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 « And let's work ! » † Grégoire & Iris

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: « And let's work ! » † Grégoire & Iris   Lun 4 Mai - 14:25




« And let's work ! »

ҩ
Vacances, touristes, journées à rallonge, guitare et petit ricard ! Bon d'accord on oublie le ricard avant d'aller travailler, mais franchement elle était trop bien ma vie en ce moment ! Le bar faisait le plein dès l'ouverture, et c'était tip top. Le soir ça marchait du feu de dieu avec les petits jeunes venus en vacances ; en bref j'adorais, mais bon c'était la dernière semaine de vacances alors après ça allait se calmer un petit peu. Bon il y aurait toujours les ponts de mai, c'était certain, et les premiers vacanciers de juin, mais il y aurait une toute petite pause pour me permettre de faire deux ou trois « conneries », comme disait Louis, avant d'attaquer jusque septembre la vraie saison des touristes. Et comment vous dire que j'avais déjà hâte d'avance ? Franchement c'était trop bien ici, même si là j'aurais quand même encore pu être les skis aux pieds - ou le snow, en fait - pour les quelques dernières pistes de la saison. Comme l'avait dit mon père, il fallait que je commence à grandir et à trouver mes priorités, et ma priorité c'était mon bar. Il fallait que ça tourne, parce que sans ça je mettais la clé sous la porte, et si je mettais la clé sous la porte, je n'aurais plus qu'à aller m'enfermer en tant que bureaucrate dans le commerce. Non merci !

Bien entendu, pour en arriver à ce résultat-là, il ne fallait pas trop compter les heures, et si ça continuait j'allais peut-être investir dans un lit pour l'arrière boutique, histoire de vivre ici. Enfin non, c'est une bêtise, je déconne. Je péterais un plomb bien avant la fin de la première semaine d'emménagement, je me connaissais par cœur à ce niveau-là. Non, en fait je faisais la fermeture, je rentrais m'effondrer dans mon lit, et j'arrivais pour neuf heures le lendemain matin pour tout remettre en place avant l'ouverture de onze heures. Je n'avais pas encore trop délégué le travail au personnel, mais il n'y avait nul doute qu'avant la fin de l'été je ne faisais qu'un des deux extrêmes. Ouverture ou fermeture, parce que bon, ça me faisait quand même des journées à rallonges, et j'étais bien content quand ça tombait à la fin du mois mais jusque septembre je n'allais pas survivre au rythme. Et donc, comme d'habitude, j'étais sorti comme un robot de mon lit, j'avais avalé le petit déjeuner sur le tas, pris une douche à l'arrache, enfilé un jean clair et un tee-shirt blanc avec l'inscription « Arrogance à la française » dessus. Avec tout ça, en voiture Simone, il y avait du travail ! Et pas vraiment de temps à perdre pour dompter ma crinière qui partait royalement en vrilles depuis qu'elle prenait l'air marin.

Pour le coup, à neuf heures vingt, tout était en ordre. La soirée d'hier ne s'était pas trop éternisée, avec la reprise du boulot le lundi pour certains, tout ça ... Donc j'étais arrivé à la même heure que d'habitude pour remettre un peu en place quelques tables et passer un bon coup de serpillière. Bah quoi, vous n'aviez jamais vu un homme faire le ménage avant ? Moi ça m'arrivait de temps à autres, surtout quand je n'avais plus le choix d'ailleurs. Mais là le sol n'était pas super propre donc ce n'était vraiment pas du luxe. Enfin, c'était tous les jours comme ça après une soirée, de toute façon, des verres qui se renversent, des cacahuètes qui tombent, des chaussures boueuses qui rentrent ... Donc au taf le Greg ! Et puis finalement j'avais atterri sur l'une des banquettes de la salle principale, les pieds sur un barreau de chaise, ma guitare à la main. En temps normal après la remise en ordre je me serais mis à la comptabilité - quoi que non, ça c'était le vendredi, la compta' - ou alors si je n'avais pas trop de petites choses à revoir - fournisseurs, verrerie cassée, tout ça - je serais rentré chez moi. Sauf qu'aujourd'hui j'avais rendez-vous à dix heures avec une organisatrice d'événementiel, alors bon, je n'allais pas m'amuser à faire des aller-retours sur une durée d'une demie-heure. Ce serait perdre du temps, vraiment. Tandis que j'avais pas mal besoin de travailler ma guitare, parce que ça faisait un moment que je l'avais laissée de côté, celle-là, et déjà ça s'entendait bien comme il fallait. Il allait falloir la réaccorder un minimum, et ça je le faisais à l'oreille. Je n'avais rien d'un pro, bien au contraire, j'étais un autodidacte qui se débrouillait plutôt pas mal et qui avait compris qu'en prime il avait un peu de voix. Alors je m'amusais. Un peu de rythme et d'improvisation, et ça ferait passer le temps comme par magie !


