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 Le poids des regrets | Pv Aurélien

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MessageSujet: Le poids des regrets | Pv Aurélien    Sam 11 Oct - 0:08


   


Le soleil déclinait derrière les paysages défilants à toute vitesse, et déjà, les bâtiments revêtissaient leurs habits nocturnes et leurs colliers de lumière.
Les villes lumineuses s'effaçait au profit de routes de campagne, bordé de forêt épaisse, et ces dernières faisait finalement place aux autoroutes...
Adieu marais salant et crêpes salé...

Blottit contre le siège passager d'un pick-up noir, une brunette comptait les heures, la tempe contre la vitre. Son beau regard noisette était perdu au loin, parmi l'obscure végétation, protégée par le hululement des chouettes, étrangement ancré sur les arbres, comme pour tenter de ralentir la voiture par ce simple geste, s'arrêter, cesser de rouler en direction d'Etretat.

Ariane avait quittée il y avait plus de six mois cette jolie ville normande, sans un mot ni explication. Motif ? Personnel.
Seuls les bénévoles du chenil étaient au courant car mine de rien, elle en était la directrice et ne pouvait se permettre de disparaître comme ça... De plus, elle se moquait du jugement qui lui porterait.

Elle avait bien supervisé ce refuge à distance, surveillée de près les dossiers des animaux etc, mais elle n'avait pu garder d'autre lien avec Etretat... Elle n'avait pas assez rencontrée de personne pour se dire "Je devrais peut-être leur en parler", elle ne s'était pas assez forgé d'amitié ni réussit à s'accrocher à un lieu autre que son chenil pour trouver la force de se confier à quiconque sur les raisons de son départ...

Sur les genoux croisé de la demoiselle trônait tristement des portes documents de diverses couleurs, mais l'un d'eux attirait l'oeil autant que la tristesse apparente de la jolie demoiselle : le nom "Blackmore" y était inscrit au marqueur noir, suivit de diverses notes qui se référaient presque toutes au code pénal...

"- Arrête de tirer la tête Ari' ! ... Moi qui pensais que tu serais heureuse de retrouver les chevaux et tes chiens chéri, c'est raté..." Soupira le conducteur en lançant un rapide coup d'oeil à sa cousine.

Pourtant Ariane Blackmore ne bougea pas d'un poil, songeuse.
Elle était heureuse de retrouver son chenil, certes, mais quelque chose la freinait : Aurélien.
Elle était partie comme une lâche de peur qu'il la juge, de peur qu'il dévoile une partie qu'elle ne connaîtrait peut-être pas, de peur de faire resurgir son passé dans une relation fondée sur de jolies bases, alors pourquoi tout gâcher ?
Hélas, sa décision avait tout gâcher, et à force de craindre le pire, ses occasions de se racheter avait filé entre ses doigts, comme l'eau salée...

Une étrange brume vint alors voiler les yeux noisette de Miss Blackmore, si bien que, au bout de quelques minutes les larmes vinrent rouler sur les joues de la demoiselle dont les yeux ne quittait toujours pas le paysage...
Qu'aurait-elle dû dire ? "Salut Aurélien, je dois me rapprocher de Nantes le temps du procès de mon père pour supervisé et témoigner durant ce dernier. Ah ? Tu ignorais que mon père était un criminel et qu'il me battait pour passer ses nerfs ? Bah maintenant tu le sais." Etait-ce vraiment la solution ?

La jeune femme finit par sombrer tristement dans les bras de Morphée et fut réveillée quelques heures plus tard par le roulement des vagues s'échouant sur le sable, par le piaillement incessant des mouettes, et par l'odeur du sel porté par les vents.
Son regard voua donc un intérêt rare au paysage, se remémorant alors scène par scène sa rencontre avec Aurélien...
Son émerveillement face au jeune mannequin, la douceur dont il faisait preuve, mais ce qu'elle n'avait pu oublier malgré les mois passés, c'était sons sourire.
Il restait là, gravé en elle...

Bientôt, la voiture atteint une immense bâtisse entourée de vert paddocks. Le coeur d'Ariane se serra mais une lueur déterminée avait enfin réussit à animer ses yeux rougit par les pleurs.
Après de tendre "au revoir", Ariane quitta son cousin en lui assurant que tout irait bien.

Ses pas résonnèrent donc tranquillement sur le chemin dallé, poursuivit par le roulement irrégulier d'une valise pleine à craquer.
Tout était calme, il n'était pas loin de vingt-trois heures et pourtant, Ariane espérer pouvoir retrouver les clefs de son studio.
Mais à vingt-trois heures ? Qui était encore là ? ...

Ariane erra donc dans le bâtiment A qu'elle habitait quelques mois plus tôt, grimpa les escaliers d'un pas mal-à-l'aise, et finit par atterrir guidé par le hasard, les remords ou par son subconscient, au troisièmes étage, face à un nom qui lui faisait mal.
Que devait-elle faire ? Fuir à nouveau ? Pour aller où ? Pour faire quoi ? ... Et puis, il était tant de confirmer ou non ses craintes : Son départ avait été lâche et n'avait eté sujet à aucune justification, comment ne pas lui en vouloir...?
Rester à voir à quel point il la haïssait...

Elle s'approcha donc de la dite porte et apposa son poignet contre le bois, hésitant encore à frapper ou fuir en courant.
Il fallait pourtant faire face aux conséquences de ses actes, tôt ou tard, et il valait mieux aujourd'hui que dans quelques mois, lorsqu'ils se croiserons par hasard.
Une inspiration profonde et la voilà lancée.

Deux coups lents et timides furent frapper, et la brunette à la tête baissée termina de sécher ses larmes histoires de ne pas éclater de nouveau en larme entre deux mots.
Son regard était incapable de se lever sans laisser échapper de nouvelles perles salée, et plus les secondes passaient à la manière d'une éternité, plus la directrice du chenil se sentait pitoyable.

-Aurélien...? Appela t'elle timidement

Elle venait de frapper à la porte d'un homme qu'elle avait délaissé sans lui offrir la moindres nouvelles, campait avec sa valise devant sa porte, et à 23h en plus...
Ca craignait.

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Louis T. Delmas
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MessageSujet: Re: Le poids des regrets | Pv Aurélien    Sam 11 Oct - 12:42




Aurélien & Ariane

" Le poids des regrets. "

La fenêtre ouverte, assis sur le rebord, mon regard détaillait le paysage. J’avais la chance d’avoir vue sur les prairies, qui n’étaient pas illuminées, et d’être capable d’apercevoir quelques étoiles grâce au peu de lumière des environs. Ma vie était tellement peu passionnante ces derniers temps que j’avais pris l’habitude de regarder le ciel lorsque je n’avais rien de mieux à faire. Côté boulot, tout  allait bien, mais les shootings se faisaient un peu plus rares ces derniers temps, sans que je ne sache trop pourquoi. Alors je passais mes journées dans les écuries ou chez moi à penser et à arranger mes cheveux toutes les cinq secondes tellement c’était devenu une habitude quand je m’ennuyais. Une vraie fille quand je m’y mettais. Non, c’était plutôt le fait d’être obligé d’être toujours beau et présentable pour le boulot, et même en dehors, parce qu’un mannequin, ça se doit de donner une bonne image de soi-même. C’est comme ça. D’un geste automatique, je pris le paquet de clopes sur la petite table posée à côté de la fenêtre, ainsi que mon briquet rouge vif, que je finis par fixer pendant un long moment, avant de jeter les deux objets dans un coin de la pièce, refixant mon attention sur le ciel étoilé. Fallait vraiment que j’arrête de fumer. C’était ce que je me disais depuis des mois maintenant, et j’avais jamais réussi à n’en fumer aucune de toute la journée. Et ce n’est surtout pas en fumant à nouveau de plus en plus régulièrement que j’arriverais à arrêter, alors fallait que je fasse preuve d’un peu de détermination. Ce paquet resterait là jusqu’au lendemain. Ou en tout cas, j’allais tout faire pour.

