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 Killian . Fais-moi voir les étoiles

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Liz M. Dubois
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MessageSujet: Killian . Fais-moi voir les étoiles   Lun 9 Mar - 21:26


killian . sallie

Les jours avaient passé depuis que la tempête s’était abattue sur Horse Beautiful. Deux semaines même pour être précise et vous savez à quel point j’aimais la précision. En tout cas, les dégâts sur l’académie commençaient à être effacés mais les dégâts humains, eux, seraient plus long à disparaître. Personnellement, je m’en sortais avec juste une légère fracture du crâne qui me déclenchait des migraines mirobolante quand il y avait trop de soleil si bien que je ne travaillais que de nuit et que je restais enfermée dans mon appartement le reste du temps, sauf quand le temps était gris. Mais Killian s’en sortait bien moins bien que moi. Il avait quatre côtes de fracturées ainsi que la clavicule, et tout ça du côté gauche. Le pauvre, il faisait peine à voir. Mais surtout, n’allez pas lui dire que j’avais pensé ça. Il était tellement fier parfois qu’il détestait qu’on lui dise qu’il faisait de la peine. Bref, tout cela pour dire qu’il était bien plus amoché que moi. En même temps, il c’était pris un lampadaire en plein sur lui alors que je n’avais que trébuché sur mon propre pied. C’était donc logique qu’il soit plus blessé que moi. Il était resté deux-trois jours à l’hôpital mais il avait préféré rentrer chez lui. Depuis, j’allais le voir tous les soirs pour voir comment il s’en sortait et je devais dire qu’il se débrouillait assez bien même s’il avait un bras en moins à cause de sa clavicule. Et ce soir n’allait pas dérogé à la règle. Je ne savais pas si cela dérangeait Killian de me voir débarquer tous les soirs mais je pense que s’il ne m’avait rien dit, c’était qu’il était assez content d’avoir de la compagnie. Killian ne me cachait rien alors il me l’aurait dit si ma présence le dérangeait. Enfin, je l’espérais. Je réfléchissais à ça tout en regardant par la fenêtre le soleil se coucher sur cette froide journée de Février, mes lunettes de soleil agrafées au nez pour éviter la migraine. Une fois le soleil couché, je pus retirer ma paire de lunettes pour regarder les étoiles apparaitre dans le ciel sans nuage. Il allait surement geler cette nuit et demain, tout serait recouvert de gel, obligeant les lèves tôt à gratter leur voiture pour partir au travail. Mais pas moi, je ne travaillerais que demain soir à partir de vingt-deux heures, me permettant de ne pas avoir à gratter. Je soupirais avant de prendre mon sac à main pour rejoindre Killian, dont l’appartement se trouvait deux étages plus bas. Alors que j’allais fermer mon appartement, mon téléphone sonna. Je ne pus que rentrer et répondre, sachant qu’il s’agissait de ma mère. Elle m’appelait toujours à cette heure-là même si cela faisait bien un mois que nous ne discutions que par sms  à cause de son travail et surtout u fait qu’elle sortait désormais avec un autre homme. Je ne l’avais pas encore rencontré mais il m’avait l’air très sympathique et surtout, terriblement amoureux de ma mère. Cela me faisait bien sourire: ma mère qui avait pourtant juré de ne jamais se remettre en couple après ce que mon beau père m’avait fait, venait tout simplement de retomber amoureuse. J’aurais tellement aimé que cela m’arrive mais je n’avais pas le temps et surtout l’envie de me mettre en couple. Disons que j’avais bien quelqu’un en tête mais il était tellement inabordable de ce point de vue-là que je préférais me contenter d’une simple amitié entre lui et moi. Les sentiments amoureux ne devaient pas être faits pour moi. Ma mère me parla longtemps de son nouveau petit ami avant de me demander des nouvelles. Je lui parlais donc de la tempête qui avait sévi en Normandie et elle me demanda comment j’allais. Je lui expliquais donc le déroulement du drame, ajoutant que j’allais justement voir Killian. Elle me demanda de lui souhaiter un bon rétablissement et exigea que je prenne soin de mon meilleur ami. Cela me fit bien rire. Ma mère savait très bien qu’elle n’avait pas besoin de me demander de prendre soin de mon meilleur ami pour que je le fasse. Cela était quelque chose de naturelle pour moi de prendre soin de Killian. Je pus enfin raccrocher, sortir de mon appartement et le fermer après avoir passé au moins une bonne vingtaine de minute au téléphone avec ma mère. Remontant mon sac sur mon épaule, je pris l’ascenseur pour rejoindre le premier étage, les escaliers me fatiguant trop. Même si je ne devais que les descendre, ma tête avait tendance à me tourner quand je faisais ce genre de chose alors si je ne voulais pas m’effondrer dans l’appartement de Killian, épuisée et incapable de l’aider, je me devais de prendre l’ascenseur. Heureusement, ce dernier ne se bloqua pas. C’était monnaie courante que l’ascenseur du bâtiment B des logements de Horse Beautiful se bloque. Surtout que cela faisait bien deux-trois mois qu’il ne l’avait pas fait alors tous les habitants redoutaient d’être celui sur qui cela allait tomber. Et ce n’était pas tomber sur moi… Enfin pour l’allée. Je croisais les doigts pour qu’il ne se bloque pas quand j’allais remonter dans mon appartement. Enfin, il pouvait se bloquer. Avant ou après mais pas pendant que je serais dedans. Une fois au premier étage, je toquais légèrement à la porte de Killian avant d’entrer dans l’appartement, préférant éviter que Killian ne soit surpris de voir la porte s’ouvrir mais n’ayant pas non plus envie qu’il ne se fatigue en venant m’ouvrir.


