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 "C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur" Val & Clé

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: "C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur" Val & Clé   Lun 11 Mai - 0:57



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur ». Valentin & Cléia
Il est 18h15 lorsque Valentin se gare près du cinéma. D'habitude il est plutôt ponctuel, mais rarement en avance, sauf que là... il n'avait aucune envie de faire attendre Cléia. Il faisait plutôt beau, même bon d'ailleurs, toute la journée avait été éclairée par les rayons lumineux du soleil, avec seulement par moment des nuages qui passaient rapidement. La brise était bien entendu présente, comme d'habitude sur Etretat, mais cela avait fait du bien au jeune homme qui avait passé sa journée dans le garage de son oncle. Il aimait son travail, vraiment, bidouiller les moteurs, réparer une roues, tout ça lui plaisait. Et il était doué, il connaissait son métier sur le bout des ongles, c'était ce qui en faisait un bon mécano, un mécano capable d'aller sur un circuit avec son pilote et d'être certain que la bécane va rouler du feu de dieu. Val' avait apprit un peu sur le tas, mais il connaissait à présent pratiquement tous les moteurs de voiture et était capable de détecter des défauts sur une moto. Il n'y avait que la moto de Gaël qu'il connaissait par coeur, en même temps il avait touché à peu près à tout ce qui était possible de toucher...

Mais il n'était pas là pour réfléchir à son boulot, il était là pour Cléia. Ce petit bout de femme était son rendez-vous du jour. Val avait eu cette idée de ciné en se demandant ce qu'il pourrait bien faire pour passer une soirée sympa en dehors de son appart'. Il avait eu cette petite illumination : aller au cinéma voir ce film de voitures qu'il avait vraiment envie de voir, et pourquoi ne pas y aller avec quelqu'un ?! Il aurait bien proposé à Gaël, sauf que ça n'avait pas été sa première idée. Il était en pause déjeuné lorsqu'il demanda à Cléia si elle voulait sortir avec lui, quelque fois qu'elle ait peur... En même temps la dernière fois qu'ils s'étaient vus c'était dans un café et il avait été bien plus sage que la fois ou elle l'avait retrouvé étriqué dans sa voiture. En même temps toutes les fois précédentes il avait consommé... Donc encore une fois il lui avait promis qu'il se tiendrait bien, en même temps au cinéma il n'y avait pas vraiment moyen de faire le con. A part crier en pleine séance ou discuter durant tout le film... Sauf que ce n'était pas lui, et puis il n'allait pas payer le ciné pour discuter ! Bref, le toulousain avait donc proposé à la demoiselle de l'accompagner au cinéma et elle avait accepté, ce qui lui avait donné la patate pour tout le reste de la journée.

Valentin sortit de sa voiture et commanda les places avant que Cléia n'arrive, il se planta ensuite devant le bâtiment en l'attendant, une cigarette aux lèvres. Durant son attente, il se remémora sa dernière soirée en boîte. Il n'y avait rien de très glorieux, encore une fois il avait bu et fumé et également dragué. Il s'était amusé sur la piste, comme à son habitude il avait enflammé la piste et chauffé ses dames. C'était un jeu, un jeu qui perdait de sa saveur avec ces nénettes qui se jetaient presque dans ses bras sans aucune retenue. Il n'y avait pas de jeu de séduction, pas d'approche un peu plus civilisé, s'en était bestial. Ça avait toujours été comme ça, il avait toujours trouvé ça plutôt agréable mais là... ce n'était plus vraiment le cas. Il s'était perdu dans sa danse, dans la musique et avait du virer quelques filles bien trop éméchées pour être capables de quoi que ce soit. Pour finir vers 5h il s'était adossé au bar, une vodka redbull à la main et il avait pris 5 minutes pour lui. A cette heure là les gens commençaient vraiment à ne plus être très frais et il faisait parti de ses gens là, il en avait conscience, sauf que ça ne le gênait pas. Val avait enfilé son verre d'une traite et était reparti à l'assaut de la boite. Il était venu seul mais ne comptait pas repartir seul. Ce n'était pas une obligation, mais il avait besoin de ça... besoin de savoir pourquoi ça ne lui plaisait plus autant qu'on s'accroche à son cou en se frottant contre lui. Bien sur il n'était pas totalement indifférent, mais c'était... étrange, il y avait une partie de sa tête qui lui disait qu'il pourrait avoir nettement mieux.