Pour le reste, mon appartement était relativement bien rangé. Pas non plus à la perfection, mais assez pour ne pas trébucher sur le moindre truc qui traînait par terre. Je venais de prendre une douche, étant rentré des écuries assez tard parce que j’avais entrepris de m’occuper à fond de Black Pearl. Je l’avais montée pendant un long moment, puis je l’avais emmenée brouter, puis un long pansage s’imposait, suivi d’un moment de réflexion – dans son box, cette fois. J’avais finalement enfilé un jean bleu foncé et une chemise noire toute simple dont j’avais remonté les manches jusqu’aux coudes. Appuyant ma tête contre le rebord de la fenêtre, j’aperçus Cassiopée, une des seules constellations que je connaissais à part la Grande Ourse. Je sortis mon smartphone de ma poche, avant de lancer une application à propos des étoiles, que j’avais installée il y a quelques semaines de cela. Depuis quand je m’intéressais tellement à l’univers ? Depuis que j’avais réalisé que c’était apaisant. C’était drôle de ce dire que toutes ces choses – les étoiles, les planètes – se déplaçaient à une vitesse hallucinante alors qu’à nos yeux, elles paraissaient fixes. De se dire que la terre tournait rapidement, elle aussi, alors qu’on n’avait pas le tournis à cause de ça. Un avion passa et je le suivis du regard, avant de me reconcentrer sur le W que formait Cassiopée. Lorsque j’entendis toquer à la porte, je tournai vivement la tête vers celle-ci, un sourcil haussé. Je n’avais vraiment pas l’habitude d’avoir de la visite, en général c’était plutôt moi qui allais vers les gens. Je me levai donc et fermai la fenêtre, réalisant qu’il faisait plutôt frais dans mon appartement, maintenant. J’augmentai un peu le chauffage, puis une voix retentit, et je me figeai. Je reconnaissais cette voix. Je la connaissais, même. Ariane. Elle était de retour. Pendant un moment, j’hésitai à aller ouvrir.

Elle était partie sans dire un mot, sans me donner quoi que ce soit comme explications. Je m’étais trop attachée à elle en trop peu de temps, et son départ avait fait mal, très mal. C’était étrange puisque je ne la connaissais pas plus que ça, après tout, mais j’adorais vraiment cette fille, et elle me changeait. Elle me rendait plus délicat, moins lourd, plus mignon. Je pensais vraiment qu’elle m’appréciait un minimum aussi, mais le fait qu’elle soit partie sans laisser aucune trace prouvait bien le contraire. Ce n’était qu’une illusion. Alors oui, je lui en voulais. De ne pas m’avoir prévenu, de m’avoir donné de faux espoirs – sans le savoir, peut-être, je n’en savais rien – de m’avoir menti, en quelque sorte. Pourtant, je partis ouvrir, parce que moi au moins, je n’étais pas un lâche. Je faisais face. Je déverrouillai la porte et l’entrouvris, posant mon regard sur une des filles les plus sublimes de la terre. Je le pensais vraiment, ça, et ce n’est pas parce que je lui en voulais que j’allais dire le contraire. Je la fixai sans dire un mot, ne sachant pas si oui ou non il fallait que je lui balance des reproches. Non. Pas encore. Il fallait d’abord que j’écoute ce qu’elle avait à me dire, à condition qu’elle veuille bien me parler de quoi que ce soit, bien sûr. Mais si elle était là, ça voulait dire que c’était le cas. Je m’écartai finalement, ouvrant un plus la porte, tendant la main vers mon appartement pour l’inviter à y entrer, toujours silencieux. Je refermai la porte derrière elle et m’y adossai, les bras croisés, le regard posé sur elle. Un regard contenant certains reproches, mais aussi de la déception ainsi que, même si ça ne se voyait pas, de la joie de la revoir. J’étais heureux qu’elle soit revenue, mais ça, pour l’instant, je refusais de me l’avouer.

« Qu’est-ce qui t’amène ? » lui lançais-je finalement sur le ton le plus neutre possible, même s’il penchait plus vers l’énervé, sans le vouloir.




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MessageSujet: Re: Le poids des regrets | Pv Aurélien    Sam 11 Oct - 18:58


   


Des pas retentirent en direction de la porte, et la fuyarde retint ses jambes de partir à toute allure. Elle devait rester, et cela ne relevait plus du simple demaine du devoir, non, elle avait besoin de le revoir.
Et, lorsque la porte laissa apparaître le mannequin, la jeune femme ne pu s'empêcher d'afficher un pâle sourire : il n'avait pas changé...

Du moins, si on omettait son regard...
Il lui en voulait, et ces jolies prunelles en témoignaient mieux que milles et un reproches, cependant il semblait vouloir lui accorder une once de chance en la laissant entrer : il ne fallait pas la gâcher.
Ariane entra donc, balayant d'un timide regard l'environnement dans lequel vivait son beau Roméo alors que ce dernier s'adossait contre la porte.

La voilà définitivement prise au piège : elle ne pouvait à présent plus fuir et devait s'expliquer.
Alors, la jeune femme vint se poser sur le canapé du bel homme sans pourtant oser le regarder. Son cœur suffoquait entre son battement trop rapide et l'étouffement que lui procurait les remords. Cependant, il ne fallut que quelques minutes douloureuses à Ariane pour laisser échapper ses premiers mots en réponse au questionnement de son hôte :

-Toi... Glissa t'elle en levant ses beaux yeux noisette vers les siens.

Ses mains jouaient nerveusement avec la poignet de sa valise qu'elle n'avait toujours pas quitté, et, au bout de quelques secondes de silence, la voix tremblante de la belle continua tranquillement, la tête basse et le regard en larme.

-]Je suis partie sans dire un mot, sans laisser une nouvelle, et je n'ai aucune excuse valable à te soumettre pour obtenir la moindre compassions. J'ai simplement été lâche de peur que tu me juges... Ce n'est pas toujours facile d'être honnête ou de ne pas avoir peur de voir le regard des gens qu'on aime changer... Je ne voulais pas que tu saches que mon père était un criminel, que si je partais c'était pour régler de vieille affaire familiale pas très net, et pour mener un procès contre mon géniteur... J'ai eu peur... Je ne voulais tout simplement pas que tu me regardes autrement que durant notre rencontre... Que tu ais pitié ou que tu décides de m'ignorer...

Sa voix s'effaca de nouveau, engloutit par le silence de la pièce.
La jolie brune ignorait comment faire aboutir ses excuses sans partir à la dérive et s'embrouiller entre les diverses idées qui l'entouraient si bien que, elle finit par se perdre parmi ses propres idées.
Voilà pourquoi elle détestait ce genre de situation...

