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 « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Mar 26 Aoû - 12:53




« On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? »

ҩ
Lorsque le réveil sur mon portable sonna sa bonne vieille alarme, mes yeux s'ouvrirent instantanément sur mon plafond gris dans la lumière de l'aube. J'entendais déjà la pluie battre les fenêtres, dans le salon, et je passais une main sur mon visage, repoussant les cheveux qui me chatouillaient le front, avant que ma main ne glisse vers mon épaule droite. Comme tous les matins, il y avait le toucher de la gaze contre mes doigts, mais depuis hier, ce n'était plus le pansement épais, juste de quoi protéger les cicatrices encore roses vifs bien que les fils soient tombés, de l'agression des poussières et autres petites choses bien sympathiques qui n'auraient pas trop hésité à m'amener une infection toute pourrie... Et puis c'était ordre médical alors pour une fois j'obtempérais. En tous cas, rien ne semblait pouvoir effacer le sourire qui avait étiré mes lèvres dès le matin.

J'avais éteint le réveil rapidement avant de m'extirper de mes draps qui, pour changer, s'étaient retrouvés enroulés autour de ma taille avant de me diriger vers la salle de bain. Bon, comme d'habitude, l'opération longue douche chaude était une véritable expédition pour le moins douloureuse parce que mon épaule supportait l'intégralité du poids de mon bras et qu'il fallait bouger un minimum. Sauf que même ça, ça ne pouvait pas venir à bout de ma bonne humeur. Je finis par sortir de la douche pour enrouler une serviette autour de ma taille et en mettre une sur mes épaules. Bon, allez, on fait les choses bien. Rasage, déjà. Pour un droitier, utiliser la main gauche, c'est catastrophique... Mais jusque là j'avais eu la chance de ne pas me couper trop sévèrement. Bah vous savez, avec ma fierté à la con, je préférais quand même me blesser que demander de l'aide donc voilà... Bref, c'était tout une expédition, mais j'en vins finalement à bouts sans accroc. Bah j'avais bonne mine comme ça ! De quoi me donner le sourire pendant que je me séchais rapidement. Je changeai ensuite les pansements - maintenant je pouvais me débrouiller pour ça aussi, même si j'y mettais trois plombes - avant d'enfiler un tee-shirt sans manches avec un col en V, noir, qui mettait en valeur les quelques muscles qu'il me restait car il était près du corps, et j'enfilais un jean un peu slim, foncé mais usé jusque la corde, ce qui lui avait laissé des marques d'usure et avait fait passer un peu la couleur. N'empêche que c'était une seconde peau, alors pour le programme, ça serait parfait. Je remis l'attelle pour mon épaule en place, et c'était beaucoup plus agréable de ne plus sentir la douleur une fois que tout était soutenu. Il restait un tiraillement constant, une gêne, mais j'avais fini par m'y faire.

Je sortis de la salle de bain. Verdict ? Une heure là-dedans à me bagarrer. J'en connais qui allaient rire cette semaine tiens, une vraie fille pour le coup ! Bon, allez, je n'avais plus intérêt à traîner. Je pris la direction de la cuisine, pour me préparer du café. Avec ça, j'attrapais un verre. Programme ? Café noir bouillant, jus d'orange, pain à la confiture. Eh bah quoi ? Oui j'avais arrêté le Nutella, mais vu que je ne faisais plus vraiment grand chose ces derniers, il valait mieux que je fasse un peu attention à ce que j'avalais pour ne pas doubler de volume. Bon, par contre je ne vais pas m'attarder sur mon petit déjeuner, qui avait été un peu compliqué parce que, je le rappelle, je suis totalement droitier, donc je galérais un peu pour tout, y compris pour la vaisselle après, mais je ne voulais pas laisser ça en plan. Bref, j'avais avalé mon p'tit déj', fait ma vaisselle tant bien que mal, et repris la direction de la salle de bain. Au programme ? Lavage de dent, gel dans les cheveux, coup de parfum. Je finis par prendre la petite trousse noire qui attendait sur ma droite - donc la contorsion qui va avec - et regarder ce qu'il y avait déjà dedans. Bon, parfait, ne me restait plus qu'à ajouter mon rasoir, mon dentifrice, ma brosse à dents, mon gel à cheveux, mon parfum. Attrapant un côté de la trousse entre mes dents, je tirais le zip de ma main libre. Voilà, ça c'était bon !

Je pris donc la direction de ma chambre. Allumant la lumière, je pris le sac de sport gris et noir que j'avais préparé dans un coin et l'amenais près des piles de fringues préparées. Y'avait plus qu'à charger. Donc jeans, bermudas et shorts - on sait jamais -, tee-shirts, pulls - juste deux, ça devrait suffire en cas de besoin -, boxers, chaussettes. Bon, j'oubliais quoi là ? Ah ouais, jogging. Ce serait mieux pour dormir. Bon, cool, il me restait de la place dans mon sac donc... Je me levais, attrapant une veste en jean dans mon dressing pour la mettre dans mon sac ainsi qu'un blouson de pluie - on n'est jamais trop prudent. Mes fringues furent rapidement rejoints par une paire de tongs - vacances vacances ! -, une de converses noires et encore une de bonnes baskets - montagne, rando, pas entorse. Ah bah voilà un sac vite fait et bien fait ! J'ajoutais à cela le chargeur de mon IPod et de mon téléphone, une paire d'écouteurs en rab', ma trousse de toilette et une ceinture en cuir noir. Il n'y avait plus qu'à fermer mon sac - facile ça - et j'étais opérationnel pour mon départ en vacances. Dans ma veste en cuir, que j'aurais pour le voyage, j'avais déjà mis mon porte-feuille en cuir avec ma Carte d'Identité, ma Carte Vitale, ma Carte Bleue, mon Permis, et dans l'autre poche il y avait mon IPod. Habitude habitude...

J'étais prêt à partir, à deux ou trois détails près. Bon, chaussures, déjà. J'avais enfilé une paire de baskets de ville en cuir, bien passe-partout et top pour conduire. Ensuite, portable. Dans la poche de mon jean, ça serait très bien. Lunettes de soleil ! Bon, OK, là il pleuvait mais bon, on sait jamais, si ça se découvrait sur la route... Et puis je comptais bien voir le soleil en vacances ! Donc pour ne pas perdre mes lunettes, je passai une branche sous le col de mon tee-shirt, pour les faire pendre à mon cou. Parfait. Par contre il allait être l'heure que j'y aille, mais Jenna dormait encore. Je n'avais pas franchement le cœur de la réveiller, même si je ne pouvais pas partir comme une voleur pour autant. Je secouai la tête, finalement, et attrapais un post-it et un stylo. Posant ma main droite sur la table, je griffonnais rapidement un message pour ma filleule de mon écriture raide, pas très élégante, mais lisible.

« J'ai pas voulu te réveiller. Passe une bonne semaine et surtout sois sage. Je t'appelle en arrivant. Tu vas me manquer ! »

Pas de je t'aime, rien. Bon, c'était habituel, il ne fallait pas croire. Au fond, j'étais un grand tendre avec ceux qui comptaient pour moi ; mes sœurs, ma filleule, mes amis. Mais alors après il ne fallait pas me demander de crier haut et fort mon amour parce que là ça devenait compliqué... Surtout depuis que mon petit cœur avait été haché menu par une rupture dont, définitivement, je ne me remettais pas bien, ou du moins pas rapidement. Bon, j'étais aussi conscient de ne pas pouvoir me remettre de la première relation ayant compté, la première pour laquelle je voyais un éventuel avenir, en trois jours. Mais là, on pouvait aisément compter les mois, et j'avais tellement été au fond du trou que ça commençait à durer douloureusement. Bref, passons, parce que ça éventuellement ça pouvait entamer ma bonne humeur, et ce n'était vraiment pas le but. Dernier coup d'œil au portable ; j'étais en retard de deux minutes, donc le temps de descendre, cinq au moins. Avec un soupir, j'enfilais ma veste – enfin, enfilai le bras gauche et la coinçai sur mon épaule droite plutôt – avant d'attraper mon sac de sport et de passer la lanière sur l'épaule gauche. Je dévalai finalement les escaliers, un beau sourire aux lèvres. J'étais de bonne humeur, malgré la pluie, malgré qu'il ne fasse pas chaud... Et puis maintenant j'étais aussi en retard. Ça devenait une habitude d'être le retardataire de l'équipe, alors qu'avant ça n'était pas vraiment le cas... En tous cas, je pressai le pas dans les escaliers pour essayer de limiter le retard.

Je débouchai donc dans la cour d'un pas léger, mon regard couleur de glace se baladant circulairement autour de moi, étudiant les alentours avec une méfiance contenue. Non mais ça faisait un moment que je ne sortais plus de chez moi, ou du moins très peu, et même si ça ne virait pas à la paranoïa pure et dure, de temps à autres j'avais les nerfs un peu plus sensibles. Je finis néanmoins par relever la tête, un sourire éclatant aux lèvres le crachin qui me tombait sur le coin du nez. Bah eh, de toute façon j'y étais habitué maintenant dans le nord, alors franchement je n'allais pas me plaindre un jour où la bonne humeur était au rendez-vous, quand même. Ouais, et puis définitivement j'étais à la bourre, sauf que je sortis un sourire à fondre tout droit sorti de mes habitudes de me rendre tout à fait angélique quand je pourrais éventuellement prendre un savon. Bon, avec mes deux parisiens, ça ne prenait plus trop maintenant, m'enfin, je pouvais toujours essayer. En tous cas ils ne pouvaient pas non plus trop se plaindre ; cinq minutes de retard, ce n'était pas la mort, et puis j'avais embarqué ma bonne humeur là, c'était un bon point aux vues de ces derniers temps. Pas que j'ai déprimé mais disons que si je leur montrais les crocs pendant une semaine je n'étais pas tout à fait sûr qu'ils apprécieraient beaucoup. Bref, j'étais là maintenant. Avec un sourire irrésistible et ma bonne humeur. Je glissai mon sac dans la voiture de Cam' avant de saluer mon petit monde. Bises pour les filles, ébouriffage de cheveux pour Flo'. Définitivement de trop bonne humeur !

« Bon, on y va avant que Flo' frise carrément avec cette pluie ? »

Je laissai un petit rire m'échapper. Flo' il allait friser comme un dingue à avoir les cheveux humides, sûr. Bah eh, j'avais passé assez de journées et de soirées avec lui pour savoir par cœur qu'il allait avoir un champ de bataille moutonesque sur la tête. Bon, allez, en route mauvaise troupe, je traîne en longueur. De toute façon on s'était déjà vus tous les quatre pour parler itinéraire et route ; on partait plus ou moins en convoi et après ça on se tenait au courant par téléphone pour les pauses, qui risquaient d'être assez fréquentes pour moi vu que mon épaule gauche allait être la seule à bosser toute la route, et ça sentait les crampes et autres choses sympathiques si je ne posais pas au moins cinq minutes toutes les deux heures. Sans compter que bébé Alix, qui gazouillait dans la voiture, risquait de ne pas apprécier qu'on fasse la route d'une seule traite. Bref, je vous passerais bien aimablement les détails de ma conduite – un peu plus souple et prudente avec un bras en moins, bizarrement – et de la route. Fous rires avec Cam', sujets un peu plus sérieux, pauses régulières sur l'autoroute, le tout pour faire les presque sept heures de trajet dans les conditions optimales. J'avais aussi utilisé le bluetooth de la voiture pour passer mon téléphone en mode embarqué et appeler Flo' pour l'emmerder de temps à autres. Entre deux, j'avais quand même un peu galéré pour faire atterrir mes lunettes de soleil sur mon nez parce que ça tapait sévèrement... Donc pour le coup je pouvais dire merci Cam' parce que sans elle mes p'tits yeux bleus super sensibles à la luminosité auraient finis complètement cramés.

Finalement, il était temps qu'on arrive, parce que je commençais sérieusement à fatiguer. Mon épaule était raide et douloureuse, ça me tirait dans le dos, j'avais des fourmis dans la jambe gauche qui ne me servait pas depuis un moment puisque je conduisais une boîte automatique, et surtout, les lacets de montagne me demandaient de la concentration et de la prudence pour éviter de finir dans le décor. Sauf que Cam' continuait visiblement de me faire confiance, puisqu'elle m'avait proposé de prendre la route pour passer en montagne, mais n'avait pas insisté face à mon refus. Et puis bon, quand même, je ne gérais pas mal, excepté qu'on m'avait connu en conduisant un peu plus rapidement. Sauf que soixante-quinze kilomètres heures pour avaler des virages comme ça ça faisait déjà une très bonne moyenne, surtout sur une route que je ne connaissais absolument pas mais qui, par chance, n'était pas humide, donc pas glissante. Bien, on allait arriver entiers, incessamment sous peu. Et puis je ne savais pas trop qui avait choisi le coin, mais c'était plutôt joli tout ça. Vert, ensoleillé, avec des reliefs plutôt sympathiques autour. Bref, même si je commençais à avoir envie de mon lit, rien ne pouvait entamer ma bonne humeur. Bon, quand même, c'était cool d'arriver et d'ailleurs, une fois garé devant l'appartement qu'on allait partager pour la semaine j'eus un petit sourire. Regardant Cam' avec mon sourire collé sur les lèvres – j'allais chopper une crampe moi ! – je ne pus m'empêcher de rire un peu, finalement.

« La voiture de ton homme est vachement agréable, mais ça fait du bien d'arriver quand même..! »

Bah eh, dans la joie et la bonne humeur moi j'vous dis. Je descendis finalement de la voiture, goûtant avec plaisir à la caresse du soleil sur mes bras. Mhhh, voilà des vacances qui s'annonçaient bien. En plus on n'avait pas d'état des lieux, parce que les propriétaires ne pouvaient pas se déplacer, donc on avait déjà les clés et plus qu'à se poser. Bon, je vais aussi vous passer la découverte de l'appartement – de belle taille, propre, bien décoré – et la distribution des chambres – bon, la question ne se posait vraiment que pour Cam' et puis pour les Chevaliers, savoir qui prendrait la chambre avec vue sur la vallée et qui prendrait celle avec vue sur la route, puisque moi je prenais celle avec les lits superposés, ce qui me faisait plus rien qu'autre chose – et le dépôt de bagages. Je pense que vous avez tous plus ou moins idée de comment ça pouvait se passer, avec les allers-retours en porté de bagages, mon pied qui avait tapé dans une marche d'escalier pendant que je parlais à Flo' – et ça avait failli être un superbe gadin – bref, vous imaginez comme on avait pu rire pour ce début de vacances. Sauf que voilà, j'étais achevé, qu'il fallait encore que je fasse mon lit – et le plus tôt serait le mieux parce que moi je tombais littéralement de fatigue – mais qu'à une main j'étais dans la merde. Bon bah voilà, on était arrivés tous vivants ! Finalement, j'étais assis dans un canapé, après avoir laissé mes draps en plan sur le lit, et j'avais laissé un message sur le répondeur de Jenna, que je n'avais pas reçu à joindre, et pareil pour Elli'. Elles s'étaient donné le mot ou..? Enfiiiiin, je les avais prévenues qu'on était installés. J'étais un peu déçu de ne pas leur avoir parlé, mais bon, ce n'était pas la fin du monde. Pas de quoi vraiment entamer mon moral, en tous cas. Et d'ailleurs ça se voyait, parce que je gazouillais à moitié en regardant Alix, qui était un adorable bébé souriant et pas trop ronchon. Bon, d'accord, j'allais prendre des moqueries plein le nez. Mais j'étais de TROP bonne humeur. Bon, il allait falloir, quand même, que je revienne un peu au sérieux parce que sinon ils allaient me perdre définitivement. Je passais la main gauche sur ma nuque, sentant mes muscles raidis et courbaturés sous mes doigts.

« Bon, soyons sérieux cinq minutes... Qui cuisine ce soir ? J'suis volontaire si quelqu'un me file un coup de main. »

Pour appuyer mes dires, je fis pianoter les doigts de ma main inutile sur mon portable, coincé entre cette fameuse main et mes côtes, ce qui produisit un bruit bien caractéristique. J'en étais à l'auto dérision en toute bonne humeur, c'était un bon point non ? J'sais pas si je l'ai déjà dit, mais cette semaine... Elle s'annonçait trop bien !


Alexandre ҩ Camilla ҩ Céleste ҩ Alix ҩ Florent

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
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Louis T. Delmas
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MessageSujet: Re: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Mer 27 Aoû - 12:20




Flo' & Céleste & Alex' & Cam' & Alix

" On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? "

Knock-knock-knocking on heaven’s door… La voix de Bob Dylan emplissait la pièce et je souris, les yeux encore fermés. Pour une fois, le bruit du réveil me mettait de bonne humeur et j’avais envie d’attaquer cette nouvelle journée, parce qu’elle s’annonçait terriblement bien. Mais avant de me lever, j’ouvris les yeux et roulai sur le côté, pour me retrouver tout près de ma magnifique brune, adorable avec ses cheveux emmêlés et ses yeux encore endormis, tout comme les miens. Je m’appuyai sur mon coude et la regardai, un sourire tendre aux lèvres, en me disant que j’avais vraiment du bol de pouvoir me réveiller à côté d’une femme aussi parfaite. Je passai les doigts de ma main libre sur son visage, tout doucement, pour finalement descendre jusqu’au bras, puis j’effleurai ses doigts, que je mêlais aux miens.

