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 « Sweet Italia » † Gwen & Antonio

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: « Sweet Italia » † Gwen & Antonio   Mar 2 Sep - 22:50




« J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter. »

ҩ
Un rayon de soleil et pas de vent cinglant... Parfait ! Cette journée s'annonçait très bien ; je quittais la rédaction à midi et j'avais toute mon après-midi de libre. J'irais bien embêter Jo', tiens... Ou... Stan ? Oui, enfin, peut-être pas l'embêter, sinon j'allais me faire appeler Arthur quand même. Pas folle la Gwen ! En tous cas, j'avais profité du temps correct pour m'habiller comme un élégant petit bonbon ; un chemisier en soie avec un jabot, tout blanc crémeux, une jupe s'évasant marine rayée, et une paire de chaussures à talon bleu marine. Avec ceci, veste en cuir et sac noirs. La Gwen a sorti le grand jeu vestimentaire ! Côté cheveux, j'avais ramassé mes larges boucles et retenu le dessus avec une grosse pince noire passe-partout, laissant retomber le reste au naturel. Un petit coup de crème correctrice pour le teint, un peu de fard à paupière pour ombrer légèrement mon regard et lui donner de la profondeur, un trait d'eyeliner qui me donnait des yeux de biche, mon mascara et une touche de gloss rose pâle légèrement luisant. J'vous dis, la p'tite chose met les petits plats dans les grands.

La matinée de travail passa plutôt vite ; je commençais à me faire enguirlander par mon chef dès mon arrivée, ce qui n'était pas franchement drôle, mais la suite valait le coup. Donc, en fait... Moi, je me faisais engueuler pour un article tapé et extrêmement nul - j'avoue ! - mais... Qui n'était pas de moi ! Autant vous dire que 'javais été remontée un moment, mais que finalement ma colère avait fondu comme neige au soleil quand vint l'heure d'interviewer un petit groupe de rock local à propos d'un futur EP à sortir et de dates de micro concerts dans les salles communales autour d'Etretat. Bon, OK, c'était pas les Rolling Stones que j'interviewais, mais les mecs étaient vachement sympas, et j'avais donc pu me servir de ma bonne humeur plutôt que de cet air contenu et professionnel que j'avais habituellement. C'était plus agréable pour moi. Et puis après cette entrevue, j'avais eu tout le temps de taper mon compte-rendu et mon article - impeccables - pour le fournir au patron. Ça sortirait dans deux jours, en théorie.

Et avec ma matinée un peu chargée - mais relativement dans la joie et la bonne humeur - l'heure tant attendue de midi arriva relativement rapidement quand même, ce qui me réjouissait. J'allais rentrer chez moi et vaquer à mes occupations favorites, comme voir mon frangin d'amour ou mon bulgare préféré... Autant vous dire que j'étais toute guillerette et que j'aurais bien volontiers sautillé dans la rue. Sauf que bon, j'étais une adulte maintenant alors je ferais bien de me tenir, et puis aussi j'allais me rompre une cheville avec mes talons si je faisais ça, et je n'avais pas spécialement envie, pas plus que je n'avais envie de me déchausser, d'ailleurs. Bref, toute à me très bonne humeur, je flânais dans Etretat. J'avais un peu le temps avant de rentrer à pieds chez moi, tout de même. Je n'avais pas trop faim, et puis pour le moment personne ne m'attendait, donc j'avais toute la liberté que je voulais dans le fait de me balader un peu partout. C'st ainsi qu'après avoir fait mes contrôles (gauche - droite - gauche) je m'engageais sur le passage piéton, au bord d'une intersection. Jusque là, tout va bien, pas de panique.

C'était sans compter sur le débile mental - y'a pas d'autre terme, parole de conductrice - qui déboulait d'une rue transversale et avalait son virage en troisième sans même faire mine de ralentir. Et euh... Bah j'étais sur la trajectoire, quoi. Les yeux qui sortent de la tête et tout le tatouin, évidemment. J'eus le réflexe assez intelligent de reculer en plein milieu de la rue, retournant sur l'autre voie de circulation, alors que l'imbécile passait. Deux pas de plus et plus de Gwen. Bon, j'étais toute entière toute vivante et tout, d'accord, mais quand même, j'aurais pu... Couic ! Le premier choc passé - en quelques secondes à peine - c'est mon caractère de bretonne qui prit le dessus et une colère noire me submergea.

