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 « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Mar 26 Aoû - 12:53




« On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? »

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Lorsque le réveil sur mon portable sonna sa bonne vieille alarme, mes yeux s'ouvrirent instantanément sur mon plafond gris dans la lumière de l'aube. J'entendais déjà la pluie battre les fenêtres, dans le salon, et je passais une main sur mon visage, repoussant les cheveux qui me chatouillaient le front, avant que ma main ne glisse vers mon épaule droite. Comme tous les matins, il y avait le toucher de la gaze contre mes doigts, mais depuis hier, ce n'était plus le pansement épais, juste de quoi protéger les cicatrices encore roses vifs bien que les fils soient tombés, de l'agression des poussières et autres petites choses bien sympathiques qui n'auraient pas trop hésité à m'amener une infection toute pourrie... Et puis c'était ordre médical alors pour une fois j'obtempérais. En tous cas, rien ne semblait pouvoir effacer le sourire qui avait étiré mes lèvres dès le matin.

J'avais éteint le réveil rapidement avant de m'extirper de mes draps qui, pour changer, s'étaient retrouvés enroulés autour de ma taille avant de me diriger vers la salle de bain. Bon, comme d'habitude, l'opération longue douche chaude était une véritable expédition pour le moins douloureuse parce que mon épaule supportait l'intégralité du poids de mon bras et qu'il fallait bouger un minimum. Sauf que même ça, ça ne pouvait pas venir à bout de ma bonne humeur. Je finis par sortir de la douche pour enrouler une serviette autour de ma taille et en mettre une sur mes épaules. Bon, allez, on fait les choses bien. Rasage, déjà. Pour un droitier, utiliser la main gauche, c'est catastrophique... Mais jusque là j'avais eu la chance de ne pas me couper trop sévèrement. Bah vous savez, avec ma fierté à la con, je préférais quand même me blesser que demander de l'aide donc voilà... Bref, c'était tout une expédition, mais j'en vins finalement à bouts sans accroc. Bah j'avais bonne mine comme ça ! De quoi me donner le sourire pendant que je me séchais rapidement. Je changeai ensuite les pansements - maintenant je pouvais me débrouiller pour ça aussi, même si j'y mettais trois plombes - avant d'enfiler un tee-shirt sans manches avec un col en V, noir, qui mettait en valeur les quelques muscles qu'il me restait car il était près du corps, et j'enfilais un jean un peu slim, foncé mais usé jusque la corde, ce qui lui avait laissé des marques d'usure et avait fait passer un peu la couleur. N'empêche que c'était une seconde peau, alors pour le programme, ça serait parfait. Je remis l'attelle pour mon épaule en place, et c'était beaucoup plus agréable de ne plus sentir la douleur une fois que tout était soutenu. Il restait un tiraillement constant, une gêne, mais j'avais fini par m'y faire.

Je sortis de la salle de bain. Verdict ? Une heure là-dedans à me bagarrer. J'en connais qui allaient rire cette semaine tiens, une vraie fille pour le coup ! Bon, allez, je n'avais plus intérêt à traîner. Je pris la direction de la cuisine, pour me préparer du café. Avec ça, j'attrapais un verre. Programme ? Café noir bouillant, jus d'orange, pain à la confiture. Eh bah quoi ? Oui j'avais arrêté le Nutella, mais vu que je ne faisais plus vraiment grand chose ces derniers, il valait mieux que je fasse un peu attention à ce que j'avalais pour ne pas doubler de volume. Bon, par contre je ne vais pas m'attarder sur mon petit déjeuner, qui avait été un peu compliqué parce que, je le rappelle, je suis totalement droitier, donc je galérais un peu pour tout, y compris pour la vaisselle après, mais je ne voulais pas laisser ça en plan. Bref, j'avais avalé mon p'tit déj', fait ma vaisselle tant bien que mal, et repris la direction de la salle de bain. Au programme ? Lavage de dent, gel dans les cheveux, coup de parfum. Je finis par prendre la petite trousse noire qui attendait sur ma droite - donc la contorsion qui va avec - et regarder ce qu'il y avait déjà dedans. Bon, parfait, ne me restait plus qu'à ajouter mon rasoir, mon dentifrice, ma brosse à dents, mon gel à cheveux, mon parfum. Attrapant un côté de la trousse entre mes dents, je tirais le zip de ma main libre. Voilà, ça c'était bon !

