. Clary se redressa, alors voilà, un gars s’intéressait à elle et Monsieur Leroy venait carrément s'interposer... Bon en fait c'était pas trop trop grave parce que l'homme qui se tenait devant elle avait quand même nettement plus d'atouts que le précédent. Déjà il y avait son physique, avec ses yeux clairs, ses tatouages, son corps fin et musclé, et bien oui, elle l'avait vu torse nu quand même et d'après ce qu'elle pouvait deviner sous la chemise, il était même encore mieux fichu maintenant. Toutes ses pensées se bousculèrent, mais comme il était en train de passer commande ça passa inaperçu, enfin elle espérait !

Clarissa ne refusa pas le ticket en plus qu'on leur tendit, l'alcool ça coûte cher et elle n'avait pas spécialement envie de dépenser un salaire en boite de nuit... Lorsque Alexandre se tourna vers elle, Clary leva les yeux afin de lui faire face et ce qu'il lui dit la fit secouer la tête, plaçant quelques mèches de cheveux devant son visage qu'elle s'empressa de retirer d'un geste de la main. Il ne la dérangeait pas parce que... et bien parce qu'il était carrément canon et que entre les deux Clarissa avait vite fait son choix. Elle préférait discuter une minute avec Alexandre plutôt que passer du temps à se faire draguer par l'autre mec. L'alcool ayant le pouvoir d'inhiber certaines réactions légèrement gamines, comme rougir à tout bout de champs ou ne pas savoir parler à un quasi inconnu, Clarissa rétorqua avec le sourire
.

"Mais tout le monde ne peut pas être doué en drague..."

Et elle parlait aussi bien d'elle et sa totale incapacité à draguer qui que se soit et de lui qui devait être un as de la drague avec des techniques bien plus que rodaient. Non mais elle avait quand même eut un aperçu de qui il était, ou en tout cas qui il avait été, et avec son physique avantageux, il avait certainement du apprendre à jouer avec. Toujours était-il que le jeune homme reprit la parole et le sourire de Clary s'élargit un peu plus. Et ça c'était pas de la drague peut être ?! Bon d'accord, peut être pas, il devait jouer comme ça avec à peu près toutes les filles qu'il rencontrait... La demoiselle essaya pourtant de rester digne, enfin digne avec ce qu'elle avait bu ça commençait à ne plus trop être possible, mais en tout cas elle ne se démonta pas et répondit sur un ton presque sensuel. Bah quoi, elle aussi avait le droit de jouer non ?! Et puis avec un peu de chance elle aurait zappé cette partie là demain matin, même si elle avait un doute sur le fait qu'elle ait bu assez pour oublier.

"Alexandre..."

Lorsque le jeune homme se pencha pour parler à Julie, Clary se sentit toute petite. Par contre elle ne loupa pas les liserés bleu sur son col et le long des boutons, ni son parfum. Elle en profitait de ce moment, c'était assez rare qu'un homme ne se penche ainsi sur elle et encore moins ce genre d'homme... Elle était collée contre le bar et n'osait pas vraiment bouger. En fait, elle n'avait pas tort lorsqu'elle pensait qu'il faisait ça avec toutes les filles... Il jouait avec Julie également, peut être même qu'il s'était approché d'elle juste pour mieux atteindre Julie... Ça n'était pas impossible et ça ne serait pas la première fois que ça lui arrive. Mais bon, être en présence d'Alexandre c'était déjà pas mal. Quand enfin il récupéra le plateau déposé à coté d'eux, Clary reprit son verre et but une nouvelle gorgée, avec tout ça elle allait le siffler vraiment vite ! Elle observa le jeune homme avec ses grands yeux bleus et quand il leur demanda si elles le suivaient, elle se tourna vers Julie qui acquiesça de la tête.

"On te suit... mais va pas trop vite, je suis pas une serveuse et j'ai un verre à la main... sans compter les 3 autres dans le sang..."

Vas y Clarinette, déballe ta vie ! La demoiselle avait dit ça en regardant Alexandre et quand elle eut fini elle se baffa mentalement, l'alcool en fait c'était pas si cool... Oui, là elle pouvait mettre toutes ses bêtises sur le compte de l'alcool, même si au plus profond d'elle, elle savait que ce n'était pas l'alcool qui parlait. Elle emboîta donc le pas au jeune homme et à mi parcours une idée, très très débile il faut le dire, lui traversa l'esprit, idée qui la fit rire, ni plus ni moins et elle manqua de perdre leur guide de foule. Une fois arrivée à la table, Clary avait encore les larmes aux yeux. Elle attendit que tout le monde soit installé tout en se remémorant sa belle connerie et bien sur, comme d'habitude, elle se retrouva sans place, debout, appuyée contre un mur, son verre toujours à la main et pratiquement fini. Bon ne fait c'était un verre fini à présent, au moins elle ne risquait plus de le faire tomber...

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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Mer 9 Sep - 17:21


« If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough? »
Alexandre & Clarissa
Le début de soirée s'était vraiment déroulé comme une lettre à la poste, et j'avais été assez rapidement libre de mes mouvements. Notre plan avait marché comme sur des roulettes, et même un peu plus vite qu'on ne l'aurait espéré, alors pour maintenant, il n'y avait plus qu'à me lâcher, parce que franchement, maintenant la soirée était à moi. Et comme toujours elle avait parfaitement démarré, c'était juste hyper agréable de voir les filles me tomber dans les bras. Bon d'accord, les étudiantes étaient des proies faciles et parfois dénuées d'intérêt, mais pour la mise en jambe c'était juste parfait. Et puis de toute façon elles semblaient avoir pris la boîte d'assaut. Il n'y avait pas grand monde déjà, et quasiment que des jeunes filles à l'horizon, ça manquait légèrement d'intérêt et de sport pour moi, mais j'allais m'en contenter. Et surtout éviter de déconner parce qu'est-ce qu'elles pouvaient être collantes après ! Mais il y en avait bien une, d'étudiante, qui avait gagné mon intérêt – sans vraiment le chercher, il fallait l'avouer – et visiblement la réciproque était vraie, parce que j'avais croisé son regard fixé sur moi. Et que le moindre coup d'œil dans sa direction finissait en croisement de regards. C'était vraiment très drôle, tout ça. Et ça me laissait une ouverture d'approche. Pour quoi faire je n'en étais pas encore tout à fait sûr, il fallait quand même avouer que cette jolie demoiselle n'était pas vraiment comme les autres et que j'avais intérêt à me transformer en parfait gentleman, chose dont je n'étais absolument pas certain d'être capable depuis que tous mes petits efforts et traits naturels à la douceur avec une fille avaient été piétinés près d'un an plus tôt. Ou plus ? Impossible de me rappeler, parce que je n'en avais aucune envie, dès que j'y pensais vraiment c'était un trou béant dans ma poitrine, quoi que j'en dise. Enfin bon, j'allais déjà essayer d'approcher avant de penser à la suite, ce n'était peut-être pas aussi simple, déjà. Enfin, se faire un trou dans le groupe de filles, ça, par contre, c'était un jeu d'enfant.

Eh oui, de la décontraction, quelques sourires pleins de charme, un peu de jeu avec ce corps qui était le mien et que je connaissais parfaitement … C'était facile de leur délier la langue en n'ayant l'air de rien, franchement. Et c'était encore plus facile d'obtenir les informations que je voulais sans en avoir l'air. Donc Clary était célibataire, et ça allait sérieusement me faciliter la vie, ça. Eh oui, pas de mec jaloux à éviter toute la soirée, pas de souvenir de son chéri à lui faire oublier pour avoir toute son attention … Oui, j'avais quelque chose d'exclusif, c'était un vilain défaut, mais je détestais qu'on pense à un autre en étant avec moi … Tout en supposant qu'elle accepte de passer un peu de temps en tête à tête avec moi, parce qu'être avec ses copines c'était une chose mais me suivre … à moins d'avoir déjà bien bu j'étais sûr et certain qu'elle ne le ferait pas, elle m'avait suffisamment montré qu'elle n'était pas le genre de filles sur lesquelles je me retournais habituellement. Clary était timide et réservée, et j'avais intérêt à composer intelligemment si je voulais pouvoir passer un moment avec elle. Remarquez, visiblement, même moi je ne savais pas exactement ce que je voulais, et ça n'avait rien d'habituel. Toujours est-il que ma solution de faciliter pour ne pas paraître suspect fut de proposer de payer un verre aux filles qui venaient de me renseigner, et c'est ainsi que je me rendis au bar, m'interposant entre Clary et l'abruti qui lui tournait autour. Non mais parce que pour tenter ce genre d'approche, il fallait être drôlement abruti quand même ! Et puis visiblement il ne défendait pas trop sa trouvaille, ça lui éviterait une déconvenue étant donné qu'il ne faisait pas du tout mon gabarit et que j'avais, comme toujours, un peu de sang à fleur de peau. Que voulez-vous, je ne me referais pas.

Toujours est-il que Clary finit par me faire face et me regarda droit dans les yeux. Le fait qu'elle soutienne mon regard me plaisait, parce que c'était la première fois qu'elle le faisait sans se décomposer ensuite. Bon, d'accord, ça c'était l'effet de l'alcool, mais bon, pour ce soir ça n'allait pas me mettre de bâtons dans les roues, bien au contraire ! Sa réponse m'étira un sourire fauve, mais je ne répondis rien. Elle devait bien avoir son avis sur mes capacités, non ? Rien ne servait d'en faire une démonstration de force tout de suite. Puis la façon dont elle me répondit, enfin tout simplement prononça mon nom, fit apparaître une petite étincelle particulièrement joueuse dans mon regard. Oui, je sentais qu'elle venait d'entrer dans mon jeu, ou du moins là où je voulais l'emmener, et même si la partie n'était pas gagnée – et c'était ça le meilleur de cette histoire – je savais qu'elle n'allait pas me rejeter en bloc avant une certaine limite. Voire pas du tout, mais ça je ne pouvais pas en avoir la moindre certitude. Je n'avais plus qu'à trouver ses limites sans les franchir, et ça aussi ça faisait partie de l'intérêt de cette situation. Il n'y avait pas grand chose pour manquer d'intérêt, en réalité … Finalement j'avais le plateau en main, et les demoiselles acceptèrent de me suivre. La réponse de Clary me fit rire légèrement et j'eus par la suite un sourire très amusé. Je me penchais vers elle, un peu plus près que nécessaire, mais sans totalement envahir son espace personnel de trop près.

« Mon épaule est toujours en rééducation, mademoiselle. Crie, si je vais trop vite, je t'entendrais. »

Je lui servis par la même occasion un splendide clin d'œil avec un grand sourire. Non, je n'étais pas joueur du tout … Je finis par m'engouffrer dans la foule, me taillant un chemin souple, mais pas trop rapidement comme l'avait demandé la demoiselle. D'un autre côté mon épaule tirait et je ne comptais pas passer trop de temps non plus en route parce que franchement elle ne récupérait absolument pas. Toujours est-il que même en ne me pressant pas, j'étais arrivé largement avant Clary et j'avais même eu le temps de rendre les verres aux personnes ayant commandé avant qu'elle n'arrive, les larmes aux yeux, et ne se poste à son mur, tandis que je m'étais assis sur le bord du fauteuil un peu par dépit. Je l'observais du coin de l'œil, mon verre de Jack à la main, plutôt intrigué par ce qui pouvait avoir fait monté ces larmes. Hilarité ou, au contraire, tristesse ? Dans l'un ou l'autre des cas, je n'en voyais pas la raison. Je me contentais de l'observer du coin de l'œil, un sourcil levé, disant clairement « Tu comptes m'expliquer ce qui te prend ? » avant de porter mon verre à mes lèvres. Le goût du whisky, il n'y avait que ça de vrai … Sauf que je faillis baver de manière très négligée et surtout sans la moindre dignité parce que les filles venaient d'exploser de rire, à côté de moi, et que je venais de me faire bousculer. Je portais la main à mes lèvres, essuyant de l'index le liquide qui s'était échappé de ma bouche, avant de me lever. Autant limiter les frais. Je profitais de ce mouvement pour rejoindre Clary et m'appuyer avec nonchalance contre le mur de mon épaule indemne. Mon regard se posa sur la demoiselle et un sourire amusé étira mes lèvres.

« Tu as un peu de liner qui a coulé … » Du bout du doigts, j'effleurais la zone. « Juste là. »

Est-ce que c'était ça, la limite, avec elle ?

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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Mer 9 Sep - 22:52



Tout le monde a droit au bonheur, mais personne n'a le droit de détruire celui des autres.



"If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?". Clarissa & Alexandre
La Clarinette se sentait presque forte avec tout cet alcool dans le sang. Bon, il ne fallait pas pousser non plus, elle ne devenait pas une reine de la drague ou de la piste de danse... Mais au moins elle se sentait un peu moins bête à soutenir les regards, même à dire des bêtises, de toute façon elle avait toujours le droit de mettre ça sur le compte de son état d'ébriété. Mais bon, pour le moment elle trouvait qu'elle ne s'en sortait pas trop mal, depuis le début de soirée elle avait quand même réussi à discuter avec des inconnus, à s'amuser avec des gens de la fac alors qu'elle ne les appréciait pas tous. Bref, tout allait pour le mieux, et c'était d'autant plus vrai depuis qu'elle était arrivée en boite. Bon d'accord, d'autant plus vrai depuis qu'elle croisait régulièrement le regard du grand blond. Et c'était encore mieux lorsqu'il s'incrusta entre elle et son dragueur de la soirée. Clarissa ne savait pas encore dire si c'était bien ou non qu'Alexandre ne se trouve face à elle, mais elle n'eut pas vraiment l'occasion d'approfondir la question puisqu'il prit la parole, lui coupant tout moyen de réfléchir plus longtemps. Néanmoins, et pour une fois, Clary ne perdit pas la parole et elle rétorqua un petit quelque chose au jeune homme. Et BOUM ! Ça c'était de la réplique ! Bon d'accord, ça ne cassait pas des briques, loin de là même, mais eu moins elle avait trouvé quelque chose à répondre, elle ne s'était pas retrouvée une nouvelle fois le cerveau à vide ne sachant que dire, le visage rouge. Elle apprécia également le fait qu'il soit ravi de la revoir. Franchement ça faisait plaisir à entendre et puis elle ne pouvait nier qu'elle était également ravie de le voir. Elle s'essaya donc au ton un peu sensuel lorsqu'elle prononça son prénom et trouva que c'était pas si mal, elle n'avait peut être pas l'air si ridicule que ça...

Le jeune homme se pencha ensuite sur elle et elle hésitait entre vouloir être ailleurs car ce n'était pas dans ses habitudes d'être aussi proche d'un homme et l'envie que ça dure longtemps juste pour pouvoir en profiter. Clary profita donc du moment, de toute façon avec Alexandre aussi proche, elle n'avait que cette possibilité, qui n'était pas du tout la plus désagréable. Sauf peut être lorsqu'il complimenta Julie sur son prénom... Elle aussi avait un joli prénom d'abord ! Non ce n'était pas de la jalousie, mais elle aurait aimé que pour une fois un homme s'intéresse à elle et qu'à elle... là il flirtait autant avec Julie qu'avec elle. Il allait devoir se décider quand même, même si l'issus de son choix était évident pour Clarissa. Il allait choisir Julie. Mais bon, elle ne s'en formalisa pas plus que ça, c'était presque une habitude de toute façon. La jeune femme oublia tout ça en buvant une gorgée et elle accepta ensuite de suivre leur serveur, n'oubliant pas non plus de lui demander de ne pas fendre la foule comme un éclair car elle ne serait pas capable de suivre. Alex se pencha vers elle et elle dut prendre sur elle pour ne pas se pencher également vers lui. Non mais ils étaient quand même bien assez proche pour s'entendre. le clin d'oeil qu'il lui fit ne passa pas inaperçu et elle sourit de toutes ses dents avant de secouer la tête et de le pousser doucement vers leurs tables. C'était un premier léger contact mais il avait était naturel et ce n'était vraiment pas méchant. Ça ne voulait strictement rien dire.