Je pense qu'il n'est plus nécessaire de vous présenter les capacités de Valentin quand il s'agit de ne pas rentrer seul... Il était 6h, fermeture de boite, lorsqu'il quitta le centre ville accompagné d'une charmante demoiselle qui était suffisamment sobre pour lui faire des propositions indécentes tout en en étant consciente. Il avaient dansé un moment, ils s'étaient chauffés mutuellement et pour finir Val' lui avait proposé de venir chez lui. Ils passèrent quelques heures agréables, mais encore une fois, ce n'était pas vraiment comme d'habitude, Val avait prit son pied, ce n'était pas le problème, il y avait juste eu cette... sensation étrange, comme s'il n'en avait pas vraiment envie en fait. Quand arriva le moment de dire adieu à sa conquête il la laissa partir avec à peine un regard et il était allé prendre une longue douche, prenant soin d'effacer le numéro qu'elle lui avait laissé sur le bras. C'était un coup du soir, pas la femme de sa vie ! Et c'était sur cette pensée, tout en savonnant son crane qu'il sut ce qui clochait dans sa caboche de mec. Il y avait une autre fille dans sa tête, et c'était ça cette sensation bizarre, comme ce malaise d'en toucher une autre. Pas qu'il puisse toucher celle qui l'avait perturbé toute la nuit... Il n'était ps amoureux, il ne l'avait jamais été et était certain qu'il ne l'était pas, mais cette femme... ce petit bout de femme, il l'appréciait vraiment, il y avait eu se besoin de protection et puis elle prit soin de lui, ils se rapprochèrent en se marrant, en discutant de temps en temps, en se voyant. Cléia lui avait fait un truc. Ça devait être ses grands yeux gris, son air timide, sa manière de rougir, mais aussi ce petit côté caractériel qu'elle commençait à laisser apparaître.

Ses pensées virèrent sur le sourire de la demoiselle, elle avait des lèvres pleines, particulièrement bien dessinées et puis sa lui donnait une expression extrêmement mignonne quand elle souriait. Oui, Monsieur Paques avait remarqué ce genre de détails lors de leur dernière rencontre. Il avait du se concentrer sur ses yeux gris pour ne pas laisser dévier son regard et par la même occasion ses réflexions car il savait qu'elle ne serait pas à l'aise avec l'idée qu'il puisse avoir de pensées même un peu déplacées. Valentin jeta son mégot à terre et alluma une seconde cigarette. Non il ne stressait pas, bon d'accord il se sentait pas aussi à l'aise que d'habitude, mais en fait depuis qu'il était levé il n'attendait que ce moment, cette soirée. Il avait ouvert les yeux bien avant son réveil, était allé courir avant de prendre sa douche et d'aller bosser. Il avait réussi à négocier avec son oncle pour terminer plus tôt et ça n'avait pas été du luxe car il avait fini sa journée avec de l'huile plein les mains et d'autres substances pas terribles sur le visage. Quand il était rentré il avait passé plus d'une heure dans la salle de bain afin d'enlever toute cette crasse. Il était sorti une serviette à la taille et avait réfléchit un minimum sur sa tenue... Décontractée mais pas trop quand même. Il avait donc opté pour un jean, une chemise blanche et sa veste en cuir qu'il venait d'acheter puisque l'autre était foutu.