Je pris donc la direction de ma chambre. Allumant la lumière, je pris le sac de sport gris et noir que j'avais préparé dans un coin et l'amenais près des piles de fringues préparées. Y'avait plus qu'à charger. Donc jeans, bermudas et shorts - on sait jamais -, tee-shirts, pulls - juste deux, ça devrait suffire en cas de besoin -, boxers, chaussettes. Bon, j'oubliais quoi là ? Ah ouais, jogging. Ce serait mieux pour dormir. Bon, cool, il me restait de la place dans mon sac donc... Je me levais, attrapant une veste en jean dans mon dressing pour la mettre dans mon sac ainsi qu'un blouson de pluie - on n'est jamais trop prudent. Mes fringues furent rapidement rejoints par une paire de tongs - vacances vacances ! -, une de converses noires et encore une de bonnes baskets - montagne, rando, pas entorse. Ah bah voilà un sac vite fait et bien fait ! J'ajoutais à cela le chargeur de mon IPod et de mon téléphone, une paire d'écouteurs en rab', ma trousse de toilette et une ceinture en cuir noir. Il n'y avait plus qu'à fermer mon sac - facile ça - et j'étais opérationnel pour mon départ en vacances. Dans ma veste en cuir, que j'aurais pour le voyage, j'avais déjà mis mon porte-feuille en cuir avec ma Carte d'Identité, ma Carte Vitale, ma Carte Bleue, mon Permis, et dans l'autre poche il y avait mon IPod. Habitude habitude...

J'étais prêt à partir, à deux ou trois détails près. Bon, chaussures, déjà. J'avais enfilé une paire de baskets de ville en cuir, bien passe-partout et top pour conduire. Ensuite, portable. Dans la poche de mon jean, ça serait très bien. Lunettes de soleil ! Bon, OK, là il pleuvait mais bon, on sait jamais, si ça se découvrait sur la route... Et puis je comptais bien voir le soleil en vacances ! Donc pour ne pas perdre mes lunettes, je passai une branche sous le col de mon tee-shirt, pour les faire pendre à mon cou. Parfait. Par contre il allait être l'heure que j'y aille, mais Jenna dormait encore. Je n'avais pas franchement le cœur de la réveiller, même si je ne pouvais pas partir comme une voleur pour autant. Je secouai la tête, finalement, et attrapais un post-it et un stylo. Posant ma main droite sur la table, je griffonnais rapidement un message pour ma filleule de mon écriture raide, pas très élégante, mais lisible.

« J'ai pas voulu te réveiller. Passe une bonne semaine et surtout sois sage. Je t'appelle en arrivant. Tu vas me manquer ! »

Pas de je t'aime, rien. Bon, c'était habituel, il ne fallait pas croire. Au fond, j'étais un grand tendre avec ceux qui comptaient pour moi ; mes sœurs, ma filleule, mes amis. Mais alors après il ne fallait pas me demander de crier haut et fort mon amour parce que là ça devenait compliqué... Surtout depuis que mon petit cœur avait été haché menu par une rupture dont, définitivement, je ne me remettais pas bien, ou du moins pas rapidement. Bon, j'étais aussi conscient de ne pas pouvoir me remettre de la première relation ayant compté, la première pour laquelle je voyais un éventuel avenir, en trois jours. Mais là, on pouvait aisément compter les mois, et j'avais tellement été au fond du trou que ça commençait à durer douloureusement. Bref, passons, parce que ça éventuellement ça pouvait entamer ma bonne humeur, et ce n'était vraiment pas le but. Dernier coup d'œil au portable ; j'étais en retard de deux minutes, donc le temps de descendre, cinq au moins. Avec un soupir, j'enfilais ma veste – enfin, enfilai le bras gauche et la coinçai sur mon épaule droite plutôt – avant d'attraper mon sac de sport et de passer la lanière sur l'épaule gauche. Je dévalai finalement les escaliers, un beau sourire aux lèvres. J'étais de bonne humeur, malgré la pluie, malgré qu'il ne fasse pas chaud... Et puis maintenant j'étais aussi en retard. Ça devenait une habitude d'être le retardataire de l'équipe, alors qu'avant ça n'était pas vraiment le cas... En tous cas, je pressai le pas dans les escaliers pour essayer de limiter le retard.

