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 We're growing apart but we pull it together [Alex & Raph]

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: We're growing apart but we pull it together [Alex & Raph]   Dim 3 Aoû - 12:10



"We're growing apart but we pull it together "

Raphaëlle


Des vacances, enfin. Raphaëlle avait cru péter un câble à force de faire le petit travail que le directeur lui donnait. A croire qu’elle n’était bonne à rien ?! Pourtant elle faisait partie des premiers de sa promo, elle gérait parfaitement ses temps de cours et ses stages et elle avait eut des notes plus que correctes à ses examens. Seulement voilà, le directeur s’acharnait à lui rendre la vie impossible et elle était contente de ne plus avoir à le côtoyer. Beaucoup d’étudiants travaillaient durant leur été mais pas Raph, la jeune femme n’en avait pas besoin, enfin elle avait du boulot, sauf qu’en ce moment elle ne pouvait pas vraiment être à fond. En tant que mannequin il lui fallait une plastique presque parfaite et se pavaner sur des photos avec un gros pansement dans le cou ce n’était pas terrible, les cicatrices naissantes en dessous n’étaient pas non plus suffisamment belles pour poser. Mais bon, elle avait bien de l’argent de coté et puis au pire elle savait qu’elle pouvait toujours compter sur le soutien de sa famille, surtout depuis qu’ils avaient appris qu’ils avaient failli perdre leur petite fille. La blonde était donc en vacances mais elle n’était pas partie sur l’une de ces îles paradisiaques qui lui faisaient tant envie quelques mois plus tôt, là son appartement lui convenait parfaitement, en plus le temps n’était pas si mal que ça et puis elle pouvait monter régulièrement, de quoi se changer les idées.

En ce mercredi matin donc, elle se réveilla vers 8h00, elle mangea un biscuit et bu un grand verre d’eau avant d’aller mettre un jogging vert pomme et un t-shirt blanc, Raph avait besoin de faire du sport, d’évacuer toute l’énergie qu’elle avait en trop. Si elle avait pu elle aurait surement appelé Alex pour lui proposer de passer un bon moment à deux, sauf que voilà, elle n’avait plus de nouvelles de lui depuis la fusillade. Elle n’avait pas osé passer à l’hôpital et d’ailleurs elle n’était même pas sure qu’il soit rentré et sans téléphone c’était assez difficile de savoir ou il en était. Raphaëlle n’était pas du genre à tergiverser des heures sur le fait de voir quelqu’un ou non, mais là c’était quand même différent, elle avait une totale conscience de ce qu’il s’était passé, du fait qu’il avait été vulnérable dans ses bras et qu’il ne devait surement sa survie que grâce aux réflexes qu’elle avait eu et connaissant le parisien il y avait des chances qu’il ne vive pas très bien la chose. Du coup voilà, elle se contentait d’aller courir et d’entretenir son corps sans jamais forcer sur son cou, elle avait quatre petites cicatrices et une bien plus importante qui aurait pu causer sa perte si elle avait été un peu plus profonde, et n’avait nullement l’intention de ralentir le processus de cicatrisation en faisant n’importe quoi. Tout ça donc pour dire que Raphaëlle se préparait pour aller courir et peut être même s’arrêter dans un coin de l’académie pour finir par quelques exercices au sol.

L’iPod dans la poche, les écouteurs aux oreilles, portable et clé dans sa petite sacoche et les cheveux remontaient en queue de cheval, Raph enfila sa paire de baskets, paire qu’elle avait changées depuis l’accident en forêt car elle n’avait pas réussi à ravoir les grosses taches de sang. La jeune femme alla faire le tour des pâtures, elle ne s’aventurait plus seule dans la forêt et même à la plage elle ne trainait pas trop, elle avait peur de tomber sur un malade mentale prêt à lui sauter dessus à la moindre occasion. Du coup la blonde ne courrait plus qu’autour de l’académie ou en direction de la ville… ça réduisait nettement ses possibles mais elle n’avait pas le courage d’affronter ses peurs. Heureusement il y avait toujours des chevaux en pâture et ça faisait une très belle vue, et le paysage la motivait toujours. Du coup Raphaëlle prit le chemin des pâtures à petites foulées, elle profita de la fraicheur matinale et surtout du relatif silence qui régnait encore à cette heure là. Courir lui permit de réfléchir, de laisser vagabonder ses pensées, elle se rappela qu’elle avait promis à sa mère qu’elle l’appellerait, elle devait aussi prendre rendez-vous avec son esthéticienne, cela la fit partir sur la possibilité d’aller chez le coiffeur car elle avait les pointes qui commençaient à faire la tête et puis elle voulait éclaircir un peu sa longue chevelure blonde. Bien entendu elle n’eut pas que ses pensées là, mais ce serait bien trop long d’énumérer tout ce qui lui passé par la tête. Pendant plus d’une heure elle parcourut les chemins entourant l’académie et avant de rentrer elle décida de s’arrêter dans un coin pour faire des exercices au sol afin de sculpter un peu plus son corps.

C’est donc transpirante mais totalement détendue que Raphaëlle prit le chemin du retour de son appartement, là elle ne rêvait que d’une longue douche fraiche et un ou deux grands verres d’eau. Le temps se couvrait un peu mais il faisait lourd, elle avait presque l’impression de se trouver dans le sud de la France juste avant un gros orage, sauf qu’ici la plupart du temps un orage annonçait de la pluie pour un certain temps. La météo était plus capricieuse et surtout plus longue à se remettre que dans le sud. Raph entra donc dans le bâtiment ou se situait son studio et en passant devant la boite aux lettres elle se dit que cela faisait un petit moment qu’elle n’avait pas regardé si elle avait du courrier. Elle sortit les clés de sa poche tout en dansant à moitié sur l’une de ses chansons favorites, peu importait qu’on la regarde de travers si quelqu’un passait par là, elle allait bien, elle était en vie et c’était bien tout ce qui comptait, en fait c’était toujours ce qui avait comptait, le reste, ce que les autres pensaient d’elle, elle s’en fichait royalement, elle n’était pas la pour leur plaire et de toute façon plaire à tous n’était pas possible…



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MessageSujet: Re: We're growing apart but we pull it together [Alex & Raph]   Lun 4 Aoû - 18:27


Le studio d'Alexandre  ◈ Alexandre Leroy & Raphaëlle Lancaster
We're growing apart but we pull it togethers


 




L
a forêt raisonnante des coups de feu me piégeait totalement. Il n'y avait aucune repère auquel m'appuyer. Tout ce qui m'entourait était étranger. Une peur insidieuse avait pris le dessus sur moi. Lentement, elle me paralysait et me réduisait au silence. Elle me réduisait à l'état de proie sans défense. Le chasseur, chimère sans visage, s'avançait lentement vers moi, inlassablement, jusqu'à tirer. La balle vint se ficher dans mon épaule, réveillant une douleur sourde, et le chasseur fit demi-tour, pour me laisser à ma longue agonie, seul, immobile, muet.



J
e me redressai d'un seul mouvement dans mon lit. Assis sur le matelas, le drap entortillé autour de ma taille, le souffle court, mes yeux cherchaient des repères. J'étais chez moi. Ce constat me rassura légèrement et un soupir franchit mes lèvres, tandis que je passais une main hésitante dans mes cheveux. Ils étaient humides et un peu trop longs. Puis mes doigts glissèrent jusqu'à mon épaule droite, effleurant le pansement. Instinctivement, une grimace déforma mes traits. J'étais bien content d'être dans le noir, et seul. Ça m'évitait au moins d'avoir à faire face à des questions trop tôt. Oui, trop tôt. Je tournais la tête. Cinq heures. Une heure à laquelle il faudrait vraiment que je réussisse à me rendormir. Avec mon épaule douloureuse ça serait compliqué. Un grognement agacé m'échappa tandis que mes doigts partirent à tâtons pour chercher les antalgiques. Ils cognèrent contre mon verre d'eau qui vacilla et se refermèrent dessus en attendant qu'il se stabilise, sinon ça allait faire un boucan infernal. Intérieurement, je pestais déjà. Finalement, l'inspection de la table de chevet dans le noir se soldant par la découverte et la prise des fameux antalgiques, et de toute façon je n'aurais pas lâché l'affaire, vous connaissez un peu ma détermination.



