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 « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Mar 17 Mar - 22:56



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia
Il est assez difficile de comprendre un esprit embrumé. Surtout lorsqu'il s'agit de l'esprit d'un homme qui ne se contente pas d'alcool, mais également de drogue. Rien de vraiment violent, les drogues dures ne sont pas pour Valentin, enfin plus pour Valentin, mais l'association drogue, alcool et un peu de tristesse et de colère ne peut être de bonne augure. Le jeune homme avait commencé sa soirée dans un bar, il ne comptait pas vraiment rester là des heures, le but ultime était quand même d'entrer ne boîte et s'il était complètement déchiré on ne le laisserait jamais passer. Il s'était donc contentait de trois vodka red bull et d'un shot tequila. Enfin arriva l'heure décente pour arriver en boîte. Le temps de faire le peu de route qui séparait le bar et la boîte, Val s'était enfilé un join bien servi. Il n'avait aucune honte à fumer dans les rues, de toute façon il n'était pas le seul et puis les flics n'étaient pas du genre à traîner dans le coin alors il ne s'inquiétait pas. Pour finir il paya son entrée et commanda tout de suite une vodka pomme qu'il s'enfila ne deux gorgés avant de rejoindre la piste de danse. C'était là son terrain de jeu. Il n'avait aucune envie de coucher avec une fille ce soir, seul le fait de draguer et de laisser un peu en plan l'intéressait. En fait il voulait juste s'amuser, danser pour le plaisir, voir l'envie dans les yeux des filles et partir plus loin pour recommencer encore une fois.

Pas une fois il ne s'approcha d'un groupe de jeunes femmes, il monta par contre sur une petite plateforme près du bar et se donna en spectacle. Personne ne vint le chercher et juste cette pensée le faisait sourire. Un tas de nénettes en chaleur se déhanchait sous lui et il savait que c'était le genre de chose qui pouvait plaire à une boîte. Des filles qui dansent signifient boissons ensuite. D'ailleurs après son petit numéro on lui paya un verre et il continua sur sa lancée de vodka. Les mélanges s'étaient mauvais pour le lendemain. Valentin passa donc sa nuit à danser et à boire, ne comptant pas l'argent dépensé, ni le nombre de verre qu'il s'enfila. Il eut même droit à un petit jeu de vitesse à la boisson et il gagna haut la main contre les petits jeunes qui l'avaient défié. Il fit connaissance avec un barman et puis aussi une serveuse qui lui souriait tout le temps jusqu'à ce qu'elle ne s'aperçoive qu'il était raide défoncé. Pourquoi buvait-il autant ? Pourquoi ce besoin de s'échapper dans l'alcool ? Et bien la réponse était simple, il voulait oublier qu'un abruti de toxico avait débarqué chez sa mère et l'avait tabassé par sa faute. Cela faisait deux ans qu'il n'avait pas vraiment mis les pieds à Toulouse, il était donc en droit de penser que toutes ses petites affaires dans la ville rose étaient réglées, sauf qu'apparemment ce n'était pas le cas. Sa mère l'avait appelé en pleurs, elle avait porté plainte bien sur, mais elle ne pouvait donner le nom de la personne qui l'avait agressée sous peine de connaitre pire que des coups. Tout ça pour une affaire de voiture pourrie qui contenait de la drogue et qu'il avait du mettre à la casse.

A chaque fois que le son des pleurs de sa mère lui revenait en tête Val' sombrait un peu plus, il y a une personne qui ne méritait pas ça, qui n'avait pas besoin de ce genre de problème et c'était sa mère, surtout que c'était totalement de sa faute. Le jeune homme se saoula donc, jusque plus soif, il dansa jusqu'à en avoir mal aux pieds et pour finir il fit la fermeture de la boîte. Avant de monter dans sa voiture il fuma, un, deux joins et enfin tout devint brumeux et sans importance. Bon pas tout en fait parce sa vessie protestait grandement et il avait une grosse envie de pisser. Val' observa les rues alentours et jeta son dévolu sur une petite impasse. Il avança dans l'ombre et déboutonna son jean. C'est marrant comment la terre peut tanguer, il s'appuya donc contre une voiture et se soulagea sur celle ci, de toute façon il devait se tenir pour rester debout alors c'était ça ou se rétamer la tronche et se pisser dessus. Le jeune homme était donc en train de finir lorsqu'il entendit des bruits de pas et des voix un peu trop bruyantes. Il remonta sa braguette et se retourna pour faire face à un groupe de trois jeunes qui le regardaient surpris. L'un d'eux s'avança
.

"T'es sérieux mec, tu viens de pisser sur ma caisse ?
- On dirait bien ouai...
- C'est quoi ton problème !
"

Et il s'avança ne deux enjambées pour le pousser contre le mur, le coude au niveau du cou de Val'. Le toulousain était peut être complètement bourré, mais il ne perdait pas son sens pratique, c'était impossible qu'on l'agresse de la sorte. Il donna un coup de poing dans les côtes de celui qui le maintenait contre le mur et s'échappa de son emprise d'un pas titubant. Cela était sans compter sur les deux autres qui ne le manquèrent pas. L'un d'eux lui envoya son poing dans la figure ce qui fit exploser sa lèvre et mit du sang un peu partout sur son t-shirt blanc. Il eut droit aussi à un coup de pied dans les genoux qui le mit à terre. Trois coups de pieds plus tard, Valentin était allongé sur le sol, se tenant le côté droit et passant une main sur son arcade qui saignait en plus de sa lèvre. Une fois les jeunes partis il rampa contre le mur et s'adossa à celui ci. Il essuya le sang qui coulait de son visage avec son t-shirt, l'étalant un peu plus sur sa peau. Quand le souffle lui revint et qu'il en eut la force le jeune homme se releva et se traîna jusque sa voiture. Il resta appuyé sur celle ci un moment avant de retrouver ses clés et puis il avait du mal à coordonner ses mouvements.

Il grimpa dans sa voiture et prit le volant. Ce n'était pas prudent, c'était même totalement interdit, mais peu lui importait, de toute façon au mieux il se ferait arrêter par les flics et aurait droit à la prison, au pire il se ferait tuer, ou se tuerait tout seul. Le résultat serait le même, ça n'avait plus d'importance, il s'ne fichait et il ne pouvait même pas vraiment saisir pourquoi ça n'avait plus d'importance. Et puis avec ce qu'il avait ingurgité ce ne serait pas le lendemain matin qu'il pourrait s'en souvenir, il était bien trop bourré et il ne se souviendrait plus de grand chose. Comme par exemple de la route qu'il effectua jusque l'académie. Il y parvint, il ne pouvait juste pas dire ni par quelle route, ni en combien de temps, et puis c'était vraiment si grave s'il ne s'en souvenait pas ?! Ou de la dérouillée qu'il venait de se prendre, sauf que là il allait le sentir pendant plusieurs jours. Ce n'était pas la première fois qu'il effectuait une route connue dans un état bien pire que second. Et il avait même déjà parcouru des routes inconnues sans réel but, juste pour conduire et il s'en était plutôt bien sorti. En tout cas il était 6h30 lorsqu'il se gara dans la cour de l'académie. C'était presque l'heure de se lever dis donc ! Il faisait drôlement bon dans l'habitacle et puis un siège de voiture s'était pas si inconfortable. Après avoir attrapé une bouteille d'eau sur la banquette arrière, Valentin la vida d'un trait et la balança en arrière, de toute façon c'était lui qui la nettoyait sa voiture alors une bouteille vide en plus ou en moins... Le jeune appuya enfin sa tête sur le repose tête et il ne s'aperçut même pas qu'il sombrait doucement. Bien sur il y avait cet effet de la terre qui tourne beaucoup trop et puis le tangage de la voiture et les tiraillements sur sa peau, sans oublier ce truc qui le gênait pour respirer, mais c'était des effets dont il avait l'habitude et il s'endormit.

Pas de rêve, juste un noir profond, très profond, pas de pensés, rien. Il était juste installé dans sa voiture avec peut être l'impression de s'enfoncer dans son siège, mais il ne pouvait tout simplement pas réfléchir, à rien. Il n'y avait plus grand chose dans ce corps endormi. En tout cas il faisait extrêmement peur avec le sang maculant son visage et son t-shirt blanc, des gouttes avaient coulé sur sa veste en cuire et son jean sombre. Sa respiration particulièrement lente était à peine perceptible. Il n'était pas spécialement très exposé dans la cour puisqu'il se trouvait plutôt dans un coin, mais ça restait la cour et dans quelques temps les allers et venus allaient commencer et si un enfant le voyer dans cet état il était mal. Parce qu'avec ce qu'il avait dans le sang et les blessures qu'il avait, si on le conduisait à l'hôpital, il serait bon pour de la prison pour un sacré moment. L'académie était peut être privée mais rien n'autorisait les gens à se trouver dans un état indécent en son sein.


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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Mer 18 Mar - 15:05




« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. »

ҩ
Six heures du matin... D'un geste calculé, j'abattis ma main sur le réveil, sur ma table de chevet, pour le faire taire. Il était beaucoup trop tôt pour se lever, si vous vouliez mon avis. Seulement, j'avais difficilement le choix. Il fallait que j'aille en cours. Avec un petit soupir, je repoussais une mèche brune obstruant ma vue, avant de m'étirer avec paresse et de sortir de mon lit. Si je ne bougeais pas maintenant, je ne bougerais jamais. Il était temps de me réveiller et de passer à l'action. Je n'avais pas vraiment de temps à perdre, à vrai dire. J'allumais la lumière de ma chambre tout en posant les pieds sur le sol. Avec un vieux réflexe, je frottais mes yeux encore marqués de sommeil avant de me lever. Je me dirigeais tout de suite vers mon placard. La douche en premier lieu, c'était sacré. Mais avant ça, j'allais devoir décider de ce que je mettrais, et avec un peu plus d'attention qu'à l'accoutumée. Je n'étais pas vite soucieuse de mon apparence - j'aimais passer inaperçue - mais aujourd'hui, j'avais un exposé oral d'anglais devant toute la classe alors... Il ne fallait pas que ma tenue me fasse défaut, en somme.

Je restais un petit temps devant mes placards ouverts, pesant le pour et le contre. J'optais finalement pour un jean un peu slim, très classique. Je ne voulais pas spécialement en jeter, je voulais juste être... Présentable. Et avec mon petit chemisier blanc avec ce petit jabot tout mignon, ça risquait d'être pas trop mal... Quoi que, non, le blanc ça ne serait pas vraiment idéal avec les plaques de stress qui risquaient de monter... Je remis le chemisier à sa place, jetant plutôt mon dévolu sur un petit tee-shirt crème moucheté et une petite phrase en strass noir et ma veste de blaser noire bien cintrée. Ou... La jupe patineuse noire ? Avec une paire de collants mi-opaques et mon pull rose pâle avec le petit col en V ? Cette idée me plaisait pas mal, à vrai dire ! Avec une paire de jolis escarpins noirs tous simples, ça serait parfait ! C'est finalement pour cette tenue que j'optais et je me dirigeais vers la salle de bain. Le temps de faire chauffer ma douche, je choisis mes bijoux ; un collier en argent avec un petit nœud noir au bout, mes petites bagues argentées, ainsi qu'une paire de petites étoiles noires très discrètes aux oreilles. Je sortis aussi mes baguettes chinoises roses pâles pour m'occuper de mes cheveux. Mais pour le moment, c'était l'heure de me glisser sous la douche.

Et là, c'est inutile de m'attarder sur ce détail, n'est-ce pas ? En sortant de la douche, je ne perdis pas vraiment de temps pour m'essuyer et enfiler ma tenue ; il ne faisait pas vraiment chaud dans la pièce, et dès le matin, j'étais passablement frileuse. Enfin voilà, ça c'était une affaire rondement mené, et je fus rapidement en tenue avec mes petits bijoux aussi. Je pris ensuite le temps de démêler ma crinière brune et de tirer les mèches en arrière, pour structurer un chignon qui fut simplement retenu par les baguettes. Il n'y avait rien de bien exceptionnel, en somme. La jupe était l'effort de plus comparé à d'habitude, avec le collier. Plutôt contente de mon début de reflet dans le miroir, je passais au maquillage. Un simple fard à paupière rose et du mascara, voilà qui serait bien suffisant. Ça ne changeait pas de d'habitude, et c'était bien le but. Avant de sortir de la pièce, j'enfilais mes escarpins noirs, vraiment les plus simples du monde. Il était six heures quarante cinq, et j'avais encore une heure quinze devant moi avant de partir en cours. Je savais déjà comment j'allais mettre à profit ce temps, et ce n'était pas vraiment un secret. La première chose que je fis fut d'envoyer un petit SMS à Clarissa. J'avais comme un petit pressentiment – que je n'aurais su définir en bon ou mauvais – et comme à chaque fois que quelque chose me passait par la tête, j'en faisais part à ma meilleure amie. Quelque soit l'heure, d'ailleurs, et la réciproque était vraie. On avait au moins pris l'habitude de couper nos sonneries et vibreurs de portable pour la nuit.

Une fois le SMS envoyé, il était temps de poser mon portable pour préparer mon petit déjeuner, qui serait composé d'un chocolat chaud et de brioche à la confiture. Sur certains aspects, je restais une grande enfant qui ne voulait pas grandir. Pendant que la casserole de lait chauffait à petit feu, je sortis les cours que j'avais à relire pour le jour-même, et principalement mes notes d'exposé. Celui-là, il fallait vraiment que je le connaisse par cœur, sinon j'allais clairement défaillir devant tout le monde au tableau ! Ah, tiens, ça me faisait penser qu'il fallait aussi que je pense à emmener mon PC portable, sinon sans mon support d'exposé j'allais être assez embêtée, quand même ! Enfin, le temps de préparer tout ça et mon lait était bien chaud. Je m'attablais donc avec mes cours, pour boire mon chocolat et manger ma brioche tout en relisant tranquillement mes cours. Vu comme je les avais révisés la veille, j'étais au point totalement, mais bon, de toute façon c'était du temps à occuper ! Et puis le prof nous menaçait d'interrogations depuis quelques séances, et ça ne m'aurait pas vraiment étonné que ça tombe aujourd'hui, voyez-vous. C'est comme ça que le temps fila, jusque plus ou moins sept heures trente. Voilà qui me laissait juste le temps de faire mon sac sans rien omettre et de faire ma vaisselle, pour laisser mon petit nid douillet totalement irréprochable. Et voilà, le temps de faire tout ça, de me laver les dents et d'enfiler mon manteau et j'étais pile poil dans les temps pour partir ! Mon portable en poche, mes papiers dans mon sac de cours, mes clés en main et mon sourire aux lèvres... J'étais finalement bien partie ! Je quittais donc mon studio avec deux agréables petites minutes d'avance, bizarrement motivée pour aller en cours. En même temps, vu que j'étais très opérationnelle pour le travail, difficile de traîner du pied !

Sur la cour, il faisait plutôt beau. Il était approximativement huit heures du matin, le soleil était levé, et si le ciel se teintait encore légèrement de rouge, il n'en était pas moins bleu au finalement et presque dépourvu de nuages. La journée s'annonçait superbe, et c'était peut-être ça qui me mettait de si bonne humeur ! Un sourire très doux et vif se peignait sur mes traits tandis que je regardais autour de moi, pétillante de vie. Quand j'étais seule et dans un endroit connu, je n'étais définitivement plus cette petite Cléia fragile et apeurée que beaucoup de personnes connaissaient. Quand je me sentais bien, je pouvais facilement redevenir cette toute jeune adulte, cette adolescente encore parfois qui aurait tant aimé croquer la vie à pleine dents si on lui en avait donné le droit. Enfin, je la croquais de plus en plus, cette vie. J'avais rencontré quelques personnes qui me rendaient plus sûre de moi, un peu moi introvertie. Ce n'était pas encore toujours le cas, mais au moins, lorsque je ne me sentais plus menacée, il n'était pas rare qu'on puisse me voir avec un petit sourire bien vivant aux lèvres. Et là c'était totalement le cas. D'un pas léger, je me dirigeais vers ma voiture. De prime abord, je ne fis pas vraiment attention, me contentant de déverrouiller la porte et de monter en voiture, déposant mon sac sur le siège passager. Ce n'est qu'après avoir fait cela, en relevant la tête, que mon regard se posa sur la voiture garée à droite de la mienne. Et là, la panique monta d'un seul coup.