« Bonjour, crevette. » lui dis-je doucement, ne la lâchant pas du regard.

Je me couchai à nouveau et la pris contre moi, fermant les yeux pour profiter de ce moment pendant quelques minutes encore. Nous avions peut-être rendez-vous avec mes meilleurs amis, mais il nous restait plein de temps et nous nous étions déjà occupés de faire nos bagages, alors à part deux ou trois bricoles à rassembler, on était prêts à passer de superbes vacances ensoleillées. Ou en tout cas je l’espérais, parce que dehors, la pluie battait les fenêtres, mais pour l’instant je m’en fichais bien. J’étais bien contre ma Céleste et qu’il pleuve ou non, ma bonne humeur resterait bien présente toute la journée et même si là il me fallait un peu de temps pour me réveiller, ma brune en ferait les frais bientôt. Un Flo’ en mode pile électrique, vous savez ce que c’est, hein ? Eh bien attention, parce que là ça allait être trois fois pire ! What a Face  Après quelques minutes de réveillage en douceur, je posai un baiser tout doux sur les lèvres de Céleste, avant de me redresser et de poser les pieds par terre, finissant de m’étirer au passage. Parce que bon, mon épaule avait beau être guérie, elle restait un peu raide, et ça, apparemment, ça ne partirait pas donc booon… étirements, sinon je souffrais toute la journée ! Je me levai enfin, écartai un peu le rideau, et mon idée fut confirmée : pluie, nuages gris et mon petit doigt me disait qu’il devait aussi faire assez froid, ce qui suffit à me faire grimacer. Pourtant, un sourire réapparut sur mon visage presque tout de suite après et, en pyjama – à savoir un pantalon de jogging gris clair et un t-shirt blanc – je me dirigeai vers la cuisine, histoire de mettre la table et de préparer le petit déjeuner. Bon, par contre, on avait pas le temps pour des œufs ou des trucs de ce genre-là, alors ça serait pain, confiture, miel, Nutella - - café et jus d’orange. Je mis la machine à café en route et une fois Céleste dans mon champ de vision, je lui lançai joyeusement :

« Bien dormi choupinette ? »  En entendant son nom, Choupi leva la tête de son panier et se dépêcha de venir me dire bonjour, ses petits yeux pétillant de joie. Je lui caressai énergiquement la tête, un grand sourire étirant mes lèvres, tout en lui disant : « Coucou toi ! Attends deux secondes, papa Flo’ va te préparer tes croquettes. »

Oui, j’étais bien conscient de lui parler comme à un enfant. Mais je m’entraînais, voyez vous ! Noël approchait, mine de rien, et puis un chien et un enfant c’était pas pareil, mais fallait s’en occuper aussi alors je prenais mes responsabilités pour montrer à Céleste que j’en étais capable. Enfin… je me comprends, hein. Choupi passa aussi dire bonjour à ma brune, que j’entrepris de taquiner un peu, pour rester fidèle à moi-même. Je passai derrière elle, entourai sa taille de mes bras, lui posai un petit bisou sur la joue et lui soufflai à l’oreille :

« Je t’ai déjà dit que t’étais très belle au réveil ? »

J’eus un sourire espiègle et appuyai ma tête contre la sienne, fermant les yeux pendant quelques instants. Après tout ce temps, je ne me lassais toujours pas de la prendre contre moi et de profiter de ce simple contact, tout doux et tout tendre. En plus, maintenant, on commençait à sentir la différence au niveau de son ventre, ce qui me faisait sourire à chaque fois. Bébé Chevalier grandissait comme il le fallait, et rien que pour ça, j’étais déjà super fier de lui. Après avoir servi ses croquettes à Choupi, je finis par m’installer à la table et empoigner une tranche de pain dans le sachet, pour le recouvrir de Nutella, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune trace de pain sous la pâte à tartiner. Oh, une petite habitude que j’avais depuis que j’étais tout petit… Oui, oui, bon, ça fait grossir. Mais j’avais repris le sport depuis longtemps alors je vous zuteuh ! Une fois Céleste installée en face de moi, je lui lançai :

« Bon aloooors… Il nous reste les portables, les chargeurs, nos portefeuilles, les trousses de toilette, les affaires de Choupi et un ou deux bouquins à embarquer, c’est ça ? » Je la regardai, l’air pensif, me tapotant le menton du bout de l’index. « J’ai rien oublié, hein ? » Je fronçai les sourcils, certain d’avoir oublié quelque chose. Tout à coup, j’écarquillai les yeux. « Ma guitare ! J’ai failli oublier ma chérie ! »

Roh, la honte. Je soupirai en secouant la tête. Parfois, je m’exaspérais moi-même, c’était pénible ça quand même. Je pris une bouchée de ma tartine, tout en discutant avec la jolie fille en face de moi, de tout et de rien, comme bien souvent. La journée commençait dans la joie et dans la bonne humeur, s’il vous plaît ! J’étais vraiment trop, trop, trop heureux de partir en voyage rien qu’avec des personnes que j’aimais et qui étaient super importantes pour moi. Finalement, je débarrassai rapidement la table et, pour éviter d’être devancé par Céleste, je courus direction la salle de bains, tout en lui lançant, de loin, joyeusement :

« Moi d’abord à la douche ! »  

Preum’s ! Pourtant, je ne restai sous l’eau brûlante que cinq minutes, pour éviter de me faire râler dessus par une chérie qui avait aussi envie d’y passer. Après un petit séchage rapide, je passai la serviette autour de ma taille – même si bon, y’avait que Céleste dans l’appart’ et que j’aurais pu m’en passer, m’enfin soit, c’est pas vos affaires ! – et me brossai les dents, m’emparai de ma bouteille de parfum et tentai en vain de dompter ma tignasse. De toute façon, vu le temps qu’il faisait dehors, y’avait même pas besoin d’espérer que mes cheveux se tiennent tranquilles aujourd’hui, parce qu’en les connaissant, ils s’amuseraient à faire frisette au moment même où je pointerais mon nez dehors ! Je me glissai finalement hors de la salle de bains, prenant bien soin de remplir ma trousse de toilette avant et, en arrivant dans la chambre, je la déposai dans ma valise ouverte qui n’attendait que d’être fermée. Suivi de Choupi, je me dirigeai vers la grande armoire et l’ouvris pour me poster devant, les bras croisés, les yeux passant en revue chaque tenue que j’y trouvais. Bon par contre, j’avais aucune idée du temps qu’il faisait là-bas, alors j’allais devoir improviser… Pas un truc trop chaud, ni trop froid. J’optai donc pour une chemise blanche surmontée d’un pull à col en V noir, tout simple, et un jean bleu pour terminer. Ah oui, et un caleçon noir avec « Happiness and sunshine » marqué dessus en orange fluo, si vous voulez tout savoir. Héhé.  

En attendant que Céleste ait terminé – ce qui pouvait encore prendre très longtemps, en la connaissant, mais j’évitais de la presser parce que je savais qu’elle détestait ça et puis on avait le temps – je pris un petit sac de sport en plus de nos deux valises pour y fourrer toute la liste d’affaires que j’avais énumérée un peu plus tôt, mais je finis par en ressortir les portefeuilles et les portables, qu’il valait mieux avoir sur nous et pas dans un sac à part. Je m’accroupis près de ma valise et la fermai, puis la portai au salon en chantant doucement Château de sable, tout content, un demi-sourire aux lèvres. Je m’accroupis près de Choupi et elle se coucha sur le dos pour m’inviter à lui gratouiller le ventre, ce que je fis après un léger rire.

« T’es prête à partir, toi ? T’as peut-être vu la plage, mais la montagne c’est autre chose ! » Je m’assis par terre, m’amusant à taquiner notre petite husky.

Un peu plus tard, Céleste était prête, nos valises l’étaient tout autant et il ne nous restait plus qu’à rejoindre Cam, la petite Alix et mon amour d’Alex dans la cour. Je hissai la guitare sur mon dos, passai la laisse à Choupi, enfilai une veste noire ramenée de Paris – celle qu’Elli avait mise pour aller chercher Alex – et rabattis ma capuche sur ma tête, mais même avec ça, mes cheveux allaient être trempés. Je grimaçai en les sentant dépasser, mais mon sourire réapparut tandis que je me tournais vers ma chérie, pour l’embrasser tendrement sur les lèvres.

« On est bons ? » lui demandai-je gentiment.

Parce que bon, j’avais beau être pressé de retrouver les deux zouaves, on était pas non plus à une minute près, alors si Céleste avait oublié quoi que ce soit, elle aurait le temps de s’en occuper sans être en retard. Patient, le p’tit Flo’, patient ! Finalement, nous arrivâmes en bas cinq minutes à l’avance, apparemment avant Cam’ parce qu’elle ne semblait pas être dans le coin, et puis ça ne m’étonnait pas le moins du monde de ne pas voir Alex. Il avait souvent le don d’être en retard ces derniers temps, même si en général, c’était plutôt mon cas. Mais bon, avec l’état dans lequel était son épaule, on le pardonnait, hein… En attendant, je m’adossai à la voiture de Céleste et la pris dans mes bras lui faisant de petits bisous tout doux en attendant l’arrivée de Cam’, dont la voiture était garée juste à côté de celle de ma brune. Enfin, la voiture de Jake, à vrai dire. La fine bruine n’était pas dérangeante, si ce n’était que pour mes cheveux déjà à moitié trempés, après deux minutes seulement. Lorsque j’aperçus Camilla, je me décollai de Céleste, gardant pourtant un bras autour de ses épaules.

« Coucou Cam’ ! » lui lançais-je joyeusement en lui faisant la bise. Un grand sourire adorable étira mes lèvres quand j’aperçus Alix dans ses bras. Je me penchai vers elle et lui caressai la joue de mon doigt. « Maiiiiiiis qui voilà ! C’est la petite Aliiiiiiiix What a Face »

J’avais hâte, trop hâte d’être papa. Hâte de me promener avec mon fils ou ma fille dans les bras, hâte de lui donner des biberons, hâte de me retrouver avec Céleste et ce petit bout dans les bras, blottis dans le canapé. Hâte aussi de lui apprendre plein de choses et de l’aider pour ses devoirs et… et… et pleiiiiin de choses ! Je m’attardai encore un peu sur Alix, le regard plein d’étoiles, le sourire pire qu’attendri. Elle était magnifique, franchement. En attendant mon imbécile de meilleur ami, on se mit à discuter joyeusement, je m’amusais à faire le con – pour pas changer – et puis le tout dans la bonne humeur, quoi ! Cam’ finit par installer Alix dans la voiture et, alors que je jetais un regard à ma montre, Alex s’approcha avec un petit sourire angélique aux lèvres, celui que je connaissais par cœur. Lui, il voulait se faire pardonner d’être en retard… Pourtant, je n’en dis rien – gentil le Flo’ avec son ami tout cassé, hein ? – et je le sentis m’ébouriffer les cheveux, un geste qui me fit grimacer. J’avais bien envie de lui faire la même chose, mais l’idée d’avoir des tonnes de gel sur les mains m’enchantait moins, alors tant pis… Ce qu’il ajouta ensuite me fit soupirer et je fis mine de râler.

« Tu veux pas laisser ma tignasse tranquille deux secondes, toi ? »

Je me retins de lui foutre un petit coup de poing dans les côtes, parce que même si je ne m’en serais pas privé en temps normal, là… je risquais plutôt de me faire tuer en moins de deux. Finalement, il ne nous fallut pas beaucoup de temps avant de nous mettre en route, puisqu’on avait déjà parlé de tout ça avant aujourd’hui et que c’était décidé : je partais avec Céleste et Choupi. On avait beaucoup de route à faire, mais les pauses étaient relativement nombreuses, parce que nous on avait peut-être Choupi, mais dans l’autre voiture ils avaient un bébé et un Alex tout cassé qui ne tiendrait pas le trajet sans s’arrêter un peu. Du coup, presque sept heures de trajet en musique, – celle de la radio, parce que la guitare dans la voiture c’était faisable, mais pas pratique – en chant, en fou rires, en discussions plus ou moins sérieuses, et en bisous volés quand on était arrêtés devant les feux rouges. Et franchement, merci Céleste ! Parce qu’elle avait fait touuuuut le trajet sans même se plaindre une seule fois, et ça, fallait le faire. J’étais peut-être capable de conduire moi aussi, mais je n’en avais pas le droit pour l’instant, alors impossible de l’aider, même si j’en mourais d’envie.

Et finalement, après ces longues heures de trajet pendant lesquelles j’avais emmerdé ma crevette pour qu’elle s’endorme pas, nous étions arrivés. Et y’avait du soleil, s’il vous plaît ! Mes Ray-Ban sur le nez, je sortis de la voiture, un sourire rayonnant aux lèvres. C’était joliiiiiii ! Les arbres étaient plus verts qu’à Etretat, il faisait agréablement chaud, on avait un grand ciel bleu et l’ambiance de la montagne me mettait d’encore meilleure humeur. Je fis rapidement le tour de la voiture pour rejoindre Céleste, que je pris dans mes bras juste quelques secondes, incapable de résister.

« Merci d’avoir fait la route, choupinette. T’es la meilleure ! » lui dis-je en lui posant un baiser sur le front.

Avant de rejoindre les trois autres amours, je défis la laisse de Choupi après m’être assuré qu’il n’y aurait pas grand-monde dans la rue. Tout en la surveillant et en l’appelant de temps à autres, on découvrit l’appartement, qui avait tout pour me plaire. Et puis, bougeage de valises avec Alex qui avait failli s’éclater dans les escaliers – de quoi me procurer un mini arrêt cardiaque, mais un grand fou rire juste après – et une vingtaine de minutes après, nous étions installés. Moi, je pétais la forme, mais Alex avait l’air complètement crevé, ce qui était compréhensible, mine de rien. En passant devant sa chambre, je vis son lit encore défait et, serviable comme j’étais, j’entrepris de le lui faire rapidement, au moins ça lui éviterait de râler après. Surtout que moi, j’avais mes deux bras et que je savais fichtrement bien ce que ça faisait d’avoir une épaule brisée en mille morceaux. Alors j’étais gentil et je lui fis son lit comme il le fallait, dans un geste habile et tout ce qu’il faut.

Finalement, nous nous retrouvions tous dans le salon, assis dans le canapé, Céleste blottie contre moi. J’eus un léger rire moqueur en regardant Alex imiter bébé Alix, mais c’était franchement plus mignon qu’autre chose alors moi je fondais, hein. Finalement, Alex nous parla du repas du soir et proposa de cuisiner si quelqu’un lui donnait un coup de main.

« Moi ! » lançais-je joyeusement, un grand sourire aux lèvres. « Et si je fais tout foirer, on ira au resto ! »

Sans me faire prier, je me levai et courus jusqu’à la cuisine, glissant presque dans le virage à cause de mes chaussettes sur le parquet. Je me rattrapai à l’encadrement de la porte et poursuivis ma route, tout content. Bon, j’étais peut-être nul en cuisine, mais Céleste m’avait appris plein de trucs et puis j’étais avec Alex hein, il était plutôt doué, contrairement à moi. Alors fallait pas qu’ils se fassent trop de soucis non plus, parce que deux Parisiens aux fourneaux, ça en jette ! What a Face
   



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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Sam 30 Aoû - 15:56




« On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? »

ҩ
Il était encore relativement tôt, mais Bob Dylan avait décrété qu'il était l'heure de se lever. Bon, c'était pour la bonne cause, alors franchement, même si je remontais la couverture sur moi pour rester encore un moment au chaud, un petit sourire étirait tout doucement mes lèvres. Je finis tout de même par ouvrir mes yeux plein de sommeil au moment où je sentis mon homme bouger dans le lit, pour tourner ma petite tête vers lui avec un sourire encore plus tendre. Ah, qu'est-ce que je l'aimais, celui-là ! J'avais vraiment bien fait d'avoir un souci d'emménagement, finalement, parce que j'y avais gagné... Beaucoup. Le soleil de ma vie. Ma peau frémis doucement à son contact et mon sourire s'élargit, me donnant un air de chat tandis que je refermais mes doigts autour des siens et que je le laissais m'attirer contre lui avant de passer ma main dans ses cheveux complètement indomptables du matin. Mon visage enfoui dans son cou, je murmurais, d'une voix encore légèrement ensommeillée :

« Coucou mon amour... »

Bon, encore ensommeillée, mais tout ce qu'il y avait de plus douce et tendre avec l'amour de ma vie. Mon homme, je l'aimais, vraiment. Et c'était dans ces petits moments tous simples et tous doux que je l'aimais le plus, parce qu'entre nous, c'était toujours facile, c'était toujours agréable, même le plus simplement du monde. J'étais bien, là, serrée tout tendrement contre mon homme, mes doigts jouant un peu dans ses boucles brunes tandis que je me réveillais progressivement. J'étais bien, là, contre lui, et je sortis finalement la tête du creux agréablement chaud de son cou, contre son épaule, pour le regarder avec mes yeux pétillants. Tout en simplicité, dans le plus grand calme. Bon, le matin, nous n'étions pas les plus vifs du monde, mais dès qu'on serait bien réveillés... Je pense qu'aujourd'hui il n'y en aurait pas un pour rattraper l'autre niveau pile électrique. D'habitude c'était moi la plus vive des deux, même si Flo' n'était jamais bien loin niveau conneries, mais quelque chose me disait qu'aujourd'hui, il serait extrêmement en forme. Peut-être parce qu'on partait en vacances avec Alex et Cam' ? Sûrement, même.