« Abruti d'allemand ! »

Dit bien haut et bien fort après cette voiture immatriculée allemande dont de la musique en allemand s'échappait. Si je le recroisais, je l'écrasais avec mes talons, celui-là, je vous jure ! En tous cas, les passants s'étaient arrêtés pour me regarder, et je ne piquais pas du nez, malgré le fait que mes joues prennent une légère coloration rosée. Pour la discrétion, Gwen, tu repasseras. Je ne restais en tous cas pas plantée au milieu de la voie, sinon ça allait mal finir pour moi. Non mais parce que je gênais un petit mini soupçon la circulation là, quand même. En tous cas, j'étais un soupçon furax là, et il allait me falloir quelque chose pour redescendre. Quelque chose ou quelqu'un, hein. Je regardais autour de moi et aperçus une bouille d'ange que je connaissais par cœur. Vu le temps durant lequel j'avais vécu sous le même toit que ce garçon, et puis aussi vu que nous étions sortis ensemble... Un sourire étira mes lèvres, parce que, pas de doute, c'était bien lui, mais il ne regardait visiblement pas du tout dans ma direction. Peut-être même qu'il ne m'avait pas vu. Et il était visiblement tout seul...

Ni une ni deux, je resserrai mon perfecto en cuir autour de moi et passai mon sac sur mon épaule, histoire de ne pas le perdre en route. Même s'il n'y avait pas grand monde dans la rue, autant me méfier. Non mais parce qu'il n'y avait pas non plus beaucoup de risques que je me fasse renverser par une voiture, en théorie, et là on disait merci l'instinct humain qui prenait un flip dès qu'un crissement de pneus se faisait entendre. Au moins, point positif du jour, j'avais croisé par le plus pur des hasards celui qui serait sûrement le plus capable de m'aider à évacuer le mode furax. Non mais parce que mon frère, j'aurais presque tendance à lui tomber un peu sur le nez et on finirait par se chamailler, et ça n'était pas le but, et puis avec Stan, je n'en parlerais même pas. Tandis que là... Je marchais droit vers un mec que je connaissais aussi bien qu'il me connaissait et qui me manquait pas mal quand je n'avais pas de temps à lui accorder. J'avançais vers lui d'un pas décidé et, lorsqu'il m'aperçut, un large sourire fendit mon visage tandis que je m'élançais vers lui, passant mes bras autour de la nuque, lui sautant littéralement - non mais sans l'effort, je savais qu'il allait y résister, on avait déjà testé - dans les bras dans un léger éclat de rire. J'étais TROP contente de le voir, quelques soient les circonstances.

« Toi, tu m'as manqué ! Et t'apparais juste quand j'ai besoin de toi, t'es trop parfait ! » Je souriais en m'écartant légèrement de lui, pour regarder son visage. Un trait soucieux barrait mon front tandis que je fronçais les sourcils. « Oh tu as des choses à me dire je crois... »

Comme le nez au milieu de la figure, que ça se voyait. Enfin, il fallait peut-être le connaître, mais moi, je le voyais comme... Bah je le voyais lui. Cette phrase n'a aucun sens, on est d'accord, mais... C'est l'idée. Je repoussais d'une main les quelques cheveux qui lui tombaient inhabituellement sur le front avant de poser un petit bisou tout doux sur sa joue en me hissant sur la pointe des pieds. Bah, même avec mes talons, je n'étais pas encore à la hauteur de mon italien favori. Bon, on était en plein milieu de la rue, en plus. Un petit sourire passa sur mes lèvres.

