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 « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Mar 17 Mar - 22:56



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia
Il est assez difficile de comprendre un esprit embrumé. Surtout lorsqu'il s'agit de l'esprit d'un homme qui ne se contente pas d'alcool, mais également de drogue. Rien de vraiment violent, les drogues dures ne sont pas pour Valentin, enfin plus pour Valentin, mais l'association drogue, alcool et un peu de tristesse et de colère ne peut être de bonne augure. Le jeune homme avait commencé sa soirée dans un bar, il ne comptait pas vraiment rester là des heures, le but ultime était quand même d'entrer ne boîte et s'il était complètement déchiré on ne le laisserait jamais passer. Il s'était donc contentait de trois vodka red bull et d'un shot tequila. Enfin arriva l'heure décente pour arriver en boîte. Le temps de faire le peu de route qui séparait le bar et la boîte, Val s'était enfilé un join bien servi. Il n'avait aucune honte à fumer dans les rues, de toute façon il n'était pas le seul et puis les flics n'étaient pas du genre à traîner dans le coin alors il ne s'inquiétait pas. Pour finir il paya son entrée et commanda tout de suite une vodka pomme qu'il s'enfila ne deux gorgés avant de rejoindre la piste de danse. C'était là son terrain de jeu. Il n'avait aucune envie de coucher avec une fille ce soir, seul le fait de draguer et de laisser un peu en plan l'intéressait. En fait il voulait juste s'amuser, danser pour le plaisir, voir l'envie dans les yeux des filles et partir plus loin pour recommencer encore une fois.

Pas une fois il ne s'approcha d'un groupe de jeunes femmes, il monta par contre sur une petite plateforme près du bar et se donna en spectacle. Personne ne vint le chercher et juste cette pensée le faisait sourire. Un tas de nénettes en chaleur se déhanchait sous lui et il savait que c'était le genre de chose qui pouvait plaire à une boîte. Des filles qui dansent signifient boissons ensuite. D'ailleurs après son petit numéro on lui paya un verre et il continua sur sa lancée de vodka. Les mélanges s'étaient mauvais pour le lendemain. Valentin passa donc sa nuit à danser et à boire, ne comptant pas l'argent dépensé, ni le nombre de verre qu'il s'enfila. Il eut même droit à un petit jeu de vitesse à la boisson et il gagna haut la main contre les petits jeunes qui l'avaient défié. Il fit connaissance avec un barman et puis aussi une serveuse qui lui souriait tout le temps jusqu'à ce qu'elle ne s'aperçoive qu'il était raide défoncé. Pourquoi buvait-il autant ? Pourquoi ce besoin de s'échapper dans l'alcool ? Et bien la réponse était simple, il voulait oublier qu'un abruti de toxico avait débarqué chez sa mère et l'avait tabassé par sa faute. Cela faisait deux ans qu'il n'avait pas vraiment mis les pieds à Toulouse, il était donc en droit de penser que toutes ses petites affaires dans la ville rose étaient réglées, sauf qu'apparemment ce n'était pas le cas. Sa mère l'avait appelé en pleurs, elle avait porté plainte bien sur, mais elle ne pouvait donner le nom de la personne qui l'avait agressée sous peine de connaitre pire que des coups. Tout ça pour une affaire de voiture pourrie qui contenait de la drogue et qu'il avait du mettre à la casse.

A chaque fois que le son des pleurs de sa mère lui revenait en tête Val' sombrait un peu plus, il y a une personne qui ne méritait pas ça, qui n'avait pas besoin de ce genre de problème et c'était sa mère, surtout que c'était totalement de sa faute. Le jeune homme se saoula donc, jusque plus soif, il dansa jusqu'à en avoir mal aux pieds et pour finir il fit la fermeture de la boîte. Avant de monter dans sa voiture il fuma, un, deux joins et enfin tout devint brumeux et sans importance. Bon pas tout en fait parce sa vessie protestait grandement et il avait une grosse envie de pisser. Val' observa les rues alentours et jeta son dévolu sur une petite impasse. Il avança dans l'ombre et déboutonna son jean. C'est marrant comment la terre peut tanguer, il s'appuya donc contre une voiture et se soulagea sur celle ci, de toute façon il devait se tenir pour rester debout alors c'était ça ou se rétamer la tronche et se pisser dessus. Le jeune homme était donc en train de finir lorsqu'il entendit des bruits de pas et des voix un peu trop bruyantes. Il remonta sa braguette et se retourna pour faire face à un groupe de trois jeunes qui le regardaient surpris. L'un d'eux s'avança
.