Je rendis avec plaisir son petit bisous tout doux à Flo' avant de le laisser filer, me resserrant pour ma part avec délice dans la couette. Le temps qu'il prépare le petit déjeuner, j'avais bien encore deux minutes pour moi, non ? Le café Ne passait pas à la vitesse de la lumière non plus, hein. Je pris donc le temps de me frotter les yeux - ce qui n'était pas bien grave sachant que j'étais démaquillée d'hier soir - et de m'étirer avant de faire un passage aux toilettes - eh voui ! - et de finalement débarquer dans notre petite cuisine un petit cinq minutes plus tard. Je restais un petit moment à la porte, regardant silencieusement mon homme s'affairer, m'arrachant un sourire, et lorsqu'il me vit, mon sourire se fit encore plus à croquer. Lorsqu'il s'adressa à moi, j'avançais dans la pièce en le regardant, bien que bébé chien ait su montrer son adorable présence.

« Très bien, et toi ? Tu t'es pas réveillé à un moment cette nuit ? »

 Peut-être bien que j'avais rêvé, c'était possible, ou alors il s'était levé pour n'importe quelle bonne raison. Sauf que je faisais attention à son sommeil parfois agité depuis que j'avais appris un peu à mes risques et périls qu'il avait parfois de mauvais rêves - et surtout après le braquage. Bon, là ça faisait un moment que ça allait beaucoup mieux, mais je n'étais pas sûre que mon clown me le dirait, si ça recommençait, alors j'étais prudente, pour être sûre que tout aille bien pour lui. Je l'écoutais néanmoins avec amusement parler à son bébé crapule, qui était d'avantage son bébé que le mien puisque c'était lui qui l'avait voulue, mais bon... C'était aussi mon bébé d'amour à moi, voyez-vous. J'avais surtout râlé à son arrivée, mais finalement c'était une boule de poil extrêmement attachante et je ne vois pas comment j'aurais pu ne pas craquer pour elle. En fait, elle était carrément à l'image de son papa ; gentille, mignonne, douce, pleine de vie. Bon, j'allais éviter de donner cette comparaison en face à face à mon homme sinon j'allais me faire tuer mais... J'ai tord vous croyez ?

Finalement, bébé Choupi - enfin, je dis bébé, mais elle avait vraiment bien grandi la crapule ! - passa me dire bonjour en sautillant dans l'appartement, avec sa queue en mode rotor d'hélicoptère et ses oreilles pointées. Elle avait vraiment une gueule d'amour et je me baissai pour la caresser, grattouillant derrière ses oreilles dressées. Finalement, les bras de Flo' passèrent autour de moi et je posai mes mains sur les siennes, caressant très doucement son alliance dans un geste dicté par l'habitude. Il était à moi, juste à moi, rien qu'à moi... Tout comme j'étais devenue sienne. J'appuyai ma tête contre son épaule avec douceur. J'acceptai son bisou avec grand plaisir, parce que juste un moment aussi simple me rendant très heureuse, mais je fis la moue avec ce qu'il me dit. Bon bah si ça continuait... Idée ! Avec un petit rire, je lui répondis sur un ton sérieux :

« Et toi je t'ai déjà dit d'arrêter tes compliments ? Sinon, je pars en vacances avec Choupi et tes amis et j'te laisse ici ! »

Bon, j'étais incapable de le faire maiiiiis... J'avais envie de l'embêter. Non mais il savait parfaitement que je ne partirais pas sans lui. De un parce que ça serait nos premières vacances entre amoureux, et de deux parce qu'on partait avec ses amis, à la base. Bon, je m'entendais très bien avec les deux parisiens, hein, et je me faisais d'avance un énorme plaisir de partir avec eux, mais s'il n'y avait pas eu Flo', je ne les aurais pas rencontrés. Bah oui. Bon, et puis mon ton n'était pas méchant, juste que j'avais fait attention à ne pas rire en pseudo-menaçant mon homme de l'abandonner tout seul de chez tout seul au studio. De toute façon, c'était bien impossible... J'étais perdue sans mon chéri avec moi. Bref, on partait à deux, hein ! Je finis par m'installer pour commencer mon petit déjeuner ; café au lait et tartines à la confiture. Je fus rapidement rejointe par mon homme, qui commençait à déjeuner en listant ce qu'il ne fallait pas qu'on oublie. Occupée de souffler doucement sur mon café chaud, je le regardais par en dessous, l'écoutant attentivement. Il était mignon, quand il réfléchissait comme ça. A la fin de sa liste, je souris un peu.

« Faut surtout pas qu'on oublie les papiers de Choupi. » Je le laissais réfléchir, parce que je savais qu'il avait oublié quelque chose, et même que je savais quoi. Eh oui, je le connaissais, mon homme tête en l'air. Vu sa tête, lorsqu'il s'en rendit compte, je ris légèrement. « Tant que t'oublie pas ta femme, ça va non ? Ah et oublie pas ta tête, aussi ! »

Mon amour parfois un peu dans la lune... Je l'aimais fort comme ça, et puis on rigolait plus souvent qu'on ne pleurait, si vous voulez mon avis. La preuve en image, c'était qu'on parlait de manière super détendue à table, d'un tas de choses. Bon, pas forcément super importantes, mais il y en avait aussi dans nos sujets de conversation, et ça passait comme ça pendant qu'on déjeunait, dans le calme et la bonne humeur, comme toujours. Pendant que je finissais d'une traite mon café refroidi, Flo' commençait à débarrasser la table, et j'allais annoncer que je passai à la salle de bain - histoire de lui laisser la vaisselle à faire - lorsqu'il détala au pas de course pour me griller la politesse. Je ne pus m'empêcher de rire, avant de m'attaquer à la vaisselle le temps qu'il passe par la salle de bain. Ça ne me prit pas longtemps du tout, et j'occupais le peu de reste de temps que Flo' passa à la salle de bain à regrouper les papiers importants et les chargeurs divers et variés sur la table de la cuisine. Finalement, le p'tit Flo' me laissa la salle de bain, et je m'y engouffrais sans trop attendre. Le temps de me doucher et de faire mes cheveux... J'en avais pour un moment, sûr. Mais bon, je fis le plus vite possible. Donc ; douche chaude avec shampoing au programme, puis en sortant, séchage du corps et séchage des cheveux, mais sans le lissage. Habillage ; jean clair délavé, tee-shirt blanc, mauve et bleu « A dream is a wish your heart makes » et sweat à zip mauve. Maquillage ; fond de teint, fard à paupière gris pâle, eye-liner, mascara, gloss luisant. Parfum. Grosse pince pour rassembler mes cheveux vers l'arrière. Là, voilà. Je finis de préparer ma trousse de toilette, déjà bien fournie et bien entamée, faisant attention de ne rien oublier.

Un truc qu'on avait oublié, c'était la trousse à pharmacie, au cas où. On n'était jamais trop prudent. Non mais vous imaginez mon mouton dans la montagne ? Il était capable de tout, y compris de s'écorcher les mains ou de chopper une angine en plein été - ouais, enfin, l'été, c'était pas chez nous quoi. Bref, il fallait embarquer un peu le minimum quand même, au cas où, parce que si on avait besoin en urgence d'une crème contre les piqûres d'insectes et qu'on avait pas de pharmacie à moins de vingt minutes, on aurait l'air bien... Donc super Céleste traînait peut-être un peu dans la salle de bain, mais elle préparait la pharmacie. On applaudit l'idée, s'il vous plaît. Bref, j'aurais pu être plus rapide de dix minutes, mais bon... Je sortis finalement avec ma trousse de toilette et ma trousse à pharmacie que je mis dans mon sac de voyage déjà tout prêt dans la chambre. J'espérais que mon homme aurait pensé à préparer le reste des trucs qu'il nous fallait, parce que sinon on allait finir à la bourre sévère, là on avait encore un peu de temps avant de décoller, mais disons qu'on avait peu de marge de manœuvre. Et finalement, c'était le cas, parce que pour qu'il soit assis au milieu du salon en train de chercher l'embrouille à notre petite emmerdeuse préférée, c'était qu'il était opérationnel pour partir, ce qui m'arrangeait vaguement. Non mais si je pouvais ne pas avoir à courir dans tous les sens avant de courir, c'était mieux, hein. Finalement, je tirais ma valise jusque la cuisine, vérifiant une dernière fois qu'on avait tout, jusqu'à ce que Flo' prononce la phrase qui ne voulait rien et tout dire à la fois.
J'eus un sourire pour lui.

« Je mets mes chaussures et puis on peut y aller ! »

Non mais parce que sinon, à pieds de chaussette, c'était assez moyen. J'enfilais mes Palladium à talons compensés, histoire de gagner quelques précieux centimètres tout en restant à l'aise pour conduire. J'enfilais finalement une veste en cuir tannée par l'usure avant de prendre ma valise et le petit sac à côté, parce que bon, Flo' avait sa valise, le bébé chien qui tirait parfois un peu en laisse - ça dépendait des jours et ça devenait super méga trop rare, mais bon, autant ne pas tenter le diable - et puis aussi sa guitare, alors il était un peu plus chargé que moi... Bon, même si ma valise ressemblait à une vraie valise de fille, du genre j'avais du m'asseoir dessus pour pouvoir la fermer, vous voyez. J'assume, mais j'avais embarqué un tas de tenues. Beau temps, temps froid, pluie, et puis aussi sortis ou alors crapahutage... j'avais du choix, franchement. Bref, nous avions quitté notre petit studio tous les deux bien chargés, et j'avais fini par fermer à clé notre joli chez nous avant de descendre. Direction la cour et la voiture, parce que c'était de là qu'on avait rendez-vous pour partir. Bon, on savait déjà comment on s'organisait pour la route, parce qu'on avait fait notre petite réunion d'organisation tous ensemble - même Jacob avait été là, même s'il n'était pas du départ avec nous - et que donc c'était tout bien organisé au cordeau.

Nous fûmes les premiers arrivés sur la cour. Ça m'étonnait un peu quand même, parce que normalement avec mon adorable mouton on était plutôt généralement les derniers arrivés - bon, c'était parce que les autres étaient ponctuels, hein, on n'avait pas non plus une demi-heure de retard - et du coup ça me faisait bizarre. Mais au moins on eu le temps de mettre les sacs dans le coffre et d'étaler la couette de Choupi sur la banquette arrière. Autant dire qu'on n'avait plus qu'à mettre bébé chien dans la voiture, monter, et partir. Les Chevalier étaient totalement opérationnels, de bonne humeur, et motivés ! Et en avance, carrément, mes gens. Ah bah le départ en vacances, ça nous allait top bien dites donc ! Ça me laissait carrément le temps de glisser dans les bras de mon homme avec délice pour une séance de petits bisous tous tendres et tous doux dans le calme et la bonne humeur. Rhan comment j'étais bien contre luiiiiii ! C'était presque abuser d'être aussi bien ! Même le crachin ne pouvait pas venir à bout de notre bonne humeur. Et finalement Camilla arriva et je me tournais vers elle avec un grand sourire avant de lui faire la bise, pendant que Flo' finissait complètement gaga de sa filleule. Je ne pus m'empêcher de rire en regardant finalement la toute petite et adorable puce.

« Je connais une vraie petite princesse qui rend parrain complètement gaga ! »

Et puis je vous mets au défi de me dire le contraire. Flo' était complètement gaga, définitivement, et d'un sens ça me rassurait, parce que ça me prouvait aussi qu'il devait avoir hâte que notre bébé Chevalier ne pointe le bout de son nez. Et la fin d'année approchait tranquillement, alors autant vous dire que c'était de plus en plus proche, comme date. En tous cas, Flo' avait un peu la connerie intégrée aujourd'hui, enfin, plus que d'habitude en fait, et en attendant Alex, le petit mouton nous foutait un adorable et joyeux bordel alors qu'on essayait de discuter. Bon bah au moins tout le monde était de bonne humeur avant le départ, c'était plutôt le bon plan ! Même s'il restait à voir de quelle humeur était Alex - parce qu'en ce moment lui c'était définitivement pas gagné avec son caractère à prendre avec des pincettes - normalement à trois contre un, la bonne humeur allait l'emporter. Et finalement, monsieur Alexandre arriva, définitivement en retard, mais avec un sourire à attendrir un cœur de pierre. Mouais, y'avait anguille sous roche là, ça sentait l'embrouillage... Et la bonne humeur aussi, et je n'allais pas m'en plaindre. Je saluais donc le blond avec entrain, avant de rire parce qu'il s'en prenait - encore ! - à l'insupportable tignasse de Flo', ce qui faisait réagir mon homme, même si je savais que c'était bon enfant entre eux... C'était d'ailleurs ça qui était marrant.

Sur cette énième note de bonne humeur, tout le monde monta dans sa voiture attitrée et ce fut le grand départ en vacances de la team parisienne. Bon, j'étais presque l'intruse de l'équipe, mais visiblement ça ne dérangeait personne, et puis j'avais juste super envie de partager la semaine avec les trois zouaves... Parce que mine de rien, mon homme n'était pas tout à fait le même avec ses amis, même s'il n'était pas totalement différent pour autant. C'était... Un peu le Flo' d'avant, celui que je n'avais pas vraiment connu parce qu'il avait changé en quittant la rue, mais ça restait mon Flo', insouciant, souriant, emmerdeur. Un drôle de mélange qui me plaisait terriblement, et j'étais totalement heureuse de voir mon homme aussi bien que lorsqu'il était avec ses parisiens.

Je vais vous épargner les détails d'une route longue, fatigante, mais loin d'être ennuyante aux côtés de mon chéri. Et finalement, nous étions arrivés en montagne, avec un paysage superbe autour de nous. L'appartement qu'on avait loué se trouvait sur la station de ski - bien évidemment fermée en cette saison ensoleillée - et c'était comme une mini ville, pourtant visiblement calme. On respirait le grand air, et c'était agréable. Une fois arrivée à destination, je coupais le moteur avec un soupir de soulagement. Ça faisait du bien quand ça s'arrêtait, sérieusement. Bon, visiblement le jeu en valait la chandelle. Je veux dire... Le panorama était splendide, nous avions un appartement idéalement situé sur le plan, et puis tout le monde était là dans la joie et la bonne humeur... Je pouvais bien supporter une longue route avalée à moi seule - et d'ici quelques mois on se la partagerait avec mon amour - pour autant de choses positives. Je sortis donc de la voiture, m'étirant avec délice, avant de me blottir dans les bras de mon homme, frottant mon nez contre l'arête de sa mâchoire - avec les talons compensés et en levant la tête, s'il inclinait un peu la tête vers moi, je pouvais faire ! - dans un geste taquin et tendre. Je lui répondis avec une bonne humeur évidente, qui masquait la fatigue. Ce soir, le coup de barre serait terrible !

« C'est normal mon chéri... Pour les prochaines vacances, ça sera à toi de conduire, de toute façon... »

Oh l'adorable sourire de chat que je cachais dans son cou un instant. J'étais vraiment bien, là, avec mon homme... Glissant mes doigts contre les siens, je pris sa main, histoire qu'on avance, liés, jusque l'appartement, avec un bébé chien un peu électrique occupé de fureter dans la rue, même si papa Flo' veillait à ce qu'elle ne se sauve pas et qu'elle revenait au pied à chaque appel. L'appartement était vraiment super mignon, et on y prendrait sûrement assez vite nos marques parce qu'il n'était pas trop petit et qu'en plus il était super fonctionnel, ce qui était normalement super rare pour une résidence secondaire. Comme si on allait s'en plaindre tiens ! Ce dont on n'avait pas non plus à nous plaindre, c'était que les deux gentlemen avaient décidé de s'occuper de décharger les voitures, et qu'ils étaient rapides les messieurs ! Pendant ce temps là, je m'occupai de bébé chien qui mettait son nez partout, et puis je m'occupais des affaires qui appartenaient à la team Chevalier. J'avais même fait le lit, sentant sans trop savoir pourquoi que je n'aurais plus vraiment le courage de le faire après. Et puis j'avais prêté main forte à Cam', parce que s'occuper de sa fille et du reste en même temps, c'était un peu galère.

