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 « Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. » † Alexandre & Robin

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: « Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. » † Alexandre & Robin   Dim 8 Mar - 21:59




« Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. »

ҩ
La nuit avait été... Agitée, c'était bien le moins que je puisse dire. Visiblement je n'avais pas mis trop longtemps à reprendre mes vieux et vilains travers. J'avais bossé jusque trois heures, seulement, parce que je n'étais encore qu'à mi-temps pour ma reprise, et ça m'avait permis de me fondre dans la masse, après. Rien ne me l'interdisait, d'ailleurs. Il n'y avait que mon épaule qui ne supportait pas de porter trop longtemps les plateaux, et encore, ça commençait à aller de mieux en mieux. Bientôt, je repasserais à temps plein. Et j'avais hâte parce que franchement, c'était bien beau de ne pas bosser à cent pour cent... Mais d'un autre côté, il fallait serrer un peu le mois quand même. Ce qui, bien sûr, ne m'empêchait pas de retrouver mon terrain de chasse préféré, qui était aussi mon lieu de travail. J'avais donc un minimum de tenue à garder mais... Disons que même en me tenant comme un ange, mes mouvements fluides de danseur habitué, mon regard bleu glacé et les marques noires s'enroulant sur mes avant-bras attiraient les regards et pigeaient les filles. Vous vous en doutez donc, je n'avais pas fini cette nuit seul, pour mon plus grand plaisir. Je n'avais pas joué à ce petit jeu de la séduction depuis bien trop longtemps à mon goût.

La soirée avait donc fini chez moi, sa peau contre ma peau, ses lèvres contre mes lèvres. Je ne vous ferais pas un dessin de nos activités nocturnes, puisque maintenant vous me connaissez normalement bien assez bien pour savoir à quoi j'appréciais de passer mon temps. Lorsque j'ouvris finalement les yeux, il était quelque chose comme neuf heures du matin, et mademoiselle n'avait pas encore pris la poudre d'escampette, bien au contraire. Sa tête posée contre moi, elle dormait encore comme elle s'était endormie. Je sortis du lit en essayant de ne pas la réveiller. Non pas que je sois un goujat, enfin pas tout le temps, mais plutôt qu'il allait falloir que je bouge un peu. Mon épaule abîmée était totalement engourdie, j'avais besoin de l'étirer, et pourquoi pas d'essayer de l'assouplir. Et puis vu l'heure et vu que miss - Lola, je crois - n'avait pas filé en douce dans la nuit, peut-être qu'il serait de bon goût de ne pas la mettre à la porte sans cérémonie. Un petit déjeuner ne me coûterait pas trop, et ensuite ciao bye bébé, sans rappel.

J'attrapais finalement de quoi m'habiller - un caleçon et le vieux jean élimé dans lequel je traînais généralement au studio - avant de passer par la salle de bain. Raccord coiffure, et pour le reste, il n'y avait plus qu'à coller un sourire de dément sur mes lèvres pour que j'ai l'air au top de ma forme. Ou plutôt au top de mon mental de chasseur. Finalement, je ressortis de la salle de bain, pour me rendre à la cuisine. Inutile, je crois, de vous expliquer comment préparer un petit-déjeuner, et j'étais occupé de m'affairer lorsque mademoiselle entra dans la cuisine, la chemise que je portais la veille sur ses épaules frêles. La scène me fit plutôt rire, et finalement le déjeuner ce passa plutôt dans le silence ; je n'étais pas un bavard dès le matin, et surtout, je me foutais bien de cette fille. J'étais juste un peu moins... Salopard qu'avant, voyez-vous. Et heureusement pour elle, sinon à mon réveil je l'aurais sortie du lit et expédiée dehors à peine ses vêtements enfilés. Je l'avais déjà fait.

Finalement, je venais de finir mon café lorsque la demoiselle passa par la case salle de bain. Ah, tiens, elle se préparait à partir ? Parfait, parce que moi, je comptais profiter de ma journée en tête à tête avec moi même, et ça serait juste parfait. La nuit avec une fille m'avait largement suffit. Et surtout, celle-là, je ne comptais pas la rappeler. Elle était gentille et mignonne mais... Elle, c'était clairement le genre de fille que je ne voulais plus dans ma vie ; une fille qui tombe amoureuse, s'installe, se marie et a deux enfants. Très peu pour moi, l'amour je n'en avais pas voulu, il m'était tombé dessus, m'avait donné envie de m'accrocher à elle comme un naufragé à sa bouée, puis fait succomber à la douleur de la rupture, de l'absence. Alors, retour à ma première résolution ; ne plus jamais tomber amoureux. Ne plus me poser. Continuer ma petite vie de chasseur qui me réussissait à merveilles depuis vingt-cinq ans. Et pour commencer, il faudrait qu'elle parte et que je ne la croise plus. C'était largement possible. Et si je la croisais de nouveau, eh bien... je ferais comme si je ne la connaissais pas. Vous me direz, dans deux jours, je l'aurais oubliée, cette fille. Comme les autres, d'ailleurs.

Dans l'intervalle de temps, avant que la miss ne ressorte de la salle de bain, on sonna à la porte. Il me suffit d'un rapide coup d'œil à ma tenue pour savoir que mon jean me tombait de façon presque provocante sur les hanches. Alors autant afficher ce sourire qui allait si bien avec et qui m'allait si bien. Sauf que bon, je n'avais pas spécialement idée de qui venait sonner chez moi à cette heure-ci. Ce n'était pas l'un de mes proches, déjà, parce qu'ils savaient parfaitement que j'avais repris le travail et que donc cette nuit j'avais travaillé. J'étais donc assez curieux, mais pas assez de bonne humeur pour montrer mes bons travers. Ou de tellement bonne humeur que j'avais envie de jouer à être celui que j'étais avant. A vous de voir, de toute façon. Toujours est-il que j'allais ouvrir la porte et que je tombais nez à nez avec... Un parfait inconnu, ce qui me refroidit immédiatement. Mon visage se ferma et mon expression devint plus farouche ; tout en moi disait « Danger ! ». A savoir si j'attaquerais ou si je me ferais attaquer, difficile de le savoir, et je dardais finalement mon regard glacé sur celui tout aussi clair de l'homme face à moi. Cette couleur n'était pas spécialement courante, pourtant. Avant que je n'ai le temps de dire ou faire quoi que ce soit, mon inconnue de la soirée était à mes côtés. Je tournais vers elle un regard irrité et elle leva la tête, comme pour m'embrasser. Sur un mouvement d'humeur, je détournais la tête.

