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 « The place I choose to call home » † Ezechiel & Benjamin

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: « The place I choose to call home » † Ezechiel & Benjamin   Mar 9 Juin - 17:08


« The place I choose to call home »
Ezechiel & Benjamin
Ah finie cette foutue vie de campus, laissé derrière moi cet appartement ridicule de mon exil volontaire des cinq dernières années, dans ma poche un superbe CV scolaire. J'étais franchement content d'avoir enfin décroché mon diplôme. Enfin, le « enfin » avait un petit quelque chose d'ironique, puisque j'avais adoré ce que je faisais et que je n'avais jamais redoublé une classe, mais bon, l'entrée dans la vie active signifiait pour moi couper les derniers ponts avec mes obligations envers mes parents. Nos ententes n'étaient pas cordiales, mais il fallait avouer que si j'avais une voiture c'était parce qu'ils me l'avaient achetée, et puis que si j'avais pu étudier sans en plus me retrouver SDF, c'était bien parce qu'ils avaient payé mon loyer et mon école. Donc j'avais fait Strasbourg-Reims une fois mon diplôme en poche pour leur montrer, tout ça, et puis supporter un peu leurs cajoleries et trinquer avec eux. Résumé rapide de mon arrivée en fin d'après midi. Et puis j'avais quand même passé une journée avec eux, ennuyeuse à mourir, avant de récupérer les quelques affaires qu'il me restait ici, principalement de quoi m'installer vraiment. Des photos, des bouquins, des souvenirs. J'avais passé deux des rares nuits dans ma chambre d'enfant depuis que j'avais eu mon bac et mon appartement sur Strasbourg, et même si ça me donnait des envies de conneries, ce n'était pas si mal. J'avais ensuite fait Reims-Etretat parce que c'était mon nouveau pied à terre, l'endroit que j'avais décidé d'appeler la maison. Et voilà comment j'étais arrivé là.

Il fallait le dire, c'était une chouette petite région, et j'avais déjà été faire un tour en ville. Je débarquais en pleine journée et je n'avais plus la moindre vivre, même mes bouteilles d'eau étaient vides, pour le coup, alors j'avais profité d'être en voiture pour passer acheter de quoi tenir un siège de deux jours. J'avais aussi marché un peu sur la digue, et c'était bien différent de Cassis, où on allait l'été en famille quand j'étais gamin et entre amis une fois que j'étais devenu le rebelle. Je ravalais d'ailleurs un petit sourire en pensant à ses journées où on avait filé sur la côte entre mecs. Les filles étaient tombées comme des mouches, de souvenir, et franchement c'était du genre vraiment super drôle tout ça. Bref, j'avais déjà un peu fait le tour de mon fief, mais pas très longtemps parce que la route avait le don de tuer les gens, et que j'étais juste épuisé. Alors j'avais rejoint l'académie parce qu'en plus à ce rythme-là j'allais être juste à l'heure pour mon comité d'accueil. Une fois à l'académie j'avais eu le temps de passer par l'administration pour récupérer mes clés de studio et divers papiers relatifs à la vie à l'académie. La paperasse ça n'était pas vraiment mon truc, mais franchement j'étais ravi de la vitesse à laquelle les choses avaient été faites, surtout qu'en plus la secrétaire était quelqu'un d'adorable.