Ariane Blackmore se leva donc et vint à la rencontre d'Aurélien, venant se réfugier contre son corps sans pour autant le prendre dans ses bras. Elle se tenait là, collée ses bras croisés, la tempe sur son coeur, les bras le long du corps.
Si elle ne trouvait pas les bons mots, elle devait cependant lui faire comprendre qu'elle tenait trop à lui pour laisser une telle erreur briser ce qu'elle considérait comme une belle relation.
Alors ses lèvres se délièrent et laissèrent échapper d'une voix douce mais tremblante :

-J'ai fait une erreur, j'en suis vraiment désolé Aurélien... Je ne l'aurais surement jamais commise si je ne tenais pas autant à toi... Si je ne me préoccupait pas autant du regard que tu me portais... Mais ce qui est fait est fait et... Je m'en veux infiniment... Je suis désolé... Vraiment désolé...
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MessageSujet: Re: Le poids des regrets | Pv Aurélien    Dim 12 Oct - 17:14




Aurélien & Ariane

" Le poids des regrets. "

Ariane avait l’air mal, et l’espace de quelques secondes, j’ai cru qu’elle ne rentrerait pas. Elle était timide, et ça je ne m’en souvenais que trop bien, alors je pensais vraiment que mon regard peu accueillant l’aurait dissuadée de vouloir me parler. Mais non. Elle entra et, alors que je m’adossais à la porte, elle s’assit dans le canapé sans me regarder, sa valise à côté d’elle, que je n’avais pas tout de suite remarquée lorsqu’elle était apparue devant moi. Le petit mot qu’elle prononça lorsque je lui demandai la raison de sa venue me fit baisser les yeux, tandis que je me mordais la joue pour ne laisser paraître aucune émotion. Bien sûr que le fait qu’elle soit là pour moi me faisait plaisir, mais elle ne réussirait pas tout de suite à me faire sourire, c’était hors de question. Son regard qui glissa dans le mien m’arracha un léger frisson dans la nuque, déjà parce qu’elle avait l’air vraiment triste et aussi parce qu’elle était juste trop magnifique. Pourtant, je ne réagis pas, attendant simplement qu’elle continue. Elle se mit à jouer nerveusement avec sa valise et j’eus soudain très envie d’aller la rassurer, mais il ne fallait surtout pas que je craque trop tôt, ça me ferait passer pour le mec qui se laisse facilement marcher sur les pieds. Et puis cette fierté à préserver, aussi…

Elle commença donc à parler d’une voix tremblante, le regard baissé en me disant qu’elle avait eu peur de mon jugement. Mais pourquoi l’aurais-je jugée ? S’il fallait vraiment qu’elle parte, alors ce n’était pas à moi de lui en vouloir pour ça, ça aurait été complètement ridicule. Ce qu’elle me raconta à propos de son père me déstabilisa, et j’abandonnai ma posture de mec en colère, me relâchant un peu. Elle ne m’en avait jamais parlé, et je n’aurais pas pu m’en douter, mais je ne pus m’empêcher de me sentir un peu coupable. Elle avait une vie tellement plus triste que moi, et c’est moi qui râlais… J’aimais pas du tout cette idée-là. Avant que j’aie eu le temps de réfléchir à ce que j’allais lui répondre, elle se leva et vint poser sa tête contre mon torse. Mes muscles se raidirent, tandis que mon cerveau cramait petit à petit à force de trop réfléchir. Elle poursuivit sa tirade et ses excuses, qui semblaient tellement sincères qu’elles m’arrachèrent un grand pincement au cœur, ce qui ne fit qu’augmenter ce sentiment de culpabilité. Lentement, je décroisai les bras et posai doucement mes mains sur ses joues, avant de l’éloigner un peu de moi pour mieux la regarder. Le regard rivé dans le sien, je lui dis d’une voix beaucoup plus douce :

« Dis-moi, pourquoi tu croyais que je te jugerais ? C’est pas à moi de faire les choix qui t’appartiennent… C’est ta vie, pas la mienne. J’ai rien à dire là-dessus, et je t’en aurais même pas voulu, tu sais. » Je soupirai et terminai : « T’aurais dû me le dire. »

Je la lâchai et laissai pendre mes bras le long de mon corps, de la déception dans le regard. Encore plus qu’avant. Parce qu’elle avait eu peur de moi alors que j’avais toujours tout fait pour qu’elle se sente bien en ma compagnie, parce qu’elle me croyait capable de la regarder de travers juste parce qu’il fallait qu’elle parte pour une raison ou une autre… Non, c’était pas moi, ça. Et c’est vrai qu’on n’avait pas eu beaucoup de temps pour apprendre à se connaître, mais je pensais qu’elle me connaissait plus que ça malgré tout. Je m’écartai et me rendis dans la cuisine pour me servir un coca zéro, avant de lui lancer :

« Tu veux boire quelque chose ? »

Ben oui quand même, elle débarquait chez moi tard le soir, ce qui voulait dire qu’elle avait eu une journée bien chargée et un truc à boire ne serait pas de trop, si ? Bon, en fait c’était surtout un moyen de la garder un peu plus longtemps chez moi, parce que même si je m’étais écarté d’elle, la conversation était loin d’être terminée. J’avais une tonne de questions à lui poser, et sûrement elle aussi, alors bon… Une plus grande discussion s’imposait. Je revins près d’elle, lui offris sa boisson puis partis m’asseoir dans le canapé en lui faisant signe de me rejoindre.

« Si tu trimballes ta valise avec toi, c’est que tu viens d’arriver… » lui dis-je en désignant la dite valise d’un coup de menton. « J’imagine qu’il y a plus un chat dans les écuries, alors comment tu comptes faire pour ton appart’ ? »

Fallait déjà le trouver, avoir la clé – si elle ne l’avait pas encore – et puis un minimum s’installer aussi, mais à une heure si tardive, il était plutôt impossible de faire tout ça. Par réflexe, je jetai un rapide coup d’œil à ma chambre, avant de me reconcentrer sur mon interlocutrice. Au pire elle resterait ici, mais je connaissais un minimum Ariane pour savoir que ce n’était pas du tout quelque chose d’évident pour elle… Donc c’était à elle de voir. Pourtant, je ne lui en dis rien, préférant voir d’abord si oui ou non elle avait prévu quoi que ce soit. Je pris une gorgée de mon coca, avant de le déposer sur la table basse en face du canapé et de me tourner vers la brune, déposant mon bras sur le dos du fauteuil, entourant Ariane. Vous visualisez ? Mon regard se fit plus doux, alors que j’étais déterminé à continuer notre conversation d’un peu plus tôt, voulant à tout prix en savoir plus.

« Je t’avoue que ton départ a pas été simple… T’as laissé un vide dans ma vie, tu sais. Tu m’as changé, en bien, et je t’en étais vraiment reconnaissant. Mais quand t’es partie, j’avais l’impression de ne plus avoir aucune raison d’être celui que j’étais avec toi, alors j’ai repris les choses comme avant, et je suis redevenu le mec lourd qui drague tout ce qui bouge. » J’eus un faible sourire, avant de continuer : « C’est pas vraiment une mauvaise chose, c’est juste que j’aimais bien essayer de tout faire pour que tu m’apprécies, essayer de décrocher la lune pour quelqu’un que j’aimais bien, enfin, que j’aime bien… C’était un challenge, mais ça me réussissait vraiment. J’ai perdu ce sentiment de défi quand t’es partie. »

Je m’arrêtai quelques instants, posant mon regard sur elle, détaillant son visage, comme je l’avais déjà fait des dizaines de fois. Au risque de me répéter, elle était vraiment jolie. Elles se faisaient rares, les filles comme elles, surtout qu’elle avait aussi le caractère qui allait avec son beau visage. Je finis par lui demander gentiment, tout doucement :

« Tu veux parler de ton père ? »





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MessageSujet: Re: Le poids des regrets | Pv Aurélien    Dim 12 Oct - 22:53


   


Ariane était bien, là, collé au torse du beau jeune homme. Cependant, lorsque la brunette sentit les bras d'Aurélien se décroiser sous son corps, elle hésita à bouger mais en y repensant, rien n'aurait pu la convaincre de quitter son refuge.
Les mains du jeune hommes vinrent donc oser s'apposer sur ses joues, et c'est ainsi que notre petite fuyarde fut contrainte, en quelque sorte, de renoncer aux muscles, au torse et à l'odeur d'Aurélien au profit de ces grands yeux bruns.
Il finit par lui adresser la même douceur dans la voix que le jour de leur rencontre mais son interlocutrice ne put soutenir son regard trop longtemps, se sentant alors incroyablement stupide de ne pas avoir eu plus confiance en Aurélien. C'est vrai, si une personne aurait dû la soutenir, être en capacité de la calmer, c'était bien Aurélien...
Pourquoi ne lui avait-elle rien dit alors...?