Car dans la voiture, il y avait quelqu'un. Oh, ce n'était pas un conducteur près à se mettre en route qui me mettait dans un état pareil, même s'il s'agissait d'un parfait inconnu et que je n'avais pas encore été consciente de sa présence ! J'étais tout de même au dessus de cela, aussi traumatisée que je pouvais vous paraître habituellement. Mais là... Le conducteur avait la tête en arrière, contre l'appuie-tête, les yeux clos, du sang maculant son visage. À l'observer à la dérobée, on aurait cru qu'il ne respirait pas. Et puis, ce conducteur, ce n'était pas n'importe qui ! Je le connaissais. L.es battements de mon cœur accélérèrent et j'avais difficilement ma salive avant de sortir en trombe de ma voiture, poussée par un instinct. D'accord, en temps normal, je serais peut-être restée paralysée dans ma voiture, incapable de bouger, incapable de parler. Mais là... Là, j'avais clairement peur pour lui. Il avait l'air bien trop immobile, et le sang dont il était couvert... Ce sang... J'en avais des frissons qui couraient le long de mon échine, et comme une montée d'adrénaline qui me poussa à aller toquer à sa fenêtre. Oh, c'était petit, je savais bien, mais qu'est-ce que je pouvais faire d'autre, honnêtement ? Pas grand-chose, me soufflait ma petite conscience défaitiste. Mais il fallait que je le sorte de cette voiture avant qu'il n'ait vraiment des problèmes, me soufflait ma raison. Et la panique soufflait son vent là-dessus. Alors je vous laisse imaginer mon état.

« Val' ! »

Ma voix était un écho à ce qui se passait à l'intérieur. Pleine d'angoisse. Non, je n'avais pas hurlé. Le but n'était pas de réveiller le quartier. Le but c'était de le réveiller lui. Car, oui, j'en étais certaine maintenant que j'étais plus près, il respirait. Mais il était quand même dans un état à faire peur. Alors si au final je devais réveiller le quartier pour le faire réagir, j'allais le faire !


Cléia ҩ Valentin

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Ven 20 Mar - 22:25



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia
Valentin dormait comme un bébé, un bébé sus médicament et qui venait de se faire démolir le visage par un groupe d'autres bébés pas gentils du tout. Il n'y avait que le noir, tout ce noir qui l'entourait et puis de temps en temps cette gêne aux niveaux des côtes à droite. Le jeune homme dormait sans se rendre compte du lever du soleil, des gens qui pouvaient passer dans la cours, des voitures démarrant, des conducteurs courant à moitié parce qu'ils étaient en retard pour le boulot ou encore ceux qui prenaient tout leur temps, profitant de ce soleil levant, de la douceur de l'air et du chant des oiseaux dans les arbres environnant. Rien de tout cela ne le sortit de son sommeil de plomb. Son cerveau était bien trop fatigué et embrumé par toutes le substances qu'il avait prise durant sa soirée. Son corps était déjà au travail pour lutter contre les infections et refermer les plaies, mais cela il ne pouvait même pas le sentir car son corps entier était anesthésié par l'alcool ingurgité. Cela faisait des mois qu'il ne s'était pas retrouvé dans cet état, cet état qui ferait qu'il n'aurait plus aucun souvenir à son réveil, que resterait seule une bonne gueule de bois et la piqûre vive de ses blessures. Mais pour l'instant seul comptait ce noir intense, ce silence, ce sentiment de ne plus vraiment avoir de corps, d'être là sans être là. Même la sensation de tournis était passée, il ne restait plus rien. Pas l'ombre d'un souvenir, pas l'ombre d'un rêve ou de quelque chose pouvant l'atteindre.

Cela faisait plus d'une heure qu'il s'était endormi dans sa voiture. Heureusement il avait eu le réflexe de couper le moteur et d'éteindre les feux. Malheureusement l'habitacle s'était considérablement refroidi sans qu'il ne s'en rende compte et dans l'état dans lequel il était, Valentin risquait l'hypothermie. Dans son malheur il avait encore de la chance puisque le soleil se levait et ses rayons venaient réchauffer la voiture du jeune homme. La température augmenta doucement avec la montée du soleil dans le ciel et même s'il n'en était pas conscient, Val évita ainsi de se retrouver congelé au réveil. Le sang qui maculait son visage avait totalement séché et la coupure de sa lèvre avait arrêté de saigner, laissant tout de même une traînée de sang sur son menton et son t-shirt. Du sang avait également coulé sur son oeil, il avait séché en une croûte sombre et on pouvait facilement deviner sous cette couche de sang l'ecchymose naissant, noircissant son oeil gauche. Même sa mâchoire avait pris une teinte plus foncée. Ils n'avaient pas ménagé leurs coups et Valentin se retrouvait salement amoché. La seule chose qu'on ne pouvait deviner depuis l'extérieur de la voiture était l'état de son côté droit, il avait reçu plusieurs coups de pied et donc devait être bien marqué, peut être même qu'il avait une côte cassé et qu'il ne le savait pas, mais toujours était il qu'il y avait des dégâts c'était certain.

Toute l'académie se réveillait peu à peu, les palefreniers étaient arrivés depuis un moment déjà et dans les écuries il commençait à y avoir du mouvement. Avec ce beau temps il y avait des chances que l'académie se remplisse de cavaliers désireux de partir en balade ou alors de pratiquer dans une des carrières puisque le terrain était juste comme il fallait. Toujours était il que Valentin ne se rendait pas compte de tout ça, que son sommeil restait profond et particulièrement calme. Il ne vit ni n'entendit les gens passer derrière sa voiture, il ne prêta pas non plus attention à Cléia qui passa à coté de lui sans le voir, il n'entendit pas le bruit de sa portière, ni ne vit la jupe qu'elle portait. Il était simplement là, endormi, paraissant plus mort que vivant. De toute façon pour faire passer sa gueule de bois et tout le reste il n'avait qu'une chose à faire, continuer de dormir... Mais on ne lui laissa bientôt plus le choix, Cléia l'aperçut, le reconnut même et elle vint taper à son carreau. Valentin n'entendit qu'un vague murmure dans les tréfonds de son cerveau embrumé, pourtant ce bruit commença à le sortir de sa torpeur, c'était un bruit plus proche de lui, pas comme un vague échos lointain. Il se sentit émerger lentement et dans son réveil difficile il entendit son prénom, enfin plutôt son surnom. Il ne reconnut pas la voix, c'était une voix féminine il en était certain, mais il n'était pas capable de mettre un nom sur cette voix. Il lui fallut plusieurs longues secondes avant de se décider à émerger totalement. Il sentait peu à peu des douleurs l'assaillir, comme ce sentiment de picotements au niveau de sa lèvre et au dessus de son oeil gauche, il y avait cette gêne, plus même, cette douleur dans ses côtes et le tiraillement de son visage tuméfié. Val' ouvrit un oeil, le droit puisque le gauche était collé par le sang et gonflé du coup reçu. Il passa une main sur sa lèvre blessée et tourna la tête pour voir qui était là. Il ne reconnut pas tout de suite Cléia, sa vision brouillée l'empêchait de distinguer correctement ce qu'il avait sous l'oeil et quand il découvrit la jeune femme à sa vitre, un léger sourire vint s'afficher sur son visage. Il ouvrit sa portière sans pour autant faire le moindre geste pour sortir. Il était trop bien là ou il était pour vouloir sortir
.

"Salut Princesse, t'en fais pas pour moi va... t'as surement bien d'autres choses à faire..."

Le jeune homme avait le regard posé sur la demoiselle. Plus il reprenait conscience et plus il se rendait compte de l'état dans lequel il devait être. Il n'en était pas à sa première bagarre et savait donc quelles sensations on ressentait après s'être mangé des coups. Bon bien sur il ne pouvait deviner qu'il avait du sang à peu près partout et qu'il faisait vraiment peur, il n'avait pas encore baissé les yeux, enfin son oeil, préférant observa Cléia. D'ailleurs celle ci était... vraiment jolie, même canon là. Elle portait magnifiquement bien sa jupe et puis elle avait des formes quand même. Valentin n'était pas bête, même en plein décugage, il pouvait dire que cette fille là était une fille bien et qu'elle n'avait pas à fréquenter un abruti comme lui. Il n'y avait pas de vraie raison qui faisait qu'ils se côtoyaient un peu. Peut être qu'il n'aurait pas du passer un peu de temps avec ou lui envoyer des messages, après tout il n'amenait que des malheurs aux gens qui l'entouraient alors il devrait surement laisser la jeune femme partir pour ne pas regretter ensuite. Il n'avait aucune envie que quelque chose ou quelqu'un ne la blesse, et si c'était par sa faute, comme... les souvenirs remontés peu à peu et il serra les mâchoires ce qui eut pour effet de faire ressortir l'ecchymose sur sa joue.

Valentin se souvint de ce coup de téléphone de sa mère, de la douleur et de la peine qu'il avait ressenti en apprenant la nouvelle. Il se souvint de son début de soirée, mais ce fut très vite le flou total puis le noir complet. Il ne se souvenait même pas de comment il était sorti de la boîte, s'il était accompagné ou non, il ne se souvenait pas s'être fait tabasser au point d'avoir du mal à respirer et pire encore il ne se souvenait pas être rentré. Pourtant il l'avait fait puisqu'il se trouvait bien dans sa voiture et qu'il était à l'académie. Il pouvait l'assurer parce qu'il reconnaissait la grille un peu plus loin. Il baissa la tête et aperçut tout ce rouge sur son t-shirt blanc. D'accord, il avait du saigner et pas qu'un peu ! Peut être qu'il serait bien de regarder l'état de son visage dans le petit miroir du cache soleil. Sans vraiment faire plus attention que ça à la jeune femme à ses côtés il abattit le cache soleil et regarda son reflet. Il était presque méconnaissable avec le coté gauche de son visage noir et le sang séché qui avait coulé. Il détourna la tête pour examiner un peu la tête de Cléia. Elle qui d'habitude était tellement flippée, elle semblait réussir à faire face à ce qu'elle avait sous les yeux...


"Et merde ! On dirait que j'suis passé sous un camion..."

Il passa une main sur ses côtes à droite et grimaça lorsqu'il appuya légèrement à l'endroit ou il avait reçut les coups de pieds. Putain ça faisait mal ça ! Mais qu'est ce qui avait bien pu se passer pour qu'il ait autant de blessures ?! Il se demanda s'il s'était fait renversé... Ou alors s'il s'était juste fait casser la figure parce qu'il avait fait une connerie ou cherché des embrouilles. Tout cela était possible et il le savait, il ne saurait jamais ce qui s'était passé. Il devait être complètement torché au moment des faits et puis bon, il fallait le dire il était aussi bien défoncé. Rien de bon. Son oeil vert se posa sur le visage de Cléia, il était désolé qu'elle ait à subir ça, qu'elle ait à voir ça. En même temps ça lui ferait peut être assez peur pour qu'elle veuille fuir, et ça serait surement pas une si mauvaise chose. Pour elle.

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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Sam 21 Mar - 12:43




« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. »

ҩ
La journée avait tout pour s'annoncer parfaite. Bon, d'accord, en me levant j'avais un peu été dans le coltard et je serais bien retournée me coucher, mais finalement une fois en tenue et mes cours relus, je dois vous dire que j'étais juste super motivée à partir en cours. J'avais peut-être un exposé, d'accord, ça me stressait, mais bon je connaissais mon oral par cœur et puis j'avais mes notes sur moi alors autant vous dire que ça n'allait pas m'arrêter ! En tous cas, en sortant dans la cour de l'académie, j'aurais difficilement pu être de meilleure humeur. Le soleil qui chauffait déjà un peu, malgré l'heure encore matinale et les petits nuages cotonneux, voilà qui était parfait pour mon humeur ! Je profitais donc un peu de sentir les rayons de l'astre de jour réchauffer ma peau durant mon trajet jusque ma voiture, toute occupée que j'étais de penser à ma bonne humeur et à l'arrivée du printemps. Il s'en serait par conséquent fallut de peu pour que je ne vois pas Val' dans sa voiture et... C'est un réflexe qui me fit sortir de ma propre voiture pour aller toquer à sa fenêtre. Un réflexe bouillonnant d'adrénaline et sûrement aussi de nervosité, de peur. Mais il fallait le dire, étant donné l'état actuel des choses, ce n'était pas rassurant qu'il ne réagisse pas à mes coups sur la vitre. Je n'allais pas devoir la fracasser, tout de même ! - remarquez le calme avec lequel je prenais les choses, à croire que quelqu'un avait appuyé sur un bouton qui désamorçait la boule de panique que je pouvais être. Intéressant à savoir -. Seulement, il commença à bouger là-dedans, et même si son état restait préoccupant – il était quand même maculé de sang, mine de rien – eh bien je recommençais tout de même un peu à respirer. Au moins j'étais sûre qu'il était vivant, c'était déjà un bon point.

Sauf que voilà, le voir comme ça, couvert de sang, un œil complètement fermé et une lèvre fendu, ça me faisait plutôt mal. Il avait vraiment l'air mal en point, et mon petit cœur tout tendre en pâtissait. Après tout, Val' avait toujours ce quelque chose de sûr de lui, presque arrogant. Il respirait la confiance en lui, et parfois la fierté aussi, sûrement. Là, il n'était que l'ombre de lui-même, et il avait sûrement joué à un jeu auquel il avait perdu, pour se retrouver dans un état pareil. Ce n'était pas le Val' que je connaissais, et je me demandais bien ce qui avait pu lui arriver pour en arriver là. J'étais persuadée que la réponse ne me plairait pas, remarquez, mais bon c'était Val, c'était un homme bien différent des garçons plus doux et posés que je côtoyais. Ça aurait été me voiler la face que d'imaginer qu'il n'ait jamais de problème. Le fait était que voilà, même s'il avait encore l'air plus mort que vif, il avait un sourire aux lèvres en me regardant, et malgré mon certain taux d'angoisse, malgré le fait que je détestais le voir comme ça et que je devais faire un effort pour supporter la vue de son visage tuméfié, je lui retournais un petit sourire pâle. Je n'étais pas capable de plus, mais je ne voulais pas avoir l'air hostile avec lui. Je voulais être tout le contraire, rassurante si j'avais pu même, mais c'était au dessus de mes capacités à ce moment-là. Lorsqu'il ouvrit la portière, je posais une main dessus, me penchant légèrement. Et autant vous que là dedans ça sentait l'alcool et pas que. Je dus me retenir pour ne pas froncer le nez. Cette odeur ne me plaisait absolument pas, pour le coup. À ce qu'il dit, j'eus du mal à étouffer un soupir.

« Bien sûr que si, je m'inquiète pour toi, quand je te vois comme ça, Val'... Je peux pas juste te laisser là et tourner les talons, tu sais... »

Je secouais doucement la tête, reposant mon regard sur lui. Tant pis pour les cours. Tant pis pour l'exposé. Tant pis pour tout. Vous l'auriez fait, vous, le laisser là, alors qu'il n'était clairement pas en état de faire quoi que ce soit, pour vaquer à vos petites occupations futiles ? Bien sûr que j'avais d'autres choses à faire, mais le fait était qu'il m'avait sorti deux fois d'une mauvaise passe, et que là clairement la situation était inversée. C'était lui qui n'était pas bien et c'était lui qui avait besoin qu'on s'occupe un peu de lui. J'enverrais un mail à mon prof d'anglais, il comprendrait. Enfin, je ne comptais pas lui raconter tous les détails de l'histoire, bien au contraire, mais le simple fait d'expliquer que j'avais eu un contre temps lui suffirait. Il était vraiment compréhensif, comme professeur. Je connaissais bien quelques personnes susceptibles de me donner les cours. Il suffisait que je m'organise un peu et tout irait bien. Enfin, point de vue scolaire, parce que point de vue le reste, permettez-moi d'émettre un léger douche - doute, pardon - sur le fait que tout puisse se passer parfaitement bien vu l'état du jeune homme. Toujours est-il que mon regard, partagé entre mon inquiétude pour lui et un étrange calme qui commençait à venir depuis que j'avais vu qu'il était bien vivant, resté rivé sur le sien. Que c'était déconcertant de voir cet œil vert qui me regardait, tandis que l'autre restait obstinément fermé, l'orbite noircie sous la couche de sang ! Un frisson me parcourut, et je n'avais pas vraiment de mots à ajouter. Pour le moment, je me contentais de l'observer, avec ses mouvements un peu gauches... J'allais le laisser retrouver ses esprits avant d'essayer de le raisonner un peu. De toute façon, pour le moment, il ne s'intéressait pas vraiment à moi. Il avait l'air de faire le tour du propriétaire plus qu'autre chose, et je ne pouvais pas faire grand-chose pour lui, pas ici sur la cour. Un frisson d'horreur me traversa lorsque son illumination jaillit de sa bouche. Un camion...