B
ien que que je me sente incapable de me rendormir, je réarrangeai les couettes dans un bruit de froissement de tissus avant de me caler de nouveau dans le lit, m'enfonçant dans les oreillers. Patience. Plutôt que de regarder l'heure toutes les secondes, je fixais le plafond dans la plus parfaite pénombre, ne repérant qu'une masse plus claire sur laquelle je n'avais plus qu'à focaliser mes pensées pour les empêcher de filer vers de mauvais songes. Ce n'était pas tant le noir qui m'inquiétait, mais plutôt ce que mon égarement laissait remonter à la surface. Je m'efforçai de respirer le plus lentement et régulièrement possible, jusqu'à ce que les bras de Morphée finissent par m'emporter de nouveau dans son monde de songes. C'était ma seule alternative, à cette heure de la nuit. Si jamais je me mettais à arpenter le studio - et c'est sans aucun doute ce qui m'arriverait si je ne me rendormais pas - j'allais finir par réveiller Jenna, et j'avais tout sauf envie de faire face à une adolescente de seize ans en pleine nuit, surtout que je savais d'avance que je ne serais pas un modèle d'amabilité, pour le coup.



L
orsque je rouvris les yeux, la douleur dans mon épaule s'était muée en élancements sourds et réguliers, ce qui était tout à fait supportable, même si ça me tapait sur les nerfs. De toute façon, tout ou presque me tapait sur les nerfs depuis mon séjour à l'hôpital, où je m'étais fait un malin plaisir de devenir une véritable plaie pour les infirmières, qui avaient fini par envoyer les infirmiers avec lesquels j'avais failli m'écharper à plusieurs reprises. Je savais que j'étais infect et je le vivais bien. Eux, beaucoup moins, malheureusement. Heureusement que mon côté infect était resté relativement confiné, ça m'avait permis de ne pas trop tomber sur le dos de mes pauvres sœurs, de Jenna et de tous les gens un peu fous venus me voir. Bon, ils me connaissaient tous assez bien pour éviter que je fasse des bonds de quinze bornes, mais quand même, ils avaient relativement eu chaud. Il fallait dire que je m'étais retenu pour rester aimable, parce que mes proches n'avaient pas à subir mes sautes d'humeur - encore plus fréquentes en ce moment que d'habitude - et qu'il fallait donc que je tempère. Y compris ce matin en me levant, fatigué d'avance par ma journée. Huit heures, ce n'était plus une heure à me battre avec mon sommeil. Je sortis dans de la couette, de nouveau entortillée de manière incompréhensible autour de ma taille. Si un jour je comprenais comment ça arrivait... Bref. Je passais ma main gauche dans mes cheveux emmêlés qui me retombaient sur le front avant d'enfiler un jean un peu large et un tee-shirt gris foncé que j'eus du mal à enfiler à cause de mon épaule droite - même si je finis par y arriver. Je fronçai les sourcils en me regardant dans le miroir, à l'intérieur de mon armoire. C'était bien là une tenue assez inhabituelle, pour moi.



E
n même temps, dites-moi ce qui était normal, ces derniers temps. D'habitude, je sortis de ma chambre torse nu, en jogging ou jean élimé, et là, je me retrouvais avec un tee-shirt. L'explication était plutôt simple, à vrai dire. D'habitude, je n'avais pas l'épaule droite entourée d'un impressionnant bandage. Il n'était pas trop épais, mais là, bien visible, un rappel de ce qui m'était arrivé. J'avais pris une balle dans l'épaule, l'articulation avait complètement explosé et avait été recréée grâce à une opération au cours de laquelle ils s'étaient aussi amusé à réparer la boucherie totale dont j'avais été victime. Bon, il y avait aussi cette côte fêlée, mais ça n'était rien comparé à l'épaule, qui risquait d'avoir une très impressionnante cicatrice, côté torse comme côté dos. cette idée me rendait bougon. Mon corps parfait, orné de mes souvenirs peints en noir sur ma peau claire, abîmé par des cicatrices. Déjà, sous mes côtes, le coup de couteau du braquage. Il pouvait rester assez discret, celui-là. Mais sur l'épaule... L'impacte n'était déjà pas très beau en lui-même, et la marque de sortie non plus, ça on me l'avait dit. Et puis il y avait la découpe chirurgicale pour l'extraction de la balle et la reconstitution articulaire. Ça devrait sûrement être une cicatrice plutôt longue, mais fine et propre, au moins... Bref, pour le moment, je camouflais les dégâts, même si ça n'était pas totalement exact, puisque mon bras en écharpe ne passait pas inaperçu.



U
n soupir exaspéré plus tard, je finis par sortir de ma chambre avant de faire irruption dans le salon. Jenna n'était pas encore levée, ce qui me laissait un peu de temps pour me débrouiller tant bien que mal seul. D'abord, faire du café. Jusque là, à une main, je ne m'en sortais pas encore trop mal, pareil pour sortir un mug et mettre le four en pré-chauffe. Le pain n'était pas au rendez-vous, aujourd'hui, alors j'étalais avec un peu de maladresse - comme un droitier obligé de se servir de sa main gauche - des petits pains au chocolat congelés, à faire cuire au four une dizaine de minutes. Bon, pour les enfourner, ça irait. Pour les sortir du four... J'allais sûrement devoir improviser pas mal. Mais j'avais une bonne dizaines de minutes avant de m'inquiéter de ça, d'ailleurs. Le café passait lentement - trop lentement - et cette suite de légères contrariétés, y compris par anticipation, me firent froncer les sourcils avec mécontentement. Lorsque mon portable tout neuf - l'ancien était resté porté disparu, et ça me faisait comme un pincement au cœur parce qu'il recelait de photos qui m'étaient précieuses - vibra, sur la table de la cuisine, je regardais ce qu'il annonçait. C'était l'infirmière, qui passerait à dix heures pour les soins. Je l'avais oublié, ce détail. Un sifflement exaspéré franchit mes lèvres. La journée démarrait très bien.



L
e petit déjeuner ne dura pas. Café, petits pains, basta. De toute façon toute ma colère me rendait électrique. Mes nerfs et mes muscles se tendaient à intervalle régulier et je répondais par monosyllabe à Jenna, qui était levée et qui semblait à deux doigts de m'envoyer balader. Sauf que mon regard furieux semblait l'en dissuader, dès qu'elle commençait une phrase sur un ton qui me déplaisait. J'étais peut-être réduit à me laisser assister, je n'en restais pas moins caractériel. D'ailleurs, le simple fait que je sois obligé de laisser quelqu'un m'aider dans des choses que je gérais habituellement seul, ça me rendait fou. Alors j'étais bien conscient d'être une plaie pour mon entourage, mais en même temps, depuis mon enfance, j'avais été autonome. Là, en plus de ne plus être capable de gérer seul, on me demandait à tous va si j'allais bien. Comme si j'étais devenu un petit quelque chose vulnérable... Bon, d'accord, ils s'étaient inquiétés pour moi, mais je reprenais du poil de la bête, alors ils pouvaient me lâcher un peu, non ? Bref, face à mes assauts de mauvaise humeur - beaucoup pires que d'habitude - Jenna finit par demander la permission de sortir. Ne pouvant pas à la fois être sur son dos et l'obliger à rester, elle eut interdiction d'aller en forêt - puisque le fou furieux n'était pas sous les barreaux - et je lui donnais un peu d'argent de poche, ne sachant pas trop ce qu'elle avait de prévu. Et retour maison impératif avant 19 heures. Ça lui faisait déjà une belle journée de sortie, et puis mon tête à tête avec moi-même me ferait sûrement du bien. J'avais du monde H24 depuis que j'étais sorti de l'hôpital. D'un côté, j'adorais avoir mes sœurs ou mes amis... de l'autre, je me sentais pouponné, étouffé. Et ça me rendait fou.