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MessageSujet: Re: « And let's work ! » † Grégoire & Iris   Ven 8 Mai - 0:12



« Tout ce que tu peux faire dans la vie, c’est être toi-même. Certains t’aimerons pour qui tu es. La plupart t’aimeront pour les services que tu peux leur rendre, d’autres ne t’aimeront pas. »



"And let's work !". Iris & Grégoire
Le retour sur Etretat après 8 ans passés dans la capitale n'était pas si terrible. Pour commencer elle avait l'habitude du temps et puis jusqu'à présent elle n'avait pas trop eu à se plaindre, ensuite elle retrouvait un peu de calme. D'accord, ouvrir sa propre boite d’événementiel ce n'était pas de tout repos et pour l'instant elle n'avait même pas encore les locaux, mais cela ne saurait tarder, elle avait trouvé une petite boutique de prêt à porter qui était en vente et qu'elle pourrait facilement retaper pour en faire une agence digne de ce nom. Mais il fallait qu'elle voit avec sa banque, qu'elle soit sure de ce qu'elle comptait faire et surtout monter son projet de manière solide afin de n'avoir aucun problème. Tout ça pour dire qu'Iris avait commencé à chercher très activement un lieu ou elle pourrait donner des rendez-vous et peut être même que par la suite elle pourrait embaucher quelqu'un; et lorsqu'elle ne cherchait pas, elle montait son dossier de présentation pour sa banque. Bien entendu elle savait qu'elle allait avoir besoin de quelques lieux et personnes dans son répertoire pour pouvoir organiser des événements, elle avait donc prit le temps de faire une liste des potentiels lieux ou elles pourraient organiser quelques petits salons, ou même des fêtes. Car oui, contrairement à la majeur partie des gens dans l'événementiel, Iris était capable et d'organiser un salon ou même une fête comme un mariage.

Cela dit, la jeune femme avait une nette préférence pour les organisations de fêtes, sauf que si elle lançait son agence, elle ne pourrait pas dire non à un ou deux salons. Donc pour le moment elle ne se rétrécissait pas à n'avoir que des lieux pour des fêtes. Elle avait du laisser un message au directeur du centre commercial, et puis elle avait aussi prit contact avec le directeur de l'académie. Iris était certaine que l'académie pouvait être un lieu vivant, d'après ce qu'elle avait compris, il y avait même eu un incendie dans l'une des écuries alors qu'une soirée était organisée dans un terrain. Bien sur elle avait mis en avant son professionnalisme et également son sérieux sur toute la sécurité. Il s'agissait peut être d'un coup un peu bas, mais au moins elle avait marqué des points. parce que avouons le, pourquoi vouloir payer une agence pour organiser une soirée alors qu'un particulier était capable d'en faire autant ?! D'ailleurs Iris pensait bine un jour demander qui avait pris en charge toute l'organisation d'un tel événement car il fallait si connaitre un peu quand même. Mais pour l'instant elle allait surtout essayer de contacter aussi le café et ce bar à ambiance qui venait d'ouvrir. Bien entendu elle n'avait pas eu à prendre un rendez-vous pour avoir un point d'attache avec le restaurant le Galion puisqu'il s'agissait du resto de ses parents et qu'ils lui avaient dit depuis le début que si elle avait besoin d'une salle, ou même du restaurant, elle n'avait qu'à le demander.

