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 "C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur" Val & Clé

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: "C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur" Val & Clé   Lun 11 Mai - 0:57



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur ». Valentin & Cléia
Il est 18h15 lorsque Valentin se gare près du cinéma. D'habitude il est plutôt ponctuel, mais rarement en avance, sauf que là... il n'avait aucune envie de faire attendre Cléia. Il faisait plutôt beau, même bon d'ailleurs, toute la journée avait été éclairée par les rayons lumineux du soleil, avec seulement par moment des nuages qui passaient rapidement. La brise était bien entendu présente, comme d'habitude sur Etretat, mais cela avait fait du bien au jeune homme qui avait passé sa journée dans le garage de son oncle. Il aimait son travail, vraiment, bidouiller les moteurs, réparer une roues, tout ça lui plaisait. Et il était doué, il connaissait son métier sur le bout des ongles, c'était ce qui en faisait un bon mécano, un mécano capable d'aller sur un circuit avec son pilote et d'être certain que la bécane va rouler du feu de dieu. Val' avait apprit un peu sur le tas, mais il connaissait à présent pratiquement tous les moteurs de voiture et était capable de détecter des défauts sur une moto. Il n'y avait que la moto de Gaël qu'il connaissait par coeur, en même temps il avait touché à peu près à tout ce qui était possible de toucher...

Mais il n'était pas là pour réfléchir à son boulot, il était là pour Cléia. Ce petit bout de femme était son rendez-vous du jour. Val avait eu cette idée de ciné en se demandant ce qu'il pourrait bien faire pour passer une soirée sympa en dehors de son appart'. Il avait eu cette petite illumination : aller au cinéma voir ce film de voitures qu'il avait vraiment envie de voir, et pourquoi ne pas y aller avec quelqu'un ?! Il aurait bien proposé à Gaël, sauf que ça n'avait pas été sa première idée. Il était en pause déjeuné lorsqu'il demanda à Cléia si elle voulait sortir avec lui, quelque fois qu'elle ait peur... En même temps la dernière fois qu'ils s'étaient vus c'était dans un café et il avait été bien plus sage que la fois ou elle l'avait retrouvé étriqué dans sa voiture. En même temps toutes les fois précédentes il avait consommé... Donc encore une fois il lui avait promis qu'il se tiendrait bien, en même temps au cinéma il n'y avait pas vraiment moyen de faire le con. A part crier en pleine séance ou discuter durant tout le film... Sauf que ce n'était pas lui, et puis il n'allait pas payer le ciné pour discuter ! Bref, le toulousain avait donc proposé à la demoiselle de l'accompagner au cinéma et elle avait accepté, ce qui lui avait donné la patate pour tout le reste de la journée.

Valentin sortit de sa voiture et commanda les places avant que Cléia n'arrive, il se planta ensuite devant le bâtiment en l'attendant, une cigarette aux lèvres. Durant son attente, il se remémora sa dernière soirée en boîte. Il n'y avait rien de très glorieux, encore une fois il avait bu et fumé et également dragué. Il s'était amusé sur la piste, comme à son habitude il avait enflammé la piste et chauffé ses dames. C'était un jeu, un jeu qui perdait de sa saveur avec ces nénettes qui se jetaient presque dans ses bras sans aucune retenue. Il n'y avait pas de jeu de séduction, pas d'approche un peu plus civilisé, s'en était bestial. Ça avait toujours été comme ça, il avait toujours trouvé ça plutôt agréable mais là... ce n'était plus vraiment le cas. Il s'était perdu dans sa danse, dans la musique et avait du virer quelques filles bien trop éméchées pour être capables de quoi que ce soit. Pour finir vers 5h il s'était adossé au bar, une vodka redbull à la main et il avait pris 5 minutes pour lui. A cette heure là les gens commençaient vraiment à ne plus être très frais et il faisait parti de ses gens là, il en avait conscience, sauf que ça ne le gênait pas. Val avait enfilé son verre d'une traite et était reparti à l'assaut de la boite. Il était venu seul mais ne comptait pas repartir seul. Ce n'était pas une obligation, mais il avait besoin de ça... besoin de savoir pourquoi ça ne lui plaisait plus autant qu'on s'accroche à son cou en se frottant contre lui. Bien sur il n'était pas totalement indifférent, mais c'était... étrange, il y avait une partie de sa tête qui lui disait qu'il pourrait avoir nettement mieux.

Je pense qu'il n'est plus nécessaire de vous présenter les capacités de Valentin quand il s'agit de ne pas rentrer seul... Il était 6h, fermeture de boite, lorsqu'il quitta le centre ville accompagné d'une charmante demoiselle qui était suffisamment sobre pour lui faire des propositions indécentes tout en en étant consciente. Il avaient dansé un moment, ils s'étaient chauffés mutuellement et pour finir Val' lui avait proposé de venir chez lui. Ils passèrent quelques heures agréables, mais encore une fois, ce n'était pas vraiment comme d'habitude, Val avait prit son pied, ce n'était pas le problème, il y avait juste eu cette... sensation étrange, comme s'il n'en avait pas vraiment envie en fait. Quand arriva le moment de dire adieu à sa conquête il la laissa partir avec à peine un regard et il était allé prendre une longue douche, prenant soin d'effacer le numéro qu'elle lui avait laissé sur le bras. C'était un coup du soir, pas la femme de sa vie ! Et c'était sur cette pensée, tout en savonnant son crane qu'il sut ce qui clochait dans sa caboche de mec. Il y avait une autre fille dans sa tête, et c'était ça cette sensation bizarre, comme ce malaise d'en toucher une autre. Pas qu'il puisse toucher celle qui l'avait perturbé toute la nuit... Il n'était ps amoureux, il ne l'avait jamais été et était certain qu'il ne l'était pas, mais cette femme... ce petit bout de femme, il l'appréciait vraiment, il y avait eu se besoin de protection et puis elle prit soin de lui, ils se rapprochèrent en se marrant, en discutant de temps en temps, en se voyant. Cléia lui avait fait un truc. Ça devait être ses grands yeux gris, son air timide, sa manière de rougir, mais aussi ce petit côté caractériel qu'elle commençait à laisser apparaître.