L
'infirmière aurait vraiment du passer un autre jour. Mais comme il n'en était rien, c'est sur elle que le nuage noir d'orage au dessus de ma tête se déversa. La pauvre en prit vraiment plein la tête, mais au moins, je me sentais moins nerveux, lorsqu'elle partit. Elle n'avait pas traîné, pour une fois. Bon, point positif du jour, ça cicatrisait bien. Et mieux ça cicatrisait, moins la marque serait importante. J'allais donc continué de cette façon pour éviter que ça ne se rouvre, par exemple. Sinon, je ne vous dis pas l'état et la douleur. Cette idée me fit grimacer. Il fallait que je passe à l'action, là, sinon j'allais me pourrir encore l'humeur avec des pensées trop sombres. Il n'était pas encore onze heures, même loin de là, mais le facteur devrait être passé. Non pas que j'attende du courrier, mais le fait de descendre vérifier m'occuperait l'esprit au moins cinq minutes et puis ça me mettrait dans le mouvement. D'ici à mon retour au studio, j'aurais peut-être une idée de quoi faire pour m'occuper, sans pour autant galérer toute la journée. Un petit sourire satisfait de mon programme aux lèvres, je pris les clés du studio et descendis jusqu'aux boîtes aux lettres.


E
n arrivant dans le hall, je me figeais un instant. Raphaëlle était là. Des souvenirs désagréables remontèrent à la surface. Je savais bien qu'elle n'y était pour rien, bien au contraire même puisque je lui devais la vie, mais comme je ne l'avais pas vu depuis qu'on avait pris la balle, c'était sûrement normal que mon premier réflexe soit de me figer. Mais ça ne dura pas, à peine quelques secondes, et un sourire plus détendu étira mes lèvres. Voilà qui pourrait être une distraction parfaite pour me maintenir de bonne humeur ! Et puis, je lui devais des remerciements très sincères, parce que j'étais bien heureux d'être toujours en vie, même si j'avais envie de tuer à peu près tout le monde, et cela tout le temps, depuis quelques jours. Avoir envie de quelque chose, c'était bien être vivant, mine de rien, et cette sensation était grisante, en sachant que j'avais eu le temps de penser que j'allais mourir pendant que je me vidais consciencieusement de mon sang. Cette idée me retourna l'estomac et je me remis en marche, une petite idée plus agréable en tête. Voir la demoiselle danser comme ça, ça me donnait un peu de moral. Au moins, elle ne s'était pas laissée abattre !


M
a main gauche, celle tatouée de mon étoile que je pense très reconnaissable, entra dans le champ de vision de la demoiselle pour lui subtiliser un écouteur et écouter ainsi ce qu'elle écoutait. Bon, la dernière fois qu'il y avait eu une situation à peu près similaire, c'était quand Sha' était arrivée derrière moi, à la plage, et qu'elle avait pris mon écouteur, sur A nos actes manqués. Cette idée me fit frissonner, mais je fis une tentative pour accrocher un sourire détendu sur mes lèvres. Ce n'était peut-être pas très bon de penser à mon ex-petite-amie quand j'étais fasse à mon... Passe-temps ? Enfin, ex-passe-temps, j'avais l'impression. C'était peut-être dans l'ordre des choses ça. Jouer, ça n'allait qu'un temps. Mais je l'appréciais bien, cette fille. Beaucoup, d'ailleurs, sauf qu'il valait mieux que j'oublie ça. Pas de sentiments et pas d'attaches, voilà comment on avait vendu l'affaire. Normalement, elle était sur la même longue d'onde que moi. N'empêche que je lui devais la vie, donc un minimum de remerciements. Mon sourire était assuré, tranquille, charmant plus que charmeur. Je savais déjà qu'elle ne m'était pas totalement indifférente.

« C'est un plaisir de vous voir en forme mademoiselle Lancaster ! » Visiblement un peu pompeux, mais avec mon sourire amusé et mon intonation qui montrait clairement que je ne me prenais pas au sérieux, ce n'était bizarrement plus aussi guindé. « Tu as un peu de temps à m'accorder ? » Je m'étais appuyé nonchalamment contre les boîtes à lettre, de l'épaule gauche. En temps normal j'aurais croisé les bras, mais là, j'aurais juste eu l'air terriblement con. « Je peux te proposer... Un café, ou autre chose, si tu veux. »



S
ourire joueur. Moi, joueur, là ? Je m'étonnais moi-même. Pour éviter de montrer mon trouble, je me détournais deux secondes de Raph', pour récupérer mon courrier. Tiens, une lettre, adressée à Jenna... Je fronçai rapidement les sourcils. Transports scolaires à cette période de l'année ? C'était se moquer. Je finis par donner de nouveau ma pleine attention à la miss. Mon regard clair la détailla rapidement, sans s'arrêter trop sur la partie apparente de son pansement, avant de lui tendre ma main libre avec un sourire assuré. Elle n'allait pas décliner mon invitation, tout de même... Surtout que là, j'avais l'impression de vivre pleinement. Mes yeux pétillaient de malice, le sourire qui étirait mes lèvres était sincère, et j'avais vraiment envie de parler avec elle.

_________________
Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


© KYO


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MessageSujet: Re: We're growing apart but we pull it together [Alex & Raph]   Lun 4 Aoû - 22:33



"We're growing apart but we pull it together "

Raphaëlle


We found love de Rihanna et Calvin Harris, voilà ce que Raph avait dans les oreilles et qui la faisait se danser de la sorte. Elle aimait beaucoup la voix de Rihanna et puis elle appréciait ce qu’elle en faisait. Elle n’était pas non plus sa plus grande fan, mais elle savait reconnaitre les gens qui avaient du talent et cette femme là en avait, énormément. Bref, elle écoutait cette chanson bien plus pour son rythme que pour ses paroles et elle les comprenait parfaitement ses paroles, elle n’avait pas vécu aux Etats-Unis pour revenir et oublier tout ce qu’elle avait appris. Alors oui elle comprenait cette chanson et savait parfaitement qu’elle parlait d’amour, de cet amour en lequel elle ne croyait plus, cet amour qui l’avait fait souffrir au-delà des mots et qui avait guidé sa vie pendant des mois avant qu’elle ne comprenne que ce n’était qu’illusion. Donc même si Rihanna chantait qu’elle avait trouvait l’amour dans un endroit sans espoir, Raphaëlle passait à coté des paroles pour se concentrer sur le rythme, ça aurait bien pu être du chinois, du suédois ou du portugais, cela ne changeait rien. La jeune femme se balançait sans complexe dans le couloir du bâtiment. Elle faillit même rater la main qui passa près de son visage pur attraper un écouteur, main qu’elle reconnut sans mal puisqu’elle y vit une étoile assez particulière. Alexandre Louis Leroy.