"T'es sérieux mec, tu viens de pisser sur ma caisse ?
- On dirait bien ouai...
- C'est quoi ton problème !
"

Et il s'avança ne deux enjambées pour le pousser contre le mur, le coude au niveau du cou de Val'. Le toulousain était peut être complètement bourré, mais il ne perdait pas son sens pratique, c'était impossible qu'on l'agresse de la sorte. Il donna un coup de poing dans les côtes de celui qui le maintenait contre le mur et s'échappa de son emprise d'un pas titubant. Cela était sans compter sur les deux autres qui ne le manquèrent pas. L'un d'eux lui envoya son poing dans la figure ce qui fit exploser sa lèvre et mit du sang un peu partout sur son t-shirt blanc. Il eut droit aussi à un coup de pied dans les genoux qui le mit à terre. Trois coups de pieds plus tard, Valentin était allongé sur le sol, se tenant le côté droit et passant une main sur son arcade qui saignait en plus de sa lèvre. Une fois les jeunes partis il rampa contre le mur et s'adossa à celui ci. Il essuya le sang qui coulait de son visage avec son t-shirt, l'étalant un peu plus sur sa peau. Quand le souffle lui revint et qu'il en eut la force le jeune homme se releva et se traîna jusque sa voiture. Il resta appuyé sur celle ci un moment avant de retrouver ses clés et puis il avait du mal à coordonner ses mouvements.

Il grimpa dans sa voiture et prit le volant. Ce n'était pas prudent, c'était même totalement interdit, mais peu lui importait, de toute façon au mieux il se ferait arrêter par les flics et aurait droit à la prison, au pire il se ferait tuer, ou se tuerait tout seul. Le résultat serait le même, ça n'avait plus d'importance, il s'ne fichait et il ne pouvait même pas vraiment saisir pourquoi ça n'avait plus d'importance. Et puis avec ce qu'il avait ingurgité ce ne serait pas le lendemain matin qu'il pourrait s'en souvenir, il était bien trop bourré et il ne se souviendrait plus de grand chose. Comme par exemple de la route qu'il effectua jusque l'académie. Il y parvint, il ne pouvait juste pas dire ni par quelle route, ni en combien de temps, et puis c'était vraiment si grave s'il ne s'en souvenait pas ?! Ou de la dérouillée qu'il venait de se prendre, sauf que là il allait le sentir pendant plusieurs jours. Ce n'était pas la première fois qu'il effectuait une route connue dans un état bien pire que second. Et il avait même déjà parcouru des routes inconnues sans réel but, juste pour conduire et il s'en était plutôt bien sorti. En tout cas il était 6h30 lorsqu'il se gara dans la cour de l'académie. C'était presque l'heure de se lever dis donc ! Il faisait drôlement bon dans l'habitacle et puis un siège de voiture s'était pas si inconfortable. Après avoir attrapé une bouteille d'eau sur la banquette arrière, Valentin la vida d'un trait et la balança en arrière, de toute façon c'était lui qui la nettoyait sa voiture alors une bouteille vide en plus ou en moins... Le jeune appuya enfin sa tête sur le repose tête et il ne s'aperçut même pas qu'il sombrait doucement. Bien sur il y avait cet effet de la terre qui tourne beaucoup trop et puis le tangage de la voiture et les tiraillements sur sa peau, sans oublier ce truc qui le gênait pour respirer, mais c'était des effets dont il avait l'habitude et il s'endormit.

Pas de rêve, juste un noir profond, très profond, pas de pensés, rien. Il était juste installé dans sa voiture avec peut être l'impression de s'enfoncer dans son siège, mais il ne pouvait tout simplement pas réfléchir, à rien. Il n'y avait plus grand chose dans ce corps endormi. En tout cas il faisait extrêmement peur avec le sang maculant son visage et son t-shirt blanc, des gouttes avaient coulé sur sa veste en cuire et son jean sombre. Sa respiration particulièrement lente était à peine perceptible. Il n'était pas spécialement très exposé dans la cour puisqu'il se trouvait plutôt dans un coin, mais ça restait la cour et dans quelques temps les allers et venus allaient commencer et si un enfant le voyer dans cet état il était mal. Parce qu'avec ce qu'il avait dans le sang et les blessures qu'il avait, si on le conduisait à l'hôpital, il serait bon pour de la prison pour un sacré moment. L'académie était peut être privée mais rien n'autorisait les gens à se trouver dans un état indécent en son sein.


