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 "L'avenir a le don d'arriver sans prévenir." Alex & Clary

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: "L'avenir a le don d'arriver sans prévenir." Alex & Clary   Mar 28 Avr - 0:08



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"L'avenir a le don d'arriver sans prévenir.". Clarissa & Alexandre
Encore une semaine de stage qui reprenait. Normalement Clarissa aurait dû être en vacances, sauf que voilà, avec son stage ce n'était pas possible, elle avait un certain nombre d'heures à faire et comme elle ne pouvait pas travailler pendant ses heures de cours, il fallait bine qu'elle ait une solution et cette solution était le travail durant les vacances. La jeune femme aimait son stage, il n'y avait aucun problème la dessus, mais depuis quelques temps elle avait un doute sur son avenir professionnel. Elle ne se voyait pas aller plaidoyer et se battre pour un client, cela était quand même assez embêtant puisqu'elle avait quand même pris plutôt cette voie là... Par contre, son stage lui avait permis de s'ouvrir un peu plus, de prendre sur elle, et le contact avec les clients dans le bureau de Monsieur de Bressac devenait plus naturel et aisé. Elle savait qu'elle pouvait devenir l'une de ses avocates dans une entreprise, ou même pour des particuliers, mais la plaidoirie en soit n'était pas faite pour elle. Elle n'avait pas le caractère et le charisme suffisant. Heureusement, avec ce stage, elle avait pu s'en rendre compte et elle savait ou ne pas aller et elle commençait vraiment à savoir vers quelle voie partir et se spécialiser. Il y avait ce master en M2 sur l'environnement qui avait l'air pas mal, et nettement plus dans ses cordes. Etre juriste dans le droit de l'environnement, sur Etretat, c'était franchement pas mal !

Mais pour l'instant Clary devait finir son année et surtout son stage afin de validée cette grosse partie de ses notes. La fin approchait vite, il ne lui restait plus beaucoup de semaines de cours et seulement deux semaines de stages, alors franchement elle pourrait survivre à cette dernière ligne droite avant de profiter de ses vacances. La blondinette arrivait donc à positiver sur cette semaine de stage, elle avait rendu le dernier dossier que Gabriel lui avait demandé quelques temps plus tôt et donc elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle allait devoir faire. La seule chose vraiment bien, était qu'elle était presque complètement autonome. Elle pouvait s'occuper d'un dossier en entier avant de le présenter à son patron alors que quelques mois encore il y avait certaines étapes qu'elle devait présenter avant de pouvoir monter un dossier complet. La seule chose qu'elle n'avait pas le droit de faire en tant que stagiaire était la plaidoirie, mais cela ne la gênait pas plus que ça, surtout qu'il n'y avait pas à plaider sur tous les dossiers qu'elle faisait. Des fois elle n'était là que pour conseiller les clients. Le dernier client qu'elle avait vu était un homme d'un certain âge, qui aurait pu être son grand père, et qui avait besoin de conseil pour son voisin qui voulait le mettre dehors avec des tas d'excuses. Ce n'était pas simple ce genre de dossier, elle avait eu besoin de quelques conseils de son patron, mais d'après lui, elle avait de bonnes idées et de quoi monter un dossier solides qu'il pourrait facilement apporter devant le juge.

Tout cela avait donné confiance en elle, parce qu'il fallait le dire, Clarissa n'était pas le parfait exemple de la fille débordant de confiance en elle. Depuis quelques semaines elle se sentait un peu mieux dans sa peau. Pleine de doutes sur son avenir, mais mieux dans sa peau, plus à l'aise avec son corps et les bêtises qu'elle avait tendance à sortir. C'était des plus agréable, aussi bien pour elle que pour ceux l'entourant. Mais bon, cela n'allait pas lui dire ce que ses deux semaines de stages allaient lui réserver... Elle arriva donc au travail, comme d'habitude à 10h00, après avoir fait tout ce qu'elle avait à faire et surtout avoir révisé un peu, quelque fois qu'elle tombe sur un cas un peu particulier... Habillée d'un pantalon tailleur rayé noir et gris, d'une chemise à manche courte gris clair et de sa veste noire et grise assortie au pantalon et d'une paire de bottines à talon noires, la jeune femme passa la porte du bureau de Gabriel et elle s'assit en face du bureau, prête à recevoir les ordres. En étant présente plus que deux semaines, elle se doutait qu'elle n'aurait pas grande mission, mais bon, il fallait bien qu'il lui donne un peu de travail, même des photocopies ça lui allait. Clarissa se vit confier des petites taches dans la matinée et elle eu droit d'apprendre qu'elle allait réaliser une entretien avec un client, seul à seule. Ce n'était pas le premier, mais bon, elle n'en avait pas fait beaucoup non plus. Son patron lui annonça qu'il lui donnerait le peu de détail après l'heure du déjeuné et qu'après cet entretien elle devrait lui préparer le dossier de ce client si nécessaire.

Clary se mit donc en action et commença par classer les dossiers dont Gabriel aurait besoin dans la semaine, elle passa ensuite quelques coups de téléphone afin de prévenir de l'avancée de choses pour certains clients et savoir ce qu'ils comptaient faire. Elle imprima ensuite des feuilles qu'on lui avait demandé et vers 12h15 elle déposa le tout sur le bureau de monsieur de Bressac. Elle retourna ensuite dans sa voiture et alla se poster sur le peu de digue restante pour sa pause casse croûte. La blondinette s'enfila son sandwich, sa pomme et son cookie en moins de 15 minutes, mais elle resta à observer les mouvements des vagues sur le sable. Il y avait un peu de passage sur la plage, mais très peu osés aller mettre ses pieds dans l'eau. Surtout que par endroit on pouvait encore voir des débris de la digue, il devait donc encore être dangereux de se balader sur la sable. Elle faillit s'endormir au moins 5 fois à observer les mouvements hypnotiques des vagues et décida donc de retourner au cabinet, de toute façon elle savait que son rendez vous n'arrivait pas avant 14h30 alors elle allait prendre son temps pour finir de ranger les dossiers classés. Elle prit donc le chemin du cabinet et s'enferma dans son bureau afin de pouvoir faire son tri et son rangement sans déranger Gabriel.

Clary en était à son avant-avant-avant dernier dossier lorsqu'on frappa à la porte. Gabriel passa la tête par la porte et lui demanda si elle avait de quoi noter, ce qui était un peu bête puisqu'elle passait son temps à prendre des notes afin de ne rien oublier, elle acquiesça donc et s'apprêta à noter le nom du client qui allait arriver dans une petite demi-heure. Lorsqu'elle entendit le nom que son patron prononça, elle se dit que ce nom lui disait quelque chose, bah oui, monsieur Leroy sonnait familier. Elle nota donc le nom et laissa Grabiel quitter la pièce. Toute à son rangement, Clarissa réfléchit sur ce nom et après seulement trois minutes elle eut un flash. Elle savait à qui appartenait ce nom. Monsieur Alexandre Leroy, le jeune homme avec qui elle avait passé un moment pendant la tempête voilà quelques mois plus tôt. Il l'avait perturbée, vraiment perturbée avec ses remarques, ses grands yeux clairs et cette manière nonchalante qu'il avait de faire les choses. Elle se souvenait aussi de son pull sur ses épaules, de son parfum, de son regard posé sur elle et de la chaleur qui l'avait envahie quand ils s'étaient mis à parler ensemble. Il fallut vingts bonnes minutes avant que Clarissa n'arrive à maîtriser le rouge lui montant au visage. Elle s'occupa les mains sans vraiment réussir à s'occuper l'esprit, elle passa son temps à regarder l'heure et quand elle vit qu'il ne lui restait plus que quelques minutes, elle sentit une boule se former dans son ventre. Elle inspira une paire de fois avant de remettre les choses sur son bureau à leur place et de se lever. Elle passa dans le bureau de son patron pour le prévenir qu'elle allait prendre son rendez vous et se dirigea ensuite dans la salle d'attente. Avant d'ouvrir le porte elle inspira profondément et entra dans la petite pièce pur faire face au jeune homme. D'une voix assurée, et elle ne était très fière, elle prit la parole
.