Finalement, j'étais assis sur le capot de ma voiture, avec mes deux sacs de vêtements et mon sac de courses à mes pieds, occupé d'attendre mon comité d'accueil qui était en retard. C'était une habitude à prendre, de l'attendre, franchement ! Mais bon, je le connaissais depuis trop longtemps maintenant pour me formaliser de choses aussi futiles. Ça me faisait plutôt sourire qu'autre chose. Et puis ça me laisser le temps de faire un point sur ma tenue aussi. Bermuda en jean et tee-shirt blanc à imprimé coloré, vans noires et lunettes noires de soleil, un mélange classique et efficace, mais surtout assez confortable pour conduire à l'aise, parce qu'il y avait quand même une bonne paire d'heures de route que j'avais prises dans la journée, et j'étais plutôt crevé rien que pour ça, d'ailleurs. Cinq heures de nationale parce qu'il y avait tout un ensemble d'accidents sur les différents autoroutes que j'aurais du prendre, non mais vous voyez un peu le calvaire ? Normalement en à peine plus de trois heures j'aurais pu faire la route ... Mais bon, tant pis, ce n'était pas le plus important ! Le plus important c'était juste que j'étais arrivé entier et bien vivant à destination alors maintenant c'était dérisoire, la route. J'étais tout à mes pensées, avec mon demi-sourire sur les lèvres, lorsqu'un bruit de pas dans les graviers me fit légèrement relever la tête en jetant un clin d'œil par dessus les verres teintés de mes lunettes. Un véritable sourire tout ce qu'il y a de plus amusé étira finalement la totalité de mes lèvres tandis que je remontais mes lunettes dans un geste habituel.

« Mais regardez qui daigne pointer son nez avec presque un quart d'heure de retard ! » Un rire m'échappa, tandis que je me redressais pour quitter mon siège improvisé. « On se voit pas pendant un an et t'arrives encore à être en retard ... T'es vraiment irremplaçable toi ! » Dans ma voix il y avait un peu de cette tendresse brute qu'ont les garçons entre eux. Mais il m'avait manqué quand même, celui-là, au final !

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Dans les veines du sang d'apache, comme si
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MessageSujet: Re: « The place I choose to call home » † Ezechiel & Benjamin   Jeu 11 Juin - 0:02



“Ne laissez pas les gens négatifs voler votre joie. Lorsque vous perdez votre joie, vous perdez votre force.”



 « The place I choose to call home ». Benjamin & Ezechiel
Le travail ne manquait pas sur le littoral, surtout avec tout ce qui s'était passé en hiver. Après la grosse tempête il y avait eu les grandes marées, et bien sur la digue n'était pas refaite, Benjamin avait donc du passer et repasser, encore et encore afin de s'assurer que personne n'allait risquer sa vie. Et puis ensuite il y avait eu le nettoyage de toute la côte, car il fallait le dire, des débris avaient atterri un peu partout et si le beau temps faisait son apparition, il y avait des chances que les blessés également arrivent car il y avait aussi bien des morceaux de bétons, que de fer ou de verre cachés dans le sable. Les travaux de la digues avaient enfin débuté et Ben avait été chargé de délimiter un périmètre de sécurité, car avec les grues, les tracteurs et autres engins, il était hors de question que les touristes ne se baladent alors que la digue pouvait s'effondrer à tout moment.

Toujours était-il que Ben' avait du boulot et que maintenant que le soleil revenait il ne avait encore plus. Non mais avec le soleil les gens sortent et ils ont la bonne idée de faire des taaaaaas de trucs dans des petits coins. Bref, Ben en était à son troisième couple découvert en pleine action, à deux groupes de jeunes qui allumaient un feu pour se faire un barbec' tranquille pas trop loin de la mer et à 5 personnes perdues dans la forêt aux abords de la plage. C'était quand même pas mal. Bien entendu il avait également passé plus de 10 jours sous la pluie et le vent à observer et à parcourir la côte, mais bon, c'était son travail et même s'il venait du sud, le froid désormais ne le dérangeait plus, ni le vent, enfin sauf lorsque celui ci soufflait depuis plus de 4 jours d'affilés... Le jeune homme s'épanouissait dans son travail et puis la bonne saison arrivée, peut être même qu'il allait avoir la chance cette année d'aller travailler en ville. Parader à cheval dans Etretat serait pas mal et puis ça éviterait d'utiliser des litres d'essence pour parcourir les ruelles de la ville. Enfin, ce n'était qu'une proposition pour l'instant, il devait encore voir ce que le patron en pensait et mettre la chose en place.