Je débouchai donc dans la cour d'un pas léger, mon regard couleur de glace se baladant circulairement autour de moi, étudiant les alentours avec une méfiance contenue. Non mais ça faisait un moment que je ne sortais plus de chez moi, ou du moins très peu, et même si ça ne virait pas à la paranoïa pure et dure, de temps à autres j'avais les nerfs un peu plus sensibles. Je finis néanmoins par relever la tête, un sourire éclatant aux lèvres le crachin qui me tombait sur le coin du nez. Bah eh, de toute façon j'y étais habitué maintenant dans le nord, alors franchement je n'allais pas me plaindre un jour où la bonne humeur était au rendez-vous, quand même. Ouais, et puis définitivement j'étais à la bourre, sauf que je sortis un sourire à fondre tout droit sorti de mes habitudes de me rendre tout à fait angélique quand je pourrais éventuellement prendre un savon. Bon, avec mes deux parisiens, ça ne prenait plus trop maintenant, m'enfin, je pouvais toujours essayer. En tous cas ils ne pouvaient pas non plus trop se plaindre ; cinq minutes de retard, ce n'était pas la mort, et puis j'avais embarqué ma bonne humeur là, c'était un bon point aux vues de ces derniers temps. Pas que j'ai déprimé mais disons que si je leur montrais les crocs pendant une semaine je n'étais pas tout à fait sûr qu'ils apprécieraient beaucoup. Bref, j'étais là maintenant. Avec un sourire irrésistible et ma bonne humeur. Je glissai mon sac dans la voiture de Cam' avant de saluer mon petit monde. Bises pour les filles, ébouriffage de cheveux pour Flo'. Définitivement de trop bonne humeur !

« Bon, on y va avant que Flo' frise carrément avec cette pluie ? »

Je laissai un petit rire m'échapper. Flo' il allait friser comme un dingue à avoir les cheveux humides, sûr. Bah eh, j'avais passé assez de journées et de soirées avec lui pour savoir par cœur qu'il allait avoir un champ de bataille moutonesque sur la tête. Bon, allez, en route mauvaise troupe, je traîne en longueur. De toute façon on s'était déjà vus tous les quatre pour parler itinéraire et route ; on partait plus ou moins en convoi et après ça on se tenait au courant par téléphone pour les pauses, qui risquaient d'être assez fréquentes pour moi vu que mon épaule gauche allait être la seule à bosser toute la route, et ça sentait les crampes et autres choses sympathiques si je ne posais pas au moins cinq minutes toutes les deux heures. Sans compter que bébé Alix, qui gazouillait dans la voiture, risquait de ne pas apprécier qu'on fasse la route d'une seule traite. Bref, je vous passerais bien aimablement les détails de ma conduite – un peu plus souple et prudente avec un bras en moins, bizarrement – et de la route. Fous rires avec Cam', sujets un peu plus sérieux, pauses régulières sur l'autoroute, le tout pour faire les presque sept heures de trajet dans les conditions optimales. J'avais aussi utilisé le bluetooth de la voiture pour passer mon téléphone en mode embarqué et appeler Flo' pour l'emmerder de temps à autres. Entre deux, j'avais quand même un peu galéré pour faire atterrir mes lunettes de soleil sur mon nez parce que ça tapait sévèrement... Donc pour le coup je pouvais dire merci Cam' parce que sans elle mes p'tits yeux bleus super sensibles à la luminosité auraient finis complètement cramés.