"Monsieur Leroy, je vais vous recevoir dans mon bureau."

Elle n'y allait pas par quatre chemins, de toute façon Gabriel avait du le prévenir qu'il aurait à faire à elle et non à lui, ce ne devait donc pas être une surprise... Sauf que pour elle s'en était une quand même, après tout elle s'était retrouvée en mini short et débardeur devant cet homme, rougissante comme une adolescente, ce n'était pas vraiment une super bonne première impression... Mais pour le moment elle devait plus se concentrer sur son travail et le fait d'être la plus professionnelle possible. Elle devança donc Alexandre et entra dans son bureau ou elle lui présenta le fauteuil en face de son bureau. Elle prit soin de ne pas louper son propre fauteuil et sortie un stylo avant d'oser regarder le jeune homme en face.

"Que puis-je pour vous ?"

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: "L'avenir a le don d'arriver sans prévenir." Alex & Clary   Dim 3 Mai - 21:36




« L'avenir a le don d'arriver sans prévenir. »

ҩ
Moteur et action ! Voilà une journée qui n'allait pas être des plus banales. Vous m'imaginez, moi, assis dans le bureau d'un avocat pour parler de mes petites bêtises et de mon joli casier judiciaire ? Eh bien vous feriez mieux de vous y faire parce que c'était exactement ce qui allait se passer. Déjà, j'avais bossé cette nuit, et encore une fois j'avais dû plus que prendre sur moi pour ne pas étriper monsieur le barman ; Maël était de retour, et ça ne me plaisait pas le moins du monde ! Sans compter que les nuits, j'en avais ma claque. C'était bien beau, tout ça, mais ça ne me laissait plus vraiment le temps de sortir, et j'en avais plus besoin que jamais. J'avais les nerfs à fleur de peau et, il faut l'avouer, les hormones en ébullition. Eh oui. Bon et puis aussi je dormais peu et j'avais tendance à vivre presque normalement le jour ; les nuits me cassaient petit à petit et j'avais bien hâte de pouvoir changer de job. Mais ça, ce n'était définitivement pas pour maintenant. Avec mon petit souci de casier judiciaire et mon absence totale de formation, j'avais bien du mal à trouver quelque chose ; et quand bien même je serais intéressée par une formation ou une offre d'emploi, mon casier bloquait l'affaire. Après tout il fallait les comprendre, je n'avais rien de franchement engageant avec ma retenue et mon look de badboy, et c'était sans compter sur la mention « violent » qui allait sur mon casier. On m'avait parlé d'une possibilité d'esquiver ce souci technique, et c'était pour cette raison que j'allais me rendre chez un avocat. Ah je vous jure, c'était toute une expédition ça encore !

Déjà j'avais du appeler mon père pour récupérer les détails administratifs de mon dossier, et rien que ça, ça avait été du grand art. Il fallait dire que je lui en voulais de m'avoir caché l'existence de Robin. Il l'avait toujours plus ou moins su, qu'il avait un fils, même s'il ne l'avait pas connu. Il aurait pu m'en parler, quand même, ça faisait une paire d'années que j'étais un grand garçon, malgré les conneries apocalyptiques dont j'étais capable lorsque je m'y mettais. Un enfant. Un véritable enfant. Mais ce n'était pas à la colère d'un enfant que mon père se heurtait, mais bel et bien à celle d'un jeune homme qui se sentait trahi. Ah c'était beau de dire qu'on se disait tout dans la famille, mais ce n'était qu'un mensonge parmi tant d'autres ! Toujours est-il que je l'avais appelé, et que j'étais remonté dans le nord sur mes deux jours de repos. La cohabitation sous le toit avait été tendue, mais bon, l'appel de Savannah restait le plus fort … Elle me manquait ma petite princesse, et puis elle n'y était pour rien, elle … Pas plus que sa mère, et même si j'avais parfois une réflexion ou un ton plus piquant avec mon père, j'avais fait en sorte de ne pas mettre à feu et à sang la maison. Elles ne le méritaient pas. Et finalement j'étais rentré dans le nord et j'avais recommencé ma petite vie. J'avais travaillé et le soleil m'avait saqué du lit après quatre heures de sommeil. Et voilà, j'avais rendez-vous chez l'avocat dans l'après-midi.

J'avais donc quand même pas mal de temps devant moi, mais ce n'était pas du luxe. Le petit déjeuner prit un bon moment, déjà. Et puis j'avais fait un minimum de ménage, ensuite, pour finalement aller courir. C'était un petit plaisir que j'avais repris avec le printemps qui était de retour et mon corps qui me répondait mieux. J'évitais la forêt, désormais, mais la plage par les plaines c'était tout à fait agréable, il fallait l'avouer ! Ça me permettait de me remettre un peu en état. J'avais quand même perdu pas mal de masse musculaire, entre le braquage duquel je m'étais à peine remis avant d'en rajouter une couche avec ma rupture et ma descente aux enfers, qui était à peine terminée que je prenais une balle dont je me remettais à peine. Deux ans de galère, voilà ce à quoi j'avais eu le droit ! Enfin bref, ce n'était pas franchement le sujet du jour en vérité. J'avais donc été courir une bonne heure, de quoi faire un véritable décrassage. Au final, c'était vrai, j'étais une fois de plus vidé de toute énergie, mais c'était une bonne fatigue, une fatigue que j'aimais. C'était bien meilleur que d'avoir simplement travaillé pour une misère et de se traîner une journée durant pour m'en remettre. En rentrant, j'étais passé sous une douche bien chaude et surtout bien méritée. Enfin nécessaire surtout. Je ne vous ferais pas un dessin, ça n'était pas du luxe, là. Mais bon, franchement, j'étais bien dans ma peau. Ça faisait vraiment du bien de bouger et de le sentir après. En sortant de ma douche, je pris un minimum de temps en salle de bain ; il fallait que je m'habille de circonstances pour mon rendez-vous, et aussi que je m'occupe de mes cheveux dégoulinants. Ça recommençait à être la guerre là-haut donc il fallait que je gère l'affaire avant que ça ne disjoncte totalement. Le rendez-vous chez le coiffeur ça venait, encore deux jours de patience ..!