Ses pensées virèrent sur le sourire de la demoiselle, elle avait des lèvres pleines, particulièrement bien dessinées et puis sa lui donnait une expression extrêmement mignonne quand elle souriait. Oui, Monsieur Paques avait remarqué ce genre de détails lors de leur dernière rencontre. Il avait du se concentrer sur ses yeux gris pour ne pas laisser dévier son regard et par la même occasion ses réflexions car il savait qu'elle ne serait pas à l'aise avec l'idée qu'il puisse avoir de pensées même un peu déplacées. Valentin jeta son mégot à terre et alluma une seconde cigarette. Non il ne stressait pas, bon d'accord il se sentait pas aussi à l'aise que d'habitude, mais en fait depuis qu'il était levé il n'attendait que ce moment, cette soirée. Il avait ouvert les yeux bien avant son réveil, était allé courir avant de prendre sa douche et d'aller bosser. Il avait réussi à négocier avec son oncle pour terminer plus tôt et ça n'avait pas été du luxe car il avait fini sa journée avec de l'huile plein les mains et d'autres substances pas terribles sur le visage. Quand il était rentré il avait passé plus d'une heure dans la salle de bain afin d'enlever toute cette crasse. Il était sorti une serviette à la taille et avait réfléchit un minimum sur sa tenue... Décontractée mais pas trop quand même. Il avait donc opté pour un jean, une chemise blanche et sa veste en cuir qu'il venait d'acheter puisque l'autre était foutu.

L'attente parut durer une éternité, il en était quand même à sa troisième cigarette depuis son arrivée devant le cinéma. Heureusement, il était au milieu de cette troisième cigarette lorsqu'aparut la voiture de Cléia. Il la regarda passer et la main qui était jusque là dans le fond de sa poche passa sur sa nuque qu'il massa un instant. C'était ridicule quand même de réagir comme ça ! En même temps il savait qu'il allait encore devoir prendre des pincettes avec la demoiselle et que s'il voulait tenter quoi que ce soit... ça serait tendu, vraiment. Il allait devoir prendre patience et ce n'était pas son genre d'habitude. Mais bon, cette fille le rendait dingue, elle le perturbait et rien que pour ça il n'avait pas envie de la laisser s'échapper, même si c'était parfaitement égoïste venant de lui puisqu'il n'était pas tout à fait le genre de mec qu'elle devrait côtoyer... Mais pour le moment peu importait, il allait tenter de lui apporter ce dont elle pourrait avoir besoin et surtout il allait essayer de la faire s'ouvrir un peu. Et pas sexuellement parlant pour une fois. Quand il la vit apparaître, il enfonça de nouveau sa main dans sa poche et jeta son troisième mégot sur le sol. Il s'approcha d'elle et lui fit la bise avant de lui glisser d'une voix un peu trop grave et... sexy il fallait le dire
.

"Salut Princesse"

Oui, c'était un peu comme un jeu, il aimait l'enquiquiner, mais plus que ça, ça lui permettait de savoir jusqu’où il pouvait aller avec elle. Cela lui donnait ses limites et il en avait bien besoin !

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MessageSujet: Re: "C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur" Val & Clé   Lun 11 Mai - 22:32




« C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le Cœur. »

ҩ
Toute la journée en cours j'avais été électrique, et ça n'avait pas vraiment échappé à mon binôme en plein TP. Le principe c'était que plus vite j'avais fini, cette après-midi, plus vite j'étais partie, alors j'avais vraiment mis la marche avant ; pas spécialement le genre de miss j'assure le vingt dixit mon camarade qui en était resté scotché. Et de fil en aiguille il avait cherché une cause. Il avait passé en revue toutes les causes possibles, avec la famille qui venait, le rendez-vous romantique, les amis de longue date qui passaient … Tout je vous dis, mais je n'avais pas vraiment craché le morceau. Non mais imaginez sa tête s'il avait su pourquoi j'étais aussi en forme ! Ce soir j'allais au cinéma. Bon d'accord jusque là je vous avoue qu'il n'y avait pas de quoi me mettre dans un état pareil, ça n'était pas franchement la grande surprise de l'année, ce cinéma, j'y allais assez régulièrement. Non, le truc, c'était plutôt la personne qui m'avait invitée. Bon je vous avoue que du coup pour le moment j'étais électrique purement et simplement, mais d'ici l'heure de la séance j'allais juste virer au vert. En fait c'était une vraie première, ça, qu'un mec m'invite au cinéma. Enfin, non, la première c'était que j'accepte illico d'y aller. Que j'accepte tout court même. Bon bref. Vous imaginez un peu l'état dans lequel je risquais de finir si ça continuait. Donc voilà, avec le mode speedy gonzalez, j'avais réussi tout bonnement à gagner une demie-heure. Donc à la place de finir à dix-huit heures, soit juste une demie-heure avant mon rendez-vous au cinéma, j'avais fini à dix sept heures trente, ce qui me laissait un soupçon plus de marge pour rentrer chez moi et me changer. Mais là je n'avais quand même pas franchement le temps de traîner.

J'avais donc mis le cap sur l'académie, comme un feu follet, pour filer directement à mon appartement. Il fallait déjà un bon dix minutes pour que je rentre chez moi donc il n'y avait pas une seconde à perdre. Surtout que depuis le matin c'était le casse-tête pour trouver une tenue à mettre. Il ne fallait rien pour envoyer des signaux, tout en n'optant pas pour le jean et vieux sweat-shirt, vous voyez. Donc là c'était un peu le casse-tête chinois, et une fois devant mon armoire ouvert ça n'était pas beaucoup mieux, vous me direz. Sauf que l'horloge tournait, et qu'il allait falloir que je me décide. J'optais finalement pour une robe blanche en dentelle avec de jolies petites lignes marines. Oui je sais, vous allez me dire que pour ne pas envoyer de signaux on faisait mieux que la robe, mais la robe jusqu'aux genoux et avec un col rond qui ne laisse rien voir, ça va très bien aussi. Avec ça une paire de chaussures à talons compensés bleue marine et ma veste en jean, ça serait parfait. Maintenant que j'avais ma tenue au grand complet, je pouvais passer à la salle de bain, parce que le chrono jouait contre moi, pour le coup. Il allait falloir que je me remaquille, parce que là ça n'allait pas. Enfin, le mascara ça n'était pas vraiment suffisant quoi, alors qu'avec un peu d'ombre à paupières bleu claire très léger, un trait d'eyeliner et une touche de rouge léger sur les lèvres, c'était déjà largement mieux, mais en toujours aussi discret. Quant à mes cheveux, il allait peut-être falloir que je pense à enlever le stylo bille dedans qui retenait mon chignon après désolidarisation de mon élastique. Je ne sais pas, c'est juste une idée … Finalement, je laissais mes cheveux lâchés, après juste un coup de brosse, car le mouvement n'était pas trop mal, et puis de toute façon je n'avais plus le temps de faire grand-chose. J'allais finir en retard et je détestais cette idée !