Sur le chemin Clary perdit quelque peu Alexandre, mais elle continua son petite chemin en compagnie de Julie, toutes ses pensées tournées vers... et bien un tas de chose, jusqu'à cette idée stupide qui la fit sourire comme une débile et même en avoir les larmes aux yeux. L'alcool c'était cool, mais ça donnait de drôles d'idées ! En fait non ça ne donnait pas les idées, ça faisait juste rire un peu plus que nécessaire... Clarissa atteignit donc les tables après le jeune homme et encore une fois se trouva lésée niveau place, elle se contenta donc du mur, qui au passage était frais et était très agréable. Elle ne put s'empêcher de lancer un regard à Alex qui était installé avec le groupe, comme s'il s'agissait d'un étudiant parmi tant d'autres, sauf qu'il était nettement plus sexy que les autres étudiants en droit. En tout cas elle capta son regard et son sourire s'élargit presque malgré elle. Il avait l'air de la prendre un peu pour une folle, et il n'était surement pas loin de la réalité, mais c'était amusant et puis comment ne pas sourire devant ce visage ?! Clary resta à sa petite place d'exclue et termina son verre d'un trait. Elle n'était plus vraiment à ça prêt de toute façon. Elle venait juste de terminer son verre lorsqu'elle remarqua la petite bousculade du groupe, elle aurait bien ri avec eux, malheureusement elle n'avait rien entendu et en avait marre de toujours demander de répéter aux personnes autours. La demoiselle, ne rata pas par contre Alexandre se lever et venir s'appuyer contre le mur à coté d'elle. Le regard plongé dans l'océan glaciale de ses yeux, elle resta juste là, à l'observer.

Quand le blond lui sourit, elle se sentit pratiquement fondre et le rouge lui monta aux joues. Elle le quitta des yeux pour regarder sa main s'approcher de son visage et ses yeux retrouvèrent le bleu de ceux du jeune homme lorsqu'il lui parla. C'était pas un peu intime comme situation ?! En tout cas ce n'était pas désagréable. De toute façon, Clary n'était pas du genre à ne pas accepter à ce qu'on rentre dans son espace personnel, surtout lorsque la personne qui franchit cette limite ressemble à Alexandre. C'était juste elle qui avait du mal à entrer dans l'espace personnel des autres... En tout cas elle se sentit rougir un peu plus au contact léger du doigt du parisien sur sa peau. Elle porta donc sa propre main là ou il l'avait effleuré et essuya comme elle put le noir qui avait coulé
.

"Merci... c'est à cause... d'une bêtise qui m'a traversé l'esprit, je crois que l'alcool m'aide pas à aller mieux là-haut !"

Vas y Clarissa ! Abaisse toi encore un peu... La jeune femme détourna le regard et observa son groupe d'amis. Elle adorait Julie, et puis il y avait bien entendu trois quatre autres personnes qu'elle appréciait, mais elle avait l'impression d'être un peu à part là. Et ce retrouver seule face à Alex n'aidait pas trop à la faire paraître normale. Mais ce n'était pas nouveau qu'elle se sentait un peu à coté de la plaque ! Ou alors c'était juste l'alcool qui accentuait ses pensées. Clary retourna son attention sur le jeune homme et même si elle n'était pas des plus à l'aise, elle n'avait pas l'impression de devoir faire l'idiote pour avoir son attention, ce qui était juste un exploit !

"Alors dis moi... ton problème de casier est réglé ? Pas que je veuille parler boulot, c'est juste que je ne suis plus au cabinet et que comme on se croise à peu prêt jamais à l'académie, je me posais la question... En fait... c'est pourri comme sujet de conversation, désolée"

La demoiselle avait commencé par parler en regardant, plus ou moins, Alex dans les yeux et quand elle se rendit compte qu'elle n'avait pas vraiment à poser la question, elle baissa les yeux pour regarder son verre qu'elle faisait tournoyer entre ses doigts. Elle finit par se décoller du mur pour faire face au jeune homme en s'appuyant sur son épaule contre le mur. Non mais c'était quand même très bizarre comme situation, c'était intime, comme s'ils avaient une bulle qui les entourait... Elle n'avait pas l'habitude du tout et elle se sentait presque bien dans cette petite bulle. Mais dans cette petite bulle passait quand même la musique et même si c'était parfaitement impoli, Clary se mit à chanter en playback les paroles de la chanson qui passait tout en tapotant son verre du bout des doigts. Elle ne le fit pas consciemment, c'était juste une sorte de réflexe, même le playback, et quand elle s'en rendit compte, elle ferma la bouche et eut son petit sourire gêné.

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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Mer 7 Oct - 22:46


« If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough? »
Alexandre & Clarissa
La demoiselle avait vraiment quelque chose qui me plaisait. Une certaine timidité à laquelle je n'étais absolument pas coutumier, pourtant c'était ce qu'elle montrait et, surtout, c'était ce qui m'attirait, chez elle. Pourtant, ce soir, elle semblait désinhibée de ce charmant petit défaut, puisqu'elle me faisait face presque sans mal, n'hésitant guère à me rétorquer quelque chose ou à me parler sur un ton nouveau. Qu'est-ce que ça pouvait me plaire, ça ... Et avec l'alcool que j'avais dans le sang, j'avais les nerfs encore plus à fleur de peau. Elle ne touchait que d'avantage mon point faible, si faiblesse j'avais. Finalement nous avions rejoint le groupe, le noyau dur de ma diversion peut-être encore discrète, et lorsque la demoiselle nous avait rejoint en riant aux larmes, j'avais posé un regard curieux et intrigué sur elle. Qu'est-ce qu'il se passait ? Pourtant elle était encore un peu loin de moi pour que je ne puisse savoir exactement de quoi il s'agissait. Jusqu'à ce que je me fasse bousculer, évidemment, et que je ne me décide à la rejoindre, ayant une bonne occasion de le faire sans paraître suspect. Oui, j'étais encore un peu subtile pour le moment.

Finalement, j'avais posé ma question, avant de jouer au jeu des limites avec miss Charmant. C'était un geste qui, sans être réellement intime, n'avait pas grand-chose d'innocent. A la vérité, tout ne dépendait que du point de vue qu'adoptait la demoiselle. J'adorais réellement cette ambiguïté qui n'avait rien de malsaine. J'appréciais encore plus de voir que j'étais capable de lui faire détourner le regard et rougir encore malgré le relâche dans lequel elle semblait être ce soir. Sa réponse à ma question me fit rire. L'alcool, vraiment ? Ou alors c'était son excuse pour laisser s'exprimer le clown qui sommeillait en elle et qu'elle réussissait à tempérer de temps à autres ? En tous cas, je ne pouvais que comprendre ce qu'elle voulait dire. Le nombre de fois où j'avais étouffé un fou rire en imaginant ce qui aurait pu être mais ne l'était pas, au grand dam de mes idées folles ... J'eus un sourire étincelant pour lui répondre.

« Tu es très bien comme ça, là-haut. »

Ce n'était pas du charme, je le pensais. J'avais certes du mal à toujours la comprendre mais son petit grain de folie me plaisait vraiment. Elle me changeait la vie, me changeait les idées, me donnait d'autres angles sous lesquels attaquer, et surtout elle me donnait matière à réflexion en ne me tombant pas dans les bras, au contraire. Parfois j'avais l'impression qu'elle aurait bien aimé me fuir mais que j'étais comme un aimant usant de magnétisme pour la retenir. Si vous vouliez savoir, elle me faisait le même effet. Plus d'une fois j'avais pensé à l'éviter, parce qu'elle risquait de me piéger, différente comme elle l'était, imprévisible qu'elle semblait à mes yeux, et je n'y étais tout simplement pas prêt. Seulement, je ne savais pas résister à son attraction. Chose qui se prouvait encore par ma présence à moins d'un mètre d'elle alors que j'aurais pu jeter mon dévolu sur à peu près n'importe quelle autre fille. Mais non, c'était elle que j'avais choisi et pas une autre. Je l'observais d'ailleurs avant qu'elle ne reprenne la parole. Venant de qui que ce soit d'autre, cette question m'aurait fait exploser dans la seconde. Pourtant, je me contentais de garder mon regard glacé posé dans le sien, la laissant finir sa phrase. J'eus finalement un demi sourire de chasseur, un de ceux qui pouvaient faire peur sur mes lèvres, mais ça n'avait rien de méchant. Je me penchais vers la demoiselle, mes lèvres se retrouvant à quelques centimètres à peines de sa nuque. Toute ma position pouvait suggérer la menace ou la séduction, si ce n'est que mes muscles restaient résolument détendus et que la main qui ne tenait pas mon verre de whisky était glissée dans la poche de mon jean. Je n'étais pas une menace. Pourtant ...

« A votre place, mademoiselle Charmant, avant de me demander si j'ai réussi à me défaire de mon casier judiciaire, je me demanderais surtout comment j'en ai hérité. Violence aggravée, ce n'est pas un motif banal. C'est un sujet qui fâche. Qui sait, je suis peut-être dangereux. » Ma voix était froide et finalement je m'étais redressé, mon regard froid devint rapidement plus pétillant tandis que je reprenais mes distances avec la demoiselle, avalant avec une nonchalance calculée. Puis un sourire commença à me dévorer les lèvres, charmeur, joueur, sans que je puisse le retenir. « La véritable réponse est : je peux oublier ce détail de ma vie, mon casier est effacé. »

C'était jouissif d'ailleurs de se dire que j'étais blanchi. Les six mois au frais ne s'oubliaient pas, c'était certain, pour cela il n'existait aucune réparation, mais l'idée que le grand coup d'éclat de Noah ne soit plus marqué au fer rouge sur ma peau avait quelque chose de délicieux. C'était encore tout récent, et je n'avais pas eu l'occasion de le fêter, même si ma famille était au courant. Peut-être qu'il serait juste de fêter l'événement de ma vie avec la jeune avocate qui l'avait rendu possible. Sauf que pour l'instant visiblement la demoiselle était plus occupée à faire du playback sur une chanson que j'avais à peine remarquée qu'autre chose. Sa réaction lorsqu'elle s'en rendit compte me fit rire et je finis d'une traite mon verre avant de lui prendre le sien, vide de puis un moment, des mains. Je déposais finalement les deux verres sur la table juste derrière, décrochant un clin d'œil à une étudiante qui me regardait me mouvoir comme si j'étais la huitième merveille du monde - et Dieu que ça flattait mon ego ! Si Clarissa n'avait pas été là pour m'attirer comme un phare en pleine tempête, cette fille aurait sûrement gagné mon intérêt - avant de me retourner vers Clary et de tendre une main vers elle, dans une invitation presque galante.

« Visiblement cette chanson te plaît, c'est déloyal de ma part de te garder immobile ici. » J'attrapais finalement sa main, l'attirant doucement vers moi, et vers la piste. « Viens. »

Toute trace de chasse avait disparu de mon sourire, et même si mon attitude restait celle d'un séducteur, cette fois-ci je prenais les pincettes que je n'avais encore pris pour personne dans un tel contexte. Cette fille m'obligeait à réfléchir, et surtout à faire preuve de délicatesse. C'était un défi, et c'était ce que j'aimais. Je rejoignis finalement la piste, sa main dans la mienne, sourd à d'éventuelles protestations. Puis je me mis à danser tout en l'observant attentivement. Elle était avec moi, et je ne comptais pas laisser un autre homme approcher. Si elle n'était pas ma proie, pour le moment, elle était ma propriété, et chaque homme osant braquer un regard sur elle attiserait ma jalousie et ma possessivité. Clarissa n'était pas n'importe qui, et c'était pour cette raison que j'avais cette attitude avec elle.

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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Mar 13 Oct - 22:22



Tout le monde a droit au bonheur, mais personne n'a le droit de détruire celui des autres.



"If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?". Clarissa & Alexandre
Encore une fois Clarissa se retrouvait un peu à l'écart. C'était totalement involontaire, elle n'avait juste aucune envie de s'imposer dans le groupe. Quand ils étaient à la fac, en général il y avait de petits groupes et c'était nettement plus facile pour discuter et s'intégrer. Mais là, ils étaient vraiment nombreux et la jeune femme n'avait aucune envie de se battre pour montrer qu'elle était là, après tout elle faisait partie de leur promo et elle n'aurait pas du avoir à se battre ainsi pour se montrer. C'était donc ainsi que la blonde s'était retrouvée contre le mur en face de ses chers amis de faculté. Elle eut au moins le loisir de se reprendre et de boire son verre tranquillement sans risquer d'en avoir la moitié sur sa robe. En même temps, avec un verre vide, c'était difficile d'en avoir la moitié sur soi. Alexandre aurait du finir son verre plus vite, au moins il n'en aurait pas reçu. Bon, s'il avait sifflé son verre aussi vite que la demoiselle, il ne se serait pas non plus levé pour la rejoindre, et elle n'aurait pas eu l'occasion de l'observer, ni de sentir le contact de son doigt sur son visage. En fait c'était peut être bien de se faire bousculer avec un verre ayant du contenu... Quoi que non, elle n'aurait pas apprécié que sa robe prenne l'alcool, elle tenait assez à ses affaires pour ne pas avoir envie de leur faire subir ce triste sort.

Maintenant elle se retrouvait face à face avec un homme qu'elle ne connaissait pas vraiment, mais qui, il fallait l'avouer, la faisant quand même craquer. En même temps comment ne pas craquer sur un gars pareil ?! Il était grand, beau, vraiment beau, avec du charme, beaucoup de charme, il avait un regard intense, très intense et même s'il y avait un peu ce coté impressionnant et intimidant et bien elle le trouvait séduisant. Bon après elle savait quand même des choses sur lui qu'elle aurait du ignorer si elle avait été une fille rencontrée au hasard, sauf qu'elle n'était pas une fille rencontrée au hasard, elle avait été, en quelque sorte, son avocate. Mais sincèrement là maintenant, elle avait totalement oublié ce qu'il avait pu faire, il n'y avait que lui, elle et ce contact léger qu'il venait d'y avoir. Elle expliqua, à demi mots, pourquoi son maquillage avait pu couler et quand elle eut fini, elle se rendit compte que ce n'était pas vraiment à son avantage ce qu'elle venait de dire. Déjà de un parce qu'elle avouait qu'elle avait trop bu... et face à un mec ce n'était pas toujours la chose à dire, et ensuite parce qu'elle disait clairement qu'elle n'était pas très clean dans sa tête. C'était pas le top ! Et la réponse qu'Alexandre lui donna la surprit presque. Elle ne s'attendait vraiment pas à ce qu'il lui dise qu'elle était parfaitement nette, saine d'esprit. Et puis c'était aussi comme un compliment, peut être même en était-ce réellement un, en tout cas, comme toujours elle ne sut pas quoi répondre et se contenta de rougir un peu plus avant de tourner son regard vers son groupe d'amis et de songer un peu à sa relation avec les gens de sa promo.

Clarissa relança la conversation assez vite puisqu'une idée venait de lui traverser la tête et qu'elle n'eut pas vraiment le temps de réfléchir à savoir si c'était correct ou non comme sujet de discussion. D'ailleurs elle se rendit très vite compte que ce n'était pas un bon sujet et elle s'en excusa. Elle essaya de discerner ce que pensait le jeune homme, mais elle était particulièrement nulle à ce jeu là et elle dut attendre sa réponse pour savoir si elle avait été trop loin ou non. Sauf que voilà que la réponse ne venait pas, mais qu'à la place il se penchait sur elle... il se rapprochait vraiment beaucoup là ! C'était normal ou ?... Clary resta immobile, sentant son coeur cogner de plus en plus fort et de plus en plus vite dans sa poitrine, elle sentit également le rouge lui monter au visage et même si c'était loin, trèèès loin d'être désagréable comme situation, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle était censée faire, ou même dire... Elle resta juste plantée là. Heureusement, enfin presque heureusement, Alexandre prit la parole, mais il avait une voix assez froide, glaciale même et cela eu pour effet que la demoiselle prêta encore plus attention à ce qu'il disait. Oui, elle connaissait le motif de son emprisonnement de 6 mois et elle n'avait pas demandé pourquoi il avait fait de la prison car c'était dans le cadre du travail et qu'elle n'avait pas le droit de se montrer curieuse avec les clients. Il finit par décréter qu'il était peut être dangereux... Clary le suivit du regard lorsqu'il se redressa même s'il était d'autant plus impressionnant et presque inquiétant là, elle ne pouvait s'empêcher de repenser à cette fille dans le cabinet du kiné le jour de la tempête, ni à ce coup de téléphone qu'il avait eu... Il n'avait pas montré une once de méchanceté ou de dangerosité.

Son regard bleu posé sur le jeune homme, la demoiselle réfléchit un instant à ses paroles, parce que même si elle avait clairement trop bu, son cerveau arrivait encore très bien à se concentrer sur un sujet pareil. Elle resta immobile, ne sachant pas si elle était censée fuir ou juste rire de ce qu'il venait de dire. Peut être qu'au fond il était dangereux... mais ce n'était pas du tout ce qu'elle avait vu de lui jusqu'à aujourd'hui. Et pour finir Alex retrouva son beau sourire et Clary put respirer de nouveau normalement. Il lui dit qu'il était tranquille avec son casier et là la jeune femme eut une soudaine envie de le taper et de lui hurler dessus que c'était un abruti, mais au lieu de ça elle laissa un sourire lui manger le visage. Contente d'avoir pu être utile, fière même d'avoir su l'aider et de l'avoir guider dans ses démarches. D'accord, c'était ce qu'elle était censé faire durant son stage, mais ça restait une fierté d'avoir su gérer la chose toute seule !