-La peur nous conduit à faire bien d'absurdité... J'aurais dû, effectivement, te le dire... Mais je n'ai pas osée... Et puis, si tu l'avais appris, cette situation m'aurais conduite à mettre à jour de vieille cicatrices, des moments plus ou moins sombre de ma vie... Et j'étais trop lâche pour faire ça... Je ne voulais pas paraître faible à tes yeux, et surtout, je refusais d'affronter un passé que je fuyais depuis trop longtemps... Tu sais, je n'ai jamais été forte... Je n'ai jamais eu le courage de m'interposer lorsque je jugeait une situation injuste... Pourtant, je savais que, lorsque tu étais à mes côtés, j'étais en capacité de soulever l’Himalaya... Mais pas cette fois... J'ai laissé la peur m'envahir, et la peur est une arme redoutable pour conduire une personne à faire d'immenses bêtises...

Il avait libéré les joues d'Ariane de sa prison de douceur, au plus grand désespoir de cette dernière.
Étrangement, elle ne s'était pas crispé lors de ce contact qui aurait valut à bien des personnes une gifle monumental ... Étrange...
La métamorphosait-il ? ... A croire que oui...

Cependant, lorsque Aurélien lui tourna le dos, Ariane cru d'abord avoir une énième fois dit une bêtise... Elle s'apprêta à lui courir après, quitte à lui sauter dessus, l'immobiliser et le couvrir de milles et unes excuses lorsque le banal « Tu veux boire quelque chose ? » retentit.
Un soupire de soulagement échappa aux lèvres de la brune qui vint rejoindre son hôte au portes de la cuisine, sans pour autant les passer :

-Tu as un verre d'eau...?

Non, évidement que non. Quelle appartement aurait de l'eau sans blague ?
Ariane disparut donc du champ de vision d'Aurélien et vint poser son front contre un mur en blâmant son absurdité. Elle était idiote. Ou du moins pas en état de réfléchir... Il se faisait tard tout de même, et les événements de la journée n'avait pas favorisé un grand repos malgré les siestes multiplié du voyage en voiture...

Des pas se rapprochèrent et Ariane quitta le mur au profit du beau jeune homme qui rejoignait le canapé. Que devait-elle faire ? Le suivre ? S’assoir à côté de lui ? Près ou loin ? Devait-elle le contempler secrètement comme depuis son arrivé ou devait-elle au contraire craindre des questions ? Car interrogatoire était terminé n'est-ce pas ? ...

A son plus grand espoir, les questions ne relevait plus de son père, de son passé, ou des raisons absurdes qui l'avait poussé à quitter celui qui l'avait hanté durant un an... Il s'agissait de question plus pratique qui semblait vouloir se substituer aux questions qui torturait le cerveau de notre belle.

Et oui, répondre à des questions vitales -car mine de rien, Ariane voyait cela plus comme un test vitale qu'elle devait réussir sans quoi elle perdait sa seule motivation de rester à Etretat, la seule personne qu'elle désirait à ses côtés depuis trop longtemps-, l'esprit embrouillé par la tristesse, la peur, l'angoisse, le stress et le manque de repos ,n'était pas les meilleur facteurs pour ne pas répondre à côté de la plaque...
Autrement dit, elle priait depuis de début de leur conversation pour que ses paroles se rapproche au mieux possible de ses idées, de ne pas répondre à côté de la plaque, de ne pas dire n'importe quoi...

Heureusement pour elle, l'enjeu ici était de répondre à une question de logement et... Et il était vrai que Ariane n'y avait pas réfléchit aussi bien qu'elle aurait dû.
Sa seule hantise durant ces quelques semaines dernière était ses retrouvaille avec Aurélien, pas son appart... Et à son arrivée, elle y avait bien pensé quelques secondes mais sans plus...

Mmh... Que faire que faire...
Squatter une botte de foin à l'écurie avait beau être une idée un peu... Bizarre, mais Ariane l'avait souvent fait enfant. ... Sauf qu'aujourd'hui, cela ferait très bizarre...
Sinon, il y avait bien quelques couvertures au chenil ou ... Des... Chaises ?
Ariane vint donc s'installer inconsciemment aux côtés d'Aurélien, visiblement songeuse.
Pourtant, un sourire illumina son visage au bout de quelques secondes :

-Je trouverais bien ! Ne t'inquiète pas pour moi. Ce n'est que pour une nuit, demain je verrais bien. Au pire, il y a des... Hôtels ? Lança t'elle d'une voix joyeuse en posant son verre sur la table basse.

Elle s'étira donc tranquillement, et vit au même moment le bras d'Aurélien venir entourer son dossier. Elle resta donc immobile, les bras en l'air et un regard totalement désorienté planté dans celui d'Aurélien.
Il était tellement...
Ariane se sentit donc prise dans une romance holliwoodienne, face au héro, grand,beau, charmant, terriblement sexy et...
La brune sentit ses joues virer aux pivoines, si bien qu'elle fut condamné de fixer les murs de l'appartement comme pour éviter que Aurélien ne s'en rende compte, et, au moment où elle parvenait tout juste à calmer son mode groupie, Aurélien vint lui adresser quelques mots qui eurent le dont de la rendre totalement folle.

" l’impression de ne plus avoir aucune raison d’être celui que j’étais avec toi " ? "j’aimais bien essayer de tout faire pour que tu m’apprécies, essayer de décrocher la lune pour quelqu’un que j’aimais bien, enfin, que j’aime bien… C’était un challenge, mais ça me réussissait vraiment. J’ai perdu ce sentiment de défi quand t’es partie" ?
Cela voulait-il dire qu'il l'appréciez un peu plus qu'une simple amie ? Ou alors qu'elle était juste une super amie ? Ou alors qu'il s'agissait d'une forme de déclaration indirecte ?
... Les séries américaines à l'eau de rose influençait peut-être beaucoup trop son jugement lorsqu'il s'agissait de Aurélien, cela lui jouait-il encore des tours...?
Ariane ne sût quoi faire, suspendue à ses lèvres, en mode groupie. Ses propres lèvres étaient entrouvertes, incapable de prononcer le moindre mot ou de sauter sur celles d'Aurélien. A vrai dire, le cerveau d'Ariane semblait s'être éteint juste après ces paroles plus que troublante, et faisait jouer le bouton "repeat" pour être bel et bien sûr que tout était vrai... Car mine de rien, avec toute les heures de sommeil emmagasiné, peut-être dormait-elle encore ?
Était-ce donc un rêve ?
... Si c'était le cas, que rien ne la réveille.

« Tu veux parler de ton père ? »
Cette phrase eut l’effet d'une bombe. En effet, Ariane se retint de hurler sur Aurélien, pas pour avoir aborder ce sujet délicat, mais pour avoir brisé le romantisme créer juste avant...
Ah les hommes, tous des briseurs de rêve... T.T

-T'es nul. Lâcha t'elle visiblement déçu

D'ailleurs, cela piqua à vif la brunette. Pourquoi était-elle tellement déçue ? Pourquoi espérait-elle tant d'une telle relation ? ... Certes, Aurélien pouvait avoir des phrases plutôt ambiguë mais... Pas au point de lui déclarer sa flamme.
Tant pis, tant pis...
La jeune femme soupira et finit par se coller au dossier de son siège, la tête révulsée en arrière. Sa douce chevelure effleurait doucement le bras d'Aurélien alors que les yeux d'Ariane se refermait, doucement.
Elle resta silencieuse quelques instants avant d’entamer ce qui semblait être, son histoire.