L'attente parut durer une éternité, il en était quand même à sa troisième cigarette depuis son arrivée devant le cinéma. Heureusement, il était au milieu de cette troisième cigarette lorsqu'aparut la voiture de Cléia. Il la regarda passer et la main qui était jusque là dans le fond de sa poche passa sur sa nuque qu'il massa un instant. C'était ridicule quand même de réagir comme ça ! En même temps il savait qu'il allait encore devoir prendre des pincettes avec la demoiselle et que s'il voulait tenter quoi que ce soit... ça serait tendu, vraiment. Il allait devoir prendre patience et ce n'était pas son genre d'habitude. Mais bon, cette fille le rendait dingue, elle le perturbait et rien que pour ça il n'avait pas envie de la laisser s'échapper, même si c'était parfaitement égoïste venant de lui puisqu'il n'était pas tout à fait le genre de mec qu'elle devrait côtoyer... Mais pour le moment peu importait, il allait tenter de lui apporter ce dont elle pourrait avoir besoin et surtout il allait essayer de la faire s'ouvrir un peu. Et pas sexuellement parlant pour une fois. Quand il la vit apparaître, il enfonça de nouveau sa main dans sa poche et jeta son troisième mégot sur le sol. Il s'approcha d'elle et lui fit la bise avant de lui glisser d'une voix un peu trop grave et... sexy il fallait le dire
.

"Salut Princesse"

Oui, c'était un peu comme un jeu, il aimait l'enquiquiner, mais plus que ça, ça lui permettait de savoir jusqu’où il pouvait aller avec elle. Cela lui donnait ses limites et il en avait bien besoin !

BY .SOULMATES


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MessageSujet: Re: "C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le coeur" Val & Clé   Lun 11 Mai - 22:32




« C'est impossible dit la Fierté, c'est risqué dit l'Expérience, c'est sans issue dit la Raison, essayons murmure le Cœur. »

ҩ
Toute la journée en cours j'avais été électrique, et ça n'avait pas vraiment échappé à mon binôme en plein TP. Le principe c'était que plus vite j'avais fini, cette après-midi, plus vite j'étais partie, alors j'avais vraiment mis la marche avant ; pas spécialement le genre de miss j'assure le vingt dixit mon camarade qui en était resté scotché. Et de fil en aiguille il avait cherché une cause. Il avait passé en revue toutes les causes possibles, avec la famille qui venait, le rendez-vous romantique, les amis de longue date qui passaient … Tout je vous dis, mais je n'avais pas vraiment craché le morceau. Non mais imaginez sa tête s'il avait su pourquoi j'étais aussi en forme ! Ce soir j'allais au cinéma. Bon d'accord jusque là je vous avoue qu'il n'y avait pas de quoi me mettre dans un état pareil, ça n'était pas franchement la grande surprise de l'année, ce cinéma, j'y allais assez régulièrement. Non, le truc, c'était plutôt la personne qui m'avait invitée. Bon je vous avoue que du coup pour le moment j'étais électrique purement et simplement, mais d'ici l'heure de la séance j'allais juste virer au vert. En fait c'était une vraie première, ça, qu'un mec m'invite au cinéma. Enfin, non, la première c'était que j'accepte illico d'y aller. Que j'accepte tout court même. Bon bref. Vous imaginez un peu l'état dans lequel je risquais de finir si ça continuait. Donc voilà, avec le mode speedy gonzalez, j'avais réussi tout bonnement à gagner une demie-heure. Donc à la place de finir à dix-huit heures, soit juste une demie-heure avant mon rendez-vous au cinéma, j'avais fini à dix sept heures trente, ce qui me laissait un soupçon plus de marge pour rentrer chez moi et me changer. Mais là je n'avais quand même pas franchement le temps de traîner.