Bref, il nous avait fallu un moment pour tout mettre en ordre, mais finalement nous avions tous réussi à nous poser dans le salon, prenant possession des fauteuils. J'étais, pour changer, collée à mon homme, une main glissée dans la sienne, et on avait Choupi bien calmement couchée à nos pieds. Visiblement, elle aussi, la route et l'excitation de la nouvelle "maison" l'avaient tuée. Alex était occupé de faire mumuse avec Alix, et je le trouvais vraiment adorable, comme ça. Il cassait son image de mec froid et inaccessible. Il avait l'air plus détendu, plus serein. En le voyant comme ça, je comprenais parfaitement ce qu'il y avait entre ses sœurs et lui, parce qu'il était vraiment prévenant, et puis ça me permettait un peu de comprendre comment il avait pu s'attacher à Cam' et Flo', ce qui était presque un mystère la plupart du temps. Enfin, Alex était compliqué, mais le voir sourire, c'était agréable. Et ça rendait Flo' moqueur, et je ne pus m'empêcher de lui mettre un petit coup de coude en le regardant, du genre « On t'y verra mon coco. » Rien de méchant, bien au contraire. C'était fait avec un énorme sourire.

Puis Alex proposa de cuisiner si quelqu'un l'aidait et avant que je n'ai le temps de lever le petit doigt, Flo' c'était déjà proposé, me faisant écarquiller les yeux. Ce qu'il ajouta me fit rire, et je le regardait détaller et manquer de s'étaler, ce qui me fit lever les yeux au ciel. Il se tuerait, un jour. Je regardais Alex le rejoindre, plus calme dans ces mouvements, mais visiblement tout aussi électrique à l'intérieur, et je me retrouvais en tête à tête avec Camilla. J'eus un sourire pour elle, avant de brandir mon téléphone portable de de lâcher tout haut, pour que les deux zouaves m'entendent bien distinctement :

« Connaissant les talents de Flo', je sens qu'on va se faire inviter au resto'... Qu'est-ce que t'en dis Cam' ? Et si on regardait où on pourrait aller ? Autant prévoir, on a laissé deux mecs aux fourneaux ! »

Et surtout Flo'. Mais euh, je le disais sur le ton de l'humour, mais je rejoignis Cam' sur le fauteuil, histoire de réellement regarder les adresses correctes. Déjà parce que j'étais prévoyante et que même si mon homme progressait, il restait une véritable catastrophe culinaire, et ensuite parce que ça pourrait être sympa de se faire un restaurant dans la semaine... Peut-être quand Jake serait là, ou alors la veille au soir de partir... Mouais, ça, ça restait à voir, mais regarder les adresses, ça ne nous ferait pas de tord, et puis ça nous ferait sûrement passer le temps pendant que ces messieurs s'affairaient aux fourneaux !  


Alexandre ҩ Camilla ҩ Céleste ҩ Alix ҩ Florent

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
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Dans les veines du sang d'apache, comme si
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MessageSujet: Re: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Dim 31 Aoû - 18:06



« On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? »

Camilla


Les premières notes de Everything I do de Brian Adams résonnèrent dans la chambre de Camilla. La jeune femme soupira tout en se retournant dans son lit, elle venait de passer une nuit plutôt correcte, Alix, sa petite princesse aux grands yeux marrons, ne s'était réveillée qu'une fois pour une chute de tétine, rien donc de bien important, pourtant après elle avait eu du mal à se rendormir car l'excitation du voyage à venir l'empêchait de trouver le sommeil. Quand son réveil sonna donc, Cam' était reposée mais elle n'était pas non plus super reposée. Lorsque sa main toucha l'oreiller de Jake la brunette ouvrit les yeux et soupira de nouveau, elle eut un pincement au coeur. Cela faisait une longue semaine que Jake n'était pas là, travail oblige, mais il lui manquait énormément et même si la perspective de partir avec Flo, Céleste et Alex était géniale, elle aurait nettement préféré pouvoir emmener son homme avec elle. Mais bon, elle savait dès le départ les inconvénients à fréquenter une star du cinéma. Une star de cinéma américain en plus. Ce qui signifiait qu'il devait régulièrement partir dans de grandes villes américaines ou européennes, qu'il était poursuivi et par des fans hystériques et par des paparazzis qui n'avaient jamais assez de photos. Et maintenant que la grande star Jacob Fletcher était papa d'une petite fille avec une simple cavalière, la simple cavalière aussi avait droit de temps en temps à la compagnie de paparazzis, et aussi à des menaces de mort, mais elle commençait à ne plus du tout s'en inquiéter.

La musique continuait de résonner dans la pièce et Camilla eut une soudaine envie de rester là encore quelques instants, sauf qu'elle se connaissait assez pour savoir qu'elle risquait de se rendormir. Elle qui avant était toujours au taquet dès le réveil, depuis sa grossesse elle avait appris à prendre son temps et après la naissance elle avait appris qu'elle devait faire en fonction de sa fille et non de ses besoins personnels. Elle coupa donc la musique et sortit de son lit. Pour commencer réveiller doucement Alix, ensuite se préparer du café et le biberon de la demoiselle. Cam' caressa les cheveux de la petite fille et lui murmura des tas de paroles douces et calmes, de sa nouvelle voix de maman, parce que oui, elle avait une voix spéciale maman. Quand Alix ouvrit les yeux, elle prit sa fille dans les bras et alla appuyer sur le bouton pour faire couler le café et elle alla installer la petite dans son transat et alluma la radio afin d'avoir un fond musical. Préparer le biberon n'était pas ce qu'il y avait de plus long, il fallait ensuite qu'il chauffe, donc pendant ce temps elle changea Alix et comme d'habitude termina pile au moment ou le biberon terminait de chauffer. Ce biberon du matin était celui, avec celui du soir, que Cam' préférait, Alix était encore toute endormie et toute calme et puis elle avait le temps de profiter de sa fille. Installées dans le canapé, sa fille calée contre elle, Camilla chantonnait doucement tout en nourrissant son petit bout adoré.

Une fois le biberon terminé, Cam' garda encore quelques minutes Alix sur elle, déjà pour le rot et puis parce qu'elle aimait ce contact de sa peau sur la sienne, de sa chaleur sur sa poitrine. Elle ne traîna pas trop longtemps non plus car elle devait encore se doucher et finir le dernier sac qu'elle devrait mettre dans la voiture. Et oui la demoiselle avait prit les devant et avait déjà commencé à chargé sa voiture, enfin celle de son chéri. Camilla remit Alix dans son transat à coté d'elle le temps qu'elle déjeune. Pain toasté, confiture, café, yaourt et un grand verre de jus de mangue. Ensuite c'était le moment douche, le moment que Cam' aimait le moins lorsque Jake n'était pas là, elle devait prendre sa fille avec elle pour ne pas la laisser seule et la surveiller du coin de l'oeil tout en se lavant, tout ça n'était pas très pratique. Elle transporta donc le transat dans la salle de bain et se dépêcha de se doucher, elle sortit de la douche et s'enroula dans une serviette. Une nouvelle fois elle prit sa fille et mit le transat sur le lit avant d'enfiler des sous vêtements et ses vêtements composés d'un jean marron, d'un débardeur crème et d'une veste de tailleur marron également, elle prépara un foulard crème et marron sur son lit au coté duquel elle déposa un gilet polaire et un petit manteau pour Alix. Maintenant opération coiffage et maquillage. Le tout devant un miroir installé dans la chambre afin de ne pas devoir toujours déplacer la princesse qui gazouillait avec un jouer dans les mains.

Après la préparation de Camilla venait celle du bébé, ce qui prenait assez peu de temps, Cam' enfila un body propre et une petite robe violette avec un leggins blanc et un petit maillot de la même couleur. La paire de chaussette et les chaussures enfilées, il ne restait plus qu'à la mettre dans sa nacelle et à terminer le sac. La brunette fourra ses affaires de toilettes : brosse à dent, dentifrice, brosse à cheveux, sèche cheveux, parfum. Une paire chaussure en plus dans le sac, et surtout une paire enfilée, Cam' était prête. Elle prit les vêtements qu'elle avait mis de coté car dehors ce n'était pas vraiment l'été, mais plutôt la fin d'automne avec cette pluie. Elle récupéra son sac à main en passant, vérifia qu'il y avait bien tout le nécessaire, et c'est les bras chargés d'un sac de sport, de la nacelle et du sac d'Alix qu'elle sortit de chez elle et descendit les marches. Elle n'était pas en avance, mais bon on pouvait quand même l'excuser non ? Elle avait un bébé à charge et était seule alors franchement elle trouvait qu'elle s'en sortait plutôt bien.

Une fois dehors la demoiselle put constater que la pluie avait cessé et qu'à la place il y avait un léger crachin, pas très agréable mais bon, c'était mieux que la pluie battante. Cam ne manqua pas Céleste et Flo qui était à leur voiture, elle s'approcha en souriant et salua les amoureux, Florent était vraiment extra avec Alix, il était toujours au petit soin avec elle, en même temps Cam' n'avait encore vu personne se désintéresser de sa fille. Le pouvoir des bébés ! La remarque de Céleste fit rire la maman, elle ne regrettait pas d'avoir choisi son ami comme parrain. Non mais franchement, Flo' était un mec génial et vraiment bon et gentil, et en plus de ça il avait Céleste, alors s'il devait arriver quelque chose, Cam' espérait bien qu'ils prendraient soin de leur fille à Jake et elle
.

"On va voir s'il est toujours gaga lorsqu'elle se met à pleurer la nuit."

Immense sourire aux futurs parents. Cam' continua de discuter tout en installant son petit bout dans la voiture et le reste de leurs affaires. Les bêtises fusaient et les rires également. Camilla était heureuse de partir avec tout ce petit monde, elle n'était jamais parti en vacances avec des amis et elle avait hâte de revivre en communauté avec les deux zouaves qui lui servaient d'amis. Alors qu'ils étaient en grande conversation, il fallait bien attendre Monsieur Leroy, celui ci fit son apparition avec sa petite tête bien comme il faut, celle qu'il servait lorsqu'il n'avait pas envie qu'on l'engueule. Cam ne dit rien et se contenta de son habituelle mouvement de tête désabusé lorsque le blond fit une remarque sur les cheveux du mouton noir. Les joutes verbales des deux parisiens étaient un très bon divertissement ! Mais là ils allaient devoir prendre la route et pour un bon moment en plus. Camilla s'installa dans la Jeep avec Alex, le jeune homme derrière le volant et elle a surveiller bébé et à divertir un peu Alex. Pas trop quand même, il n'avait qu'une main et même si la voiture avait une boite automatique, Cam' tenait à la vie et encore plus à la vie de sa fille. La route fut bien entendue ponctuée de nombreuses pauses, il fallait bien nourrir petit bouchon d'amour et puis la petite Choupi aussi avait besoin de sortir, en plus ces arrêts fréquents permettaient aux conducteurs de se reposer un peu.

Lorsqu'ils arrivèrent en montagne Cam' redoubla de vigilance, pas qu'elle n'ait pas confiance en son ami mais elle préférait deux paires d'yeux qu'une seule. Elle devinait en plus les signes de fatigues chez Alex alors regarder la route lui paressait normal. Tout se passa néanmoins très bien, même si c'était assez sportif pour le parisien avec son bras en moins. Après de longues minutes à rouler dans les lacets de la montagne, ils arrivèrent à destination. Pas de problème pour ce qui était des propriétaires puisque ceux ci ne pouvaient se déplacer et leur avait donc indiqué ou se trouvaient les clés, ils n'avaient donc plus qu'à s'installer. Malgré la route relativement longue, Camilla était assez en forme, elle était prête à se mettre au rangement de ses affaires et à s'organiser dans leur petite habitation. Mais avant de commencer à penser à tout ça elle allait devoir s'occuper de son petit bout parce que la dernière pause commençait à remonter. La voiture arrêtée donc, Cam' était au taquet, elle allait descendre quand elle entendit la voix d'Alex. En effet la voiture était très bien, même pour un long voyage, mais au bout d'un moment aussi confortable soit elle, la voiture s'était plus le top.


"J'suis d'accord avec toi ! Mais t'apprends à aimer la voiture quand elle endort un bébé qui fait des siennes."

Non, parler bébé n'était pas la seule chose que Cam' savait faire, elle était tout aussi bien capable de parler de chaussures, de chevaux ou de voitures s'il le fallait, mais le sujet bébé revenait régulièrement, après tout elle était maman. Ils finirent par tous descendre de voiture et la parisienne se battit un moment avec la nacelle d'Alix qui dormait à poings fermés. Au moins elle allait pouvoir s'occuper de ses affaires sans avoir à surveiller la princesse. Une fois la nacelle sur la table du salon, Cam' se mit à faire des allers-retours pour vider le coffre de la voiture, et on pouvait en mettre dans la Jeep ! En plus de ça il y avait des tas d'affaires qui prenaient de la place, mais il fallait aussi qu'Alix soit bien, il était donc nécessaire d'avoir un lit parapluie, la poussette, le porte bébé , le transat et le reste qui était souvent moins encombrant. Forcément qu'entre temps la brune avait trouvé le temps de discuter avec la joyeuse bande et de surveiller sa fille toujours installée dans sa nacelle.

Une fois le lit fait, les affaires plus ou moins installées dans la chambre, Camilla se retrouva dans un fauteuil, elle avait vu Alex avec la petite et cela l'avait beaucoup amusé. Elle savait pour son fils et le fait qu'il n'ait rien vu de sa petite enfance. Pourtant il aurait surement fait un pas trop mauvais père. Pas de ceux qui sont un exemple, mais de ceux qui donneraient leur vie pour leur enfant. Bon, avec tout ça, même si Alex était adorable à pouponner comme ça, ils étaient tous assez claqués et il y avait encore quelques points à régler. Comme qui allait faire à manger. Cam' regarda les deux hommes et sourit en pensant au bazar qu'ils allaient mettre dans la cuisine. Ce que Flo dit fit rire la jeune femme. Non mais le but c'était pas forcément de manger au resto, mais bien qu'ils fassent quelque chose de comestible. Cam' joua néanmoins le jeu et elle aida Céleste à choisir un endroit pas mal si jamais les gars faisaient une boulette. Mais avant elle les taquina un peu quand même parce que sinon c'était pas drôle
.

"Flo a de la chance de t'avoir trouvée aussi vite quand il est arrivé sinon il serait encore à essayer de faire cuire une pizza... Et puis bon Alex avec son bras en moins va juste être bon à foutre des claques à Flo si jamais ça va pas."

Clin d'oeil complice avec Céleste et elles se mirent à chercher quelque chose de bien, argumentant chacune pour un restaurant. Après quelques minutes pourtant Cam' dut arrêter car demoiselle Alix avait faim, Camilla se leva donc, prit sa fille et alla chercher le lait en poudre, le transat, le sac avec les biberons et commença à faire le biberon tout en la gardant installée sur ses genoux. Une fois fait, elle le fit chauffer et en attendant, elle se tourna vers les deux hommes en souriant.

"A votre tour de lui donner le biberon ! Allez tonton Alex, à toi, demain ça sera parrain qui s'en occupera."

Camilla fit son plus beau sourire et elle tendit le biberon à Alex, elle n'allait pas non plus lui donner et le biberon et sa fille, il avait un bras en moins quand même ! Elle lui laissa le choix, soit il arrivait à s'installer avec Alix et le biberon, soit il mettait le bébé dans le transat et comme ça il n'avait que le biberon à gérer. Cam' resta à proximité, mais elle garda une certaine distance, prétextant aider Flo' à sa place.

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MessageSujet: Re: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Jeu 18 Sep - 21:53




« On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? »

ҩ
Reprenons au plus court, voulez-vous ? Sinon les trois p'tites folles derrière leur écran vont continuer à faire concours de pavés et elles vont se décourager toutes seules. Même qu'elles vont me décourager d'avance. Pour faire simple, j'étais arrivé en retard avec une moue tellement adorable qu'il devenait réellement compliqué de réellement m'en vouloir. Et puis bon, j'avais éventuellement presque une excuse passable avec cette épaule qui avait décidée de me lâcher à cause d'une petite balle de chasse de rien du tout. Bref, j'avais carrément galéré avant de partir, et finalement j'avais eu du retard, ce qui ne m'empêchait pas, bien entendu, de vanner Flo'. Ça promettait les vacances avec moi tiens ! Mais c'était bon enfant, et puis bon, j'avais dans l'idée que j'allais prendre un retard de flamme de la part de mon meilleur ami, alors c'était juste un petit aperçu de ce qu'on allait pouvoir dire pendant une semaine dans le même appartement. On allait plutôt rire que pleurer, si vous voulez mon avis. Finalement, tout le monde était monté en voiture dans la joie et la bonne humeur, même moi. Bon, après, la route était longue et on avait fait de nombreuses pauses, parce qu'au fur et à mesure mon épaule s'ankylosait, et de plus en plus rapidement même, mais je ne me plaignais pas trop. Et puis de toute façon, il fallait s'arrêter régulièrement, parce que Céleste aussi avait toute la route à faire toute seule aux commandes, et puis bébé Alix ne pouvait pas tout le temps rester calme sans rien faire. Et d'ailleurs la poupette était juste adorable. On ne l'entendait pas des masses, à part pour gazouiller la plupart du temps, ou râler un peu, mais je la comprenais, c'était franchement long pour elle la voiture. Déjà qu'au moment d'arriver j'en avais largement ma claque, ben je ne vous dis même pas elle tiens ! Mais dans l'ensemble c'était une adorable puce bien plus souriante que pleurnicharde.