Je sortis donc de la salle de bain pour enfiler mes chaussures et ma veste tout en prenant mon sac dans lequel je fourrais portable, papiers, porte-monnaie et clés. Et j'allais être juste dans mon timing, si ça continuait. Je n'aimais vraiment pas ça, parce qu'en théorie j'étais du genre ponctuelle, mais là je n'avais pas trop d'autre choix vu que c'était un peu la course. Imaginez si je n'avais pas fini avant, j'aurais fait un raccord maquillage sur le parking de l'université et j'aurais atterri au cinéma en jean pullover … Ah non juste impossible ça ! Finalement j'avais roulé un peu vite pour rattraper un peu le retard dont je voyais pointer le bout du nez à force. Bon, en arrivant sur le parking du cinéma j'avais été obligée de ralentir et de me concentrer avec tous ces piétons qui traversaient n'importe où, les enfants qui ne restaient pas avec leurs parents, tout ça. N'empêche que j'avais rapidement trouvé une place, et que ça n'était pas du luxe ! J'étais tout juste à l'heure, alors bon ! J'attrapais finalement mon sac avant de sortir de la voiture et de la verrouiller. Bon, maintenant il allait falloir que je retrouve Val', et je commençais à être dans un sacré état. Pourtant, quand je le vis devant le cinéma, un simple sourire tout doux étira mes lèvres. J'étais juste super contente d'être là et de le voir, pour le coup. Il était super classe en plus, habillé comme ça ! Je lui fis donc la bise, et ça c'était assez naturel quand même pour que je ne vire pas au rouge pivoine directement. Et le truc cool, c'était qu'avec mes talons je faisais tout de suite vachement moins ridicule à côté de Val. Bon, je restais le modèle de poche mais c'était mieux quand même, déjà. Par contre, avec ce que dit Val', un léger frisson passa le long de mon dos, et ma réponse disait clairement « tu me fais de l'effet ». Non mais c'était impossible de contenir un peu plus ma voix en lui répondant.

« Salut Val'. »

J'avais aussi essayé de soutenir son regard, et franchement, là … C'était opération trois, deux, un, j'ai perdu tout courage. Je détournais finalement légèrement le regard, sentant le rouge me monter aux joues. Bon, c'était mal barré tout ça s'il continuait comme ça, et puis, je ne sais pas, je me sentais plus timide d'un coup, peut-être plus vulnérable aussi, et pourtant c'était bête. Ce n'était pas comme si je craignais quelque chose, en plus. Un lieu public, avec du monde et du passage, ça n'était pas vraiment l'endroit où il pourrait tenter quoi que ce soit, de toute façon. Et puis il allait falloir que j'arrête de me monter le bourrichon aussi, parce que je n'étais absolument pas le genre de fille qui devait l'intéresser alors c'était beau de me faire des idées et de m'en mettre carrément mal, mais ça n'allait me mener nulle part, franchement … Ah, avoir un cerveau de fille des fois ce n'était pas la meilleure des choses, moi je peux vous le dire.


Cléia ҩ Valentin

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
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MessageSujet: Re: "C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur" Val & Clé   Mar 2 Juin - 16:47



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



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Le quart d'heure d'attente avait semblé durer une éternité à Valentin, il avait eu le temps de penser à bien trop de choses et ce n'était pas vraiment bon pour son cerveau. Ni pour ses poumons d'ailleurs puisqu'il fumait cigarette sur cigarette. Val attendait l'arrivée de Cléia et il se dit qu'en fait arriver un peu à la bourre comme ça lui arrivait souvent n'aurait pas été du luxe. Mais toutes ses réflexions se stoppèrent quand il vit la voiture de la demoiselle passer devant l'entrer. Il termina sa cigarette, maintenant il empestait la cigarette, mais bon, c'était mieux que d'aller chercher des noises à un illustre inconnu. Sur que ça ne plairait pas à Cléia ça ! Bref, la jeune femme arrivait enfin et Val put constater avec plaisir qu'elle portait une robe. Oh rien d'indécent, ça aurait été étonnant venant de Cléia, mais une jolie robe blanche à rayures bleues style marinière, elle n'avait aucun décolleté et lui arrivait au genou. Et en plus de ça elle portait des talons. Val apprécia vraiment la tenue de son rendez-vous, et pourtant il n'y avait rien de ce qui pouvait lui plaire d'habitude... C'était juste son style à elle, de fille sage et mignonne à croquer.

Val la salua en lui faisant la bise et il ne put retenir le simple "salut", mais en version grave et sexy, qui lui brûlait les lèvres. Bien sur il se savait provocateur, et c'était bien ce qu'il souhaitait. Déjà parce que c'était naturel chez lui et puis il avait très envie de savoir dans quel état d'esprit était la demoiselle. Ce qu'elle lui répondit élargit son sourire déjà amusé et il la laissa se dérober à son regard. D'accord, elle était plutôt très réceptive et comme toujours cela se traduisait par le rouge lui montant aux joues. Valentin détourna également la tête et observa l'entrée du cinéma. Il sortit la place de sa poche arrière et la tendit à Cléia, reposant son regard vert sur la jeune femme
.

"On y va ? Tu veux quelque chose à manger ?"

Val s'avança aux côtés de la demoiselle et lui ouvrit la porte en vrai gentleman qu'il était... depuis vraiment peu. Il la laissa donc passer et referma derrière lui sans prendre la peine de s'inquiéter si quelqu'un les suivait ou non. Il avait son regard posé sur le dos de Clé, ses cheveux ondulant et bon, soyons honnête, il observa aussi la chute de reins et le mouvement de sa robe à chaque pas. Afin de ne pas déraper niveau penser, parce qu'encore une fois il se doutait que ce ne serait pas le genre de chose qui mettrait à l'aise Cléia si elle venait à être au courant, alors il la rattrapa en deux enjambées et continua son chemin jusqu'à l'entrée et se dirigea vers la caisse, heureusement il n'y avait pas grand monde, il commanda ce qu'il avait à commander, parce que oui, monsieur prenait un coca et des m&m's. Les m&m's sont moins bruyants que du pop corn et au pire s'il ne finissait pas le paquet c'était pas bien grave, il aurait bien l'occasion de les finir plus tard, c'était plus compliqué avec du pop corn...

Une fois payé, ils se dirigèrent vers les salles et pénétrèrent dans la leur. Oui, le chemin c'était fait plutôt silencieusement, mais ça ne gênait absolument pas Valentin qui était plutôt perdu dans les tréfonds de ses pensées. Il se demandait sérieusement ce qui avait pu l'amener à inviter Clé, en fait non, il se demandait carrément pourquoi cette fille lui plaisait alors qu'elle n'avait rien en commun avec celles qu'il côtoyait d'habitude. En réalité la réponse était assez simple, c'était exactement la raison pour laquelle il craquait pour cette fille, elle n'avait rien à voir avec les nénettes de la rue qu'il avait l'habitude de voir sur Toulouse ou celles avec qui il pouvait s'amuser sur Etretat. Cléia était le genre de fille à ne pas tenir l'alcool, à ne pas savoir danser, à porter des tenues décentes et surtout, elle ne venait jamais se coller à lui avec un air aguicheur des plus exaspérant. Peut être qu'il avait mûri depuis son arrivée à Etretat, bon, ce n'était pas encore ça, il avait toujours toutes ses pensées de démolition de tête, mais la plupart du temps il arrivait quand même à se contenir, il se contentait d'envoyer le gars voler plus loin... En plus de ça il ne fumait presque plus, enfin de temps en temps quand même, parce que bon, au garage tout n'était pas rose non plus et il prenait son boulot très au sérieux, alors quand ça n'allait pas vraiment comme il voulait, ça lui arrivait de s'en griller un. Mais il n'avait plus mis le nez dans les drogues dures qu'il avait pu fréquenter durant ses années sur Toulouse.