« Tu m'appelles ? Je t'ai laissé mon numéro.
- Non. Allez, vas-t-en. »


Ma voix n'avait rien de méchant, contrairement à mes paroles. J'étais tout simplement sans appel. Mon intention se reporta sur l'homme. Cette fois, j'étais foncièrement hostile. Il avait intérêt à rapidement me donner sa bonne raison d'être à ma porte à cette heure-ci, sinon il allait se faire recevoir de manière théâtrale. Et ça commençait maintenant, avec ma grande délicatesse à l'égard de cette fille. Elle ne m'avait rien fait, mais la présence d'un étranger à ma porte ne me donnait pas envie de rester plus doux avec elle. Et puis d'un autre côté je m'en foutais pas mal aussi, qu'elle le prenne bien ou mal. Je ne comptais d'avance pas la revoir. Sans me départir de mon humeur désormais juste assez bonne pour avoir les nerfs en pelote, Je commençais à pianoter de la main gauche sur l'encadrement de ma porte. S'il comptait rester muet longtemps, je risquais de lui claquer la porte au nez.


Alexandre ҩ Robin

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Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
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MessageSujet: Re: « Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. » † Alexandre & Robin   Mar 10 Mar - 23:17



“C'est que quand on a tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut.”



« Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. ». Robin & Alexandre
Faire Lyon Etretat avait été assez éprouvant. Robin ne conduisait jamais sur de si longues distances, en général il restait dans la région, ou alors il prenait le train, mais là, avec le déménagement et tout ça, ce n'était pas possible, ou alors il devrait laisser sa voiture chez ses parents et d'après ce qu'on lui avait dit, le Normandie n'était pas une pro des transport en commun, enfin pas autant que dans sa ville natale. Le jeune homme avait donc entreprit le voyage, traversant le pays en diagonale. Il ne connaissait absolument pas ce coté là de la France, en réalité il ne connaissait pas grand chose de la France, il n'avait jamais eu l'occasion de voyager, à part quelques fois un peu plus dans le sud, mais jamais vers le nord. Il fallait dire que tout le monde était d'accord pour dire que les régions nordiques étaient pluvieuses, humides et froides, rien de bien alléchant donc. Seulement voilà, le travail l'amenait dans ces régions pluvieuses, humides et froides. Il n'avait pas hésité lorsqu'on lui avait dit qu'il pouvait avoir une grosse promotion mais que pour cela il devrait déménager, à près de 700 km. Il ne se posa pas de question, il y avait bien des choses qu'il pouvait quitter maintenant et ses parents vivaient leur vie alors il allait devoir vivre la sienne, loin des souvenirs.

La route avait donc était plutôt longue et épuisante, surtout que le pauvre lyonnais se retrouva coincé dans des bouchons sur Paris pendant plus d'une heure à cause d'un accident. Il n'avait qu'une envie : déposer ses valises dans cette ville de Normandie et aller se coucher. Il atteignit la destination en fin d'après midi et put avoir les clés de son studio. Le jeune homme avait recherché un appartement en ville, mais ce n'était pas ce qu'il voulait, il cherchait quelque chose de moins proche du travail, en réalité il voulait mettre un peu de distance entre son lieu de travail et son lieu de vie. Du coup après quelques recherches, il était tombé sur cette académie équestre. Il n'y connaissait pas grand chose en chevaux, on avait bien tenté de le faire monter à cheval quand il était jeune et il avait pris quelques leçons, mais même s'il avait apprécié, il n'était pas spécialement prêt à s'afficher sur un cheval, c'était un sport de filles. Enfin le fait de ne pas forcément y connaitre grand chose n'était pas un problème pour y loger et puis maintenant qu'il avait un peu plus de plomb dans la tête il ne dirait pas non pour retester l'équitation, ça devait être grisant quand même de pouvoir sortir seul, d'être responsable d'un être vivant, d'avoir une relation qui ne nécessite pas forcément de mots...

Robin avait fait amener quelques affaires avant son arrivée, il n'avait pas envie de devoir faire des allers-retours ou juste de louer un camion et de le conduire jusque sa nouvelle demeure. On lui indiqua donc dès son arrivée le studio qu'il allait occupé, le règlement et on lui donna les papiers à signer avant de pouvoir entrer chez lui. On lui dit également que ses affaires étaient arrivées et qu'ils avaient tout entreposé dans son appartement, qu'il n'avait plus qu'à s'installer. Son début de soirée fut donc consacrée au rangement des choses principales, comme les ustensiles de cuisine et le nécessaire de douche, il aurait bien le temps de vider tout au fur et à mesure ensuite afin que ça ne soit pas trop le bazar. Ce soir là le jeune homme se coucha dans son nouveau lit ne pensant un peu à l'autre chose qui l'avait poussé à accepter de partir de Lyon pour venir à Etretat. Quelque part dans cette ville il y avait son demi-frère. D'ailleurs il allait devoir prévenir son père qu'il n'était plus sur Lyon mais en Normandie... Et peut être qu'il pourrait lui dire ou se trouve son fils... son frère. Il n'avait pas la moindre idée de ce à quoi il pouvait ressemblait, il n'avait pas posé tant de question que ça sur ce fameux Alexandre, ils avaient eu quelques autres sujets de conversation durant leurs courtes conversations. Il savait bien deux trois trucs sur ce petit frère, il savait qu'il était un peu plus jeune que lui, qu'il avait fait des trucs vraiment pas corrects puisqu'il s'était retrouvé derrière les barreaux, mais d'après son père il s'était calmé. Ce ne devait donc pas être un enfant de coeur, il était peut être aussi grand, baraqué, avec le sang chaud. Ce fut sur ces pensées qu'il s'endormit et passa sa première nuit à Etretat.