« On dirait, oui... » Cette image me hanterait sûrement un moment, et ça s'entendait dans ma petite voix, mon petit souffle horrifié. Finalement, lorsque je le vis appuyer entre ses côtes puis grimacer, d'un geste doux, je pris sa main dans la mienne. Ça me faisait vraiment mal de le voir comme ça. « Allez, viens. On va aller nettoyer et désinfecter tout ça. En plus si tu restes là tu vas avoir de gros problèmes avec Osvald et compagnie... »

Bien que ma voix soit extrêmement douce, elle avait quelque chose de résolu, de définitif. Même si je devais l'assommer et le traîner hors de sa voiture, je le ferais, et j'étais sérieuse. Si je le laissais là, il aurait de gros ennuis, et je m'en voudrais ensuite. Surtout que, clairement, là, il avait plutôt besoin qu'on s'occupe de lui plutôt qu'on lui crée des soucis. Visiblement sa nuit en avait été remplie. Je m'écartais de la porte, pour lui laisser la place de sortir, parce que bon, quand même, sinon il allait être obligé de passer à travers moi... Et ça n'était physiquement pas possible du tout, ça. Du coup voilà, j'avais fait un bon pas de côté, ce qui ne m'empêchait pas de faire attention. Non mais bon, vu l'odeur d'alcool omniprésente dans l'habitacle, il était facile de devenir que Val' avait du boire jusqu'à plus soif. Et même si je n'étais pas vraiment coutumière des lendemains de cuite, j'avais vu suffisamment souvent mon père ou ma mère adoptifs tituber pour savoir que le jeune homme risquait d'avoir un équilibre problématique sur le départ au moins. Histoire de terre qui tangue, il paraît. Et donc j'étais prête à le rattraper. Bien sûr, ce serait comique. Il devait faire un peu moins du double de mon poids, il était plus grand, et puis bon, je n'avais naturellement pas trop de force... Autant vous dire que j'aurais sûrement l'air ridicule et que s'il tombait il m'emmènerait plus facilement dans sa chute qu'autre chose... Mais il y avait ma bonne volonté avant ma réflexion, pour le coup.


Cléia ҩ Valentin

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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Sam 21 Mar - 23:28



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia
Des coups à la vitre de Val' le réveillèrent, enfin plutôt, le sortirent de sa torpeur, il fut un peu long à réagir, mais là Cléia avait de la chance qu'il ait été réactif car avec ce qu'il avait bu et fumé, il aurait du être dans un sommeil si profond qu'il ne se serait pas réveillé avant d'avoir totalement récupéré, ou presque en tout cas. Le jeune homme émergea donc doucement et il ne fut pas vraiment contrarié d'être ainsi dérangé, en fait il lui fallut du temps pour se souvenir de la ou il était et ensuite il se rappela que quelqu'un venait de taper à sa vitre. Une fois l'oeil droit ouvert il lui fallut un peu de temps pour faire une mise au point et voir correctement et la première chose qu'il vit fut le beau visage inquiet de Cléia. Il y avait pire comme réveil, il fallait le dire. Bien sur il y avait ces différentes douleurs, sans oublier celle dans son cerveau, mais il y avait une sorte de petit ange au dessus de lui, un ange à la chevelure de jais et au regard de glace. Bon maintenant il fallait qu'il trouve le courage de se redresser et d'ouvrir la portière, sinon il serait totalement impossible de communiquer avec Cléia. Et d'ailleurs il lui fit comprendre qu'elle n'avait pas à s'inquiéter pour lui et qu'elle devait vaquer à ses occupations habituelles sans se préoccuper de son état. Il n'en était pas à sa première fois, ni à se retrouver complètement bourré et défoncé ou avec une tronche à faire peur à un mort vivant parce qu'il s'était fait démolir. La réponse de la jeune femme ne se fit pas attendre et elle confirma ce que Val pensait, elle s'en faisait pour lui, surtout à cause de la tête qu'il avait. Ça ne devait vraiment pas être joli ! Et elle lui dit même qu'elle allait rester là, enfin c'était l'idée.

Valentin secoua très doucement la tête, il n'avait aucune envie de sentir son cerveau contre les parois de sa boîte crânienne. Bon et puis là il était quand même temps de faire le tour de ses blessures et d'après son champ de vision il y avait un problème avec son oeil et aussi au niveau de la lèvre inférieur parce que ça commençait à piquer tout ça. Valentin observa son reflet dans le miroir de son cache soleil et vit à quel point il était abîmé. Ça serait impossible à cacher et en plus de ça ça serait long, très long à guérir. Il fit part à Cléia sa pensée sur le fait qu'il semblait s'être mangé un camion en pleine face, non mais sérieusement, il était salement amoché, même un accident de voiture pouvait être moins violent. La voix de la jeune femme sortit à peine de ses lèvres, elle ne paraissait pas à son aise et Val devait l'avouer, il avait du mal à capter pourquoi. Il n'avait rien dit de spécial, ce n'était qu'une idée et puis c'était pas vrai, enfin normalement, comme il ne s'en souvenait pas de toute façon il aurait du mal à dire ce qu'il s'était passé exactement. Bon et sinon au niveau du côté droit ça disait quoi ?! Parce que plus ça allait et moins c'était agréable de respirer. Oui bah ça faisait encore plus mal en appuyant même un peu. En fait seul le contact de ses doigts froids sur sa peau meurtrie lui faisait mal. Bon du coup sérieusement, qu'est ce qu'il avait pu faire pour être autant abîmé ?! Ses pensées furent coupées par la main de Cléia qui prenait la sienne et il leva son oeil vert sur elle. Même de là ou il était il pouvait sentir son parfum, un doux parfum qu'il appréciait. Elle lui dit qu'il était temps qu'il se bouge et surtout qu'elle allait s'occuper de lui et de ses blessures. Valentin eut son sourire en coin mais en beaucoup moins sexy avec sa lèvre craquelée et son oeil fermé
.

"T'as pas à faire ça Princesse, j'suis capable de m'occuper de moi, après avoir terminé ma nuit. Et puis pour Osvald... il peut bien aller se faire foutre !"

Mais bon il avait pas vraiment envie de devoir se prendre la tête avec le propriétaire des lieux, en fait il avait mal au crane et n'avait pas envie de se prendre la tête avec qui que ce soit. Bon et puis là même s'il était bien dans sa voiture, il rêvait plutôt de son lit et peut être même d'une douche aussi. Enfin avant il devait trouver le courage de se lever et on peut dire qu'il le trouva ne observant un peu plus la jeune femme. Elle avait ce petit truc un peu plus... sure d'elle qui la rendait incroyablement sexy. Mais ses pensées s'arrêtèrent là, il avait quand même conscience de la personne qu'il avait sous les yeux et même avec de sacrés restes d'alcool, il savait qu'il n'avait pas le droit d'aller plus loin. Valentin se secoua donc un peu mentalement et sortit ses jambes de sa voiture, déjà une chose de faite ! Maintenant le plus dur rester à venir, il allait devoir se lever et rien que le fait d'avoir bougé ses jambes lui donnait le tournis alors là... Et puis ces côtes qui l'empêchaient de bien respirer. Val' inspira et se leva. Il se retint à sa portière pour ne pas tomber et serra les dents quand il sentit son corps trop s'approcher de la portière et que son côté droit le fit souffrir. Il se redressa et fit un pas de coté afin de fermer sa portière, ce qui ne fut pas vraiment facile, il dut se concentrer pour ne pas partir avec l'élan qu'il avait donné. Il finit par s'appuyer sur la voiture à coté de lui, se retrouvant à quelques centimètres seulement de Cléia, mais là ce n'était même pas le tangage de la terre qui le gênait, ça il arrivait plus ou moins à le gérer, c'était son souffle qui lui manquait.

"Ok, donne moi une minute là..."

Toute couleur avait quitté son visage, à part bien sur le noir des ecchymoses et le sang séché. Val' inspira doucement et expira tout aussi doucement plusieurs fois avant de retrouver une certaine contenance. Quand enfin il se sentit mieux, il se redressa et regarda Cléia.

"Tu sais que t'as pas à subir ça ? J'suis un con qui a encore du faire une belle connerie..."

Et il pensait vraiment ce qu'il disait. Cléia était quelqu'un de pure, de gentil, de calme, de presque terrifiée pour beaucoup de choses. Même s'il avait changé, il était loin, très loin d'être comme elle et il était même son opposé. Tout ça pour dire qu'il ne voulait pas embarquer la jeune femme dans sa vie de mec un peu foutu.

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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Dim 22 Mar - 23:49




« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. »

ҩ
C'était tout de même un soulagement de voir que Val' était peut-être un peu moins mal en point que le premier abord ne le laissait supposer. Bon, d'accord, il n'avait pas l'air bien fier pour autant, c'était sûr et certain, mais au moins il était conscient, on aurait difficilement pu en demander plus en le voyant avec le visage tuméfié et couvert d'une certaine quantité de sang séché. Ça ne m'aidait franchement pas à avoir envie de le laisser, même s'il me suggérait plutôt de vaquer à mes occupations sans m'inquiéter pour lui. Ma réponse était sincère ; je m'inquiétais pour lui, bien sûr, et puis tant pis pour le reste, je ne comptais pas le laisser ! Il aurait sûrement de gros problèmes, sinon, et même si je n'étais pas responsable de son état, je me sentirais responsable des problèmes qu'il s'attirerait à cause de cela dans la cour de l'académie. Après tout, je l'avais vu, et donc j'avais une possibilité de les lui éviter. Lui tourner le dos ce serait le livrer aux problèmes d'ordre administratif avec Osvald et Cie et franchement ça je ne pourrais pas le faire. Je me sentirais beaucoup trop mal suite à cela ! Je n'étais pas franchement le genre de fille capable de passer son chemin quand quelqu'un avait besoin ne serait-ce que d'un petit coup de pouce de rien du tout.

Et puis... C'était Valentin, quelqu'un que je connaissais, un homme avec lequel j'étais plus à l'aise que la moyenne – ce qui veut dire pas à l'aise du tout si vous vous demandiez – et qui m'avait déjà aidé deux fois depuis que je le connaissais... Même si Clarissa m'avait plus ou moins mise en garde vis à vis du danger que pouvait représenter Val' – enfin pas du genre il aurait pu me tuer mais bon – et que j'en avais la preuve aujourd'hui en voyant dans quel état il pouvait finir, je ne pouvais pas m'empêcher de lui accorder une petite partie de ma confiance. Je lui faisais au moins assez confiance pour me tenir là, devant lui, plutôt résolue à la sortir de sa voiture malgré que les couleurs de son visage n'ait rien de fort engageant. Je savais ce qu'était un hématome, et je pouvais vous dire que j'en avais déjà eu de sacrés. Ce n'était pas sur le visage, généralement, mais ces traces sombres sur la peau avaient quelque chose qui me marquait, et puis bon il fallait dire que vu la dose de sang sur le visage du jeune homme, je ne pouvais pas être trop à l'aise non plus. Toujours est-il que j'évitais soigneusement de trop le bousculer pendant qu'il faisait le tour de ses blessures de guerre et que j'étais plutôt horrifiée par l'idée qu'il se soit pris un camion. Ou qu'il ne se souvienne pas de ce qu'il s'était passé, peut-être. Ou d'un peu des deux.

Toujours était-il que ma voix s'était résumée à un souffle. C'était presque plus fort que moi, et même si j'essayais de faire preuve de bonne figure – et c'était plutôt réussi avec brio, non ? – eh bien je n'étais qu'une fausse calme, et je bouillonnais intérieurement d'anxiété et d'angoisse gardées. Par contre évoluer dans un genre de brouillard calme en gardant mes esprits en place pour réagir ce n'était pas forcément désagréable, parce que ça m'évitait de partir – encore une fois – en crise de panique devant Val'. Surtout que là il n'aurait définitivement pas la bonne capacité de réaction. Et moi, j'avais des réactions plutôt instinctives, pour le moment. Comme de prendre la main avec laquelle il était occupé d'appuyer sur des côtes visiblement douloureuse dans la mienne. Non mais il était vraiment obligé de se faire mal tout seul pour sentir qu'il avait mal d'avance ? Lorsqu'il leva le regard sur moi, je le soutins, mélange de douceur et d'inflexibilité, avant de lui demander de sortir, parce que bon là il n'allait plus avancer des masses dans sa voiture. Il me servit son petit sourire, et bizarrement là il me faisait beaucoup, mais alors franchement beaucoup moins d'effet d'un seul coup ! Je me contentais de hausser un sourcil.

« Val', sérieux, tu penses vraiment que je vais te laisser tranquille dans cet état-là ? »

Je secouais doucement la tête, presque agacée qu'il puisse penser ne serait-ce qu'une seconde que me dire un truc pareil me ferait changer d'avis. Finalement, le moment un peu délicat démarra, puisque Valentin allait se lever, et que les états d'ébriété n'étaient pas les meilleurs copains de l'équilibre et du sol fixe. Je m'écartais donc, au moins assez pour éviter de me retrouver juste là où je ne devrais pas, un peu soucieuse tout de même. Et j'avais toutes les raisons du monde d'être soucieuse, vu le résultat. Heureusement qu'il avait la portière, pour se rattraper, et puis la voiture une fois qu'il avait fermé la portière. Bon, point positif, je n'avais pas eu à le ramasser et ça m'arrangeait quand même pas mal parce que voilà, au concours de gabarits Val' me battait avant même de démarrer, mais bon, ce n'était quand même pas génial de le voir comme ça, et c'était encore beaucoup moins génial de le voir virer au blanc en dessous de la couche de sang. Il n'était clairement pas bien du tout, là, appuyé contre la voiture, le souffle enfui. Lorsqu'il me demanda de lui laisser une minute, je hochais légèrement la tête, mon regard inquiet posé sur lui. Non mais là il pensait sérieusement que j'allais le laisser ? Hors de question ! Lorsqu'il se redressa, je soutins son regard, et ce qu'il ajouta me fit ébaucher un sourire très doux. Je me mis tout doucement à jouer avec une de mes bagues avant de lui répondre.

« Je sais... Mais ce n'est pas parce que tu as fait une connerie que je vais te laisser là. »

Du moins pas aujourd'hui, parce qu'il ne fallait pas non plus compter que ça devienne une habitude. Mais pour le moment ce n'était pas la question.

« Allez, viens. Là t'es clairement pas en état de t'occuper de toi, et de toute façon je ne te laisse pas tout seul, t'as une mine à faire peur ! »

Ma voix était ferme, mais sans méchanceté. C'était juste que sans être un mini tyran voulant profiter de lui, je ne comptais pas le laisser rentrer seul, ce serait désastreux. Je posais une main sur son bras, doucement, presque timidement, pour l'inciter à me suivre. Non mais franchement, je n'étais pas capable de le prendre par la main et de le tirer jusque chez moi. Je manquais à la fois de courage et de force pour ce genre de manœuvres, et puis bon, il pourrait aussi bien faire preuve d'un soupçon de bonne volonté, ce n'était pas non plus comme si je comptais le séquestrer... Quoi qu'il en soit, jusque mon studio je pris le temps de marcher à son rythme, parce que visiblement le souffle lui manquait, il devait avoir une côte bien abîmée pour ça, alors si je pouvais lui éviter l'asphyxie, je prenais quand même. Surtout avec les escaliers, son équilibre un soupçon précaire, tout ça... Et heureusement que je vivais au premier, c'était quand même mieux d'avoir un étage de moins à monter ! Enfin pour lui, surtout, moi j'allais bien alors je m'en fichais. Je déverrouillais rapidement ma porte avant d'entrer, me contentant de la refermer derrière Val'. Inutile de tirer les verrous, tout de même. Je finis par l'envoyer à la salle de bain – première porte sur la droite – et par sortir d'un coin un tabouret. Pourquoi un tabouret ? Parce que quand je passais une heure à me lisser les cheveux, j'étais mieux assise que debout devant mon miroir, et là il valait mieux qu'il s'asseye, parce que bon, vu comment il avait viré au blanc avant, s'il pouvait éviter de faire une syncope dans ma salle de bain ça serait quand même plutôt pas mal !

« Installe-toi et fais-moi voir les dégâts... »

Malgré un ton plutôt doux, il y avait toujours un peu de cette fermeté dans ma voix. Bien sûr qu'il n'allait pas obtempérer facilement et que je me faisais sûrement des idées en pensant que ma petite intonation de mini chef de cour de récréation n'allait pas changer grand-chose. Au mieux je le ferais rire un peu... Mais bon, je ne pouvais pas vraiment l'attacher, et je n'avais pas envie de me fâcher avec lui. En le voyant comme ça j'avais juste envie de faire en sorte qu'il aille mieux, pas de lui coller une migraine parce que je n'allais pas démordre de mon idée !