Finalement, l'arrivée à destination tombée à points, parce que je commençais à ne plus en pouvoir. J'étais fatigué, j'avais mal dans le dos, une épaule toute raide... bref, la totale du conducteur longue distance quoi, mais ça n'avait pas franchement de quoi entamer ma bonne humeur. Je fis une petite réflexion sympathique à propos de la voiture de Jake, qui était vraiment agréable à conduire malgré le très gros gabarit, et Cam' renchérit. Bah, c'était vrai que pour le coup la petite choupette avait du dormir pas mal, parce qu'on ne l'avait pas franchement entendue de la route. Enfin, un peu, mais bon, pour un bébé c'était pas la mort non plus. Et finalement, le débarquement des bagages se fit dans la joie et la bonne humeur avec Flo' pendant que les dames s'occupaient de la réception de tout notre barda. Bah oui quand même, il fallait redispatcher tout ce qu'on embarquait pêle-mêle, sinon on allait tout laisser dans le couloir et BOUM ! Déjà que j'avais manqué de m'étaler dans le couloir, au plus grand fou rire de Flo', je ne vous raconte pas si j'avais plongé la tête devant dans le salon... Au moins, tout le monde aurait bien ri, mais bon, je préférais éviter. Ça aurait vite pu entacher ma bonne humeur, voyez-vous. Et ce n'était pas du tout au programme du jour ! Bref, il nous avait fallu vingt bonnes minutes avant de pouvoir nous poser dans le fauteuil, mais au moins on était tranquilles pour la soirée. D'ailleurs du coin de l'œil j'avais finalement avisé Flo' occupé de faire mon lit. Je ne pus bien entendu pas retenir une petite pique gentille.

« Mais c'est qu't'es un vrai amour quand tu t'y mets Flo' ! Viens chercher un bisou ! »

Avec mon sourire à la con. Bah oui, tant qu'à faire. Non mais en plus ma connerie elle pouvait presque servir de merci quand on me connaissait. Et puis finalement ça n'était pas tout de suite que j'allais arrêter mes bêtises, puisque je gazouillais avec Alix. Et que Flo' se moquait, bien évidemment. Je ne pris même pas le temps de lui retourner un regard noir, de toute façon ça ne servait pas à grand chose avec une tête de piaf comme le petit mouton noir qu'il était. Et puis, je lui retournerais la pareille dès que possible, il ne fallait pas croire. Pour le moment j'allais laisser couler tranquillement et je lui rappellerais le moment venu qu'il s'était gentiment moqué. Eh ouais mes gens. Mais de toute façon ça resterait assurément gentil. Comme d'habitude en théorie avec Flo', quoi. En tous cas, tout le monde avait fini par se poser dans le fauteuil dans un calme plutôt agréable. Sauf que bon, à ce rythme-là j'allais perdre toute motivation et j'allais finir dans mon lit en vingt minutes top chrono... Mauvaise idée ! Allez hop Leroy, bouge-toi ! Idée ! Cuisine ! Bah ouais, j'allais finir par mourir de faim, sinon... Je proposais donc de cuisiner, pour peu qu'on m'aide. Eh oui, à moi seul, j'étais d'une efficacité tout à fait discutable. Mais enfin, c'était la bonne volonté qui primait, non ? Si ! Et Flo' se portait volontaire. Comment dire ? OUPS ! Ça allait être phénoménal derrière les fourneaux, vous pouvez me croire !

D'ailleurs rien qu'à le voir détaler et manquer de s'étaler, ça promettait. À pieds de chaussette en plus, quel cake quand il s'y mettait celui-là ! Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire avant de sortir du canapé, le rejoignant d'un pas beaucoup plus mesuré, presque nonchalant. Moi, capoute ? Oui ! Mais bon j'allais m'en sortir quand même avec mon nul, ça allait gérer, vous allez voir. De toute façon, il n'y avait pas non plus quinze milles trucs à manger. Donc, d'après les placards, ça serait des pâtes avec... Hum... Des steaks hachés ? Et du gruyère ! Bon, c'était carrément dans mes cordes, et dans celles de Flo' aussi, ma foi. J'étais donc finalement plié en deux en train de regarder dans le frigo' ouvert lorsque les voies moqueuses des deux filles se firent entendre. Rhan comment il se faisait chambrer le chéri ! Ah oui, aussi, Flo' n'était pas le seul à avoir un p'tit pois dans la cervelle... J'étais aussi con que lui, et cette histoire de chéri... ça remontait loin, très loin ! P't'être même qu'il ne fallait plus trop chercher d'où ça venait. En tous cas, je ne pus m'empêcher une raillerie.

« Eh ben la confiance règne ici, bande de médisantes ! »

Sauf qu'elles n'avaient peut-être pas tord, mais solidarité masculine oblige, je ne pouvais pas laisser Flo' se faire attaquer comme ça. Je finis par sortir les steaks et du beurre avant de lancer quelques instructions à Flo'. Bah ouais, avec ma patte folle, m'occuper de la marmite d'eau c'était mission pas possible. Honnêtement, ça c'était dans les cordes de Flo', sûr. Et en fait c'était un peu une micro cuisine quand même qu'on avait, donc je m'étais finalement appuyé au plan de travail en laissant le p'tit Flo' s'occuper un peu de tout, en filant certes un coup de main ou un conseil quand c'était nécessaire, mais d'un autre côté je ne pouvais pas non plus faire beaucoup plus donc voilà. Et finalement, c'est Cam' qui vint me sortir de la cuisine. Donc, ce soir, c'était moi de « corvée » de biberon ? Bon, soit. Je lui adressais un sourire Colgate avant d'aller m'asseoir dans le canapé et de passer ma main gauche au niveau des attaches de mon attelle, libérant mon épaule blessée de la contention. Le simple fait d'enlever l'attelle me fit grimacer, mais c'était vraiment sur le coup. Je calais mon coude sur l'accoudoir du fauteuil, dépliant mon avant bras dessus en faisant jouer les muscles par fermetures et ouvertures successives de mon poing, avant de tourner la tête vers Cam'.

« Allez donne moi la choupette, j'suis paré ! »

Un peu de sérieux mes gens ! Bon, je sais, c'est moi qui manquais singulièrement de sérieux mais bon... Disons qu'on me demandait un exercice qui n'était pas du tout dans mes habitudes. Dans mes cordes certes, mais alors vraiment pas habituel. Et je cachais le fait que j'étais déstabilisé derrière mes bêtises. Bon, d'un autre côté, j'allais y arriver, c'était faisable, hein, il n'y avait pas à chipoter là-dessus. Disons juste que, là, tonton Alex il n'était déjà pas en position de force, mais alors je ne vous dis même pas dans quelle galère j'avais l'impression d'être. Mais, et je tiens à le dire, ça venait tout seul. Bah déjà, aussi con que j'ai pu être, j'avais des cousins et des cousines plus jeunes que moi, et j'avais donc déjà testé le biberon quelques fois. La dernière remontait plutôt loin, certes, mais ce n'était pas non plus sorcier comme truc. L'important c'était de ne pas noyer bébé, et de ne pas le laisser boire d'air. Bref, une histoire de dosage de l'inclinaison du biberon, et même si je n'étais pas ingénieur jusque là j'étais capable de le faire. Eh ouais, il ne fallait pas trop me sous-estimer non plus. J'étais à peu près tout ce que vous voulez de négatif sauf attardé mental. Bref, tout ça pour vous dire qu'il m'avait fallu un petit temps d'adaptation, ne serait qu'au poids d'Alix contre moi, et aussi au fait de me servir de mon bras droit pour caler bébé – appuyée contre mon torse et le haut de mon bras, calée par mon coude, retenue par ma main – et puis ça avait roulé comme sur des roulettes pour la suite. J'étais d'ailleurs plutôt content de moi, et un petit sourire tendre étirait mes lèvres. Difficile de ne pas craquer pour les grands yeux de miss Alix, d'ailleurs. Lorsqu'elle finit son biberon – et elle avait de l'appétit la princesse ! – je posai le biberon à côté de moi avant d'effleurer le visage de la petite choupette du bout des doigts. Le premier qui dit qu'un bébé ça m'irait pas mal, je vous préviens, je lui arrache la tête.


Alexandre ҩ Camilla ҩ Céleste ҩ Alix ҩ Florent

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MessageSujet: Re: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Sam 11 Oct - 11:28




Flo' & Céleste & Alex' & Cam' & Alix

" On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? "

Spoiler:
 

Nous étions arrivés ! Oui, je reprends à ce moment-là parce que la RPG’iste manque cruellement de temps mais elle veut quand même répondre parce que sinon les autres l’attendent. La route avait été tranquille, quoi que fatigante pour Céleste, et je l’avais évidemment remerciée d’avoir conduit parce qu’elle avait assuré… En plus avec moi dans la voiture, ça devait être franchement pénible ! Nous nous étions installés assez rapidement, non sans traîner un peu par moments parce qu’on était en plein fou rire ou pour d’autres raisons telles que bébé Choupi qui s’amusait à nous barrer le chemin, ou bébé Alix qui était tellement mignonne que tonton Flo’ avait tout le mal du monde à ne pas aller toucher ses petites joues à croquer. Et puis aussi parce qu’Alex avait failli se casser la tronche dans l’escalier, et en tant que meilleur ami il avait bien fallu que je me moque de lui, mais au final, j’étais plus inquiet qu’autre chose, sauf que j’évitais bien soigneusement de le montrer. Et puis Alex qui me taquinait parce que je lui faisais son lit, bien sagement… De sa chambre, je lui lançai d’un air faussement vexé :

« Si c’est pour te foutre de moi, viens faire ton lit tout seul hein ! Mais je veux bien un bisou. »

Grand sourire pour la dernière phrase, accompagné d’un bisou envoyé de la main en direction de tonton Leroy. Parce que oui, lui aussi était complètement dingue de la petite Alix, et je n’aurais jamais cru pouvoir le voir un jour avec un bébé dans les bras. Non pas qu’il ferait un mauvais père, juste que… bah, ça contrastait sérieusement avec le gars de la rue qu’il avait été autrefois, en même temps que moi. Enfin bref. Retrouvailles tous ensemble dans le salon, et tout le monde avait l’air un peu crevé quand même. Le moins fatigué de nous tous c’était moi, mais bon, j’avais pas fait grand-chose à part parler toute la journée, chose à laquelle j’étais habitué, donc c’était pas un gros effort non plus. Céleste avait conduit, Alex aussi, Cam’ s’était occupée d’Alix, et Alix… c’est Alix. Même Choupi était couchée sur le tapis, nous suivant du regard, sans bouger. Du coup, je me tenais tranquille. Pas trop bavard, juste hyper souriant, comme d’habitude. Jusqu’au moment où Alex proposa de cuisiner à condition que quelqu’un lui donne un petit coup de main. Et comment vous dire que je ne comptais pas me priver de sauter sur l’occasion ? Non mais bon, je m’étais franchement amélioré en cuisine et Cam’ n’avait jamais eu l’occasion d’en profiter, si mes souvenirs étaient bons, alors fallait bien que je montre de quoi j’étais capable ! Petite course direction la cuisine, du coup, en manquant de glisser sur le parquet. Mes chaussettes me tueraient un jour… Alex me rejoignit et pour le coup, ce fut moment d’observation du frigo. Des pâtes avec des steaks hachés et du gruyère. Nickel, je savais faire ! Et puis Céleste qui se moquait de mes talents culinaires… Tant pis pour elles, on irait pas au resto ce soir ! Nah. Et Cam’ qui enchaînait… Je pris une nouvelle fois mon air vexé et leur lançai depuis la cuisine :

« Je suis très bien capable de faire cuire une pizza, merci Cam’ ! Et crevette, je te zuteuh ! »

Bon, du coup Alex il servait juste à donner des ordres, en fait. Parce qu’avec son bras en moins, il était pas capable de faire quoi que ce soit d’autre et c’était donc à moi de tout gérer… Et franchement, je gérais plutôt pas mal d’ailleurs. Pas de steaks cramés, pas de pâtes toutes molles et pas de gruyère partout. C’était pas bien ça ? What a Face  Au bout d’un moment, Camilla vint me piquer mon meilleur ami pour qu’il donne le biberon à Alix, en disant que le lendemain, ce serait mon tour.

« Pfiou, mais j’ai jamais donné de biberons moi ! Enfin, à part aux poupées de ma sœur… »

Je fis la grimace en réalisant que j’avais passé des heures à faire ça pour faire plaisir à Nina, puis secouai la tête et rejoignis mes steaks qui finissaient bien gentiment de cuire, avant de retirer la poêle du feu et de les déposer sur quatre assiettes, y ajoutant aussi les pâtes et le gruyère. Un petit tour dans le frigo pour en sortir le ketchup et le tour était joué.

« Bon, si ça peut vous rassurer… Y’a du ketchup, au cas où mon plat serait pas comestible ! »

J’eus un petit sourire amusé – que personne ne verrait puisque je leur tournais le dos et qu’ils s’affairaient dans la pièce d’à côté – et déposai quatre autres assiettes à l’envers sur les premières, pour que le contenu reste plus ou moins chaud. Parce que niveau timing, c’était pas encore ça, mais le ventre de bébé Alix qui criait famine, c’était pas prévu ! Je m’adossai au cadre de la porte de la cuisine, croisant les bras, un petit sourire tout doux aux lèvres en voyant Alex avec mini Cam’ et Jake dans les bras. J’avais beau me moquer de lui, c’était vraiment, vraiment, vraiment trop mignon. Je portai mon regard sur Céleste et il se fit dix mille fois plus doux encore, mon sourire s’agrandissant un peu. J’étais juste infiniment heureux. J’attendais notre bébé avec impatience, même si l’idée de devenir papa me terrifiait, et entendre Alix gazouiller ne faisait qu’intensifier ce sentiment d’impatience. Je ne pus m’empêcher de rejoindre Céleste pour m’asseoir à côté d’elle, passant un bras autour de ses épaules. Cette fois, je n’avais besoin de rien dire, le simple fait de la serrer un peu plus fort contre moi encore lui ferait comprendre à quoi je pensais. Je lui posai un baiser sur la tempe, tout doucement, avant de poser ma tête contre la sienne, caressant doucement son bras de mon pouce. Bon, oui, vous aviez un Flo’ en mode attendrissement total, là. Mais j’avais pas l’habitude de côtoyer des bébés, alors c’était plutôt normal quand même… Au bout d’un moment, Alix termina de manger et je posai un nouveau bisou sur la joue de ma crevette, puis me levai.

« Bon ben c’est pas tout ça, mais tonton Flo’ a faim ! »

Je rejoignis une nouvelle fois la cuisine, négociant mieux le virage en chaussettes, cette fois, et ôtai les assiettes des autres. Nos plats avaient l’air bien chauds encore, donc ça devrait le faire. Je pris les quatre assiettes en une fois, comme les serveurs au restaurant, puisque mine de rien, ça c’était mon truc, grâce à mon boulot au café. J’apportai tout ça à la salle à manger, avant de repartir chercher les couverts et les verres. Des verres normaux, pas à vin, pour le coup, puisque y’avait pas du tout de vin dans l’appartement, ce qui était plutôt normal. Ne restait plus que les boissons – du coca, pour moi, et je laissais les autres choisir – et on pouvait manger. Je m’installai à la table, attendis que mes amours le fassent aussi, puis je lançai joyeusement :

« Bon app’ ! Et le premier qui ose me dire que c’est pas bon, je le chatouille à mort, parce que j’ai vraiment fait de mon mieux. »

 


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MessageSujet: Re: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Ven 24 Oct - 13:09




« On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? »

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Ah ces garçons ! Jamais ils n'arrêteraient leurs bêtises ? Non mais parce qu'on les voyait revenir avec les bagages, pliés à de rire, à moitié à se bousculer avec amusement, mais alors pour nous expliquer ce qu'il leur prenait, nada ! Au moins, c'était assez drôle de les voir défiler avec tous les sacs et autres affaires de voyage. Et entre leurs allers et retours, en plus de veiller sur Alix et sur Choupi du coin de l'œil, il fallait dégager le passage en répartissant les affaires de tout le monde selon les chambres. Sinon c'était le Mon Everest de bagages dans le couloir ou alors la course au pyjama ce soir si on se trompait de sa par chambre. Alors autant vous dire que je m'étais mis en mouvement pour essayer de gérer un peu les choses comme il le fallait. Ce n'était pas un soir où on était tous fatigués par la route qu'on devait commencer à avoir des ratés, voyez-vous. Le problème, c'était qu'avec la fatigue, plus la soirée irait et plus on risquait d'avoir les nerfs à fleur de peau, et l'engueulade d'arrivée, c'était carrément trop moyen. Le but c'était donc d'arrondir tous les angles pour éviter qu'on se cogne dessus. Opération sauvons la bonne humeur parée ! Et d'ailleurs, visiblement, malgré la fatigue c'était encore bon enfant par ici. Flo' qui faisait le lit d'Alex – moi j'avais déjà fait le nôtre – sous les petites piques adorables de monsieur Leroy. Non mais il se moquait, le blond, là, mais il devrait surtout être reconnaissant. Mon amour lui facilitait la vie, là, il ne devrait pas se moquer comme ça le vilain ! Enfin, Flo' avait un peu de répartie, et il revint finalement au salon, opération canapé. Le calme ne dura néanmoins pas très longtemps puisqu'Alex proposa de cuisiner moyennant un coup de main et que Flo' répondit présent à la façon d'un feu follet. Bon, bah autant vous dire que je ne le sentais qu'à moitié le repas du soir ! Bon, non, d'accord, je suis médisante, mon homme s'améliorait de jours en jours derrière les fourneaux.