La semaine passa comme une fleur, Robin n'eut pas vraiment le temps de relever là tête, il devait mettre ne route cette nouvelle agence et puis il devait mettre au parfum les employés aussi. C'était tout nouveau pour lui, mais avec un peu de fermeté il était certain d'y parvenir. Et puis il devait aussi finir de s'installer, découvrir ou il pouvait faire ses courses, le plain d'essence et s'il y avait des activités à faire sur la côte. Robin avait également profité de cette première semaine pour se ressourcer devant l'immensité qu'était la mer, il n'avait pas beaucoup eu l'occasion de la voir et c'était un spectacle impressionnant, il avait du mal à imaginer que c'était cette grande étendue d'eau qui avait ravagé la digue. Pour finir il avait prévenu son père biologique qu'il était désormais en Normandie et quand il lui demanda s'il était possible d'avoir l'adresse de son fils, il fut très vague et ne sembla pas vouloir lui donner cette précision. Il demanda donc des explications et apprit qu'Alexandre n'était pas au courant pour lui, et qu'il risquait d'y avoir de la casse s'il se pointait chez lui. Pour finir il lui dit qu'il habitait à l'académie, sans savoir que lui même y vivait, et ne lui donna pas plus de renseignements. Pas grave, pleins de ressources, Robin alla directement au bureau de l'académie et trouva une excuse pour connaitre le numéro de porte et de bâtiment de son frère. Il n'allait pas passer tout de suite, d'abord il devait réfléchir à ce qu'il pourrait dire et puis aussi se garder un peu de temps, au cas ou...

Lorsque le lyonnais se décida à aller voir son frère il était assez tôt le matin, il sortait de la douche et sur un coup de tête se dit qu'il était temps. Le jeune homme enfila alors un jean noir et un t-shirt de la même couleur avant d'y ajouter une chemise noire et rouge. Il ne savait pas réellement ce qu'il pourrait dire, mais c'était le moment, plus il attendrait et pire ça serait et puis s'il se croisait sans le savoir ça pouvait tout aussi vite dégénérer. Il alla d'abord en ville pour acheter du pain et rentra, déposa le tout sur la table de la cuisine et ressortit aussi vite qu'il était entré. Il avait un papier avec le numéro du studio et ce dirigea vers celui ci. Le moment de vérité allait arriver. Il se stoppa devant la porte, inspira et frappa. Ce n'était pas vraiment du stress qui l'habitait, c'était une sorte d'appréhension, il ne savait rien de cet homme et il allait lui annoncer qu'il était son frère, enfin demi-frère, ce n'était pas rien quand même. Robin frappa enfin à la porte et il attendit. Il n'était pas vraiment tôt mais ce n'était pas la fin de matinée. Il ne savait pas si Alexandre avait travaillé ou non, tout ce qu'il savait c'était qu'il avait repris son boulot de serveur. L'homme qui vint ouvrir était assez grand, blond, des yeux clairs et soudainement un visage qui se ferme. Robin n'eut pas l'occasion de voir autre chose, il fut surpris de se retrouver là devant cette porte avec cet inconnu qui n'avait rien de commode. 

La surprise passée il se permit un léger coup d'oeil à la personne ici présente et constata que malgré un léger manque de muscles, Alexandre, si c'était lui et Robin n'avait aucun doute là dessus, était fin et bien taillé, il avait son corps couvert d'encre noire, corps qu'il ne cachait absolument pas, même pour ouvrir sa porte. Les yeux bleus de Robin scrutèrent un instant le visage de ce frère qu'il voyait pour la première fois, il n'y avait rien d'accueillant, bien au contraire et ça ne donnait pas réellement envie d'apprendre à le connaitre. Il allait s'adresser à lui lorsqu'une jeune femme sortie tout ne lui adressant la parole. Non mais c'était un gag ou quoi ? Le mec renvoyait une nénette comme ça... Comme s'il s'agissait d'un objet dont il n'en avait plus l'utilité. Le lyonnais regarda la demoiselle partir et il reposa son regard sur le jeune homme, incrédule. Il était restait sans voix un moment, mais là il allait devoir dire quelque chose sinon il allait se retrouver avec un nez cassé et une porte pleine de sang. Il essaya de retrouve son air avenant, ne pas partir avec un a priori devenait difficile, mais il s'y efforçait
.

"Bonjour. J'espère ne pas trop déranger, mais je pense qu'on devrait parler. Je m'appelle Robin et... je viens pour ton père."

Ce n'était pas une explication qu'il donnait, il n'y avait pas de réelle raison pour qu'Alexandre accepte de lui parler, mais c'était la seule chose qu'il trouva à dire. Il n'avait aucune envie de balancer qu'ils étaient frères là comme ça sur le pas de la porte, sans avoir rien dit avant. Robin ne cherchait nullement le conflit, il voulait juste connaitre ce côté de sa famille biologique, il ne s'attendait pas non plus à ce qu'ils deviennent meilleurs potes, après tout, tous deux étaient suffisamment vieux pour ne pas avoir à prendre en compte la vie de l'autre, ils étaient indépendants et libres de faire ce qu'ils voulaient. D'ailleurs Alexandre semblait avoir une envie folle de refermer cette porte. Robin posa donc la main sur celle ci et planta son regard bleu dans celui de son frère. Il n'était plus aussi impressionné qu'au début, ça faisait un moment que plus grand chose ne l'effrayait et ce n'était pas ce tatoué qui lui ferait peur.