Val' finit par s'installer sur un siège après avoir demander à Cléia si ça lui convenait. Il ôta les lunettes 3D de sa poche arrière, pas la peine de poser ses fesses dessus, elles n'apprécieraient pas (elles). Il les posa à coté de lui et se tourna vers Clé', ils étaient quand même là à deux et rester silencieux comme ça, ce n'était pas le top. Déjà il voulait lui poser une question, mais comme il ne pouvait faire les choses simplement, il avait bien envie de tourner sa question de manière à mettre un peu mal à l'aise la jeune femme sans pour autant la braquer. Il ne manquerait plus que ça, qu'elle se braque, qu'il se retrouve face à un mur et qu'ils finissent par à peine se dire au revoir sur le parking. Val avait bien d'autres projets en tête, déjà passer une bonne petite soirée, même si une bonne partie de celle ci se déroulait pendant le film, ils auraient bien le loisir de discuter avant et après la séance, d'ailleurs il allait commencer maintenant. Le toulousain pose son regard vert sur la jeune femme et son demi sourire amusé apparut
.

"Alors, si t'es ici ce soir, c'est pour les voitures et les acteurs ou t'as juste accepté parce que je te l'ai demandé ?"

Oui, c'était cette question, enfin la première partie de la question, celle sur les voitures, qui lui tournait dans la tête, la suite était bien sur pour la déstabiliser tout en restant correct. Il garda son regard posé sur Cléia, presque insistant avant de tourner la tête afin de regarder se qu'il faisait, c'est à dire ouvrir son paquet de m&m's. Oui bon, pas très sex' l'ouverture d'un paquet de bonbons, mais il s'avait d'avance qu'il allait avoir faim durant la séance et très peu pour lui les bruits de ventre gargouillant.

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: "C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur" Val & Clé   Lun 13 Juil - 12:32




« C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le Cœur. »

ҩ
Val avait quelque chose déstabilisant, et le pire c'est qu'il le savait parfaitement. Moi aussi je le savais parfaitement, mais ça ne m'empêchait ni de foncer tête baissée quand il m'invitait ni de réagir toujours aussi fortement. Non mais imaginez, rien que son intonation me faisait détourner la tête en rougissant, et je n'avais strictement aucun contrôle là-dessus ! C'était franchement compliqué à vivre des fois tout ça, parce que j'envoyais clairement tous les signaux d'alarme pour lui prouver qu'il me plaisait, et je n'en avais pas spécialement envie … Non mais bon, ça craignait pour moi quoi, si j'étais tout à fait incapable de me contrôler … Il allait finir par comprendre que je n'étais pas franchement indifférente et je ne savais pas si j'en avais envie. Ça ressemblait de près comme de loin à une très mauvaise idée, ça. Bref parfois je me maudissais intérieurement d'être aussi transparente. Un livre ouvert, franchement … ça craignait totalement tout ça, moi je vous le dis ! Finalement Val ne me laissa pas beaucoup plus le temps de me décomposer puisqu'il me tendit ma place pour le film et me proposa d'entrer. Je saisis la place avec un de ces petits sourires timides que je lui servais régulièrement maintenant – il devait être habitué, à force, vous me direz – avant de lui répondre quant à sa proposition de manger.

« Non, merci, je n'ai pas faim. »

J'étais en train de mourir d'anxiété et ça me coupait l'appétit, oui ! Mais bon je ne comptais pas vraiment le lui dire, parce que sinon c'était l'affiche et la honte totales et je n'avais plus qu'à faire demi-tour pour rentrer chez moi me terrer comme une souris au fond de son trou. Si si, carrément ! C'était suffisamment ma meilleure et plus habituelle réaction pour que je le fasse. Au fond j'étais une véritable flippée planquée, et vous allez bien devoir vous y faire, parce que ça, ça n'était absolument pas près de changer. Il me faudrait sûrement quelques décennies d'entraînement avant que ça ne commence à aller mieux. Enfin bref, je finis par m'engouffrer dans le cinéma par la porte que le jeune homme tenait ouverte, et je lui souris au passage, de ce petit sourire mignon mais timide qui allait finir par me caractériser. J'étais agréablement surprise de ce côté un brin galant. Non mais avec Val' c'était presque étonnant, je le connaissais plus brute de décoffrage, en quelques sortes. Par contre très peu pour moi l'idée de me plaindre d'une petite intention aussi mignonne que celle-ci !Lorsque Val revint à ma hauteur, je lui jetais un rapide regard sans vraiment tourner la tête, juste histoire de m'assurer que c'était bien lui … Non mais comprenez-moi, c'était vachement rassurant qu'il soit là … Parce que le cinéma était une vraie épreuve pour moi, à la base, parce que quand mon voisinage était masculin c'était régulièrement l'horreur pour moi, et là en plus j'avais mis une robe et des talons, et c'était limite énorme comme pas en avant ! Du coup c'était vachement rassurant d'être avec le jeune homme. Allez savoir pourquoi, et peut-être que j'avais tout à fait tord, mais je lui faisais confiance … Bon jusqu'à un certain point, et le certain point c'était de me dire que normalement tant que je serais avec lui les autres mecs ne devraient pas vraiment me poser de problèmes.