"Et bien je suis ravie de l'apprendre !"

Et c'était totalement vrai, elle savait, pas parce qu'elle l'avait vécu mais parce qu'elle l'avait vu plus d'une fois, à quel point un casier pouvait être un frein pour trouver du travail. Alors qu'il n'ait plus à s'inquiéter du regard et surtout du refus d'un potentiel employeur la rendait joyeuse. Elle finit par se redresser pour faire face au jeune homme et après quelques instants elle se mit à chantonner en silence sans s'en rendre compte. Ça lui arrivait régulièrement et d'habitude elle était seule alors c'était pas grave, de toute façon elle parlait souvent toute seule donc... Bref, elle eut la réaction du poisson sorti de l'eau et se sentit très bête. Mais ce ne devait pas être la pensée du jeune homme puisqu'il siffla son verre, attrapa le sien et déposé les deux verres sur la table avant de tendre sa main vers elle. Clarissa observa sa main puis le visage du jeune homme. Il était ne train de l'inviter à danser là ?! Vraiment ?! Elle tait sur le point de décliner l'invitation lorsqu'il lui kidnappa la main et l'attira vers lui... et la piste. Clary n'eut pas le courage, ni la présence d'esprit, il faut le dire, d'enlever sa main et elle suivit Alex tout en se demandant comment elle allait faire. Peut être qu'avant son accident elle aurait pu presque faire illusion, mais depuis sa fracture du bassin elle était raide comme un piquet et se sentait particulièrement bête en dansant. Alors elle fit la chose qu'elle faisait le mieux, elle râla, et assez fort pour qu'il l'entende.

"Mais je sais pas danser ! Je vais te marcher sur les pieds, je risque de tomber... J'vais avoir l'air ridicule sérieux... Alex..."

Le nom du jeune homme était presque une supplique, mais elle ne se déroba pas et continua son chemin en compagnie de son tortionnaire. La demoiselle aimait danser... seule chez elle, en étant sure que personne ne puisse la voir, pas dans un lieu aussi bondé... Elle essaya néanmoins de ne pas avoir l'air ridicule et bougea plus ou moins en rythme, ne sachant pas quoi faire de ses mains. Elle joua un instant avec ses cheveux histoire d'occuper ses mimines et puis elle trouva que ça faisait un peu trop timide et coincée alors elle fit ce qu'elle put avec ses mains et ses pieds, dans un semblant de coordination. Le tout en tentant d'être un minimum sexy, mais pas trop, elle n'était pas une de ses pétasses qui fait tout pour chopper du mec, elle voulait juste paraître un minimum féminine et pourquoi pas légèrement désirable ?

Il y avait pas mal de monde sur la piste, il fallait dire que la musique était vraiment bien et Clary réussit presque à se détendre tout en chantant en yaourt le peu de paroles qu'elle connaissait. Bon elle ne chantait pas trop fort parce qu'elle savait qu'elle avait une voix pas terrible, mais chantonnait l'aider à se détendre un peu. Elle en oubliait pratiquement le monde autour d'elle. Enfin jusqu'à ce qu'elle se retrouve quasiment sur Alex à cause d'un mouvement de foule. Elle se fit bousculer par un mec plus bourré qu'elle, il venait de lui donner un coup de coude dans la poitrine et c'était loin d'être agréable. Elle était donc face à Alex, à se "masser" le sein droit en pestant
.

"P**ain ! Abruti de m**de ! ça fait mal !... en fait ça aussi ça doit faire mal..."

En effet, alors qu'elle jurait comme une bonne, l'homme qui l'avait bousculé s'était retrouvé à terre, complètement fait. Et il s'était plutôt bien cogner la tête... En même temps c'était tant pis pour lui, il n'avait qu'à pas boire autant et regarder ou il mettait les pieds... et les coudes. Clary finit quand même par arrêter d'essayer de faire passer la douleur et elle leva les yeux sur Alex. Ok, on était d'accord, elle venait de se frotter le sein devant un mec carrément canon ?! Il était peut être temps d'aller voir loin, très très loin s'il n'y avait pas de chose plus intéressantes, moins humiliantes.

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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Lun 19 Oct - 15:47


« If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough? »
Alexandre & Clarissa
C'était presque impossible de ne pas jouer sur ma corde de grand méchant avec une demoiselle pareille. Rien qu'à m'approcher, de toute façon, je la sentais légèrement se raidir. En fait je n'avais besoin de rien pour l'impressionner, visiblement, et c'était ce qui était drôle. C'était un peu comme une de mes passions, de déclencher ce genre de réaction, même si ça ne durait jamais bien longtemps. Et qu'au final je n'étais pas spécialement dangereux, même si certaines y croyaient dur comme fer. D'autres aimaient beaucoup ce côté bad boy que je leur montrais. Et encore d'autres avaient des réactions plus surprenantes. Clarissa, par exemple, qui ne savait visiblement pas si j'étais sérieux ou si je déconnais, et qui ne commença à reprendre contenance normale que lorsque mon sourire étira mes lèvres. Je ne pouvais pas rester sérieux bien longtemps. Et puis la véritable réponse était ; je pouvais être dangereux, mais pas pour elle, surtout pas ce soir. J'avais bu, et je n'allais sûrement pas m'arrêter de suite d'ailleurs, mais ça ne la mettait en aucun cas en danger en ma présence. Au contre même. J'avais un naturel protecteur, et j'avais l'envie de la protéger. Tant que je l'aurais dans mon champ de vision, je ne laisserais rien se passer. Enfin bref, il paraissait qu'elle était ravie d'apprendre que mon souci était réglé, et un sourire un peu plus doux prit place sur mon visage. C'était vrai que ça me faciliterait bien la vie, de ne plus le traîner comme un boulet.

Bon après il y avait quand même de quoi s'amuser en voyant la demoiselle faire du playback, ou alors de se sentir vexé quand on était un peu comme moi. J'oscillais entre les deux, personnellement, enfin ça c'était ma nature d'être un soupçon lunatique. Ou alors de ne pas savoir sur quel pied danser. Et franchement l'alcool ça n'aidait pas à remettre les choses en ordre de marche ! Par contre tout ça ne m'empêchait pas une seconde d'avoir envie d'inviter la demoiselle à danser - non sans avoir terminé mon verre pour ne pas le laisser se perdre - et ce peu importe ses protestations. Enfin au départ elle ne protesta pas le moins du monde, parce qu'elle ne semblait pas bien réaliser la proposition que je lui faisais, mais lorsque je l'emmenai finalement vers la piste, elle commença à résister un peu, même si ce n'était pas fort violent. Elle râla juste, me suppliant presque, et après un regard en avant pour éviter de me prendre l'un des pylônes du coin, je me retournais vers elle, un sourire plein de charme sur les lèvres, histoire d'éteindre toute protestation.

« Clary, je suis passé maître dans l'art d'éviter les pieds, depuis le temps que je sors en boîte. » Puis mon sourire partit en coin. « Et puis, au pire, je te rattraperais. »

Un clin d'œil à tomber plus tard, nous étions sur la piste de danse, et je sentais l'énergie couler à travers mes veines. Je n'allais pas sortir le grand jeu tout de suite, sous peine que Clarissa ne décide définitivement de me fausser compagnie, mais suffisamment pourtant pour m'attirer quelques regards. Il fallait le dire, j'avais un peu de prestance naturelle, et puis un peu d'expérience aussi pour bouger en rythme et en souplesse. L'aisance que j'avais me permettait de poser mon regard sur la jeune femme et de l'observer, tout en observant un certain respect et en faisant en sorte de ne pas la faire virer au rouge pivoine. En somme un peu de discrétion Lex', tout en lui montrant quand même de l'intérêt - sinon l'intérêt de la traîner contre son gré sur cette piste de danse était vraiment nul. Et le moment dura suffisamment pour que j'y prenne réellement plaisir. C'était un instant privilégié entre nous deux, et ça pouvait être un bon souvenir. Et puis Clary fut propulsée contre moi et un réflexe me fit enfermer sa taille dans un bras tandis que je braquais un regard noir sur le fauteur de trouble. Il avait de la chance que je ne comptais pas pousser la jeune femme parce que si elle ne s'était pas trouvée contre moi il aurait passé un très sale quart d'heure. Mes muscles s'étaient tendus d'un seul mouvement et je posais finalement mon regard entre glacial et inquiet dans celui de la demoiselle.

« Ça va aller ? »

Bon normalement il n'y avait pas de quoi en mourir. Mais quand même, le minimum c'était de lui demander, avant de la lâcher. Pas qu'elle nous face une petite syncope dès qu'elle serait libre de ses mouvements. Je la relâchais finalement, avant de me diriger sur le mec qui titubait de nouveau dans notre direction. Sans un regard pour Clary, je l'empoignais sans une once de délicatesse par le col. La situation était à un doigt de dégénérer vu ses tentatives pitoyables pour m'écraser un poing sur la tronche et la facilité que j'avais à l'esquiver en penchant la tête sur le côté. Sauf que la cavalerie arrivait à la rescousse et qu'assez vite une main se posa sur mon épaule. Le message était clair ; moi, je n'avais pas le droit à l'erreur, ici. Un sourire carnassier étira mes lèvres, quelque chose de purement méchant, et d'un mouvement sec, je jetais le mec contre le videur qui venait d'arriver à cause du mouvement de foule causé par toute cette altercation - que ce déchet avait provoqué en premier lieu.

« Dégage-moi ça. La dame est venue s'amuser, pas se faire bousculer par un ivrogne. »

J'étais particulièrement mauvais, dans ce genre de situation. Une femme ça se respectait un minimum, merde à la fin ! Moi en tous cas je les respectais, autant qu'elles se respectaient elles-mêmes. Bon après quand mon frère sonnait à ma porte ça n'était plus la même histoire, c'est certain. Enfin quand un homme sonnait à ma porte de manière générale ça n'était plus la même histoire, parce que je me donnais de grands airs de salaud pour intimider mon monde. Mais pas ce soir. Définitivement pas ce soir. Finalement le mec qui avait posé sa main sur mon épaule, un collègue, passa devant moi en me regardant l'air de me dire de me tenir sagement, et mon regard lança clairement des éclairs. Je n'avais rien fait. Je m'étais tenu tranquille. Qu'ils arrêtent de m'emmerder sévèrement comme ça. Sinon j'allais vraiment exploser. Et ça n'était pas prévu. Pas du tout, même. J'essayais donc de détendre mes muscles tendus, parce que j'avais l'air d'avoir pris un volume considérable vu la façon dont je me tenais et j'étais juste impressionnant. Assez pour m'attirer pas mal de regards auxquels je répondis de la façon qui m'était la plus simple, c'est à dire en toisant la personne de mon regard glacial, et généralement c'était suffisant à les faire m'oublier. Je retournais finalement vers Clarissa, quelques pas derrière moi, tendant de nouveau ma main vers elle tout en m'approchant assez près pour qu'elle puisse m'entendre, mais cette fois-ci pas trop non plus, parce qu'elle avait eu un infime aperçu de ce dont j'étais capable, et je n'étais pas vraiment sûr de moi.

« Cette fois, je pourrais comprendre que tu ne veuilles plus danser. C'est comme tu voudras. »

Je montrais une pointe de douceur, parce que ce n'était définitivement pas contre elle que je comptais m'énerver, bien au contraire même ! C'était pour la protéger que j'avais agi ainsi, et pas juste pour le plaisir.

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Ven 30 Oct - 0:28



Tout le monde a droit au bonheur, mais personne n'a le droit de détruire celui des autres.



"If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?". Clarissa & Alexandre
Il essayait clairement de l'intimider là le Alexandre ! Et ça marchait plutôt pas mal, Clarissa resta figée lorsqu'il se pencha sur elle, incapable de savoir ce qu'elle était sensée faire. S'échapper était une option, mais là, elle était comme retenue malgré elle face au jeune homme. C'était assez bizarre de se dire qu'il était peut être temps de partir et cette envie de ne pas bouger. Clary resta donc immobile et elle se remit à respirer lorsqu'elle aperçut le sourire de son interlocuteur. Ok, elle avait du mal à le cerner et ça ne l'aidait pas vraiment à être à l'aise, mais elle se reprit tout de même et finit par dire à Alex qu'elle était contente que son affaire soit réglée. Et elle était tout à fait sérieuse quand elle disait ça. Elle en avait vu des gens galérer avec ce genre de problème, et certains n'avaient pas la chance du jeune homme, ils ne pouvaient pas effacer leur casier judiciaire juste avec des papiers à envoyer... Mais bon, ils avaient largement assez parlé de ce sujet de conversation et un petit silence s'invita entre eux. Comme d'habitude, cela ne rendait pas les choses plus faciles à Clary et tout en réfléchissant à moitié, elle se mit à chantonner la chanson qui passait. Une sale habitude qu'elle avait, comme celle de parler souvent toute seule ou aux objets...

A peine avait-elle eu le temps de se sentir honteuse qu'elle vit Alex finir son verre d'une traite et qu'elle se fit traîner sur la piste de danse. Bien entendu elle râla, c'était plus pour la forme parce qu'il fallait qu'elle l'avoue, elle rêvait de danser avec le jeune homme. En même temps qui ne voudrait pas franchement ?! Mais c'était aussi drôlement intimidant et puis elle ne savait pas danser. Même si elle avait eu le sens du rythme à une époque, depuis son accident elle n'avait pas totalement récupéré et elle avait perdu un certain ressenti de son corps et avait du mal à accorder ses jambes avec le reste de son corps. Bref pour danser c'était loin d'être terrible. En tout cas râler ne suffisait pas à Alexandre pour ne pas danser et il lui répondit même qu'il n'aurait aucun problème à éviter ses pieds et qu'il la rattraperait si elle tombait. C'était rassurant et en même temps toujours aussi intimidant et impressionnant. Comment il pouvait faire pour être aussi bon ?! Parce qu'elle se sentait très nulle là la Clarinette. Et puis c'était quoi ce clin d'oeil ? Elle sentit le rouge lui monter aux joues et en fait elle préféra reculer d'un pas pour essayer de masquer son visage pivoine. Mais elle se fit violence et commença à bouger, il lui fallait toujours un peu de temps pour se mettre dedans et cette fois ci ne fit pas exception, mais après quelques minutes elle se sentit un peu plus à l'aise et le fait de ne pas avoir tout le temps le regard d'Alex braqué sur elle l'aidait à ne pas trop se sentir nulle.

Toute à sa danse, Clary n'oublia quand même pas de mater, parce que là c'était du matage pur et dur, le jeune homme qui bougeait face à elle. Encore un peu et elle serait obligée de sortir le bavoir... Sérieusement, c'était abusé, il avait bu, surement plus qu'elle, et il arrivait encore à faire ça ? C'était totalement injuste ! Mais par contre un vrai régale pour les yeux. Enfin jusqu'à ce qu'elle se fasse bousculer, taper dans le sein et qu'elle atterrisse dans les bras d'Alex. Elle était d'ailleurs en train de pester tout en se massant le sein quand elle s'aperçut qu'un bras entouré sa taille. Dans le feu de l'action, et avec la douleur provoqué par le coup, elle ne s'était pas aperçut, mais pas du tout, de l'endroit ou elle était. En fait... c'était bien d'être contre Alex. Elle arrêta donc très vite ce qu'elle était en train de faire, ne regarda plus l'abruti qui s'était écroulé et leva plutôt les yeux vers Alex qui la tenait toujours. Elle pouvait pas rester là encore un peu plus longtemps ? En fait c'était un peu étrange comme sensation, elle se sentait bien, un peu nerveuse d'être aussi proche d'un homme, mais surtout bien. Et sans mentir, c'était vraiment vrai les papillons dans le ventre ! Clarissa avait les yeux plantés dans ceux du jeune homme et elle sentit une nouvelle fois le rouge lui monter au visage, elle tourna donc la tête vers le mec alcoolisé, enfin plus qu'eux avant d'oser relever les yeux à moitié pour répondre
.

"Euh... ouais, ça va..."