Benjamin se leva sans grande idée de ce qu'on allait lui demander de faire aujourd'hui, il pouvait aussi bien être de corvée de boxes, que partir sur la côte ou même aller le long de ma digue effondrée pour encore ramasser des débris. Lorsque son réveil sonna, Ben éteint son téléphone, puisque c'était ce qui lui servait de réveil et se retourna en mettant la couette sur sa tête. Encore au moins cinq minutes quoi... Deuxième sonnerie, rebelotte, oui sauf que monsieur se rendormit sans s'en apercevoir et que lorsqu'il ouvrir les yeux et qu'il regarda l'heure il ne lui restait que quinze minutes pour s'habiller, déjeuner et essayer de dompter ses cheveux avant de partir. Il sauta du lit et enfila un jean usé, un t-shirt noir et un sweat bleu à capuche qui n'était pas de première fraîcheur. Il attrapa une paire de chaussettes et son téléphone et partit à la cuisine pour sortir d'un placard un paquet de biscuits qu'il ouvrit à la hâte. Un verre de jus de pomme plus tard il avait enfilé sa paire de chaussette, avait récupéré un pantalon correct d'équitation et avait fourré tout son matos dans un grand sac. Il sortit en quatrième vitesse et roula plus vite qu'il n'aurait du sur la route. De toute façon ça lui arrivait de temps en temps de rater son réveil et c'était à tous les coups la course !

Heureusement la journée se passa plus calmement. On lui demanda de sortir des chevaux et ensuite d'aller jeter un oeil à l'avancée des des travaux et au périmètre de sécurité, quelque fois qu'il ne soit pas suffisant. Tout cela lui prit du temps car il dut faire des allers et retours, mais avec le beau temps, ce n'était pas bien grave. En retournant au poste, Ben croisa des collègues et ils discutèrent un moment des dernières nouvelles. Rien de bien croustillant, mais bon c'était drôle à entendre. Ce n'est que lorsqu'il regarda sa montre que Benji s'aperçut qu'il allait être plus qu'à la bourre ! Il s'échappa donc et roula une nouvelle fois plus vite que de raison. De toute façon c'était devenu une habitude maintenant de devoir rattraper son retard. Il se gara dans le parking de l'académie et courut jusque son appart', il se déshabilla tout ne se dirigeant vers la salle de bain et se glissa sous un jet d'eau glacial, ce qui eut pour effet de le faire hurler. Il se savonna, se rinça et se sécha rapidement avant de sortir entièrement nu de la salle de bain et d'aller enfiler un boxer, un pantalon de survét' noir, un t-shirt blanc et une veste style sweat grise. Il attrapa son portable et ses clés et sortit encore une fois de son appart'. Non mais quelle idée d'être à la bourre sérieux ! Ça faisait un an qu'il avait pas vu son pote et voilà l'accueil ! Ben traversa la cour tout en passant une main dans ses cheveux encore humides, c'était la catastrophe la repousse des cheveux franchement ! Il courrait presque lorsqu'il vit Zeck' sur sa voiture, avec ses lunettes de soleil sur le nez. Son sourire s'élargit et il s'avança un peu plus calmement. Bien sur l'accueil fut des plus cordiales, Benji' ne put retenir son sourire et il lui répondit avec toute la bonne humeur possible
.

"Excuse moi mais j'avais un problème vestimentaire... comme tu peux le voir il n'est toujours pas réglé..."

Non mais vraiment, il avait prit les premiers trucs qui venaient et ce n'était pas le top du top, mais bon, il se savait à la bourre alors il n'avait pas cherché. Et puis c'était pas un rencart qu'il avait, il revoyait juste son meilleur pote. Ben' s'avança jusque la voiture d'Ezechiel et serra la main du jeune homme.

"Et puis un quart d'heure de soleil c'est pas encore assez pour te faire passer ce teint de vampire constipé... Y a vraiment pas assez de soleil dans les bureaux. Moi au moins j'prends l'air, je garde mon bronzage de sudiste."