N'empêche qu'il y avait largement de quoi vanner mon p'tit mouton d'amour, chose pour laquelle je ne me fis pas trop prier, et visiblement Camilla avait décidé de m'appuyer un peu. Ça me fit instantanément penser à quelque chose à ajouter. Quelque chose à propos de ma rencontre avec mon beau brun. Il fallait dire qu'on avait fait très fort, et je ne savais pas trop si Flo' avec expliqué à ses amis comment il m'avait ramassé les fesses dans les gravillons de la cour pendant que je galérais pour débarquer mes cartons. Par contre, sûre qu'il ne s'était pas vanté d'avoir été tellement mignon qu'il avait réussi à se faire inviter à souper dès le premier soir de notre rencontre. Bon, il fallait dire qu'on avait eu un excellent feeling d'entrée de jeu et que du coup j'avais eu du mal à le quitter. Résultat, on n'avait pas mis bien longtemps à s'avouer nos sentiments, et pas trop longtemps à se marier non plus. Résultat, maintenant, un an et quelques après, nous attendions un adorable bébé Chevalier. Bon, ce n'était pas vraiment le problème, puisque, depuis leur cuisine, les deux hommes répliquaient. Dans la joie et la bonne humeur.

« Silence Chevalier, quand ta femme parle, tu te tais ! » Bah oui, il me zute, je le mets au silence. Dans un énorme éclat de rire, mais soit. « J'sais pas s'il s'en est déjà vanté, mais ce charmant jeune homme, là, dès le jour de notre rencontre, il a réussi à se faire inviter à manger... Il a battu des records sur ce coup-là je trouve. Il était tellement adorable... »

Dans la joie et la bonne humeur pendant que les deux hommes se bagarraient en cuisine. Oh, quoi que, visiblement il n'y avait pas de grand remue-ménage ni de grands cris, donc ils devaient éventuellement s'en sortir en fait. Du moins ils ne devaient pas encore s'être brûlés au troisième degré, et on pouvait très certainement s'estimer heureuses. Après, quand à la comestibilité du repas, ça serait surprise dans l'assiette il fallait croire. Bon, d'accord, je chambrais beaucoup Flo', comme à la maison en fait, mais il avait fait des progrès. J'avais presque moins peur de le laisser en tête à tête avec lui même. Il était capable de faire du steaks, des œufs, un filet de dinde, avec des pâtes, du riz ou du blé, bref, je pouvais le laisser seul pendant trois jours, il ne mourrait théoriquement pas de faim ni transformé en torche humaine. Alors si pour le moment je restais casse-pieds avec ses talents culinaires, il était juste totalement impossible que je nie qu'il avait vraiment évolué depuis qu'on était ensemble. Peut-être que j'arriverais à en faire quelque chose, un jour ? Sûrement. Finalement, Cam' alla chercher Alex en cuisine, parce que bébé Alix avait faim et que c'était le tour de tonton de lui donner à manger. C'était une belle preuve de confiance là quand même, parce que bon, Alex un peu en vrac comme ça, je n'étais pas sûre que je lui aurais confié notre bébé Chevalier. Non mais c'était qu'il était droitier avec un bras droit inutile en fait. Légèrement problématique. Pourtant, il s'installa de façon à gérer, même si mon regard se fit légèrement soucieux lorsqu'il grimaça. Je me rappelais d'un autre parisien qui avait souffert le martyr pour un problème d'épaule. Ça n'était pas nécessairement un bon souvenir. Je ne relevais pas la petite bêtise de Flo'. Non mais bon, il fallait une première fois hein, et puis ce n'était pas comme si notre bébé allait débarquer en fin d'année... Bref !

« Si c'est pas comestible t'es de corvée de vaisselle ! »

J'étais bien la seule à avoir le droit de le chambrer autant que ça je crois. Bah, il avait épousé une chieuse qui aimait bien le taquiner, je n'y pouvais rien moi. Je ne l'avais pas trompé sur la marchandise non plus ! Finalement, il me rejoignit dans le canapé, passant ses bras autour de moi et je glissais avec délice mon visage contre son cou, juste dans le creux, une main sur son bras, un petit sourire tendre aux lèvres. Oui, je savais exactement ce que mon homme avait en tête. Je le connaissais à peu près par cœur maintenant. Bon, d'accord, il était encore très largement capable de m'étonner, mais quand même, la plupart du temps je devinais ce à quoi il pensait ou là où il voulait en venir. Je l'aimais fort de fort, mon homme, et j'étais totalement bien contre lui, sereine aussi parce que je savais que je n'avais pas à avoir peur pour l'avenir. Tout irait bien, puisque nous serions à deux, et c'était une certitude qui me permettait d'aborder notre futur avec une totale décontraction. Lui et moi, toujours à deux. C'était une ligne rassurante, une promesse si souvent murmurée. Bientôt, nous serions trois, et les choses ne changeraient pas pour autant. Ça serait toujours lui et moi, nous aimant plus fort de jour en jour. Le fait que notre bébé grandisse dans un cocon d'amour était aussi rassurant. Je voulais d'un environnement stable pour notre bébé Chevalier, et vu comment son papounet et moi on s'aimait, il y aurait une vraie stabilité. Définitivement, j'étais sereine, et encore plus quand j'étais posée contre mon homme. Mais bon, Flo' ne restait jamais très longtemps sage, et dès que bébé Alix eut fini son repas, monsieur Chevalier se remit en action. Un véritable estomac sur pattes celui-là ! Quoi que, pour moi aussi ça commençait à creuser, et je sortis donc à grand peine du fauteuil, touchée de plein fouet par le fameux « coup de barre post-route ». Oh je n'allais pas faire long feu après manger !Je m'installais finalement à table, le temps que Flo' fasse le service. Bon, puisque j'avais passé la dernière demie-heure à le railler, je devais bien faire un petit compliment. Sur le ton de l'humour, bien évidemment.

« Bon, sinon, il cuisine pas exceptionnellement, mais il est vachement serviable, mon homme ! »

Avec un grand énorme superbe magnifique sourire. Et puis c'était vrai, Flo' était du genre super serviable, surtout ces derniers-temps. Il se mettait toujours en quatre pour que tout soit pour le mieux, que je ne manque de rien, que je n'ai pas à bouger, tout ça. En fait, si on mettait à part le fait qu'il était un peu catastrophique derrière les fourneaux, c'était un peu l'homme parfait. Bon, je vais vous épargner la liste de ses qualités par contre, sinon on en avait pour un moment et ça n'était pas nécessairement le but, mais enfin, vous voyez un peu l'idée. Mon Flo' d'amour était une crème, et j'étais heureuse de vivre au quotidien avec lui. Même si des fois il essayait de me tuer à coups de chatouilles mais... à force j'étais devenue plutôt résistante à ses attaques en traître ! Je relevais à peine sa petite pique, rétorquant juste un « Bon appétit ! » collectif et joyeux avant de commencer à manger. Et tout de suite, bémol. Bon, ça n'était pas la fin du monde, mais il y avait un truc qui n'allait pas du tout. Je me levais donc, direction la cuisine, avant de revenir avec le sel. Je me penchais vers Flo', pour l'embêter pendant qu'il mangeait, passant mes bras autour de ses épaules avant de lui piquer un bisou sur la joue.

« Seriez-vous encore une fois fâché avec le sel monsieur Chevalier ? »

Flo' tête en l'air. Oui oui, des fois il oubliait le sel. Bon, du goût ce n'était pas que ça n'était pas bon mais ça avait tendance à être fade du coup. Un jour il y penserait, hein, pas de panique, ça pourrait être pire. Mais c'était vrai qu'avec du sel d'un seul coup c'était meilleur, et il fallait avouer qu'il ne s'était pas raté l'amour de ma vie. Bon point pour le Flo'. Et comme je n'avais plus grand-chose à dire, repas dans le silence. On allait voir un peu quelle ambiance les trois parisiens pouvaient mettre ensemble tiens !


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MessageSujet: Re: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Mar 11 Nov - 22:57



« On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? »

Camilla


L'opération cuisine était lancée ! Flo' et Alex s'étaient désignés en tant que volontaires et Camilla ne disait pas vraiment non. Elle n'évait pas spécialement envie de faire à manger et surtout elle savait qu'elle allait devoir s'occuper de sa fille, l'heure de manger arrivait pour elle et puis il y aurait aussi la mise au lit. Tout cela ne lui permettrait pas d'être en cuisine, à moins qu'elle ne laisse Céleste ou les garçons gérer Alix, seulement elle doutait sur la réussite de faire un biberon des deux parisiens et elle n'avait pas envie de passer son temps à s'appuyer sur Céleste, elle était là en vacances pas pour continuer son boulot de baby-sitter. La jeune femme avait donc la joie de ne pas aller en cuisine et elle put même se moquer des talents de Flo'. Non mais quand elle l'avait connu c'était un adolescent qui mangeait chez ses parents et qui n'avait pas vraiment à ce préoccuper de ce genre de chose. Ce n'était pas le cas de Cam' ou d'Alex qui vivaient quand même beaucoup plus indépendamment que le petit bichon. La brunette ne se priva pas non plus d'en mettre un couche sur Alex, avec son bras en moins il n'allait pas faire grand chose et c'est exactement ce qu'elle dit. D'ailleurs leurs réponses ne se firent pas attendre, alors comme ça elles étaient des médisantes et monsieur Chevalier savait faire cuire une pizza, c'était une grande nouvelle !

Les deux jeunes femmes laissèrent les parisiens dans leur cuisine, enfin jusqu'à ce qu'Alix ne se manifeste parce qu'il était l'heure du biberon. Camilla s'activa donc rapidement, les gestes devenus rapides par l'habitude et elle prépara le repas de la princesse en un rien de temps, le plus long était le temps de chauffage du lait. Pendant ce temps elle dérangea les cuisiniers et désigna Alex d'office pour le service du biberon, le lendemain ça serait Flo, chacun son tour de toute façon, même si ce dernier ne semblait pas très sur de lui. Il allait devoir prendre l'habitude de toute façon, avant la fin de l'année il allait être de corvée de biberon bien plus souvent ! Alex quitta donc la cuisine pour se mettre dans le canapé. Il le prenait plutôt bien pour quelqu'un qui ne devait pas côtoyer de bébés régulièrement. Il s'installa et Cam l'observa, son sourire aux lèvres. Elle remarqua la grimace que le parisien fit lorsqu'il retira son attelle, mais elle ne s'inquiétait pas pour sa fille, une fois qu'elle serait calée, elle ne bougerait plus et lui donner le biberon sera un jeu d'enfant. Donc quand Alex lui dit qu'elle pouvait lui donner Alix, Camilla déposa doucement sa fille sur Alex, attendit qu'il soit bien mis pour aller chercher le biberon et vérifier sa température. Maintenant c'était au gros dur de s'occuper du petit bout et Cam' n'avait aucun doute sur le fait qu'il allait en prendre grand soin.

Pendant qu'Alex était occupé avec Alix et Flo' toujours en cuisine, la parisienne rangea un peu ses affaires, enfin surtout les affaires de sa princesse et alla même à quitter la pièce afin d'installer le lit dans sa chambre car elle n'avait aucun doute que sa fille s'endormirait sur le biberon, c'était l'heure. Quand elle revint quelques minutes plus tard, elle vit qu'Alex était toujours en train de nourrir Alix et que Flo avait rejoint Céleste et qu'ils observaient le spectacle du parisien tatoué et de ce petit bout. Un sourire tendre apparu sur le visage de la brune et elle s'installa près d'Alex pour voir ou il en était. Ça ne serait plus très long, d'ailleurs la petite avait les yeux fermés et même si elle buvait encore c'était avec moins d'entrain. Camilla laissa encore quelques instants à son ami et quand elle le vit déposer le biberon et caresser le visage de sa fille, la parisienne secoua la tête, amusée et elle prit délicatement son petit trésor pour aller la coucher
.

"Qui aurait cru que tu serais capable de donner un biberon, chef ?!"

Bien sur Cam' plaisantait, elle l'avait parfaitement imaginé donner un biberon et pour preuve elle n'avait pas cherché, elle lui avait presque mis Alix dans les bras. C'était juste que pas mal de monde n'avait pas la même vision qu'elle quand il était question du parisien... Camilla fit demi tour avec sa fille direction sa chambre et la petite ne remua qu'à peine et même en la couchant elle ne dit rien. Pour le coup c'était vraiment un bébé sage ! A son retour la table était mise et tout le monde était prêt à manger. Cam se mit donc à une place vide et la remarque de Florent la fit rire, elle ne doutait pas qu'il ait fait de son mieux. Camilla souhaita un bonne appétit à tout le monde et allait commencer à manger, sauf qu'apparemment faire de son mieux n'était pas suffisant puisque Céleste se leva. La jeune femme goûta le plat de son ami et elle remarqua tout de suite l'absence de sel, ce qui la fit sourire, et son sourire s'élargit à la remarque de la femme de son ami.

"Il veut surement faire attention pour nous à nos artères... Sauf qu'il n'est pas au courant que le sel est quand même un minimum nécessaire, surtout pour donner du gout."

Les yeux posés sur Flo, Cam' emprunta le sel une fois que Céleste eut terminé et recommença à manger. La jeune maman tendait l'oreille quelque fois qu'elle n'entende Alix pleurer mais elle n'entendait rien et c'était parfait, début de soirée tranquille et sans pleurs de bébé. La jeune femme était en pleine réflexion sur le programme du lendemain, et surtout de l'heure à laquelle elle allait se lever, parce que sa fille était peut être sage, mais là elle allait se réveiller dans la nuit et à 6h le lendemain matin, quand elle releva la tête de son assiette et observa Alex.

"Dis moi Alex... tu crois que Flo' à raconter à sa chère et tendre comment on a fini à moitié nu, enfermés dehors ?!"

Camilla avait son petit sourire de prédatrice, et elle tourna son regard vers Florent, elle était certaine qu'il voyait très bien de quel moment elle parlait. Celui ou, une nuit d'été, ils avaient été 4-5, elle ne souvenait plus trop du nombre, enfermés dehors, sans vêtements et que tout ça avait été la faute de Flo, bon et un peu de Cam aussi, mais bon, elle n'avait pas vraiment honte de raconter des anecdotes sur son passé parisien, de toute façon c'était une vie finie, enterrée...

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MessageSujet: Re: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Lun 17 Nov - 8:26




« On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? »

ҩ
Je vous avais déjà dit que nos vacances étaient dans la joie et la bonne humeur ? Non parce que, vraiment, c'était totalement ça. Flo' et moi en cuisine avec les filles pour nous charrier, c'était plutôt bon enfant, même si j'avais tendance à rétorquer un peu. J'avais au moins laissé mon ton piquant et mes remarques désagréables à Etretat, c'était déjà ça. Parce que m'empêcher de faire le coq, ça devait un peu être mission impossible pour mes proches. Imaginez un peu pour d'illustres inconnus qui me prendraient un peu à revers, du coup. En tous cas, mes réflexions furent assez vite arrêtés puisque Camilla était finalement venue me chercher pour que je donne le biberon d'Alix et je m'y étais pliée plutôt de bonne grâce, il fallait être honnête. Ce n'était peut-être pas du tout naturel pour moi de m'occuper d'un bébé, mais ça n'était pas non plus le bagne, et puis Alix était vraiment l'exemple incarné du bébé calme et adorable. Ce n'était pas comme si on me mettait une chose remuante et geignarde entre les mains, en somme. J'avais donc pu m'y mettre tranquillement une fois la choupette calée contre moi. Et comme prévu, elle avait bu dans la tranquillité absolue et j'avais pu m'en sortir. L'autre point positif dans la manœuvre c'était que je n'étais entouré que de personnes qui me connaissaient bien, maintenant, et que je n'avais donc aucun besoin de mettre la pièce entière au défi de se moquer avec un regard brûlant qui me rendait las par avance. J'avais pu me contenter d'être moi, un mec pas du tout habitué à côtoyer les bébés mais qui avait un cœur fonctionnel et qui fondait totalement devant bébé Alix. Ça, c'est dit.