Au final, j'étais en tenue de combat assez tôt relativement. Il fallait le dire, je n'avais pas de grands efforts à faire pour paraître présentable dès lors que mes cheveux ne faisaient pas sécession. Je n'allais pas sortir le grand jeu du costard cravate pour l'avocate – dixit le mec que j'avais eu au téléphone – parce que bon, ça ne me ressemblait pas du tout. Je m'en tiendrais à l'effort minimum, et c'était déjà pas mal. L'effort minimum ? Un jean près du corps noir et une chemise de marque blanche avec les revers de manches et de col fuchsias. C'était le genre de couleurs qu'on ne s'attendait pas forcément à me voir porter mais au final ça m'allait plutôt bien. C'était un flashant contraste avec mes grands yeux glacés. J'adorais comment ça faisait ressortir mon regard, d'ailleurs. Enfin bref, vous voyez le niveau de l'effort, quand même. Et puis avec tout ça, il était l'heure de manger. Et je vous voyais déjà venir, vous, à me dire que j'aurais pu cuisiner avant de m'habiller, que j'allais sentir le graillon, et patati, et patata. Et je vous le dis comme je le pense ; zut ! Je n'avais qu'à sortir des restes de poulet et de riz du frigo, ça n'allait pas me tuer, et ça serait très bien comme repas. Avec un verre de jus de fruit ça serait même parfait. Donc la tenue ne risquait rien tant que je mangeais proprement, et honnêtement je pensais être capable de me débrouiller jusqu'à ce niveau-là. Mission réussie avec brio, de même que pour la vaisselle et le lavage de dents post repas. C'était parfait comme réussite ça ! Bon allez, je vais arrêter mes bêtises et reprendre un peu de sérieux, parce que mine de rien, il était tant d'y aller. J'allais à pieds jusqu'au centre ville, ma vieille titine étant partie faire un tour chez le garagiste pour un petit souci de direction assistée. Ah elle me lâchait ma vieille, et c'était bien triste !

Bref, trêves de conneries pour un petit moment. J'avais pris la chemise contenant mon dossier au complet, quelques fois que ça serve, mon téléphone portable dans la poche arrière de mon jean, ma veste en cuir avec mes papiers d'identité et mes clés d'appartement. Avec tout ça j'étais largement prêt à entamer une petite marche digestive. Campagne, puis ruelles. Mon domaine de prédilection. Je flânais clairement, et pour peu que je croise quelqu'un, c'était un sourire qui passait sur mon visage. Franchement, aujourd'hui, la vie n'était pas si terrible, le réveil passé. Il y avait pire comme journée, au final, même si l'administratif ça avait quand même tout ce qu'il fallait pour me saouler. Mais soit, il fallait que je me lance si au final je voulais changer de métier et donc profiter un peu plus de la vie. Ça ne serait pas du luxe. Avec toutes mes pensées, j'arrivais finalement cinq bonnes minutes en avance pour mon rendez-vous, et j'eus à patienter dans une petite salle. De quoi me laisser le temps de vérifier ce que j'avais comme papiers sur moi. Ça me paraissait plutôt suffisant pour illustrer mes propos le plus précisément possible. Après pour le reste je connaissais suffisamment bien mon discours du parfait petit prisonnier. J'avais une certaine rancœur envers la justice ; j'avais pris cette peine pour mon implication manifeste dans les actions de la bande. Il y en avait tellement d'autres qui n'avaient eu qu'un rappel à l'ordre et quelques heures de travaux généraux pour faire bonne mesure ! Moi ça avait été la case prison sans appel. Enfin, j'aurais pu faire appel, mais la peine aurait pratiquement été purgée avant que les choses ne bougent. Et le budget familial y serait passé. Un sourire délicatement amer était passé sur mon visage.

Puis j'avais relevé les yeux sur la porte du cabinet qui s'ouvrait. C'était mon heure, ça. Je dois avouer qu'en avocate, je m'attendais à peu près à voir n'importe quelle femme, voir une femme dans la quarantaine en tailleur stricte et chignon sévère, le visage fermé. Pas vraiment à voir cette petite blonde qui rougissait dès que j'ouvrais la bouche ou que je la regardais trop longtemps. J'hésitais franchement, là, entre le rire, parce que définitivement ça pourrait être marrant, comme rendez-vous, si je voulais bien oublier le contexte, ou alors simplement une sorte d'incompréhension. Elle n'était pas étudiante, elle ? Bah oui, elle m'avait parlé de fac, chez le kiné, que je sache … Je n'étais pas fou quand même ? Alors bon, c'était bien beau tout ça, mais alors parler de mon casier judiciaire avec la stagiaire qui vivait à l'académie, ça me plaisait quand même moyen. Elles étaient super rares, les personnes qui savaient pour mon inculpation ! Elli', Flo' et sa chérie, Cam' et son homme, Raph' peut-être, Sha mais elle était partie … Euh ce n'était pas mon sujet préféré, quoi ! Pourtant je ne dis rien, après tout si ça venait à se savoir ce serait une faute professionnelle de sa part, et puis si elle bossait ici ce n'était sûrement pas pour rien. Alors, après quelques secondes à l'avoir observée avec un intérêt clinique, un sourire presque prédateur étira mes lèvres tandis que je me levais. Ça promettait d'être drôle, en fait, malgré tout. J'emboîtais finalement le pas à la demoiselle, toujours sans avoir prononcé un mot, juste ce sourire sur les lèvres. Je n'allais pas commencer à faire de vagues tout de suite, tout de même ! Je m'installais donc plutôt calmement dans le fauteuil qu'on me proposait, attendant que Clarissa ne soit opérationnelle au travail. Lorsqu'elle me demanda ce qu'elle pouvait faire pour moi, un sourire amusé passa sur mes lèvres. Me faire rire, déjà, et elle n'en était pas loin.

« Je vais faire simple ; j'ai un problème assez contraignant de casier judiciaire. » Sur ce, je posais la pochette de documents sur le bureau, pour en sortir l'extrait judiciaire qui me serait généralement demandé pour rechercher un travail. Il comportait toutes les mentions problématiques. Ça serait une belle image de mes dires. « Quelqu'un m'a parlé d'une éventuelle possibilité d'effacement du casier judiciaire, et c'est pour ça que je suis venu me renseigner. »

Simple et efficace, avec toujours ce même sourire. Bon, et si on le prenait du bon côté, ce rendez-vous ? J'allais la faire cuire à petit feu celle-là.


Alexandre ҩ Clarissa

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


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MessageSujet: Re: "L'avenir a le don d'arriver sans prévenir." Alex & Clary   Lun 4 Mai - 11:15



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"L'avenir a le don d'arriver sans prévenir.". Clarissa & Alexandre
Pas la peine de répéter que Clary était dans un état de stress pas permis. Elle regrettait presque de faire ce stage, cet filière... Et en même temps elle était plutôt contente. Non mais d'habitude les clients étaient quand même plus vieux et beaucoup moins séduisant qu'Alexandre. Clarissa était donc assez partagée entre la joie, bon d'accord, la quasi excitation de revoir le jeune homme et la crainte de paraître totalement ridicule. Pourtant depuis qu'elle était là, elle avait gagné en assurance, surtout ces derniers mois, alors elle allait faire de son mieux. Au pire si elle rougissait, elle rougissait... elle n'y pouvait rien, ne pouvait contrôler l'afflux de sang dans son visage. Elle n'y pouvait rien si elle n'arrivait pas à supporter le regard bleu glacier du jeune homme, ou la vision de son sourire un peu trop charmant et charmeur... La seule réaction qu'elle avait face à ça était... de rougir comme une adolescente. La jeune femme n'avait aucun contrôle sur la manière dont son corps réagissait face aux sentiments. C'était comme lorsqu'elle était trop contente pour une broutille et qu'elle sentait les larmes lui monter. Elle n'y pouvait rien. C'était donc parfaitement résolue à être professionnelle et à ne pas se laisser déstabiliser, même par son propre corps, que Clary prit la direction de la salle d'attente.
 