Raph s’arrêta en plein mouvement et afficha un fin sourire sur ses lèvres, elle posa ses yeux bleus sur le jeune homme qui se trouvait maintenant en face d’elle. Elle vit son visage, d’ailleurs elle crut y apercevoir une ombre passer avant qu’il n’affiche un sourire. La blonde n’était pas dupe, mais elle était également assez fine pour ne rien dire. Depuis qu’elle connaissait Alex, elle avait appris à savoir à quel moment elle pouvait ou non lui poser une question et même si elle n’avait pas souvent vu d’ombres sur le beau visage qu’elle observait, lors de leur première rencontre c’était bien plus qu’une ombre qu’elle avait vu. Elle savait aussi qu’il n’avait pas un passé simple et que ses tatouages pouvaient l’attester et d’ailleurs là il n’y avait pas que les tatouages qui montraient que sa vie n’était pas toute simple. Son bras en écharpe et le pansement qu’elle pouvait deviner sous son t-shirt était une preuve tangible des problèmes qu’il avait pu connaitre. Pourtant, elle qui avait été là ce triste jour, elle savait qu’il n’était pas responsable de toutes ses blessures. Raph ne releva donc pas ce petit sourire qu’il afficha et qui était assez pale il fallait l’avouer. En plus de ça elle pouvait être la cause de ce petit malaise et elle préférait ne pas le savoir pour le moment, tout ce qui lui importait était de savoir comment il allait et s’il se remettait de cet évènement traumatisant. Non mais elle savait qu’il était fier et que donc s’il vivait mal son retour chez lui il n’allait surement pas lui dire, par contre elle n’allait pas se priver de lui faire part de ce qu’elle ressentait, de la peur qu’elle ressentait parfois en pleine nuit et du fait qu’elle ne se sentait plus capable d’arpenter la forêt ou même la plage seule.

Alex se reprit vite et son sourire devint nettement plus charmant et assuré, sourire auquel Raphaëlle répondit par un sourire tout aussi charmant, découvrant ses dents blanches et faisant pétiller son regard bleu. Bien sur, entre le temps ou le parisien lui avait prit l’écouteur et le moment ou il s’adressait à elle il ne s’était passé que quelques secondes, secondes pendant lesquels il avait écouté cette chanson d’amour qui la faisait danser. La voix d’Alex avait la même assurance qu’avant l’incident et elle regretta presque de ne pas l’avoir contacté avant. De un parce qu’elle s’était inquiétée pour lui et ensuite parce qu’elle aurait quand même pu avoir son exutoire, même s’il n’était pas en si bonne état que ça. La phrase qu’il lui sortit la fit rire, de son rire clair et amusé, elle passa ses longs cheveux blonds sur le devant de son épaule et referma sa boite aux lettres avec un sourire tout à fait à croquer.


« Et ce plaisir et réciproque monsieur Leroy, je suis ravie de voir que l’hôpital n’a rien enlevé de vos charmes… »

Clin d’œil amusé et petit passage de sa main dans ses cheveux afin d’ôter quelques nœuds qui n’existaient pas. Raphaëlle avait eu des nouvelles du parisien les quelques jours qui avaient suivi son hospitalisation, elle avait été mise au courant de l’état critique du jeune homme, puis de son rétablissement progressif. Au bout de quelques jours elle avait fait savoir à la Elliana, la sœur d’Alex, qu’elle n’était plus obligée de lui donner des nouvelles et qu’elle en prendrait auprès de l’intéressé. Chose qu’elle n’avait pas faite car elle ignorait ce qu’Alex avait gardé comme souvenirs et qu’elle n’avait pas la force non plus de l’affronter. Il n’avait pas été le seul à être blessé, même si ses blessures à elle étaient nettement moins importantes. Le fait de se retrouver face à lui en ce moment ne la gênait pourtant pas du tout, au contraire même, elle était heureuse de le voir sur pieds et plutôt en forme.

Il lui demanda ensuite si elle avait un peu de temps pour lui et cette question fit apparaitre son sourire en coin. Avant quand ils demandaient à l’autre s’il avait un peu de temps c’était pour passer du bon temps, pour coucher ensemble en clair, sauf que là elle s’imaginait pas débarquer chez le jeune homme et lui sauter dessus. Déjà parce qu’il était blessé et qu’elle n’avait aucune envie d’empirer son cas et même s’ils auraient bien trouvé une solution pour éviter qu’il ne souffre, elle était toute transpirante, toute collante, pas du tout à son avantage. D’accord, ça c’était une fausse excuse, elle voulait juste parler un peu avec lui avant de reprendre quoi que ce soit. Ils avaient vécu un truc fort et n’en avait pas parlé, leur relation uniquement sexuelle était terminée pour le moment, ils s’étaient dits des choses qu’ils ne pensaient surement jamais dire à l’autre et s’en était presque gênant, en tout cas pour Raphaëlle. Alex enchaina sur le fait qu’il pouvait lui proposer un café, ou même autre chose et cela la fit rire de nouveau. Et son rire s’éteint doucement alors que le jeune homme se détournait pour ouvrir sa boite aux lettres et en sortir son courrier. Raph en profita pour ôter son deuxième écouteur qu’elle avait toujours et pour glisser ses clés dans la poche de son jogging. Les quelques secondes que cela lui prit furent suffisantes pour qu’Alex n’épluche d’un rapide coup d’œil les lettres qu’il avait en main et pour qu’il ne lui tende la main pour clore cette invitation. La belge sourit tout en entrelaçant ses doigts avec ceux du jeune homme, elle avait rarement ce genre de geste, mais elle se sentait assez proche d’Alex pour lui prendre la main, seulement elle était incapable de lui prendre la main simplement, elle avait l’impression de retourner à l’école quand elle avait 5 ans. Elle le suivit donc et profita du peu de chemin qu’ils avaient pour engager la conversation.


« Je prendrais bien un café, je suis partie courir sans déjeuner et le café commence à se faire manquer… Et toi alors, tu t’en sors avec ton épaule ? Pas trop mal ? »

Raphaëlle pouvait enfin demander de vive voix à la personne concerner comment elle allait, si ce trou qui lui avait pratiquement coutait la vie ne le faisait pas trop souffrir et surtout ce qu’il ressentait vis-à-vis de tout ça. Non parce qu’elle, elle se sentait nettement plus vulnérable qu’avant et elle n’aimait pas du tout cette idée. Dire qu’elle avait vécu pendant des mois et des mois aux Etats-Unis sans jamais connaitre le moindre problème, la moindre fusillade, là voilà à Etretat et elle manquait de mourir. Tout ça à cause d’un malade mental. En y réfléchissant la petite ville de Normandie n’était pas si calme que ça, presque un an avant il y avait eu cette histoire de braquage et de véritable soirée de torture… Peut être qu’elle allait prendre un chien, juste histoire d’être un peu plus en sécurité, enfin pour ça il faudrait un gros chien ! Ces pensées ne firent que traverser l’esprit de la demoiselle et avant qu’Alex ne lui réponde, elle posa ses yeux sur lui et elle tira doucement sur sa main pour qu’il la regarde un instant. Elle ne comptait pas s’épencher en sentiments inutiles, surtout qu’ils s’étaient promis que ce qu’ils vivaient n’était qu’un jeu et que celui-ci cesserait au moment ou des sentiments s’immisceraient. Elle voulait juste mettre les choses au clair et ne pouvait attendre plus longtemps, elle avait trop attendu déjà.

« Je sais qu’on s’est promis aucun sentiment, mais bon je t’ai tenu dans mes bras alors que tu te vidais de ton sang, je pense donc avoir le droit de dire que… tu m’as foutue une sacrée peur ! Et je suis vraiment heureuse que tu ailles bien. T’es pas le premier que je sauve ici à Etretat mais t’es quand même celui qui m’a fait le plus peur ! J’devrais te maudire pour ça, mais j’suis juste contente que tu sois là. »

Raph se sentait bête de sortir ça comme ça, elle avait dit ce qu’elle ressentait, mais elle ne pensait pas le dire de cette façon là, dans sa tête ça rendait nettement mieux. Enfin elle finit par hausser les épaules, son fin sourire aux lèvres. De toute façon il était trop tard pour retirer ce qu’elle avait dit et puis le fait de l’avoir dit… là maintenant elle n’avait plus qu’une envie, sentir les lèvres d’Alex sur sa peau, sur ses lèvres, sauf qui si elle se laissait aller elle ne savait pas comment ça finirait. Et ça serait surtout beaucoup trop sentimental pour ce qu’ils s’étaient promis.