C'est toujours avec le sourire que Ben attrapa un sac de son pote et le plaça sur son épaule. Il se mit en route vers les bâtiments d'un pas presque lent, non mais il avait pas mal crapahuter aujourd'hui et plutôt vite alors là il allait prendre son temps ! Tout en avançant il se tourna vers Zeck.

"Bon alors, t'es dans quel bâtiment et quel étage ? Si tu me dis que t'es au dernier j'abandonne tes affaires ici et tu te débrouilles, j'ai pas le courage !"

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MessageSujet: Re: « The place I choose to call home » † Ezechiel & Benjamin   Jeu 16 Juil - 13:27


« The place I choose to call home »
Ezechiel & Benjamin
Finalement la route jusqu'à Etretat m'avait bien fatigué, mine de rien, et je n'aurais rien eu contre un massage parce que j'avais le dos et surtout la nuque et les épaules complètement raide, et c'était vraiment pas super agréable. Sauf que bon, voilà, demander un massage à mon comité d'accueil ça serait comme de lui agiter un paquet de bonbon sous le nez. On se connaissait bien tous les deux, et plus d'une fois on avait joué à se titiller mais bon, quand même, je n'allais pas commencer à l'emmerder dès mon arrivée ! Enfin bon pour le moment j'étais appuyé sur le capot de ma voiture et je l'attendais, parce que le prince des retards avait encore frappé. Bon c'était habituel tout ça, je ne m'inquiétais pas, mais j'aurais pensé qu'avec un an sans se voir dans la balance il aurait fait un petit effort de ponctualité … Mais bon c'était Ben, ça, et il n'y avait pas franchement à se formaliser de son retard, c'était kiffe-kiffe-bourricot avec tout le monde de toute façon … Remarquez c'était pire avec les personnes qu'il n'appréciait pas, je n'avais jamais eu trop à me plaindre de lui. Lorsque finalement le fauteur de trouble professionnel arriva, je ne pus retenir un sourire amusé. Ses cheveux foutaient le boxon et à voir sa dégaine il avait du courir un peu pour rattraper son irrattrapable retard. Mais bon, ça c'était Ben quoi, on finissait par s'habituer à tout venant de lui, même à … Lui, il fallait le dire, avec son drôle de petit caractère et sa formation naturelle à devenir clown. Il était né comme ça, et franchement, ça m'amusait beaucoup. Toujours est-il que je ne pus retenir une petite pique tout ce qu'il y a de plus amusante, en somme. En même temps le jour où nous arrêterions de rire, nous deux … Les choses seraient bien tristes ! La réponse de Ben me fit rire tandis que je le détaillais de la tête aux pieds sans même faire mine d'être discret.

« Ouais non j'avoue, c'est toujours pas ça … Moi qui pensais que tu aurais fait un effort ... »

Je me contentais de hausser un sourcil. Ça me faisait une paire de mimiques, mine de rien, mais bon … Difficile de m'en vouloir pour être expressif, non ? Finalement Ben s'avança et je lui serrais la main avec énergie, comme toujours en somme, un sourire sincère sur les lèvres. Même s'il s'était fringué n'importe comment et qu'il était en retard, j'étais incroyablement content de le revoir. Un an c'était long, et puis les nouvelles par SMS ça n'était pas pareil … Je n'avais personne pour sortir et faire des conneries plus grosses que moi mais sans grandes conséquences, personne pour me mettre une taloche derrière la tête quand j'oubliais le principe de discrétion ou encore personne à qui sortir la petite critique qui venait de me passer par la tête, parce que personne ne me connaissait assez pour ne pas juger ce que je lâchais avec ma légère désinvolture. Bon, et je n'avais personne pour faire des blagues vaseuses sur ma peau d'albâtre. Je me contentais de hausser les épaules avec désinvolture.