Même si j'étais plutôt occupé à m'assurer que je ne faisais pas de bêtise avec la petite choupette, je relevais parfois le nez, pour croiser le regard de Flo', de Cam' ou de Céleste, selon le moment, et repiquer du nez presque instantanément, sans pouvoir vraiment retenir un sourire. Bon, d'accord, là mon image venait de carrément se casser la gueule, mais je m'en foutais royalement pour être honnête ; j'étais avec la famille que je m'étais choisie, et ce n'était pas avec eux que j'avais besoin de tenir le plus mon armure. Ils me connaissaient de toute façon assez bien pour lire à travers moi ce qui me passait à travers. Et puis, vu par quoi j'étais passé avec mes deux parisiens, je n'avais plus la possibilité d'avoir honte de quoi que ce soit, je crois. Enfin bref, tout ça pour vous dire qu'il n'y avait visiblement rien que je puisse prendre comme un signe d'agression et par conséquent pas la moindre raison pour que je monte sur mes grands chevaux. En somme tout allait pour le mieux, la petite puce commençait à dormir et finissait son repas et il y avait comme un voile de silence sur la pièce. Je devinais assez facilement que les deux amoureux devaient profiter d'une pause câline tandis que Cam' était à ma gauche. C'était vraiment une espèce de bulle de calme, cet appartement, et ça promettait de belles vacances. Sur cette pensée positive, miss Alix termina son repas et je déposai le biberon sur le côté, pour caresser doucement le visage de la puce jusqu'à ce que sa maman ne la récupère. J'adressais un nouveau sourire Colgate à Camilla lorsqu'elle me lança une petite phrase. Un rire léger et plutôt doux m'échappa, tout comme la réponse.

« Je suis un homme plein de surprise, il faut croire. »

Pas faux, vous me direz. Non mais parce que bon, mine de rien, il n'y avait pas que mes deux complices qui avaient changés depuis qu'on avait quitté Paris. Pour eux, le changement était beaucoup plus radical, avec un mariage, des bébés... Mais j'avais aussi un peu changé, au moins. Ça se voyait sûrement moins, parce que je continuais à avoir la tête dure et à avoir tendance à encore dévoiler mon caractère très affirmé et pour le moins régulièrement lunatique. Pourtant, entre deux, il y avait eu une explosion nucléaire dans ma vie ; j'étais tout simplement tombé amoureux. Je vous passerais les détails de cet échec cuisant et de mon cœur déchiqueté, mais ça avait été un énorme changement. Me poser, c'était bien le truc visiblement impossible dans ma vie, et j'y avais presque réussi. Entre deux j'avais un fils sorti de nulle part qui avait soufflé sur le fragile château de carte qu'était notre couple, déjà ébranlé par le manque de confiance que mon ex avait en moi. Comme si j'avais déjà fait consciemment quelque chose qui pourrait la faire douter de moi. Je secouais finalement la tête avec un très léger sourire amusé puisque Flo' s'était mis en mode estomac sur pattes et que, par conséquent, tout le monde allait passer à table. Pendant que Cam' était partie coucher Alix, je remis mon attelle – et maintenant j'étais passé professionnel dans l'art de la fixer – avant de m'installer à table. Il n'y avait plus qu'à attendre la brunette avant de passer à table. Lorsqu'elle arriva, je souhaitais bon appétit à toute cette joyeuse petite tablée avant de commencer à manger. Et pour être honnête, j'étais plutôt occupé de me bagarrer avec mon steak haché que de goûter le plat. Ça faisait partie des trucs pas évidents du tout avec une main en moins, de découper les aliments. Sauf que j'avais pris une technique un peu approximative et peut-être un soupçon long, mais efficace ; le découpage à la fourchette. Bon, je vous avoue que sur un steak classique ça ne marchait pas super bien mais là ça se faisait tout seul. Il suffisait que j'arrive à tenir l'assiette avec ma main invalidée par mon épaule handicapée et puis ça roulait. Pendant ce temps-là, Céleste était partie chercher le sel avec une petite remarque qui me fit sourire, sourire qui ne quitta pas mes lèvres à la remarque suivante, celle de Cam. Je finis par goûter le plat et secouer la tête en salant.

« Non mais vous n'arrêtez jamais ? Mieux vaut que Flo' ait oublié le sel que salé deux fois ! »

Le tout dit en rigolant avant d'attaquer mon plat à proprement parler. Et là du coup c'était silence radio parce que, en fait, j'étais mort de faim, et je le sentais juste en attaquant mon assiette. Non et puis, blague à part, avec un peu de sel ce n'était vraiment pas mauvais ! Les steaks n'étaient ni crus ni brûlés, les pâtes n'étaient pas gluantes d'avoir trop cuit... Le petit mouton n'avait donc pas eu de raté phénoménal, et puis un oubli de sel ça se rectifiait. Contrairement à trop saler d'ailleurs, parce qu'après c'était vite trop salé et si je pouvais éviter de me lever en pleine nuit pour boire un verre d'eau ça serait éventuellement pas trop mal. Quoi que j'avais quand même comme un doute sur ma capacité à me lever cette nuit, parce que quand j'allais aller me coucher, j'allais faire ma nuit d'une traite je pense. La route avait le don de casser les gens, bizarrement. Et surtout les conducteurs, d'ailleurs. Alors je risquais de bien dormir pour une fois. Pas de réveil intempestif au milieu d'un sommeil loin d'être réparateur et pas de suite de nuit à compter les heures. Parfait, comme idée. J'étais en train de boire lorsque je croisais le regard de Camilla. Oh oh. Je sentais d'avance qu'il valait mieux que je ne tarde pas à avaler ma gorgée d'eau si je ne voulais pas m'étouffer avec. Et ce n'était pas faux puisque j'étais en train de poser mon verre lorsque ma parisienne préférée me lança une petite bombe au visage. Mon premier réflexe ne fut pas d'écarquiller les yeux comme n'importe quelle personne sensée quand on faisait remonter un souvenir honteux en plein repas, mais plutôt de commencer à rire. Ça n'avait rien de mon rire froid habituel, c'était... Naturel, décontracté. C'était bon. J'imaginais en fait assez facilement que, non, Flo' n'en avait pas parlé à Céleste. Mon rire finit par s'éteindre aussi naturellement qu'il était venu, pas très longtemps après d'ailleurs, et mon sourire se fit plein d'amusement.

« J'avais oublié cette soirée... Je me souviendrais toute ma vie de la tête de Madame Chevalier quand Flo' a sonné en pleine nuit et qu'il nous a tous retrouvés en sous-vêtement devant la porte... » J'avais le rire au bord des lèvres et mon regard accroché à celui de Cam'. C'était vraiment nos souvenirs. Je finis par regarder Céleste, plutôt étonnée de notre sujet de conversation, avant de regarder Flo'. « Mais en fait je suis sûr que Flo' n'en a jamais parlé... Faut te rattraper chéri ! »

J'aurais bien voulu lui tirer la langue mais bon on était quand même à table quoi. En tous cas, je me souvenais plutôt pas mal de cette soirée. C'était une de celles qui resteraient toujours bien nettes dans ma tête, gravées, parce qu'elle avait été exceptionnelle. Bon, ne me demandez pas vraiment comment on s'était retrouvés à moitié nus, là je ne savais plus trop, mais pour le reste... Pour le reste, je me rappelais bien de la tête des Chevalier quand on avait débarqué, je me rappelais aussi de tout ce qu'on avait pu rire avant. C'était vraiment une belle soirée, et j'étais persuadé qu'on avait fait grande impression, tous les cinq, deux filles et trois garçons. Une super fine équipe, tiens. Et on avait, comme toujours, fini chez Flo' parce qu'il n'y avait personne chez moi, chez Cam' non plus, et que les deux autres... Eh bien ils auraient rapidement eu de très gros problèmes avec leurs parents si on avait atterri chez eux. Alors comme on n'avait pas voulu passer la nuit dehors... Rhan, quelle soirée on avait passée ! À ce souvenir, mon regard pétillait clairement. On avait fait les quatre cents coups, mais ça avait été tellement bon...


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MessageSujet: Re: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Dim 30 Nov - 16:23




Flo' & Céleste & Alex' & Cam' & Alix

" On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? "



Et la crevette qui me disait de me taire… Non mais vous voyez comme je suis un homme soumis ? Comment je me fais écraser par une belle brune tous les jours, même si j’adore ça parce que je l’aime à en crever ? Bah ouais, je suis un pauvre garçon à plaindre… Ayez pitié ! Pourtant, sa remarque m’avait plus fait sourire qu’autre chose, surtout qu’après elle s’était complètement attendrie en parlant à Camilla du premier jour de notre rencontre. Ca, c’était quelque chose… Ses fesses par terre, ses cartons tout autour d’elle et super Flo’ à la rescousse. Dompteur de cartons vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept ! Un petit sourire adorable aux lèvres, en me remémorant notre rencontre, je me mis à cuisiner tant bien que mal, Alex un peu dans les pattes mais je n’allais pas m’en plaindre, parce que bon, il pouvait être utile quand il voulait. Du genre pour me rappeler qu’il fallait mettre l’eau à bouillir avant d’y verser les pâtes. Non mais oh, je le savais, hein ! C’est juste que j’étais un peu perdu dans mes pensées, du coup, et que j’étais pas en mode concentré du tout. Enfin bon… Je terminai la préparation de mon repas tandis qu’Alex donnait un biberon à Alix, en essayant de m’appliquer un tant soit peu.

Finalement, retour au salon pour voir Alex terminer de donner à manger à l’adorable choupette, et petit moment câlin avec Céleste. Sa tête dans mon cou, sa main sur mon bras, je profitais, tout simplement. Pas besoin de mots dans ce genre de moments, parce qu’on se connaissait tellement par cœur que j’étais capable de deviner à quoi elle pensait et vice-versa. Tout doucement, je passais ma main sur ses cheveux, le regard rivé sur Alix, sans sourire, cette fois. Pas que je n’en avais pas envie, juste que je m’inquiétais pas mal, pour le coup, et que mon petit cœur battait fort. Mais on s’en sortirait. On s’en était toujours sortis, de toute façon. On avait frôlé la mort, traversé une fausse infidélité, elle m’avait fait confiance alors que je m’étais rendu dans les ruelles de Paris pour aller y chercher Alex, on avait rencontré un fantôme de son passé dont elle ne connaissait même pas l’existence et, au tout début, elle avait accepté mon passé, ce qui était déjà une grosse épreuve à passer. Je ne pus retenir un très léger soupir, avant de poser un petit baiser sur les cheveux de ma chérie. Je suivis du regard Camilla lorsqu’elle partit coucher Alix, puis je leur proposai de passer à table, vu que je commençais sérieusement à avoir faim et que ça sentait bon, mine de rien ! Tout le monde s’installa et je servis les plats, calmement cette fois, pour éviter de les faire tomber par terre. Non parce que bon, si je me mettais en mode pile électrique avec les assiettes en main, ça le ferait moyennement. Céleste finit par me faire un petit compliment –enfin ! – et je ris doucement, avant de répondre :

« Faut bien que je me rattrape d’une manière ou d’une autre ! » Je m’assis avec d’eux, un petit bon appétit fut lancé et le plat attaqué. Avant de commencer de mon côté, j’attendis les commentaires des amours de ma vie, le regard curieux. Céleste se leva et je la suivis du regard, les sourcils froncés, puis elle revint, le sel en main. Elle passa son bras autour de mes épaules et me fit une petite remarque qui m’arracha un sourire du genre ‘gnagnagna’. Cam’ joua le jeu, puis Alex me défendit, ce qui me fit sourire de plus belle. « Ah, voilà ! Merci mon chéri. En plus, le sel ça fait grossir. »

Nouveau sourire amusé, avant d’attraper le sel en dernier pour en mettre dans mon assiette. J’avais fini par goûter, du coup, et c’est vrai qu’il manquait quelque chose. Mais c’était pas la fin du monde, non plus, hein ! Alors que je gardais le silence en mangeant mon plat, mon regard se posa sur Camilla et la tête qu’elle faisait n’annonçait rien de bon. Enfin, façon de parler. Qu’est-ce qu’elle allait nous sortir, encore ? Je haussai un sourcil, repris une bouchée de mon plat et l’écoutai lorsqu’elle prit la parole. Je ne pus m’empêcher de rire en me souvenant de la soirée dont elle parlait. Non mais comment voulez-vous que je passe pour un homme sérieux et responsable, avec ça ? Alex poursuivit la conversation et le regard surpris de la crevette m’arracha un nouveau sourire amusé, attendri, puis je pris la parole à mon tour.

« Non, je lui en ai jamais parlé, mais en même temps, on a fait tellement de conneries que c’est un peu mission impossible de tout lui dire. » Joyeusement, je poursuivis : « Alors, choupinette, imagine-toi… Un Alex avec un peu moins de tatouages que maintenant et son air de grand méchant loup, une Cam’ avec les cheveux plus courts, assez fort maquillée, un Flo’ avec une tignasse cooooooomme ça – je fis le mouvement qui allait avec – en mode crevette et deux autres Parisiens dans ce style-là. Passé minuit, dans un bar juste à côté de chez Florent, en train de jouer au strip poker, idée du p’tit Flo’ avec son esprit d’adolescent rebelle… » Je souris de plus belle, puis continuai : « Et imagine-toi ces cinq imbéciles-là qui partent aux toilettes tous ensemble, parce que c’est plus drôle… Ils reviennent, ils ont pas mal bu donc ils ont pris un peu de temps, ils retrouvent la salle dans laquelle ils s’étaient installés et ils remarquent qu’il y a un truc qui cloche… » Je souris en repensant à nos têtes du moment, laissai durer un peu le suspense, puis pointai du doigt Alex, tout en continuant : « Et lui qui fait, avec sa tête de choqué ‘Ils sont où nous vêtements ?’ » La dernière phrase lancée en imitant la voix d’Alex de l’époque, encore moins grave que maintenant, toujours en souriant. « Du coup bah, les Parisiens se mettent à chercher partout pour finalement se dire qu’un con a dû leur voler tout ça… Tu vois le truc ? »

Petit regard amusé pour Céleste, avant de reprendre une bouchée de mon plat parce que mine de rien, si je continuais à papoter beaucoup comme ça, ça refroidirait. En mangeant, je réfléchis à la suite de l’histoire – parce que ça faisait quand même vachement longtemps – et une fois que tout fût bien clair dans ma tête, je poursuivis :

« Du coup, on a pas tardé à rentrer, parce qu’il faisait pas si froid que ça mais on se les gelait bien quand même… Et vu qu’on était juste à côté de chez moi, on a été toquer à la porte de la maison. On s’est retrouvés nez à nez avec ma mère, et elle nous a laissés rentrer sans dire un mot, mais sa tête était vraiment à mourir de rire. » Je ris doucement en secouant la tête, puis terminai : « J’ai refilé quelques vêtements à moi aux mecs, mais j’étais tout maigre à l’époque et les deux autres étaient beaucoup plus baraqués que moi, alors je te laisse imaginer la scène. J’ai demandé à Nina si elle voulait bien prêter ses vêtements aux filles, mais elle m’a envoyé bouler et du coup Cam’ et l’autre fille se sont retrouvées dans ma chambre en chemise à carreaux et en jeans complètement abîmé… C’était adorable. »

Pour ma dernière phrase, j’avais tourné le regard vers Cam’, taquin, un poil moqueur mais pas trop non plus. Tous ces souvenirs, j’en étais pas vraiment fier, mais j’avais pas honte non plus. Enfin, sur le coup, bien sûr que si, mais valait mieux en rire qu’en pleurer, n’est-ce pas ? Ce n’était pas le genre de choses dont je voulais parler à Céleste, mais je n’avais aucun secret pour elle, et très loin de moi l’idée d’éviter le sujet. Camilla l’avait lancé, alors j’expliquais. Elle avait le droit de tout savoir, de toute façon, parce qu’elle savait qu’entretemps j’avais changé et que cette époque était très loin derrière moi, bien qu’étonnamment proche quand on y réfléchissait. Maintenant, j’étais un autre homme. J’étudiais, j’avais un boulot à côté, j’étais marié, j’allais avoir un enfant. Tout ça grâce au jour où j’ai pris mon courage à deux mains en disant « C’est bon, j’arrête. Je m’en vais, c’est terminé. » Si je n’avais pas eu la force de tout quitter, j’aurais sombré dans la délinquance, et si ça se trouvait, je serais mort à l’heure qu’il était. Cette idée effaça mon sourire, tandis que je me remis à manger en silence. J’avais fait preuve de courage et je n’en étais que trop heureux, mais j’avais failli y retourner. Cette idée m’avait traversé l’esprit, quelques fois, jusqu’au moment où j’avais rencontré Céleste. Elle avait changé ma façon de penser, elle m’avait accordé sa confiance, elle m’avait raconté son histoire. Elle m’avait sauvé la vie, en quelque sorte.