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MessageSujet: Re: We're growing apart but we pull it together [Alex & Raph]   Mar 19 Aoû - 0:36


Le studio d'Alexandre  ◈ Alexandre Leroy & Raphaëlle Lancaster
We're growing apart but we pull it togethers


 




V

oilà une rencontre qui aurait sûrement de quoi égayer ma journée mal démarrée. Raphaëlle. Je ne l'avais pas revu depuis un moment, et ce constat me faisait un peu grincer des dents. Elli' avait raison, je lui devais carrément des remerciements, là. C'est donc d'un peu meilleure humeur que je me dirigeais vers elle, qui dansait. Ma main tatouée passa sous son nez pour lui dérober un écouteur, tandis qu'elle bougeait toujours. J'appréciais d'ailleurs de la voir se déhancher, elle avait un corps superbe, et en mouvement, elle était très attrayante. Néanmoins, elle s'arrêta de bouger et leva les yeux vers moi, un sourire aux lèvres, et je laissais mon regard s'accrocher au sien, en écoutant distraitement sa chanson. Mh, Rihanna ? Mouais. Cette chanson ne risquait pas vraiment d'atterrir sur une de mes playlist, même si j'aimais encore assez la chanteuse. Les sentiments, même en chanson, ça me passait largement au dessus de la tête. Par conséquent, je ne m'attardais pas sur l'écouteur, reportant tout mon attention sur la demoiselle. Elle méritait d'être mon unique centre d'intérêt, là. Cette fille me ressemblait. Une écorchée vive, déchirée d'avoir trop aimé, décidée à ne plus en souffrir, avec un caractère de battante. Clairement ? C'était une fille qui avait tout mon respect, et une grande part de ma confiance. À ma façon pas bien sérieuse, je saluais la demoiselle, ce qui eut au moins le chic de la faire rire. Tant mieux, si elle était joyeuse, c'était tout ce que je lui souhaitais. Ce qu'elle me répondit me fit ricaner doucement, un peu amer, et mon sourire partit en coin suite à son clin d'œil.

« J'espère que mon caractère ne faisait pas partie de mes charmes, alors. Et que tu n'as rien contre les cicatrices ! »


M

on regard était pétillant, vif, avec un soupçon de hargne tout de même. Petit à petit, je reprenais du poil de la bête, même si je ne me sentais pas capable d'affronter l'extérieur, enfin, pas plus que pour prendre l'air cinq minutes dans l'académie. Trop de regards inquisiteurs qui croisaient mes yeux brûlants, trop de questions murmurées, et trop de risques aussi. Courageux, mais en ce moment pas spécialement téméraire, si vous préférez. Je me sentais trop diminué à mon goût pour risque de tomber sur un os, parce que sinon ça allait faire très mal, et ça sûrement un aller simple pour la morgue. Genre si je croisais l'autre lâche de Sébastien, ne vous inquiétez pas qu'il allait se faire un plaisir de m'achever dans un coin paumé... Idée déplaisante, on passe à la suivante, voulez-vous. Je proposai à Raphaëlle de passer chez moi. Petit sourire, allure décontractée. Tout allait visiblement pour le mieux, mais l'absence de ce petit quelque chose de brûlant dans mon regard – malgré mon air joueur, à vrai dire c'était une étincelle particulière de désir, qui manquait –  prouvait que je n'avais pas trop d'idées derrière la tête. Même si je pouvais totalement comprendre que cela amuse Raph'. Après tout, on avait fini au lit dès notre première rencontre, alors ça pouvait être légèrement difficile de penser que je voulais juste discuter.


J

'étais installé avec nonchalance, proposant un café, ou autre chose – ouais, c'est vrai que l'interprétation pouvait être à double sens, voire plus car affinités – et cela eu le chic de faire rire la demoiselle, et un sourire plein d'un amusement à la fois doux et sincère étira mes lèvres. Mouais, vu comme ça, elle pouvait carrément croire que je la cherchais, même si, aussi rare que ce soit, je n'avais absolument aucune idée derrière la tête. Je vous avouerais qu'elle pourrait aussi bien se balader topless qu'elle ne me ferait pas plus d'effet, aujourd'hui. N'était en cause ni son pansement, ni son corps en sueur, ni son physique. En fait, elle n'était pas en cause. Difficile de le croire, mais tout simplement, je n'avais pas envie de jouer à chat avec elle dans mon studio. Trop mal, trop fatigué, trop refroidi. Il y avait quelques possibilités, là, à explorer, à exploiter. Et puis il fallait vraiment qu'on parle. On était passés pas loin de la grande porte tous les deux et c'était impossible pour moi de continuer comme ça, sans parler. On n'était pas des bêtes non plus, il ne faut pas abuser. Et puis on s'était dit ni sentiments ni attaches, et il fallait que je m'assure que ça tienne toujours. Je ne voulais pas me lancer dans une relation, de toute façon, alors si elle voulait que ça continue entre nous, avec notre jeu de messages et de passages chez l'un ou chez l'autre, j'espérais bien qu'elle était restée sur la même longueur d'onde que moi. Hors de question que je prenne le risque qu'elle s'attache et que je sois obligé de la blesser le jour où je me serais lassé d'une relation qui ne nous mènerait nulle part, mais qui était aussi la seule que je sois capable d'accepter avant... Disons le prochain millénaire, si tout va bien.


A

utant de choses qui me passaient par la tête pendant que j'ouvrais la boîte aux lettres et que j'épluchais rapidement le courrier. Bon, rien qui nécessiterait mon attention dans la journée, ce qui me laissait tout le loisir de... Eh bien de parler avec la demoiselle, et de me calmer vraiment les nerfs avant le retour de Jenna pour éviter de chercher de nouveau à la arracher la tête avant la fin de la journée. Elle n'avait rien fait pour mériter mon humeur désastreuse du jour, pour une fois... En bref, il fallait vraiment que je décompresse, aujourd'hui. Et j'avais sûrement trouvé la personne avec laquelle je pourrais relâcher un peu de ce stress qui me bouffait depuis l'accident de chasse. Fourrant le courrier dans ma main inutile – qui tenait au moins des objets légers, c'était mieux que rien –, je pus tendre l'autre main à la demoiselle, rendant définitive ma proposition de passer chez moi. Lorsqu'elle entrelaça ses doigts aux miens, je baissais mon regard brûlant sur nos doigts, un demi-sourire peint sur les lèvres. Mouais, niveau sentiments et attache, il faudrait revoir le contrat, parce que rien que se faire la confiance – enfin ça restait relatif, faut pas abuser – que l'on se faisait, c'était... Euh bah une forme d'attache, même si on n'avait pas non plus juré fidélité et tout le bataclan. Donc il faudrait sûrement revoir où on en était pour ça – enfin, moi, je n'étais nulle part... Je l'appréciais, je la respectais, c'était déjà pas mal. Après tout, toujours se traiter en parfaits inconnus, vus nos moments, c'était un peu de l'hypocrisie, et ce n'était pas vraiment mon genre.