« Strasbourg et Reims c'est pas franchement Manosque niveau soleil … » Et c'était même pire que ça ! « Et puis bon, toi tu prends la pluie et le soleil depuis un an et tes cheveux commencent à ressembler à de la mauvaise herbe ... »

Je lui tirais la langue, comme un grand gamin que j'étais. Non et puis c'est vrai, là franchement il devait aller voir son coiffeur d'urgence quand même, parce que c'était à croire qu'il était en taule, là, vu la friche industrielle sur la tête de Benjouille ! J'attrapais finalement les sacs restant avant d'emboîter le pas au jeune homme, regardant autour de moi avec intérêt pour essayer de repérer un peu les bâtiments. Et vu la vitesse à laquelle il marchait, le coco, il devait être rincé. Non mais je le connaissais beaucoup plus vif alors je sais de quoi je parle … C'était donc assez facile de deviner que la visite guidée ça ne serait pas pour aujourd'hui. D'un sens ça ne me dérangeait pas plus que ça parce que j'en avais aussi plein les pattes, au final. La route avait ce sale effet quand même. Finalement lorsque Ben se retourna pour me demander où j'allais m'installer, en précisant bien qu'il n'avait pas le courage de monter au dernier étage, je levais les yeux au ciel avec amusement.

« Bâtiment B, deuxième étage. J'espère que tu vas au moins trouver le courage de remonter jusque ton appartement … On est presque voisins. »

Bah, oui, je savais où il habitait, parce bon je m'étais amusé à lui envoyer un peu de courrier … Et donc à quelques studios près on était voisins, enfin bon on partageait déjà le même palier, quoi. C'était même plutôt drôle comme idée, parce qu bon c'était le hasard des attributions qui avait fait ça et rien d'autre. Mais c'était loin d'être dérangeant. Ça promettait peut-être quelques bonnes parties de rire à la limite.

« D'ailleurs parle-moi de notre voisinage de palier … Est-ce qu'il y a de jolies demoiselles à qui je pourrais aller demander du sel ? »

J'eus un sourire de chat, parce que je l'avais déjà fait, ça. Et je l'avais bien sûr raconté à Ben. Non mais parce que c'était pas mal comme technique … Mais encore fallait-il que la voisine en question soit attrayante, et après je laissais mon petit sourire jouer pour moi, parce que c'était mon seul grand atout de charme … Pour le reste j'étais plutôt doué comme un manche à balai, là fallait l'avouer quand même, c'était notoire carrément. Et croyez-moi j'en connaissais qui riaient beaucoup de me voir me démener de temps à autres !

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MessageSujet: Re: « The place I choose to call home » † Ezechiel & Benjamin   Ven 24 Juil - 14:54



“Ne laissez pas les gens négatifs voler votre joie. Lorsque vous perdez votre joie, vous perdez votre force.”



 « The place I choose to call home ». Benjamin & Ezechiel
Le retard était comme inscrit dans les gènes de Ben à présent, en même temps, comme il avait été adopté, peut être que ça avait toujours été dans son ADN. Toujours était-il, Benjamin était à la bourre alors qu'il devait accueillir Ezechiel. On aurait pu le penser piètre ami, mais c'était lui ça, être à la bourre, prendre son temps lorsqu'il n'en avait pas, devoir rattraper le temps perdu et se rendre compte que de toute façon il serait en retard. Mais bon, autant quand même le retard et c'est donc pour cela que le jeune homme enfila les premiers vêtements qui venaient avant de sortir en catastrophe et de se bouger un peu pour ne pas faire patienter Zeke trop longtemps. En quelques minutes, il eu rejoint le rémois/strasbourgeois qui était sur sa voiture et qui l'attendait. Bien sur, aucun des deux ne put s'empêcher de faire une petite remarque. Oui, Ben était particulièrement mal habillé, mais il venait quand même d'enquiller sa journée de boulot et il était plutôt mort. Le jeune homme ne répondit donc pas à la pique de Zeke et se contenta de son sourire taquin. Et c'est avec le sourire que Ben alla saluer son ami. Un an qu'ils ne s'étaient pas vu quand même... Ça faisait un baille ! Bien sur, le temps passait super vite et il avait du mal à croire que tant de temps les avait séparés, après tout, il avait une vie plutôt remplie le Benjouille !