Il n'y avait pas grand chose de plus à répondre... Elle était vivante, elle n'avait plus mal nul part et comble du bonheur, elle se trouvait dans les bras d'un mec super canon, gentil, un peu impressionnant, mais vraiment canon.Pour finir il la relâcha et c'était presque une déception pour Clary. D'ailleurs elle se baffa mentalement une paire de fois pour avoir des pensées pareilles. Non mais Ok ils avaient dansé ensemble et ils avaient discuté... n'empêche qu'Alex était un mec à filles, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, et elle n'était qu'une étudiante n'ayant jamais eu de relation amoureuse... Elle le regarda donc partir tout en débattant toute seule sur ce qu'elle ressentait et ce qu'elle ne devrait pas ressentir. Son regard resta posé sur le jeune homme et elle écarquilla les yeux lorsqu'elle le vit prendre le gars par le col et l'emmener un peu plus loin. Elle ne vit plus grand chose assez vite parce qu'il y avait du monde sur la piste et elle se retrouva comme une cruche à regarder dans la direction par laquelle était parti Alex. Rapidement elle vit un petit mouvement de foule, ce qui lui permit d'apercevoir Alex qui était... impressionnant, presque flippant même. Clary était ravie de ne pas se retrouver à la place du gars qui l'avait bousculée. Même en tant que bonne petite fouine qu'elle aimait être, elle ne put pas voir toute la scène et encore moins entendre ce qui se disait, elle n'aperçut que quelques gestes, mais elle ne comprit pas tout.

Quand elle vit réapparaître Alex, il avait toujours cet air à faire peur, mais Clarissa ne bougea pas, elle le laissa s'approcher. Elle avait confiance en lui, enfin là, à ce moment là, et elle n'avait pas vraiment peur qu'il lui arrive quoi que ce soit. C'était peut être de la naïveté, de la crédulité, mais elle était comme ça, elle ne pouvait pas penser que les gens étaient réellement mauvais... Clary observa donc la main qu'il tendit vers elle avant de lever la tête pour l'observer. Il était toujours tendu mais une certaine douceur transparaissait dans ses gestes. Peut être qu'elle interprétée très mal ce qu'elle voyait, et ça ne serait pas étonnant, mais elle avait bu et son jugement était quand même un peu altéré... ou pas... Du coup elle l'écouta et elle fut un peu surprise par ce qu'elle entendit, ça ne changeait pas grand chose... Il ne lui avait rien fait et c'était tout ce qui comptait. Clary glissa sa main dans celle d'Alex, ce qui était un véritable exploit pour elle puisqu'elle avait un mal de chien à entrer dans l'espace personnel de quelqu'un volontairement. Bref, elle glissa donc sa main dans celle du jeune homme et s'approcha un peu plus sans pour autant finir coller à lui, fallait pas pousser non plus
.

"Si tu restes pour me rattraper si je tombe, ça me va..."

Et ça sous entendait quand même qu'il devait rester assez près pour être capable de la rattraper. C'était un peu du grand Clary cette phrase là, et encore, elle avait du mal à faire fonctionner son neurone, mais on s'approchait un peu de la demoiselle qu'elle pouvait être. Après un sourire des plus charmants, elle se remit à danser à peu près correctement. Très vite elle se mit à sautiller, à bouger un peu plus et c'était reparti comme si rien ne c'était passé. dans la tête de la jeune femme c'était presque le vide, elle avait un peu de mal à se rendre compte de ce qu'elle faisait, enfin dans sa danse, par contre elle savait très bien qu'au point ou elle en était elle se souviendrait de tout le lendemain et qu'elle allait devoir faire un total débriefe à Cléia. Parce que là elle faisait fort quand même. Elle dansait avec un ancien client, un mec avec qui elle avait passé quasi une soirée entière dans le noir pendant une tempête, un gars super canon et par dessus tout, un mec qui la voyait. Maintenant elle allait devoir s'arranger pour ne pas passer pour folle, sinon s'en était fini. Mais en fait, qu'est ce qui serait fini ? Ils dansaient ensembles, ils étaient pas mariés... Clarinette redescend de ton petit nuage du pays des bisounours.

Toute cette réflexion se fit bien entendu pendant qu'elle dansait et ça lui prit... un temps certain. Parce que entre deux quand même elle profita du moment, ce n'était pas tous les jours que ça lui arrivait. D'ailleurs même ses copines devaient se demander ce qui lui arrivait. Il lui arrivait qu'elle craquait totalement pour un mec peut être pas fréquentable et que pour l'instant elle dansait avec en espérant que ça ne s'arrête pas. Sauf que ça ne se passe pas comme on le souhaite et après de très longues minutes de danse, la hanche de Clary se rappela à son bon souvenir et elle dut ralentir un peu jusqu'à se rapprocher d'Alex en boitillant à moitié. La demoiselle avait chaud, trop chaud et avec la douleur, elle se sentait pas vraiment bien. Les joies d'avoir une blessure qui met plus d'un an à guérir
.

"Faut que j'aille prendre l'air... tu m'accompagnes ?"

Elle avait du se coller quasiment contre lui pour pouvoir se faire entendre, à croire qu'ils le faisaient exprès à la sono. Mais bon, là encore, elle ne manqua pas de respirer son parfum et elle sentit les petits papillons dans le ventre. Foutu corps à la con, il réagissait sans qu'elle puisse être d'accord... En tout cas elle espérait qu'il viendrait parce que sinon elle allait devoir trouver une copine pour l'accompagner et c'était un peu moins attrayant comme idée...

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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Dim 1 Nov - 9:00


« If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough? »
Alexandre & Clarissa
Intimider Clarissa n'était pas compliqué. Enfin, intimider une étudiante n'était pas compliqué, de manière générale. même si certaines n'étaient pas farouches pour deux sous, il suffisait que je joue un peu la carte du Parisien que j'avais été pour qu'elles se demandent si elle devaient en rire ou en pleurer. Et avec la blonde c'était d'autant plus facile, je savais que je lui faisais un peu d'effet parce qu'elle réagissait toujours très fort à tout ce que je faisais. Et puis elle connaissait mon casier judiciaire, elle. Enfin, mon ex casier judiciaire. Mais il fallait le dire aussi, c'était la seule à le savoir sur Etretat, proches exclus. Ce n'était pas le truc dont je me vantais le plus. Enfin bref, impressionner Clary c'était facile, vraiment facile, et ça me plaisait, mine de rien. J'adorais pouvoir jouer sur toutes mes facettes, parce que je savais parfaitement que j'étais lunatique au possible, et capable du meilleur comme du pire. L'emmener danser était par contre une autre paire de manches. Elle se défendait pas mal en raleries la demoiselle ! Mais j'avais aussi tout mes atouts personnels, surtout mon charme. Clin d'œil, sourire, phrases toutes prêtes, je n'étais pas rapidement à cours d'armes pour me vendre. Et surtout j'avais confiance en moi, c'était relativement imparable. Alors, de fil en aiguille, j'étais venu au bout de l'idée, et nous avions tout de même fini par danser. Il y avait de quoi me ravir, clairement.

Surtout que, même si ce n'était pas une danseuse de très haut niveau, Clarissa ne se défendait pas si mal que ça. De toute façon j'avais du mal à décrocher mon regard d'elle, à part pour vérifier que personne ne comptait empiéter sur mon territoire. Je ne supportais pas vraiment la concurrence, ça me rendait mauvais au possible, et généralement mon regard noir réussissait à faire fuir les téméraires. Ce n'était pas une science exacte mais il y avait assez peu de fous pour me défier, surtout quand j'avais un verre dans le nez et que ça se voyait. Un peu comme maintenant, quoi. Même si vis-à-vis de Clary j'étais extrêmement prévenant et protecteur. En attestait le fait que j'ai réussi à la rattraper lorsque l'autre abruti l'avait bousculée. Je n'avais pas explosé tout de suite, attendant d'abord d'être certain qu'elle allait bien. Le fait qu'elle soit troublée me tira un petit sourire plutôt mignon qu'autre chose. Une fois rassuré sur son état, j'avais été secouer l'ivrogne. Bien sûr j'étais veillé de près par le personnel de l'établissement et j'avais un champ d'action ultra limité, n'empêche, j'avais les nerfs à fleur de peau, et même en retournant vers la demoiselle je n'étais pas tout à fait calmé, même si je n'étais pas un danger pour elle. Je n'étais pas un danger pour la gente féminine, de manière générale. Pas dans le sens classique du terme, en tous cas. J'étais un poison si on voulait, mais je n'étais pas à proprement parler dangereux.

Enfin, elle me laissa approcher, et je commençai lentement à me détendre. Elle ne ferait pas les frais de mon humeur, parce que de toute façon ça aurait été débile vu qu'à la base c'était pour la protéger que j'avais eu un coup de sang. Je tendis finalement une main vers elle tout en parlant. J'étais rarement si prévenant, mais Clary m'intriguait au plus au point. D'un autre côté ça m'effrayait aussi, au fond, et si je n'avais pas bu je l'aurais sûrement évité avec le grand courage dont j'étais capable quand les choses tournaient de façon à ce qu'elles m'échappent. En fait, la dernière fois que les choses avaient évolué comme ça, avec une fille - plusieurs rencontres, le feeling qui ne passe pas trop mal, tout ça - elle avait fini par piétiner mon cœur sous ses implacables talons, et je n'étais pas sûr de vouloir retenter l'expérience. J'avais compris pourquoi on parlait de tomber amoureux. Parce que ça fait mal quand on tombe. Bon là je n'en étais pas là, mais ça en prenait tout doucement le chemin et ce n'était peut-être pas ce que je voulais. J'allais devoir y réfléchir à jeun et donc ne pas faire de connerie aujourd'hui. Finalement, lorsque la demoiselle glissa sa main dans la mienne, un demi-sourire satisfait et amusé prit place sur mon visage. Elle me faisait au moins un peu confiance. A sa place, en connaissant mon passé, je ne me ferais pas confiance. Mais ça me plaisait quand même. Je la laissais finalement se rapprocher, certain que si j'étais trop proche elle risquait de fuir, et ce qu'elle dit me fit rire doucement. Je me penchais néanmoins un peu vers elle, ne résistant pas à l'idée d'aller envahir un peu son espace de confort.

« Alors ne t'éloigne pas trop ... »

Ma voix était celle du séducteur que j'étais, à cet instant précis. Je me redressais finalement, lui laissant sa zone de liberté, la regardant se remettre à danser un instant avant de faire de même. Elle n'avait peut-être pas le mouvement de ces danseuses qui passaient généralement leur soirée à mes côtés, quand je sortais, mais elle était agréable à regarder, même si je me limitais pour ne pas la faire rougir. Par contre, moi, je dansais comme je savais le faire, ne me retenant pas vraiment, en n'utilisant juste pas toute ma gamme de capacité. J'avais comme un doute sur le fait que le collé-serré soit quelque chose qui l'intéressait ou la rassurait. Enfin, ce n'était pas la mort non plus comme restriction, parce que je bougeais quand même pas mal là, je sentais le feu qui coulait dans mes veines diminuer et ça n'était pas désagréable. De l'énergie, j'en avais encore à revendre, mais je n'en avais plus de trop, et c'était agréable. j'allais enfin réellement réussir à lâcher prise, et pour ça pas nécessairement besoin d'un énième verre de l'oncle Jack. Pour l'instant la danse durait, et c'en était d'autant plus agréable. J'avais l'impression que Clary se lâchait au fur et à mesure, et c'était juste un régal pour les yeux de la voir ainsi. Et puis il n'y avait personne pour nous tourner autour, personne pour la bousculer de nouveau, et ce malgré la piste bondée. Ce n'était définitivement pas désagréable, et ça n'aurait jamais du s'arrêter. Néanmoins je sentis comme un malaise chez Clarissa, à un moment quelque chose n'alla tout simplement pas, et elle ralentit la cadence jusqu'à s'approcher de moi cahin-caha, ce qui eut pour effet de me faire cesser immédiatement de danser tandis qu'elle se collait pratiquement à moi, et je baissais finalement la tête vers elle pour réussir à l'entendre. Je hochais finalement la tête.

« Bien sûr. Suis-moi. »

Je pris sa main et m'engouffrais dans la foule, faisait l'effort de ne pas traverser la masse trop vite. C'était une habitude que j'avais, vis-à-vis du boulot, mais j'avais bien compris que c'était la hanche de Clary qui n'allait pas. En même temps c'était pas bien compliqué de comprendre, quand on savait qu'elle avait fait de la kiné pour une hanche broyée par un cheval. Je n'étais pas sûr que j'en serais remis, à sa place. Quand on voyait de quoi était capable mon épaule quand il s'agissait de me foutre un bordel phénoménal ... Elle me faisait systématiquement mal quand j'avais absolument besoin qu'elle survive. C'était d'un désagréable royal. Enfin, je nous avais frayé un chemin jusque la sortie sans précipitation. L'air frais nous accueillit avant que nous ne passions la porte, et une fois dehors le léger vent faillit me faire frissonner. J'étais quelque chose comme frileux, il fallait l'avouer. Dérangé par le regard que le videur posait sur moi, celui qui me disait clairement de me tenir à carreaux, j'emmenais Clary un peu plus loin, sans pour autant l'isoler totalement. Le but n'était pas qu'elle se sente en danger avec moi. Déjà qu'on voyait d'un mauvais œil cette « sale » habitude que j'avais pris de flirter avec les clientes - et pas que je dois le dire - alors si en plus il y en avait une pour s'en plaindre ... Ce n'était pas forcément le genre de Clarissa, ce n'était pas ce que je disais, mais bon, j'étais devenu méfiant quand même. J'étais sur mon lieu de travail, même si j'étais en congé. J'étais surveillé de près à cause de mes frasques. Je le savais pertinemment. Mais ça ne me calmait pas tout à fait pour autant. Mon intention revint vers la demoiselle. D'une main douce, j'écartais de son visage une mèche rebelle.

« Ca va ? »

Mon ton était doux, prévenant. J'appréciais sincèrement cette fille, au fond peu importe les raisons. Sauf que les raisons importaient, même si je m'en fichais pas mal, à cet instant précis. J'étais capable de faire une connerie que je regretterais un moment. J'étais incapable de m'en empêcher même. Alors, pour me retenir, je m'appuyais avec cette nonchalance caractéristique contre le mur, croisant les bras contre moi. L'alcool commençait à me rendre légèrement brumeux, et ça se voyait dans mon regard comme dans mon attitude. Pourtant il m'en fallait encore une certaine dose avant d'être complètement fait. N'empêche que c'était dur de lutter contre moi-même, et poser mon regard dans celui de Clary n'aidait pas.

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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Mar 3 Nov - 22:47



Tout le monde a droit au bonheur, mais personne n'a le droit de détruire celui des autres.



"If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?". Clarissa & Alexandre
L'incident avec le mec complètement bourré eut au moins pour effet de mettre Clary dans les bras d'Alex, ce qui était très loin de lui déplaire. Au contraire même. Enfin, cela ne dura pas longtemps, pas assez au gout de la demoiselle en tout cas et même si elle avait pris son habituelle couleur tomate, elle serait bien restée là un peu plus. Malheureusement le jeune homme ne semblait pas du même avis et après s'être assuré qu'elle allait bien, il la lâcha et disparut même avec le fauteur de trouble. Bon, c'était bien joli cette histoire, mais Clarissa se retrouvait toute seule au milieu des danseurs et elle n'avait qu'une partie de la scène dans son champ de vision. Ce qui ne l'empêcha pas de constater que le mec qui l'avait bousculé se faisait un peu malmener. Clary n'était pas spécialement pour a violence, mais là... c'était quand même un peu cherchait. Quelle idée de se mettre minable au point de ne plus tenir debout ?! D'accord, elle n'était pas toute fraîche non plus la demoiselle, mais elle arrivait encore très bien à rester sur ses talons d'une petite dizaine de centimètres... Elle aurait aimé entendre ce qu'il se disait, curieuse qu'elle était. D'autres personnes arrivèrent pour finir et elle ne sut pas si c'était Alex qu'on invectivait ou si c'était l'autre gars. Pas pratique de pas être grande, et elle se voyait mal suivre Alex comme son ombre, elle n'avait aucune envie d'empiéter son espace personnel.