« Tu me raccompagnes chez moi et tu me parles de tes malheurs devant une galette bretonne ? »

J'avais ma petite tête qui implorait sa pitié - et secrètement j'espérais bien qu'il plierait volontiers. D'une part, je n'aimais pas avoir l'impression que j'étais passée à côté de quelque chose et qu'il en était malheureux. D'autre part, j'avais eu l'idée d'aller embêter Jo, Stan... Et j'avais complètement zappé Antonio, et je m'en voulais beaucoup. J'étais donc en mode toute-mignonne-impossible-de-m'en-vouloir juste pour mon amour d'italien adoré. Et j'espérais qu'il allait se plier un peu au jeu

Jupe:
 
Chaussures:
 
Veste:
 


Gwen ҩ Antonio

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Elle veut de la vie en grosses coupures,
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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
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Louis T. Delmas
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MessageSujet: Re: « Sweet Italia » † Gwen & Antonio   Mer 24 Sep - 21:23


Sweet Italia.
Antonio & Gwen

Se balader avec dix mille sacs à la main, c’est un truc de filles, on est d’accord. Sauf que là, c’était un peu mon cas, voyez-vous. Le shopping, c’était loin d’être mon activité préférée, mais me balader dans de nouvelles fringues, j’aimais bien. Du coup, j’avais passé la matinée à virevolter de boutique en boutique pour essayer une tonne de tenues et la rapidité de mes décisions avait le don d’étonner les vendeuses, auxquelles j’adressais un sourire adorable la moitié du temps. Fallait bien que j’oublie Aleera d’une façon ou d’une autre, alors me concentrer sur d’autres filles m’aidait, surtout lorsque je ne les laissais pas indifférentes et qu’elles jouaient le jeu. Au final, j’étais reparti avec cinq sacs remplis et le portefeuille qui ne pouvait être plus vide. En tant que barman, je gagnais assez pour pouvoir me permettre quelques folies de temps en temps, mais j’allais quand même devoir faire attention parce qu’il fallait que je mange, mine de rien. Alors une matinée suffisait largement. Un peu après midi, je pris le chemin du retour, tranquillement, les lunettes de soleil sur le nez parce que pour une fois, il faisait beau à Etretat. Il faisait BEAU. Bon, c’était pas le soleil de l’Italie, ni la chaleur d’ailleurs, mais ça me permettait quand même de me balader en simple chemise noire et en jeans bleu clair un peu délavé, et ça c’était bon. Parce que ces derniers temps, tout le monde optait pour le coupe-vent ou la veste de pluie, alors bon.

J’adressais des sourires avenants à tous les passants, j’en saluais quelques uns, et j’entrepris même d’aider une minuscule vieille dame qui avait l’air d’avoir beaucoup de mal avec son chihuahua d’un côté et son sac de course de l’autre. Du coup, j’avais moi-même galéré puisque j’avais les mains pleines aussi, mais tout ça s’était terminé en fou rire entre elle et moi, pour qu’elle me dise finalement que j’étais adorable et très beau, et que je n’avais qu’à venir prendre le thé chez elle. La phrase classique de mamie toute mignonne, en gros. Pourtant, je refusai gentiment, préférant poursuivre ma route direction chez moi parce que mine de rien, j’avais le service du soir et si madame se mettait à parler pendant des heures sans que je ne puisse l’arrêter, pas sûr que j’arrive à temps au boulot. Je l’avais donc quittée tout sourire, et cette rencontre m’avait mis de meilleure humeur encore. Pourtant, je ne pus m’empêcher de repenser à Aleera. Encore. Je ne pensais qu’à elle depuis des jours. J’avais pensé à l’appeler, rien que pour entendre le son de sa voix et pour m’assurer qu’elle allait bien, mais ça ne m’aiderait pas à accepter son départ, alors je prenais sur moi. Je la laissais vivre sa vie, et je tentais de vivre la mienne en parallèle. Une ombre passa sur mon visage et je fronçai les sourcils, accélérant un peu le pas.