-Je n'ai pas eu une enfance tragique tu sais... J'ai eu une enfance plutôt heureuse en fait. Mon père était éleveur de Hanovrien, excellent chevaux au passage... Il adorait ça, et il n'était vraiment pas mauvais, je dois le reconnaître. Il m'avait même offert l'un de ces meilleurs chevaux : Silver Knight. J'adorais ce cheval... Bref, après, il y avait ma mère. Comme beaucoup d'enfant, je considérait ma mère comme la meilleure. Elle était notaire, adorait son boulot, du moins, c'est le souvenir que j'ai d'elle... Et... Elle était vraiment magnifique... Autrement dit, j'avais une enfance dès plus agréable. Mes parents s'aimaient, m'aimait, on n'avait aucun souci finassier, du moins, pas à ma connaissance, et j'étais entourée de chevaux. J'adorais cette vie...

Elle marqua une pause et vint croiser ses jambes, signe qu'elle était mal à l'aise. Ses lèvres s'entrouvraient sans pourtant parvenir à laisser filtrer le moindre mot et, au bout d'une dizaine de minute de silence, la brune continua, bras et jambes croisées.

-Un peu avant mes dix-huits ans, mon père nous ramenait chez nous, ma mère et moi. Ils s'étaient disputés un peu avant, et mon père refusait de laisser le volant à ma mère, même avec de l'alcool dans le sang. Moi je ne disais rien, je voulais simplement rentrer... Mais c'est en ambulance que nous sommes rentrés. Ca c'est passé très vite, trop vite, et je n'ai pas eu le temps de comprendre.... C'était bizarre en fait, c'était comme lorsque l'on tente d'échapper à la fatigue après quatre nuits blanches... Je voulais dormir, mais les ambulanciers refusait que je ferme les yeux... Je me suis réveillée quelques jours plus tard sans séquelles graves, à part une peur panique des voitures... Ils voulaient tout de même me garder de peur qu'il m'arrive quelque chose, et alors que moi j'étais bloquée dans cet hôpital, mon père sortait en bottinant... Ma mère, elle... N'avait pas survécus.

Ariane finit par se redresser avant de se pencher en avant, les bras et jambes toujours croisé, une canine lacérant farouchement sa lèvre inférieur comme pour taire les pleurs. Ses cheveux masquaient pourtant en partit cette scène.
Quelques minutes plus tard, elle plut reprendre d'une voix plus amère.

-A ma sortie de l’hôpital, mon père avait changé. Il était déjà porté sur l'alcool, mais après le décès de ma mère ça à été pire. Il est devenu complètement fou et les chevaux ont commencé à être son défouloir. Il faisait n'importe quoi, il les blessés, tous le monde à l'élevage est partit, autrement dit, plus d'argent, et mon père n'a pourtant pas arrêter l'alcool, ça a été pire. J'avais presque dix-huit ans à l'époque, j'aurais pu partir, mais c'était mon père, je ne pouvais pas le laisser comme ça... C'était ma seule famille... Alors, lorsqu'il n'y eu plus les chevaux pour se défouler, les passants, les employés, et bien c'est sa fille qui a prit... J'étais régulièrement hospitalisé, et mon père me forçait à mentir sur les raisons de mon hospitalisation... J'ai même dû jouer les suicidaires pour faire gober aux médecins que ce qui m'était arrivé était de ma faute, et à moi seule... Bref, les médecins n'étaient pas absurdes, ils ont très vite compris ce qui se passait, et j'ai été retirée à mon père, couverte de mille et une protections, suivit par des tonnes de psy etc... Je pensais pouvoir tout arrêter mais ... Il semblait que je n'étais pas le seul défouloir de mon géniteur, par conséquent, cette personne à porté plainte, et j'ai dû appuyer son jugement... En quatre ans, je ne l'avais pas revu... Et il était toujours aussi froid. Je n'arrivais même pas à le regarder droit dans les yeux... Pitoyable hein... Enfin. Tu comprendras que moi et mon père ce n'est pas le grand amour, surtout depuis le procès...
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Louis T. Delmas
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MessageSujet: Re: Le poids des regrets | Pv Aurélien    Lun 13 Oct - 21:50




Aurélien & Ariane

" Le poids des regrets. "

« Je t’interdis de dire que t’es pas forte, Ariane. » lui dis-je en appuyant un peu plus fort mes pouces contre ses joues pour appuyer mes dires, sans pour autant lui faire mal. « T’es bien plus forte que moi, que la plupart des personnes ici, parce que d’après ce que tu me dis, t’as traversé beaucoup d’épreuves et t’en es ressortie entière, ou en tout cas en apparence… Alors je ne te laisserai pas dire ça, et la peur n’est pas un signe de faiblesse, au contraire. Crois-moi. »

Quand elle m’avait dit qu’en ma présence elle se sentait capable de soulever l’Himalaya, mon cœur avait manqué un battement, mais je n’en avais rien montré. Je ne savais pas pourquoi elle me mettait dans un tel état, surtout que je lui en avais énormément voulu ces derniers mois et qu’il ne suffisait que de l’avoir en face de moi pour que toute ma colère s’envole… C’était déstabilisant. J’avais fini par aller nous chercher quelque chose à boire pour me reprendre un peu, parce que je sentais que je glissais vers elle, petit à petit, et ce n’était pas dérangeant, mais plutôt dangereux. J’étais réellement tombé amoureux une fois dans ma vie, et cette histoire-là avait mal tourné. Je ne voulais pas que ça m’arrive une nouvelle fois, surtout que maintenant, je savais qu’Ariane était capable de s’envoler sans prévenir. Et là, c’était à mon tour d’avoir peur. Peur de devoir me passer d’elle une seconde fois. Nos boissons servies, je partis m’installer dans le canapé en attendant qu’elle me rejoigne, tout en lui demandant où elle comptait dormir. Elle réfléchit quelques instants en s’asseyant à côté de moi, puis m’annonça qu’elle comptait éventuellement passer une nuit dans un hôtel, ce qui me fit froncer les sourcils.

« Un hôtel ? Y’a que des trucs minuscules à Etretat, et la réception est fermée la nuit en général… » J’hésitai un peu, puis, avec un sourire adorable aux lèvres, je tentai: « Je préfèrerais que tu restes ici… Pas parce que j’ai envie de te sauter dessus hein, juste parce qu’il se fait vraiment tard et que ça me rassurerait. » Mon sourire s’agrandit un peu, en espérant qu’elle ne le prenne pas mal parce que bon, j’avais un peu de mal à abandonner mon comportement lourd, même avec elle, pour le moment. « Après, je vais pas te forcer à rester ici si t’en as pas envie, donc c’est à toi de voir. En tout cas, si tu choisis d’aller à l’hôtel, c’est moi qui t’y conduis. »

C’était la moindre des choses ! Mais je préférais quand même de loin l’idée qu’elle dorme dans mon appartement. Dans mon lit, mais sans moi, du coup. Sinon elle risquait de ne pas survivre à la nuit, et ça aurait été bien dommage… Elle s’étira pendant que je passai mon bras sur le dossier du canapé derrière elle, ce qui la fit s’arrêter net, le regard planté dans le mien. Son petit air perdu m’arracha un léger sourire en coin, puis je détournai le regard pour éviter de la mettre encore plus mal à l’aise. Je pris finalement la parole pour lui expliquer mon côté de l’histoire, pour lui faire comprendre que son départ m’avait déçu, et pourquoi. On m’avait toujours dit qu’il fallait parler aux gens pour résoudre les problèmes, alors c’est ce que je faisais… Et franchement, ça faisait du bien de pouvoir me lâcher un peu comme ça. J’avais voulu lui dire tout ça au téléphone, mais elle n’avait jamais décroché, alors j’avais fini par abandonner au bout d’un moment pour passer à autre chose. Ariane ne sut visiblement pas quoi me répondre, puisqu’elle resta silencieuse, me dévisageant simplement. Son silence m’obligea à lui dire autre chose, et visiblement, j’aurais mieux fait de me taire, vu ce qu’elle me lança juste après. J’étais nul ? Je souris, avant de répondre :