S

ans épiloguer sur nos doigts joints, nous avions pris les escaliers. J'avais laissé retomber un peu le silence, fort peu amène à parler de certaines choses entre deux paliers, où nous risquions de tomber sur des personnes que nous connaissions, elle ou moi, et certaines choses n'avaient pas à être sues par de tiers personnes, pas même par mes sœurs, ou par ma filleule – bien qu'elle vive chez moi. Et finalement, c'est Raphaëlle qui avait brisé le silence tout juste installé. Malaise ? Envie de parler ? Difficile à cerner, mais à vrai dire, ce n'était pas pire que de parler de la pluie et du beau temps, là, ce qu'elle me demandait. Après tout, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure que mon épaule avait l'air d'avoir bouffé un semi-remorque – ou une balle à sanglier, selon la version – et puis parler de café, ça n'avait jamais tué personne. Je tournais la tête vers elle, lâchant des yeux les escaliers, que je connaissais par cœur, à force. D'abord, ma voix fut un peu bougonne, tandis que je la réprimandais comme on réprimande une enfant désobéissante – et j'étais tellement crédible qu'elle allait juste avoir un fou rire – avant de reprendre un minimum de mon sérieux, à la fois fiérot et amer. Cette capacité que j'avais à passer d'un extrême à l'autre me faisait d'ailleurs parfois me demander si je n'étais pas un peu lunatique, mais soit.

« Tu ne devrais jamais partir courir sans avoir bu au moins un café... Pomper de l'énergie à vide, c'est vraiment pas bon. » Je secouais la tête avec un agacement exagéré, marquant une coupure entre ma réaction et ma réponse. « Honnêtement ? » Oui, honnêtement, ça va de soi, mais je voulais vraiment marquer mon agacement quant à ma condition. « Cette épaule me fait un mal de chien dès que les cachets ne font plus effet. » J'étais un peu grinçant, presque. « Quant à m'en sortir... Disons que je peux aller jusqu'à servir un café, mais alors pour le reste... Je suis bon à rien, et je déteste ça. »


J

'eus un froncement de sourcils en récupérant quelque chose d'un peu plus léger dans le ton. Arrivés sur mon palier, j'allais ouvrir ma porte lorsque Raph' tira légèrement sur ma main. J'étais loin d'être con, bien sûr, et je me tournais vers elle, mes traits aussi neutres que possible. Un peu d'étonnement, de la gentillesse, pas trop de cette rage qui bouillonnait continuellement dans mon sang depuis qu'on m'avait pris pour un vulgaire lapin de garenne. Ce n'était vraiment pas à cette fille-là de faire les frais de mon caractère explosif d'homme blessé et, au fond, vulnérable. Elle n'avait pas à prendre mes rebuffades inutiles, ni mes coups de gueule en méchanceté gratuite. Je pris donc le temps de l'écouter. Dès le départ, j'aurais voulu l'arrêter. Rien que la première phrase, c'était quelque chose qui annonçait une très mauvaise suite, du moins à mon goût. J'ouvris la bouche pour protester, ce qui n'arrêta tout de même pas la jolie blonde. Je l'écoutai, encaissant ce qu'elle disait, l'encaissant méthodiquement, laissant tout passer à travers ma carapace sans la laisser exploser. Bon, je n'avais pas tord, pour le sans sentiment, on repasserait. D'un geste qui se voulait rassurant, je caressai le visage de la miss. Ça n'était pas vraiment une caresse d'une extrême douceur, mais ça n'était pas non plus un geste rude. C'était plus... maladroit. Dès l'instant où les choses se compliquaient, pour moi, ça devenait juste... Inextricable. D'un geste rôdé par l'habitude, j'attrapais mes clés, ne bataillant même pas pour ouvrir la porte. Ma voix ne fut qu'un souffle d'une grande douceur.

« Entre, Raph'. On sera mieux à l'intérieur pour parler. »


J

e posai ma main dans le dos de la demoiselle, pour l'inciter à me précéder. Je tirai la porte derrière moi, avant de m'avancer jusqu'au milieu du salon. Plutôt que de rejoindre mon Voltaire dans le coin de la pièce pour ressembler au petit roi du monde que j'étais chez moi, je me contentai de rester là, planté, debout, en faisant face à la demoiselle, la main gauche passant dans mes cheveux me retombant dans les yeux par manque de soin. Mon expression un peu assurée de l'autre côté de la porte avait disparu, laissant place à un masque qui n'en était pas vraiment. Douceur, calme, soupçon d'incertitude. Il allait falloir que je me lance et même assez vite, parce que là mon silence allait juste me faire passer pour le pire des mecs, à coup sûr.

« Je sais qu'on a dit pas de sentiments. Mais là, jouer les parfaits inconnus qui ne font que s'envoyer en l'air, ça ne marche plus vraiment, n'est-ce pas ? Lien du sang et tout ça. » C'était avec calme, sans méchanceté. Un constat, et aussi une preuve que je savais bien ce que je lui avais dit... Enfin jusqu'à un certain moment, après ça commençait à ne plus suivre. « Écoute, je voulais qu'on parle, mais surtout parce que je voulais justement te remercier. Sans toi, je ne serais plus là. J'suis bien content de pouvoir te dire de vive voix à quel point je t'en suis reconnaissant. Je sais qu'on a dit pas d'attache, pas de sentiments, mais n'empêche, j'ai une dette envers toi, et je suis pas sûr de pouvoir la rembourser. » A une époque de ma vie, les dettes de sang étaient des pactes puissants. Celui qui ne remboursait pas sa dette lorsqu'il le pouvait ne valait pas plus qu'un traître. Je m'étais approché de la jeune femme, à pas lents et mesurés. « J'aurais du t'appeler plus tôt pour te remercier, ou passer chez toi, d'ailleurs, mais ces derniers-temps ça a été difficile, j'ai carburé à la haine et aux explosions, et j'avais vraiment pas envie de passer mes nerfs sur toi. Ça n'aurait pas été juste. » C'était sincère. « Je voulais aussi... M'excuser, en quelques sortes. C'est un peu à cause de moi que tu étais là, toi aussi, et je n'ai même pas pris de tes nouvelles. Elli' m'a dit qu'elle t'avait parlé et que tu sortais de l'hôpital, et j'ai pas cherché plus loin que ça. Et maintenant que je sais que j'ai réussi à te faire peur, j'ai encore plus à me faire pardonner. » Lentement, j'avais passé mon bras valide autour de sa taille, mais sans pour autant la plaquer contre moi, comme j'aurais pu le faire habituellement. J'avais posé mon front contre le sien en baissant un peu la tête. Mon cœur battait un peu plus fort. Les confessions, ça n'était pas vraiment mon genre. « J'étais inquiet pour toi, jusqu'à ce que ma sœur me donne des nouvelles rassurantes. Et je suis vraiment très content de voir que tu vas bien. »


M

ouais, pas de sentiments... Bon, je vais clarifier tout de suite les choses avant que ça ne me fasse des plans sur la comète. J'étais passé à... Euh bah disons cinq minutes de mon entretien d'embauche en temps que nouveau mort. Et encore, c'était parce que Raph' avait trouvé une bonne diversion pour que je n'y aille pas ; les secours. Et plus encore, elle avait repoussé le rendez-vous au maximum. Belle métaphore pour dire que là je lui devais la vie, c'était pour ainsi dire totalement sûr. Et puis j'avais dit certaines choses que je n'aurais jamais pensé lui dire, sur ce coup-là, des choses qui me demandaient de la confiance. Alors ne me parlez pas de sentiments. Il y avait de la confiance, du respect, un peu d'empathie parce qu'on était tous les deux des grands brûlés de l'amour, dévorés par le brasier de la trahison – quoi que, pour moi, c'était un peu plus ambigu, mais dans l'idée. On marchait aux même impulsions, aux même désirs... On avait beaucoup de points communs, et ça aurait difficilement pu nous faire nous déchirer. Pas de sentiments et pas d'attache, voilà quelque chose de compliqué. Aujourd'hui, on était plutôt à rien de plus que de l'amitié et pas de possessivité, mais en même temps, pour le moment, il y avait un tumulte considérable de sensations dans ma tête. Première fois que je la revoyais depuis que j'avais failli mourir, remise à plat des choses, trucs à dire... ça ne m'aidait pas vraiment à réfléchir, même si je gardais mes certitudes.