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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Ven 27 Mar - 23:42



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia
Le jeune homme le pensait vraiment lorsqu'il disait qu'il était capable de s'occuper de lui tout seul, il l'avait fait plus d'une fois. Bon d'accord, il s'occupait toujours de lui après plusieurs heures, après avoir mis du sang à peu près partout et avoir dégueulassé tout ce qu'il avait pu toucher. Mais de toute façon c'était lui qui nettoyait derrière, alors qu'il salisse ou non ce serait son problème... Sauf qu'apparemment Cléia n'était pas d'accord et elle ne comptait pas lâcher le morceau. Ici le morceau c'était sa tronche toute amochée et sa carcasse de poivrot. Il avait conscience de son état, s'en était presque pathétique d'être aussi mal en point devant la demoiselle, mais il assumait quand même ce qu'il avait fait et n'avait pas de regret sur ce qu'il s'était passé. De toute façon il n'avait aucune idée de ce qui s'était passé. Enfin si, du début de soirée, de pourquoi il avait voulu descendre aussi bas, il avait des souvenirs, d'ailleurs s'était bien pour oublier cette partie là qu'il avait fait ça, sauf que depuis le temps il n'avait pas encore apprit que ce n'était pas la peine de se noyer dans l'alcool, que ce sont les souvenirs après les mauvaises nouvelles qui disparaissent, pas ceux d'avant. Tout ça donc pour dire qu'il savait qu'il était en piteux état et qu'elle n'était pas obligée de le lui rappeler, mais bon, qu'est ce qu'il pouvait bien dire ?! Rien, rien du tout, elle avait surement raison...

Bon et bien là il avait besoin d'un peu de motivation, de courage pour se bouger. Et il devait dire que Clé suffisait amplement comme motivation. Cette jeune femme l'amusait beaucoup et puis elle était beaucoup moins farouche que les fois précédentes. Elle prenait de l'assurance c'était visible et puis c'était quoi cette tenue toute mignonne ?! Une vraie écolière ! Ses pensées se stoppèrent là et Valentin se leva. Ce n'était pas la peine de penser à quoi que ce soit qui aille plus loin, cette fille était flippée par les mecs il en était certain, sans savoir pourquoi, mais il le savait, il le sentait. En se levant il ne manqua pas d'arrêter de réfléchir pour plutôt essayer de rester debout car son équilibre était plus que précaire, d'ailleurs il ne manqua pas de faire de belles bêtises et il se retrouva appuyé sur la voiture sans souffle. Mais quel abruti il était aussi ! Il aurait du rester dans le fond de son siège de voiture, dormir encore une paire d'heure et se lever que quand il aurait suffisamment décuvé. Mais non, pour les beaux yeux de Cléia il avait fait l'effort de sortir de cette bagnole et maintenant il essayait désespérément de retrouver de l'air. En fait il n'avait aucune raison d'en vouloir à la demoiselle, c'est d'ailleurs pour cela qu'il lui demanda une petite minute afin de laisser passer cette douleur dans ses côtes. Il avait été con et il devait assumer, même s'il ne savait pas pourquoi il était blessé à ce point. Rien que le fait d'avoir bu jusqu'à n'en plus pouvoir était une raison suffisante pour les bleus et le sang qui le couvraient. Le jeune homme avait conscience qu'il avait déconné et même s'il avait, à la base, une raison de se mettre à l'envers, il n'aurait pas du, sauf que c'était le seul moyen qu'il connaissait pour faire passer et la peine et la colère qui l'animait à ce moment là.

Valentin fit part à Cléia son état d'esprit, c'était simple, il était con et elle n'avait pas à rester avec lui. Surtout que pour avoir une tête pareille et mal à ce point il avait du prendre cher et donc avoir fait une belle connerie. Il gardait son oeil vert posé sur la jeune femme et son bras droit était collé contre son corps afin de ne pas solliciter son coté droit. Bon et puis il était aussi un peu voûté et son unique oeil ouvert plissé à cause de la clarté du jour qui le brûlait. Debout il avait l'air encore plus misérable qu'assis et son t-shirt blanc n'était plus que taches de sang, tout comme le haut de son jean. Val' entendit la réponse de Cléia et cela le fit sourire, de ce sourire un peu ironique. La vie était quand même sacrément drôle quand elle s'y mettait ! Le voilà à devoir suivre la blanche colombe, lui l'abruti de première. En fait il savait quel genre d'abruti il était mais il ne s'en voulait même pas. Il n'avait juste aucune envie d’entraîner Cléia dans sa chute, dans son délire de conneries toutes plus connes les unes que les autres. Elle n'avait pas conscience du nombre de choses absolument incorrectes qu'il avait pu faire, elle n'avait pas idée de quel con il pouvait être quand il s'y mettait. Elle ne connaissait de lui qu'un mec plutôt sympa, de bonne humeur et prêt à l'aider quand elle en avait besoin. sauf que ce n'était qu'une de ses facettes ça, elle n'avait pas encore aperçut le quart de la moitié de la partie sombre en lui. Il secoua donc une nouvelle fois doucement la tête, elle n'avait pas à faire ça, vraiment.

Cléia reprit la parole et lui ordonna pratiquement de la suivre, lui assurant qu'il n'était pas capable de prendre soin de lui. Sur ce point elle avait raison, il n'avait maintenant plus qu'une envie, s'étaler sur son lit et attendre que les effets de l'alcool et de la drogue ne s'estompent et ne le laissent vide. Toujours le regard posé sur la jeune femme, il l'observa, il observa ses grands yeux clairs, la profondeur de leur clarté, leur douceur et en même temps ce petit truc de fermeté qui le fit légèrement sourire. Il observa aussi les traits de son visage, plus détendus que lorsqu'ils s'étaient rencontrés, mais avec cette tension qui trahissait son inquiétude pour lui. Et puis il y eut ce geste. Un geste infime, juste une main qui s'avance vers lui et se pose sur son bras. Il était clair que c'était comme une effort pour elle, alors que lui savait qu'il n'aurait pas hésité un instant à la tirer par le poignet, voire même à la porter si elle avait été mal en point. Bien sur qu'elle n'était pas capable de le porter, c'était juste impensable, mais elle aurait très bien pu le tirer, le forcer à la suivre. Mais non, il n'y avait que cette petite main sur son bras qui devait le convaincre de la suivre. Valentin baissa les yeux sur cette main et soupira. Il avait le choix entre rester planter là ou alors faire semblant de la suivre et s'échapper ou alors juste la suivre. Il ne se rendit pas compte que ses pieds avançaient tous seuls derrière la jeune femme et il se laissa guider, maquant de se manger le battant de la porte en entrant dans le bâtiment. Il n'avait tout simplement plus aucune vision à gauche et ne pouvait deviner qu'il se rapprochait trop du mur, déjà qu'il avait du mal à marcher droit alors... Heureusement ils ne croisèrent personne, personne ne se mit à hurler en voyant sa mine défaite et son pas chancelant.

Quand ils arrivèrent devant la porte du studio de Cléia, Val était en sueur, monter l'étage avait été une véritable torture et il sentait battre ses tempes et même ses cotes droites. Le souffle lui manquait et il commençait sérieusement à avoir mal au crane et puis il avait faim aussi... Val laissa la jeune femme ouvrir et pénétra dans le studio en se tenant à moitié au mur. Il sentit le gout du sang dans sa bouche et ne se rendit compte qu'en portant les doigts à sa lèvres qu'il avait du la mordre dans l'effort et qu'elle saignait de nouveau. Histoire de pas mettre du sang partout il essaya de ne pas mettre sa main sur les mur ou les meubles, mais bon c'était difficile quand même. Cléia lui indiqua la salle de bain et le toulousain entra dans la pièce. Il n'eut même pas le courage d'allumer la lumière et resta dans la pénombre. Peu à peu il reprenait des couleurs et sa respiration se faisait plus lente et un peu moins difficile. Il regarda la demoiselle sortir un tabouret et s'exécuta quand elle lui demanda de s'asseoir. Il eut un sourire amusé et regarda son reflet dans le miroir
.

"T'es bien autoritaire aujourd'hui ! Je pense que tu dois voir les dégâts par toi même... Je repisse le sang en plus..."

Bon, ce n'était pas digne d'une hémorragie, mais son t-shirt recevait encore quelques gouttelettes de sang qui coulait sur son menton. Valentin quitta son reflet des yeux pour poser son regard sur la demoiselle et il sortit la première chose qui lui vint à l'esprit.

"Tu m'expliqueras un jour ce qui fait que tu sois flippée par les mecs ?! Mis à part bien sur ma tête de gars battu..."

Son oeil posé sur elle était plus brillant qu'avant déjà, et son sourire un peu plus sérieux aussi. Mais la question restait totalement impolie et il ne l'aurait pas poser ainsi s'il avait été sobre et en bon état. Sauf que là il se fichait de savoir s'il faisait les choses bien ou non, de toute façon il était avec Cléia dans sa salle de bain, rien que ça ça aurait du lui mettre la puce à l'oreille car ce n'était pas vraiment correct pour elle, il était juste curieux et cette question il se la posait depuis leur rencontre, depuis qu'il l'avait amené sur la piste. Val restait juste assis là, à regarder son hôte, il n'avait plus le courage de bouger de là en fait...

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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Sam 28 Mar - 18:10




« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. »

ҩ
Voir Valentin comme ça, c'était quand même un crève-cœur. Mais qu'est-ce qu'il avait bien pu foutre pour se mettre dans un état pareil ? Bon, déjà, c'était sûr et certain, il avait bu comme un trou et il avait fumé autre chose que des cigarettes, ça se sentait à des kilomètres à la ronde. Je trouvais déjà ça passablement débile. Et puis vu le résultat, soit il était passé sous un train, soit il avait cherché des embrouilles à plus fort ou plus sobre que lui. Deuxième point débile du jour. Et pourtant, même si très vraisemblablement il avait agi comme l'abruti de l'année deux-mille-quinze, je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir de la peine pour lui. Même s'il avait visiblement dépassé les bornes, je ne me voyais pas le laisser à son sort, dans cette voiture. Et ce n'était pas pour rien que je ne me démontais pas. Elles étaient bien belles, ses belles paroles à me dire qu'il était capable de s'occuper de lui-même ! Mais c'était en s'occupant de lui-même qu'il s'était mis dans cet état pitoyable, déjà. Et ensuite, plus je le voyais et plus je trouvais qu'il avait la très sale mine de quelqu'un qui n'est pas à l'abri d'un malaise. On aurait l'air bien, tiens ! Et le pire dans cette histoire c'est que moi je n'y pouvais strictement rien, je l'avais juste trouvé, en quelques sortes, et j'allais me sentir coupable à mort s'il lui arrivait quelque chose à cause de son état... Non mais franchement c'était un comble, tout ça.

Sauf qu'en plus je ne voulais pas me battre avec lui. Ça ne nous amènerait nulle part que monsieur fasse sa tête de mule, pour le coup. Surtout que bon, je n'allais quand même pas tarder à être à courts d'arguments, moi, et puis même si je décidais de le tirer par le col, eh bien bonjour pour le faire bouger ! Non mais parce que voilà, autant Val' n'aurait aucun souci avec moi, il l'avait quand même déjà prouvé en me descendant dans ses bras en boîte, mais alors si je devais commencer à le tirer... Il n'aurait qu'à tirer en sens inverse pour que je fasse un vol planer, de toute façon. Et puis voilà, je n'étais pas non plus assez sûre de moi pour le faire, de base. J'essayais donc la persuasion, avec un peu d'autorité qu'il ne me connaissait absolument pas. Il connaissait juste la petite chose tremblante qui peine à le regarder droit dans les yeux, c'est vous dire. Mais non, là, j'étais différente. Pourquoi ? Eh bien parce que même si Val' comptait m'attaquer – et c'était plus qu'improbable à mes yeux – là j'avais l'avantage de la lucidité sur lui, quand même. Bon d'accord, si jamais il m'attrapait j'étais finie sans l'intervention de quelqu'un, mais déjà il faudrait qu'il le veuille et qu'il y arrive. Rien que ça, ça représentait un monde qui me mettait à l'abri de lui, au pire. Alors déjà que j'avais du mal à imaginer qu'il puisse me vouloir du mal... ça me rassurait un peu, mine de rien, et je pouvais avoir un peu plus de caractère. Je n'étais pas vraiment capable de plus dans ma vie de tous les jours, d'ailleurs. J'avais peu de caractère, même en cours, même avec des filles.

Toujours est-il que ma façon de l'inciter à me suivre était... Subtile, et assez inexistante, quasiment. S'il ne faisait pas preuve d'un peu de bonne volonté ça n'allait pas vraiment marcher, mais bon, ça n'allait quand même pas le tuer d'obtempérer, si ? Parce qu'on ne me parle pas de son ego ou quoi, parce que là son ego pouvait allait se planquer rien que pour son état minable, d'autant plus déplorable une fois qu'il était debout. Il n'avait franchement pas grand chose de ce danseur qui m'avait impressionné comme pas possible la première fois que je l'avais vu en boîte. Il n'avait clairement pas l'air en état de s'occuper de lui, tout chancelant et manquant d'air qu'il était. Il était juste bon à rien, à cette instant, visiblement, et j'espérais qu'il lui restait assez de bon sens pour me suivre. Ce n'était pas comme si j'allais lui mener la vie dure ! Je posais finalement une main un peu timide sur son bras, pour l'inciter à me suivre, pas capable de grand-chose de plus, et après un soupir, il se mit en marche. J'avais visiblement gagné la partie, ce qui me rassurait parce que je ne voulais pas me battre avec lui. La montée jusqu'au studio fut un véritable parcours du combattant pour empêcher Val' de se prendre les murs sans pour autant passer mon temps à le tirer. En arrivant devant chez moi, il me suffit de lui jeter un rapide coup d'œil pour voir qu'un étage ça avait été bien assez dur pour lui à monter, alors s'il était rentré chez lui... pas sûre qu'il serait arrivé conscient devant sa porte ! Toujours est-il que je le fis rentrer avant de l'envoyer à la salle de bain et de le faire s'asseoir, histoire de pouvoir regarder l'état des choses un peu plus en détail sans qu'il ne fasse un malaise dans les trois prochaines minutes. J'allumais la lumière au dessus du lavabo, ça serait bien suffisant pour voir ce qu'il avait. Je ne ratais pas son sourire et je lui répondis en me lavant les mains – premier principe de précaution du jour bonjour.

« Oui, ça m'arrive de temps en temps, il paraît. » Mais j'étais toute douce, à cet instant précis. Ouvrant un placard, je pris un genre de petite éponge qui serait parfait pour enlever le sang qu'il avait partout. Je fis couler de l'eau tiède dans la vasque du lavabo fermée avant de me retourner vers Val. « C'est vraiment pas joli tout ça... »

Je fronçais le nez. À y regarder de plus près, c'était une véritable boucherie. J'avais l'impression qu'en prime il s'était mordu la lèvre maintenant. Je fis en sorte de retenir un soupir et aussi de rester calme, très calme, en humidifiant l'éponge pour commencer à nettoyer le sang qui lui couvrait le visage. Il y avait des zones visiblement pas trop abîmées, et c'est par là que je commençais. Autant garder les choses désagréables pour la fin, pas que je me fasse recevoir alors qu'il était encore d'une couleur à faire peur ! Pourtant, je m'interrompis brusquement. Il... Quoi ? Il m'avait vraiment demandé ça ? Mais il n'allait vraiment pas bien celui-là, c'était un grand malade ! Instinctivement, un éclair de méfiance traversa mon regard. Je me détournais pour rincer l'éponge, en profitant pour reprendre un peu contenance. Allez, Clé', respire et essaye de ne pas le tuer parce qu'il a oublié son filtre... Je soupirais avant de me remettre à la débarbouiller, consentant finalement à répondre après ce qui me sembla une éternité.

« Ça n'a rien à voir avec toi. » Ma main se fit plus prudente en approchant de sa lèvre et de la partie tuméfiée de sa mâchoire. « Peut-être que je t'expliquerais, quand tu auras fini de décuver. »

Je n'étais pas spécialement méchante dans ma façon de le dire, mais il y avait déjà moins de douceur. Ce sujet me hérissait le poil, comme toujours, et je préférais l'envoyer bouler que d'avoir à en parler. C'était un traumatisme profond, remontant à l'enfance, et un ensemble de mauvais souvenirs que je détestais me remémorer. Et puis... ça ne le regardait pas, non plus. C'était ma vie et mes blessures, et je ne voyais pas en quoi ça pouvait l'intéresser. Après tout, il devait plutôt s'amuser de la petite Cléia fragile et de ses réactions quasiment toujours disproportionnées. Ah oui, franchement, il devait bien s'amuser de moi, et je n'allais pas vraiment lui servir sur un plateau la charnière de ma petite personnalité traumatique. Ça ne le regardait pas. Ça ne regardait personne. Il n'y avait, ici, que Clary qui savait la vérité, dans toute son horreur et toute son ampleur. Pour les autres personnes qui me côtoyaient un peu, j'étais timide. Pour les garçons, j'avais eu une « simple » mauvaise expérience. C'était un peu ça, mais ils étaient bien loin de s'imaginer à quel point ça avait été grave et mauvais et à quel point c'était gravé dans ma tête. Je m'étais enfermée dans mes réflexions, enfermée dans mon mutisme, tout en enlevant une bonne partie du sang sur le visage de Val' avec des gestes doux et calmes. Ce n'était pas parce qu'il avait touché un point sensible – en en ayant à peine confiance, sûrement – que je devais laisser fuir mes résolutions à l'aider. Et une fois la couche de sang enlevée, même s'il restait pas mal de dégâts, c'était quand même beaucoup moins impressionnant. Val' était encore moins impressionnant. Je rinçais rapidement l'éponge avant de vider l'eau, constatant avec plaisir que sa lèvre avait cessé de saigner. Bon, ça restait fragile, tout ça, mais s'il ne s'amusait pas à se mordre ça devrait aller.