"En fait, ce que j'essaie de dire poliment, et apparemment c'est un truc que tu connais pas trop, c'est que toi et moi on a le même père et il s'avère que j'habite ici, donc je voulais que tu sois au courant, pas qu'au détour d'une conversation tu l'apprennes par quelqu'un d'autre."

Robin ne bougea pas, il garda sa main sur la porte, prêt à glisser son pied dans l'embrasure de la porte s'il le fallait. Il n'avait pas l'intention de dire ça comme ça, mais la menace qu'il lisait sur le visage du jeune homme l'avait poussé à le bousculer un peu, il avait eu raison sur le coté sang chaud et il pouvait aussi ajouter un coté assez impoli et particulièrement macho... C'était un réel homme des rues, il pouvait le lire en lui.

BY .SOULMATES


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MessageSujet: Re: « Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. » † Alexandre & Robin   Sam 21 Mar - 16:52




« Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. »

ҩ
Et il y avait donc cet inconnu, sur le pas de ma porte, avec ses grands yeux clairs. La présence d'un homme que je ne connaissais ni d’Ève ni d'Adam devant ma porte n'était pas pour me rassurer. Après tout, j'avais un certain passé, et encore certains comptes à régler, et j'étais d'un naturel méfiant. Bon, et clairement, la gente masculine ce n'était pas mon fort. Pour moi il ne s'agissait que de potentiels rivaux, des êtres à qui montrer qui était le chef. Mais dès qu'on arrivait à gabarit égal, et principalement depuis que mon épaule avait rendu l'âme de manière plutôt définitive, j'avais tendance à être encore plus tendu qu'à l'accoutumée. Qui avait donc bien pu dire que je commençais à me calmer ? J'étais toujours ce même homme au sang chaud, ce bagarreur, ce semblant de dominant qui ne supportait pas qu'on lui tienne tête. J'avais oublié ce que voulait dire avec un cœur. Et cette fille, cette inconnue dont je n'avais même pas retenu le prénom, venait d'en faire les frais. Elle avait été clairement renvoyé sans la moindre délicatesse, et même à vrai dire avec pas mal de rudesse. Et le simple fait de voir l'incrédulité sur les traits de l'inconnu m'enorgueillissais de cette méchanceté que j'avais en moi. Là, maintenant, il savait de quoi j'étais capable avec un petit bout de femme qui avait passé la nuit dans mon lit. Alors imaginez avec lui... Et je commençais rapidement à m'agacer, en attendant qu'il parle. Non, je n'allais pas lui décrocher un mot avant de savoir ce qu'il me voulait, et même en le sachant je serais tout aussi bien capable de lui claquer la porte au nez.

Heureusement pour lui, après avoir repris contenance, il commença à parler, et ce n'était plus une simple expression fermée qui étirait mes traits... Cette fois-ci, j'étais purement méfiant. Qu'est-ce que mon père pouvait bien avoir à faire là-dedans ? Je m'en tapais pas mal qu'il s'appelle Robin, et si, il me dérangeait, rien que le fait de le voir là, et ce quelque soit l'heure de la journée, m'aurait dérangé. J'émis un simple petit son d'agacement, mes doigts battant la mesure contre l'encadrement de la porte. Mon regard suivit la main que le dénommé Robin vint poser sur la porte. Donc visiblement monsieur sentait qu'il pourrait bien la prendre en plein nez... Mais c'est qu'il n'était pas bête ! Sauf que voilà, le mouvement m'avait rendu farouche. Combien de fois j'avais entendu comment ça se réglait, dans la rue. Une distraction, et un coup de couteau. Et je savais bien quel genre d'affaire j'avais laissé en plan. Tim, à mon dernier retour catastrophique à mes terres, n'avait été qu'une mise en garde follement douce, à côté de ce que je risquais. Parce que j'avais grave déconné, juste avant de partir. J'avais déconné seul, sans la bande, sans Flo', sans Camilla. Ils n'étaient même pas au courant, mais c'était resté gravé dans ma mémoire, et au fond je savais bien qu'un jour il faudrait que je asse face à mes agissement. Même en l'enterrant profondément, le passé refaisait toujours surface. La preuve avec Jade et mon fils. Enfin. Mon regard glacé retourna se poser dans celui tout aussi clair de l'homme en face de moi. Un regard troublant. Le regard de mon père, pour tout vous dire. Et ce qu'il dit... ce qu'il dit fit monter un rire, un ricanement froid, qui n'avait rien d'avenant s'échappa de mes lèvres.

Ce qu'il y avait de drôle ? Lui. La nouvelle. Le fait qu'il soit à ma porte et me reproche mon comportement chez moi. La situation, tout simplement. Il allait me falloir un moment pour réaliser. J'avais l'impression d'avoir été jeté loin de chez moi. Le rire fut rapidement brisé par l'incrédulité. Là... ça venait de monter jusqu'au cerveau. A l'intérieur, c'était clairement le feu sauvage en moi. Difficile pour moi de garder la tête froide et de ne pas perdre de ma superbe. Carrément impossible, même. Mon regard azuré détailla l'homme face à moi. Il ressemblait à mon père avant, clairement. Les même grands yeux clairs. Le même gabarit. La même mâchoire. Difficile d'aller plus loin dans les ressemblances ; mon père avait les même cheveux blonds cendrés que moi, qu'il portait courts. On m'avait toujours dit que je lui ressemblais beaucoup, et voilà que j'avais sous les yeux une autre version de ce portrait, si différente de la mienne. Difficile de nier la toute nouvelle évidence, et pourtant... Une vague de colère afflua, tendant mes muscles sous ma peau, durcissant mon regard, contractant ma mâchoire. C'était désormais un poing serré aux phalanges blanches que je tenais sur la porte. Mon père ne m'avait rien dit. Oh, j'étais sûr qu'il était au courant. Comment diable le nouveau fils prodige aurait eu vent de ma présence à Etretat, sans cela ? Voilà ce qui me faisait mal. Mon père savait pertinemment qu'il avait un autre fils et il ne m'avait rien dit. C'était comme s'il m'avait menti en face. Durant ces vingt-cinq années où il avait été mon seul rempart et mon seul pilier de sang, ce n'était jamais arrivé.