« Il paraît, oui. Je fais pas exprès, désolé. »

Je haussai les épaules, le regard doux, le sourire qui s’effaça légèrement pour laisser place à un simple sourire en coin. Je me tus, pour finir, parce que sinon j’allais sortir connerie sur connerie et c’était tout sauf une bonne chose. Elle bascula la tête en arrière et ses cheveux vinrent chatouiller mon bras à moitié dénudé, et je me retins de jouer avec, parce qu’elle se mit à parler après avoir poussé un soupir. Les yeux rivés sur elle, le visage sérieux et attentif, je l’écoutais. J’écoutais chaque mot de chaque phrase, chaque syllabe de chaque mot, j’écoutais sa voix qui partait dans des tonalités différentes au fil de ses paroles, et je regardais ses lèvres bouger, puis s’arrêter, puis repartir. Je fus pris d’une soudaine pitié envers elle, mais je la gardai pour moi, me souvenant de ce qu’elle avait dit un peu plus tôt. « Je ne voulais tout simplement pas que tu me regardes autrement que durant notre rencontre... Que tu aies pitié ou que tu décides de m'ignorer… » Malgré tout, l’entendre parler avec tant de difficulté me faisait mal au cœur, et je voulais seulement la prendre dans mes bras à ce moment-là, mais je ne savais pas si elle accepterait ce geste. Elle n’était pas comme les autres, cette fille, elle ne réagissait pas comme tout le monde… Alors j’écoutais simplement. Elle se pencha en avant, de sorte que je ne puisse plus voir son visage, mais mes yeux restèrent pourtant rivés sur elle. Lorsqu’elle sembla avoir terminé, je laissai un petit moment de silence s’installer, avant de me lever et de m’accroupir devant elle pour pouvoir la regarder. Je passai mon index sous son menton pour l’inciter à me regarder, tout doucement, sans la forcer. Je lui fis un petit sourire adorable, avant de lui souffler :

« Et après tu me dis que t’es pas forte ? » Je pris ses mains dans les miennes, avant de continuer : « J’aurais jamais eu le courage de faire tout ce que tu as fait, de me battre jusqu’au bout comme ça. Je t’admire, tu sais. Et t’es pas du tout pitoyable, comme tu dis… C’est lui qui est pitoyable de pas avoir réalisé à quel point il avait de la chance d’avoir une fille comme toi. » Je lui fis un nouveau sourire, avant de continuer : « Oui, je sais, ce que je dis ressemble à un vieux cliché, mais j’ai pas l’habitude de faire de beaux discours alors faut pas m’en vouloir… N’empêche que je le pense vraiment. » Mon sourire s’effaça et je serrai un peu ses mains dans les miennes, ne détachant pas mon regard du sien. « Je suis désolé de t’avoir posé la question. J'aurais pas dû. »



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MessageSujet: Re: Le poids des regrets | Pv Aurélien    Mar 14 Oct - 2:56


   


Une inspiration envolé par ces paroles immobilisa Ariane toute entière. Son regard noisette, dont la pupille tremblait de stupéfaction, ne quittait plus ce regard si doux qui lui faisait face.
Pourquoi était-il si gentil avec elle...?
Ariane contempla Aurélien s'accroupir devant elle et finit par sentir une larme lui brûler la joue. Elle était incapable de parler, incapable de réfléchir, seul son regard stupéfait témoignait d'une réelle émotion.

Ses lèvres s'entrouvrirent une première fois afin de laisser glisser quelques mots muets, se refermèrent comme pour se raviser, et finit par se sceller.
La tendre chaleur qui entourait ses mains, bien que dérangeante au premier abord, finit par se métamorphoser en une douceur dont la jolie demoiselle avait besoin. Une douceur qu'elle avait appris à mépriser, repousser, ignorer, depuis quatre ans et qui aujourd'hui, lui était plus que vitale.. Surtout si elle était délivrée par cet homme, ce chevalier en armure étincelante venu lui apporter un coquillage un an plus tôt, au son des vagues...
Le regard de notre brunette se fit alors plus doux, reconnaissant, et sa tête se baissa. Sa joue vint trouver refuge contre la main chaude de son protecteur, s'y frottant à la manière de chat, avant de s'immobiliser totalement. Elle était bien, aux mains d'une quiétude qui avait prit le nom de Aurélien.

Le poids de l'épuisement, de la peur et de l'angoisse s'était finalement envolé, et le corps d'Ariane pouvait donc, enfin, se détendre.
D'ailleurs, derrière les ondulations de sa chevelure, il semblait qu'elle s'était endormit, et bien que cela ne soit pas le cas, Ariane semblait rêver...
Enfin, au bout de quelques minutes, la jeune femme releva la tête, un tendre sourire aux lèvres :

-Ne t'excuses pas, Aurélien. Si tu ne m'avais pas questionnée, ce ne serait jamais sortit... Et ... Il fallait que tu le saches. Ce n'est pas comme si tu n'étais qu'un simple inconnu à mes yeux.

En silence, elle se remémorait chacune de ses paroles et les gravait dans sa mémoire afin de ne pas les oublier, elles étaient bien trop précieuse pour sombrer dans l'oublie.
... Cet homme était bien trop précieux à ses yeux pour ne pas assimiler chacun de ses mots... Et, plus Ariane y songeait, plus elle comprenait  qu'elle tenait beaucoup plus à lui qu'elle ne l'imaginait...
Cela rendait la proposition de rester dormir chez lui un peu plus délicate, bien qu'incroyablement séduisante...

Accepter était certes, une solution de facilité, mais Ariane se voyait mal dormir sur le canapé du plus beau mec de HB et d'Etretat... Et puis, qui sait, peut-être qu'une crise de somnambulisme passerait par là et Ariane se retrouverait dans le lit d'Aurélien, avec ce dernier ! Quelle situation génia... Embarrassante !
La seconde option était d'aller à l'hotel, supposant que l'un d'entre eux était encore ouvert, et que Aurélien la raccompagnait. En effet, la route à pied était déjà longue, alors sous le clair de lune et l'emprise de la fatigue...
Ariane arbora donc une petite mou songeuse et finit par murmurer :

-Je me ferais toute petite, promis... Je dormirais dans un coin et promis, je ne ferais aucun brui.

Cela voulait-il dire qu'elle acceptait de dormir chez lui...? Il semblait que oui...
Ariane semblait avoir retrouver un semblant de bonne humeur, signe qu'elle avait déjà refouler l'image de son père loin de ses pensées. Cependant, une lueur toute nouvelle animait désormais ses grands yeux couleur noisette : une reconnaissance sincère mêlé à une certaine douceur.
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MessageSujet: Re: Le poids des regrets | Pv Aurélien    Ven 17 Oct - 22:45




Aurélien & Ariane

" Le poids des regrets. "

Alors qu’Ariane passait ma main sur sa joue, les yeux fermés, je détaillai son visage, un léger sourire aux lèvres. Tout était parfait, chez elle. Son caractère, son visage, son sourire. Je n’avais plus regardé une fille d’une telle façon depuis des années, et quelque part, ça faisait du bien de retrouver cette sensation de tomber amoureux. Parce que oui, c’était ce que j’étais en train de faire, sauf que j’essayais de refouler mes sentiments le plus possible pour ne pas commettre une erreur déjà commise dans le passé. En général, les filles défilaient devant moi et j’essayais de ne pas m’attacher à elles. Jusque-là, j’avais réussi. Mais avec Ariane, tout était différent. Sa sensibilité, sa gentillesse et sa douceur étaient à fondre, et je me sentais bien avec elle. Je n’avais pas envie de la lâcher, pas envie qu’elle parte, pas envie qu’elle s’envole une nouvelle fois. C’était ça, la différence.