En ce jour pas trop mal, Iris avait rendez vous avec le propriétaire du bar à ambiance. L'Edelweiss était le lieu par excellence qu'elle voulait pouvoir contacter car c'était le lieu typique ou organiser des soirées, privées ou publiques, et en plus de ça cela serait plutôt bon pour son image puisque depuis l'ouverture la jeune femme avait cru comprendre que les affaires marchaient bien, aussi bien chez les jeunes que chez les moins jeunes. Il fallait donc qu'elle obtienne l'accord du patron pour pouvoir réquisitionner les lieux si nécessaire et également qu'il la prévienne s'il souhaitait faire quelque chose de particulier, de plus particulier qu'inviter un artiste local. La demoiselle avait réussi à joindre Grégoire Carpentier, le proprio des lieux pur avoir un rendez-vous. Forcément elle s'était arrangée pour que la rencontre ait lieu dans l'établissement du jeune homme puisqu'elle ne comptait pas l'inviter chez elle. Ce n'était absolument pas professionnel et puis il fallait quand même qu'elle s'assure que les lieux étaient bien ce qu'elle s'imaginait. Car oui, Iris se fiait aux rumeurs qui pouvaient courir et elle n'avait encore jamais mis les pieds dans le bar. Elle avait parcouru une paire de fois les ruelles de la ville en laissant traîner ses oreilles et elle avait pu capter quelques bribes de conversations qui semblaient assez enthousiastes. Iris s'était même payé le culot de demander à un petit groupe de jeune leur avis sur l'Edelweiss et on lui avait conseillé d'essayer, que c'était assez innovant sur Etretat et que l'ambiance y était sympa.

La jeune femme se leva et alla en aveugle jusque la douche, elle prit le temps de se laver les cheveux, de faire un masque et ensuite de faire un gommage corporel. Le tout avec une douce odeur de vanille. Elle sortit de sa douche, parfaitement réveillée et détendue pour débuter sa journée. Après avoir enfilé un peignoir elle se rendit dans sa cuisine et fit couler son café avant de retourner dans sa chambre, d'ouvrir son volet et sa fenêtre et de se planter devant sa penderie. Elle opta pour un jean slim des plus simples, porte un jean pour un rendez vous pro ne gênait pas du tout Iris, elle savait de toute façon qu'elle allait agrémenter le tout et que ça serait très bien. Pour le choix du haut se fut un peu plus compliqué mais elle finit par se décider sur un débardeur à fines bretelles, rien d'extravagant, elle sortit également sa veste blanche qu'elle passerait avant d'entrer et prit un ensemble de sous vêtements avant d'attraper ses affaires et de finir à la salle de bain. Pour commencer elle se sécha les cheveux, et fit ses habituelles boucles afin de donner un peu de volume, elle enfila ensuite ses sous-vêtements et son jean et son débardeur. Elle retourna dans la cuisine est s'installa à la table de cuisine avec son petit déj'. Celui ci constituait en une tasse de café, un bol de céréales avec du lait et une pomme. Elle remplit son thermos de café et fit sa vaisselle avant de retourner à la salle de bain pour son habituel lavage de dents et sa séance maquillage. Cela ne prit pas beaucoup de temps, elle se contenta d'une crème légèrement teintée pour corriger son teint, d'un peu de blush après de la poudre et pour finir mascara et fin trait eye-liner sur la paupière.

Avec toutes ses préparations Iris était tout juste à l'heure pour prendre la route du centre ville. Elle enfila une paire d'échasses et prit veste, téléphone, sac à main et pochette de boulot avant d'attraper ses clés et de quitter son appart. Elle monta dans sa voiture et alluma la musique avant de prendre la route en chantant à tue tête. Elle trouva une place pas trop lin du bar et rejoignit celui ci à pieds, sa veste sur les épaules et son sac à la main. Grégoire lui avait dit qu'il serait surement occupé au moment ou elle arriverait et lui avait demandé d'entrer directement afin d'être certaine qu'il sache qu'elle était là. La jeune femme arriva donc devant la porte de l'Edelweiss et pénétra sans frapper. Une mélodie à la guitare résonnait dans la pièce et en s'avançant elle put apercevoir le propriétaire des lieux. Il devait avoir son âge et jouait pas mal de la guitare. De là ou elle était elle put constater que lorsqu'il avait la tête baissait sur sa guitare elle ne pouvait voir son regard mais bon c'était loin d'être une longueur trop... longue. Il n'avait pas de tenue particulière et cela l'amusa. Sur Paris ce n'était pas du tout la même chose, elle savait qu'elle n'aurait pu se présenter à un pareil rendez-vous dans cette tenue si elle avait été à la capitale et puis son interlocuteur aurait surement été en costard cravate... C'était vraiment agréable de rentrer au pays !