« Et je présume que je suis censé accueillir le fils prodigue qui revient vers sa petite famille à bras ouverts ? Tu t'es trompé de porte. »

Voilà tout ce que je réussis à lâcher, après ce long moment de silence. En même temps j'en connais pas mal qui seraient restés muets de choc bien plus longtemps que moi... Et qui l'auraient finalement bien mieux pris, d'ailleurs. Sauf que voilà... J'en voulais plus à mon père qu'à cet homme face à ma porte. Ce n'était pas lui qui m'avait menti. Ce n'était pas lui qui m'avait caché la vérité. Lui, je ne le connaissais pas. Je n'étais pas non plus bien sûr de vouloir le connaître. Mais une chose était sûre, je ne voulais pas que cet inconnu prenne ma place auprès d'Elli' et de Savannah. C'était égoïste, bien sûr. Mais je jalousais cette place spéciale à leurs yeux. Lui... Lui il n'avait jamais été là pour elles, il n'était jamais sorti de son lit, en pleine nuit, pour aller s'allonger à côté de la plus jeune, qui cauchemardait. Pour Elli', ça avait été différent. Elle était plus âgée et plus forte. Elle m'avait plus changé que je ne l'avais changé, mais ces derniers mois, quand elle avait eu une mauvaise soirée en boîte, ce n'était pas lui qui était allé la sortir de ce mauvais pas. Clairement, les choses s'embrouillaient, et je savais bien qu'il y avait trois choses que je voulais faire dans l'immédiat. Primo, lui fermer la porte au nez sans plus de cérémonie. Secundo, boire assez pour que ma réflexion se fige sur un sujet à la fois, parce que maintenant c'était le festival des soucis dans ma tête. Tertio, appeler mon père, lui cracher tout ce que j'avais sur le cœur maintenant, quitte à me prendre sévèrement la tête avec lui, mais pouvoir tout mettre à plat. Il n'y avait pas la moindre option à prendre à cet instant, pas avec sa main posée sur ma porte, et un sifflement de rage filtra entre mes mâchoires serrées tandis que je reculais d'un pas, repoussant la porte pour l'ouvrir plus grande, la dérobant ainsi au contact de sa main. S'il pouvait se casser la gueule dans la manœuvre...

« Tu rentres ou tu dégages. »

De ma vie, là, clairement. Sans vraiment attendre sa décision, je tournais les talons pour me diriger vers la cuisine. Mes doigts glissèrent dans ma poche de jean pour saisir mon téléphone portable, que je déposais sans la moindre délicatesse sur la table. Vu l'heure... J'allais sûrement recevoir sous peu un SMS de mon père au moins, avant qu'il n'appelle si je répondais favorablement. Mieux valait que je n'ai pas le portable sous la main à ce moment-là, sinon il allait prendre un mur en route, façon jeté de tasse par Elliana. Sauf qu'un portable coûtait plus cher qu'une tasse et que je n'avais pas forcément envie d'en racheter un. Et pour le reste... D'accord, même moi je vous l'avoue, il était un peu tôt pour sortir Jack du placard mais là il n'y aurait que ça qui allait m'empêcher de tuer celui qui était venu sonner à ma porte. Le café n'aiderait pas alors tant pis. Oh, il pourrait bien me prendre pour ce qu'il voudrait en voyant ce que je buvais de bon matin... Je m'en foutais. Et je n'étais même pas sûr qu'il soit rentré. Une fois un verre – pas trop conséquent quand même – fut servi, j'appuyais mes deux mains sur la table de cuisine, respirant un grand coup, essayant de faire fuir la tension de mes muscles. J'allais le tuer bien plus vite que la normale, si ça continuait comme ça. Un soupir plus tard, je récupérais mon verre, me redressant tout en faisant tourner le liquide ambré dans le verre, mon regard cherchant à déterminer si mon demi-frère m'avait ou non suivi dans mon antre.


Alexandre ҩ Robin

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MessageSujet: Re: « Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. » † Alexandre & Robin   Dim 22 Mar - 23:38



“C'est que quand on a tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut.”



« Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. ». Robin & Alexandre
L'ouverture de la porte avait été assez... particulière. Robin ne s'attendait pas à voir d'entrée de jeu qui était son demi-frère, pourtant ce fut le cas, il put voir quel genre d'homme il était et le caractère aimable dont il faisait preuve. Cela n'impressionna pas le brun, il en voyait tous les jours des vertes et des pas mures à la banque, il y avait tous les styles, de l'homme d'affaire bien rangé au jeune un peu paumé qui était loin d'avoir un look des plus faciles. Il fut donc plus surpris par les réactions d'Alexandre avec la demoiselle que par son allure et tous ses tatouages. Robin n'était pas du genre à juger les gens sur leurs apparences, mais plutôt sur leurs actions et là il y avait comme un lien entre l'apparence de son demi-frère et sa manière de faire. Il laissa donc sa surprise passer avant de se lancer. Il ne pouvait pas balancer la nouvelle comme ça, sur le pas de la porte, enfin il trouvait que ça ne le faisait pas, mais après ce qu'il avait vu et même ce qu'il voyait, c'est à dire un jeune homme fermé et extrêmement distant voir hostile, il se dit qu'il n'allait peut être pas avoir le choix. Il prit donc son courage à deux mains et prit la parole. Il ne lui dit pas clairement qu'ils avaient un lien de parenté, mais il fit allusion à leur père en le désignant d'abord comme étant celui d'Alexandre et non le sien.