Enfin le blond revint et même s'il semblait toujours sur les nerfs, Clary n'eut pas peur de lui. Il aurait très bien pu s'en prendre à elle s'il l'avait voulu, la demoiselle avait une logique des fois... qui n'était bien qu'à elle, et là elle s'était tout simplement dit que ce n'était pas contre elle qu'il en avait et que donc elle n'avait pas à fuir. Oui bon, des fois les humeurs... ça pouvait retomber un peu sur n'importe qui, mais dans sa petite tête de fille qui avait bu, elle n'imaginait pas Alexandre s'en prendre à elle. Et elle n'avait pas tort pour le coup puisqu'il s'approcha d'elle et lui tendit la main tout en lui disant qu'il comprenait si elle ne souhaitait plus danser avec. Il était fou ou quoi ?! Bien sur qu'elle avait encore envie de danser avec. Bon, elle ne lui répondit pas comme ça, elle fit juste une belle petite allusion à la scène qui venait d'avoir lieu. Alex se rapprocha encore un peu, entrant dans la zone de confort de la jeune femme, mais au point ou elle en était, cela ne la gêna pas plus que ça, par contre elle ne réussit pas à garder son regard sur lui quand il lui dit de ne pas s'éloigner. Vraiment, il ne la connaissait pas ! Heureusement d'ailleurs parce que s'il avait été au courant de ce qu'elle était capable de faire... ça aurait été lui qui aurait du avoir peur !

La gêne passée, Clary s'éloigna quand même d'un pas, elle n'était pas douée du tout lorsqu'il s'agissait de danser à deux, déjà seule c'était pas facile, mais alors si elle devait danser avec quelqu'un elle devenait une véritable empotée et elle avait tendance à marcher sur les pieds. Alors pour l'instant autant se remettre à l'aise et danser toute seule. C'était amusant, défouloir et franchement sympa de danser en fait, Clarissa n'avait pas profité d'une soirée comme ça depuis un moment et elle se sentait peu à peu libérée, d'ailleurs sa danse se fit un peu plus fluide et elle arriva même à soutenir le regard d'Alex un moment avant de rire et de secouer la tête en rythme. Son cerveau était quelque peu déconnecté et ce n'était pas plus mal, elle n'avait pas à trop réfléchir, pas à s'attarder sur des pensées ou à essayer de paraître un minimum intelligente. La demoiselle laissa ses pensées divaguer et plus d'une fois elles furent coupées par l'image d'Alex dansant en face d'elle. Elle devait avoir l'air ridicule quand même à coté... Mais c'était pas grave, pour une fois que l'attention était sur elle, elle allait ne profiter. Enfin ça ce fut jusqu'à ce qu'elle n'ait réellement trop forcer et que sa hanche l'abandonne lâchement. Elle ne pouvait pas tenir encore un peu franchement ?! Non, il fallait qu'elle gâche ce moment presque parfait. Oui, presque, elle était sure que ça aurait pu être mieux... un peu moins de monde et un peu plus proche. Mais c'était déjà trèèès bien comme ça!

Clary arrêta donc progressivement de danser et elle finit par se rapprocher du jeune homme en boitillant. Là elle allait surement en avoir pour des jours à s'en remettre. Mais ça ne valait nettement la peine alors... Quand elle le vit arrêter de danser brutalement, cela la fit sourire, c'en était presque mignon. Elle lui demanda s'il voulait l'accompagner dehors et elle entendit à peine la réponse qu'elle était déjà sur le chemin de la sortie. La douleur l'empêchait d'avancer aussi vite qu'elle le souhaitait, mais Alex était prévenant et il n'avançait pas très vite, suffisamment doucement ne tout cas pour qu'elle et sa hanche n'arrive à le suivre. N'empêche que la douleur faisait qu'elle n'arrivait même pas à profiter de la main d'Alex dans la sienne, de leur certaine proximité, parce qu'elle le collait un peu quand même, de peur d'être séparés en cours de route. C'était pas cool du tout ça ! Mais enfin ils arrivèrent dehors et il la conduisit jusqu'à un coin un peu plus loin sans pour autant être à 100m de la boite. De toute façon, là, Clary n'avait qu'une envie, s'arrêter et se poser. L'air frais lui faisait le plus grand bien, elle inspira une grande bouffée d'air, contente de sentir la fraîcheur sur sa peau. Elle leva les yeux sur Alex, appuyée sur sa jambe valide afin de soulager celle qui avait été piétinée par un étalon, elle avait la tête légèrement penchée et un fin sourire sur les lèvres. Même dans la douleur elle gardait le sourire. Bon et c'était bien parce qu'elle était face à un mec à tomber et qu'elle se demandait un peu ce qu'il faisait là. Pour finir il replaça une mèche de cheveux rebelle et elle détourna le regard. Cette proximité la gênait, elle ne savait simplement ce qu'elle était censée faire, si elle devait faire quelque chose, alors elle resta plantée là et ne releva ses grands yeux bleus que pour observer Alex qui lui posait une question.


"Ça va... Je vais surement en avoir pour des jours à m'en remettre, mais c'est rien de grave... par contre fini la danse pour cette nuit sinon je vais devoir repartir sur un brancard."

Et elle n'avait aucune envie de partir avec les pompiers pour une bêtise pareille ! Pendant qu'elle parlait, le jeune homme s'était appuyé contre le mur, les bras croisés et Clary avait réussi à garder son regard planté dans celui du jeune homme. Bon, il ne fallait pas pousser non plus, à la fin de sa tirade elle avait baisser les yeux pour les poser sur ses mains. Elle joua un instant avec l'un de ses ongles avant de redresser la tête. Elle sentait son coeur battre la chamade dans sa poitrine et elle ne savait soudainement plus du tout pourquoi elle avait accepté de danser avec lui et comment elle en était venue à tellement danser qu'elle avait du sortir... L'alcool n'était vraiment pas sympathique, il lui faisait faire des tas de choses qu'elle n'aurait certainement jamais fait... Et puis elle se sentait toute embrouillée tout en étant tout à fait consciente de ce qu'elle vivait. Bref, la vodka faisait son effet, et heureusement elle avait su s'arrêter avant de finir en épave. Toute à ses pensées confuses, Clary ne se rendit pas compte qu'elle commençait tout doucement à avoir froid et ce n'es que lorsqu'un frisson la parcouru qu'elle se souvint que rester dehors quand on a bu n'était pas la meilleure des idées. Pourtant elle était bien là ! L'air frais était même certainement son meilleur ami.

Elle était en semi-contemplation d'Alex, bah oui, le regard pas vraiment posé sur lui mais elle le voyait quand même très bien, lorsqu'elle entendit son prénom dans son dos. Elle eut un doute, regarda le blond avant de se retourner et de voir un pote de la fac qui s'approchait. Elle lui sourit mais ne fit aucun geste pour aller vers lui, déjà elle avait mal et ne comptait pas faire d'effort et de deux elle sentait la présence d'Alex dans son dos et n'avait aucune envie de bouger de là. Daniel était à quelques mètres d'eux à présent et il se lança dans une petite tirade.


"Ça va ? Les filles te cherchaient, enfin Emilie te cherchait, les autres sont encore en train de danser...
- Ça va t'inquiète, j'ai juste eu besoin de prendre l'air. Tu t'en vas ?
- Ouais, je rentre avec Marc et Ophélie.
- Bon bah j'espère que les filles vont pas m'oublier... Sinon j'irai réveiller mes parents et pas certaine qu'ils apprécient. Rentre bien, salut.
- J'espère pour toi ! A demain !
"

Clary lui fit signe de la main et elle se retourna de nouveau pour faire face à Alex, sauf qu'elle ne s'attendait pas à être aussi proche de lui et elle dut lever la tête pour voir le bleu glacial de ses yeux. Pour une raison qu'elle ignorait, elle trouva le besoin de s'expliquer alors que rien ne l'y obligeait.

"C'est Daniel... On est à la fac ensemble. Je crois qu'il va tenir la chandelle toute la route. Pour une fois que c'est pas moi..."

Sincèrement, elle aurait plus dû s'inquiéter de savoir si ses copines allaient partir ou non, mais là, perdue dans le regard du jeune homme, elle parlait pour ne rien dire. C'était tout ce que son cerveau trouvait à faire... blablater sur des gens qu'Alex ne connaissait pas. Clarissa passa sa main dans les cheveux pour se donner un peu de contenance et elle hésita un instant avant de poser sa main sur le torse du jeune homme, de toute façon elle était bine plus proche de lui qu'elle ne l'aurait du alors... Elle pouvait sentir sa poitrine se soulevait en rythme sous ses doigts et elle avait l'impression de sentir son coeur également sous sa peau, ou peut être qu'il s'agissait simplement de son propre pouls qui s'était accéléré...

BY .SOULMATES


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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Lun 9 Nov - 22:11


« If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough? »
Alexandre & Clarissa
Danser avec la belle blonde, lorsqu'elle se lâchait, était tout ce qu'il y a de plus agréable. Déjà, elle était bien fichue, et ça, ça faisait parler l'homme en moi. Ensuite, Clarissa était vraiment mignonne, avec ses airs de timide. Qu'elle le veuille ou non, ça se ressentait dans ses mouvements. Elle essayait, n'osait pas vraiment, et puis s'affranchissait petit à petit de cette timidité pour se laisser vivre plus. Pour moi, c'était un régal, de la voir comme ça, et aussi, le fait qu'elle se sente progressivement plus à l'aise me caressait l'ego. Après tout c'était à moi qu'elle faisait confiance, pas à n'importe quel trou du cul de base. J'avais encore plus envie de m'approcher d'elle, de la protéger, de ne plus la lâcher. Au moins ce soir. Sauf que Clary n'était pas une de ces filles là. Clary, je ne pouvais pas lui faire ça. Je le savais. Elle commençait seulement à me faire confiance, pourquoi tout gâcher ?  C'était le genre de fille dont on ne répare pas si facilement la confiance. Déjà pour la gagner ça pouvait être un défi ... Pour un mec comme moi, la réparer, c'était Mission Impossible, et je n'étais pas Tom Cruise. C'était toujours un tout autre dénouement.

Ce moment était suspendu dans le temps. Pour moi, danseur averti, fêtard de première, bringuard de base, il n'avait rien de réellement extraordinaire. Pourtant je le sentais différemment, et tout ne venait que de la jolie blonde qui occupait pour le moment toutes mes pensées, qui attirait tous mes intérêts. Elle était superbe, et lorsqu'elle se lâchait, elle était tout de suite beaucoup plus fluide et semblait beaucoup plus aguerrie. Il fallait juste qu'elle croit en elle, et ça, c'était le grand secret pour ainsi dire tout, y compris trouver un job ou dissuader des jeunes imbéciles de venir faire les marioles trop près. Malheureusement, l'instant cessa. La demoiselle boitillait, et il ne fallait pas avoir fait bac plus trente pour savoir que c'était la faute de sa hanche. Il suffisait d'être de l'académie, ou alors d'avoir passé quelques séances chez le kiné en même temps qu'elle. La tempête avait donc été assez instructive. Mais ça me rendait protecteur, prévenant, et surtout ça ne me donnait pas envie de la laisser sortir seule. Qui sait ce qui pourrait se passer ? Alors j'avais accepté sans réfléchir de sortir avec elle, lui frayant un passage à un rythme qu'elle pourrait normalement suivre sans mal, serrant sa main dans la mienne, me retournant parfois pour vérifier que tout allait bien pour elle.

Finalement, l'air frais nous accueillit, me refroidissant rapidement. J'étais frileux, certes, mais le sang bouillonnait toujours dans mes veines, mêlé à l'alcool. La demoiselle me donnait envie de commettre des folies. J'étais encore assez lucide pour savoir que je ne devais pas le faire, sous aucun prétexte. Mais je détestais les interdits. Je détestais avoir à écouter ma conscience. Je ne savais pas exactement ce que je ressentais pour elle, mais je savais que je voulais la protéger. Bonne amie, protégée, âme-sœur, tout ça c'était bien au delà de ma réflexion, ce soir. Tout ce que je savais c'est qu'elle me plaisait, c'était indéniable, mais ça ne faisait pas tout. Je savais aussi que je voulais la protéger, y compris contre moi. Je me connaissais, je serais un poison pour elle, quelque soit notre relation, si quelconque relation il y avait. J'étais sanguin, impulsif, violent. Elle était douce, timide, réservée. J'avais peur de l'écraser. Et je risquais de faire une bêtise. La douceur de ma voix n'aurait rien eu d'habituel pour un garçon quelconque. Mais pour moi, c'était vraiment quelque chose d'assez rare, que peu de personnes entendaient, car il était difficile de m'approcher d'assez près. Elle l'avait fait. Elle n'avait rien fait pour. Pourtant elle l'avait fait. Comme un tour de magie. Sa réponse me laissa légèrement soucieux, même si je barricadais bien mes sentiments derrière mon masque. J'en étais encore largement capable, dans cet état.

Un léger blanc s'installa dans la conversation. Il ne me dérangeait pas, ça me permettait d'observer à la dérobée la demoiselle, ainsi que les personnes autour de nous. C'est ainsi que je vis l'un des étudiants arriver. Je me redressais, plus par habitude que par attitude de défi, et lorsqu'il appela la blonde, une légère tension passa le long de mon échine. Je ne comptais pas faire une esclandre, sûrement pas même, après tout, je n'en avais aucun droit. N'empêche, je ne pouvais pas m'en empêcher. Lorsque la demoiselle me regarda, plutôt surprise qu'on l'appelle, je désignais d'un mouvement de menton à peine perceptif le jeune homme qui s'approcha. Si je n'avais pas perdu tout mon air avenant, il n'eut pas l'un de mes sourires, et instinctivement je fis un pas vers la demoiselle tandis qu'ils parlaient, marquant sans agressivité superflue que je ne me sentais pas près à partager de mon plein gré la demoiselle. Après, ce serait son choix, mais moi, je ne la laisserais pas filer, que ce mec soit un pote ou non. C'était égoïste, mais je voulais passer encore un moment avec elle, goûter à sa timidité excessivement amusante, peut-être comprendre ce que je voulais. La présence d'un autre mec était hors de mes espoirs, et hors de ma capacité à rester calme, là. Enfin, je n'aurais pas du me sentir menacé. Il partit bientôt, et lorsque son regard se posa sur moi, un de mes sourires parisien étira mes lèvres tandis que je le saluais d'un hochement de tête. C'était une petite mise en garde sans grande méchanceté.

Lorsque la demoiselle retourna son attention vers moi, nous étions beaucoup plus proches. C'était volontaire de ma part, bien sûr. C'était pourtant une véritable bêtise, et j'en étais conscient. Mais c'était comme agiter un paquet de bonbons sous le nez d'un enfant. Non, rectification. Même pour un enfant, Clary était bien plus attrayante qu'un paquet de bonbons, surtout à cet instant, proche de moi, les yeux levés vers moi. Tout doucement, le feu recommença à couler dans mes veines, et cette fois-ci, il n'avait rien d'un dangereux destructeur. Pourtant La jolie blonde ne pourrait rien en voir, parce que pour ça, j'avais un contrôle total de mon corps. J'aurais pu me fermer pour me barricader derrière mes airs impassibles, pourtant je n'en avais strictement aucune envie. Je laissais même l'ombre d'un sourire étirer mes lèvres. J'avais avant tout envie qu'elle me fasse confiance, qu'elle accepte de rester près de moi. De venir contre moi. Le fait qu'elle s'explique, se justifie sur ce qui venait de se passer me tira un peu d'amusement. Pourtant je n'avais rien à répondre, ce qui était assez rare. Pour moi, mon attitude expliquait d'elle-même mon ressenti. Ce mec ne marchait pas sur mes plates-bandes, alors je n'étais en aucun cas jaloux. J'avais beau être relativement exclusif, je savais faire la part des choses. Un ami restait un ami. Après tout, quand j'étais avec Camilla c'était bien plus proche que cela.

Enfin, un léger sourire étirait mes lèvres tandis que la demoiselle passait une main dans ses cheveux. Lorsque sa main se posa sur mon torse, ce fut comme si le tissu me brûlait, à cet endroit-là. Il était de trop. Ou c'était mes pensées, qui allaient trop vite. Toujours est-il que mon regard resta planté dans celui de la demoiselle, bien que mon regard se modifia de sorte à être plus brûlant, sans pour autant montrer le brasier qui faisait rage. Pour moi, c'était clair. Cette fille, je la voulais. C'était ma première certitude à cet instant. Clarissa était magnifique, et pour cette raison je la voulais. Ma deuxième certitude était que je ne pourrais pas l'avoir, pour deux raisons. J'étais capable de la briser, et je n'en avais aucune envie. Et puis, elle n'était pas de ces filles-là, et je ne voulais pas qu'elle le devienne. Le reste n'était pas clairement défini dans ma tête, et même si je gardais mon impassible maîtrise de moi, à l'intérieur les choses n'étaient clairement plus si ordonnées. Alors, je posais finalement une main sur la taille de la demoiselle, à la juste hauteur pour que ce contact trahisse juste assez mes pensées sans pour autant l'inquiéter, tandis que mon autre main passa lentement sous sa mâchoire, mes doigts effleurant la peau de sa gorge. Je savais qu'elle pouvait fuir, mais je n'avais pas l'impression qu'elle le ferait. Après tout, c'était elle la première qui était vraiment rentrée dans ma bulle. Même si ça ne me déplaisait pas.