 


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MessageSujet: Re: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Lun 1 Déc - 22:32




« On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? »

ҩ
Ah les vacances, quelle douce invention ! Et puis, avec les trois parisiens dans le même appartement, c'était assez difficile de s'ennuyer. Alexandre et Florent en cuisine, Camilla et moi au salon pour les charrier, le tout ponctué par les répliques des hommes et nos éclats de rire. Il n'y avait pas, même avec le fameux coup de barre d'arrivée, on était carrément bien, là. J'en étais à dire à mon homme de se taire, et bien que j'aurais pensé qu'il risquait de répliquer, il n'en fit strictement rien, se mettant juste au silence. Ciel, ça marchait vraiment ? J'allais essayer plus souvent lorsqu'il jouerait le moulin à paroles, tiens ! M'enfin, je l'aimais quand même fort comme ça, hein. Et puis, je n'avais pas vraiment pu m'empêcher de parler de notre rencontre. C'était peut-être un peu une histoire à la guimauve pour certains, mais ça ressemblait à un coup de foudre à s'y méprendre, non ? C'était un peu comme cette histoire de True Love dans Once Upon a Time. On était simplement notre Happy End l'un à l'autre. En gros, où je voulais en venir ? Eh bien, j'étais peut-être chiante à le charrier tout le temps, j'étais peut-être un mini dictateur chez nous, mais mon homme, c'était vraiment l'amour de ma vie.

L'amour de ma vie avec lequel j'aurais un bébé avant la fin de l'année. Je savais que ça l'angoissait beaucoup, parce qu'on ne s'y attendait pas vraiment aussi vite, c'était un peu un accident, mais je lui faisais totalement confiance quant à sa capacité d'adaptation. Il était futé, mon p'tit Flo', et puis... On en avait passées, des épreuves, en même pas deux ans qu'on était ensemble. Enfin, j'espère que ça ferait bien deux ans sinon c'est sur Blood qu'il faut taper. En tous cas, pendant qu'Alex donnait son repas à bébé Alix, je m'étais un peu attendrie, avant d'atterrir à ma place parfaite ; dans les bras de mon homme. Ma tête posée juste au creux de son cou, à cette place qui semblait avoir été faite pour moi, mon bras sur son épaule, un petit sourire doux aux lèvres... L'instant était parfait. Je sentis néanmoins le léger changement chez Flo', ce genre de changement qui se produisait toujours chez lui lorsqu'il devenait songeur ou inquiet, et du bout des doigts, je caressais sa nuque, cherchant avant tout à le rassurer. On avait le même âge, enfin il avait quelques mois de plus que moi, mais il s'inquiétait beaucoup plus pour l'avenir que moi. Moi, on m'avait volé mon passé, et je me raccrochais à mon avenir. Lui... Son passé était encore à quelques pas à peine derrière lui, et je pouvais comprendre qu'il s'inquiète pour demain. Flo' était resté un grand enfant. Lorsque son soupir lui échappa et qu'il posa un baiser sur le haut de ma tête, je relevais le menton pour poser mes lèvres au coin de sa mâchoire. Pas sur sa joue, pas dans son cou, mais à cet entre-deux qui avait une signification particulière pour nous. Je lui glissais un léger « je t'aime » avant d'effleurer les notes de l'Hallelujah qui traversaient son cou. Je connaissais ses peurs et je faisais tout pour l'aider à les surmonter.

Finalement, notre petit moment rien qu'à deux – ce qui était paradoxal puisque nous étions cinq et un chien dans la pièce, mine de rien – termina tandis que nous rejoignions la table sur l'idée de mon estomac sur pattes favori, auquel je fis un compliment des plus sincères ; c'était sa photo qui était étiquetée à la définition de « serviable » dans le dictionnaire. À la remarque qu'il fit, je lui servis mon adorable sourire de chat. Il était définitivement trop chou comme ça, mon homme, et puis... Il n'avait pas que son côté serviable pour se rattraper. Il avait son humour, sa tendresse, son petit côté protecteur que j'adorais mine de rien, son petit esprit futé et un soupçon taquin sur les bords, et puis tout simplement ce charme qui me faisait systématiquement fondre, et pas juste moi puisqu'après tout une sale petite garce avait essayé de se mettre entre nous pour mettre le grappin sur MON homme. En fait, il avait tout un tas de qualités plus mignonnes les unes que les autres, et même certains défauts assez adorables. Comme son côté tête en l'air, sur lequel je n'eus pas vraiment d'autre choix que de le charrier un peu en étant tout câline après avoir été chercher le sel. À sa réponse, je fronçais avec amusement le nez, déjà de retour à ma place. Flo' et Alex c'étaient quand même assez drôle à voir et à entendre. J'étais assez persuadée qu'ils auraient pu passer pour un vrai petit couple s'ils l'avaient voulu, ces deux-là. Ça ne m'étonnerait pas vraiment qu'ils aient déjà tenté l'expérience de sortir en couple et de voir la réaction des gens, tiens. C'était tellement imaginable avec toutes leurs conneries...

Finalement, j'attaquais mon repas dans le calme, parce qu'une fois salé c'était très largement comestible. Du coup je ferais la vaisselle, puisque mon n'homme n'avait pas eu de raté, ce qui était juste un point positif pour l'occasion. J'avais plus ou moins le nez plongé dans mon assiette, un peu à côté de mes pompes parce que je commençais sérieusement à fatiguer et que je risquais de ne pas tarder à aller me coucher après le repas. Néanmoins, j'avais encore une oreille attentive toute prête à capter une conversation parisienne au vol et finalement ce fut Camilla qui entama un sujet qui me fit relever la tête avec des yeux un peu rond d'étonnement. Finis quasi nus ? Euh non, ça ne il ne s'en était jamais vanté, le mouton. Mon regard passa à Alex, qui enchaînait, avant de se poser, pur étonnement et absence de choc, sur Flo'. Il avait quand même de quoi s'expliquer mon chéri, là. Bon, pour le moment ça avait juste l'air de l'amuser alors peut-être que j'allais pouvoir en rire, moi aussi. Je l'écoutais alors démarrer, après avoir posé mes couverts. Et en effet, lorsque mon p'tit mouton planta le décor avec les descriptions de ceux qu'ils étaient à l'époque, je ne pus empêcher un rire de m'échapper. C'était quelque part assez difficile d'imaginer Alex moins tatoué ou Flo' encore plus crevette. Bon, imaginer une fille plus maquillée c'était toujours très envisageable, alors je pouvais me faire une petite idée de Cam', mais n'empêche que j'avais du mal à faire rentrer les trois zouaves dans le décor de leur jeunesse sulfureuse. J'écoutais néanmoins la suite. C'est un rire franc qui s'échappa de mes lèvres en imaginant par contre parfaitement Alex découvrant la disparition de ses affaires. Ses têtes d'ahuri étaient généralement excellentes et il était vrai que sa voix avait tendance à monter. J'imaginais tellement cette scène, à cinq en petite tenue et Alex s'étonnant qu'on leur ait joué un tour... Et j'imaginais aussi parfaitement la tête de belle-maman, qui avait quand même du en voir des vertes et des pas mûres avec son fils et ses fréquentations... Très limite, à l'époque. Mais aujourd'hui, ses souvenirs valaient de l'or pour lui. Je répondis avec un peu de rire dans la voix.

« Définitivement, vous avez eu une sacrée jeunesse vous trois ! Je plains ta mère Flo', elle a du en voir de toutes les couleurs... Mais c'est assez drôle de vous imaginer occupés de traverser Paris en sous-vêtements... »

Je ne pus retenir un rire, cette fois. Vraiment, j'imaginais parfaitement, et c'était une tuerie. Je repris une bouchée de mon assiette en observant mon homme, dont l'humeur semblait tout doucement s'assombrir au fur et à mesure qu'il sombrait dans ses pensées. Et je savais exactement ce que cela signifiait. Cette vie qu'il avait abandonnée si peu de temps avant de me rencontrer continuait de le bouffer. Je savais qu'il avait parfois voulu y retourner et qu'il ne regrettait pas de l'avoir vécue, mais je savais aussi qu'il y avait des choses dont il n'aimait pas parler, des pans de son passé qu'il aurait tout de même préféré oublier. C'était ses fantômes et je ne pouvais pas l'obliger à m'en parler, alors, parfois, je les voyais passer sur son visage. Lorsqu'il m'en parlait, j'acceptais, tout comme j'avais accepté son histoire, le tout premier jour, et comme j'accepterais encore d'en apprendre sur le jeune un peu con qu'il avait pu être. Pour le meilleur et pour le pire, c'était ça qu'on s'était dit. Un sourire doux étira mes lèvres.

« Il ne reste plus qu'à espérer que mini Cam', mini Flo' et un éventuel mini Alex ne décideront pas de vous surpasser niveau bêtises de jeunesse... Parce que vous avez quand même fait super fort ! Je serais surprise de savoir ce que vous avez pu faire d'autre tiens... »

J'espérais qu'en faisant un peu parler Flo' de ce genre de soirées, qui au final n'étaient pas bien méchantes mais très anecdotiques, sa bonne humeur reviendrait. En temps normal, je me serais juste levée pour passer mes bras autour de lui et le cajoler jusqu'à ce que son sourire revienne, signe que je lui aurais changé les idées mais... Là je pouvais difficilement, avec ses amis autour. Bien sûr, en allant nous coucher, j'aurais tout le loisir de prendre mon homme dans mes bras pour lui rappeler que, quoi qu'il ait fait dans son passé, il n'avait pas à en avoir honte, au contraire, puisqu'il avait fini par faire les bons choix. Tout son passé avait été la trame de son avenir, une histoire avec une morale, et j'aurais préféré le voir sourire de ses souvenirs, même s'il avait fait certaines choses répréhensibles par le passé... J'espérais vraiment que son joli sourire allait revenir assez vite.


Alexandre ҩ Camilla ҩ Céleste ҩ Alix ҩ Florent

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
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MessageSujet: Re: « On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'   Mar 9 Déc - 0:28



« On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? »

Camilla


Camilla savait par expérience qu'Alex était un homme plein de surprise, sa petite remarque la fit donc sourire, à la limite du rire. Elle aurait pu commenter ensuite, mais ça ne servait à rien, ils savaient tous qui ils étaient, même Céleste devait commencer à les cerner suffisamment bien pour connaitre un peu chacun. Cam', elle, avait apprit bien des années plus tôt qu'Alex avait des principes et qu'il était droit, mais que des fois, dans certaines circonstances, il se devait de surprendre pour ne pas se faire avoir. Et puis elle l'avait vu aussi changer sous ses yeux, elle l'avait vu amoureux alors qu'elle ne pensait pas vraiment que ça lui tomberait dessus comme ça, il s'était ensuite retrouvé presque pire que lorsqu'il était sur Paris après sa rupture et là il remontait la pente. Il était plein de surprise donc et elle était certaine qu'il lui en ferait encore beaucoup. Parfois des choses leur tombaient dessus sans qu'il ne puisse s'en défaire. Après tout elle avait été plaine de surprise aussi, elle était en couple avec un acteur international et ils avaient eu une fille. Personne n'aurait pu imaginer ça de la Camilla d'il y a 3 ans. Etretat les avait tous changé et même si chacun avait passé des jours plus sombres, ils étaient meilleurs que dans leurs folles années d'adolescents. La brunette ne pouvait pas vraiment savoir si Céleste avait changé ou non, même elle ne devait pas le savoir, mais elle pouvait dire qu'elle avait découvert des choses qu'elle n'aurait peut être pas vu dans sa ville natale. Qui pouvait se targuer d'avoir rencontrer l'amour dès le premier regard, dès son arrivée dans un endroit ? De connaitre une star et un ex-taulard ?

Une fois la petite princesse au lit et tout le monde à table l'ambiance redevint bonne enfant. Ils étaient là, à se taquiner, bon d'accord, à taquiner les talents de cuisine de Florent. C'était tellement... reposant. Camilla vivait plutôt seule avec sa fille alors elle n'avait pas souvent l'occasion de discuter comme ça. Bon elle ne pouvait pas blâmer son chéri de travailler, ni que son travail était souvent loin d'Etretat. Elle vivait bien le fait d'être chez elle avec sa fille, surtout qu'Alix était encore petite alors ça prenait du temps. Tout ça pour dire que Camilla appréciait déjà fortement le début de ses vacances. Et se retrouver avec les deux parisiens c'était... différent. Elle avait vécu avec eux pendant des années et pourtant là c'était autre chose. Ils étaient tous plus grands, tous plus matures et surtout avaient tous des responsabilités, ils avaient changé et cela la rendait presque nostalgique. Même si Alex ne manquait pas de prendre la défense de Flo' comme il le faisait bien des années plus tôt. Cette nostalgie lui fit remonter des souvenirs et comme il n'y avait plus très grande conversation Camilla partagea l'un d'eux. Elle n'avait pas choisi le pire, parce qu'ils en avaient fait des bêtises et des choses pas correctes du tout, mais ce n'était pas non plus le plus soft. Elle ne voulait pas savoir à quel point Céleste connaissait son homme, elle partageait surtout un bon souvenir, une bonne partie de rigolade.

Alex' enchaîna après que la brune ait lancé le sujet de conversation, Cam' n'était pas vraiment douée comme oratrice alors que ses deux compères avaient le don de raconter des histoires et de garder le coté comique de la situation. Elle avait les yeux rivés sur Alex jusqu'à ce qu'elle ne se demande la tête que faisait le bichon. Il était tout amusé, comme chacun d'eux en réalité. Cette soirée avait été épique ! Un vrai parcours du combattant en plus. Le jeune marié se lança et raconta l'anecdote, tout en écoutant Cam' piochait dans son assiette, elle lançait quelques regards amusés à Céleste ou à Flo'. Elle ne put s'empêcher de rire à l'imitation d'Alex, c'est qu'il la tenait bien la voix du blond ! Et puis il continua son petite récit. Ça avait été tellement drôle à vivre. Et puis ils n'avaient jamais su qui avait piqué leurs affaires... Pour finir il eut la joie de décrire leur tenue après son passage chez lui et juste le souvenir des gars avec des vêtements trop petits étaient hilarants. Par contre elle avait un doute sur le coté adorable de sa tenue à elle à ce moment là
.

"Je suis pas certaine qu'adorable est l'adjectif qui convienne, mais si tu le dis..."

Sourire amusé à Flo' et Céleste qui poursuivait la discussion en s'imaginant la scène. Même en ne l'ayant pas vécu elle semblait très bien se représenter la scène et cela était assez drôle car sur le coup il n'avait pas vraiment ri. Quand même se balader à moitié nu dans les rues de Paris c'était moyen. Heureusement qu'ils n'étaient pas loin de chez Flo', quoi que dans l'état dans lequel Cam' se trouvait à ce moment là, et son état d'esprit même aurait fait qu'elle aurait pu traverser la capitale nue si elle avait du. Camilla reprit une bouchée, c'était pas le toute mais ça faisait faim quand même ! Elle était en pleine mastication lorsque Céleste leur dit qu'elle espérait que leurs enfants ne feraient pas tout ça et elle comprit également un futur bébé Leroy, ce qui eut pour effet de faire avaler Cam' de travers et la laisser toute toussante. Non mais elle avait du mal, pour l'instant, à imaginer Alex suffisamment posé pour accepter d'avoir un enfant. Etre doué avec les enfants des autres, ou en tout pas trop nul, ne voulait pas dire qu'il était prêt à être papa et là franchement, connaissant le zouave, Cam se doutait qu'il ne serait pas prêt à avoir une telle responsabilité, il allait devoir se reconstruire. Donc l'imaginer là, avec un enfant... il y avait de quoi avaler de travers. Camilla se servit un verre d'eau pour faire passer sa toux et quand elle fut capable de parler elle fixa son regard noisette sur la jeune femme.

"Il est hors de question qu'Alix fasse la moitié du quart de ce que j'ai fait... Et puis je pense que si on commençait à dire toutes les bêtises qu'on a faites on en aurait au moins jusque Noel. Même si je crois que ma plus belle connerie ça a quand même été de snober les acteurs d'un certain film..."

Petit clin d'oeil amusé à Céleste. Très peu de gens savaient comment elle avait rencontrer Jake. Elle ne le racontait pas parce que ça ne les regardait pas vraiment, surtout qu'elle pouvait passer pour une allumeuse de première. D'accord, s'en était peut être une lorsqu'elle avait rencontré l'acteur, mais ce n'était plus le cas et pourquoi faire étalage de son passé sulfureux ?! Bref, Camilla était prête à leur dévoiler sa rencontre avec Jake si ça les intéressait sinon elle changerait de sujet sans s'offusquer, loin de là même.

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« On va à la montagne l'été... La plage pour Noël ça vous dit ? » † Alex & Cam' & Alix & Céleste & Flo'

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