A peine une minute après, j’aperçus une petite brune qui fonçait vers moi, un énorme sourire aux lèvres. Sourire très communicatif, d’ailleurs, et mes yeux se mirent à briller en voyant Gwen s’avancer vers moi. Elle, je ne l’avais plus vue depuis… au moins tout ça ! Je savais qu’elle était à Etretat, évidemment, mais je ne l’avais plus croisée depuis bien trop longtemps. Elle me sauta dans les bras et je les passai autour d’elle, doucement, en souriant. C’était bon de la revoir ! Elle m’annonça que je lui avais manqué et que j’apparaissais juste au moment où elle avait besoin de moi. Un sourire adorable aux lèvres, je lui répondis :

« Buongiorno ! Tu m’as manqué aussi. Pourquoi tu as besoin de moi ? »

Bon, le français, c’était pas encore ça, mais des minuscules phrases comme celles-là, ça passait crème. Elle s’écarta un peu de moi et ce qui devait arriver arriva : elle comprit que quelque chose n’allait pas. En même temps, ma petite Gwen, elle me connaissait par cœur… Elle avait vécu sous mon toit – enfin, celui de mes parents – tellement longtemps qu’on avait eu tout le temps du monde d’apprendre à se connaître, donc voilà… j’aurais dû m’en douter. J’eus un léger sourire, après tout ça ne servait à rien de nier le fait que quelque chose clochait, et puis Gwen était sûrement la personne la mieux placée pour m’écouter parler de ce genre de choses. Je lui faisais confiance, et puis elle papotait beaucoup mais elle était capable d’écouter quand même. Elle écarta une de mes mèches de cheveux et je me penchai un peu en avant lorsqu’elle posa un baiser sur ma joue, puisque j’étais un peu grand pour elle, mine de rien. Finalement, elle m’invita à passer chez elle pour discuter un peu devant une galette bretonne. J’eus un sourire amusé, avant de lui répondre :

« Tu sais bien que je ne dis jamais non à une galette bretonne ! » Je passai mon bras autour de ses épaules et lui demandai avec mon petit sourire adorable qu’elle connaissait si bien : « Comment tu vas, toi ? Ca fait longtemps que je t’ai pas vue… Et comment va Stan ? »

Autant ne pas parler de moi tout de suite, parce que je ne savais pas trop par où commencer et puis je voulais d’abord profiter un peu de mes retrouvailles avec Gwen en mode pile électrique. Et mon français s’était amélioré, en plus ! Donc elle avait plutôt intérêt à me féliciter pour mes progrès, hein. N’empêche que je pouvais très bien parler italien avec elle aussi, puisqu’elle avait vécu en Italie pendant un bon bout de temps et qu’elle se débrouillait franchement bien.

« Il faut que tu retournes en Italie quand tu auras le temps ! Mes parents… » Je fronçai les sourcils, cherchant mes mots. ‘Manquer à quelqu’un’, c’était pas acquis, comme phrase. J’ai parlé trop vite, pour le truc des progrès en français. « Euh… » Je fis une grimace, avant de résoudre le problème par une autre phrase : « Ils parlent tout le temps de toi. » J’eus un petit sourire innocent, avant de rougir un tout, tout, tout petit peu. C’était un peu la honte quand même, de pas trouver mes mots comme ça…


 

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MessageSujet: Re: « Sweet Italia » † Gwen & Antonio   Mer 21 Jan - 17:07




« J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter. »

ҩ
J'étais furax et... Antonio apparaissait, comme par magie ! Il avait un don mon italien, c'était pas possible autrement ! Alors voilà, ni une ni deux, avec un sourire dévorant mon visage, je m'étais jetée dans ses bras, pour lui dire qu'il m'avait manqué. Bon, il m'avait moins manqué que pendant ces longues semaines où j'étais passée du statut de « copine du beau-gosse italien qui vit chez lui » au statut de « correspondante de l'italien qui est rentrée chez elle et qui a rompu parce que ça peut pas aller plus loin » mais il m'avait quand même manqué à mort dernièrement. Et si vous vous êtes un jour demandés, en sachant qu'on était sortis ensemble, pourquoi nous ne l'étions plus, la réponse était simple... L'Italie et la Bretagne, c'était trop éloigné pour qu'un amour de jeunesse dure. On avait décidé de ça d'un commun accord et on avait gardé le contact grâce à MSN, Skype, les cartes postales et le téléphone mais voilà, ça n'aurait vraiment pas pu marcher. Et si au début ça avait été difficile, se dire qu'on restait l'un pour l'autre ça avait fait passer les choses et on en était là, aujourd'hui. Je le connaissais par cœur et il me connaissait par cœur. Et il était exactement celui dont j'avais besoin pour décompresser. Son accent français trop mignon me fit rire tout doucement avant que je ne lui réponde.