La guitare fut rapidement accompagnée par la voix du jeune homme et même si Iris n'était pas une grande experte en la matière, elle pouvait facilement dire que ce Grégoire avait de la voix, une belle voix. Bon, elle n'allait quand même pas rester plantée dans le bar, à moitié cachée, la demoiselle s'avança donc dans la pièce un sourire aux lèvres. Elle déposa son sac sur une table et laissa sa veste glisser de ses épaules, se retrouvant ainsi en débardeur et prête à être un peu plus bruyante. Enfin elle était prête à se présenter quoi
.

"Pour un patron de bar, vous êtes étonnamment jeune, et doué avec un guitare. Je suis Iris Marchalle, je pense qu'on a rendez vous"

Charmant sourire accompagnant le tout, elle s'avança jusqu'en face du jeune homme et put lire sur son t-shirt le message qui la fit sourire de plus belle. Il y avait un énorme décalage avec la capitale et toute cette fraîcheur lui faisait le plus grand bien. Elle posa ses fesses sur le bord d'une table se trouvant en face du fauteuil. C'était assez amusant de le trouver la guitare à la main, elle pensait qu'il serait en plein ménage ou alors en plein inventaire, enfin ce genre de choses... Mais bon, il devait savoir ce qu'il faisait... enfin elle l'espérait car elle ne voulait pas avoir de partenariat avec un bar qui potentiellement pourrait mettre la clé sous la porte dans quelques mois à cause d'une gestion un peu merdique.

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MessageSujet: Re: « And let's work ! » † Grégoire & Iris   Mer 27 Mai - 6:58




« And let's work ! »

ҩ
Mon petit bout de paradis était fin prêt à accueillir mon rendez-vous du jour, et c'était particulièrement agréable à mes yeux. Je gérais mon affaire comme mon père avait toujours géré la sienne, et pendant près de vingt ans j'avais arpenté le parquet usé du bar paternel, qui survivait aux étés de Morzine, et plus particulièrement aux périodes creuses. Car c'était bien le seul bar à cette altitude dans une commune si peu vivante en dehors du tourisme, à être ouvert par vents et marées. Ça aurait pu être un bar dans n'importe quelle ville vivante, et pourtant c'était le bar d'une ville morte. Il tournait du feu de dieu, je le savais pour avoir tenu la paperasse de mon père pour me familiariser avec la rigueur que demandait un bar, et c'était là-dedans que j'avais appris. J'avais en plus comme armes une école de commerce, et j'étais donc tout à fait à l'aise dans mon métier de patron. Tellement à l'aise que j'avais fini par attraper ma guitare et m'installer dans mon fauteuil. De toute façon mon rendez-vous savait d'avance qu'il était nécessaire de rentrer directement. La porte était restée déverrouillée et c'était le meilleur moyen que je ne rate pas une toquade un peu trop discrète. J'avais donc commencé par faire mes gammes pour réussir à réaccorder correctement ma guitare, et j'avais commencé une mélodie au hasard, avant que les notes ne se transforment pour avoir l'air d'une chanson que je connaissais bien. J'étais penché sur ma guitare, les yeux mi-clos, en train de me laisser aspirer par ma musique. C'était bon, de faire ça, vraiment bon. La musique était parfois un exutoire pour moi, et de temps à autres oublier cinq minutes le monde qui tournait autour de moi au profit de ma très délicate musique, c'était un délice. Finalement, je posais ma voix sur les notes, un demi-sourire accroché aux lèvres. La chanson était mélancolique et personnelle ; je l'avais écrite avec Louis, une fois, et elle avait le don de me charger d'énergie. Elle portait tout un souvenir, et c'était ça qui était le meilleur.