À part ça, enfin mes pensées je veux dire, j'étais relativement silencieuse. D'un autre côté lui aussi, alors très peu pour moi l'idée de sortir des énormités trop nulles et chiantes dont il n'avait rien à faire … Surtout que j'en étais encore à me demander pourquoi il m'avait invité et à me dire que tant qu'à faire je ferais bien de ne pas le faire regretter avec mes imbécillités qui sortaient toutes seules et sans le filtre, quoi … On pénétra finalement dans la salle sans que je n'ai sorti une énormité, et ça tenait presque de l'exploit, d'ailleurs … Par contre j'avais conscience que ça risquait de ne plus durer très longtemps parce que bon … Des fois je pouvais un peu avoir des airs de ma Clary nationale, et quand j'étais en présence d'un garçon qui me plaisait ça en faisait partie. Ah, dur dur d'être une anti-douée des sentiments avec un petit – gros – faible pour un garçon ! Avec tout ça je n'osais même pas le contredire pour la place, parce que c'était quand même bien trouvé et je n'avais absolument pas envie de commencer à jouer ma casse-pieds pour rien, en fait. Je m'installais finalement côté mur, avec Val' de l'autre côté … C'était du genre parfait pour éviter le voisin inconvenant qui m'aurait stressé toute la soirée ! Et encore, Val avait de la chance que je lui fasse un minimum confiance maintenant, sinon je pense que je lui aurais plus ou moins mis un vent en me dégonflant et en ne venant pas à la dernière minute, me contentant d'une excuse bidon … J'avais quand même pris sur moi, parce que l'idée d'être invitée au cinéma par un garçon auquel j'étais tout sauf indifférente c'était déjà flippant et stressant et ça ne m'aidait absolument pas à être normale. Je déposais finalement mon sac à mes pieds pour enlever ma veste, découvrant mes bras nus. Il ne faisait pas froid dans le cinéma, et c'était vraiment agréable. Surtout que je savais de manière certaine que le jeune homme serait capable de sortir n'importe quoi lui passant par la tête et capable de me donner chaud d'ici deux minutes alors autant se mettre à l'aise d'avance.

Finalement le jeune homme ne tarda pas trop à prendre la parole, et c'était tant mieux, parce que sinon le silence aurait quand même fini par devenir assez gênant pour moi … Mais paradoxalement je ne voyais pas trop quoi dire sous prétexte d'avoir l'air complètement ridicule, pour ne pas changer. Et avec ce qu'il dit, j'oscillais entre l'amusement, parce que je savais pertinemment qu'il ne devait pas franchement m'imaginer aller spontanément au cinéma voir un film pareil mais pourtant c'était bien envisageable pour moi, et un peu de gêne parce que je ne voulais absolument pas trop montrer qu'il me plaisait et que là la question allait me piéger en moins de deux pour me diriger vers cette réponse, alors je fis en sorte de barricader un peu mes émotions, pour juste sourire légèrement. Après tout je n'allais pas non plus faire une tête d'enterrement, il n'y avait rien de dérangeant à apprécier d'aller au cinéma avec quelqu'un qu'on connaissait non plus … Mais il ne fallait surtout pas que j'en fasse de trop sinon j'allais me griller et puis de relation de cause à effet j'allais me pourrir ma soirée et ça n'allait pas le faire parce qu'en plus ça deviendrait vite désagréable pour Valentin, en prime, et ce n'était pas vraiment quelque chose dont j'avais envie. Je me contentais donc de hausser légèrement les épaules, faussement désinvolte pour lui répondre sans trop tarder, pour dire de ne pas avoir trop l'air d'avoir échafaudé tout un stratagème pour rester à peu près discrète.

« Un peu des deux. » Bon ça s'explicitait, ça. « Je comptais venir voir le film de toute façon mais toute seule c'est moins agréable. »

Et carrément beaucoup plus flippant, tu peux le dire ça aussi cocotte ! Toujours est-il que j'étais relativement fière de moi quand même parce que j'avais réussi à sous-entendre que je trouvais la compagnie de Val agréable – et puis c'était vrai, il n'était pas désagréable, surtout quand il était sobre – et ça sans virer au rouge pivoine spécialement pour me griller ! Si c'était pas beau tout ça ! Ça me donnait confiance en moi, ce genre de petites victoires. Assez confiance pour l'observer à la dérobée quand il avait le regard ailleurs que sur moi. Non mais j'essayais de rester discrète mais aussi de profiter, parce que mine de rien, il était vraiment – vraiment, vraiment, vraiment ! – pas mal et bah il me plaisait carrément quoi ! Mais bon de là à le lui avouer … Non non, il y avait un monde, j'allais me liquéfier et lui risquait de me rire au nez parce que je n'étais pas le genre de grande bombe extrêmement bien foutue qu'il appréciait d'après ce que j'avais pu voir en boîte. Du coup ce n'était même pas envisageable comme option et je me contentais d'un peu de discrétion, bien consciente qu'un jour je finirais par me griller mais peut-être que ce jour-là j'aurais un peu d'assurance en stock pour ne pas mourir sur place. Peut-être mais pas sûr du tout pour le coup. N'empêche que j'avais légèrement laissé le silence s'étirer, comme un peu songeuse, mais en même temps j'hésitais à poser la question qui me tournait un peu dans la tête depuis qu'il m'avait invitée. Bah ouais, c'est vrai quoi, pourquoi moi ? On n'avait pas grand-chose en commun … Bon je n'avais pas franchement envie de m'en plaindre non plus, vous voyez, parce que ça me faisait quand même trop plaisir et tout ça … Mais ça se posait, comme question. Et je ferais bien de la poser tant que ma petite victoire personnelle m'auréolait un peu d'assurance. Mais fallait que je trouve comment la poser sans que ça soit trop pourri. Par contre une chose était sûre, j'étais incapable de le mettre mal à l'aise, parce que depuis que je le connaissais, il avait quand même toujours – toujours vous dis-je ! – réussi à retourner la situation contre moi. Donc j'avais intérêt à être un peu méfiante quand même en posant ma question.

« Bon, maintenant tu sais pourquoi je suis venue. » J'eus un petit sourire amusé. Genre miracle venant de moi, là. « Mais je suis curieuse de savoir pourquoi tu m'as invitée. »

Et là s'il me sortait que c'était parce qu'il ne voulait pas venir seul et que tous ceux à qui il avait proposé de venir avaient décliné l'invitation, je risquais d'être légèrement vexée quand même sur les bords. Voire même beaucoup en sachant que moi j'avais accepté de venir parce que … Bah parce que c'était lui qui m'avait invité, tout bêtement. Je vous avoue qu'il aurait pu s'agir d'à peu près n'importe quel film quand même là du coup … Mais ça Val' n'avait absolument pas besoin de le savoir. J'avais bien le droit de garder mes petits secrets, non ?