« Parce que je suis... Furieuse ! À cause d'un imbécile ! »

Et lui il allait me rendre mon sourire et ma bonne humeur en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Déjà là on était bien partis pour que ça gère. Et finalement, je le regardais, et un pli soucieux barra finalement son front. Bon, lui, ça n'allait vraiment pas, ça se voyait totalement... Comme je vous l'avais dit dans ma réponse précédente, je ne sais pas si quelqu'un qui ne le connaissait pas aurait pu le voir, mais pour moi, ça ne pouvait pas passer inaperçu. Mon Antonio avait quelque chose qui n'allait pas, je le voyais aussi clairement que s'il s'était collé un post-it « je vais pas bien mais chut » sur le front. Ça aurait été mal me connaître de penser que je n'allais pas le lui faire remarquer, parce que je mis littéralement les deux pieds dans le plat. Le sourire qu'il me servit me fit comprendre que je ne me trompais pas. Bon, d'un coup c'était moins réjouissant tout ça ! Bon si, j'étais toujours aussi contente de le voir, là-dessus pas de souci à se faire, et j'allais même me mettre en pot de colle à oreille tendue mais bon, le fait qu'il n'aille pas si bien que ça, ça me mettait quand même un coup au moral. Définitivement, à vivre ma petite vie, j'en avais raté, des choses.

Finalement, un peu comme pour me rattraper, je remis doucement une mèche rebelle en place avant de lui poser un kiss sur la joue, appréciant tout de même qu'il se penche parce qu'il était grand et moi petite donc voilà... Je finis par lui proposer de venir manger et papoter chez moi. Là, s'il avait un truc qui n'allait pas trop, ça allait juste être l'idéal pour lui ! Parce que bon des fois je savais me taire un peu pour l'écouter, et puis il savait bien comme j'étais. S'il avait besoin de parler un peu, c'était l'invitation parfaite là. Et sinon de toute façon je lui tirerais les vers du nez, vous me direz. J'étais devenue très douée pour ça... Sauf que vu son sourire, un autre sourire vint sur mes lèvres et je me disais que peut-être qu'il allait parler sans que je ne l'embête de trop. Déjà, il acceptait avec plaisir, c'était parfait ! Finalement, je me glissais contre lui, appréciant son bras passé autour de mes épaules, songeant avec une pointe d'amusement que les gens qu'on croiserait nous prendraient simplement pour un couple rentrant d'une virée de shopping. De quoi, je l'imaginais déjà, rendre jalouse certaines filles. Après tout, qui n'aurait pas rêvé d'être avec un garçon aussi mignon et, moi je le savais, aussi gentil et aussi attentionné ? C'était amusant d'avance, de faire ce genre de petites jalousies, en sachant très bien qu'aujourd'hui, nous n'étions plus que des amis très proches. On avait eu nos moments, avant. Finalement, un sourire aux lèvres, je tournais la tête vers lui en me mettant en marche.

« Ça va, j'ai une petite vie bien remplie ! Et Stan... ça va aussi, je crois. Ça fait quelques jours que je l'ai pas vu. » J'esquissais une petite grimace. Oui, un peu plus que ça même, et je trouvais le temps long ! « Y'a mon frère qui demandait de tes nouvelles, aussi. Il est à HB, je sais pas si je te l'avais dit ou non. » Je passai finalement un bras autour de sa taille, comme je l'aurais encore fait en Italie, avant de partir. Et pour moi, il n'y avait rien de bizarre dans cette manœuvre. Rien d'ambigu. Rien ne pouvant prêter à confusion. Et, avec un sourire de chat, un petit compliment. « Je sais pas avec qui tu travailles ton français mais... ça commence à être pas mal tout ça ! »