BY .SOULMATES


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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Mer 18 Mar - 15:05




« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. »

ҩ
Six heures du matin... D'un geste calculé, j'abattis ma main sur le réveil, sur ma table de chevet, pour le faire taire. Il était beaucoup trop tôt pour se lever, si vous vouliez mon avis. Seulement, j'avais difficilement le choix. Il fallait que j'aille en cours. Avec un petit soupir, je repoussais une mèche brune obstruant ma vue, avant de m'étirer avec paresse et de sortir de mon lit. Si je ne bougeais pas maintenant, je ne bougerais jamais. Il était temps de me réveiller et de passer à l'action. Je n'avais pas vraiment de temps à perdre, à vrai dire. J'allumais la lumière de ma chambre tout en posant les pieds sur le sol. Avec un vieux réflexe, je frottais mes yeux encore marqués de sommeil avant de me lever. Je me dirigeais tout de suite vers mon placard. La douche en premier lieu, c'était sacré. Mais avant ça, j'allais devoir décider de ce que je mettrais, et avec un peu plus d'attention qu'à l'accoutumée. Je n'étais pas vite soucieuse de mon apparence - j'aimais passer inaperçue - mais aujourd'hui, j'avais un exposé oral d'anglais devant toute la classe alors... Il ne fallait pas que ma tenue me fasse défaut, en somme.

Je restais un petit temps devant mes placards ouverts, pesant le pour et le contre. J'optais finalement pour un jean un peu slim, très classique. Je ne voulais pas spécialement en jeter, je voulais juste être... Présentable. Et avec mon petit chemisier blanc avec ce petit jabot tout mignon, ça risquait d'être pas trop mal... Quoi que, non, le blanc ça ne serait pas vraiment idéal avec les plaques de stress qui risquaient de monter... Je remis le chemisier à sa place, jetant plutôt mon dévolu sur un petit tee-shirt crème moucheté et une petite phrase en strass noir et ma veste de blaser noire bien cintrée. Ou... La jupe patineuse noire ? Avec une paire de collants mi-opaques et mon pull rose pâle avec le petit col en V ? Cette idée me plaisait pas mal, à vrai dire ! Avec une paire de jolis escarpins noirs tous simples, ça serait parfait ! C'est finalement pour cette tenue que j'optais et je me dirigeais vers la salle de bain. Le temps de faire chauffer ma douche, je choisis mes bijoux ; un collier en argent avec un petit nœud noir au bout, mes petites bagues argentées, ainsi qu'une paire de petites étoiles noires très discrètes aux oreilles. Je sortis aussi mes baguettes chinoises roses pâles pour m'occuper de mes cheveux. Mais pour le moment, c'était l'heure de me glisser sous la douche.

Et là, c'est inutile de m'attarder sur ce détail, n'est-ce pas ? En sortant de la douche, je ne perdis pas vraiment de temps pour m'essuyer et enfiler ma tenue ; il ne faisait pas vraiment chaud dans la pièce, et dès le matin, j'étais passablement frileuse. Enfin voilà, ça c'était une affaire rondement mené, et je fus rapidement en tenue avec mes petits bijoux aussi. Je pris ensuite le temps de démêler ma crinière brune et de tirer les mèches en arrière, pour structurer un chignon qui fut simplement retenu par les baguettes. Il n'y avait rien de bien exceptionnel, en somme. La jupe était l'effort de plus comparé à d'habitude, avec le collier. Plutôt contente de mon début de reflet dans le miroir, je passais au maquillage. Un simple fard à paupière rose et du mascara, voilà qui serait bien suffisant. Ça ne changeait pas de d'habitude, et c'était bien le but. Avant de sortir de la pièce, j'enfilais mes escarpins noirs, vraiment les plus simples du monde. Il était six heures quarante cinq, et j'avais encore une heure quinze devant moi avant de partir en cours. Je savais déjà comment j'allais mettre à profit ce temps, et ce n'était pas vraiment un secret. La première chose que je fis fut d'envoyer un petit SMS à Clarissa. J'avais comme un petit pressentiment – que je n'aurais su définir en bon ou mauvais – et comme à chaque fois que quelque chose me passait par la tête, j'en faisais part à ma meilleure amie. Quelque soit l'heure, d'ailleurs, et la réciproque était vraie. On avait au moins pris l'habitude de couper nos sonneries et vibreurs de portable pour la nuit.

