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 Retour Mael et libre

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Zack Guevara
La Caliméro Râleuse !

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MessageSujet: Retour Mael et libre   Mer 18 Fév - 22:12


*Retour*

Double jeu.. 


Toujours la même rengaine, le début de rp, en fait, je ne sais jamais comment le commencer, alors on va revenir quelques mois en arrière. Ce jour là, où j'avais tout prévu, où la matinée s'annonçait des plus charmantes et la journée des plus délicieuses. Elliana et moi avions fini les écuries et nous avions alors toute la journée pour nous. Enfin, c'est ce que je croyais. Car tout ne s'était pas passé comme prévu. Alors que j'attendais la jeune femme dans mon appartement pour que nous allions au restaurant et que je lui fasse ma demande. Cette dernière m'avait clairement dit qu'elle ne souhaitait plus que l'on se côtoie. Je l'avais très mal pris et presque jetée dehors. Sur le coup de la colère. Puis, après quelques jours, j'avais réfléchi et voulu aller lui parler, cependant, elle ne se trouvait pas dans son studio, sûrement était-elle encore avec son meilleur ami. J'avais donc capitulé, et évité de la croiser lorsque que nous travaillions dans les écuries ensemble, enfin pour la forme. Dans le fond, j'attendais qu'elle m'oublie puis la couvait du regard , caché derrière un mur. Oh non, ça ne pouvait pas durer ainsi. Je serais devenu fou ! C'est pourquoi, j'étais parti. Un congé sans solde. Histoire de me ressourcer.


Biscarosse, mon pays natal, ma famille, mes sœurs, etc.. Et bien sûr les jolies filles et mes anciennes conquêtes. Je savais que certaines ne c'était toujours pas remises de notre rupture. J'allais donc jouer avec, voir si je savais toujours séduire. Et je dois dire que je n'étais pas mécontent de moi. Toutes étaient tombées comme des mouches. Et ça, ça m'avait redonné confiance en moi. Je sais, vous allez me dire que je suis un enfoiré, vous n'auriez pas tort, pourtant, j'avais besoin de cela pour revenir. Me retrouver. Et puis, je n'allais quand même pas dire non aux plaisirs de la chair, je n'étais qu'un homme après tout, et puis je ne les forçais pas non plus à me suivre dans mon lit... Donc bon, les torts étaient partagés, non ? D'ailleurs aucunes n'avaient tenté de me retenir quand j'avais fais mes bagages pour la Normandie.


La Normandie, Etretat, mon pays d'adoption, là où je me fixerais, mais pas maintenant, pas tout de suite. D'abord, je devais m'amuser un peu, profiter de ma jeunesse. Un demi siècle, c'est trop jeune pour se poser, non ? C'est donc avec cet état d'esprit que j'avais redébarqué à l'académie. C'était il y a de ça deux jours. Le temps de tout remettre en ordre. En fait, j'avais tout laissé en plan dans le studio. Seule la nourriture était partie avec moi. Quand j'avais ouvert la porte, l'odeur de renfermé me pris à la gorge et j'ouvris les fenêtres pour ne pas suffoquer. J'avais passé un coup de balai, puis fais la poussière, puis un petit coup d'aspirateur pour que tout soit rangé. Ensuite, je m'étais coulé sous la douche, puis avais dormi comme un loir dans un petit lit tout frais. Un rayon de lune c'était lové dans ma chambre, et m'avait tiré de mon sommeil. Je m'étais donc étiré, levé, puis habillé simplement. Un t-shirt, un sweat à capuche, un jogging, des baskets de course et voilà le travail.


Je pris un rapide petit déjeuner, un café, une biscotte, un jus d'orange, le tour était joué. Il devait être quatre heures du matin quand je sortis de mon appartement. Je commençai à courir une fois arrivé dans la cour. Je pouvais faire une course avant de prendre mon travail, une longue ballade dans les bois. La cascade, la forêt, le terrain de cross, l'ex écuries des entiers. Un sursaut de souvenir vint m'assaillir, je m'arrêtai, laissant cette vague m'envahir. Je soupirai en revoyant la scène. Même mourante, elle était si jolie... D'un geste exaspéré, je chassai cette idée, puis repris ma course à un rythme plus soutenu. Quand je fus à l'entrée des écuries, je me stoppai une nouvelle fois puis pénétrai dans le bâtiment. Je respirai une grande bouffée d'air avant de passer devant les boxes. Je caressai plusieurs bêtes, puis je clanchai la porte de la sellerie. J'avais vu qu'il y avait quelques cuirs à nettoyer, j'avais le temps de les briquer avant de commencer mes heures. Je m'y attaquai donc dans la pénombre.