Finalement, un mouvement à la périphérie de mon champ de vision me fit lever les yeux de ma guitare et c'est un sourire plus professionnel qui prit place sur mon visage tandis que mes doigts griffaient quelques dernières notes égrenées pour clore mon aparté. Étant donné la tenue de la jeune femme en face de moi, il devait s'agir de mon rendez-vous, une jeune auto-entrepreneuse dans l'événementiel, qui avait l'air intéressée par mon petit écrin parfait pour organiser ses soirées. Et bien entendu moi ça m'intéressait aussi, parce que même si les affaires marchaient parfaitement bien, elles pourraient toujours marcher mieux. Maintenant il fallait voir ce qu'elle avait à me proposer, si c'était intéressant, et surtout si je ne prenais pas un risque en entrant en affaires avec elle. Après tout, pour le moment mon bar et moi avions plutôt bonne réputation, et pour un truc tout juste ouvert on n'avait pas à se plaindre du tout, on était blindé tous les soirs ici. Mais si jamais il se passait quoi que ce soit de négatif lors d'un événement orchestré de l'extérieur, c'est aussi sur moi que ça retomberait. Envolé le Grégoire volage, j'étais redevenu un patron pur et dur. Ça ne m'empêchait pas de sourire tout en déposant ma guitare à côté de moi et en regardant la demoiselle approcher, mais voilà, dans le monde des affaires j'étais dur parce que malgré tout ce que je laissais apparaître – jeunesse, décontraction, arrogance – j'avais déjà une bonne expérience. J'avais tout fait avec mon père à Morzine, et je connaissais un tas de pièges à éviter pour tenir mon commerce à flots. Alors lorsque la demoiselle pointa du doigt ma jeunesse, c'est un sourire amusé qui étira mes lèvres. On me le disait souvent. Et pour ce qui était de la guitare, elle allait finir par gonfler un peu mon orgueil, même si je n'avais pas trop de doutes à propos de mes qualités dans ce domaine. Après tout j'avais couvert suffisamment de concerts privés pour savoir que j'avais un minimum de talent. Je me levais finalement pour lui tendre la main. Non mais j'étais professionnel jusqu'au bout, même si j'avais plutôt l'air d'un jeune emmerdeur avec ma tenue. C'était un peu le paradoxe Greg ça.

« J'ai sûrement un peu plus d'expérience qu'un trentenaire se lançant sur un coup de tête dans la gestion d'un bar. » Mon sourire se fit plus fin, même si ma voix restait pour le moins presque joyeuse. Ce n'était pas le moment de mordre, au contraire même, c'était drôle comme situation à mon goût, mais il fallait bien montrer un minimum de sérieux. « En effet, nous avons rendez-vous, mademoiselle Marchalle. » Je marquais une pause, conscient que ce que j'allais dire était totalement déplacé pour cause de curiosité. « Vous êtes de famille avec les gérants du Galion ? » Nouvelle pause, petit sourire à croquer, sans pour autant essayer de la charmer. « Excusez-moi. J'ai la mémoire des noms et un vilain défaut appelé curiosité. »

Sauf que, devinez quoi ? Je n'étais pas tellement désolé, parce que bon, elle pouvait toujours me répondre ce qu'elle voulait, et y compris m'envoyer bouler, parce que pour le coup ça ne changerait pas ma vie mais … J'avais grandi dans un bar, à écouter les potins et les ragots, à entendre les histoires de madame machin qui avait trompé monsieur bidule avec monsieur trucmuche, de untel, qui était de famille avec l'autre, qui allait ouvrir son magasin sur la station … En somme j'avais toujours connu toute la vie de mon fief en restant accoudé derrière le bar parental, alors ça me restait, et parfois c'était parfaitement déplacé de poser une question, mais j'avais vraiment du mal à m'en retenir. Généralement c'était mon air tout à fait innocent et puis ma petite excuse à la con avec mon sourire à croquer. Peu de filles résistaient, et c'était ça qui était plutôt drôle au final.


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MessageSujet: Re: « And let's work ! » † Grégoire & Iris   

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« And let's work ! » † Grégoire & Iris

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