 
Un soupir plus tard, elle ouvrit la porte pour découvrir Alexandre Leroy dans toute sa splendeur. Il ne portait rien d'extravagant, peut être cette chemise blanche aux bords roses... et encore, ce n'était pas choquant. Il avait toujours son regard glacé, même que les souvenirs qu'elle en avait ne lui rendait pas justice. Et n'allait pas vous imaginez qu'elle passait son temps à penser à Alex... elle y avait pensé certes, mais en 5 mois de temps, elle avait eu le temps de penser à pas mal d'autres mecs aussi je vous rassure. Et non, ce n'était pas une folle furieuse prête à fantasmer sur n'importe quel mec ! D'accord des fois elle faisait une petite fixation sur un homme... mais elle n'y pouvait rien si son patron était canon et plutôt sympa avec elle franchement. Bref vous l'aurez compris, il y avait pas mal de choses pour lesquelles elle n'y pouvait rien, c'était son cerveau ou son corps qui réagissaient tout seul... En tout cas, pour une fois, Clarissa réussi à garder son sérieux et son professionnalisme, elle ne rougit pas en voyant le jeune homme et sa voix était tout ce qu'il y a de plus parfait. Au moins ça commençait bien. Parce que quand même, elle allait devoir rattraper son comportement lors de la tempête, même si cela faisait des mois, elle avait eu l'air d'une adolescente découvrant les joies du badinages. Et il semblait à la jeune femme que son client s'en souvenait puisqu'il eut ce sourire un peu particulier qui lui faisait se demander si c'était bien ou pas qu'on lui sourit comme ça... Clary ne fléchit pas et garda toute contenance, elle attendit que monsieur ne se lève avant de le précéder dans son bureau.
 
Son bureau avait rarement était aussi accueillant. Clary se sentait plus à l'aise dans un endroit qu'elle connaissait et ce bureau elle le connaissait par coeur, elle y travaillait depuis des mois et c'était un peu comme si ce lieu était le sien. Il lui serait donc plus facile de faire les choses bien, sans déraper, que si elle s'était retrouvée chez quelqu'un, encore plus chez Alexandre. Bon, maintenant le plus dur allait être le tutoiement tout au long de l'entretien, parce que même si elle avait tendance à ne jamais savoir si elle devait tutoyer ou vouvoyer, la tendance allait plus souvent vers le tutoiement avec des gens de son âge et Alex ne devait pas être beaucoup plus âgé qu'elle. Donc là, la demoiselle allait devoir faire attention à ce qu'elle allait dire. De toute façon elle se connaissait assez bien pur savoir qu'elle allait devoir faire attention à tout ce qu'elle allait dire sous peine de dévier totalement de leur sujet initial. Sujet qu'elle demanda au jeune homme assis en face d'elle, car s'il était là c'était quand même qu'il avait besoin de quelque chose : renseignements, résolutions de problèmes... Bref il y avait quelque chose entre la justice et ce charmant monsieur. Et Clary eut très vite sa réponse, alors comme ça il avait un casier judiciaire... bon bah ça pouvait se régler ça. Elle se doutait que ce devait être un frein pour pas mal de choses et principalement le boulot, elle savait que beaucoup de patron prenait grand soin de vérifier ce genre de détail afin de ne pas se retrouver avec un délinquant qui pourrait leur voler leur caisse ou leur apporter des gens louches. 
 
Clarissa observa les mouvements d'Alexandre et elle remarqua les différents tatouages sur ses mains, tatouages qu'elle n'avait pas complètement remarqués la dernière fois puisqu'ils étaient un peu dans le noir. Elle nota rapidement quelques mots sur son bloc note. Oui ça fait un peu vieux jeu de noter à la main, mais Clary savait qu'elle ne tapait pas assez vite sur son ordinateur et puis mettre un ordi entre le client et elle mettait une distance dont elle n'avait vraiment pas besoin. Alex sortit une feuille, il s’agissait du bulletin numéro trois qu’il se devait de présenter à un potentiel employeur si on lui en faisait la demande. La jeune femme n’avait pas encore réglé de tel problème seule, la dernière fois que quelqu’un était venu pour son casier judiciaire c’était Gabriel qui l’avait fait car elle n’avait pas encore vu ce genre de chose en cours. Maintenant elle l’avait vu en cours et en plus de ça elle avait suivi toute la procédure avec sn patron. Et il n’y avait rien de bien compliqué, un avocat n’était même pas nécessaire. Clary renota quelque chose sur son calepin et releva la tête quand le jeune homme lui dit qu’on lui avait parlé d’un moyen d’effacer son casier judiciaire. Un fin sourire apparut sur les lèvres de la demoiselle, elle se sentait un peu plus puissante d’un seul coup à savoir des choses qu’il ignorait. Oui, c’était complètement débile puisqu’il était là pour qu’on réponde à ses questions et que son boulot à elle s’était bien sur de répondre à ses questions. N’empêche qu’elle aimait bien avoir le dessus pour une fois. Elle observa la feuille qu’il tenait en main et avança sa main afin de récupérer ce bulletin n°3
.
 
« Je peux ? Bon alors pour commencer vous devez savoir qu’il existe trois sortes de bulletin comme celui-ci. Ça c’est le troisième, il y a également le second et le premier. Apparemment le juge a demandé à ce que ça soit mentionner dedans, normalement on y retrouve que les faits graves, enfin pus graves. »
 
Tout en parlant Clarissa parcourut la feuille des yeux. Elle regarda surtout les chefs d’accusation et la sanction encourue. Elle releva la tête sur son interlocuteur avant de retourner à sa lecture rapide. Elle apprit ainsi que cette affaire datait de plus de 5 ans, presque 10 ans en fait et que donc il avait tous les droits de demander à ce qu’on retire cette affaire de son casier, surtout qu’il était mineur lors des faits. Une fois qu’elle eut trouvé tout ce qui l’intéressait, elle reprit la parole.
 
« Comme l’affaire date d’il y a plus de 5 ans et que vous étiez mineurs au moment de l’accusation, il est possible de faire quelque chose. Vous devez savoir quand même que seuls les bulletins deux et trois seront vides, on ne peut rien enlever du bulletin un mais il n’y a que les autorités judiciaires ou les établissements pénitentiaires qui pourront y avoir accès. Ça ne sera pas un frein pour du travail ou des activités particulières. »
 
Clarissa s’appuya sur le bord de son bureau, le regard posé sur le jeune homme. Elle réfléchit un instant à ce qu’elle pourrait ajouter afin d’être le plus complet possible. Et toute à sa réflexion elle ne se rendit pas compte qu’ainsi installée elle avait la poitrine contre son bureau et son chemisier déjà bien remplis ne demandait qu’à s’ouvrir un peu plus. Bon je vous fais pas un dessin, Clarissa avait des avantages certains et là, avec son chemisier légèrement ouvert et la pression exercée sur sa poitrine, les avantages avaient envie de se faire la malle… Mais bon puisqu’elle ne s’en rendit pas compte, elle ne pouvait pas deviner toute seule de ce que son corps subissait. Après quelques instants de réflexion, Clary se redressa et laissa un peu de repos à sa chère poitrine et surtout à son chemiser, elle posa la feuille sur le bureau et laissa ses yeux bleus sur le jeune homme, arrivant pour une fois à ne pas rougir. Hey !!! elle était trop forte ! Toute contente d’elle, parce que oui, c’était une victoire personnelle, elle sourit, de ce petit sourire découvrant ses fossettes.
 