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
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MessageSujet: Re: We're growing apart but we pull it together [Alex & Raph]   Sam 30 Aoû - 2:38



"We're growing apart but we pull it together "

Raphaëlle


Les charmes d'Alex étaient multiples, il fallait le dire, Raphaëlle appréciait son physique, c'était tout de même la première chose qu'elle avait découvert chez lui, elle aimait aussi son sale caractère, car oui elle en avait fait les frais lors de leur première rencontre. Monsieur avait du répondant et les piques fusaient à une vitesse fulgurante, mais la jeune blonde n'était pas en reste de répliques et elle ne s'était pas gênée à lui faire remarquer qu'elle travaillait et que ce n'était pas par plaisir qu'elle le dérangeait. Donc oui, elle connaissait le caractère assez fort du jeune homme et elle avait aussi pu voir ensuite la certaine fragilité qui l'habitait. Cela aussi faisait partie de ses charmes, cette cassure en lui. Cassure qui ressemblait étrangement à la sienne, en surement plus profonde, ou en tout cas plus marquée, surement plus récente en réalité. Raph' connaissait donc les charmes d'Alex et physiquement parlant, là, en le voyant, il n'y avait rien de changer. Excepté bien entendu le pansement qui cachait cet énorme trou qui le traversait de part en part. Donc quand elle lui dit que l'hôpital n'avait rien enlevé de ses charmes, elle le pensait vraiment, il n'avait pas vraiment changé physiquement, et bon là de ce qu'elle pouvait voir il n'était pas différent niveau caractère non plus. La réponse d'Alex ne la surprit pourtant pas plus que ça. Elle avait connu bon nombre d’hommes et aucun n’aimait se sentir plus vulnérable et Alex devait se sentir vulnérable avec ce bras en écharpe. Et puis rien que de la façon dont il s’était fait tiré dessus devait le pousser à se sentir plus fragile qu’il ne pensait. Son caractère de dur à cuir était un peu entaché et puis il avait quand même failli mourir dans les bras d’une femme, d’une femme qu’il utilisait presque comme un jouet, même si elle faisait la même chose de son coté et qu’il en avait conscience, et à qui il devait la vie. Même si ce n’était pas consciemment, sa fierté venait de prendre un sacré coup ! Raphaëlle le comprenait, même elle ne tant que femme se serait sentie amoindrie et aurait été d’une humeur massacrante pour cacher au mieux sa vulnérabilité et ses blessures morales. Pour ce qui était des cicatrices, elle les acceptait toutes, même cette dernière. Après tout, elle l’avait connu après que son torse ne soit abimé par une lame… Alors elle pouvait bien continuer d’user de ce corps, avec une cicatrice en plus ou non. La blonde resta silencieuse sur cette remarque à la limite du sarcasme, elle opta pour une légère dénégation de la tête accompagnée de son fin sourire. D’ailleurs si elle avait enchainé derrière lui, répondant à ses paroles, il ne l’aurait probablement pas invitée à aller chez lui.

Raphaëlle suivit donc son hôte, enfin ils étaient toujours dans le couloir du bâtiment, mais comme il venait de l’inviter chez lui, elle pouvait le considérer comme son hôte, elle le suivit donc et entama une conversation plutôt légère, il n’y avait aucun mal à parler un peu café. Surtout que juste le mot mettait l’eau à la bouche de Raph’ qui n’avait pas encore eu sa dose de caféine. Bon et puis elle était quand même une jeune femme qui avait craint pour la vie d’un… ami serait presque exact, sex-friend était nettement plus correct, elle demanda donc des nouvelles de son épaule un peu plus poussées que ce qu’il avait pu lui dire dans le hall. Non parce que savoir qu’il avait droit à des cicatrices en plus et qu’il devait avoir un caractère quelque peu plus merdique c’était bien, mais ça ne disait pas vraiment ce qu’il ressentait, s’il souffrait ou non, ou il en était dans sa guérison… Alex resta fidèle à lui-même et répondit tout ne plaisantant avec ce ton paternaliste. Raphaëlle sentit son sourire s’élargir sans qu’elle ne puisse y faire quoi que ce soit et une nouvelle fois un rire léger s’échappa de ses lèvres. Elle le regarda en levant les yeux au ciel et en secouant la tête d’un air totalement désespérée. Elle n’avait pas été bête au point de partir le ventre vide, avant de commencer sa course elle avait mangé un biscuit et avait bu de l’eau, de quoi tenir le temps de faire son sport, ensuite elle aurait du prendre le temps de déjeuner, mais ça c’était le programme prévu avant de rencontrer le parisien aux boites aux lettres. Et puis il reprit ce ton plutôt sarcastique et elle tourna la tête dans sa direction, ne le quittant pas des yeux, elle connaissait bien assez les marches pour ne pas tomber et elle n’aimait pas trop cette intonation de voix, le sarcasme était employé par des gens qui souffraient mais qui ne voulaient pas le montrer et employer donc ce ton pour faire comprendre, plus ou moins bien qu’ils font aller sans être au top. La belge eut toutes les réponses qu’elle souhaitait, il souffrait réellement, et en même temps qui n’aurait pas mal le temps qu’un trou béant ne se referme ?! Qui ne se sentirait pas amoindri alors qu’il vient de passer par une belle porte et que ce voyage lui a couté un bras valide ?! Raphaëlle avait eu mal au début, les quelques jours qui avaient suivi sa sortie de l’hôpital, et puis il lui avait fallu quelques temps pour oser sortir de chez elle seule. Ce sentiment d’impuissance qu’elle avait ressenti lors de l’impact de la balle revenait parfois, mais elle s’efforçait de chasser ce mauvais souvenir, de l’enfouir au plus profond de son crane afin de retrouver une vie normale, la plus normale qu’il lui était possible. Une moue désolée s’afficha sur son visage, effaçant son sourire qui jusque là avait été présent. Elle garda le silence sur ce qu’il venait de dire, il n’avait pas besoin de pitié ou de l’entendre dire qu’elle était désolée, ils n’y étaient pour rien et avoir pitié l’un de l’autre ne rendrait que les choses plus difficiles.

Avant d’entrer chez le jeune homme, Raph’ l’arrêta un instant, elle ne pouvait pas attendre plus longtemps, elle devait lui dire ce qu’elle avait sur le cœur car oui, malgré ses apparences de filles superficielles, faciles et incapable de se lier à quelqu’un, il y avait un cœur, en morceau, mais un cœur quand même qui battait et qui avait souffert de voir s’éteindre doucement Alex. La jeune femme déballa donc son sac, elle ne pensait pas vraiment tout dire comme ça, c’en était presque ridicule, pourtant elle ne regretta pas un mot, pas une phrase. Le ridicule ne tuait pas et elle acceptait très bien le fait qu’elle ait eu peur pour le parisien. Elle vit qu’il était prêt à la stopper, mais cela ne l’empêcha pas de continuer, de toute façon elle était lancée et il n’avait rien à dire, enfin jusqu’à ce qu’elle ait terminé. Quand les mots finirent par résonner dans le couloir, Alex se décida à bouger, il caressa, de ses caresses un peu maladroites, le visage de la belge et il se détourna ensuite pour ouvrit sa porte d’un geste qui montrait bien son habitude car malgré une main en moins il s’en sortait parfaitement. Il l’invita ensuite à entrer d’une voix plutôt douce, le sarcasme était bien loin là ! La blonde s’avança donc sous la pression des doigts d’Alex dans son dos, elle s’arrêta en plein milieu du salon, se retournant pour faire face au jeune homme. Elle trouvait étrange qu’il veuille discuter à tout prix à l’intérieur, comme s’il était gêné, qu’il ne voulait pas qu’on puisse entendre ce qu’ils pouvaient se dire. Alors que le silence s’étirait, Raph détailla un peu plus l’homme qui se tenait là, il n’avait plus ce visage assuré, il était… vrai. C’était l’impression qu’il donnait là, presque vulnérable et surtout prêt à s’ouvrir. Elle ne chercha pas à le brusquer et garda le silence