J'avais donc mis le cap sur l'académie, comme un feu follet, pour filer directement à mon appartement. Il fallait déjà un bon dix minutes pour que je rentre chez moi donc il n'y avait pas une seconde à perdre. Surtout que depuis le matin c'était le casse-tête pour trouver une tenue à mettre. Il ne fallait rien pour envoyer des signaux, tout en n'optant pas pour le jean et vieux sweat-shirt, vous voyez. Donc là c'était un peu le casse-tête chinois, et une fois devant mon armoire ouvert ça n'était pas beaucoup mieux, vous me direz. Sauf que l'horloge tournait, et qu'il allait falloir que je me décide. J'optais finalement pour une robe blanche en dentelle avec de jolies petites lignes marines. Oui je sais, vous allez me dire que pour ne pas envoyer de signaux on faisait mieux que la robe, mais la robe jusqu'aux genoux et avec un col rond qui ne laisse rien voir, ça va très bien aussi. Avec ça une paire de chaussures à talons compensés bleue marine et ma veste en jean, ça serait parfait. Maintenant que j'avais ma tenue au grand complet, je pouvais passer à la salle de bain, parce que le chrono jouait contre moi, pour le coup. Il allait falloir que je me remaquille, parce que là ça n'allait pas. Enfin, le mascara ça n'était pas vraiment suffisant quoi, alors qu'avec un peu d'ombre à paupières bleu claire très léger, un trait d'eyeliner et une touche de rouge léger sur les lèvres, c'était déjà largement mieux, mais en toujours aussi discret. Quant à mes cheveux, il allait peut-être falloir que je pense à enlever le stylo bille dedans qui retenait mon chignon après désolidarisation de mon élastique. Je ne sais pas, c'est juste une idée … Finalement, je laissais mes cheveux lâchés, après juste un coup de brosse, car le mouvement n'était pas trop mal, et puis de toute façon je n'avais plus le temps de faire grand-chose. J'allais finir en retard et je détestais cette idée !

Je sortis donc de la salle de bain pour enfiler mes chaussures et ma veste tout en prenant mon sac dans lequel je fourrais portable, papiers, porte-monnaie et clés. Et j'allais être juste dans mon timing, si ça continuait. Je n'aimais vraiment pas ça, parce qu'en théorie j'étais du genre ponctuelle, mais là je n'avais pas trop d'autre choix vu que c'était un peu la course. Imaginez si je n'avais pas fini avant, j'aurais fait un raccord maquillage sur le parking de l'université et j'aurais atterri au cinéma en jean pullover … Ah non juste impossible ça ! Finalement j'avais roulé un peu vite pour rattraper un peu le retard dont je voyais pointer le bout du nez à force. Bon, en arrivant sur le parking du cinéma j'avais été obligée de ralentir et de me concentrer avec tous ces piétons qui traversaient n'importe où, les enfants qui ne restaient pas avec leurs parents, tout ça. N'empêche que j'avais rapidement trouvé une place, et que ça n'était pas du luxe ! J'étais tout juste à l'heure, alors bon ! J'attrapais finalement mon sac avant de sortir de la voiture et de la verrouiller. Bon, maintenant il allait falloir que je retrouve Val', et je commençais à être dans un sacré état. Pourtant, quand je le vis devant le cinéma, un simple sourire tout doux étira mes lèvres. J'étais juste super contente d'être là et de le voir, pour le coup. Il était super classe en plus, habillé comme ça ! Je lui fis donc la bise, et ça c'était assez naturel quand même pour que je ne vire pas au rouge pivoine directement. Et le truc cool, c'était qu'avec mes talons je faisais tout de suite vachement moins ridicule à côté de Val. Bon, je restais le modèle de poche mais c'était mieux quand même, déjà. Par contre, avec ce que dit Val', un léger frisson passa le long de mon dos, et ma réponse disait clairement « tu me fais de l'effet ». Non mais c'était impossible de contenir un peu plus ma voix en lui répondant.

« Salut Val'. »

J'avais aussi essayé de soutenir son regard, et franchement, là … C'était opération trois, deux, un, j'ai perdu tout courage. Je détournais finalement légèrement le regard, sentant le rouge me monter aux joues. Bon, c'était mal barré tout ça s'il continuait comme ça, et puis, je ne sais pas, je me sentais plus timide d'un coup, peut-être plus vulnérable aussi, et pourtant c'était bête. Ce n'était pas comme si je craignais quelque chose, en plus. Un lieu public, avec du monde et du passage, ça n'était pas vraiment l'endroit où il pourrait tenter quoi que ce soit, de toute façon. Et puis il allait falloir que j'arrête de me monter le bourrichon aussi, parce que je n'étais absolument pas le genre de fille qui devait l'intéresser alors c'était beau de me faire des idées et de m'en mettre carrément mal, mais ça n'allait me mener nulle part, franchement … Ah, avoir un cerveau de fille des fois ce n'était pas la meilleure des choses, moi je peux vous le dire.


Cléia ҩ Valentin