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MessageSujet: Re: "C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur" Val & Clé   Dim 19 Juil - 0:26



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur ». Valentin & Cléia
La scène sur le parking était des plus amusantes, enfin pour Val, il ne manquait pas d'observer la jeune femme perdre contenance face à lui. C'était mignon cette façon qu'elle avait de rougir et de détourner la tête après avoir tenté de soutenir son regard. Le jeune homme n'avait aucune idée si c'était lui qui lui faisait cet effet là ou bien les hommes en général, bon, il avait sa petite idée sur la question quand même. Cléia avait un passé avec les hommes il en était certain, elle n'était donc pas à l'aise du tout avec la gent masculine, mais il pensait quand même que le fait qu'elle soit déstabilisée soit un peu aussi par sa faute. En tout cas le toulousain ne laissa pas le temps à Cléia de réfléchir et lui tendit les places de cinémas en lui proposant d'entrer. Il fit les choses bien et bien entendu il profita quand même un peu du fait d'être derrière la demoiselle. La discrétion n'était pas forcément l'un de ses forts, mais avec Cléia il faisait des efforts d'amabilité et de politesse pour ne pas la mettre plus mal à l'aise ou carrément la braquer. Il ne traîna donc pas derrière la jeune femme et la rejoignit en quelques enjambées. Bon et puis ce n'était pas parce qu'elle n'avait pas faim que lui devait se priver de manger quelque chose, Val alla donc s'acheter de quoi ne pas mourir de faim durant le film. Tout cela se fit plutôt dans le silence, mais ce n'était pas le genre de chose qui le déstabilisait, il continua donc jusque la salle sans prononcer un mot, perdu dans les tréfonds de ses pensées.

Néanmoins, il devait quand même s'assurer que les places qu'il choisissait allaient également à Cléia et donc le silence fut rompu. Pour pas grand grand chose puisqu'elle accepta et se faufila jusqu'à arriver contre le mur, ce qui fit sourire le jeune homme. A croire qu'elle évitait réellement tout contact. Sauf avec lui apparemment. Enfin, il était temps de s'installer et surtout de ne pas écraser les lunettes qui étaient dans sa poche. Une fois dans son fauteuil, Val eut le loisir d'observer sa compagne de cinéma et il put constater qu'elle avait enlevé sa veste pour laisser visibles ses bras nus. Elle n'était pas bien forte, bah oui, elle était aussi épaisse qu'un moustique anorexique, et puis elle avait ce petit quelque chose qui la rendait de toute façon fragile. Il s'agissait peut être de son regard, ou ses gestes, en tout cas Valentin savait pas expérience que Cléia était quelqu'un de fragile et qu'il pouvait la briser comme bon lui semblait... Sauf qu'il n'en avait aucune envie, il se sentait comme une âme de protecteur envers elle, il ne l'avait pas sauvé deux fois pour la briser ensuite, ça aurait été tordu et particulièrement sadique. Peut être qu'il l'aurait fait sur Toulouse, entouré de ses potes, mais là il était seul à Etretat et il ne comptait pas faire de mal à cette charmante demoiselle qui l'amusait beaucoup.

Le toulousain reprit finalement la parole et posa à Cléia la question qui le taraudait depuis quelques minutes maintenant. Et ça n'aurait pas été Val s'il n'y avait pas ajouté sa petite touche personnelle à la question, touche qui était faite pour troubler un peu la jeune femme. Après quelques instants à la fixer, il détourna son attention afin d'ouvrir son paquet de m&m's sans en mettre partout. Ce fut d'ailleurs à ce moment que Cléia répondit et il redressa la tête afin de la regarder en souriant. Vous savez, ce petit sourire en coin plein de charme... Elle continua sur sa lancée et s'expliqua, explication qui étira un peu plus les lèvres du jeune homme. Il comprenait, après tout, il lui avait bien proposé de venir... Le cinéma c'était sympa, mais autant y aller avec quelqu'un afin de pouvoir en discuter après. Sinon c'était quand même drôlement chiant d'avoir vu un film et de ne pas pouvoir en parler sous peine de spoiler... Val' acquiesça d'un léger mouvement de tête et tourna son regard sur l'écran qui commençait à afficher les pubs. Il attrapa une poignet de bonbons et en fourra dans sa bouche tout en regardant l'écran. Mais il fut interrompu par son observation de la pub par la voix de Cléia qui était tournée vers lui. Son regard vert posé sur la demoiselle, Valentin attendit qu'elle ait fini de parler pour laisser apparaître son habituel sourire avant de répondre
.

"Oh tu sais... j'étais avec ses filles, mais ça leur disait pas trop ce genre de film... Non, sérieusement, t'es la première à qui j'ai pensé. La dernière fois au café on a discuté un peu voiture et je me suis dit que ça pouvait te tenter. Et puis tu sais, t'es l'une des rares personnes avec qui j'ai une relation alors..."

Valentin avait laissé sa première phrase faire son petit effet avant de poursuivre avant qu'elle ne se vexe vraiment. Il ne savait pas trop pourquoi il avait besoin de la taquiner de la sorte, peut être pour voir à quel point elle l'appréciait... En tout cas le toulousain avait poursuivi avec sérieux et il avait fini même par hausser les épaules. Il aurait pu proposer à une conquête mais il n'en avait pas envie, déjà parce qu'on emmène pas une conquête au cinéma et ensuite parce que s'il le faisait il n'aurait pas eu l'occasion de profiter du film... Il aurait pu aussi demander à Gaël de l'accompagner, mais ce n'était pas lui qui était arrivé premier dans ses pensées. Cléia était la personne qu'il voulait emmener au cinéma et il n'avait pas d'idées derrière la tête, simplement passer un bon moment avec elle, profiter de ses gestes maladroits et de ses paroles toutes aussi gauches. Val posa son paquet de bonbons et ôta sa veste, laissant apparaître  le tissus tendu de sa chemise blanche. Et oui, monsieur était sportif et il s'entretenait, et ça se voyait. Il déposa sa veste sur ses jambes et récupéra son paquet de m&m's avant de le tendre à Clé.

"T'en veux ? Je voudrais pas avoir l'air d'un goinfre mal poli..."

Petit sourire et clin d'oeil qui va avec. Val n'avait pas spécialement envie que Cléia se retrouve à mourir de faim, ou juste en hypoglycémie avant la fin du film. Et puis comme il le disait, il n'avait pas envie de passer pour un mal poli. Ce qui était assez étonnant venant de lui puisqu'en général il se fichait bien de l'avis que les gens pouvaient avoir de lui... En tout cas il avait proposé et si elle refusait et bien tant pis pour elle, ça lui en ferait toujours plus...