Bah voui, il s'améliorait, il fallait le lui dire ! Après ça n'était pas parfait, loin de là. Mais je me rappelle de mes débuts en Italie, quand tout le monde me regardait comme si j'étais folle parce que des fois j'avais des mots d'espagnol qui sortaient dans mes phrases, sans vous parler de ma grammaire ou de ma conjugaison... Même avec un niveau scolaire, je n'étais pas très bonne. Il fallait remettre en contexte qu'Antonio, lui, n'avait pas appris à l'école. Je lui avais appris quelques petits mots pendant le temps où je vivais chez lui, mais bon, depuis il avait été lâché en France, si je puis dire, et il devait touuuuut apprendre tout seul. Alors chapeau ! Finalement Antonio commença une autre phrase. Retourner en Italie ? Dans mes projets ! Mais le petit bug qu'il eut me prêtait plus à sourire qu'autre chose. Bon il manquait visiblement d'un peu de vocabulaire, mais ça c'était à force de pratiquer que ça venait... Et ma réponse fusa, toute douce.

« C'est sûrement ma destination vacances pour cet été... Si tout va bien je passerais les voir. On devrait prendre nos vacances en même temps ! Je suis sûre que leur grand garçon leur manque, et puis bon, je ne suis pas sûre de m'en sortir encore toute seule en Italie, j'ai pas parlé italien depuis... Pfiou, tout ça ! »

Pfiou tout ça, vraiment Gwen ? Chapeau, ça c'était construit comme phrase ! On faisait la paire là quand même, et cette idée me fit rire légèrement. Rien de moqueur, bien entendu, c'était juste que... Non mais vraiment ! Bon, qu'Antonio perde ses mots, d'accord, c'était carrément mignon. Avec son accent bien prononcé et pourtant à fondre, on ne pouvait que le lui pardonner. De toute façon, il n'avait qu'à sourire un peu et ouvrir la bouche pour faire chavirer le cœur des filles, qu'elles soient françaises, italiennes ou chinoises, hein. Il était à croquer comme garçon. Et moi, j'avais fait ma Gwen quoi... Tellement m'embarquer dans ce que je disais, au point de ne plus réfléchir à ce que je disais, et une perle dans ce genre-là. Bon, allez, encore là ça passait. Mais imaginez si ça m'arrivait en pleine interview un peu importante, au journal ? Je serais grillée. C'était surtout ça qui me faisait rire. J'étais un petit cas à moi seule... Et heureusement pour moi, mon italien me supportait parfaitement !


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MessageSujet: Re: « Sweet Italia » † Gwen & Antonio   Mer 8 Avr - 11:19

Sweet Italia.
Antonio & Gwen

Une Gwen furieuse ? Ca, c’était carrément rare ! Généralement elle était du genre super souriante et optimiste, mais là apparemment quelqu’un avait réussi à la faire râler et ça, fallait le faire quand même. J’espérais vraiment que ‘l’imbécile’ comme elle l’avait appelé ait disparu, sinon je risquais de m’énerver, et pas qu’un peu. On touchait pas à ma Gwen, oh ! Pourtant, sur le coup, j’eus un léger sourire amusé en la regardant s’agiter.

« Sei carina ! Si tu le revois dis-le-moi, comme ça je lui montre ce que ça donne, un Italien en colère. »

Je souris de plus belle pour essayer de rendre sa bonne humeur à Gwen, préférant largement qu’elle soit cette petite boule d’enthousiasme que j’aimais à un point inimaginable. Ce que je lui avais dit en italien ? Qu’elle était mignonne ! Ben oui, même fâchée elle était adorable, c’était indéniable. Lorsque sa colère s’envola, elle remarqua que quelque chose clochait de mon côté, et je savais que ça ne servait à rien d’essayer de le nier. Après tout, elle me connaissait par cœur et inversement, alors elle ne me croirait jamais si je lui disais que tout allait bien. Du coup, je finis par avouer qu’en effet ça n’allait pas trop, et je me fis inviter chez elle pour une bonne galette bretonne que je ne pouvais tout simplement pas refuser. On discuterait de tout ça plus tard, pas besoin de parler de choses sérieuses en pleine rue. Je la sentis donc se glisser contre moi lorsque je passai mon bras autour de ses épaules, et un léger sourire étira mes lèvres lorsque je lui demandai comment elle allait. Je pris aussi des nouvelles de Stan, parce qu’elle m’en avait déjà parlé plusieurs fois et que j’avais presque l’impression de le connaître. Par contre, je ne l’avais jamais vu, mais ce n’était pas du tout nécessaire… J’avais l’air un peu trop proche de Gwen parfois, et je ne voulais surtout pas créer de tensions entre ces deux-là. Surtout qu’il avait l’air assez imposant comme type, et même si je ne manquais pas de muscles, je ne faisais sûrement pas le poids. Lorsqu’elle avoua qu’elle ne l’avait plus vu depuis quelques jours, je fronçai les sourcils, puis elle enchaîna sur le fait que son frère était à l’académie lui aussi.