« Et voilà, tu fais moins peur comme ça... Mais t'as vraiment une petite mine ! Tu veux manger quelque chose ? »



Cléia ҩ Valentin

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Dans les veines du sang d'apache, comme si
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C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Mar 31 Mar - 23:07



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia
Trouver la salle de bain ne fut pas réellement difficile, Valentin constata que l'agencement du studio de Cléia ressemblait beaucoup au sien, mais bon, il y avait quand même deux trois trucs qui changeaient et qui faisaient qu'il savait qu'il n'était pas chez lui. Le jeune homme entra donc dans la salle de bain sans prendre la peine d'allumer la lumière, il n'en avait pas le courage et puis c'était bien aussi cette pénombre, c'était moins violent pour son oeil sensible. Mais Cléia arriva et alluma la lumière au dessus du lavabo, ce qui était moins puissant que celle du plafond, mais ça restait clair quand même, et le fit installer sur un tabouret près dudit lavabo. Elle avait encore une fois ce petit ton presque autoritaire et ce truc plus sure d'elle qui la rendait moins... enfant qu'elle ne pouvait paraître des fois. Il lui en fit la remarque, bah oui, peut être qu'il n'avait pas encore complètement décuvé, mais il était bien capable de remarquer le changement d'attitude de la demoiselle. Val' l'observa en mouvement, elle lui répondit et un léger rire un peu rauque s'échappa des lèvres du jeune homme. Ca ne devait pas arriver très souvent, il avait du mal à l'imaginer tenir tête à quelqu'un sans rougir ou même perdre ses moyens. D'accord c'était peut être un peu la caricaturiser mais c'était la vision global qu'il avait d'elle avec le peu de fois ou ils s'étaient vus.

En tout cas là, il avait une toute autre vision. Il faisait plus clair qu'en boîte ou que sur les routes de campagne et en plus de ça il avait tout le loisir de l'observer s'activer dans sa salle de bain. Même si avec cette jupe et ce pull elle faisait un peu petite fille modèle, il y avait cette assurance sur son visage et puis la tenue scolaire avait un truc un peu sexy quand même. Encore une fois Valentin stoppa ses pensées là et il laissa la jeune femme s'occuper de lui et de ses blessures. Il la fixa, sans aucune gène, de toute façon elle se trouvait là devant lui et elle était la seule chose qu'il pouvait regarder puisqu'elle s'occupait de son visage. Il lui vint cette idée stupide de poser la question qu'il se posait depuis leur rencontre et l'alcool n'aidant pas, il ne put s'en empêcher. La question franchit ses lèvres et elle heurta Cléia. Elle stoppa son geste et se détourna. Valentin garda son oeil posé sur la jeune femme, attendant sa réponse. Mais même dans l'état dans lequel il se trouvait il était tout à fait capable de saisir qu'il avait mis le doigt sur quelque chose qu'elle ne voulait pas lui dire, quelque chose qu'elle ne voulait pas partager. Il n'insista pas, la laissant prendre son temps pour répondre et lorsqu'elle revint vers lui, elle se remit à panser ses blessures et pour finir prit la parole. Cette réponse étonna un peu Val, bien sur qu'il n'était responsable de rien, cela faisait bien des années qu'il n'avait pas été aussi correct avec une fille alors c'était certainement pas sa faute si elle semblait terrorisée par les hommes. Elle continua en lui disant que peut être qu'elle lui dirait une fois qu'il aurait décuvé. Sauf qu'avec l'expression de son visage et sa voix, Val comprit qu'il ferait mieux de s'abstenir de lui redemander une prochaine fois, même sobre. Bourré mais pas con non plus. Et puis il ne voulait pas blesser Cléia avec des questions qui ne le regardaient pas, déjà qu'elle prenait le temps de l'aider... Il baissa donc les yeux un instant la laissant faire son travail de petite infirmière.

Après quelques instants Valentin releva les yeux pour regarder la jeune femme de plus près. Il avait déjà vu Cléia de près, enfin de plutôt près, mais il n'avait jamais pris le temps de la regarder, vraiment. Il détailla la courbe de ses lèvres pleines, la ligne de ses sourcils et l'intensité de son regard vert lorsqu'elle se concentra sur les balafres courants sur son visage. Et puis sous cette lumière ses cheveux paressaient encore plus sombre que d'habitude. En fait il y avait un sacré contraste entre le vert clair de ses yeux et le noir de jais de ses cheveux et au milieu de tout ça son visage rond, sa peau claire et ses lèvres légèrement brillantes. Valentin la laissa faire, en fait là il était plus en train de comater à moitié, observant, scrutant, les traits de la jeune femme et il se perdit dans son observation sans s'en rendre compte. Il ne revint vraiment à lui que lorsqu'elle passa aux zones plus sensibles et il grimaça un peu lorsqu'il sentit les picotements parcourir sa lèvre. Il étudia le battement des cils de Cléia, ils semblaient plus longs avec le mascara, mais cela agrandissait son regard et faisaient de ses yeux des pièges pour l'attention. Il n'avait aucun doute que lui devait paraître bien misérable avec son oeil gonflé et fermé et les ecchymoses marbrant son visage, sans oublier les deux coupures, celle sur son arcade et celle de sa lèvre inférieur. Au moins il avait la chance de n'avoir qu'un profil sur les deux de ruiner...

Les soins furent enfin fini et Valentin observa son reflet dans le miroir. Il constata qu'il n'y avait plus de sang mais que les bleus étaient encore pus impressionnants, surtout qu'il devait avouer ne pas avoir des masses de couleurs. Son oeil se posa de nouveau sur la jeune brune lorsqu'elle s'adressa à lui. Il eut un demi-sourire et se regarda de nouveau dans la glace. En effet il faisait moins peur, même si le sang maculant son t-shirt était une trace de ce qui avait eu lieu quelques heures auparavant. Val voulut se rapprocher un peu pour voir de plus près les coupures et son abdomen toucha le lavabo, lui faisant perdre une nouvelle fois ses couleurs. Il avait eu le bonheur de toucher la vasque avec son coté droit et cela déclencha une décharge dans tout son corps. Mais il était vraiment abruti quand il s'y mettait ! Il posa sa main gauche sur son flanc droit et se força à respirer tout doucement, peut être qu'il avait bien une côte fêlée en fait... Après avoir serré les dents et reprit une lente inspiration Val releva la tête pour faire face à Cléia qui venait quand même de lui poser une question.


"En fait j'aimerai plutôt de la glace là... et que tu m'aides avec mon t-shirt, j'peux pas lever le bras et je voudrais voir ce que j'ai..."

Bien sur il mourrait aussi de faim, mais pour l'instant c'était surtout ses côtes qui le faisaient souffrir alors il allait s'occuper d'abord de ça, ensuite il penserait peut être à manger un truc, à prendre de l'aspirine, à boire beaucoup d'eau et aussi à prendre une douche... La priorité étant son flanc, il se leva lentement de son tabouret et chancela un moment, il se retint au lavabo et quand enfin il se sentit suffisamment stable, il ôta une manche de sa veste en cuire et la laissa tomber sur le sol. Tant pis, il la ramasserait plus tard, pour l'instant il se battait déjà pour rester debout, c'était pas le moment de plonger tête la première vers le sol. Avant de se retrouver seul dans la salle de bain Val' attrapa le poignet de la demoiselle avec une grande douceur, il la força gentiment à se tourner vers lui et posa son regard sur elle, un regard intense et bien plus lucide déjà que quelques minutes auparavant.

"J'suis désolé... pour tout à l'heure. Je voulais pas te mettre mal à l'aise. Tu veux pas en parler et je comprends. En tout cas t'es bien trop patiente et gentille avec moi..."

Un fin sourire s'afficha sur ses lèvres et il la laissa partir. Une fois qu'elle disparut il se tourna vers le miroir et soupira. En réalité il préférait constater les dégâts par lui même et tout seul avant de laisser Cléia y jeter un oeil. Il était probable que ça soit assez grave, mais il ne pouvait pas se rendre à l’hôpital sans qu'on lui pose des questions et qu'il ne se retrouve avec différents tests qui indiqueront qu'il était sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants. S'il se rendait à l'hôpital se serait pour se rendre directement à la police ensuite et il n'en avait pas l'intention, absolument pas ! Avec de grandes précautions, valentin souleva son t-shirt et au fur et à mesure qu'il le leva il put constater la marque parcourant son flanc droit. Il était noir sur quasiment tout le coté et il était même légèrement gonflé. Heureusement il n'avait pas de sifflement dans sa respiration, il s'avait donc qu'une côte n'était cassée ou n'avait perforé un truc vital dans son torse. Il passa des doigts sur ses côtes et grimaça en sentant la douleur prendre possession de son corps. C'était sensible ça c'était certain !

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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Mar 7 Avr - 9:59




« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. »

ҩ
C'était un travail minutieux que d'ôter le sang du visage de Valentin sans pour autant heurter une zone sensible. J'étais d'avis qu'il avait eu suffisamment mal pour le moment, et qu'il n'était pas vraiment nécessaire que j'en rajoute. Surtout que je me sentais bien incapable de le blesser sciemment. Je n'avais que trop conscience de la douleur qu'un hématome aussi sombre pouvait déclencher. Bon, j'avais aussi conscience que Val' n'était pas forcément aussi douillet que moi mais voilà, vu son état je n'avais absolument pas envie d'en rajouter. J'étais trop douce et trop gentille, il fallait croire. Toujours est-il que je m'appliquais dans ce que je faisais. Si c'était pour lui laisser du sang partout ce n'était pas franchement la peine, vous voyez. Bien sûr, j'eus un mouvement de recul lorsqu'il posa la question à ne pas poser, celle des origines de ma peur. Ma réponse avait été un peu plus sèche, certes, mais si ce n'était pas lui qui l'avait posée, si ça avait été un parfait inconnu, si on n'avait pas été chez moi, si je n'avais pas été sûre de ne rien craindre pour le moment... Oh, il y avait tout un tas de facteurs qui auraient pu faire que j'aurais été capable de le mettre à la porte. Je veillais farouchement sur certains secrets. Celui-là en particulier.

Toujours est-il que je finis mon petit travail d'orfèvre assez rapidement tout de même. Il fallait dire qu'une fois le coup de main pris, c'était assez facile. Bien sûr sur les parties les plus abîmées du visage du jeune homme j'avais redoublé de prudence, ce qui ne l'avait pas empêché de grimacer, mais voilà, autant vous dire qu'il ne m'avait pas fallu une heure pour terminer, et loin de là. Heureusement aussi, d'une part, parce que plus les choses allaient et plus ma nervosité revenait. Bien entendu je faisais en sorte de ne rien montrer et de prendre sur moi. Je n'avais aucune raison de m'inquiéter, après tout, puisque rien n'avait changé. Val' n'avait toujours pas bougé, il semblait presque ailleurs. Peut-être était-ce son regard fixé sur moi, occupé de m'observer, qui me perturbait. Je dois l'avouer, je n'avais en aucun cas l'habitude qu'on m'observe de cette façon, du moins pas en en étant consciente. J'avoue que j'aurais moi même bien laissé mon esprit vagabonder en ayant les yeux posés sur son visage. Mais il était assez facile de se concentrer sur autre chose. Ou du moins pas sur la totalité de son visage. C'était un petit truc tout bête, qui consistait à me concentrer sur ce que je faisais. Parfait pour m'éviter de rougir à n'en plus finir !

Finalement, une fois tout consciencieusement terminé, je lui demandais s'il avait faim. Après tout, on était dans les environs de l'heure du petit déjeuner et puis je ne pouvais pas non plus savoir quand il avait mangé pour la dernière fois ! En voyant son état j'avais comme un doute qu'il soit réellement capable de s'occuper de lui alors bon ça se posait comme question. Sa réponse me prit légèrement au dépourvu, par contre. Bon d'accord de la glace je devrais bien trouver un truc dans mon congélateur, ça il n'y avait pas trop de souci et je pouvais bien deviner à quoi ça lui servirait. Par contre pour ce qui était de l'aider avec son tee-shirt... Mieux valait que je me contente de hocher la tête sans laisser l'idée monter correctement au cerveau avant de virer au pivoine. Je m'apprêtais donc à sortir, histoire de ne pas perdre contenance devant lui. J'allais attraper la poignée de porte - oui j'avais une salle de bain miniature et alors ? Je n'étais pas bien grande, ce n'était pas un problème pour moi - lorsque je sentis la main de Val' s'enrouler autour de mon poignet. J'eus un mouvement de raidissement involontaire. C'était plus une réaction naturelle qu'une réelle peur du jeune homme, et je finis par me retourner, pour lui faire face, sans essayer de récupérer ma main. De toute façon je n'étais pas folle, s'il n'avait pas décidé de me lâcher je ne pourrais rien y faire alors autant prendre un soupçon de patience. Avec ce qu'il dit, je me mordis légèrement la lèvre, avant de faire l'effort de sourire avec douceur.

« C'est pas grave. On a tous nos démons qu'on préférerait enfermer au fond d'une boîte. » Jolie la métaphore, mais alors là si je voulais l'intriguer encore plus j'avais sûrement réussi mon coup ! Félicitations Cléiounette... « C'est dans ma nature... Et puis tu ne m'as jamais rien fait, alors pourquoi je serais autrement avec toi ? »

Petit sourire timide et fuite dissimulée. Bon, il voulait de la glace non ? Alors je ferais bien d'aller chercher la glace tout de suite avant de disparaître dans mon trou de souris. Mais bon il ne fallait pas pousser mémé dans les orties, alors hors de question de montrer vraiment que c'était une fuite dissimulée. Je me contentais visiblement de profiter de la libération de mon poignet pour sortir dans le calme, repoussant la porte derrière moi. Timing parfait avant que le rouge ne me monte aux joues. C'était trop pour moi d'un seul coup en fait. Val' dans ma salle de bain, occupé de me demander de l'aider à ... eh bien enlever son tee-shirt ou un truc du genre, visiblement, qui me disais que j'étais trop gentille avec lui, et ma répartie miracle c'était que j'étais comme ça et que je ne voyais pas pourquoi je serais autrement avec lui, un quasi inconnu mine de rien. Manquait plus que je lui dise que je le trouvais super canon là, tiens ! Bon allez respiration Clé' t'as pas la journée avant de retourner le voir avec de la glace, surtout que tu ne vas pas la fabriquer, hein... Je pris donc le temps de respirer, histoire de me calmer un peu, en essayant de calfeutrer mes idées dans un tiroir bien loin au fond de ma tête... Non mais sérieusement, là ! Je finis par fouiller mon congélateur. Pas de glaçons, bien sûr... Bon alors improvisation ! Ah, parfait, sac de petits pois ! C'était crème, ça ! Bon, et puisque j'avais quand même été relativement vite et que je pouvais faire un détour de trente secondes, j'attrapais finalement un verre que je remplis d'eau. Ça, ça ne pouvait pas lui faire de mal. L'aspirine était dans la salle de bain, déjà, donc voilà. Je retournais donc vers la salle de bain, essayant de garder contenance. Je posais une main sur la porte, l'entrouvrant.

« J'espère que tu n'as rien contre... »

Et ma vanne qui tombe à plat parce je venais de voir les dégâts sur les côtes de Val'. Bizarrement vu la couleur violacée et la boursouflure, ce n'était pas vraiment sa musculature pourtant très attrayante que je remarquais de prime abord. Un frisson parcourut mon échine. Vilain tout ça ! Et tant pis pour la suite de ma vanne pourrie. Là il y avait un peu plus grave quand même. En voyant l'état du jeune homme, visage plus côtes, je comprenais parfaitement bien pourquoi il avait l'air de voir trente-six chandelles dès qu'il se levait. Là, définitivement, il s'était battu. Et ça avait du être extrêmement violent pour laisser de telles marques. Comment je le savais ? Eh bah par expérience pardi..! Après avoir soufflé un coup j'avançais dans la pièce, posant les petits pois surgelés sur l'habillage du lavabo, le verre d'eau à côté.