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MessageSujet: Re: "C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur" Val & Clé   Lun 31 Aoû - 22:50




« C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le Cœur. »

ҩ
Val, en plus d'être tout à fait déstabilisant, avait le chic pour avoir ce petit quelque chose de plein de charme qui, en plus de me faire chavirer totalement, me donnait envie de disparaître et de ne plus voir cet adorable sourire en coin qui allait un jour finir par me rendre totalement folle. Si si, je vous assure. Ce mec-là était canon, sexy, il le savait et savait s'en servir. Et moi … Moi j'étais une pauvre cruche qui lui tombait droit dans les bras en étant particulièrement sensible à ses charmes alors qu'il se foutait sûrement royalement de moi et que je n'étais qu'un second – voire plus lointain encore – choix pour l'accompagner ce soir. Bref, vous l'aurez compris, je me montais beaucoup le bourrichon, et il semblait, en plus de l'avoir compris, beaucoup en jouer. C'était juste bon à virer à la folie pure et dure sans moyen de retour en arrière. Ce qui avait déclenché cette pensée alarmiste et déjà complètement folle en elle-même ? La question qu'il m'avait posée, et son sourire quand j'y avais répondu avec ma sincérité naturelle et une désinvolture, elle, toute inventée. Franchement … Val allait avoir raison de moi avant la fin de la soirée, et là je m'étais donc armée de courage pour ne pas lui montrer qu'il me désarmait totalement et que j'avais envie de me laisser fondre comme un marshmallow au barbecue. Pas très élégant et ragoûtant comme image, je vous assure. Enfin bref, c'était l'idée, et pourtant sans le regard vert du jeune homme posé sur moi, je me sentais un peu une âme d'aventurière, du moins assez pour retourner plus ou moins la question. Non mais franchement, pourquoi m'inviter moi ? Alors bien sûr, à la seconde où il posa de nouveau son regard sur moi, il devint urgent de me battre contre moi-même pour essayer de ne pas mourir sur place … Et c'était plutôt réussi, parce que je fus capable de sortir ma petite question sans marquer quoi que ce soit. L'exploit de l'année !

Sauf que son sourire allait vraiment me faire fondre et que je sentis mes joues commencer à chauffer très légèrement, preuve que je commençais un soupçon à rougir. N'empêche, je soutins son regard, et lorsqu'il commença à répondre, je passais une main dans mes cheveux pour me donner contenance, tout en détournant légèrement le regard. J'avais juste envie de me lever et de partir sur le champ, si c'était pour entendre que le coq était de sortie sans ses poules parce qu'elles n'avaient pas voulu l'accompagner. Un peu jalouse ? Peut-être, mais surtout vexée de n'être qu'un second couteau. Enfin j'aurais du m'en douter, j'étais tellement … Banale, et puis pas super facile non plus … Et puis lui c'était .. Enfin bref j'aurais du m'en douter et j'étais la dernière des idiotes pour avoir foncé tête baissée. Bref quelques petits pensées désagréables durant le temps de pause du jeune homme, en essayant bien sûr de ne pas le montrer. Je n'étais peut-être pas tout à fait arrivée à tout camoufler mais au moins je n'étais pas non plus totalement transparente et c'était déjà parfait. Puis il reprit la parole et je posais un regard en coin sur lui. Sa blague n'était vraiment, mais alors vraiment pas drôle. Je préférais la version sérieuse même si … J'étais vexée, oui ! Enfin bon plus des masses non plus d'un seul coup. Mais quand même un peu parce que même si je n'avais pas un ego surdimensionné il venait du prendre un coup sur le coin du nez et là du coup il avait juste envie d'aller s'enterrer sous sa couette avec un pot de Nutella. Voilà ! Hm, bref. Qu'est-ce que j'étais sensée dire de sérieux avec tout ça ? Ah, oui, Val qui reprenait avec un peu de sérieux pour me dire que j'étais la première à qui il avait pensé. Je ne pus m'empêcher un de ces petits sourires à la fois timides et ravis qui ne servaient qu'à me griller royalement. J'étais plutôt sensée lui faire la tête, non ? Bah ouais, quand même, il avait plus ou moins malmené ma petite confiance en moi, là ! Puis lorsqu'il ajouta que j'étais une des rares personnes avec qui il avait une relation, je fronçais le nez en détournant le regard, me sentant virer au rouge. Cette formulation était juste bonne à me mettre mal à l'aise. Oui oui, la formulation pure et dure de la phrase. Voilà. Comme je l'avais senti venir, j'avais finie piégée par ma propre question, et à force, c'était vraiment, mais alors vraiment emmerdant. C'était systématique. Le plus chiant ? Ma tendance à foncer tête baissée dessus alors que je savais parfaitement de quoi Val était capable. Usant. Et vraiment très bête à force. Un soupçon maso sur les bords aussi. Bref, là pour reprendre contenance rapidement … macache ! Fallait dire qu'il me faisait un de ces effets le Toulousain quand il s'y mettait … bref, c'était pas la joie la tout de suite et je me sentais me décomposer petit à petit. Si je suivais le cours de mes idées j'allais m'abîmer en pensées de plus en plus désagréables, et ça n'était pas vraiment mon option favorite. Et là il n'y avait vraiment rien à répondre sans que je ne m'enfonce, alors je préférais rester muette. J'en avais marre de m'embourber toujours un peu plus et même si d'habitude j'essayais de me débattre pour me dépêtrer de tout ça, là je n'avais aucune envie de me battre. Nah.

Le moment était donc à la respiration, histoire que mes idées reviennent à la normale, tout comme la couleur de mes joues. Pour cela, les pubs ça aidait un peu, et puis bon, je commençais à être une professionnelle de la reprise du self control alors ça commençait à être plus rapide … du moins en théorie, j'avoue. Ça ne devrait pourtant plus m'étonner, à force, que je vire au pivoine. Et puis bon, c'était sûr et certain qu'à force le jeune homme avait parfaitement compris qu'il lui suffisait de me titiller un minimum pour que je perde toute contenance. En fait, c'était prévisible. Et frustrant. Et complètement nul. Heureusement qu'il y avait toutes ces pubs sans intérêt qui en gagnaient subitement pour m'aider à me remettre. Quoi que, elles n'auraient jamais plus d'intérêt que la musculature facilement devinable de Valentin à travers sa chemise. De souvenir, et malgré les horribles traces violacées il était … Très, mais alors vraiment très, très bien fichu ! Mais mieux valait ne pas y penser. Non parce que sinon ce n'est pas vraiment ce soir que je pourrais me reprendre et puis bon, je n'avais pas franchement envie de me sentir mal à l'aise au point de quitter la salle … Vous savez, vu l'état lamentable de mes pensées, c'était fortement probable que ça arrive avant la fin de la soirée si ça continuait comme ça. Heureusement, Val' détendit un peu la situation pour moi, me faisant même rire légèrement. Si, lui c'était un goinfre, quoi qu'il en dise ! Niveau politesse – ou plutôt impolitesse – je n'allais pas m'avancer mais pour le reste … C'était un estomac sur pattes, et rien que cette pensée m'avait arraché un rire très léger avec un demi sourire relativement amusé tandis que je piochais du bout des doigts dans son paquet.