Mais l'année qui s'était écoulée n'avait rien enlevé au caractère taquin de Ben, et celui ci ne se priva pas de lancer une pique sur le teint un peu palot d'Ezechiel après lui avoir serré la main. Le sudiste sourit de plus belle lorsque son ami lui rappela que là ou il habitait, le soleil n'était pas tout à fait le même que celui de Manosque, enfin le taux d’ensoleillement n'était pas le même, puisque le soleil restait lui pareil. Par contre il enchaina sur le champ de bataille qui se jouait sur la tête de Ben, et ce dernier ne put retenir un rire en passant une main dans ses cheveux. Il n'avait pas tort le Zeke, mais ça c'était à cause de l'air marin, ses cheveux appréciait moyennement et puis il fallait dire que Benjamin n'était pas du genre à passer sa vie chez le coiffeur, tant que ça ne le gênait pas, il restait comme ça. Ben ne manqua pas le tirage de langue d'Ezechiel et il y répondit par un clin d'oeil amusé
.

"Tu sais j'ai pas encore trouvé de coiffeur sur Etretat... Et je crois que l'air marin ne plait pas à mes cheveux. Mais si tu te sens capable de me couper tout ça..."

Benjamin se mit en route avec un sac de son ami sur l'épaule et il n'avança pas plus que ça, pas la peine de se fatiguer à marcher trop vite alors qu'ils avaient leur temps. Il demanda après quelques pas, ou se trouvait le studio du jeune homme, parce que bon... il y avait quand même plusieurs bâtiments et également plusieurs étages à chaque bâtiment et Benji n'avait aucune envie de monter au dernier étage du dernier bâtiment. Là il rêvait plutôt de son canapé, de sa télé et peut être même d'une sieste. Ou alors un verre pénard avec son pote toujours dans ce même canapé. Mais Zeke le rassura en lui dévoilant son lieu de vie : un studio dans le même bâtiment et le même étage que lui, bref il allait avoir un voisin à aller emmerder.

"Je pense que je devrais trouver le courage d'aller jusque là... surtout qu'une bière m'attend dans le frigo. Ça motive toujours la bière"

Un léger sourire en coin apparut sur ses lèvres et il lança un regard plein de sous entendus à son ami. Non mais la bière était leur amie, c'était toujours le cas lorsqu'on est gamin et qu'on commence à boire un peu... Le jeune homme continua sa petite route vers leur bâtiment et quand Zeke demanda s'il y avait des voisines à aller embêter, il ne put retenir un rire amusé et il secoua la tête.

"Toujours pas d'heureuse élue, tes parents doivent s'inquiéter... Et pour notre pallier, tu pourrais trouver mieux je pense. Mon voisin c'est mon frère... Et sinon je crois qu'il n'y a qu'une charmante demoiselle à aller embêter, mais je ne la connais pas. Car oui, je n'ai pas vraiment le temps de croiser mes voisins..."

L'étage 2 de ce bâtiment n'était pas vraiment fourni en charmantes demoiselles, il fallait le noter. Et puis c'était assez rare que Ben ne croise des voisins, ils avaient tous leur boulot avec leurs horaires alors les couloirs des logements n'étaient pas le premier lieu de rencontre. Par contre il y avait de quoi faire avec les alentours, il y avait les écuries, ou bien même le club house de temps en temps. Mais Ben le savait par vécu, l'endroit ou l'on risquait quand même le plus de croiser du beau monde était plus sur Etretat, surtout en période estivale.

"Mais si tu veux papillonner un peu, il y a tout un tas de touristes sur Etretat l'été, je te parle même pas de la plage quand il fait beau... Je suis ravi d'avoir des jumelles dans ce cas là."