« Je sais pas contre qui tu t'es battu mais ça t'a pas vraiment réussi... »

Super de dire ça Clé, magnifique, magique ! Mais en même temps c'était... une constatation, le seul truc que je pouvais sortir. Et autant vous dire qu'il sentirait bien qu'il n'y avait ni moquerie ni méchanceté... J'avais tout bonnement une voix sans timbre, blanche, dénuée de toute émotion. Non pas que je ne ressente rien, ça me faisait un vrai pincement au cœur, plutôt que j'avais vu ça tellement de fois sur moi que... ça c'était banalisé, en quelques sortes. Et puis il y avait aussi un contrecoup du choc provoqué par cette marbrure vraiment pas rassurante. C'était un mélange de choses qui faisait tout bonnement que je n'étais plus vraiment capable de mettre les choses au point. Je secouais légèrement la tête avant d'ouvrir le placard et d'en sortir de l'aspirine. Il devait en avoir besoin ! Je récupérais finalement le sac encore bien gelé - tant mieux ! - avant de lui tendre la main.

« Tu devrais aller t'installer dans le canapé, tu serais plus à l'aise. »

J'eus un tout petit sourire tout doux. Il fallait bien qu'il se sente un peu à son aise, vous ne croyez pas ? Les côtes devaient suffisamment le lancer comme ça, c'était par conséquent inutile d'en rajouter une couche avec ma micro salle de bain et mon tabouret raide. Surtout que bon, on en avait aussi fini avec tout ce qui était de l'ordre du décrassage donc il n'y avait plus aucune utilité à rester dans la salle de bain. Et puis je n'allais pas le mettre à la porte, il avait encore une tête de moribond, alors si avant je n'avais pas accepté de le laisser s'occuper de lui tout seul, je n'allais pas le faire maintenant alors qu'il avait la même mine d'épouvantail ! Il n'y aurait aucune logique, surtout pas après avoir croisé ses côtes tuméfiées. Je l'emmenais donc jusqu'au salon, avant de lui laisser le sac glacé. Je posais sur la petite table à côté du canapé le verre d'eau et l'aspirine.

« Tiens. Tu veux quelque chose d'autre ? »

Bah oui quand même, s'il avait faim ou quoi... Je n'allais pas l'affamer non plus, ce ne serait vraiment pas très logique, une fois de plus !

« Et avant que tu ne dises quoi que ce soit, tu ne pars pas d'ici tant que tu as cette mine, alors tu ferais bien de te reposer un peu si tu veux partir. »

C'était dit, au moins. Bon, je n'allais pas non plus rester à le surveiller pendant deux heures, après moi je vaquerais à mes petites occupations, comme des révisions, envoyer un mail à mon professeur d'anglais pour m'excuser de mon absence en exposé... Mais pour le moment j'attendais encore de voir s'il y avait des protestations ou non.


Cléia ҩ Valentin

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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Mar 7 Avr - 23:19



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia
Cléia était du genre super prévenante quand même, elle avait pris les devants lorsqu'elle avait remarqué l'état d'ébriété de Val', elle avait insisté pour s'occuper de lui et même lorsqu'il fourra son nez là ou il ne devait pas, elle ne s'en offusqua pas plus que ça. Juste après ça elle lui demandait encore s'il avait faim, une vraie maman poule en réalité. Valentin refusa la proposition de la nourriture, en fait pour l'instant ses côtes l'importaient plus et il savait qu'il allait avoir besoin de glace avant même de regarder l'état de son flanc. Il en fit donc la demande à la jeune femme, il lui demanda aussi un coup de main avec ce t-shirt qu'il se savait incapable d'enlever sans l'arracher. Cléia ne répondit que par un hochement de tête et avant qu'elle ne disparaisse dans le reste de son studio, le jeune homme lui attrapa le poignet. Malgré toute la douceur qu'il avait mis dans ce geste, il sentit et vit ce petit bout de femme se tendre sous son contact. Cela le poussa d'autant plus à s'excuser sur ce qu'il avait dit. Même en décuvage, il n'avait pas à être aussi grossier avec la demoiselle. Surtout qu'elle était là pour l'aider. Il s'excusa donc et continua sur le fait qu'elle prenait bien trop de temps pour lui. Sa réponse confirma ce qu'il pensait, Cléia n'avait pas un passé immaculé et elle cachait des choses, elle poursuivit sur le fait qu'être gentille était dans sa nature et Val acquiesça, bien sur qu'il ne lui avait jamais rien fait, mais il aurait pu être nettement moins agréable, elle ne connaissait que ces bons côtés, elle avait cette chance... Si elle l'avait rencontré quelques mois seulement plus tôt elle ne serait pas aussi gentille, patiente et douce avec lui.

Valentin relâcha son emprise sur le poignet de la jeune femme pour la laisser partir et se concentra plutôt sur sa propre petite personne. Il découvrit l'étendu des dégâts et en constatant l'état de ses côtes il était plutôt content que Cléia ne soit pas là. Il imaginait parfaitement son visage rond déformé par la surprise et peut être aussi un peu de dégoût. En tout cas de voir l'état dans lequel il se trouvait n'aidait pas Val' à retrouver la mémoire, il n'avait réellement aucune foutue idée de la façon dont il avait fini sa soirée. Et puis ses côtés étaient super sensibles et ça faisait un mal de chien et il s'en voulait maintenant d'avoir agi comme un abruti, d'avoir fini défoncé et de mettre Cléia dans le coup... Le jeune homme était en pleine contemplation de l'hématome recouvrant une partie de son flanc lorsque la porte s'ouvrit de nouveau. Il tourna la tête pour voir la jeune femme entrer presque de bonne humeur avec le sourire... enfin jusqu'à ce qu'elle découvre ce qu'il venait de découvrir. Son regard intense resta figé sur Cléia qui s'avança vers lui, déposa ce qu'elle avait dans les mains, tout en observant ses côtes. Oui, c'était pas joli et ça faisait mal si elle voulait tout savoir... En tout cas Val trouva qu'elle le prenait plutôt bien le fait de le voir ainsi marqué. Elle commenta le fait qu'il se soit battu avec surement plus fort que lui et il eut un sourire un peu mauvais, pas vraiment le genre rassurant et tout mignon
.

"Je sais pas non plus, mais soit ils étaient plusieurs, soit c'était une vraie armoire à glace ! J'ai rarement été aussi abîmé, même bourré."

Il ne s'en prenait pas à Cléia, loin de là, c'était une simple constatation, mais le ton de sa voix était légèrement plus rauque, plus profond lorsqu'il évoqua ses frasques toulousaines. Ça ne faisait pas partie de ses meilleurs souvenirs, il fallait le dire, mais il assumait parfaitement son passé de gros branleur et bagarreur et était loin d'être tendre quand il commençait à en parler. Il avait grandi comme il pouvait sans figure paternelle et sans vraiment avoir sa mère à ses côtés, il s'était fait tout seul, la rue l'avait fait en partie et ça avait façonné la partie sombre qu'il abritait, celle qui peu à peu s'enfouissait en lui. Valentin baissa la tête et soupira. Il n'avait pas l'intention d'effrayer Cléia et comme elle l'avait dit avant, il avait aussi ses démons qu'il préférait enfermer dans une boîte face à certaines personnes. Il releva la tête pour poser son oeil sur la jeune femme et suivre ses gestes. Il la vit ainsi sortir une boîte d'aspirine et un petit sourire étira ses lèvres. Ce sourire prit une teinte amusée lorsqu'il vit la main qu'elle lui tendait. Ou était donc la Cléia effrayée ?! Val' glissa sa grande main dans la petite mimine de la demoiselle et se laissa conduire jusqu'au salon. Il manqua de se manger un mur en route car son champ de vision était nettement réduit et il ne l'évita que parce qu'il avait sa main libre un peu en avant.

Quand il arriva dans le salon, le toulousain s'installa dans le fauteuil non sans mal et sans grimace et soupira une fois bien installé dans le fond. Il était de nouveau passé par toutes les couleurs possibles pour finir par du blanc pâle. Valentin attrapa le sac de petit pois et le déposa doucement sur son côté droit, au dessus de son t-shirt sous peine d'ajouter une brûlure en plus de l'hématome. Cléia lui déposa le verre d'eau et l'aspirine à ses côtés avant de lui demander s'il avait besoin de quelque chose. Son oeil vert posé sur la demoiselle, Val' hésita un instant. Il aurait pu lui demander n'importe quoi en cet instant, son état n'était pas encore au top niveau sobriété, sauf qu'il se retint de sortir toutes les choses qui lui passaient par la tête. Il secoua doucement la tête et allait protester sur toutes ses bonnes petites attentions lorsqu'elle le devança en lui disant qu'il aurait beau protester, elle allait rester camper sur ses positions. Il soupira et coinça les petits pois avec son bras droit et attrapa la boite d'aspirine, tout en sortant un cachet il prit la parole
.

"Si tu m'obliges à rester ici je crois que je voudrais bien un massage, une douche chaude, mais là pas possible de me dessaper seul... à et puis un bière ça serait pas de refus... Non mais tu plaisantes Cléia, t'as déjà bien assez fait pour moi ! Tu devrais être en cours, pas t'occuper d'un papi de mon genre !"

Le jeune homme attrapa le verre et avala l'aspirine avec une grande gorgée d'eau, oui, avant il avait discrètement vérifier que c'était bien un comprimé à avaler et non un comprimé effervescent. Il termina le verre d'eau, content de pouvoir faire passer cet effet de pâteuse post alcool et drogue. Il reposa le verre et regarda Cléia un instant. Une idée, un peu con il fallait l'avouer, lui traversa l'esprit et d'un signe de la main il fit signe à la demoiselle de s'approcher.

"Viens m'voir deux secondes... Promis je suis pas capable de te courir après si je te fais peur."

Grand sourire, enfin demi sourire en fait puisqu'une partie de son visage était presque trop abîmée pour bouger, afin d'adoucir un peu tout ça. En effet, il ne comptait pas la manger, ni l'attaquer pour une raison inconnue... Bref il attendit qu'elle se trouve assez proche pour regarder sa main avant de la lui prendre, un peu comme pour la prévenir de ce qu'il comptait faire. Et il approcha ses lèvres du dos de la main. Oui c'était super ringard de faire un baise main, mais il avait encore remarqué quelques minutes avant qu'elle n'appréciait pas vraiment le contact et il voulait la remercier de tout ce qu'elle pouvait faire.

"Merci... pour tout ça, pour supporter le con que je suis alors qu'on se connait... pas vraiment faut le dire."

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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Jeu 9 Avr - 11:00




« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. »

ҩ
Bien sûr, que j'étais prévenante. Il y avait des années que c'était dans ma nature, d'ailleurs. Prévenante et prudente, un mélange pour le moins sécurisant. Enfin, lorsqu'il avait sa petite utilité, j'avais envie de dire. Ça ne m'avait pas protégé de ma propre famille, mais ma petite fragilité apparente semblait me protéger au moins un peu de Val'. J'étais persuadée qu'il pouvait avoir un caractère ultra explosif, et il me le prouvait vu son état, mais visiblement ma petite carrure de fille toute douce, toute mignonne, toute fragile, eh bien ça m'éloignait un peu de tout ça. Bon d'accord je ne le connaissais pas vraiment et rien ne l'empêcherait un jour de retourner sa veste, mais pour le moment avec moi il était plutôt prévenant, quand il n'était pas trop bourré pour ne pas se rendre compte qu'il outrepassait les règles de la décence. Et puis ce n'était pas vrai qu'avec Val'. Mise à part un abruti complètement fait, je n'avais pas eu de soucis particuliers depuis mon arrivée à Etretat. Franchement moi ça m'allait parfaitement bien comme situation, mine de rien. Enfin, pas fort embêtée mais pas sereine pour autant, et si je disais ça ce n'était pas pour rien... Lorsque j'avais senti la poigne du jeune homme, si douce soit-elle à ce moment-là, se refermer sur mon poignet, j'avais eu un réflexe instinctif avant de me pousser au calme. C'était Val', il ne m'avait jamais voulu de mal. D'ailleurs ses excuses me confirmèrent que je ne craignais rien, pas à ce moment précis en tous cas, et je lui répondis doucement, aussi naturelle et détachée que possible. Oui, j'avais mes démons, et je ne désirais pas lui en parler. Ce n'était pas parce qu'il avait fait un impair que je devais me montrer différente avec lui ; il n'avait jamais représenté un danger pour moi.

Finalement il me relâcha et je fuis discrètement la pièce. Il fallait dire que j'avais l'impression de m'être avancée sur ce que j'avais répondu, et donc la fuite ce n'était pas mal du tout, même s'il valait mieux la déguiser tout de même. Je profitais de m'affairer à récupérer quelques bricoles dans ma cuisine – un paquet de pois congelés, ce qui me donnait une petite idée plus joyeuse qu'autre chose et un verre d'eau – pour reprendre contenance rapidement. Je ne voulais pas laisser Valentin tout seul trop longtemps, parce qu'il était vraiment dans un état à faire peur, et puis bon il ne fallait pas non plus que je prenne le temps de tergiverser de midi à quatorze heures sinon je n'allais plus poser un pied dans ma salle de bain, en fait. Non mais voilà, ce qu'il m'avait demandé... Il allait falloir que j'enferme l'idée dans un coin de ma tête, très sérieusement, sinon j'allais juste... perdre tout courage et fuir de mon propre chez moi ou mourir sur place. Pour le moment je n'en avais strictement aucune idée, et ça n'était pas fort joyeux d'y penser. Je fis donc un maximum bonne figure, poussant la porte de la pièce avec bonne humeur... Avant de me figer en voyant les côtes du jeune homme. Ça c'était très refroidissant, et j'en oubliais volontiers de ne plus savoir où me mettre. Ce n'était pas son torse musclé que je voyais, c'était l'énorme hématome qui assombrissait tout, le renflement tout sauf normal. Il ne s'était pas raté. Et je le fis remarquer. Bon c'était une constatation clinique, toute bête et sans méchanceté aucune, mais le sourire qu'elle tira à Val' me fit frissonner. Il n'avait rien du garçon un peu bourru mais parfois prévenant que je pensais connaître. Il était... inquiétant. Ce qu'il ajouta était tout aussi inquiétant. Enfin, je n'avais pas peur, pas pour moi directement, il paraissait plutôt amer que menaçant, mais voilà, ce n'était pas spécialement rassurant.

Je préférais finalement m'affairer en sortant l'aspirine du placard sans vraiment avoir répondu, m'étant contentée d'une petite expression... Eh bien, pas de pitié ou de peine, mais quelque chose dans ce genre là tout de même. C'était un peu compliqué à expliquer, à vrai dire, et je n'arrivais pas à mettre le mot dessus. En même temps dur de mettre des mots sur mon état d'esprit tout le temps, ce n'était pas facile facile tout cela. Non définitivement ce n'était pas facile d'être dans ma tête, et ça ne devait pas non plus être spécialement facile pour les gens de me suivre, du coup. Là par exemple je savais que j'amusais Val' en essayant d'être plutôt sûre de moi et en lui tendant la main. C'était quelque chose que je ne faisais strictement jamais. Ça me demandait une certaine confiance, confiance que je n'étais peut-être pas sensée lui accorder vu comment il était trente secondes plus tôt approximativement. Néanmoins, malgré son amusement, le jeune homme posa sa main dans la mienne et je l'emmenais jusqu'au salon. Un chemin qui ne se fit pas sans mal vu qu'il faillit se prendre un mur en cours de route mais bon, je n'allais pas vraiment relever. J'imaginais bien que j'aurais du mal aussi avec un œil en moins. C'était déstabilisant de ne plus avoir nos cent-quatre-vingt degrés d'angle de vision, ça c'était certain. Et puis ça devait être un calvaire pour lui aussi vu la couleur de ses côtes. Il fallait le dire, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure une fois qu'il fut assis dans le fauteuil ; il avait encore une fois viré au blanc, et ce n'était pas spécialement rassurant. Comme si j'allais le laisser partir maintenant, alors que rien n'avait changé ! Je finis par lui demander s'il lui fallait autre chose maintenant qu'il était un peu mieux installé, tout en lui annonçant avant la moindre protestation que de toute façon pour le moment je ne le laissais pas partir. Et j'étais sérieuse, je ne comptais absolument pas le laisser partir dans cet état. Bon d'accord ses côtes allaient lui jouer des tours pendant quelques jours et je n'allais pas l'empêcher de partir pendant aussi longtemps, mais bon il y aurait bien un peu d'amélioration dans la journée... Déjà il aurait fini de décuver, et à partir de ce moment-là il devrait être capable de s'auto-gérer. Sa réponse me fit rire, purement et simplement, d'un rire doux. Alors lui il ne perdait pas le nord.