« Tu es un goinfre ! » Je fronçais finalement le nez. « Et si tu continues de m'agiter ce truc sous le nez je vais devenir ENORME ! »

Pas que je sois spécialement gourmande pourtant, et puis je n'avais absolument pas faim, mais d'un autre côté avaler quelque chose m'aidait relativement à me donner la contenance minimum d'une cruche dans mon genre. Eh oui, c'était quand même relativement pathétique et foireux, pour le moment, il fallait clairement l'avouer … Et pourtant ça n'était pas la faute du jeune homme. C'était juste … Moi, dans toute ma splendeur, pour ne pas changer. Et puis je me déprimais quand même de temps en temps parce que c'était genre mais pire que méga grave quoi ! Franchement, il y avait de quoi avoir honte de me sortir de mon studio, là … Mais bon fallait que je m'assume et que j'essaye de faire un minimum preuve de bonne figure toute la soirée … Et puis en rentrant chez moi j'aurais tout le loisir de me frapper comme bon me semblerait pour avoir été aussi nulle et avoir sûrement fait passer une soirée aussi nulle à Val. Non mais y'avait pas, heureusement qu'il avait les pubs pour s'occuper le pauvre, parce qu'il n'était pas gâté avec moi …


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MessageSujet: Re: "C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur" Val & Clé   Mar 8 Sep - 22:05



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur ». Valentin & Cléia
Le choix des places fut de la responsabilité de Val', et apparemment il n'avait pas été mauvais puisque Cléia accepta de s'installer. Le jeune homme prit donc place et se mit à son aise. Il entama son paquet de bonbon et observa les pubs qui débutaient, bien entendu, il gardait toujours un oeil sur la demoiselle l'accompagnant, mais il savait être discret. En revanche, il tourna son regard vers Cléia lorsqu'elle lui posa sa question. Il la taquina gentiment, enfin ça c'était ce qu'il pensait, car il ne s'attendait pas à voir ce petit air renfrogné, vexé peut être même apparaître sur le visage de la brune. S'en était d'autant plus amusant il fallait l'avouer. Non pas voir l'air vexé de la jeune femme, mais plutôt de voir la réaction qu'avait provoqué sa plaisanterie. Mais il ne fit pas durer ce petit jeu plus longtemps et il lui donna la réelle version, celle ou il avait juste envie d'aller au cinéma voir ce film et qu'il avait pensé à elle pour l'accompagner. Ça n'allait pas plus loin. Entre son boulot et ses sorties en boite pour s'amuser, il n'avait pas vraiment l'occasion de faire plus ample connaissance avec les gens, enfin pas amicalement parlant et même s'il avait Gaël, il avait une petite préférence pour la compagnie de Cléia plutôt que de son motard de pote. Encore une fois sa phrase fit mouche et il put voir la demoiselle détourner le regard sans pour autant réussir à cacher le rouge lui montant aux joues. C'était mignon cette façon qu'elle avait de rougir quasiment à chaque fois qu'il lui disait quelque chose qui sortait des banalités. Pourtant c'était la réalité, elle était une des seules relations qu'il avait.

Sur ses belles paroles, Valentin laissa à Cléia le temps de se reprendre en regardant l'écran tout en mangeant ses M&M's, son petit sourire au lèvres. Elle l'amusait vraiment cette charmante demoiselle. Ça changeait tellement des filles qu'il avait connu sur Toulouse et puis il avait l'impression d'être un meilleur homme quand il était avec elle. Il avait presque envie d'être gentleman. Bon, ça restait quand même Val' et il ne pouvait s'empêcher de la taquiner, de la reluquer discrètement et d'apprécier ça. Mais il n'avait rien fait de ses habituelles techniques avec les filles. Même lorsqu'il n'attendait rien d'elles, il avait ce sourire plein de charme aux lèvres, les compliments qui vont avec et des gestes parfois un peu osés mais toujours fait avec une certaine nonchalance. Si Val ne gratifiait pas Cléia de ses habituelles petites attentions, c'était bien parce qu'il avait vu qu'il était face à une jeune femme particulière, il ne pouvait pas faire la moitié du quart de ce qu'il faisait avec une autre fille. Et il se donnait la peine de faire des efforts parce que depuis le départ il y avait un petit quelque chose qui lui plaisait, qui l'attendrissait même chez la brune. Sa façon de ne jamais soutenir son regard, de rougir à la moindre phrase, cette fragilité sous ses petits airs, tout cela était amusant et rafraîchissant. Et puis il n'avait pas vraiment à rouler des mécaniques pour l'impressionner... Il était juste lui... en plus sage et moins con.

Et pour preuve qu'il était plus sage, Val finit par proposer des bonbons à Clé, avant de siffler le paquet. Il le fit, comme à son habitude avec la jeune femme, avec humour et cela fit son petit effet puisqu'elle rit. Bon, il pouvait aussi très mal le prendre, parce qu'il n'avait pas l'impression d'avoir été si impoli depuis leur rencontre et puis il ne mangeait pas non plus tant que ça... Bon plus qu'elle s'était certain, mais elle ne mangeait quand même pas grand chose. Clé plongea finalement la main dans le paquet et Valentin l'observa avec son sourire en coin, son petit air amusé au bout des lèvres. Il haussa légèrement un sourcil avant que son sourire ne s'élargisse et qu'il ne secoue la tête et ne repose son regard sur la demoiselle
.

"Je ne suis pas un goinfre mademoiselle Cléia, j'ai juste légèrement plus de muscle à nourrir que toi. Faut pas croire, ça apparaît pas tout seul. Et franchement... je pense que t'as de la marge avant de devenir énorme."

Et il pensait vraiment ce qu'il venait de dire. C'était une crevette de poche qui se tenait à coté de lui, avant qu'elle ne devienne énorme il lui faudrait une bonne vingtaine d'autres paquets de bonbon, plus des tas de trucs bien gras... Bref, tout cela l'amusait beaucoup et il resta quelques secondes à regarder Cléia, mais pas trop longtemps non plus sinon elle allait encore une fois être mal à l'aise. Val reprit une poignée de bonbons et se reconcentra sur les pubs qui défilées toujours.

Le film, qui durait quand même un bon deux heures sembla ne durer pas plus d'une petite heure tellement il était riche en cascades, drôleries et pour finir par un sacré moment d'émotion. Val' savait à quoi s'attendre en allant voir ce film, mais il ne pensait pas ressentir cette pointe de tristesse à la fin. Il fallait le dire, il savait faire monter les émotions au cinéma. Les lumières éclairèrent de nouveau la salle et Val put constater qu'une bonne partie des filles, et même certains gars, étaient en train de sécher leurs larmes. Son paquet de bonbons vide à la main, il le fourra dans sa poche avant de se tourner vers Cléia. Il ne l'avait pas embêté de tout le film, à peine un regard, franchement, il ne se souvenait pas de la dernière fois ou il était allé au cinéma avec une fille et était resté aussi sage et prit par le film. Il fallait quand même dire qu'il y avait de belles voitures, de quoi rêver et Clé avait été discrète pendant toute la séance. Bref, il faisait face à la demoiselle pour la première fois depuis le début du film.


BY .SOULMATES


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