Je profitai de ce contact de sa peau contre la mienne que la jolie brune fit durer, puis elle ouvrit les yeux et releva la tête vers moi, tandis que j’entraînai doucement sa main pour la poser à côté d’elle, sur le canapé. Je m’excusai finalement de lui avoir parlé de son père, parce que ça ne l’enchantait clairement pas – c’était compréhensible – mais elle balaya mes excuses au moyen de paroles rassurantes. Sa dernière phrase fit s’accélérer le rythme de mon cœur, sans que je ne sache y faire quoi que ce soit, et je lui répondis d’une voix douce :

« Je vais encore sortir une phrase de film, mais… Si t’as besoin de parler, je serai toujours là pour t’écouter, d’accord ? »

Je souris, avant de me rasseoir dans le canapé à côté d’elle, un peu plus près cette fois-ci, lâchant ses mains à contrecœur. Son expression du visage changea en une moue songeuse et je haussai un sourcil, avant de me remettre à sourire lorsqu’elle m’annonça qu’elle se ferait toute petite en restant chez moi pour la nuit. Je n’aurais jamais cru qu’elle accepterait si vite ! En tout cas, c’était juste parfait. Lorsqu’elle parla de dormir dans un coin, je lui répondis en secouant la tête et en fronçant les sourcils :

« Pas question que tu dormes dans un coin ! Je prends le canapé, tu prends le lit. Ou l’inverse, si tu y tiens vraiment, mais ça me ferait vraiment plaisir que tu prennes le lit, je me sentirais mieux. »

Je lui fis un sourire ultra-craquant, le regard doux. Pas charmeur pour un sou, parce que sinon ma proposition de passer la nuit chez moi ne passerait pas comme il faudrait. Inutile de la traiter comme les autres filles en faisant le mec insistant, parce qu’elle était justement pas comme les autres ! Je finis par me redresser en jetant un coup d’œil à travers la pièce, puis je me levai. Je partis ranger le paquet de clopes et le briquet rouge vif que j’avais balancé dans un coin – parce qu’il fallait avouer que ça ne le faisait pas trop – et en rangeant, je lançai à Ariane :

« Je peux encore faire quelque chose pour toi ? Tu as faim ? Soif ? Froid ? T’es fatiguée ? » Nouveau sourire, avant de passer ma main dans mes cheveux par réflexe. Je me dirigeai vers la porte de ma chambre et l’entrouvris, avant de balayer la pièce du regard. « T’as du bol, j’ai changé les draps et j’ai fait le ménage ! Ca m’arrive quasiment jamais, c’est ton jour de chance. »

Je laissai échapper un léger rire, avant de refermer la porte de ma chambre et d’apporter nos verres – vides – à la cuisine. Je les posai à l’envers dans l’évier, puis m’appuyai contre l’encadrement de la porte de la cuisine, le regard rivé sur Ariane que je voyais de dos. J’eus un petit moment d’hésitation, puis je m’approchai d’elle, un petit sourire malicieux aux lèvres, me penchai au-dessus du dossier du canapé et posai un petit bisou sur sa joue, qui dura à peine une seconde. J’approchai mes lèvres de son oreille et lui chuchotai :

« C'est génial que tu sois revenue. »




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MessageSujet: Re: Le poids des regrets | Pv Aurélien    Lun 20 Oct - 2:57


   


Ariane contemplait doucement les iris du brun, elles étaient magnigiques... Vraiment. Un sourire doux et teinté d'une joie retrouvée s'était tendrement dessiné sur son visage, du moins, jusqu'à qu'Aurélien ne lui propose de dormir dans son lit.
Son cœur trébucha sur l'un de ses battements et Ariane se retrouva là, visiblement troublée par cette proposition. Dormir dans les draps d'Aurélien ? Là où son corps se couchait ? Entourée par son parfum et ses affaires ? Bien sûr qu'elle en rêvait ! Mais cela était tout de même déstabilisant... Parce que mine de rien, cette possibilité n'existait que dans ses rêves en temps normal...

La jeune femme laissa Aurélien ranger son briquet et son paquet de cigarette, encore perturbée par une proposition soumise plus tôt.
Et, lorsqu'il finit par lui demander ce dont elle avait besoin, la jeune femme esquissa un léger sourire mais retint sa langue, laissant parler le beau mannequin, une lueur amusée au coin de l’œil. Ce qu'elle voulait ? C'était se blottir contre lui dans un câlin éternel. Ce dont elle avait besoin ? C'était de ses lèvres...
Et, lorsque Aurélien mit en évidence la chance qu'elle avait d'arriver une fois le ménage fait, la jeune femme ne pu s'empêcher de rire. Était-il aussi désorganisé qu'elle ?
Cependant, il était tellement adorable lorsqu'il disait ça qu'Ariane ne pût s'empêcher de le contempler avec des yeux doux... Elle se sentait idiote de fondre à chacun de ses sourires, de ses passages de main dans ses cheveux, de ses regards, de ses éclats de rire, mais comment ne pouvait-elle pas succomber ? ... C'était comme résister à l'appel d'un chocolat chaud et de ses chamalow ! ... C'était Impossible ! Tout simplement ! Et, alors qu'Ariane comparait Aurélien à son plaisir culinaire favoris, elle ne le vit pas disparaître dans la cuisine, trop occupée à voir défiler dans son imaginaire un Aurel-Chamalow, ou Aurélien avec un plateau comportant une tasse de chocolat chaud et des chamalow. Aaah...
Comment ne pas fondre ?

.... Quoi... Tout le monde avait ses pêchers mignons...! Vous n'avez pas le droit de juger ! ... Bon ok, les chamalows et le chocolats chaud n'étaient pas au goût de tout le monde, mais Ariane en étaient accrocs...
Et, alors qu'Ariane traçait dans son imaginaire un lendemain fictif, autrement dit, levé digne d'une princesse, avec un Aurélien et un plateau garnit de son pécher mignon et un magnifique baisé en digne de...
Hein ?!!
Son rêve devint réalité lorsque un baisé vint s'apposer sur sa joue, et, presque instinctivement, Ariane vint se saisir délicatement de la manche d'Aurélien, timidement, alors qu'il lui glissait quelques mots qui eurent le don de la faire virer au rouge pivoine.
Elle voulait le retenir, comme pour se prouver qu'elle n'avait pas rêver, ou l'inciter à recommencer.

Mais au plus profondément d'elle, la demoiselle priait pour qu'elle ne se fasse pas de film pour rien, et que les paroles prononcées était à prendre telle qu'elle... Elle n'aimait pas souffrir en vain, et ne supporterait pas l'idée d'avoir trop cru en une telle relation si cela ne rimait à rien... Pourtant, Aurélien n'avait rien des mecs lourdeaux qui draguait pour un soir, et puis, il lui avait bien prouvé qu'il ne jouait pas avec elle...
Alors, tout en levant ses beaux yeux vers Aurélien et en tirant un peu plus vers la manche pour l'inciter à approcher, Ariane murmura, un tendre sourire aux lèvres :

-Tout ce que je veux, tout ce dont j'ai besoin, c'est de toi... Tu veux bien rester avec moi...? S'il te plaît... ?  

Elle marqua une pause, et finit par lâcher la manche du beau brun pour se lever en silence. Ses mains vinrent ouvrir tranquillement sa propre valise afin d'en extirper un bas de pyjama et un débardeur. Aussi, la demoiselle partit en direction de la chambre d'Aurélien en lâchant d'une voie enjouée :

-Je t'emprunte ta chambre quelques secondes !