« C'est ça, moque-toi. » Vilain vilain ! « Je peux bien rater une journée de cours dans l'année, c'est pas grave. » Je me contentais de hausser les épaules tout en plantant mon regard clair par la fenêtre. « Ton était c'est un peu plus grave, déjà. »

Et c'était bien vrai. Récupérer les cours ça serait fait en une soirée, au pire ce week-end je rattraperais le petit retard que je pourrais prendre. Quant à mon exposé, eh bien mon professeur serait toujours là la semaine prochaine pour le passer, il n'y avait pas de souci pour moi, donc. Par contre laisser Val' en plan c'était impossible, intolérable, parce que je savais que je n'aurais pas pu être en paix avec ma décision et que ça, ce n'était pas bon du tout. Je m'en serais voulue pour la prochaine décennie au moins, ça c'était sûr. J'étais d'une nature trop douce et conciliante pour laisser ne serait-ce qu'un inconnu sur le carreau. Donc imaginez quelqu'un que je connaissais, même si peu..! Finalement, le jeune homme me fit signe d'approcher, ce que je fis. J'étais plus intriguée que méfiante, parce que, comme il le disait, là il n'était pas vraiment en état de me pourchasser dans le studio si je décidais de ne pas obtempérer. Et puis si je voulais qu'il me lâche je pourrais toujours m'attaquer à ses côtes en cas de réelle nécessité. Sauf que bon, je n'y croyais pas trop. Il n'y avait aucune logique à ça alors bon... J'obtempérais, et ne fis pas un geste lorsqu'il prit ma main. Lorsque je n'étais pas surprise, les choses allaient plutôt pour le mieux. Je n'étais pas si nerveuse quand je n'étais pas prise au dépourvu, et puis j'aurais bien pu m'en douter vu son regard posé dessus juste avant. La suite me surprit, mais pas dans le genre surprise-panique que je pouvais habituellement avoir. C'était plus inattendu que flippant, parce que bon, mon cerveau n'allait tout de même pas jusqu'à prêter des traits de cannibalisme aux hommes, alors c'était juste... déroutant. Totalement déroutant, voilà. Finalement, ce qu'il ajouta me tira un tout petit sourire, timide. Bon, d'accord, c'était du genre plaisant d'entendre ça. Mais d'un autre côté, c'était normal aussi que j'agisse comme ça.

« De rien... Et puis, toi tu ne la connaissais pas du tout, la petite hystérique que t'as ramené à l'académie le premier soir. Je te devais bien ça. »

Je laissais ma main posée dans la sienne. Pour cela, il y avait plusieurs raisons. La première était que je ne voulais pas le froisser et lui faire croire que le moindre contact avec lui me mettait mal à l'aise. C'était faux, ça allait mieux, et ça je le supportais plutôt bien, maintenant. Ensuite, je n'en avais absolument pas envie. Je ne me sentais pas menacée, pas à ce moment-là, pas par ce simple contact. Oui, Val' avait ses défauts et sa part d'ombre, je ne pouvais absolument pas le nier... Mais là, à cet instant précis, pour ce contact-là, je ne ressentais pas le besoin de m'éloigner et de fuir. Pour ça, je lui faisais assez confiance. Il me le prouvait encore maintenant, non ? Il n'était pas plus dangereux pour moi maintenant que le jour de notre rencontre. D'accord, vous avez mis le doigt dessus, je ne lui faisais pas une confiance totale. Mais elles étaient rares, les personnes à se passer de ma méfiance malgré une certaine confiance. Lui n'en faisait certes pas encore partie, mais il n'empêchait... Je n'avais pas vraiment envie de fuir. Sauf que voilà, le téléphone sonna. Ma main glissa donc hors de celle de Val'. Je ne me sentais pas vraiment le devoir de me justifier pour décrocher mon téléphone chez moi. C'était... Normal que je continue de vivre ma petite vie, non ? Je décrochais donc, et presque instantanément un sourire amusé passa sur mes lèvres.

« Perdue, élève studieuse ne ratant jamais un cours !
-Oui c'est ça, tu m'as vachement l'air d'être en cours toi ! Ça va ?
-Tu connais la prof de bio... Pause café ! Mais ça va, je m'inquiétais juste un peu pour toi, mais visiblement t'es en forme. Tu sèches miss Mazurier ?
-Il est déjà cette heure-là ? J'avais pas vu. Mais oui, je sèche. J'avais envie.
-Toi ? Impossible ! Dis-moi que t'as rencontré un mec oui !
-Cherche pas, je ne compte pas t'en parler, ça ne te regarde pas.
-D'accord Clé' ! Tu reviens quand ?
-Demain, qu'est-ce que tu crois ? Je ne comptes pas prendre tes mauvaises habitudes de binôme. Tu passes me ramener les cours ce soir ?
-Oui oui, si tu veux, tu me diras de quoi il a l'air... Bon on reprend !
-Ahah toutes les bonnes choses ont une fin... Bonne chance pour les trois prochaines heures !
-J'te déteste Cléia !
-Oui moi aussi je t'adore. À ce soir ! »


Recevoir un appel de mon binôme – désigné imposé – de TP... Je ne m'y attendais pas, mais finalement c'était assez amusant. Il faisait bien partie du peu de mecs que je supportais, et puis il n'était pas chiant... Juste parfois un peu collant, mais ce n'était pas la fin du monde non plus... Il gardait ses distances physiquement au moins ! Et je ne demandais pas mieux. En tous cas, il m'avait donné le sourire, pendant que j'étais au téléphone, c'était certain. Et puis je savais que je n'aurais pas à prévenir le prof pour mon exposé, mon binôme s'en chargerait... Avec une bonne excuse du genre « elle ne se sentait pas très bien ce matin », vu que je l'avais, bien entendu, déjà couvert dans ses journées d'école buissonnière. Toujours est-il qu'une fois débarrassée de ce coup de téléphone qui m'avait éloigné du salon, j'y retournais d'un pas plutôt léger, avant de m'asseoir dans l'autre fauteuil, croisant sagement les jambes tout en reportant mon regard encore amusé sur Val'. Une idée finit par me traverser la tête.

« Et toi, t'étais pas sensé bosser aujourd'hui ? »

C'était plutôt de la curiosité qu'autre chose. Non mais sinon il ferait bien d'appeler son patron, de toute façon là il ne pourrait jamais aller bosser parce que sinon il allait finir par faire une connerie ou alors par se faire mal tout seul à cause de ses côtes... Non mais sérieusement, qu'est-ce qu'il avait bien pu foutre ? Quelqu'un pouvait m'expliquer ce qui avait bien pu lui passer par la tête ? Ça me dépassait tout ça.


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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Lun 13 Avr - 22:24



“Depuis tout petit, je sais une chose : que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres.”



« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia
Dans la salle de bain, Valentin était devenu un peu plus incisif, plus mordant. Il n'avait pas l'intention de faire peur à Cléia, loin de là, mais s'était l'effet que lui faisait son passé, il n'y pouvait rien, c'était comme ça. Mais bon, la jeune femme ne releva pas et Val laissa également couler, il se concentra plutôt sur ce que faisait Cléia. Pas la peine de se morfondre sur son passé dans son état, ce serait un coup à vouloir se suicider. Même si, au fond, il ne regrettait pas vraiment ce qu'il avait vécu, il avait eu des moments très heureux avec sa mère et s'il avait fréquenté les rues c'était pour pallier au manque d'un père... Il avait juste manquait de cette figure paternelle qui aurait pu lui montrer la voie, lui montrer comment être un homme bien, être un homme bon. Sauf que voilà, ce n'était pas le cas, il avait grandi seul et les seuls figures paternelles qu'il avait eus étaient des drogués-alcooliques-connards... Il ne finissait pas si mal que ça. Observer la petite brune coupa ses pensées plus ou moins sombres et il se concentra plus sur les gestes qu'elle faisait, sur la façon dont son corps bougé, que sur les choses négatives qui pouvaient lui passer par la tête. Il l'a vit ainsi sortir une boîte et put constater qu'il s'agissait d'aspirine. Cela le fit sourire, c'était une vraie mère poule, même sa mère en était arrivée au stade de le laisser se débrouiller comme un grand après ses conneries. Il la suivit sans protester, et arriva dans le salon entier, main dans la main avec la jeune femme. Cette simple idée l'amusait beaucoup, il avait du mal à s'imaginer la jeune femme faire pareil geste en boîte ou même juste dans la rue. Le fait d'être en terrain connu et face à, il fallait le dire, un homme quelque peu réduit lui donnait confiance. Ce n'était pas désagréable à regarder.

Valentin s'installa non sans mal dans le fauteuil et trouva une position qui ne lui faisait mal nulle part. Il plaça ensuite le paquet de petits pois sur ses côtes meurtries et laissa Cléia faire son petit speech sur le fait qu'il n'avait pas à protester et qu'elle ne comptait pas le laisser partir. Le jeune homme s'en amusa et en profita pour dire un peu n'importe quoi. Sérieusement il aurait pu réclamer ses choses là dans l'état dans lequel il était, mais pas à Cléia. Pas à ce petit bout de femme qui sursautait au moindre contact, qui rougissait dès qu'il lui parlait et qui donnait l'impression d'avoir du mal à réfléchir quand il se trouvait trop près. Oui, il ne fallait pas croire, Val' avait remarqué tout ça. C'était un habitué des femmes et chez lui l'analyse féminine se fait naturellement, il avait pour habitude de savoir avec quel genre de femme il parlait. C'était quand même plus pratique pour savoir si elle était plus branchée "homme de sa vie" ou "coup d'un soir". Et donc bien sur, avec tous les signaux qu'envoyaient Cléia c'était plutôt "j'aime bien les mecs... de loin, quand ils me parlent pas et me font pas des signes chelous...". Il plaisantait donc complètement en lui disant qu'il souhaitait massage, douche et bière. Il ne manqua d'ailleurs pas de lui dire, il ne manquerait plus qu'elle le prenne au sérieux et qu'elle prenne peur tien ! La jeune homme lui rappela aussi qu'elle était censée être en cours. Elle répondit par le rire, ce qui dans le fond rassura Val, parce que avec Cléia, il ne savait vraiment jusqu'ou il pouvait aller, et c'était encore plus vrai lorsqu'il se mettait à la taquiner.

La demoiselle semblait de bonne humeur et cela ôter les pensées noires de la tête de Valentin. Non il n'était pas suicidaire ou dépressif même, simplement que des fois, entre l'alcool et la drogue il avait des pensées plus sombres que d'autres, et se retrouver là, face à la bonne humeur incarné, c'était juste pas possible d'avoir des idées noires. Elle lui assura que rater une journée de cours n'allait pas changer sa vie et qu'elle n'allait pas rater son année à cause de ça, et elle enchaîna sans le regarder sur le fait qu'il était plus important que ses cours, enfin pas vraiment lui, juste l'état dans lequel il s'était mis. Peut être, mais il savait par expérience que peu de gens aurait fait ce qu'elle avait fait, il lui était arrivé plus d'une fois de se retrouver bourré, défoncé dans sa voiture et même ses potes préféraient le laisser là ou il était jusqu'à ce qu'il ait retrouvé un état correct. Pourquoi s'embêter avec un gars pareil franchement ?! Le toulousain attrapa verre et aspirine et prit un comprimé, avec un peu de chance ça calmerait son début de mal de tête et surtout les élancements dans ses côtes. Une fois le verre reposé, il posa son oeil sur Cléia et lui demanda de s'approcher, une idée en tête. Il ne la prit pas par surprise et prit son temps pour lui prendre la main et la lui embrasser. Oui, c'était vieux jeu et un peu bizarre, mais il osait à peine la toucher et il en avait un peu marre de lui dire qu'il la remerciait et qu'elle n'était pas obligée de faire ça. Enfin il le fit quand même, il la remercia encore et lui fit également le rappel que c'était un abruti. Cléia commença par un sourire timide avant de répondre, réponse qui fit rire et donc toussoter Val puisque ses côtes lui disaient toujours merde. Il arrêta donc bien vite et se contenta d'observer la jeune femme, sa main dans la sienne.

Ce petit moment ne dura pas longtemps puisque le téléphone de la demoiselle sonna et qu'elle s'échappa pour aller répondre. Le jeune homme en profita pour poser sa tête sur le fauteuil et soupira. Il n'avait qu'une oreille vaguement attentive à ce qui se disait dans la pièce d'à coté. En fait il était assez poli pour laisser à Cléia son intimité et puis il entendait plus facilement son crâne battre dans ses tempes qu'autre chose. Il commençait vraiment à décuver et donc le mal de tête empiré. Valentin se massa les tempes tout en prenant soin de ne pas toucher à son arcade abîmée et sans faire tomber le sac de petits pois congelés. Quand Cléia réapparut il releva la tête et laissa tomber sa main sur l'accoudoir. Il n'avait aucune idée de qui l'avait appelée, mais ça lui avait donné le sourire, enfin plus qu'avant encore. Son regard fixé sur la jeune femme, le toulousain ne détourna pas le regard avant qu'elle ne soit installée et qu'elle ne lui demande s'il n'était pas censé travailler. Sa mâchoire se crispa, son regard s'assombrit et il posa son oeil sur le mur derrière Cléia. Bien sur qu'il avait du travail ! Sa petite escapade de la veille n'était pas du tout prévue. Il se força à détendre ses muscle parce toute cette tension ne faisait qu'empirer toutes ses douleurs. Il prit donc une longue seconde avant de répondre
.

"Si, mais je suis sur que mon oncle savait même avant moi dans quel état j'allais finir et que je ne serais pas capable de venir bosser... J'imagine mal ma mère m'appeler et pas prévenir son frère des conneries de son fils..."

Dit comme ça, Cléia ne devait pas tout comprendre, mais bon il avait du mal à être clair, pour lui toute cette histoire était logique, sauf qu'il n'en avait pas parlé à beaucoup de monde et surement pas à Cléia. Elle ne pouvait donc pas deviner toute seule que son patron était ne fait son oncle, le frère de sa mère, et que s'il s'était mis aussi mal s'était bien parce qu'il avait déconné sur Toulouse et que c'était retombé sur sa mère... Son oeil vert se posa sur la jeune femme et il soupira.

"C'est une longue histoire..."

Il reposa sa tête sur le fauteuil et passa une main dans ses cheveux courts. En fait c'était pas si long que ça comme histoire, ça remontait juste à des années et il pensait bien que ce genre de choses n'allait plus arriver, enfin jusqu'à ce que ça n'arrive. Valentin observa le plafond, fatigué, presque vidé d'un seul coup à la simple pensée de ce qui l'avait mené là. Il ferma les yeux un instant, incapable de faire partir les images de sa mère ne pouvant bouger sous les coups pleuvant. Il ne se rendit même pas compte que la seconde durant laquelle il ferma les yeux serait la seconde ou il s'endormirait. Il ne s'aperçut même pas qu'il sombrait dans le sommeil, il tomba juste là comme ça, la bouche entrouverte, le souffle régulier. Il ne se rendit pas compte non plus que les visions disparurent pour le laisser de nouveau dans le noir. Et il ne se réveilla que quelques heures après, tout d'abord il sentit une douleur dans la nuque, puis le tiraillement lorsqu'il respirait et enfin les picotements de son visage. Val ouvrit un oeil et put entrouvrir le second. Il lui fallut quelques secondes pour se souvenir de là ou il était. Il redressa la tête et enleva le sac de petits pois qui maintenant étaient totalement décongelés, il le posa à coté de lui et chercha son hôte des yeux.

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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Lun 27 Avr - 23:47




« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. »

ҩ
C'était un moment suspendu dans le temps. Un de ces instants dans lesquels ce n'était plus la peur qui dictait ma conduite. Val' était mal en point, et je n'avais aucune raison de me méfier de lui. Aucune raison de ne pas m'approcher quand il me l'avait demandé. Aucune raison d'avoir peur à l'instant où il avait pris ma main. Le temps s'était comme arrêté avec ça, et un léger sourire timide était passé sur mon visage. Même s'il ne me faisait pas peur, c'était un contact inhabituel pour moi qui, s'il ne me rendait pas vraiment méfiante, laissait ressortir toute la réserve dont j'étais capable. Mais ça n'avait définitivement rien de désagréable. Une fois encore, le jeune homme me remercia, et je lui répondis naturellement. C'était bien le minimum que je puisse faire pour lui, aujourd'hui, de l'aider, parce qu'il ne s'en rendait peut-être pas compte mais ce qu'il avait fait pour moi lorsque j'avais atterri dans le fossé, c'est à dire avoir un peu de patience et ne pas m'avoir laissé sur le bas-côté, ça avait été énorme. Je le soulignais à ma façon, chose qui semblait le faire rire, même si ses côtes ne semblaient pas vraiment aimer l'idée qu'il rit. Je ne fis aucun commentaire, restant juste là, ma main dans la sienne, en le regardant avec mon petit sourire timide. Qu'est-ce que j'aurais bien pu faire d'autre, à ce moment ? Les choses semblaient naturelles, il n'y avait rien d'inquiétant, rien de méchant. Rien de bizarre. Et puis le téléphone sonna et je lâchais la main du jeune homme pour pouvoir aller y répondre. Il s'avérait qu'il s'agissait de mon binôme de TP et donc camarade de classe qui s'inquiétait de mon absence. En même temps, c'était la première depuis le début de l'année, il fallait l'avouer, alors que lui était plutôt du genre école buissonnière. Je passais juste un petit moment avec lui, petit moment taquin, obtenant finalement de lui qu'il me ramène les polycopiés de cours après la fin de la journée. Comme ça j'aurais au moins tout le loisir de me remettre à jours pour ne pas prendre de retard scolaire. Et en bonne petite élève organisée et surtout rigoureuse que j'étais, j'aurais un million cinq cent mille questions à poser pour le prochain cours. Je n'allais pas planter mon année pour une journée, ça c'était sûr et certain !

