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 TEMPÊTE SUR HB † « Trapped » † Alexandre & Clarissa

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: TEMPÊTE SUR HB † « Trapped » † Alexandre & Clarissa   Jeu 20 Nov - 23:39




« Trapped »

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Soyons francs. Cette journée était pourrie, avec un temps pourri. A côté de ça j'avais l'air d'être la bonne humeur incarnée, sérieusement. Bon, d'accord, j'étais d'humeur plus que correcte depuis le matin, malgré le temps morose. J'avais réussi à dormir une nuit complète, comme de plus en plus régulièrement ces derniers temps. Je recommençais enfin à prendre un rythme plus calme dans ma vie, et puis... mon épaule ne m'avait pas fait souffrir. Ce qui était plutôt rassurant parce que j'avais commencé la rééducation il y a peu de temps, et même si je devais encore me tenir tranquille un petit moment et que je ne faisais toujours pas grand-chose de mon bras droit, il était libéré de l'attelle. A moi la charge de ne pas prendre un mauvais coup ou vouloir porter quelque chose de lourd sous peine de repartir de zéro.

Mais, avec ma prudence, je n'avais plus le moins du monde mal quand je ne sollicitais pas directement l'épaule. J'étais bien plus autonome et ça me mettait de très bonne humeur, mine de rien. Je détestais à la base être dépendant de quelqu'un, et maintenant, petit à petit, je ne devenais dépendant que de moi-même. Les choses étaient parfaites, non ? Si, même si j'avais encore de gros progrès à faire. Mais d'un autre côté, comme je ne travaillais plus, j'avais un tas de disponibilités pour dormir, profiter de prendre la vie du bon côté et aller chez le kiné. C'était d'ailleurs mon programme d'après midi. Je m'étais rendu à pieds chez le kiné, malgré le temps apocalyptique, et à mon arrivée j'avais été pris en charge par un des deux kinés de la structure. N'avaient pas tardés à démarrer les exercices, plus ou moins douloureux selon le sens du travail. Dès que je devais monter le bras à l'horizontale, ça devenait le bagne, sans déconner.

Mais, chose rare, je ne me plaignais pas et j'effectuais les exercices avec un peu de bonne volonté. Du coup les séances allaient plutôt vite quand même. Et petit à petit certains mouvements répétitifs qui avaient été pénibles à faire au départ devenaient plus fluides, preuve que quand même ça s'améliorait, bien que j'ai pu être assez pessimiste au départ. Enfin, je restais un peu sur la réserve, car, mine de rien... Il y avait des choses qui ne s'amélioraient pas du tout, et c'était à croire que ça n'irait plus jamais. C'était peut-être ça les éventuelles séquelles dont avait parlé le chirurgien. Mais bon, je m'y étais résigné. Au moins j'avais une épaule qui redeviendrait valide ou presque, alors qu'avec une 300 Winchester comme celle qui m'avait transpercé... Un peu plus bas et j'aurais perdu un poumon. Encore que je n'y aurais tout simplement pas survécu. Bref, j'avais de quoi relativiser.

Finalement, j'avais fini ma séance et j'étais assis dans un calme tout relatif avec les électrodes branchées sur mon épaule. Ce truc, c'était vraiment bizarre, mine de rien. A la fois désagréable parce que ça chatouillait et picotait, et puis aussi agréable, parce que ça avait tendance à soulager les muscles au bout d'un moment. Décidément, j'étais partagé sur les électrodes. Je relevai finalement la tête de mon IPod sur lequel j'étais en train de zapper les musiques. Dans la pièce d'à côté, ça bossait toujours, je le voyais par la porte à demie fermée. Et si bien entendu je voyais les personnes qui s'affairaient à côté - une petite fille à cloche pieds sur un trampoline, une blonde qui me disait vaguement quelque chose en train de s'étirer, un vieux monsieur faisant des exercices du dos - elles pouvaient aussi me voir. Autant vous dire que je me fichais pas mal d'être assis avec les électrodes patchées sur mon torse nu. Quand bien même je n'avais plus tous mes muscles juste bons à me mettre à l'aise avec ma superbe plastique, je n'avais pas vraiment honte de mon corps, et si on me voyait, tant pis. Ce n'était pas comme si j'avais délibérément laissé la porte de la pièce ouverte, personnellement.

J'étais en train de regarder à travers leur fenêtre lorsqu'un énorme coup de tonnerre me surprit. Il fallait dire que même avec la musique à une bonne intensité sonore dans les oreilles, j'avais entendu le coup de tonnerre, et les lumières s'étaient éteintes et rallumées. Bien sûr, l'éclair aveuglant avait pris le relais pendant l'extinction, et d'ailleurs avec plus d'intensité que les ampoules. Je n'étais pas naturellement peureux des éléments, et pour cause j'avais passé des nuits d'orage dans mon habitat de prédilection, les ruelles. Mais là ça avait été carrément surprenant, assez pour que je coupe la musique et scrute la fenêtre. Les éclairs zébraient le ciel et la pluie s'abattait par vagues sur les fenêtres. Quelque chose me disait que ce n'était pas un traditionnel petit orage d'automne. Je passai une main dans mes cheveux, distrait.  


Alexandre ҩ Clarissa