« Hey Killian, c’est moi. »


Je posais mon sac sur la table basse du salon avant de chercher mon meilleur ami du regard. Mais il ne se trouvait pas dans la pièce ni dans la cuisine de ce qu’en voyait. Pensant qu’il était dans sa chambre, je préférais donc m’asseoir sur l’un des fauteuils, attendant sagement que mon meilleur ami se montre. Bah oui, imaginez qu’il soit occupé de se doucher ou je ne sais pas quoi dans sa chambre… Je n’allais pas le déranger alors qu’il était peut-être dans le plus simple appareil. Nous serions tous les deux gênés pour le reste de la soirée et je ne voulais pas ça. Alors j’allais patiemment attendre.



   

   

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Liz Dubois
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Dernière édition par Yelena M. Adamovitch le Lun 6 Avr - 13:59, édité 1 fois
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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: Killian . Fais-moi voir les étoiles   Lun 6 Avr - 13:52




« Fais-moi voir les étoiles. »

ҩ
Eh voilà. Deux semaines étaient passées depuis cette foutue tempête. Il fallait l'avouer, ces deux semaines n'avaient rien eu de simple pour moi. Entre une clavicule cassée et tout le chapelet de côtes qui avaient connue la même sentence, je n'étais pas vraiment au top de ma forme. J'avais l'impression de me traîner. Il fallait aussi dire que dès que je voulais faire un effort, mes côtes se rappelaient à mon bon souvenir, alors me traîner était la solution la moins douloureuse. Heureusement que ça ne me retombait pas trop sur le moral, tout ça. Il n'aurait plus manqué que ça, tiens. Bon, je n'étais pas forcément aussi vif et souriant que d'habitude si quelqu'un venait sonner à ma porte sans être attendu, mais bon, je n'avais pas encore eu de grand coup de gueule. C'était pas mal, ça. Enfin bon, c'était quand même sans compter sur l'espèce de syndrome grippal carabiné que je me coltinais depuis deux ou trois jours. Fièvre, muscles raides et endoloris, toux. Le pire, c'était la toux, qui ne me laissait pas des masses tranquille. La fièvre et les courbatures passaient bien avec quelques cachets, mais alors la toux... Rien à faire ! Et ça avait des résultats douloureux sur mes fractures costales. Bien évidemment, sinon ça n'était pas drôle. J'avais donc passé une journée de plus sous la couette. Il fallait le dire, je n'étais pas bien fringuant, et je n'étais sorti de mon lit que pour avaler rapidement quelque chose à midi. Autant vous dire que je n'avais pas vraiment faim. Pas faim du tout, même. Mais bon il fallait quand même que j'avale quelque chose sinon ça ne pourrait pas aller en s'améliorant, j'en étais conscient.