Ce qu'il venait de dire ne semblait pas vraiment plaire à Alexandre puisqu'en retour Robin eut droit à un visage fermé et méfiant, avec toujours ce petit côté hostile qu'il pouvait ressentir. Comme s'il était du genre à sauter sur les gens ! Non mais sérieusement, il avait l'air d'un mec près à agresser quelqu'un juste par plaisir ?! Sentant que les choses ne tournaient pas vraiment bien et que dans peu de temps ce serait une porte qu'il allait se manger, le lyonnais posa sa main sur la porte et il ne put manquer le changement d'attitude chez son interlocuteur. Bon et bien la manière douce ne semblait pas être la bonne, il n'y avait plus qu'un chose à faire, rentrer un peu dans le lard de ce charmant jeune homme afin qu'il ne le renvoie pas directement de là ou il venait. Le jeune homme n'hésita donc pas à être un peu dur, sans pour autant être totalement impoli non plus pour lui annoncer qu'ils avaient le même père et aussi qu'il vivait ici dès maintenant. La réaction d'Alexandre ne se fit pas attendre, il éclata de rire. Un rire qui en était presque non naturel, un rire nerveux qui prouvait que Robin venait de faire mouche. Jusqu'à ce que la nouvelle monte enfin dans son cerveau et qu'il ne réalise réellement ce qui venait de se dire. Son rire se stoppa net et Robin put presque voir la colère monter en lui. Pendant un instant il se demanda si cette colère croissante était dirigée contre lui ou non, car si c'était le cas il mettrait K.O son demi-frère, il était hors de question qu'il ne se fasse massacré juste parce que monsieur ne peut se contenir.

Robin resta donc sur ses gardes, enfin d'apparence il n'y avait rien de changé, mais il était prêt à s'écarter s'il sentait que la pression commençait à trop monter. Les secondes s'écoulèrent, longues de silence, mais Robin n'avait plus rien à dire, il attendait juste une réponse, même un semblant de réponse de la part de son demi-frère. Il lui laissait du temps pour réfléchir, pour comprendre et aussi pour que sa colère monte, peut être qu'avec encore quelques secondes elle allait redescendre peu à peu... Et enfin il prit la parole, ce n'était pas pour être agréable, mais ça Robin aurait pu le deviner, Alexandre n'était pas du genre à réagir de manière calme et poli pour ce genre de nouvelle. Bon le jeune homme pouvait très aisément comprendre car il avait appris de manière assez impromptue et désagréable que son père n'était pas son père... C'était d'ailleurs pour cela qu'il lui avait laissé du temps, parce qu'il s'avait ce que c'était et que le temps pouvait aider à saisir un peu mieux l'importance de ce qui venait d'être dit. Sauf que là Robin ne se sentait ne rien le fils prodigue, il était juste un mec normal qui avait appris par accident que son père n'était pas son père et qui voulait un peu mieux le connaître sans pour autant s'immiscer dans sa vie. Il n'avait aucune envie d'entrer dans cette famille d'inconnu, depuis vingt sept ans qu'il était sur terre il avait une famille à lui, qu'il aimait et qu'il ne comptait pas remplacer.

Robin resta silencieux une seconde, il avait toujours les yeux rivés sur Alexandre et lorsque celui ci ouvrit la porte il manqua de perdre l'équilibre, heureusement il n'avait pas tout son poids sur la porte et donc ne fut que légèrement déséquilibré, parce que sinon c'était à genou qu'il serait tombé, la tête la première, et soyons réalistes, le résultat aurait été tout autre que celui dans 50 nuances de Grey... Le jeune homme regarda son demi-frère faire demi-tour et il hésita à entrer. Il se doutait que s'il rentrait ça pouvait très bien très mal se passer, comme juste se passer... Il savait d'avance que leur conversation ne serait pas des plus drôles et qu'avec le caractère de son interlocuteur il ne risquait pas de s'éclater, mais plutôt de se faire éclater et il n'en avait aucune envie. En même temps comment pouvait il expliquer les raisons de sa présence s'il n'entrait pas ? Le choix fut assez cornélien, mais il arrêta de réfléchir un instant et pénétra dans le studio, refermant la porte derrière lui. Maintenant qu'il était dans la cage au lion il n'avait plus qu'à assumer. Robin rejoignit donc le blond dans la cuisine, mais il n'entra pas dans la pièce croisant plutôt les bras tout en restant sur le pas de la porte. Il observa les gestes de cet homme qui était son demi-frère. Il n'y avait pas à dire, rien ne les rassemblait, ils étaient comme le jour et la nuit, l'ombre et la lumière, même si ce n'était pas aussi simple puisque Robin avait compris depuis un moment que personne n'était juste noir ou blanc, qu'il y avait ces tâches de lumières chez les gens dits mauvais et que chaque personne se considérant comme bon, il y avait de la noirceur.

Alexandre se servait un verre, et très vite le lyonnais constata qu'il s'agissait de Whisky, à cette heure, quand même. Même s'il n'était pas enclin à juger, là c'était fort ! Mais il ne dit rien, restant là à attendre la moindre réaction qui montrerait qu'Alexandre se soit rendu compte de sa présence. Encore une fois les secondes s'écoulèrent et Robin en profita pour savoir ce qu'il allait dire. Pour commencer il allait répondre à ce qu'on lui avait dit et ensuite... peut être qu'il s'expliquerait, il n'arrivait pas à se décider pour l'instant. Peut être qu'en avisant ça serait pas plus mal. D'ailleurs le blond relevait la tête et il finit par se tourner dans sa direction. Robin décroisa les bras et enfonça ses mains dans le fond de ses poches. Il ne savait pas vraiment ce qu'il foutait là et pourquoi ça avait de l'importance pour lui, mais il le faisait, il voulait juste savoir qui était ses personnes qui avait grandi avec son père, son père biologique. Il ne resta pas longtemps silencieux, ça avait assez duré les moments de silence
.