« Vous avez le choix… soit je m’occupe de votre demande ou alors je vous donne les papiers à remplir et vous le faites vous-même… Le tarif sera pas le même par contre. »
 
Pas qu’elle veuille connaître le salaire du jeune homme, elle savait qu’il était serveur en boite de nuit puisqu’elle l’avait déjà croisé, elle se doutait donc qu’il ne devait pas être payé des milles et des cents… C’était juste pour lui qu’elle avait dit ça, pas qu’il soit surpris par la facture à la fin. Bon, il avait de la chance, si c’était elle qui s’occupait entièrement de son cas il aurait moins à payer puisqu’elle n’était que stagiaire, mais bon, je vous laisse quand même imaginer les frais en avocat qu’il allait devoir débourser si elle devait gérer son dossier complet.

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MessageSujet: Re: "L'avenir a le don d'arriver sans prévenir." Alex & Clary   Dim 5 Juil - 22:08




« L'avenir a le don d'arriver sans prévenir. »

ҩ
Cet entretien risquait fortement de ressembler au jeu du chat et de la souris, surtout que j'étais totalement d'humeur à l'enclencher, aujourd'hui. Et puis il fallait dire qu'il y avait des souris bien moins intéressantes, si vous voyez ce que je veux dire. La blonde était mignonne, et tout à fait amusante pour un chasseur dans mon genre, à rougir … à peu près à chaque fois que je faisais ou disais quelque chose la concernant plus ou moins directement. Je gardais un franc souvenir de la tempête, et il fallait le dire c'était un peu déconcertant de se dire qu'elle serait l'avocate à laquelle j'étais sensé confier mon souci judiciaire, mais ça pourrait très bien être amusant aussi, parce qu'au final j'étais capable de quasiment tourner tout ça à mon avantage. J'avais l'effet bad boy dans le sang, c'était indéniable, et j'avais appris à être sexy en diable. Le premier regard de prédateur et le sourire aux lèvres étaient un bon exemple de ce que j'étais capable de faire, et encore, je n'étais même pas encore installé de l'autre côté de son bureau alors autant vous dire que je pouvais encore déployer des trésors d'armes insurmontables pour la demoiselle. Bon j'avais quand même besoin d'avoir la réponse à ma grande question existentielle, alors j'allais quand même me tenir tranquille au moins au début. J'en était bien capable aussi, et je le prouvais même en exposant clairement et distinctement mon souci lorsque la demoiselle me demanda de quoi il s'agissait. J'avais même l'extrait de casier judiciaire à la main pour bien illustrer mes propos. Lorsque la demoiselle avança la main pour récupérer l'extrait de casier judiciaire, j'eus un sourire de chat en le lui tendant, m'arrangeant pour que mes doigts caressent les siens lorsque je lui passai le papier. Juste pour voir jusqu'où elle pouvait être professionnelle, et à quel point je pourrais jouer. J'écoutais pourtant ce qu'elle me disait avec attention. Bah oui, ça avait son intérêt. À la mention de faits les plus graves, mon regard se fit amusé. Non, définitivement, casser la tronche d'un connard en puissance n'avait rien de grave à mes yeux. Ensuite, quand elle parla du bulletin un qui ne pourrait pas être effacé, se fut mes lèvres qui se arquèrent avec amusement. Vu de quoi tout ça était chargé, c'était de toute façon impossible à effacer. Par contre, ce sur quoi elle finit me fit hausser un sourcil.

« Des activités particulières ? »

J'avais une drôle idée de là où elle voulait en venir mais j'avais vraiment un doute que ce soit réellement ce qu'elle avait voulu dire, par contre. J'avais ce drôle d'air qui le disait pour moi et que je n'arrivais pas vraiment à cacher. Après tout, j'étais comme ça, au fond. Pas vraiment Christian Grey dans la part sadique du personnage mais pour le reste … Je ne vous fais pas un dessin de ce dont j'étais capable parfois. Et puis c'était tout à fait impossible de ranger dans un tiroir mes pensées lorsque mon regard avait glissé sur la poitrine généreuse et carrément mise en évidence de la demoiselle, là. Mais bon, je savais un minimum me tenir et mon regard ne resta pas scotché sur cet atout tout à fait non négligeable, bien qu'il ait retenu mon attention. Quand même, je n'étais qu'un homme. Et un homme vraiment pas indifférent au physique intéressant de cette blonde. Puis elle découvrit un sourire, visiblement fier d'elle pour je ne sais pas trop quelle raison, avant de m'annoncer que ce dossier pouvait soit être traité par elle, soit par moi directement avec des papiers à remplir, moyennant finances différentes. Je passais une main distraite dans mes cheveux, réfléchissant rapidement. Bon, déjà mon budget aurait préféré que je me débrouille seul, mais j’abhorrais la paperasse et ça n'était définitivement pas ma tasse de thé. Maintenant il fallait choisir le choix le plus pratique et le plus efficace aussi. Bon après je n'avais pas besoin de trois heures pour réfléchir non plus, mais quelques secondes quand même quoi, histoire de peser le pour et le contre. J'avais au moins le droit à ça. Je finis par reposer mon regard clair sur la demoiselle, de nouveau plutôt très sérieux, sans pour autant avoir remis la distance froide que je mettais habituellement entre moi et tous les chargés d'administration de manière générale.

« Je vais me débrouiller pour remplir les papiers. » Ma voix n'avait rien de dure mais mon expression était neutre … Un de mes habituels revirement d'humeur sans grande gravité pour une fois. Je posais une main sur le bureau, l'étoile bien visible. J'avais une autre question, sur un tout autre sujet à poser. « J'aurais encore une question à vous poser, mais ça concerne un tout autre sujet. C'est une affaire de succession et d'héritage. » Tout ce sérieux … Brrr, ça ne me ressemblait pas vraiment. Mais bon le sujet était sérieux, et sensible pour moi. Je pianotai nerveusement sur le bureau. « J'aimerais savoir si un enfant non reconnu légalement peut avoir un droit de réclamation sur le testament d'un parent. » Oui d'accord c'était vraiment bizarre comme question et elle me demanderait sûrement de la repréciser, mais je ne savais pas si je préférais parler de mon grand-frère connu mais non reconnu – et donc du con pour lequel j'allais passer grâce aux cachoteries de mon père bien au courant – ou de mon propre fils que je ne comptais de toute façon pas reconnaître un jour.


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MessageSujet: Re: "L'avenir a le don d'arriver sans prévenir." Alex & Clary   Mer 8 Juil - 0:35



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"L'avenir a le don d'arriver sans prévenir.". Clarissa & Alexandre
Clarissa se faisait aussi professionnelle que possible, déjà parce qu'elle se le devait, il n'était pas envisageable qu'un client dise à son patron qu'elle avait perdu contenance à la moindre petite question ou le moindre regard, et puis également car elle voulait se montrer sous un meilleur jour que lors de sa rencontre avec Alexandre. La jeune femme ne savait pas vraiment quel genre d'impression elle avait donné en réalité le jour de la tempête, mais elle savait que si le sujet qu'on lui lançait était dans ses cordes, elle pourrait être calme, réfléchie et elle serait apte à régler le problème du jeune homme sans paraître pour une débutante. Elle commençait quand même à bien connaitre son rôle et ses capacités. Et aux vues de ce que lui annonçait Alexandre, elle allait pouvoir l'aider à régler son problème puisqu'elle avait étudiait pareil cas et qu'en plus de ça elle avait été témoin d'un cas identique quelques semaines plus tôt. Clary avait donc pris plaisir a prendre des notes sur ce qu'on lui disait et elle eut un sourire qui ne pouvait passer inaperçu. Elle savait ce qu'il lui restait à faire et les options qu'elle pouvait présenter à son client. Néanmoins, lorsqu'elle remarqua le bulletin n°3, elle voulut y jeter un oeil pour s'assurer que ce qu'elle savait pouvait s'appliquer à la situation. Elle se permit donc de tendre la main faire la feuille tout en interrogeant le jeune homme sur le fait qu'il la lui donne. Leurs doigts se frôlèrent au moment ou elle prit la feuille dans les mains et elle sentit son coeur battre nettement plus vite. Il n'y avait aucun doute sur le fait que ses joues rosissent puisqu'elle sentait la chaleur monter dans son visage. L'avait-il fait exprès ?! Est-ce que ça voulait dire quelque chose ?! Et puis c'était pas désagréable en fait...