Lentement, je me penchais vers elle pour l'embrasser. C'était très film à l'eau de rose, mais j'avais perdu en assurance. Si elle fuyait maintenant, j'aurais tout perdu. Elle était de ce genre de filles qui m'éviterait, c'était certain, mais je n'en avais aucune envie. Je savais que je voulais la revoir. Le pourquoi du comment m'échappait sous l'effet de l'alcool, mais je le savais. Finalement, mes lèvres se posèrent contre les siennes. Ce baiser n'était peut-être pas de la violence langoureuse de ceux que je donnais habituellement, mais la douceur qu'il avait été un contraste surprenant avec mon caractère. Seulement, je devais faire avec ma partenaire. C'était un baiser volé, et il fallait que ça lui plaise. Pour lui donner un peu plus d'intensité, je caressais délicatement sa joue de mon pouce, et par réflexe, ma main se referma légèrement sur sa taille dans un geste possessif. J'aurais aussi pu choisir de détruire l'espace entre nos corps, mais je pensais qu'elle en aurait besoin. Je n'étais pas sûre qu'elle se soit vraiment attendue à ce que je l'embrasse. Elle n'était peut-être même pas consciente de m'avoir lancé le dernier appel qui me manquait avant que je n'agisse. Finalement, mes lèvres quittèrent les siennes, au goût de vodka et de pomme, et je me redressais juste assez pour pouvoir la regarder dans les yeux, me retenant de justesse de me mordre la lèvre dans une mimique sexy acquise depuis longtemps. Ma main sur sa taille se relâcha, restant juste posée, et celle contre son visage descendit lentement le long de son épaule, contre son bras. Je voulais qu'elle se sente libre de partir si c'était ce qu'elle voulait. De mon avis, un baiser n'avait rien d'illégal, mais peut-être que je faisais fausse route. Après tout, elle n'était pas comme toutes ces filles que je côtoyais habituellement. Clary était bien plus à mes yeux, mais elle était bien plus tout simplement, aussi. Finalement, c'est le froid que je sentais à travers sa peau qui me décida. Je caressais délicatement son bras avant de me pencher vers elle.

« Tu es gelée. On devrait rentrer, avant que tu ne tombes malade. »

Je posais finalement un baiser doux sur sa joue. J'attendais de savoir ce qui lui trottait dans la tête avant d'avoir de nouveau l'idée de l'embrasser. Je ne voulais surtout pas qu'elle se sente agressée, envahie. Je ne voulais pas qu'elle fuit. Je voulais qu'elle reste, qu'elle reste avec moi. Je voulais qu'elle me fasse confiance. Il y avait d'autres choses que je voulais, mais c'était impossible. Pour le reste, pour la suite, je n'en savais rien. J'allais devoir y réfléchir, parce que ça tournait dans ma tête, mais ça ne restait pas. L'ami Jack m'empêchait de me concentrer sur autre chose que sur la jolie blonde, et je savais déjà que les prochains jours seraient pour moi sous le signe du grand questionnement.

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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Mer 11 Nov - 22:03



Tout le monde a droit au bonheur, mais personne n'a le droit de détruire celui des autres.



"If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?". Clarissa & Alexandre
L'air frais fit le plus grand bien à Clary, déjà parce qu'elle avait vraiment chaud et l'alcool n'était pas et puis cela lui permit aussi de se détendre un peu et d'essayer de faire passer sa douleur. S'éloigner de l'entrée ne la dérangeait pas, au contraire même, au moins elle avait moins de chance de se faire bousculer par un inconnu un peu trop pressé ou trop bourré. Et puis ils n'étaient pas très loin quand même, c'était juste à quelques pas de l'entrée, alors elle n'avait aucune raison de s'inquiéter de quoi que ce soit. Bon et de toute façon ce n'était pas tant le lieu qui l'intéressait, mais plutôt la personne avec qui elle était. Alex avait toute son attention, même lorsqu'elle ne le regardait pas dans les yeux, et encore plus lorsqu'il s'approchait un peu d'elle, comme pour remettre une mèche folle en place. Clarissa n'était peut être pas des plus à l'aise, mais elle n'aurait souhaité une autre place pour rien au monde, elle souhaitait même que cette soirée ne s'arrête pas. Et pour le moment il y avait une sorte de début de conversation alors normalement ça n'allait pas finir tout de suite. Bien sur la demoiselle ne put s'empêcher d'en rajouter une couche en disant qu'elle allait mettre un peu de temps avant de ne plus avoir mal. Mais ça valait la peine de souffrir un peu là. Alex ne répondit pas et cela créa un blanc qui n'aida pas Clary à se sentir à l'aise. Pourtant elle resta là, à se demander si elle devait lancer un sujet de conversation ou juste attendre... pour l'instant elle n'avait pas beaucoup d'idée de discussion alors elle restait silencieuse.

Le silence qui entourait Clary s'envola avec la voix d'un jeune homme qui appela son nom. Après un regard à Alex, la jeune blonde se retourna pour faire face à Daniel qui s'approchait. Elle lui répondit avec bonne humeur, ce mec était réellement sympa et elle aimait bien discuter avec entre les cours. Pourtant là elle ne fit pas traîner les choses, une personne attirait nettement plus son attention et il s'avérait qu'elle était juste derrière elle. Elle sentait sa présence, même la chaleur de son corps pratiquement contre son dos nu. C'était à la fois intimidant et excitant. Surtout intimidant en fait, mais elle n'avait pas vraiment envie de sentir cette présence s'éloigner. Leur petite conversation finie, Clary salua son ami et se retourna pour faire face à Alex. Il était encore plus près que ce qu'elle pensait et se retrouva pratiquement dans ses bras. Pour une raison obscure, mais qui caractérisait parfaitement Clarissa, la demoiselle se justifia et termina, comme à son habitude par se plaindre. C'était certainement son sport favoris la plainte, mais elle savait aussi se taire. C'était exactement ce qu'elle faisait à présent, Alex n'avait rien répondu, elle ne savait plus trop ou se mettre et pour essayer de garder un peu de contenance elle passa une main dans ses cheveux. Pour une nouvelle raison qu'elle ne pouvait expliquer, Clarissa eut le courage, la témérité de poser sa main sur le torse du jeune homme. Elle ne savait pas du tout d'ou lui venait cette témérité, mais elle espérait ne pas se faire envoyer bouler parce que sinon elle pouvait dire adieu au peu de confiance en elle qu'elle avait acquis.

Son grand regard bleu était posé sur le visage du jeune homme et elle crut y déceler une sorte d'étincelle sans pour autant en être certaine. Elle ne pouvait pas dire qu'elle était très douée pour détecter les changements d'humeur, surtout pas dans l'état dans lequel elle se trouvait à présent. Entre l'alcool qui faisait son effet et Alex qui la perturbait au plus haut point... Ses idées n'étaient pas très claires. Et avec le jeune homme qui posa sa main sur sa taille, c'était encore pire. Elle comprit que l'histoire des papillons s'était pas une blague, elle eut l'impression qu'un essaim de papillons venait de prendre son envol dans son ventre et bizarrement c'était plus qu'agréable. Elle sentit la pression de ses doigts sur sa robe et se demanda ce qu'il allait faire, si elle était juste en train de se faire un film et que tout ça allait s'arrêter là. Pourtant Clary ne bougea pas, ne quittant pas le regard de glace d'Alex, elle était un peu perdue et préférait nettement laisser toutes les commandes au jeune homme, de toute façon elle se pensait assez forte pour dire non si jamais ça allait trop loin. Fallait-il encore que ça aille plus loin... Très vite elle eut sa réponse puisqu'Alex caressa sa gorge. Là elle avait... très très chaud. Pour ne pas changer, elle sentit le feu lui monter au visage, mais elle ne détourna pas la tête pour une fois, de toute façon elle n'en aurait pas vraiment eu le temps.

Le parisien se pencha sur elle et d'un seul coup se fut le bug total de cerveau. Clary se retrouva incapable de bouger, et elle ne réussit plus à penser à autre chose qu'au visage du jeune homme. Jusqu'à ce que leurs lèvres ne se frôlent. Elle n'eut d'abord aucune réelle réaction, et après un très court instant, son corps prit le dessus et elle répondit au baiser du jeune homme sans vraiment savoir comment. Sa première pensée fut pour la barbe d'Alex qui était loin d'être désagréable, elle fut ensuite pour la douceur de sa main sur son visage et la force de celle qui tenait sa taille. Sans s'en apercevoir, Clary avait resserrait son étreinte sur la chemise du jeune homme. Elle avait l'impression de lui appartenir entièrement, en fait là c'était un peu tout ce qu'elle souhaitait : être à lui. Mais ce n'était qu'une pensée et une pensée brouillée par l'alcool. Néanmoins elle ressentait vraiment cette pression dans son estomac qui était loin d'être désagréable, son coeur qui battait la chamade et cette sensation de bien être. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, Clary se rendit qu'elle avait fermé les yeux sans même s'en rendre compte et quand elle les rouvrit ce fut pour apercevoir le bleu glacial du regard d'Alex. Elle ne se retint pas de passer le bout de sa langue sur sa lèvre inférieure avant de la mordiller légèrement. Elle avait un gout de vodka pomme et de whisky. La caresse le long de son bras la fit frissonner et ce n'était pas le froid qui faisait ça, mais bel et bien le toucher de la main du jeune homme. Clarissa baissa le regard un instant, elle avait l'impression de se consumer sous le regard d'Alex. Sa voix pourtant lui fit relever la tête et elle eut son sourire charmant et quelque peu timide à la fois
.

"Je pense qu'il m'en faut plus pour tomber malade..."

C'était une intervention des plus inutiles mais c'était toute ce que son cerveau encore à moitié éteint trouva. Clary hésita un instant avant de laisser glisser sa main qui était sur le torse d'Alex et d'attraper timidement de son autre main, celle du jeune homme qui venait de lui caresser le bras. Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait, de ce qu'elle devait faire, mais son corps agissait pratiquement sans qu'elle ne demande grand chose. Pour finir elle prit la direction de l'entrée de la boite, tenant à peine la main du jeune homme, lui laissant totalement la possibilité de s'échapper de ce contact. Elle aurait aimé que toute cela ne s'arrête pas, jamais. Elle aurait aimé être plus entreprenante tout en se disant que de toute façon elle en était bien incapable. En revanche elle n'avait aucune idée de ce que tout cela voulait dire. Elle savait qu'Alex était du genre plutôt belles filles et relation qui ne dure pas des années... Enfin pour l'instant elle allait surtout profiter de toute ça, elle allait garder ses petites étoiles dans les yeux et ses papillons dans le ventre aussi longtemps que possible.

De retour à l'intérieur, Clary rejoignit son groupe qui avait bien diminué. Elle n'avait aucune idée de combien de temps ils étaient partis, et cela lui était égal d'ailleurs, mais elle appréciait le fait qu'il y ait moins de monde. Elle ne vit pas les filles avec qui elle était venu, mais cela ne l'inquiéta pas vraiment. A la place de les chercher, elle alla s'installer sur la banquette et poussa un soupir de soulagement. Parce que même si elle était sortie prendre l'air, qu'elle avait passé le meilleur moment de sa vie, le plus magique de tous, cela n'avait pas arrangé l'état de sa hanche et ne plus avoir tout son poids sur sa jambe la soulageait au plus haut point. Le pire maintenant allait certainement être de se relever pour quitter la boîte. Mais la question ne se poser pas pour l'instant et Clarissa posa plutôt son regard sur Alex, regard qui ne masquait en rien ses émotions : joie, désir, un peu de stress aussi, sans oublier cette petite brume due à l'alcool et à son cerveau qui avait encore du mal à s'en remettre
.

"Ça fait du bien de prendre de l'air, mais il fait quand même meilleur ici..."

Nouvelle intervention inutile, mais Alex devait commencer à avoir l'habitude d'entre Clary parler juste pour parler. Elle était comme ça, et c'était encore pire lorsqu'elle avait bu, alors là il était servi !
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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Ven 13 Nov - 22:17


« If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough? »
Alexandre & Clarissa
Sortir fut sans doute la meilleure idée de la soirée. Certes, à y songer, la raison n'avait strictement rien d'agréable, et surtout pas pour la demoiselle, mais l'air frais me gardait un peu les idées en place, même s'il fallait dire qu'elles partaient d'un point  A à un point B pour repartir dans l'autre sens sans que je puisse sortir le pour et le contre de mon esprit. En somme, c'était sacrément compliqué de savoir ce que je voulais. Ou plutôt retrouver intelligemment la limite à ne pas franchir avec la jeune femme. J'avais déjà habituellement du mal à me dépatouiller avec ce genre de choses, l'alcool qui coulait dans mes veines ne m'aidait genre absolument pas, même si j'avais de l'expression et que je le tenais plus que bien. Enfin, toujours est-il que dehors, sans musique pour assourdir mes pensées, et sans rivaux pour me mettre aux aguets, je profitais plus de la présence de Clarissa, même si j'étais silencieux. Et pourtant pas particulièrement silencieux. C'était une habitude, une part de mon caractère changeant. Parfois, je me contentais du silence, quitte à écouter les interlocuteurs parler, engranger de quoi sortir une réponse intéressante, ou juste attendre le moment propice pour dire quelque chose de pertinent. Là en l'occurrence c'était le silence de ma part, même si mon expression ne se refermait pas comme j'en étais habituellement capable.

Je fis même l'effort de ne pas monter sur mes grands chevaux lorsque le jeune homme vint héler Clary. Il fallait le dire, je n'étais pas sociable avec la gente masculine, loiiiin de là même, et surtout pas lorsqu'une fille que je convoitais entrait en ligne dans l'équation. D'habitude je me fermais et perdais toute amabilité et après j'avais du mal à me détendre. Là j'avais au moins fait l'effort de ne pas mordre, même si je m'étais approché de la demoiselle pour bien montrer que j'étais là et que je ne comptais absolument pas la laisser filer avec quelqu'un d'autre. Et visiblement c'était largement suffisant, ou alors ce garçon ne savait pas ce qu'il perdait en ne s'intéressant pas sérieusement à la demoiselle. Non, vraiment. Elle était amusante et naturelle. C'était rafraîchissant. Et son petit côté timide avait quelque chose de dépaysant. C'était toujours un grand moment d'être avec elle, et ses petites gaffes de fille peu sûre d'elle n'avait rien de dérangeant. Au contraire c'était très drôle. Et je ne supporterais pas que quelqu'un d'autre puisse en profiter ce soir. J'étais possessif et jaloux de nature. Et elle m'appartenait. Je ne la laisserais pas me fausser compagnie sans m'être battu un minimum.

Mais au moins ça ne semblait pas être nécessaire, puisque la demoiselle le salua et se retourna vers moi. Nous étions plus proches l'un de l'autre qu'avant, mais cette proximité ne me dérangeait absolument pas. Elle, par contre, elle rougit instantanément. Réaction logique, s'il y en avait. La partie moins logique fut lorsqu'elle posa sa main sur mon torse, mais c'était agréable. En réponse à ce contact, l'une de mes mains se posa sur sa taille, avant que ma main libre ne caresse sa gorge. Le rouge qui lui monta aux joues m'étira un sourire plein de charme. Cette timidité était quelque chose de nouveau avec lequel composer, pour moi, mais j'avais l'impression de ne pas s'y mal m'en sortir, vu de l'extérieur. Bien sûr ça me demandait beaucoup de réflexion pour ne pas commettre un irréparable impair, mais c'était un défi tout neuf qui me plaisait terriblement. J'avais finalement décidé de l'embrasser, ne ratant pas l'arrêt qu'elle eut. Pendant ce moment mon regard scruta le sien, cherchant un indice sur la suite. Et finalement mes lèvres prirent possession des siennes dans un baiser délicat. La première seconde faillit me faire reculer. Généralement les femmes n'oubliaient pas de répondre. Soit elles me repoussaient, soit elles avaient un retour, mais elle ne restaient jamais figées comme la belle blonde, et c'était assez perturbant. Pourtant, lorsque sa main se referma sur ma chemise, je m'enhardis juste assez pour l'attirer plus près de moi de ma main sur sa taille, un sourire en coin déformant la ligne de mes lèvres.

