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 « I was taught that talk is cheap and I have learned that love is deep » Antonio & Alessandro

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Louis T. Delmas
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MessageSujet: « I was taught that talk is cheap and I have learned that love is deep » Antonio & Alessandro   Dim 25 Jan - 15:56

I was taught that talk is cheap and I have learned that love is deep
Antonio & Alessandro

Il avait neigé. Et même si j’avais toujours connu la neige,  à chaque fois elle me mettait de trop bonne humeur parce que, vous en conviendrez, la neige ça avait quelque chose d’apaisant. Surtout lorsqu’on était dimanche et qu’on pouvait rester chez soi, sans avoir à faire quoi que ce soit. Moi, c’était le cas. Je m’étais levé vers onze heures – ça faisait un bail que je n’avais plus aussi bien dormi – et je m’étais levé avec le sourire, parce que j’avais compris que ça ne servait à rien de trop réfléchir. Et puis, franchement… J’étais bien ici, quoi. La France, Etretat, les chevaux, Gwen, quelques filles à mes pieds… Je n’aurais pas pu rêver mieux. J’avais beau avoir rompu avec ma copine, ça faisait maintenant un bon bout de temps et j’étais passé au-dessus, même si j’avais mis un peu de temps. Du coup, j’étais heureux, motivé et prêt à passer une superbe journée de repos – ou presque.

J’avais prévu d’aller monter à cheval. Pas de vrai travail pour aujourd’hui parce que j’avais déjà bien progressé avec Pompéi depuis qu’il m’était attribué, mais une simple petite balade sans faire gaffe au temps. Une heure, deux heures, trois heures… Je n’en avais absolument aucune idée, je comptais simplement prendre l’air et me détendre un peu, parce que j’avais eu une tonne de boulot ces derniers temps et j’étais complètement crevé. Je m’étais un peu noyé dans mon travail, en fait, histoire de penser à autre chose qu’à Aleera, et le reste du temps j’avais monté à cheval, ce qui était loin de me déplaire mais pas de tout repos, donc.

Vêtu d’un pantalon et de bottes d’équitation, d’un t-shirt, d’un gros sweat gris et d’une épaisse doudoune bleu foncé, je me dirigeai vers les écuries, ne pouvant pas m’empêcher de marcher dans la neige pour l’entendre craquer sous mes pieds. Je savais que cette neige agaçait beaucoup de personnes parce qu’elle était pénible quand on devait se rendre quelque part, mais moi pour le coup, j’étais pire qu’heureux. Des petits nuages noirs s’échappaient de mes lèvres et je fourrai mes mains dans les poches pour éviter de geler sur place. En m’occupant de Pompéi, au moins, je n’aurais plus froid. J’adressai un sourire avenant aux personnes que je croisais, qui étaient d’ailleurs plutôt nombreuses. Y’avait moins de monde qu’en été, c’est sûr, mais quand même. Je sentis les faibles rayons de soleil sur mon visage et vis la neige briller grâce à ce même soleil, ce qui m’arracha un soupir de bien-être. Elle était franchement trop belle cette journée.

Je m’engageai dans la première allée des écuries, celle qui contenait le box de Pompéi, et je fis un petit coucou aux chevaux les plus gentils, contournant largement le box de Piazor. Ce cheval c’était le pire de tous, et même si je n’avais pas forcément peur de lui, valait mieux ne pas se faire manger tout cru quand même. Finalement, en arrivant devant le box de mon akhal-téké noir favori, je fis un petit claquement de langue en me penchant au-dessus de la porte de son box.

« Pompéi ! » lui lançais-je avec mon accent italien, avant de le regarder s’approcher de moi.

Je passai ma main sur sa tête, doucement, puis sur son encolure. Il avait l’air un peu con avec le brin de paille accroché à ses lèvres comme ça, et ça m’arracha un sourire. Ce cheval était d’une beauté incroyable, mine de rien. Par contre il était complètement dégueulasse et, en le constatant, je soupirai. Au moins c’était pas un cheval à la robe claire, ce qui facilitait pas mal le pansage. Une nouvelle caresse plus tard, je me rendis dans la sellerie et ouvris son casier avec les clefs que j’avais reçues lorsqu’il m’avait été attribué, pour le trouver complètement en désordre. Par réflexe, je lançai en italien, d’une voix énervée :

« C’est quoi ces conneries ? » Tout en essayant de remettre les affaires à leur place, je poursuivis : « Abruti ! »

L’abruti, c’était le dernier à avoir monté Pompéi, je précise. Et je vous laisse imaginer ce que ça donne en italien, hein… Là pour le coup, j’étais furax. C’était une chose de s’occuper d’un cheval, mais il ne fallait pas oublier son matériel, non plus ! Je soupirai bruyamment en sortant le filet de Pompéi du casier, complètement emmêlé. Ca s’emmêlait rapidement ces trucs, c’est vrai, mais c’était pas la peine de les ranger dans un état pareil, quand même ! Du coup, je me mis à me battre avec les rênes et l’enrênement qu’ils avaient utilisé la dernière fois, avant d’enlever ce dernier. Tant pis, j’en aurais pas besoin. J’accrochai le filet à son crochet, puis remis la protection en polaire autour de la selle, qui n’était qu’à moitié passée autour, avant d’attaquer le rangement des tapis. Ces cavaliers, j’vous jure…  


 


Emi Burton

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