Sourire de gentil chasseur, car oui, même si Ben aimait s'amusé, il n'était pas méchant pour un sou et encore moins avec une demoiselle qui n'avait rien demandé. Et puis il fallait l'avouer aussi, Benjamin n'était pas un dragueur né, c'était un chasseur amusant qui n'était pas spécialement doué. L'humour était l'une de ses qualités, mais pour aborder des filles ce n'était pas toujours le top. En fait avec Zeke ils faisaient une belle paire de pas doué. Le jeune homme ouvrit la porte du bâtiment qu'ils venaient d'atteindre et la maintint ouverte afin que Ezechiel ne passe avant de débuter son ascension vers leur étage.

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MessageSujet: Re: « The place I choose to call home » † Ezechiel & Benjamin   Ven 7 Aoû - 17:23

Ezechiel I.-G. Herondale a écrit:

« The place I choose to call home »
Ezechiel & Benjamin
Les taquineries allaient bon train, et Dieu que c'était bon ! La tenue désastreuse de Ben, mon teint – il fallait l'avouer – plus que pâle de petit bureaucrate alsacien, ses cheveux qui partaient en tous sens … ça nous faisait plus d'un sujet de moquerie et on le vivait bien. Un an de séparation c'était quand même long, parce que du coup on n'avait pas eu plus que ça l'occasion de se vanner. Si, sur un raté ou sur un râteau, mais franchement c'était quand même moins drôle parce que c'était limite habituel qu'on en prenne et qu'on s'en moque entre nous. Par contre les petites interactions comme celles-ci entre nous m'avaient clairement manquées. Lui tirer la langue, essuyer un clin d'œil complice … ça me rappelait de magnifiques souvenirs, comme le jour où était allés se balader à Aix en Provence à deux … deux anonymes qui se lançaient des œillades, se bousculaient doucement … Deux inconnus targués de couple qui avaient pas mal choqué les passants et s'en étaient beaucoup amusés. Et qui étaient ensuite tombés sur mes parents et leur avaient annoncé qu'ils étaient ensemble … Ce moment avait été tellement magique dans le genre de ce dont on était capable … Heureusement que j'avais un meilleur ami de son envergure quand même parce que je m'amusais comme un gamin sans avoir peur parce qu'on se connaissait par cœur. Tellement par cœur que j'avais sauté sur son idée de coupe de cheveux pour réagir.

« Je garantie pas le résultat mais ça me fait pas du tout peur, tu devrais le savoir ! »

Je passais une main amusée dans mes cheveux, qui n'allaient pas tarder à reboucler de compétition et ça Ben le savait parfaitement. C'était toujours un grand moment quand je prenais l'humidité. Il allait pouvoir se moquer un peu aussi, là, c'était même impossible qu'il ne le fasse pas. D'un autre côté je ne pouvais que comprendre, j'étais du genre capillairement verni. Même mon coiffeur avait abandonné l'idée qu'un jour les bouclettes s'estomperaient. Mouton power pour une paire d'années encore. Toujours est-il que j'avais attrapé mes sacs et emboîté le pas à Ben à son petit ryhtme. Bon, même si je sentais que la visite n'était pas pour tout de suite parce qu'il était au bout de sa vie là le coco, je n'allais pas trop me plaindre parce que je n'étais pas beaucoup plus vaillant il fallait l'avouer aussi. Heureusement pour lui on vivrait sur le même palier alors ça n'allait pas le tuer de monter mon sac. Ce n'était pas comme si je lui faisais faire trois fois le tour de l'académie non plus. Bref toujours est-il que je le suivais parce qu'à partir de maintenant je n'avais aucune idée de là où je m'en allais. Par contre ce qu'il ajouta à propos de bière me fit sourire de connivence. Oh oui la bière ça motivait, et c'était notre amie ! Et il fallait dire que j'en avais bu de fameuses à Strasbourg quand même, l'influence du voisinage allemand était plutôt sympathique pour ça.