En raccrochant, j'avais bien entendu le sourire. Ce garçon qui venait de raccrocher, je l'appréciais à force. Il fallait dire que de prime abord je m'étais méfiée de lui, mais il n'était pas vraiment prise de tête. En fait il ne me tournait pas autour et semblait avoir compris que je ne tournais pas rond. On avait donc trouvé comme un terrain d'entente et au final quand on bossait à deux on bossait juste, et ça m'allait parfaitement. Et en tant que mitraillettes à conneries, celui-là il était très fort, et il avait toujours le mot pour me faire rire. Comme maintenant, tandis que je retournais au salon pour m'asseoir plus ou moins face à Valentin, croisant sagement les jambes. Je devais avoir des petits airs de première de classe, comme ça, et ça n'était pas vraiment faux tout ça. Je lançais une petite question plutôt innocente, sur le principe, et la réaction du jeune homme fut immédiate ; il se durcit visiblement. J'avais sûrement dit une belle connerie, et je me fis un peu plus petite que ce que je n'étais déjà. Il fallait dire qu'il pouvait quand même être franchement impressionnant quand il s'y mettait, alors bon, je n'allais pas spécialement fanfaronner, là. Je ne dis donc plus rien, avec ce petit silence qui se tirait, avant qu'il ne réponde. Sa réponse m'intrigua, il fallait dire que j'avais un peu de mal à comprendre le rapport entre son oncle, sa mère, ses conneries et son travail. Bon d'accord, ses conneries l'empêchaient d'aller travailler et son oncle était le frère de sa mère, jusque là ça pouvait être très clair. Mais bon je ne suivais pas tout, et je me contentais de hocher la tête, pas tout à fait certaine qu'un interrogatoire en bonne et due forme lui fasse franchement plaisir là. Surtout que ça ne me regardait absolument pas, en fait, parce que je n'avais même pas le droit de le moraliser vraiment sur son état. Enfin je pouvais toujours dire ce que j'en pensais, mais lui n'avait strictement aucune raison de m'écouter, surtout. Ce qu'il ajouta après un soupir me tira un petit sourire presque triste. Généralement, les histoires de famille, c'était de longues histoires...

« Comme toujours quand la famille est impliquée ... »

Ma réponse n'avait rien de piquante, et elle n'était sûrement pas faite pour le faire parler plus de son histoire de famille. Elle ressemblait plutôt à une clôture de sujet, d'ailleurs, parce que les histoires de famille et moi, on faisait quarante-douze au moins ! Et puis je savais surtout que moi je détesterais parler de ma famille alors bon je ne pouvais pas lui demander de le faire si je n'en étais pas capable en retour ! Finalement, un silence retomba doucement. Pendant ce silence, Val' ferma les yeux et son souffle devint plus lent, plus régulier. Un sourire en coin étira mes lèvres. Bon, et bien voilà qui allait régler le souci de la conversation de famille ! Je restais encore un moment assise, appréciant le calme retrouvé de mon studio. Il fallait le dire, même si j'avais tenu bon, ça avait fait pas mal d'émotions pour mon début de matinée, et là un peu de calme ça me permettait tout de même franchement de m'en remettre ! Pourtant je n'avais pas vraiment de temps à perdre, et encore un tas de choses à faire pour m'avancer. Et puis j'avais dans l'idée que Valentin n'avait pas spécialement besoin que je veille dès maintenant. Il avait l'air tellement … Détendu, maintenant ... Je finis par me lever, lissant d'une main les plis de ma jupe. J'avais de quoi m'occuper, et j'allais m'y mettre maintenant. Comment j'avais occupé mes heures ? Eh bien, révisions, schémas, fin de la mise à jours de mes synthèses et fiches de cours … En somme, j'étais opérationnelle, et avec juste une journée de cours à rattraper, et bien j'étais plus qu'au point ! J'avais aussi fait une pause pour cuisiner quelque chose que je pourrais réchauffer après. Non mais parce qu'à un moment j'étais quand même en saturation scolaire et une demi-heure à faire autre chose ce n'était absolument pas du luxe pour rester opérationnelle. Et puis je m'étais remise au travail finalement. Il fallait dire que je n'avais au final pas beaucoup d'autres alternatives et que j'étais incapable de rester désœuvrée. J'allais finir par me poser un milliard de questions au cas contraire. Pour tout et pour rien, mais bon ça n'était pas spécialement le moment de commencer à tergiverser. Finalement, il me manquait un complément de cours pour finir de réviser un chapitre, et ce complément se trouvait tout bêtement dans un livre dans mon salon. Je quittais donc ma cuisine où j'avais travaillé par habitude pour récupérer le fameux livre. Du moins en théorie, car je croisais finalement le regard clair de Val et un sourire étira mes lèvres.

« Bien dormi ? »

Bon, il avait l'air un peu plus reposé au moins, et c'était bien. Non mais parce que bon, franchement, avant ça, il avait vraiment une mine à faire peur, et là même si ce n'était pas encore trop la grande forme il faisait un peu moins peur, alors c'était vraiment pas mal.


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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Jeu 30 Avr - 23:11



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« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia
S'endormir comme ça lui arrivait de temps en temps. Lorsqu'il était vraiment fatigué, après une journée éreintante, ou alors lorsqu'il avait trop bu, ou juste trop fumé. En général il tombait comme une mouche chez lui ou dans sa voiture, rarement chez des gens, et encore moins chez des gens qu'il ne connaissait pas plus que ça. Surement une histoire de protection, ou un truc dans le genre. En tout cas le fait que Cléia se soit occupée de lui, permettait à Valentin de se sentir à l'aise, presque comme chez lui, et il fallait ajouter que la gentillesse et la douceur de la jeune femme lui avait permis de se détendre. S'il y avait bien d'une personne dont il n'avait pas à ce méfier, c'était ce petit bout de femme, la réciproque n'était pas vraie par contre, Cléia avait toutes les raisons du monde de se méfier de lui, surtout avec la tête qu'il avait quand elle l'avait trouvé. Le jeune homme sombra donc en pleine conversation sans même s'en apercevoir, il commençait juste à ressentir comme un contre coup de tout ce qui s'était passé durant la nuit, contre coup qu'il n'aurait surement pas eu si Cléia ne l'avait pas réveillé. Mais il ne pouvait définitivement pas lui en vouloir, elle avait pris soin de lui, l'avait accueilli chez elle, lui, le presque inconnu qui avait eu la chance de croiser son chemin deux fois pur la sauver de mauvaises passes... Vraiment, lui en vouloir serait de la pure mauvaise foi.

La respiration lente et régulière de Valentin fut le seul bruit dans le salon durant quelques temps. S'il s'était rendu compte qu'il s'était endormi en pleine conversation, aussi désagréable était-elle pour lui, il se serait excusé, il ne se serait pas endormi en réalité. Le jeune n'eut conscience de rien, Cléia aurait pu abuser de lui qu'il ne s'en serait surement pas rendu compte, bon soyons plus réaliste, elle aurait pu lui faire les poches, il n'aurait rien senti... En même temps s'il en avait eu conscience, cela l'aurait plus amusé qu'autre chose... Cléia se rapprocher de lui assez pour tenter de lui voler quelque chose, c'était quand même largement risible... En tout cas la question ne se posait pas puisque la jeune femme ne tenta rien du tout, bien au contraire, elle l'abandonna dans son salon. Elle fit même la cuisine et cela ne perturba pas notre dormeur, rien ne le réveilla, ni le bruit dans la cuisine, ni même l'odeur de la nourriture parvenant jusque dans la pièce. Val' resta là, sur son canapé, la tête posée et les bras ballants durant plusieurs heures. Il ne fit aucun rêve, il ne ressentit rien, à part peut être tout de même cette sensation de s'enfoncer dans son fauteuil, d'être vraiment lourd. Mais bon, cela lui arrivait toujours quand il avait bien consommé.

Lorsqu'enfin le toulousain refit surface, la première chose qu'il put ressentir furent les différentes douleurs, il s'aperçut également qu'il était assis et que c'était cette position qui faisait qu'il avait mal dans la nuque. Il y avait bien aussi toutes ces autres petites gênes, mais il se souvenait qu'il était en sale état. Par contre quand il ouvrit les yeux, il eut du mal à se rappeler qu'il se trouvait chez Cléia. Il lui fallut quelques secondes, déjà pour ouvrir les yeux car son oeil gauche était collé et qu'il n'arrivait pas à l'ouvrir entièrement, ensuite parce qu'il faisait clair, bien trop clair pour ses yeux verts et puis également parce qu'il ne se souvint pas tout de suite que Cléia l'avait trouvé dans sa voiture et l'avait emmené chez elle pour le soigner. Sa mémoire revint tout doucement, en même temps que la brume de sommeil s'échappait de son cerveau. Il posa le paquet de petits pois sur le côté et sentit son t-shirt coller sur son flanc. Il avait l'esprit suffisamment clair à présent, bien sur tout l'alcool n'avait pas disparu de son système, mais il n'était plus bourré. Valentin chercha donc de son oeil et demi la jeune femme qui l'avait aidé et il s'apprêtait à se lever lorsqu'elle fit son apparition depuis la cuisine. Leur regard se croisa et elle lui sourit. Le jeune homme esquissa un fin sourire et répondit à la demoiselle en passant une main sur sa nuque toujours légèrement douloureuse.


"Moins bien que dans mon lit, mais mieux que dans ma voiture... Merci encore pour..."

Et Valentin montra l'ensemble de son visage tuméfié. En tout cas il y avait du mieux puisqu'il parvenait à ouvrir son oeil gauche. Par contre il avait un doute sur ses côtes et de la ou il était, il n'était pas certain de pouvoir voir s'il avait dégonflé ou non. Si ce n'était pas le cas, il serait bon pour passer à l’hôpital pour faire une radio et s'assurer qu'il n'y avait rien de casser, par contre si c'était dégonflé il n'aurait pas trop à s'inquiéter. Val passa une main sur son flanc droit et tressaillit au contact, ce n'était pas agréable, pas du tout, mais c'était un peu moins douloureux que quelques heures auparavant. Ce devait être l'aspirine qui avait fait effet. N'empêche qu'il était toujours embêté à ne pas savoir si c'était mieux qu'avant ou non. Il laissa donc ses yeux verts posés sur Cléia tout en sachant qu'il abusait vraiment de lui demander un truc pareil...

"Tu peux me dire si mes côtes sont moins gonflées... d'ici j'ai du mal à voir."

Le jeune homme se leva doucement, ménageant tout son côté droit, et souleva son t-shirt mouillé. Il baissa la tête et pu voir les teintes sur ses côtes, il ne lui semblait pas que ça soit gonflé, mais il n'en avait aucune certitude... Histoire de ne pas mettre mal à l'aise Cléia, qui devait quand même se retrouver pas trop loin de lui et qui n'aimait pas vraiment ça, le toulousain reprit la parole.

"Ça sent bon, tu cuisines ?"

Il était sincèrement curieux, il se doutait qu'elle devait faire un minimum à manger puisqu'elle vivait seule ici, mais elle aurait bien pu se contenter de faire réchauffer des plats ou de faire des pattes et un steak. D'ailleurs... elle mangeait de la viande ?! Oui question bête, mais là, à ce moment précis, l'estomac de Val parlait pour lui. Il n'avait rien avalait depuis la veille et ça commençait à faire faim. Par contre hors de question de s'inviter chez Cléia, elle en avait bien assez fait ! Une fois l'inspection terminée, Valentin laissa tomber son t-shirt et observa la jeune femme. Elle avait vraiment la tête de la fille studieuse ! Tout son contraire à lui, il fallait le dire !

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MessageSujet: Re: « On gagne les esprits par beaucoup de douceur. ». Valentin & Cléia   Sam 9 Mai - 11:54




« On gagne les esprits par beaucoup de douceur. »

ҩ
J'avais occupé dans le silence le plus total les heures qui avaient suivi le début du sommeil de Valentin. En même temps, ça aurait été vraiment bête et inutile de rester plantée au salon pour le regarder dormir. Il était bien plus utile de profiter de cette journée d'école buissonnière pour avancer dans mes révisions et compagnie, surtout que bon, j'aurais quand même quelques cours à rattraper, avec tout ça. Et puis voilà, j'étais du genre élève parfaite et perfectionniste sur les bords, à aller en cours même malade … Là si j'étais chez moi c'était pour un cas de force majeure. Non mais vous imaginez cinq minutes si j'avais laissé Val' à moitié raide mort dans sa voiture sans rien faire ? Quel genre de personne je serais ? Je le savais d'avance, je m'en voudrais à mort et je serais incapable de me regarder dans un miroir après ça. Et puis au final, ce n'était pas un si mauvais moment, que de m'occuper du jeune homme. OK, il était bourré et ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Il était physiquement dans un sale état aussi, et c'était sûrement le plus impressionnant. Mais au final, il n'avait strictement rien fait pour m'inquiéter, et ça me confortait dans l'idée que j'avais fait ce que j'avais à faire. Par contre maintenant que j'étais certaine qu'il était vivant, et bien vivant même, rien ne m'obligeait à le couver H24, surtout qu'il dormait paisiblement, tout simplement. C'est donc en retournant au salon après un moment et simplement pour récupérer un livre de cours que je tombais finalement sur le jeune homme plutôt éveillé et, c'était rassurant, le deuxième œil bien dégonflé quand même parce qu'il commençait tout doucement à s'ouvrir. Je m'enquis donc de savoir s'il avait bien dormi, et sa réponse me tira un sourire amusé. Ah, ça, je voulais bien le croire ! Il me remercia encore, et cette fois la réponse fut naturelle.

« De rien, tu me fais moins peur comme ça, à vrai dire. »

Et comme je n'y voyais ni double sens ni contenu ambigu, à cette phrase, eh bien elle ne me fit pas virer au rouge pivoine, et ça c'était plutôt agréable pour une fois ! Bon par contre moins agréable – mais pas pour moi – c'était que les côtes de Val' semblaient encore l'enquiquiner joyeusement, mais bon je ne pouvais pas y faire grand chose de plus, surtout maintenant qu'il avait complètement décongelé mes petits pois ! Ah bah si, d'après lui je pouvais faire quelque chose … Quelque chose qui n'allait pas le faire du tout ! Non mais il était fou lui, moi regarder ses côtes ? Non mais il voulait me tuer le garagiste là, c'était pas possible autrement. Pourtant, je fis un effort, un gros effort même, pour ne pas reculer loin de lui tandis qu'il se levait, et donc par conséquent se rapprochait de moi. Je dus ensuite prendre mon courage à deux mains pour regarder ce qu'il y avait à regarder, et comme prévu j'avais envie de disparaître dans un trou de souris avec ça … Non mais voilà, ce n'était pas nouveau que j'étais farouche, et il fallait le dire, le truc c'était que Val' était quand même particulièrement impressionnant, et ça même sans voir le détail de sa musculature. Hm, oui, je déviais quand même un peu, mais bon c'était quand même difficile de rester concentrée, il était rudement bien fichu celui-là ! Là mon job c'était de lui dire le plus vite possible si c'était mieux ou pas. Pourquoi le plus vite possible ? Plus vite dit, plus vite j'arrêtais d'être en mode vraiment pas comme d'habitude. Il me troublait vraiment beaucoup, je vous laisse un peu imaginer pourquoi.

« Ça va, c'est mieux que tout à l'heure. » Et moi ça va pas du tout et ça s'entend. Cette honte, je vous jure ! Et puis, c'était carrément de sa faute aussi, il devait savoir parfaitement ce qu'il faisait, l'asticot, et ça n'était définitivement pas cool pour moi du tout ! Heureusement qu'il avait lancé un sujet plus simple à aborder ; la cuisine ! Ça me permettrait peut-être de reprendre contenance, qui sait. « Eh oui, ça m'arrive ! Et puis il va être l'heure de passer à table donc il vaut mieux. » Je tentais un petit sourire. Bon, c'était déjà mieux, ça va. « Tu as faim ? » Parce que si je passais à table, je n'allais pas le foutre à la porte ou le laisser en plan en train de me regarder, hein, vous vous doutez bien !


Cléia ҩ Valentin

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


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