Une fois le SMS envoyé, il était temps de poser mon portable pour préparer mon petit déjeuner, qui serait composé d'un chocolat chaud et de brioche à la confiture. Sur certains aspects, je restais une grande enfant qui ne voulait pas grandir. Pendant que la casserole de lait chauffait à petit feu, je sortis les cours que j'avais à relire pour le jour-même, et principalement mes notes d'exposé. Celui-là, il fallait vraiment que je le connaisse par cœur, sinon j'allais clairement défaillir devant tout le monde au tableau ! Ah, tiens, ça me faisait penser qu'il fallait aussi que je pense à emmener mon PC portable, sinon sans mon support d'exposé j'allais être assez embêtée, quand même ! Enfin, le temps de préparer tout ça et mon lait était bien chaud. Je m'attablais donc avec mes cours, pour boire mon chocolat et manger ma brioche tout en relisant tranquillement mes cours. Vu comme je les avais révisés la veille, j'étais au point totalement, mais bon, de toute façon c'était du temps à occuper ! Et puis le prof nous menaçait d'interrogations depuis quelques séances, et ça ne m'aurait pas vraiment étonné que ça tombe aujourd'hui, voyez-vous. C'est comme ça que le temps fila, jusque plus ou moins sept heures trente. Voilà qui me laissait juste le temps de faire mon sac sans rien omettre et de faire ma vaisselle, pour laisser mon petit nid douillet totalement irréprochable. Et voilà, le temps de faire tout ça, de me laver les dents et d'enfiler mon manteau et j'étais pile poil dans les temps pour partir ! Mon portable en poche, mes papiers dans mon sac de cours, mes clés en main et mon sourire aux lèvres... J'étais finalement bien partie ! Je quittais donc mon studio avec deux agréables petites minutes d'avance, bizarrement motivée pour aller en cours. En même temps, vu que j'étais très opérationnelle pour le travail, difficile de traîner du pied !

Sur la cour, il faisait plutôt beau. Il était approximativement huit heures du matin, le soleil était levé, et si le ciel se teintait encore légèrement de rouge, il n'en était pas moins bleu au finalement et presque dépourvu de nuages. La journée s'annonçait superbe, et c'était peut-être ça qui me mettait de si bonne humeur ! Un sourire très doux et vif se peignait sur mes traits tandis que je regardais autour de moi, pétillante de vie. Quand j'étais seule et dans un endroit connu, je n'étais définitivement plus cette petite Cléia fragile et apeurée que beaucoup de personnes connaissaient. Quand je me sentais bien, je pouvais facilement redevenir cette toute jeune adulte, cette adolescente encore parfois qui aurait tant aimé croquer la vie à pleine dents si on lui en avait donné le droit. Enfin, je la croquais de plus en plus, cette vie. J'avais rencontré quelques personnes qui me rendaient plus sûre de moi, un peu moi introvertie. Ce n'était pas encore toujours le cas, mais au moins, lorsque je ne me sentais plus menacée, il n'était pas rare qu'on puisse me voir avec un petit sourire bien vivant aux lèvres. Et là c'était totalement le cas. D'un pas léger, je me dirigeais vers ma voiture. De prime abord, je ne fis pas vraiment attention, me contentant de déverrouiller la porte et de monter en voiture, déposant mon sac sur le siège passager. Ce n'est qu'après avoir fait cela, en relevant la tête, que mon regard se posa sur la voiture garée à droite de la mienne. Et là, la panique monta d'un seul coup.

Car dans la voiture, il y avait quelqu'un. Oh, ce n'était pas un conducteur près à se mettre en route qui me mettait dans un état pareil, même s'il s'agissait d'un parfait inconnu et que je n'avais pas encore été consciente de sa présence ! J'étais tout de même au dessus de cela, aussi traumatisée que je pouvais vous paraître habituellement. Mais là... Le conducteur avait la tête en arrière, contre l'appuie-tête, les yeux clos, du sang maculant son visage. À l'observer à la dérobée, on aurait cru qu'il ne respirait pas. Et puis, ce conducteur, ce n'était pas n'importe qui ! Je le connaissais. L.es battements de mon cœur accélérèrent et j'avais difficilement ma salive avant de sortir en trombe de ma voiture, poussée par un instinct. D'accord, en temps normal, je serais peut-être restée paralysée dans ma voiture, incapable de bouger, incapable de parler. Mais là... Là, j'avais clairement peur pour lui. Il avait l'air bien trop immobile, et le sang dont il était couvert... Ce sang... J'en avais des frissons qui couraient le long de mon échine, et comme une montée d'adrénaline qui me poussa à aller toquer à sa fenêtre. Oh, c'était petit, je savais bien, mais qu'est-ce que je pouvais faire d'autre, honnêtement ? Pas grand-chose, me soufflait ma petite conscience défaitiste. Mais il fallait que je le sorte de cette voiture avant qu'il n'ait vraiment des problèmes, me soufflait ma raison. Et la panique soufflait son vent là-dessus. Alors je vous laisse imaginer mon état.

« Val' ! »

Ma voix était un écho à ce qui se passait à l'intérieur. Pleine d'angoisse. Non, je n'avais pas hurlé. Le but n'était pas de réveiller le quartier. Le but c'était de le réveiller lui. Car, oui, j'en étais certaine maintenant que j'étais plus près, il respirait. Mais il était quand même dans un état à faire peur. Alors si au final je devais réveiller le quartier pour le faire réagir, j'allais le faire !


Cléia ҩ Valentin