Finalement, il était temps qu'on arrive, parce que je commençais sérieusement à fatiguer. Mon épaule était raide et douloureuse, ça me tirait dans le dos, j'avais des fourmis dans la jambe gauche qui ne me servait pas depuis un moment puisque je conduisais une boîte automatique, et surtout, les lacets de montagne me demandaient de la concentration et de la prudence pour éviter de finir dans le décor. Sauf que Cam' continuait visiblement de me faire confiance, puisqu'elle m'avait proposé de prendre la route pour passer en montagne, mais n'avait pas insisté face à mon refus. Et puis bon, quand même, je ne gérais pas mal, excepté qu'on m'avait connu en conduisant un peu plus rapidement. Sauf que soixante-quinze kilomètres heures pour avaler des virages comme ça ça faisait déjà une très bonne moyenne, surtout sur une route que je ne connaissais absolument pas mais qui, par chance, n'était pas humide, donc pas glissante. Bien, on allait arriver entiers, incessamment sous peu. Et puis je ne savais pas trop qui avait choisi le coin, mais c'était plutôt joli tout ça. Vert, ensoleillé, avec des reliefs plutôt sympathiques autour. Bref, même si je commençais à avoir envie de mon lit, rien ne pouvait entamer ma bonne humeur. Bon, quand même, c'était cool d'arriver et d'ailleurs, une fois garé devant l'appartement qu'on allait partager pour la semaine j'eus un petit sourire. Regardant Cam' avec mon sourire collé sur les lèvres – j'allais chopper une crampe moi ! – je ne pus m'empêcher de rire un peu, finalement.

« La voiture de ton homme est vachement agréable, mais ça fait du bien d'arriver quand même..! »

Bah eh, dans la joie et la bonne humeur moi j'vous dis. Je descendis finalement de la voiture, goûtant avec plaisir à la caresse du soleil sur mes bras. Mhhh, voilà des vacances qui s'annonçaient bien. En plus on n'avait pas d'état des lieux, parce que les propriétaires ne pouvaient pas se déplacer, donc on avait déjà les clés et plus qu'à se poser. Bon, je vais aussi vous passer la découverte de l'appartement – de belle taille, propre, bien décoré – et la distribution des chambres – bon, la question ne se posait vraiment que pour Cam' et puis pour les Chevaliers, savoir qui prendrait la chambre avec vue sur la vallée et qui prendrait celle avec vue sur la route, puisque moi je prenais celle avec les lits superposés, ce qui me faisait plus rien qu'autre chose – et le dépôt de bagages. Je pense que vous avez tous plus ou moins idée de comment ça pouvait se passer, avec les allers-retours en porté de bagages, mon pied qui avait tapé dans une marche d'escalier pendant que je parlais à Flo' – et ça avait failli être un superbe gadin – bref, vous imaginez comme on avait pu rire pour ce début de vacances. Sauf que voilà, j'étais achevé, qu'il fallait encore que je fasse mon lit – et le plus tôt serait le mieux parce que moi je tombais littéralement de fatigue – mais qu'à une main j'étais dans la merde. Bon bah voilà, on était arrivés tous vivants ! Finalement, j'étais assis dans un canapé, après avoir laissé mes draps en plan sur le lit, et j'avais laissé un message sur le répondeur de Jenna, que je n'avais pas reçu à joindre, et pareil pour Elli'. Elles s'étaient donné le mot ou..? Enfiiiiin, je les avais prévenues qu'on était installés. J'étais un peu déçu de ne pas leur avoir parlé, mais bon, ce n'était pas la fin du monde. Pas de quoi vraiment entamer mon moral, en tous cas. Et d'ailleurs ça se voyait, parce que je gazouillais à moitié en regardant Alix, qui était un adorable bébé souriant et pas trop ronchon. Bon, d'accord, j'allais prendre des moqueries plein le nez. Mais j'étais de TROP bonne humeur. Bon, il allait falloir, quand même, que je revienne un peu au sérieux parce que sinon ils allaient me perdre définitivement. Je passais la main gauche sur ma nuque, sentant mes muscles raidis et courbaturés sous mes doigts.

« Bon, soyons sérieux cinq minutes... Qui cuisine ce soir ? J'suis volontaire si quelqu'un me file un coup de main. »

Pour appuyer mes dires, je fis pianoter les doigts de ma main inutile sur mon portable, coincé entre cette fameuse main et mes côtes, ce qui produisit un bruit bien caractéristique. J'en étais à l'auto dérision en toute bonne humeur, c'était un bon point non ? J'sais pas si je l'ai déjà dit, mais cette semaine... Elle s'annonçait trop bien !


Alexandre ҩ Camilla ҩ Céleste ҩ Alix ҩ Florent