"Ecoute, j'suis pas là pour m'immiscer dans ta famille, j'ai la mienne et elle me suffit amplement. J'ai des parents et un soeur et si je viens c'est pas pour que ton père m'ouvre les bras, ou que toi tu m'ouvres les bras. Je pense avoir dépassé le stade de : je-veux-que-mon-père-biologique-soit-mon-père. J'ai un père et Paul n'est que celui qui m'a donné quelques trucs génétiques, je veux juste savoir quel genre d'homme c'est et aussi ce qu'il a fait de sa vie, ce qui t'implique. Mais ça n'ira pas plus loin. Je pense juste qu'il est correct que tu sois au courant que je me trouve à Etretat et que donc on risque de se croiser, mais si tu veux rien de plus et bien... ça sera comme ça."

Robin avait toujours été quelqu'un de posé et très compréhensif, avec l'âge ces qualités s'étaient encore accentuées et il ne se prenait pas la tête pour quelqu'un qui n'en avait rien à faire. Alexandre avait un passé, il en avait un également et la seule chose qui les réunissait était leur père, assez pour pouvoir trouver des sujets de conversation et insuffisant pour qu'ils s'entendent forcément. Le jeune homme avait parlé tout en observant le blond, il n'était pas là pour se battre, juste apprendre à connaitre et son père et son demi-frère...

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MessageSujet: Re: « Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. » † Alexandre & Robin   Mar 1 Sep - 13:10




« Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. »

ҩ
Il fallait bien l'avouer, la méfiance était ma seconde nature, mais parfois elle me préservait de bien des déconvenues. J'avais un passé assez trouble pour ne pas vouloir qu'il me rattrape. Ça m'avait aussi évité de littéralement me casser la gueule sous la révélation du jeune homme devant ma porte. Bien sûr j'étais resté incrédule, ne pouvant pas m'empêcher de lui rire au nez par un réflexe vieux comme le monde acquis dans mes années les plus sombres. Même si au final j'avais vite compris, d'ailleurs. Mes pensées devinrent contradictoires, mises à feu et à sang avec l'effondrement de mon monde. Mon père m'avait caché une vérité importante toute ma vie, et pour moi c'était tout aussi grave que s'il m'avait menti en face. A ce moment-là, ma réponse avait été une phrase assassine de ma composition, de mon secret. J'étais resté interdit, étudiant les choix qu'il me restait, avant de rentrer chez moi dans un véritable état de rage et en laissant un simple choix à mon demi-frère ; entrer ou partir. Je ne cachais pas mes humeurs, il n'avait plus qu'à peser le pour et le contre. Je déposais finalement mon téléphone loin de moi, pour ne pas le passer par la fenêtre à l'heure du traditionnel coup de téléphone paternel avant de me servir un verre de whisky en espérant que le goût et la chaleur de l'alcool contribueraient à me calmer les nerfs. Ce qui ne serais pas du luxe, en fait. Je me retournais finalement.

Je me retrouvais donc face à mon demi-frère, visiblement plus détendu que moi. Après tout, ce n'était vraiment pas dur, dans ce contexte précis. Je fis en sorte de calmer ma respiration, pour me calmer un peu sous peine d'exploser et ça ne serait vraiment pas joli. Robin risque fortement d'y laisser son joli petit minois de Leroy. Parce qu'il le veuille ou non - et c'était aussi tout à fait vrai pour moi, pour le coup - s'en était un. Mon père savait qui il était alors bon gré mal gré, c'était la famille, même si je n'étais pas prêt de l'accepter comme tel. Je connaissais juste assez bien mon père, et Elli', mine de rien, sans parler de Savannah, et puis de leur mère ... Bref, j'étais et je serais le seul carrément hostile, pour ne pas changer. J'étais définitivement la tête de con de cette famille, c'était juste pas possible autrement à comparer ma réaction avec celle des autres membres. En même temps j'avais grandi sans qu'on sache m'en empêcher et ça n'allait certainement pas changer maintenant ! Toujours est-il que je me tus le temps d'écouter ce qu'il avait à dire, incapable pourtant d'étouffer un sourire ironique dès sa première phrase. Si seulement il savait ... Je le laissais néanmoins finir, après tout ce qu'il disait n'avait pas grand chose pour franchement me déplaire. J'avais juste un soupçon envie de rire, car à l'entendre il me faisait une fleur en me laissant le choix de ne rien vouloir de plus que le croiser. Comme s'il pouvait m'imposer quoi que ce soit ... On voyait qu'il ne savait rien de moi. J'étais l'élément le plus incontrôlable de la famille Leroy élargie - en comptant tous les cousins et autres qui étaient restés sur Paris - de toute façon. Lorsque le brun se tut finalement, j'avalais une gorgée de Jack qui passa aussi facilement que du lait, avant de daigner lui répondre.

« Il y a un problème. Que tu veuilles ou non t'immiscer dans cette famille, le simple fait que tu aies contacté mon père fait que tu es son fils, et que lui va vouloir te connaître et te présenter au moins auprès de sa femme et de ses deux filles. Connaissant les dames, félicitations, tu as deux nouvelles sœurs et une belle-mère ! » J'étais amer en le disant. C'était ma place, ça ... « Pour ma part, je n'ai aucune envie de commencer à parler de moi et de sauter dans tous les sens parce que j'ai un frère. J'ai pas besoin d'un grand frère qui va me regarder de travers dès que l'envie me prendra de jeter une fille hors de chez moi. » Mon regard était glacial, ma voix dure. C'était exactement ce qu'il avait fait, et je ne comptais pas vraiment tarder à lui dire que j’abhorrais cette réaction. Je ne comptais lui montrer aucun de mes bons côtés. « Paul aurait mieux fait de te prévenir que je ne comptais pas t'accueillir à bras ouverts. En fait, il aurait carrément du te prévenir que c'était une mauvaise idée de venir jusqu'ici. »

Je finis d'une traite le verre, avant de le poser d'un geste sec sur la table. Même si j'avais les muscles un peu plus relâchés et donc moins l'air d'être capable de lui envoyer mon poing dans la figure à n'importe quel moment, j'avais toujours mon air purement mauvais, et je ne comptais pas le quitter de sitôt.