Bien entendu la tempête de questions qui traversa l'esprit de la jeune femme ne dura même pas une seconde, elle se reprit en se baffant mentalement, en se traitant d'idiote et en se jurant d'arrêter de se faire des films. Clary parcourut donc le papier et elle reprit peu à peu des couleurs normales tout en expliquant le principe des trois bulletins. Elle continua sa lecture en prenant quelques notes et quand elle eut fini, elle s'appuya sur son bureau tout en donnant des explications sur la suite de cette demande. Le casier ne serait plus visible sur les bulletins n°2 et 3, mais toujours sur le premier, enfin elle espérait quand même qu'il ne comptait pas refaire des conneries et passait de nouveau devant un juge. La blonde parla également de ce que cela allait changer pour trouver du boulot ou faire une activité nécessitant un casier vierge. Sauf que bien entendu, elle ne le dit pas vraiment dans ces termes et cela porta presque à confusion, Alexandre lui répéta ses dernières paroles et encore une fois elle sentit le rouge lui monter au visage. Elle observait le jeune homme de ses grands yeux bleus, légèrement surprise, mais principalement gênée par ce qu'elle venait de dire
.

"Ce... C'est pas ce que j'ai voulu dire... mais parfois, avec des faits de violence dans un casier judiciaire il est possible de ne pas pouvoir entraîner des jeunes dans un sport ou ce genre de choses..."

Au fur et à mesure qu'elle parlait, Clary sentait qu'elle augmentait le débit jusqu'à ce qu'elle se taise et qu'elle ne détourne son regard sur son calepin avec son écriture désordonnée. Forcément avec ce qu'il avait dit, elle avait des images en tête et ce n'était pas joli joli, enfin ce n'était pas moche puisque c'était une mise en scène du jeune homme, mais elle n'avait aucun droit de penser à une chose pareille. Elle baffa mentalement encore une fois et elle n'osa relever la tête que lorsqu'elle n'avait plus son imagination débordante qui s'amusait à lui montrer des images de son client à moitié nu en train de... bah de la chauffer il fallait le dire. Elle était toujours appuyé contre son bureau et il était temps maintenant de reprendre totalement ses esprits ! Elle déposa la feuille sur son bureau et s'adossa à son fauteuil tout en réfléchissant. Rapidement elle posa son regard sur Alexandre et lui annonça, et cette fois sans rougir comme une collégienne, qu'il pouvait tout aussi bien gérer cette affaire sans avocat qu'avec, seule le tarif allait réellement changé.

Clarissa laissa le silence s'étendre entre eux, elle avait appris depuis son arrivée qu'en général les gens avaient besoin de quelques secondes de réflexion avant de se décider, et même si elle n'aimait toujours pas le silence pesant qui prenait place à ce moment là, elle ne le craignait plus. Lorsqu'Alexandre lui dit qu'il allait se débrouiller seul, la demoiselle acquiesça d'un signe de tête. Elle allait lui expliquer les papiers à remplir, mais il la devança en lui annonçant qu'il avait une toute autre question. Ce n'était pas un sujet des plus plaisants et en général c'était à un notaire qu'on posait ce genre de question, mais elle écouta le jeune homme et ne sut dire s'il s'agissait de lui ou d'un autre membre de sa famille qui n'était pas reconnu. Elle ne posa bien évidemment pas la question puisque s'il avait voulu lui faire part du nom du concerné, il le lui aurait dit. Clary réfléchit un instant, elle n'était pas habituée à ce genre de question, mais elle était certaine d'avoir quelque chose à ce sujet. Bon bah là, elle allait devoir sortir un de ses gros bouquins pour réponde à cette question
.

"Je... C'est plutôt une question à poser à un notaire, mais il me semble avoir eu un cours sur la question. Si vous me laisser trente secondes..."

Et tout en parlant, la jeune blonde s'était levée et avait attrapé un énorme classeur posé sur l'étagère, elle le posa sur son bureau, et récupéra également un livre qui se trouvait aussi sur l'étagère. Elle se pencha sur son classeur et mis quelques secondes à retrouver le cours qu'elle cherchait. Elle trouva ensuite le numéro de la page dans le Code Civil et maintenant qu'elle avait tout son bureau pris par son énorme classeur et par le volumineux Code Civil, elle pouvait répondre sans avoir peur de sortir une énorme bêtise. Elle pointa du doigt une phrase qu'elle avait écrite à la main dans son classeur et leva les yeux vers Alexandre, toujours penchée sur son bureau et un léger sourire sur les lèvres.

"Bon, en fait il y a plusieurs situations possibles... En général un enfant non reconnu ne peut pas avoir d'héritage par le parent qui ne le reconnait pas, enfin ça c'est s'il n'y a aucun test qui a été fait, sinon il pourra toujours avoir une part... Sinon il faut attendre les 28 ans sans test de paternité par exemple et sans avoir reconnu l'enfant, ainsi il ne pourra pas prétendre à la succession..."

La jeune femme baissa les yeux sur son Code Civil et se rassit tout en parcourant les articles mentionnés dans ce volume. Elle posa les mains sur les feuilles de son classeur et observa Alexandre. C'est qu'elle arrivait à être presque calme et même plutôt très professionnel quand elle s'y mettait ! Pour finir Clary jeta un coup d'oeil à la porte menant au bureau de Gabriel puis reposa son regard bleu sur le jeune homme ne face d'elle.

"J'espère avoir répondu à votre question, si ce n'est pas le cas, je peux toujours demander à Monsieur de Bressac..."

Clary n'avait pas la prétention de tout savoir, surtout lorsqu'il s'agissait de son travail, elle était encore à l'école et elle apprenait, elle ne s'offusquerait donc pas s'il souhaitais avoir plus de précisions de la part d'un véritable avocat.

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MessageSujet: Re: "L'avenir a le don d'arriver sans prévenir." Alex & Clary   Dim 19 Juil - 22:12




« L'avenir a le don d'arriver sans prévenir. »

ҩ
J'étais assez content de l'effet que j'avais sur la demoiselle, tout en restant relativement correct et en continuant à écouter ce qu'elle annonçait en tentant de rester la plus professionnelle possible entre deux coups de rouge aux joues. Par contre j'étais vraiment amusé de voir que simplement lui effleurer les doigts le plus volontairement du monde lui faisait un peu d'effet. En fait ça entretenait mon ego masculin qui adorait lister ses conquêtes, parce qu'elle était tout sauf indifférente à moi pour réagir de cette façon. Et franchement, c'était très stimulant pour le chasseur en basse saison que j'étais actuellement. J'étais en effet beaucoup moins performant, mais ça c'était normal, il y avait des phases trop confiantes et pas assez confiantes, et puis aussi des phases avec plus ou moins de temps pour sortir et donc chasser. Sans compter que j'étais loin d'être affûté et que ça se voyait, mais là ça revenait carrément bien alors les prises de choix allaient revenir. Aucun doute que cette demoiselle pourrait potentiellement en faire partie, parce qu'elle était carrément réceptive … Tout en se battant pour rester professionnelle, et ça m'amusait, tout comme ça me retenait de devenir plus insistant. Je pouvais au moins respecter un minimum son travail, ça ne m'aurait pas franchement tué, pour le coup. Sauf que voilà, lorsqu'elle parla d'activités particulières impossibles avec un casier judiciaire, mon esprit pas toujours très bien orienté ne fit qu'un tour, et je repris sa formulation avec l'air de celui qui voit tout autre chose, un sourcil haussé. Et la réaction fut immédiate, puisque la demoiselle vira au cramoisi tout en commençant à se débattre dans des explications foireuses. Je la laissais se démener jusqu'à ce qu'elle ferme la bouche, visiblement mortifiée de ce que j'avais pu penser, et je ne pus m'empêcher de rire. Ce n'était pas moqueur, ni ce ricanement rauque rauque que j'avais d'habitude, c'était quelques trilles légères d'amusement pur et dur.