« Tu m'étonnes ! Une bière ça te motive un homme ! »

Un rire léger m'échappa et je posais finalement mon regard sur la carrière, les installations avaient franchement l'air sympa et ça donnait envie de se mettre à cheval … D'ici deux ou trois jours histoire de ne plus avoir de courbatures, en fait. C'était pour en récupérer de toutes neuves en fait, mais chut faut pas le dire. Bref l'ambiance Ben commençait à me rendre un soupçon … bête sur les bords si on commençait à suivre le cours de mes pensées et c'était juste genre super moyen. Il allait falloir recadrer un peu tout ça, et pour cela rien de plus simple ; il suffisait de se mettre au courant du menu sur le palier. À la réponse de Ben sur l'absence de demoiselle, je me contentais de siffloter en regardant le ciel, le genre de réaction quand j'avais lorsque je voulais lui signifier « Tu me connais, non ? ». Non il n'y avait pas de fille, et oui ça rendait mes parents fous d'inquiétude depuis que je leur avais dit sortir avec Ben. Bon remarquez ils étaient un peu fous tout court aussi mais bon j'ai un minimum de respect pour mes parents histoire de ne pas le dire trop fort quoi. Ça ne m'empêchait en aucun cas d'y penser. Bref, j'écoutais plutôt attentivement sa réponse, fronçant le nez lorsqu'il me parla de son voisin. Y'avait de quoi être refroidi là.

« Non toujours pas, et ce qui inquiètent le plus mes parents, c'est que je t'ai toi et que je suis venu te rejoindre … J'ai cru qu'ils allaient me menotter au radiateur pour que je puisse pas venir, m'enfin c'est une autre histoire. » Je ne pus contenir le rire qui montait dans ma gorge. « N'empêche ça craint d'être coincé sur le palier avec ton frère … J'me contenterais de la demoiselle. »

Et sans méchanceté parce que franchement j'étais doué comme un manche à pelle, en drague. Heureusement pour moi que j'avais un splendide petit sourire un brin charmeur et une tête pas trop à vomir sinon j'avais tous les atouts en main pour finir vieux garçon ! C'était limite de la malédiction d'être aussi peu capable, je vous le jure. Et ça n'était pas faute d'essayer mais … Des fois franchement ça devenait compliqué de gérer parce qu'un mot bête sortait de ma bouche et ruinait tous mes efforts, ou alors parce que mon éducation trop bien pensante refaisait surface. J'avais choppé la mauvaise manie de me retrouver mal à l'aise, il ne me manquait plus que de rougir pour compléter ce splendide tableau de ridicule vivant … Par contre ce que le jeune homme ajouta me fit le regarder en coin et je ne pus m'empêcher de rire. Qui avait eu l'idée de lui mettre des jumelles entre les mains, dites-donc ? C'était dangereux ! Je ne pus m'empêcher de rire, m'engouffrant par la même occasion dans le bâtiment.

« Il a l'air passionnant ton métier dis donc ! J'irais faire un tour à la plage à l'occasion mais je crois que je vais pas passer inaperçu, blanc comme je suis ! »

Et c'était vrai j'allais me taper la honte internationale. Heureusement pour moi que j'étais quand même pas si mal foutu que ça en faisant l'effort minimum parce que sinon ça aurait pu être une vraie caméra cachée de me lâcher sur une plage pour que j'essaye de draguer ! C'était un coup à avoir un fou rire en me voyant venir, ça, je vous jure. Enfin, toujours est-il que nous arrivâmes au deuxième étage, et qu'il ne restait plus qu'à trouver mon studio … Pour cela il suffisait de retrouver le bon numéro et ce fut rapide. Je déverrouillais donc la porte avant d'entrer, tout chargé de mes bagages, et de m'arrêter dans la pièce principale pour regarder un peu autour de moi. Un sourire étira mes lèvres.

« Home sweet home … Fini de vivre au crochet de papa et maman, à moi la vie ! »

Et mon Dieu ce que ça faisait du bien de se le dire !

Emi Burton

_________________
Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


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