« Non, tu ne me l’avais pas dit ! » lui répondis-je en souriant. « Il parle toujours aussi mal italien ou ça va mieux ? »

Je ris doucement en me rappelant les moments où j’avais tenté d’apprendre ma langue à Jonathan. Franchement, l’italien c’était loin d’être son truc et j’avais longtemps galéré à lui apprendre les bases, mais au final il avait été capable de se présenter un minimum correctement. Ce qui n’était pas grand-chose, en soi, mais à mes yeux c’était un énorme pas en avant ! D’ailleurs en parlant d’apprentissage de langues, Gwen complimenta mon français et j’eus un sourire joyeux, mais un poil triste en même temps. En fixant le sol, je répondis :

« Je te rappelle que mon ex copine était prof de français… » Je me repris et poursuivis joyeusement : « En tout cas, grazie mille ! »

Je finis par l’inviter à m’accompagner en Italie un de ces quatre. Dès que je passais du temps à la maison, mes parents se mettaient à me harceler de questions à propos de Gwen et à me dire qu’il fallait qu’elle revienne passer ses vacances avec nous, alors bon… loin de moi l’idée de les priver de la revoir. Mes parents adoraient Gwen et ils l’avaient traitée comme leur propre fille pendant tout son séjour à la maison, et moi ça m’avait fait du bien de les voir heureux comme ça. J’étais fils unique et je savais que ma mère aurait adoré avoir un deuxième enfant, mais apparemment la nature n’en voulait pas. Je n’avais pas trop à me plaindre d’être fils unique parce que j’avais toujours eu ce que je voulais, mais c’est vrai que parfois il manquait quelqu’un, à la maison. Et la présence de Gwen avait égayé leur vie ! Elle ne savait très certainement même pas à quel point elle avait fait du bien à la famille. Même ma grand-mère l’adorait, et pour que ma grand-mère adore quelqu’un… fallait déjà y aller ! Lorsqu’elle m’annonça que l’Italie était sûrement sa destination de vacances pour l’été, un sourire illumina mon visage et je posai mon regard sur elle en l’écoutant parler. Par contre, c’était quoi la dernière phrase ? Non comprendo. Je fronçai les sourcils et répétai, avec cette saleté d’accent italien :

« Pfiou tout ça ? Parfois j’arrive vraiment pas à te comprendre, Gwen… Tu parles pas comme les autres. » Je secouai la tête en souriant, puis poursuivis : « Sinon, oui, je pars en Italie cet été. En juillet, je crois. Et va voir mes parents, per favore, sinon je crois qu’ils vont me parler de toi… pour toujours ! »

L’expression ‘jusqu’à la fin de mes jours’ n’était pas sortie comme il le fallait, mais en tout cas elle comprendrait. C’était déjà pas mal. J’entrepris d’accélérer un peu le pas pour qu’on arrive à la maison avant la fin de la journée, mais je ne marchais pas trop rapidement non plus parce qu’avec Gwen dans mes bras, c’était pas trop pratique. Quelques minutes après, nous croisâmes une jeune fille de plusieurs années de moins que moi, et, le regard malicieux, je lui lançai avec un sourire à croquer :

« Buongiorno ! » Elle me salua à son tour, lança un regard noir à Gwen et lorsqu’on s’éloigna tous les deux, je ris doucement et chuchotai à l’oreille de cette dernière : « Elle t’a tuée avec son regard, j’aurais eu peur à ta place ! »



 


Emi Burton

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« Sweet Italia » † Gwen & Antonio

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