« Non, ça c'est pas vraiment ma tasse de thé. » J'avais mon sourire de chat, encore une fois. « Mais c'est un peu le genre de problèmes auxquels je suis confronté avec ce casier, oui. »

J'essayais de garder un minimum mon sérieux, histoire de ne pas la tuer tout de suite, tout de même. Surtout qu'elle devait encore m'expliquer comment me débarrasser de ce boulet, et la réponse fut de simple ; soit elle remplissait le dossier, soit je le faisais. Bon, ça ne devait donc pas être sorcier, mais d'un autre côté ce n'était pas le même prix. Je pris donc le temps de la réflexion, quelques secondes, avant de décider que je serais capable de le faire seul et donc de faire des économies. Surtout que bon, mine de rien, je n'étais pas le plus con non plus, même si je détestais franchement toutes ces conneries d'administration et de paperasse de merde. Ça me passait par les trous de nez facilement. Rien que d'en parler ça me hérissait. Et puis bon, j'avais une autre question, que je n'hésitais pas vraiment à poser, à propos d'enfant illégitime, non reconnu surtout, et de succession – droit à la succession pour être précis. Ça concernait autant Robin, qui n'avait plutôt pas intérêt à venir rogner sur ma part d'héritage, même si je ne courais pas après et loin de là même, et ensuite ça concernait Jérémy, que je ne connaissais pas et ne voulais pas connaître, alors je ne voyais même pas pourquoi il aurait voix au chapitre, ce gosse ! Car oui, pour moi c'était un simple gosse, un mioche, mais pas vraiment mon fils.

La question prit la jeune femme au dépourvu, parce qu'apparemment ça n'était pas tout à fait sa branche. Bon bah … Vous savez, ce que moi je sais de la différence entre notaire et avocat … Un notaire ça fait les successions, OK ça j'ai bien l'idée … M'enfin bref, elle proposait de regarder dans ses cours tout de même au cas où elle aurait la réponse à ma question, et je me contentais de hocher la tête, évitant pour une fois de me vêtir de mon air de grand impatient en puissance. Elle était déjà bien gentille d'accepter de farfouiller dans ses bouquins, et puis j'avais bien assez essayé de l'embêter avant, je pouvais bien lui laisser deux minutes de répit, non ? Si ! Je me tins donc plutôt patient, regardant avec intérêt autour de moi pour ne pas trop la perturber en la regardant elle, parce que je savais d'avance que mon attention se porterait sur ses jolies courbes féminines, et ça avait tous les atouts pour la faire buguer, si vous voyez ce que je veux dire. Je commençais à la cerner un peu, la demoiselle. Pas forcément très habituée aux hommes, et surtout pas à leurs avances. Plutôt pas insensible non plus, et loin de là. Sûrement à la recherche du premier amour, et avec une imagination débordante. Le genre de fille à me sauter dans les bras au moindre sourire ou au moindre clin d'œil, sauf qu'elle avait plutôt un petit trait de timidité qui l'empêchait sérieusement de se pendre à mon cou … Oui, je commençais à la cerner. Ça n'était peut-être pas parfait me je savais que je pouvais un peu m'amuser tout en restant dans le très soft.

Et finalement le regard de la demoiselle se posa sur moi. J'eus mon demi-sourire en coin en réponse à son petit sourire avant de plonger mon regard glacial et, il fallait le dire, plutôt incandescent sur ce coup-là, dans le regard clair de la demoiselle, prêt à écouter ce qu'elle avait à dire. Et ce qu'elle avait à dire était plutôt le genre de chose qui me plaisait. A vu de nez, Robin aurait bientôt vingt-huit ans, puisqu'il était plus vieux que moi et mes vingt-cinq ans. En plus il n'avait pas franchement l'air de vouloir faire du forcing pour rentrer dans la famille … Donc vu que mon père n'était normalement pas là de mourir, de ce côté là tout allait bien. Jérémy, lui … Eh bien il avait cinq ans, bientôt six. Il y avait encore une bonne vingtaine d'année avant de pouvoir le rayer de la liste. Mais Jade n'avait pas l'attention de me coincer avec un test de paternité, et je n'avais pas l'intention de le reconnaître. Alors à moins que le gamin décide lui-même plus tard de se faire reconnaître … ça devrait aller. J'avais donc un large sourire de carnassier aux lèvres en réalisant ce que ça impliquait. La réponse de la demoiselle était donc tout à fait parfaite quant à mes attentes, et je lui servis un splendide sourire charmant et charmeur lorsqu'elle me proposa de demander un complément d'information à son patron. Je secouai rapidement la tête, déclinant l'offre avec douceur.

« Non, c'est parfait, je sais exactement ce que je voulais savoir. » Je passais une main dans mes cheveux, à titre d'habitude. « Bien, je ne vais pas vous embêter avec plus de questions ... » J'arborais mon sourire de chat. « Vous pourriez peut-être m'expliquer la procédure pour le casier judiciaire ..? »

Et j'arrêterais de te torturer …


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MessageSujet: Re: "L'avenir a le don d'arriver sans prévenir." Alex & Clary   Jeu 30 Juil - 23:38



Tout le monde a droit au bonheur, mais personne n'a le droit de détruire celui des autres.



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Avait-elle vraiment parler d'activités particulières ?! Non mais des fois elle avait juste envie de se baffer, et pas mentalement, pour sortir des trucs aussi gros. Maintenant Clary était plus que gênée d'avoir dit ça et elle essaya de s'expliquer, ce qui bien entendu ne l'aidait absolument pas. C'était bien elle ça, de s'embrouiller toute seule pour essayer de ne pas perdre pied alors que c'était exactement ce qu'il se passait. Pour finir, comme elle le faisait souvent, la jeune femme se tut tout simplement et cela ne l'aida pas vraiment à avoir les idées claires, en réalité il lui fallut un peu de temps pour arrêter d'imaginer Alexandre dans une position un peu moins habillé. La tête basse, elle n'osait plus vraiment regarder le jeune homme en face, sauf qu'elle allait devoir s'y forcer parce qu'elle devait rester professionnelle. Enfin Clary redressa la tête et elle faillit faire une magnifique bêtise lorsqu'il lui dit que les histoires d’entraînements de gosses n'étaient pas son truc. Bah oui, la première chose qui lui vint à l'esprit fut la question : Alors c'est quoi votre truc ? Mais elle se retint très très fort de laisser sortir ces mots et se concentra plutôt sur la suite de ce qu'il disait. Pas la peine de paraître pour une folle hystérique quand même. Donc c'était surtout pour une histoire de travail qu'il était là... En même temps peu de gens embauchaient des ex taulards et encore moins quand il est question de tabassage aussi intense. En plus Alexandre avait quand même le physique du bad boy avec ses tatouages, son air nonchalant et ses mimiques charmeuses...