Enfin, j'avais beau être gourmand, je n'en savais pas moins que toutes les bonnes choses avaient une fin. J'avais finalement mis fin au baiser tant que tous les rouages de ma tête folle étaient en état de fonctionnement pour arrêter avant les dégâts, et dans le même temps je l'avais relâchée, la laissant libre de ses mouvements, sans pour autant m'éloigner d'elle, au contraire même, puisque je me laissais la liberté de caresser doucement son bras. Un frisson la parcourut, un de ces frissons d'attente pure et dure, ça se sentait. Pourtant sa peau était réellement glaciale, et vu le froid que je ressentais je me doutais qu'elle ne pouvait plus être en ébullition, quoi que j'y ai fait ! Et puis il y eut cette petite phrase, douce et prévenante, et enfin ce tout petit baiser posé délicatement sur sa joue. Son sourire me désarma presque. Il était parfait pour faire fondre n'importe qui, et je me demandais encore ce qu'une jolie fille comme elle, gentille et intelligente de surcroît, faisait encore en tant que célibataire acharnée. Ou du moins c'était ce que j'avais cru comprendre par l'intermédiaire de ses camarades de promotion. La connaissaient-elles si mal ? Ou alors il y avait quelque chose à savoir sur la jolie blonde, qui expliquerait cette timidité qu'elle pouvait montrer face à moi. J'avais l'impression de l'impressionner, peut-être même de lui faire peur parfois. J'allais me pencher sur cette question assez rapidement. Dès que j'aurais moins d'alcool dans le sang. Mais pour le moment je riais légèrement de ce qu'elle dit avant de poser un regard mi sérieux mi amusé sur elle.

« Je m'en voudrais si tu tombais malade et gardais un mauvais souvenir de cette soirée ... »

Et c'était la vérité pure et dure. Lorsque sa main glissa de ma poitrine, je baissais le regard un instant. Puis mes doigts se refermerent avec volonté sur ceux qu'elle venait de glisser dans ma main. Je ne la laisserais pas s'éloigner si facilement de toute façon. Je lui emboitais finalement le pas, passant finalement un bras protecteur autour de sa taille. Sans un égard pour mon collègue qui une fois de plus me regardait de traviole, je rentrais dans la boîte et suivis Clarissa jusqu'à la banquette d'étudiants. Cette fois il y avait de la place pour tout le monde et je m'assis finalement à côté d'elle, appuyant mon dos avec une nonchalance exagérée contre le dossier. Une main posée sur celle de Clary, j'observais la piste de danse, un soupçon méfiant puisque j'avais aperçu quelques personnes à strictement éviter à l'entrée et que ce n'était pas le moment de faire une esclandre. Surtout ce n'était pas le moment. Je me connaissais suffisamment bien pour savoir ce dont je serais capable alors la prévention était ma meilleure option. Je tournais finalement la tête vers la demoiselle avec ce qu'elle ajouta, un sourire malicieux aux lèvres et un regard pétillant se plantant dans le sien.

« En effet ! »

Mon sourire se modula légèrement. D'un geste presque automatique, mon pouce caressa sa main avec la douceur dont j'étais parfois capable. Ce n'était pas ma principale faculté, la douceur, mais je n'en étais pas pour autant totalement dépourvu lorsque je le voulais. Par contre, avisé, je l'étais rarement, et j'étais tout aussi capable de mettre les deux pieds dans le plat avec mes questions qui tombaient tout à trac que la charmante créature avec laquelle je passais ma soirée. Cette fois j'en avais bien une, du genre qui me désarme avant de la poser et sûrement pas facile à répondre mais suis n'avait rien de trop incursif dans la vie de la miss pour autant.

« Clary ... j'ai l'impression que je te rends nerveuse comme si ... je t'impressionnais. Pourquoi ? »

J'étais juste assez près pour qu'elle m'entendez sans que je ne force la voix et qu'une paire d'oreilles indiscrètes ne puisse épier la conversation. Le début de ma phrase n'était pas vraiment une question même si j'hésitais un peu sur les termes à utiliser. Pourtant j'étais réellement curieux d'avoir sa réponse parce que voilà, cette fille me perturbait au plus haut point et que j'attendais juste d'avoir des réponses claires et de savoir sur quel pied danser. Je ne voulais pas faire d'erreur avec elle, ce serait une catastrophe, et pour ne pas faire d'erreur il y avait des choses que je devais nécessairement connaître, comme la réponse à ma question.

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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Dim 15 Nov - 13:21



Tout le monde a droit au bonheur, mais personne n'a le droit de détruire celui des autres.



"If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?". Clarissa & Alexandre
Ce baiser n'était pas une surprise pour Clary, elle avait largement eu le temps de le voir arriver, mais elle ne put réagir avant un court instant. Il fallait dire qu'on ne l'avait encore jamais embrassé et que toutes ces sensations nouvelles avaient embrouillé sont cerveau déjà plus très frais. Elle ne mit pas non plus beaucoup de temps avant de répondre à ce baiser et instinctivement sa main s'était refermée sur la chemise d'Alex. D'un mouvement de la part du jeune homme, elle se retrouva presque collée à lui et se sentir aussi proche de lui... Elle se sentait incroyablement bien et elle aurait aimé que tout cela ne s'arrête pas. Clarissa n'avait jamais été proche d'un homme, jamais... Elle n'avait pas eu d'occasion, pas l'envie aussi peut être, mais après 21 ans sur cette Terre, elle comprenait qu'elle avait quand même manqué quelque chose. Mais comment aurait elle pu le savoir avant que c'était si agréable de se retrouver dans les bras d'un homme, de sentir ses lèvres sur les siennes, ses mains sur son corps. Tout cela créait une véritable sensation de bien être, ses papillons dans le ventre, cette envie de sourire comme une débile juste en pensant à ce qu'elle vivait. C'était idiot mais tellement bien ! Et puis leur étreinte prit fin, mais Clary sentait encore son pouls battre dans son cou, elle avait le coeur qui dansait dans sa poitrine et on aurait presque pu deviner les étoiles dans ses grands yeux bleus.

Face à face suite à cet échange, Clary était encore toute gênée, elle ne soutint pas bien longtemps le regard d'Alex, déjà parce qu'elle avait naturellement du mal à soutenir le regard des gens et ensuite parce qu'elle se consumait littéralement sous ce regard glacial. Et puis cette caresse le long de son bras finit par la faire frissonner et elle se demanda comment c'était possible que son corps réagisse autant, mais ses pensées n'allèrent pas beaucoup plus loin puisqu'Alex reprit la parole et qu'elle redressa la tête pour l'observer. Oh, là ce n'était pas vraiment le froid qui l'inquiété, en fait il n'y avait plus grand chose qui l'inquiétait à ce moment précis, encore moins lorsqu'Alex vint déposer un baiser sur sa joue. Il était plein de petites attentions, plus mignonnes les unes que les autres et pour une fois Clarissa se sentait importante. Elle se savait importante aux yeux de Cléia, peut être pour une ou deux autres amies, mais ça n'avait jamais été le cas avec un homme et elle se sentait... femme et beaucoup moins fille. Cependant cela ne l'empêcha pas de répondre quelque chose de pas très recherché... elle devait faire avec son cerveau tout grillé par les événements de la soirée. Mais ce que dit le jeune homme l'amusa beaucoup, il lui faudrait plus qu'un rhume pour gâcher le souvenir de cette soirée, beaucoup beaucoup plus ! Et c'est avec toute sa timidité et sa réserve que Clary laissa glisser sa main le long du torse du jeune et qu'elle glissa sa main dans la sienne. Elle sentit la pression des doigts d'Alex sur ses doigts et un sourire s'afficha sur ses lèvres. Elle n'avait pas vraiment envie de perdre contenance alors elle lui répondit tout sourire
.

"Oh tu sais, il m'en faudrait plus pour que ça devienne un mauvais souvenir... j'te rappelle que niveau pire soirée de ma vie j'ai déjà du niveau ! Et puis ça vaut bien un rhume"

Elle parlait bien entendu de cette soirée qui avait si bien commencée et qui avait fini à l’hôpital avec une opération de plusieurs heures et des jours passés avec des câbles dépassant de sa jambe. Alors oui, niveau mauvais souvenir de soirée elle avait été servie et elle espérait ne jamais revivre pareil moment. Et puis comme elle l'ajouta plus bas, sans savoir si s'était assez bas pour qu'Alex ne l'entende pas, son premier baiser contre un rhume ce n'était pas vraiment cher payé, surtout que ce n'était pas avec n'importe qui. Alex était tout simplement un fantasme vivant, bon dis comme ça c'était surement bizarre, mais il avait ce côté sur de lui, bad boy tout en ayant ce comportement plus que correct, voire mignon avec elle... et puis il avait du charme, des yeux magnifiques, un sourire à tomber et un corps d'athlète. Donc un rhume pour avoir embrassé Alex ce n'était rien. Ils prirent la direction de la boîte et Clary se retrouva entourée par le bras du jeune homme. Elle adorait vraiment le sentir aussi poche, sentir sa main sur sa taille. Elle avait presque envie de pavaner comme ça afin de montrer à tous le monde avec quel homme elle était en ce moment. Mais ce n'était pas vraiment le genre à se dandiner sous le nez des gens pour leur étaler son bonheur passager. Ils arrivèrent donc à deux au niveau du canapé où se trouvaient les chers camarades de Clary, une bonne partie étant partie ou sur la piste, ils avaient largement assez de place et c'est avec soulagement que la demoiselle s'installa. Ses yeux se posèrent sur Alex et elle sortit une banalité des plus banales ne sachant de toute façon pas quoi dire d'autre. Le contact de la main du jeune homme sur sa propre main était rassurante, elle avait moins l'impression qu'il allait s'enfuir pour aller trouver une fille plus intéressante un peu plus loin, elle avait l'impression qu'elle comptait un peu pour lui à cet instant. Et même si sa réponse était courte, Clary sentit son sourire s'élargir lorsqu'il lui sourit. C'était automatique et incontrôlable, elle avait envie de sourire comme une débile.

Et puis il y eut cette caresse du pouce d'Alex sur sa main, Clarissa ne savait absolument ce que cela signifiait, mais elle appréciait et c'était tout ce qui comptait. C'était un geste simple, doux et qui la rassurait. Elle n'avait jamais été très tactile avec les gens, ayant même une totale aversion pour ce genre de personne lorsqu'ils étaient trop intrusifs dans son espace personnel et qu'ils passaient leur temps à la toucher. Mais avec d'autres personnes, et Alex en faisait partie, elle n'avait aucun problème sur le fait qu'ils envahissent un peu sa petite bulle de confort, au contraire même. Par contre elle avait une sorte de blocage lorsque c'était à elle d'entrer dans l'espace personnel de quelqu'un, aussi infime pouvait être le geste, elle avait toujours peur de déranger, de faire quelque chose de mal ou que ça soit mal interprété, alors depuis quelques années déjà elle n'entrait dans la bulle de personne, pas même dans celle de ses parents. Là la question ne se posait pas vraiment puisqu'Alex avait sa main posée sur la sienne et qu'elle aurait eu du mal à faire comme lui. A moins de retourner sa main, mais l'idée ne lui traversa pas l'esprit. Elle fut plutôt prise au dépourvu par ce que lui demanda Alex. Oui il l'impressionnait, c'était indéniable et pour plusieurs raisons qui lui semblaient pourtant évidentes. Clary baissa la tête un instant avant de changer de position, elle n'avait pas spécialement envie que leurs voisins entendent ce qu'elle allait dire, surtout qu'elle se connaissait assez pour savoir qu'il y avait de grandes chances qu'elle parle trop. La jeune femme se tourna donc vers Alex, plaça sa cheville sous son genoux afin d'être plus à l'aise, et elle posa sa main libre sur sa robe afin d'être certaine que personne ne puisse voir ce qu'elle portait en dessous. Pour finir elle regarda Alex mais pas directement dans les yeux
.

"Impressionner est le mot exact... et je pense qu'il y a tout un tas de raisons... déjà ton assurance, c'est tellement loin de moi que ça m'impressionne, et puis on peut pas dire que tu sois un petit gabarit... Et puis j'suis pas vraiment du genre à passer du temps avec des mecs, si j'aligne trois phrases c'est beau et la plupart du temps c'est pour les cours ou les ragots à la fac. J'ai toujours peur de dire une bêtise ou de passer pour une idiote et j'en ai vraiment pas envie... et puis y a toute cette histoire de relation avec les mecs. Je pense que même le mot novice ne me convient pas... alors que toi... je me demande ce que tu connais pas de ce coté là."

Clary avait parlé juste assez fort pour qu'il puisse l'entendre sans non plus raconter sa vie à tous leurs voisins. Elle n'était pas spécialement fière de son absence de passé amoureux et de son inexpérience avec les hommes, c'était même un sacré frein par moment dans sa vie parce qu'elle se faisait des tas de films pour tout ou rien sans savoir vraiment de quoi elle parlait, enfin à quoi elle pensait. En tout cas parler avec Alex avait été assez naturel, de toute façon avec l'alcool qu'elle avait ingéré, elle s'épanchait nettement plus facilement sur sa vie et les choses plutôt personnelles qu'elle aurait peut être due taire. Après une petite seconde de silence, Clary reprit la parole en haussant les épaules.

"On peut pas dire que je sois la fille qui intéresse les mecs en général, mais par contre on aime bien me demander des conseils... va savoir, je suis toujours celle qui est sur le carreau mais c'est moi qu'on vient trouver. Et le pire c'est que je suis incapable de suivre mes conseils..."

Et oui, si elle s'écoutait un peu plus elle oserait surement bien des choses, mais voilà, la peur de faire n'importe quoi lui faisait faire... rien du tout. Elle savait qu'elle allait devoir changer ça, mais pour l'instant c'était juste plus fort qu'elle, elle avait besoin qu'on la pousse pour pouvoir agir un peu.

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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Mar 1 Déc - 21:24


« If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough? »
Alexandre & Clarissa
Clarissa était le genre de filles que je connaissais mal, de manière générale. Timide, peu sûre d'elle. C'était quelque chose qui, au fond, me déstabilisait beaucoup, surtout connaissant mon côté un peu rentre dedans et l'assurance qui débordait à chacun de mes gestes. Bon, parfois, il ne s'agissait que d'impressions, d'airs que je me donnais, mais ce manque d'assurance de la part de la demoiselle, lui était bien réel, et relativement constant, m'obligeant à rester méfiant envers moi-même. C'était extrêmement perturbant. Mais c'était aussi tout un challenge pour moi, ce qui me poussait à m'y tenir. Je détestais l'idée de perdre à un pareil petit jeu. Car oui, c'était encore un jeu, pour moi, même si l'enjeu n'était pas de blesser la demoiselle, bien au contraire même. C'était plutôt trouver des repères et des limites, chose qui ne se passait pas trop mal depuis qu'on s'était trouvés en boîte, il fallait le dire. Je savais que je pouvais entrer dans sa bulle personnelle un minimum, même si elle détournait le regard. Ça n'était pas bien dramatique ça, encore. Un petit manque d'expérience, sûrement. Il fallait bien une première fois à tout, et ça n'avait aucun âge. Non mais ne cherchez pas, à voir comment les garçons de sa promotion se comportaient, je sentais qu'on ne s'intéressait pas assez souvent à Clary à sa juste valeur, ce qui était réellement dommage, parce que pour qu'elle me mette dans cet état il fallait quand même qu'elle ne soit pas comme toutes ces filles qui commençaient à m'ennuyer, mais d'un autre côté c'était tant mieux, parce que je pouvais l'avoir pour moi, un peu au moins, et que je ne disais pas non à cette perspective. J'avais bien peur de ne plus accepter de la laisser à d'autres, une prochaine fois. Ça se sentait légèrement dans mes gestes à son encontre, quoique doux et prévenants, c'était aussi une façon de la garder près de moi. D'être prévenant. De l'empêcher de tomber malade. Ce qu'elle me répondit d'ailleurs me fit rire, même si une douleur traversa mon épaule et me vrilla sous les côtes, au souvenir d'une certaine soirée.