C'est quand une personne entra dans la sellerie que je me réveillai. L'eau de ma bassine était froide, le savon glycériné bullait dans l'eau, et une marque de licol me collait à la joue. Mes yeux étaient rougi de sommeil et à vrai dire ma coupe de cheveux ne devait pas être des plus acceptables. Avec auto-dérision, je souris à l'inconnue, puis me passai une main dans les cheveux.


Bonjour, moi c'est Maël


Oui, alors, là si elle ne t'avait pas pris pour un fou maintenant, c'était chose faite. Enfin, ça ne pouvait pas être pire... Quoique... 



©BlackSun


Dernière édition par Mael Vernier le Lun 23 Fév - 14:11, édité 1 fois
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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: Retour Mael et libre   Jeu 19 Fév - 8:07




« Retour. »

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Une journée d'astreinte, ça me changeait. Normalement c'était ma journée de repos, mais bon, vu le nombre d'absences pour grippe et maladies en tous genre, j'étais susceptible d'être rappelée au travail à n'importe quelle heure ou presque. Autant vous dire que ce n'était pas le jour de se lever avec une envie de virée shopping sur Deauville ! Parce que sinon le temps de faire l'aller-retour et c'était mort pour aller travailler, vous voyez. Ce n'était pas non plus le jour de faire mes premières armes à cheval, parce que rien que le temps de seller de manière complète et de commencer à prendre mes marques... Après il faudrait que je desselle, me douche et me change une fois que j'aurais été appelée... Trop long aussi ! J'étouffais un soupir avant d'émerger des couvertures. Bon, eh bien le programme de cette journée serait promenade avec Gulliver, pansage - au moins je pouvais l'écourter sans souci - de Fair Play, le joli alezan qui m'avait été attribué, et puis du ménage, aussi, s'il me restait du temps. Et peut-être même qu'en me préparant cette journée qui s'annonçait longue mais pratique, je ne serais pas appelée à travailler, finalement. Un autre soupir s'échappa de mes lèvres et je sortis du lit.

Je vous passe les détails de mon petit déjeuner et de celui de mon chien-loup, parce que je suis sûre que vous n'avez qu'un intérêt médiocre pour la brioche à la confiture de fraises et les croquettes vétérinaires. Et puis il fallait aussi avouer que j'avais un appétit assez médiocre dès le matin, contrairement à mon monstre que je nourrissais en deux fois pour qu'il n'avale pas tout rond l'intégralité de sa ration en cinq minutes top chrono. Enfin voilà, suite à ce petit déjeuner rapide, léger mais dans les règles de l'art, je passais par ma chambre, histoire de prendre une tenue assez décontractée pour aller suivre mon programme. J'optais donc pour un jean des plus simples, bleu jean, une coupe droite mais qui m'allait vraiment bien. Avec ça, un tee-shirt noir avec une inscription dorée et un motif dessus, et un gros gilet bleu flash avec de larges boutons. On ajouterait à ça une petite paire de boots et ça serait parfait, surtout qu'il faisait beau, et visiblement correct en température, si j'en jugeais par l'activité très matinale de l'académie. Dans le même temps, je préparais une tenue que j'enfilerais pour partir u travail ; cette fois-ci, c'était un slim noir huilé, un chemisier blanc et un pull a col en V bleu pétrole. Je sortis du placard mes échasses de 12 centimètres noires avec de la bouclerie dorée. Si j'étais rappelée pour le boulot, je n'aurais plus qu'à sauter en trois minutes sous la douche puis en trente secondes dans ma tenue. Après ça 5 minutes de voiture jusque l'hôpital, 5 minutes pour badger, me changer, être opérationnelle... Vous voyez, 20 minutes à tout casser et j'étais prête à travailler. C'était pas beau tout ça ?