Le fil de l'entretien reprit son cours et ainsi Clarissa put laisser le choix à son client de faire ses papiers lui même ou accompagné par elle-même. L'aider ne la dérangeait pas, elle était la pour ça, mais Clary n'était pas la pour se vendre et essayer de garder son client le plus longtemps avec elle, ce n'était pas vraiment la fabrique de la maison. Gabriel préférait un client satisfait et prêt à revenir qu'un client insatisfait car les tarifs sont trop élevés ou parce qu'il se rend compte qu'il aurait pu le faire seul. La au moins Mr Leroy était au courant de ses options et elle ne l'obligeait à rien. Et elle ne fut pas surprise lorsqu'il lui annonça qu'il se débrouillerait seul, de toute façon elle allait quand même lui montrer deux trois points sur les papiers à remplir afin qu'il ne fasse pas d'erreur bête. Elle connaissait les formulaires et les petits détails qu'ils pouvaient cacher et qui pouvaient faire prendre plus de temps que prévu à la procédure. Une personne qui remplirait ses feuilles seule aurait des chances de devoir renvoyer des papiers encore et encore afin de finaliser la chose, alors que si elle aidait et guidait bien le jeune homme, il pourrait être tranquille rapidement avec cette histoire de casier et pourrait surement retrouver un travail en dehors du monde de la nuit. A moins que ça soit ça qui le branche... Après tout peu importait puisqu'ils n'allaient surement plus se revoir, ou alors juste se croiser et ce qu'il ferait dans la vie importerait peu à la demoiselle... normalement...

Tout cela se poursuivit par une demande assez particulière d'Alexandre puisqu'il voulait avoir une réponse quant à une question sur la succession. Clarissa se retrouva un peu prise de court, ce n'était pas une question habituelle pour elle, elle savait que c'était ce qui concernait plutôt le notariat et en fit donc par au jeune homme. Pourtant elle était certaine d'avoir quelque chose là dessus dans ses cours, elle s'était d'ailleurs demandé à quoi cela pourrait bien lui servir... Et bien si ça pouvait aider son client sexy, ce n'était pas si inutile que ça. Clary demanda donc quelques instants afin de retrouver l'endroit ou ils avaient parlé de ce problème d'héritage/succession. Toute à sa recherche, elle oublia un instant le jeune homme ne face d'elle, elle se concentra totalement sur ce qu'elle faisait afin d'être la plus rapide possible... Il fallait déjà qu'elle puisse se relire et ça c'était pas toujours gagné. Toujours était-il qu'après un instant de recherches, d'étalages de cours et du code civil sur son bureau, elle pouvait répondre à la question qui lui avait été posée. Elle exposa donc ce qu'elle savait après avoir posé son regard bleu clair sur le jeune homme. Celui ci la fixa et elle ne savait pas si c'était bien ou pas, elle ne savait pas non plus si elle devait soutenir son regard. Peut être que c'était impoli de rester à l'observer ainsi tout en parlant, peut être qu'elle devrait détourner le regard un instant juste pour ne pas le fixer longtemps. Ou alors au contraire, ce serait mal poli de ne pas le regarder dans les yeux... Clary opta pour la feinte du je-vérifie-l'heure-sur-l'horloge-au-dessus-de-la-porte pour quitter le visage charmant de son client.

Pour finir Clary jeta un coup d'oeil à la porte qui menait au bureau de son patron et proposa à Alexandre de demander plus d'informations à Grabiel de peur de ne pas avoir répondu totalement à sa question. Quand elle reposa son regard sur le jeune homme, elle ne rata rien de l'expression de son regard et elle se sentit pratiquement fondre. Non mais c'était possible d'avoir des yeux pareils ?! Et puis ce sourire, c'était pas interdit ça ?! Clary rougit... encore... et elle se dit qu'elle avait du passer plus de la moitié de l'entretien rouge comme une tomate et à raconter des âneries plus grosses qu'elle. Pour se donner un peu de contenance elle se réinstalla dans son fauteuil et referma le Code Civil qui prenait une place folle. Elle se décida enfin à poser ses yeux sur le visage de son interlocuteur ravie tout de même d'avoir pu l'aider et surtout que sa réponse lui aille. Elle n'en était pas peu fière. La demoiselle observa le geste qu'il fit et bizarrement elle dut replacer une mèche de cheveux derrière son oreille pour faire quelque chose de ses mains. Elle aurait très bien put passer une main dans se cheveux bouclés, mais elle trouvait qu'elle le faisait beaucoup trop souvent lorsqu'elle se retrouvait un peu nerveuse face à un homme, alors juste replacer une mèche c'était pas mal... Alexandre ajouta qu'il n'allait plus l'embêter avec ses questions et après un sourire qui donnait envie à Clary de courir; soit dans ses bras, soit très loin, elle ne savait pas trop; il lui demanda de lui expliquer la procédure qu'il allait devoir suivre. La blonde eut un sourire amusé tout en fossettes et elle parla plus vite qu'elle ne l'aurait voulu, ne laissant pas le temps à son cerveau d'analyser ce qu'elle comptait dire.


"Ceci est une question non ?"

Son sourire s'était élargit avant qu'elle ne se rende compte qu'elle était face à un client et non un pote. Elle se baffa mentalement, à se rythme son mental allait avoir des bleus, et se redressa afin de poser ses coudes sur le bureau et d'appuyer une nouvelle fois sa poitrine sur le rebord. Elle secoua doucement la tête avant d'ajouter un peu gênée.

"Désolée... je vais vous montrer ça tout de suite."

La demoiselle sortie son pc d'un tiroir de son bureau et l'alluma, heureusement il n'était qu'en veille, il ne lui faudrait que quelques secondes pour qu'il soit opérationnel. Une fois les bons dossiers ouverts, elle imprima les feuilles nécessaires pour le dossier du jeune homme et une fois fait, elle alla les récupérer à l'imprimante qui se trouvait juste derrière elle. Clary referma son ordinateur et tendit les feuilles à Alexandre afin qu'il puisse lire et comprendre de quoi elle parlait, elle, elle allait lire à l'envers. Appuyée donc sur le rebord du bureau pour montrer différentes petites choses, elle expliqua les détails de ce qu'on demandait eu jeune homme et elle ne se rendit pas compte que son soutien gorge blanc faisait une petite apparition, comme s'il voulait sortir et prendre un peu l'air... Tout en discutant de ce qu'il y avait à faire, des papiers à fournir en plus du formulaire, elle s'appuyait un peu plus sur le bureau... C'était ça de pas être très grande et de devoir indiquer des choses écrites en bas de page... C'est en voulant récupérer un crayon que la demoiselle s'aperçut de ce qu'elle donnait comme vue à son client... D'accord, il l'avait déjà vu en mini short de sport et ne débardeur... mais là quand même. Dévoiler sa poitrine comme ça c'était moyen non ? Bon au moins il avait pu voir qu'il y avait un peu de monde au balcon quoi... Clary se redressa d'un geste vif et tira légèrement sur son chemisier pour le détendre, là c'était même pas la peine d'être discrète, c'était impossible. Elle passa une main dans ses cheveux et les plaça tous du même côté afin qu'il retombe en cascade sur son épaule jusqu'à son décolleté. Là elle ne savait vraiment pas quoi dire !

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