« On doit être à peu près au même niveau, si tu veux mon avis. »

Un sourire amer passa sur mes lèvres. Le braquage. Mon cœur se serra à l'intérieur de ma poitrine, laissant une impression de vide béant, comme chaque que je songeais à la jeune femme pour laquelle j'avais sauté sur une mort imminente. J'en laissais néanmoins le moins possible paraître, parce que la demoiselle avec laquelle j'étais en ce moment n'avait pas à pâtir de mon cœur brisé, surtout pas même, parce qu'elle avait visiblement trouvé une astuce pour le faire battre de nouveau. Néanmoins, une étincelle traversa mon regard tandis que je captais ce qu'elle venait de chuchoter, me retenant néanmoins de faire la moindre réflexion. Ce qui était sûr c'est que ça faisait du bien à mon ego. Je passais plutôt mon bras autour de sa taille avant de rejoindre l'établissement, goûtant presque avec plaisir la température plus clémente sur ma peau. Je m'installais finalement avec plaisir à côté de Clarissa, gardant une main posée sur la sienne, parce que ce contact me faisait du bien, et que j'étais devenu un peu expert dans la communication corporelle discrète, depuis le temps. J'essayais de faire passer quelques petites choses douces à travers la caresse de mon pouce sur sa main, et ça m'évitait d'avoir à être trop bavard. J'avais pourtant une question à poser, et même si je faisais preuve d'un minimum de délicatesse, je ne passais pas pour autant par quatre chemins. Je la sentis comme mal à l'aise, avant qu'elle ne commence à parler, et je l'écoutais donc avec une certaine attention. Petit à petit, un sourire étira mes lèvres, un sourire d'assurance pure, qui finit sur une pointe d'arrogance, même si mon regard pétillait d'amusement, et non de moquerie.

« Je suis content que tu appelles ça de l'assurance, et non de l'arrogance. Ça me change. » Un rire léger s'échappa de mes lèvres. « Les mots 'amour', 'stabilité', 'confiance' ne font pas partie de mon vocabulaire en relation, si tu veux tout savoir. »

Je haussais les épaules avec un soupçon de désinvolture. J'allais finir par me livrer à ce rythme-là, et je sentais d'avance que ça ne me plairait pas du tout en décuvant. Heureusement pour moi, la demoiselle reprit la parole, et ma main se referma délicatement sur la sienne, parce que je me voulais rassurant, et présent, parce que je m'en fichais bien, moi, qu'elle n'ait pas d'expérience, après tout je l'avais senti depuis un moment, et surtout j'en avais pour deux. Le défi était avéré maintenant, c'était certain qu'il y avait des enjeux. Et j'avais envie de me surpasser. Je n'étais pas encore bien sûr de ce que la jolie blonde pouvait représenter pour moi, et surtout représenterait, parce que c'était certain qu'elle allait avoir un ancrage dans mon futur, peu importe lequel, enfin, ce n'était pas bien important, vous me direz, parce que je n'avais pas envie de faire de bêtises ce soir. Pour une fois. Un sourire doux et compréhensif étira mes lèvres, et je répondis doucement, enfin je commençais à répondre, quoi.

« Ils ne savent pas bien ce qu'ils ratent, alors s'ils ne s'in... »

Je lâchais un grognement, tournant la tête avec hargne. Une main puissante venait de se refermer sur mon épaule droite, délibérément, tandis qu'un poids s'appuyait dessus, réduisant toutes mes sensations à la douleur qui me traversa, aiguille de venin s'infiltrant dans chaque cellule de mon corps depuis le point d'orgue, l'épaule, réduisant mon champ de vision à un jeune homme que je risquais de tuer. Ma main quitta celle de Clarissa, se refermant comme une serre, à la vitesse de l'éclair, sur celle qui me broyait l'articulation, tandis que mon visage se refermait, affichant une expression de méchanceté pure. L'échange silencieux ne dura que quelques secondes avant que l'importun ne s'asseye, un sourire plus que satisfait aux lèvres. J'allais le tuer. Sous peu. Mieux valait que je m'en aille. Maintenant. Cependant, ce n'était pas aussi facile, parce que mon tortionnaire d'un instant tenta de se pencher au dessus de moi vers Clarissa. Je m'interposais néanmoins, lui tirant un rire froid. Ça allait dégénérer.

« Mais c'est que mon copain Alex n'est pas très partageur ! C'est vraiment dommage qu'elle soit avec un con dans ton genre, ta petite copine est vraiment mignonne.
Lâche-moi. Et fous-lui la paix. Maintenant. Ou tu vas vraiment le regretter très longtemps.
Mais il mordrait presque le mignon ! »


La provocation était visible, et bien visible même, mais vu le ton que j'avais employé, il hésita à conserver sa prise sur mon épaule et je me débarrassais avec violence de sa main, me levant avec humeur, le surveillant d'un œil noir tandis que j'attrapais la main de Clary, l'attirant doucement vers moi. J'espérais bien 1) ne pas lui avoir donné l'envie de me fuir avec le caractère que je venais de lui montrer 2) qu'elle accepterait de venir avec moi parce que sinon ce sale con risquait de la harceler toute la soirée pour la bonne et simple raison qu'elle avait été avec moi, et qu'on avait un différent en cours. Enfin bon sa nana m'était à moitié grimpée dessus alors ce n'était pas vraiment de ma faute s'il s'était retrouvé cocu, et puis il aurait pu mieux la garder, aussi. 'fin bref. À mon grand soulagement, la demoiselle accepta de m'accompagner, et instinctivement, je me détendis en passant un bras autour de sa taille, la guidant vers la sortie. Je m'arrêtais aux vestiaires, récupérant ma veste, et attendant que Clary récupère ses affaires. J'en profitais pour l'attirer un peu plus contre moi, appuyant mon front contre sa tête.

« Désolé pour l'interruption de soirée. Ça aurait dégénéré, il aurait fini par s'en prendre à toi, et je l'aurais tué, je crois. » Un rire sarcastique s'échappa de mes lèvres. « Je te raccompagne jusqu'à l'académie, d'accord ? » Parce que bon pas sûr qu'elle ait envie de monter avec moi en voiture vu l'alcool que j'avais ingurgité. Pas sûr non plus qu'elle soit en état d'y songer mais soit. Je savais ce que je faisais. « On pourrait … je sais pas, reprendre cette conversation où on l'a laissée, si tu veux. »

Mon sourire se fit extrêmement doux tandis que je caressais finalement sa joue d'un pouce, la reste de ma main reposant délicatement sur sa gorge. J'avais une folle envie de l'embrasser à nouveau, et pourtant, cette fois, j'hésitais, parce qu'elle venait d'avoir un infime aperçu de ce dont j'étais capable, et je n'étais pas sûr qu'elle ait encore vraiment envie de m'accorder ne serait-ce qu'une infime partie de sa confiance.

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
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MessageSujet: Re: "If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre   Mer 2 Déc - 22:37



Tout le monde a droit au bonheur, mais personne n'a le droit de détruire celui des autres.



"If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?". Clarissa & Alexandre
La température à l'intérieur était quand même vraiment meilleure que celle de dehors, mais comme Clary l'avait dit, attraper un rhume à cause de la fraicheur estivale était peu cher payé par rapport à ce qu'elle était en train de vivre. Elle aurait pu passer le reste de la nuit devant la boîte pour peu qu'Alex soit avec elle et qu'il ne s'arrête pas de la regarder, de la toucher… Mais voilà, en plus d'être doux, tendre et super canon, il était prévenant et il l'avait invité à rentrer. Clarissa n'avait pas refusé, elle avait juste dit qu'elle avait connu pire comme souvenir de soirée et Alex lui répondit qu'ils devaient surement être au même niveau et elle ne pouvait pas le contredire. Ils étaient deux personnes qui avaient été brisées physiquement et pas qu'un peu. En tout cas elle n'avait pas dit non pour rentrer, et encore moins lorsqu'elle avait senti le bras du blond passer autour de sa taille. Pour finir ils avaient atterri sur le canapé du groupe d'étudiants. L'ambiance n'était pas la même qu'à l'extérieur, tout le monde dansait ou alors discutait bruyamment, pourtant, encore une fois, la jeune femme se sentait comme dans une petite bulle avec Alex. De toute façon c'était à peu près ça, il n'y avait plus beaucoup d'étudiants sur le canapé et ils étaient assez proches pour pouvoir se parler sans qu'on ne les entende. D'ailleurs Clary avait repris la conversation avec une banalité des plus banales, ne sachant de toute façon pas quoi dire d'autre. Même si elle se sentait relativement proche du blond, elle n'avait toujours aucune idée de ce qu'elle devait dire… Par contre Alex tait des plus à l'aise avec sa main posée sur la sienne et cette légère caresse du bout du pouce. Ce simple contact suffisait amplement à faire tourner la tête de la demoiselle.

Elle revint pourtant assez vite à elle quand Alex lui posa sa question. Ce n'était pas tout à fait le genre de chose qu'elle avait l'habitude d'entendre, d'habitude on la laissait se dépêtrer avec ses pensées confuses et un peu folles et c'était à elle d'essayer de comprendre comment les gens arrivaient à la percevoir. Pour une fois c'était à elle de dire comment elle voyait Alex et ce qui le rendait si impressionnant. Pour répondre Clary s'installa un peu mieux, de sorte d'être en face du jeune homme, et elle commença à répondre. Comme toujours elle en dit trop, laissa couler les mots et se baffa mentalement pour avoir dit autant de choses sur elle, sur ce qu'elle pensait, ce qu'elle avait vécu, ou pas vécu et ce qu'elle ressentait. Elle trouvait que c'était son plus grand défaut, être bavarde au point de ne pas pouvoir contrôler ce qu'elle disait, à qui elle le disait et comment elle le disait et surtout au point de ne pas savoir quand s'arrêter. Mais c'était elle dans toute sa splendeur, le fait de l'entendre parler autant était signe d'une certaine aisance avec son interlocuteur et qu'elle avait envie de se dévoiler, peut être un peu trop... En tout cas elle termina son mini monologue par quelque chose qu'elle pensait vraiment : Alex devait en avoir vu bien plus qu'elle !

La réponse du blond la fit sourire, peut être qu'elle aurait pu parler d'arrogance avec les autres hommes, mais en sa présence elle avait toujours ressenti ça plus comme de la confiance en lui, de l'assurance que comme de l'arrogance. Elle ne s'était jamais sentie agressée, alors c'était de l'assurance tout simplement. Et puis il ajouta que certaines valeurs qu'on pouvait retrouver dans un couple lui étaient inconnues. Et bien ils étaient deux dans ce cas, enfin pour ce qui concernait l'amour, parce que Clary avait quand même connu tout ça en amitié... Sauf que tout le monde sait bien que ce n'est pas pareil, l'amour et l'amitié. C'était la vision de Clary en tout cas. Et puis elle repartit sur ce qu'elle connaissait des mecs, rien du tout puisqu'elle était la fille sympa à qui il était facile de demander les cours ou de l'aide pour des choses à faire... Et puis en général les gens aimaient bien venir la voir pour quelques conseils sentimentaux... Ils n'avaient juste pas vu qu'elle était toute seule, qu'elle savait y faire avec les mecs comme avec les enfants et qu'il devait y avoir des personnes plus qualifiées qu'elle ?! Enfin, c'était comme ça et c'était assez ironique. Et puis quand elle eut fini, elle vit arriver un mec, elle était face à Alex alors c'était difficile de le rater. Il vint se placer derrière le jeune homme et Clarissa n'entendit qu'à moitié ce qu'il était en train de lui dire, le regard posé sur l'inconnu.

La demoiselle fut assez surprise lorsqu'il déposa sa main sur l'épaule d'Alex, et elle n'eut aucun mal à comprendre que c'était la mauvaise épaule. Elle observa la scène, soudainement très gênée. Elle était plutôt à l'aise avec Alex et se retrouver face à un inconnu qui parla d'elle comme si elle n'était pas là n'était pas forcément des plus plaisant. Son regard alla du visage du blond à l'autre et même en ayant bu et en étant blonde, elle savait que ces deux là n'étaient pas potes. Et puis ce que l'autre fini par dire donna des envies de meurtres à Clary, elle se voyait déjà lui sauter dessus et lui attraper la tête pour l'éclater contre la table. Bon, elle savait qu'elle n'arriverait à rien de tout cela, mais c'était bon de s'imaginer capable de faire ça. A la place elle suivit son partenaire de la soirée des yeux et se leva lorsqu'il l'attira à lui. Elle n'avait pas spécialement envie de se retrouver avec ce genre de mec lourd au possible et incapable de lâcher l'affaire. Ce fut donc sans un regard en arrière qu'elle suivit Alex, enfin plutôt qu'elle accompagna Alex puisque celui ci avait passer de nouveau son bras autour de sa taille. Elle pourrait presque s'habituer à ce genre de petite habitude, c'était loin d'être désagréable. Ils finirent par arriver au vestiaire et Alex demanda à récupérer sa veste, Clary elle donna son ticket de vestiaire et attendit qu'on lui apporte sa veste. Sans vraiment comprendre comment, elle se retrouva dans les bras du jeune homme, leur tête l'une contre l'autre. Encore une fois, ce n'était pas désagréable du tout, elle avait l'impression d'avoir des milliards de papillons dans le ventre et un peu chaud aussi mais elle pourrait s'y faire. Ouais, sauf que là fallait pas s'emballer, ils avaient bu tous les deux et elle savait que parfois... on oublie des trucs après avoir bu, ou on fait des trucs pas vraiment voulus... Bref, elle essaya de calmer son petit coeur tout emballé en redescendant un peu sur terre. Alex l'y aida en s'adressant à elle le comprenait, et puis ça lui faisait plaisir qu'il s'inquiète un peu pour elle. Et lorsqu'il lui proposa de la ramener à l'académie elle eut plusieurs choses ne tête : d'abord ce fut la fiesta, carnaval de Rio ! Et puis après une sorte de petite moment de panique sur le fait de se retrouver toute seule dans sa voiture, ensuite la joie de se retrouver toute seule dans sa voiture et pour finir elle se souvint qu'il avait bu et qu'elle était censée rentrer avec des copines. Tout ceci se déroula dans sa petite tête en moins d'une seconde et elle se recula un peu du jeune homme, son grand regard bleu posé sur son visage
.

"Mais... et les filles ? J'dois..."

... Les prévenir. Mais elle fut un peu coupée en voyant l'une desdites filles passer avec un inconnu. Bon d'accord, elle était aussi un peu avec un inconnu, enfin un mec que les autres filles ne connaissaient pas, mais quand même... Clary reposa son regard sur Alex et elle se rapprocha un peu de lui, osant traverser son espace personnel sans pour autant être envahissante au possible. Elle trouva l'idée fort plaisante et puis avec un peu de chance elle arriverait à recroiser une des filles en partant, sinon le téléphone ça existait... au pire. Et ses pensées s'arrêtèrent là, elle fut tout simplement aspirer par le regard glacial du jeune homme, elle avait l'impression d'avoir la peau de sa gorge et de sa joue en feu, et elle avait la folle envie de réitérer ce qui s'était passé dans la rue, sauf qu'elle était bien incapable de faire le premier pas, alors elle baissa la tête, rouge pivoine et entremêla ses doigts avec ceux du jeune homme. C'était une sorte de distance qu'elle mettait, mais c'était juste parce qu'elle avait l'impression qu'il attendait d'elle quelque chose qu'elle n'était pas encore prête à faire.

Enfin elle put récupérer sa veste et elle l'enfila, lâchant la main du jeune homme presque avec regret. C'était bien la première fois qu'elle arrivait à débuter un semblant de geste envers un homme et elle devait tout casser pour enfiler sa veste. Sauf qu'elle savait que dehors il faisait frais et elle n'avait aucune idée de l'endroit ou était garé Alex. Une fois la veste enfilée, elle leva les yeux vers le blond en souriant
.

"Tu sais que quand j'ai bu je suis un vrai moulin à parole ? Même quand j'ai pas bu en fait... mais c'est pire quand j'ai bu."

Clarissa haussa les épaules avec amusement, elle était toujours troublée par cette proximité entre eux, et du coup elle se remettait à parler. Ça elle savait faire, surtout pour dire des choses sans queue ni tête ou sans intérêt. Elle finit par devancer Alex et prit la direction de la sortie. Une fois dehors elle aperçut son amie contre le mur d'entrée et elle lui fit signe, montrant Alex. Ça devait être claire non ?! Bah au pire elle enverrait un message en arrivant à la voiture. D'ailleurs, n'ayant aucune idée de l'endroit ou Alex avait laissé sa voiture, elle se laissa guider, ses pensées allant à une vitesse hallucinante et dans tous les sens. Quand ils arrivèrent enfin devant le véhicule Clary fit face au jeune homme et hésita un instant avant de se lancer.

"Faudra quand même que tu m'expliques pourquoi passer ta soirée avec moi c'est mieux qu'avec les filles qui te tournaient autour..."

C'était direct et assez peu commun chez Clarissa, mais ça lui arrivait parfois, même en réfléchissant elle arrivait à sortir des choses plus grosses qu'elle, des choses qu'elle pouvait parfois regretter par la suite.

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"If I did not have nothing else to give but love, would that even be enough?" Clarissa & Alexandre

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