Enfin bref, pour le moment je n'avais pas besoin d'aller travailler donc c'était parfait. Je pouvais donc prendre un peu de temps sous la douche, pour me laver les cheveux et tout. Ca au moins ça serait fait. Là aussi je vous passe les détails de ma préparation, il n'y a pas grand intérêt. Le seul intérêt était de savoir à quoi je ressemblais après la douche alors... J'avais laissé mes longs cheveux bruns boucler légèrement comme à leur habitude, me contentant d'un coup de sèche-cheveux pour que tout aille pour le mieux et que je ne choppe pas la crève. J'avais ensuite sauté dans mes vêtements avant de me maquiller de manière relativement discrète ; un soupçon de blush, un smokey sur une déclinaison de doré - trente secondes top chrono avec les bons pinceaux ! -, un trait d'eyeliner, mascara. Une pointe de gloss rose venait terminer le tout dans la discrétion. Parfait, j'étais opérationnelle ! En sortant de la salle de bain, je vérifiais mes appels ; aucuns. Je n'avais donc plus qu'à enfiler ma paire de boots et enfiler son collier au monstre.

Il était quelque chose comme à peine plus de 8 heures lorsque je sortis avec Gulliver en prenant la direction de la forêt, pour une promenade d'un bon quart d'heure, allant même jusqu'à le lâcher pour le laisser courir librement. Il avait du rappel, le monstre, mine de rien. Alors mis à part si un faisan ou un lapin décidait de lui passer directement sous le nez, aiguisant ses facultés de chasseur à leur maximum, il n'irait pas bien loin. Le truc c'était de me méfier, histoire qu'un promeneur ou un cavalier ne passe pas. Sinon là ça deviendrait problématique, parce que mon chien-loup était capable d'attaquer, surtout s'il sentait la peur de la personne. Mais bon, j'avoue volontiers, Gulliver avec ses airs de grand loup roux était suffisamment impressionnant, surtout s'il commençait à être méfiant et donc à gagner en volume et à gronder. Enfin, tout se passa sans accrochage durant la sortie, et mon téléphone n'avait toujours pas sonné pour me rappeler au travail. Voilà qui s'annonçait bien. Je ramenais donc Gully à l'appartement avant de repartir. J'avais dit d'aller panser Fair Play, alors j'allais y aller, et plus vite que ça même !

J'entrais donc dans le bâtiment où le joli hongre était. Sa jolie tête était sortie et son regard doux se posa sur moi. Pour le moment, c'était le calme, entre les deux grands rush matinaux. Les aliments avaient été distribués et avalés, maintenant les chevaux attendaient après leur foin, qui ne devait pas arriver trop tôt après le repas pour qu'ils puissent profiter des bienfaits de leur alimentation. Et oui, je n'étais pas cavalière mais je n'en étais pas moins documentée sur l'organisation et la vie d'une écurie. Voilà qui m'empêcherait - ou limiterait au moins le risque - de faire une grosse bêtise. En tous cas, j'avais été caresser le hongre afin de voir un peu son état, et mise à part un peu de poussière, il était plutôt propre. Cette constatation me fit sourire, je n'aurais pas de travail trop physique pour le rendre propre comme un sou neuf, c'était déjà ça ! Je me dirigeais finalement vers la sellerie, histoire de récupérer ce qu'il me faudrait. Et avant de pénétrer dans la sellerie, je me figeais sur le seuil, n'osant plus vraiment entrer. Il y avait là un jeune homme qui... Ah ben j'allais dire dormais mais à vrai dire il venait d'émerger du sommeil avec mon approche, et laissait court à un tableau plutôt amusant. J'essayais donc de sortir mon professionnalisme à toute épreuve pour ne pas rire, et un simple sourire étira mes lèvres, tandis qu'il se présentait. Je fis de même en entrant dans la pièce.

« Salut, moi c'est Ruby. »

Mon regard le détailla rapidement, sans rougir. J'étais trop à l'aise pour ça. Donc si on omettait la trace rouge sur sa joue, ses cheveux en pagaille et ses yeux au bord de l'explosion, il était plutôt mignon, à vrai dire... Mais là, il ne ressemblait pas à grand-chose. Une remarque un peu moqueuse mais loin d'être méchante m'échappa.

« C'est confortable comme coin pour faire la sieste ? »

Mon regard pétillait de malice et mon sourire en disait long sur ma bonne humeur et surtout sur la bonne intention de ma petite moquerie.  


Ruby ҩ Maël