Et elle disparut.
La raison première à cette disparition était la fatigue, car mine de rien, il se faisait tard et elle n'avait pas encore prit le temps de se poser et de se reposer, elle songeait donc à se changer pour être un peu plus à l'aise. Secondement, elle devait calmer son cœur qui frappait farouchement contre sa poitrine, prêt à couvrir Aurélien de tout l'amour qu'il pouvait contenir...


Derrière la porte, son regard balaya un instant la chambre d'Aurélien, et, il ne lui fallut que quelque seconde pour se sentir assez gênée... C'est donc ici qu'elle dormirait ce soir...?
Alors, d'une main timide Ariane effleura la couverture avant de se raviser et de ce changer en quelques secondes.
C'était étrange comme sensation... Se changer chez un autres... Bien évidemment, Ariane passait parfois la nuit chez des amis, voir Lysandre son ex, elle dormait sur un matelas ou le canapé et cela ne la dérangeait pas mais ici... C'était différent...
Elle était comparable à une funambule dansant sur une cordelette, craignait de faire le moindre faux pas, et retomber lourdement au sol.

Le contact d'Aurélien égayait sa vie, tout simplement... Le gris colporte de la vie s’effaçait au profit de vive couleur, de soleil, de papillon et d'éclat de rire... Mine de rien, son sourire semblait être un miroir donnant sur le monde des contes de fée, métamorphosant pour quelque seconde notre jolie Ariane en Cendrillon ou en Belle...
Elle ne voulait pas quitter son conte, et pour cela, tout devait être parfait...

Ariane passa donc un moment devant la porte, arrangeant du mieux qu'elle pouvait ses cheveux, chassant une fois pour toute les idées noires qu'elle avait ressentit avant de passer la porte de l'appartement, et finit par arborer son plus grand sourire : elle avait beau être fatiguée, il n'était pas question de laisser les bâillements survivre et de céder à ses paupières qui tentaient de se clorent.

La jolie brunette revint donc en direction d'Aurélien, d'un pas léger, vint lui voler un baisé sur le coin des lèvres, et finit par s'accroupir devant lui pour ranger ses affaires dans sa valise d'une méthode qui relevait plus du "en boule" plutôt que tu pliages à proprement parlé. Elle retient un bâillement et, leva son regard fatigué mais plein de gaieté vers Aurélien :

-Merci de m'accueillir... C'est vraiment gentil à toi... Et puis, tu me cèdes ton lit et tout, tout le monde ne le ferait pas !

Info inutile bonjouuur :
 
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MessageSujet: Re: Le poids des regrets | Pv Aurélien    Dim 23 Nov - 16:11




Aurélien & Ariane

" Le poids des regrets. "

Cette sensation de voler, de planer, d’avoir la tête dans les étoiles n’était pas nouvelle pour moi. C’était la deuxième fois que je vivais un truc pareil, mais c’était bien la première fois que mes sentiments paraissaient réciproques. Bien sûr, Elisha m’avait aimé elle aussi à un certain moment, mais ce n’était pas du tout la même chose. Ariane avait l’air plus… sincère, peut-être ? Je savais qu’elle ne me briserait pas le cœur. Enfin, rien ne me disait qu’elle ressentait la même chose pour moi que moi pour elle, mais c’était une impression que j’avais, et mes impressions étaient rarement trompeuses. Alors je gardais espoir. Je m’étais mis à ranger mon appartement, calmement, le sourire aux lèvres, tandis qu’elle était restée dans le canapé, pensive. Elle ne m’avait pas répondu quand je lui avais demandé si elle avait besoin de quoi que ce soit d’autre, mais ça ne m’avait fait que sourire de plus belle. Je ne savais pas ce qu’il se passait dans sa tête, mais en tout cas, c’était assez intéressant pour qu’elle ne m’entende même plus. Ou qu’elle oublie de répondre, tout du moins. Pourtant, très peu pour moi l’idée de m’en plaindre parce que ça ne faisait que la rendre plus adorable encore.

Un bisou suivit mon rangement. Un baiser doux, tout doux, sur sa joue. Ca aurait pu paraître amical, dans d’autres circonstances. Mais ça ne l’était pas. Pas pour moi, en tout cas. Elle attrapa la manche de ma chemise, m’attira un peu vers elle et je me laissai faire, une légère lueur de surprise dans le regard malgré tout. Les paroles qu’elle prononça ensuite firent battre mon cœur à toute vitesse et mon sourire s’attendrit encore, puis que je lui répondis, en murmurant moi aussi :

« Bien sûr que je veux rester avec toi. T’es la seule personne à qui j’ai envie de parler, là, maintenant. » Je pris sa main qui tenait ma manche dans la mienne et caressai doucement ses cheveux de l’autre, puis m’arrêtai lorsqu’elle se leva. Je la suivis du regard et l’écoutai m’annoncer qu’elle m’empruntait ma chambre, répondant simplement d’un hochement de tête et d’un sourire. De mon côté, je m’affalai dans le canapé, me couchant dedans, les bras derrière la tête. Du haut de mon mètre quatre-vingt-dix, mes pieds dépassaient largement, mais j’avais l’habitude alors ce n’était pas vraiment dérangeant. Je fixai le plafond, le regard brillant, le sourire toujours présent, profitant simplement de l’instant présent. J’aurais voulu qu’il ne s’arrête jamais. Sauf qu’il se faisait vraiment tard et qu’Ariane avait l’air crevée, alors j’allais devoir la laisser se reposer. Sans que je m’en aperçoive, mes paupières se fermèrent, lentement, avant de se rouvrir d’un seul coup lorsque j’entendis la porte s’ouvrir. Je me redressai dans le canapé, tournant la tête vers Ariane, la détaillant brièvement. Woh. Elle était canon en pyjama. Euh … oui, bon. Alors que j’essayais de chasser ces idées de ma tête, je sentis ses lèvres au coin des miennes, à peine une fraction de seconde, et ça ne m’aidait vraiment pas du tout à me reprendre. Elle me faisait tourner la tête, Ariane. Encore une phrase cliché, je sais. Mais j’aimais bien ce cliché-là. Je suivis ses moindres gestes lorsqu’elle rangea ses affaires dans sa valise, le regard tendre, doux. Lorsqu’elle me remercia de la laisser dormir dans mon lit, je souris et lui lançai d’un air espiègle :

« Oh, mais tous les hommes rêveraient de trouver une fille comme toi dans leur lit, tu sais. » Je ris doucement, avant de redevenir un peu plus sérieux et de me lever. « Non, plus sérieusement, c’est avec plaisir, et tu reviens quand tu veux. Ma chambre sera à toi dans deux minutes, juste le temps de prendre quelques affaires. »

Nouveau sourire – je n’arrêtais pas, vous l’aurez compris – et je m’éclipsai dans ma chambre pour y prendre un pantalon de jogging en tissu rouge ainsi qu’un t-shirt gris un peu ajusté, que j’enfilai en un tour de main, avant d’agripper une couette dans une armoire, que je mis dans une housse à grands carreaux bleus, gris et blancs. Je pris aussi un coussin que je fourrai dans une housse comportant le même motif que l’autre, comme ça j’aurais la classe dans mon canapé. La moitié de mon lit dans les bras, je rejoignis Ariane dans le salon, installai tout ça sur le canapé et lançai :

« Ca, c’est fait ! » Je me tournai vers la brune, la regardai pendant quelques secondes, puis m’avançai vers elle et pris sa tête entre mes mains, tout doucement, mes pouces sur ses joues. J’approchai mes lèvres de son front et y déposai un baiser, avant de lui murmurer : « Bonne nuit, mademoiselle Blackmore. A demain. »

Je la lâchai juste après, avant de m’enrouler dans ma couette, puis de m’affaler une nouvelle fois dans le canapé, un sourire joueur aux lèvres, le regard rivé sur elle. J’étais éveillé, mais déjà en plein dans un rêve.      





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