J'ai donc passé une journée presque complète à dormir, du moins quand les quintes de toux ne me réveillaient pas par phénomène de côtes douloureuses. Non mais parce que la toux ça pouvait passer, les côtes pas vraiment. Enfin soit, ce n'était pas trop le problème. Vers la fin de l'après-midi, j'avais fait l'effort de sortir de mon lit pour passer par la case douche. C'était une étape de ma journée assez délicate parce que bon, il fallait quand même que je veille à ne pas me faire mal, mais plutôt nécessaire. Et puis si je gérais bien l'affaire ce serait un moment des plus agréables, en théorie. Et sans m'appesantir là-dessus, ce fut une victoire de la théorie. En prenant mon temps et en gardant un peu de prudence, Tout c'était parfaitement bien déroulé. Du moins aussi bien que possible étant donné que mes côtes étaient sensibles lors du plus simple contact. Mais c'était le genre de douleurs auxquelles je m'étais habitué en quinze jours. J'avais rejoint ma chambre pour me changer lorsque j'entendis toquer à la porte. Je m'apprêtais à dire quelque chose lorsque la porte s'ouvrit, et un sourire étira mes lèvres. Pile à l'heure, comme tous les jours depuis que j'étais de retour dans mon studio ! Je ne m'inquiétais plus vraiment d'entendre Sallie arriver, et lorsqu'elle s'annonça, j'étais en train de me battre pour remettre l'attelle de ma clavicule brisée. Lorsque j'en arrivais enfin à bouts, un frisson glacial me parcourut le dos. La fièvre avait visiblement refait son entrée dans le jeu, et je me demandais bien quelle petite mine je pouvais avoir. Un coup d'œil dans la glace de la commode m'apprit qu'en effet, j'avais de petits yeux et le teint pâle, avec les joues légèrement rosées par la fièvre. Pourtant il allait bien falloir que je sorte de cette chambre, petite mine ou non, parce que ma meilleure amie était là. Étouffant un soupir avant qu'il ne me meurtrisse les côtes, je poussais la porte de ma chambre, sortant dans le petit couloir, que je traversais à pas mesurés. Inutile de partir d'un bond, mes côtes n'apprécieraient certainement pas. Un sourire franc s'afficha sur mon visage lorsque je vis ma meilleure amie.

« Salut toi ! Comment tu vas ? »

Me retenant de mon bras valide au dossier du fauteuil, je me penchais vers elle pour poser un baiser sur son front, protecteur, avant de m'asseoir avec un peu de prudence à sa gauche. Bah oui, un peu de prudence ! C'était généralement dans ce genre de moment qu'une quinte de toux me prenait, et cette fois ne fit visiblement pas exception. Difficile après ça de dire que tout allait bien, puisqu'une fois la quinte terminée, je ne pus retenir un petit grognement. Non mais il fallait me comprendre aussi ! Là ça faisait juste super mal ! Surtout qu'avant cette saleté de grippe, ça commençait à aller mieux à ce niveau-là... Et maintenant ça n'allait de nouveau plus du tout. C'était à la fois douloureux et rageant ! Et si depuis trois jours ça avait pu passer plutôt inaperçu auprès de ma meilleure amie, aujourd'hui c'était raté.


Sallie ҩ Killian