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MessageSujet: Re: « Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. » † Alexandre & Robin   Mer 7 Oct - 22:51



“C'est que quand on a tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut.”



« Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. ». Robin & Alexandre
En venant voir son demi-frère, Robin n'avait aucune idée de comment ça allait se passer. Son père lui avait dit qu'Alexandre n'était pas vraiment un tendre et qu'il pouvait tout aussi bien lui fermer la porte au nez que de l'attaquer. Ce n'était pas le plus gros soucis du jeune homme. Il n'avait juste pas envie de se battre, physiquement parlant, avec quelqu'un pour une histoire de famille. Peut être qu'une dizaine d'année plus tôt il aurait souhaité avoir une sorte de relation familiale avec son frère et son père s'il l'avait su. Mais aujourd'hui, du haut de ses 27 ans, Robin n'avait pas besoin d'être reconnu par son père biologique ou d'avoir un petit frère. Il avait sa vie, il avait presque créé sa propre famille, et n'avait donc nullement besoin d'agrandir son cercle familial. En fait s'il était là, c'était pas soucis de politesse, le fait d'être correct avec des gens qui, malgré tout, faisaient partie de sa famille. Le brun était donc entré derrière son demi-frère et il l'avait observer se servir un verre de whisky. Il était un tout petit peu tôt pour ce genre de boisson, mais ce ne serait certainement pas le lyonnais qui dirait quoi que ce soit. Chacun était libre de faire ce qu'il voulait et il n'avait pas à juger, même si cette personne s'avérait être son frère.

Les explications que Robin comptait donner ne seraient pas longues. Il voulait juste clarifier les choses sur sa présence. Bon d'accord, il n'était pas obligé de venir se présenter comme ça à l'appartement d'Alexandre, mais il n'était pas certain que Paul, son père biologique, ne déclare son existence à son fils et très peu pour lui l'idée de croiser son frère dans l'académie sans savoir que c'est lui. C'était plus pour lui qu'il le faisait et aussi pour Alexandre, qu'il ne se retrouve jamais comme un con à ne pas savoir la moitié de la vie de son père. En tout cas Robin prit bien le temps de dire ce qu'il avait à dire. Il n'était pas là pour instaurer une quelconque relation, même si, peut être qu'au fond, il avait espérer que ça se passe un peu mieux. Le jeune homme resta tout à fait calme, il n'était pas du genre à s'énerver comme, apparemment, pouvait le faire Alexandre. D'ailleurs là il se vengeait un peu sur le whisky... Mais bon, Robin resta droit, à l'observer et attendit qu'il ne réponde. Ce qui arriva enfin, et ce n'était pas une réponse des plus aimables. Robin savait qu'en entrant ainsi dans la vie de son père biologique il y avait des chances qu'il soit accueilli dans cette famille, mais c'était bien pour connaitre son père qu'il l'avait fait, juste pour savoir d'où venaient ses gènes. Alors qu'on lui dise qu'il avait à présent deux nouvelles soeurs et une belle mère le gênait presque, la façon dont ça avait été dit, il avait l'impression de prendre la place de quelqu'un. La place d'Alexandre. Et ce n'était pas ce qu'il souhaitait.

La suite ne fut pas réellement plus reluisante, le ton employé pas mieux et les paroles confirmaient déjà tout ce que le lyonnais pensait. Son demi-frère n'avait aucune envie de le connaitre et il en était presque à le détester. La pique envoyée sur la fille qu'il venait de sortir de chez lui ne fit ni chaud ni froid à Robin, il resta égal à lui même et continua de regarder Alexandre. Peut être qu'il avait eu ce regard réprobateur, mais Robin avait toujours été un gentleman avec les femmes, alors voir un homme avec si peu de considérations pour une femme ne lui plaisait pas vraiment. Pour finir le blond lui dit que leur père aurait du le prévenir qu'il ne comptait pas l'accueillir à bras ouverts. Un fin sourire apparu sur le visage du brun et il s'appuya sur le battit de porte dans un geste totalement non chalant
.

"Il me l'a dit tout ça... Mais j'avais un doute sur le fait qu'il te dise que j'existais et que j'était à Etretat. En tout cas Paul sait déjà que je ne compte pas monter tout de suite dans le nord, je suis là pour le travail et je n'ai pas que ça à faire que de monter pour rencontrer mon père biologique. Alexandre, je suis pas là pour déclarer la guerre, je suis là juste parce que je n'avais pas envie que tu découvres mon existence au détour d'une ruelle, pas parce que je veux faire ami-ami avec toi."

Après s'être passé une main dans les chevaux, Robin se redressa et soupira.

"Le rôle de grand frère je l'ai déjà joué pendant 27 ans avec ma petite soeur alors je n'ai pas besoin de le faire avec toi... Et mon regard réprobateur, c'est pour tout ceux qui savent pas faire les choses correctement avec les femmes."

Oui, Robin pensait que ce qu'il avait vu était un manque de respect et il n'avait pas peur de le dire à son frère, ni à qui que ce soit d'ailleurs. Peut être calme, mais très franc le Robinet. En tout cas il ne craignait pas que les choses empires puisqu'Alexandre détestait déjà sa présence. au pire il se ferait jeter dehors et ça ne changerait pas grand chose...

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« Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. » † Alexandre & Robin

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