Et il commença, sa première phrase fit naitre un très léger sourire sur les lèvres de Raph puisque c’était exactement ce qu’elle avait dit pour commencer à parler, comme quoi cette promesse leur était précieuse. La suite était une constatation plus qu’une réelle question et la blonde acquiesça plus pour marquer son accord avec ce qu’il venait de dire que pour répondre à la question, il lui fit ensuite un rappel sur ce qu’ils s’étaient dis le triste jour de la fusillade. Il se souvenait donc des paroles qu’elle avait pu avoir ?! D’un seul coup elle ne savait pas si c’était bien ou non, mais après tout elle aussi se souvenait en partie de ce qu’il lui avait dit, alors c’était normal qu’il en soit de même pour lui. Alex entreprit ensuite de la remercier, il le lui dit de plusieurs manières, mais ça revenait toujours au même, et même s’il disait avoir une dette envers elle, Raph savait qu’elle n’accepterait pas qu’il paie sa dette. Le laisser mourir aurait été impossible, c’était la moindre des choses de sauver quelqu’un lorsqu’on en a les capacités et elle les avait. Elle se retrouvait maintenant avec un parisien à quelques centimètres d’elle et il continuait de parler. Les yeux rivés sur le bleu du regard d’Alex, la jeune femme écoutait, sans faire un geste, sans rien dire. Il lui expliqua que la situation de son coté était assez précaire et qu’il ne voulait pas s’ne prendre à elle, hors ça aurait surement été le cas s’ils s’étaient vus. Arriva ensuite le moment ou il s’excusa, il voulait se faire pardonner le fait qu’il l’aie amené à la cascade ce jour là, le fait qu’il n’aie pas pris de ses nouvelles et bien sur le fait qu’elle aie eu une peur bleue pour lui. Leur tête était maintenant collée, Raph avait les mains posées sur le torse du jeune homme. Elle sentait les battements rapides de son cœur sous ses doigts et même la tension qui habitait son corps. Tout ce qu’il lui avait dit était sincère et elle avait reçu chaque mot comme un baume apaisant. Il allait bien autant que la situation le permettait et même s’il s’ne voulait pour ce qu’il avait fait ou pas fait elle savait que ça elle était tout à fait capable de lui retirer cette culpabilité, il n’y avait rien d’insurmontable et c’était tout ce qu’elle demandait. Le tout fut terminé par une phrase qui fit sourire Raphaëlle, elle avait la même pensée, elle était heureuse de voir qu’il survivait. Toujours dans le bras valide d’Alex, Raph’ recula doucement sa tête afin de décoller leur front et de pouvoir faire face au jeune homme. Sa main droite vint ébouriffer les cheveux du blond et son sourire s’élargit un peu plus. Pas la peine de prendre sa tête mélodramatique, ils étaient vivants tous les deux et en bons thermes, c’était tout ce qui comptait
.

« ça en fait des choses qui se passent la dedans » et elle tapota doucement le crane du jeune homme « ou la dedans » tout en jouant des doigts sur son torse. « Et puis j’étais capable de t’aider, alors quel genre de personne j’aurai été si j’étais restée les bras ballants sans rien faire ?! Fallait bien que j’agisse si je voulais continuer à avoir quelqu’un sur qui passer mes nerfs. »

Raphaëlle caressa la nuque du parisien avec son sourire en coin aux lèvres, elle s’écarta doucement de lui et le tira jusque dans la cuisine ou elle posa délicatement ses fesses sur le rebord de la table, elle força, enfin forcer était un bien grand mot, Alex à se positionner face à elle et ôta avec soin le pansement qui cachait les quelques cicatrices qu’avaient provoquées les éclats de balle.

« Tu n’as pas à t’excuser ou à me remercier Alex, on passait un très bon moment, on était juste au mauvais endroit au mauvais moment, ça arrive… Apparemment plus à toi qu’à moi, mais je ne t’en veux pas. C’est pas la première fois que je risque ma vie, les circuits de moto ne sont pas toujours une partie de plaisir. Et tu n’as pas à t’en vouloir non plus de ne pas avoir pris de mes nouvelles, je te rappelle que j’ai fait exactement la même chose alors te tracasse pas avec ça. Le principal maintenant c’est que ton épaule guérisse et qu’on aille bien tous les deux. Tout ça ça fera juste une belle histoire à raconter… j’allais dire à nos petits enfants mais perso je compte pas avoir d’enfants alors ça sera à mes amis… j’aurai même de quoi le prouver. »

Elle désigna son cou avec le sourire, oui elle vivait plutôt bien le fait d’avoir été trouée, le plus dure n’était pas d’accepter les cicatrices mais plutôt de réussir à mettre le nez dehors sans craindre qu’une météorite allait lui tomber sur la tête. Raphaëlle tira doucement le jeune homme à elle par la poche de son jean, elle se releva afin de paraitre moins petite et planta son regard acier dans l’azur de celui d’Alex.

« Tout ça, ce qu’il s’est passé n’est de la faute de personne, enfin si, de cet abruti de chasseur de merde, mais ni toi ni moi ne sommes fautifs et je pense qu’on se ressemble assez pour savoir que ce n’est pas une balle qui va nous achever aussi facilement. On est des cœurs brisés, si on meurt ça sera probablement plutôt à cause d’un problème cardiaque. »

Tentative d’humour bonjour, elle aurait pu trouver nettement mieux, sauf que là elle manquait de sucre et donc son cerveau avec un peu de mal à suivre. En plus de ça elle était quand même en pleine discussion sérieuse avec monsieur Leroy, ce n’était pas tous les jours qu’ils arrivaient à se parler aussi ouvertement. En même temps c’était pas tous les jours qu’ils se retrouvaient après plusieurs jours sans nouvelles suite à une fusillade par un débile avec un fusil. Bref, Raph sourit et le relâcha avant de se réinstaller sur son bord de table. Tout ça c’était beaucoup d’émotions quand même, elle ne pensait pas avoir envie de tant de choses à la fois et surtout elle ne pensait pas ressentir ce soulagement en voyant Alex.


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MessageSujet: Re: We're growing apart but we pull it together [Alex & Raph]   Jeu 30 Oct - 0:58


Le studio d'Alexandre  ◈ Alexandre Leroy & Raphaëlle Lancaster
We're growing apart but we pull it togethers


 



Raphaëlle n'avait pas vraiment hésité avant d'accepter de passer par mon studio pour qu'on puisse parler un peu. Bon, d'accord, la demoiselle n'avait jamais franchement été farouche avec moi. Entrer dans le studio d'un mec torse nu et ouvertement hostile ne l'avait pas dérangé à notre première rencontre, et il fallait avouer que depuis je ne m'étais pas montré bien dangereux pour elle. Parfois un peu vif et sauvage, à la limite, mais ça c'était réciproque. On s'était laissé pas mal de marques, quand j'y pense. Surtout... Euh, non, stop. Ce n'est pas vraiment le sujet du jour, et encore moins vos affaires. Je rangeais donc mes pensées intempestives dans un coin de mon esprit, me concentrant plutôt sur les doigts de Raph' entrelacés aux miens et à notre petite conversation plutôt innocente. En fait, le café était un très bon sujet, qui nous évitait de nous creuser la tête. Et puis, l'état de mon épaule, c'était un peu comme la pluie et le beau temps. Il suffisait de voir pour savoir. J'avais bien entendu répondu, tantôt la réprimandant comme une enfant, même si elle en riait et semblait me prendre pour un cas désespérant, tantôt m'armant de mon sarcasme le plus complet au sujet de cette épaule merdique qui ne serait plus jamais totalement fonctionnelle, quoi que je fasse. Bien sûr, mon ton était cassant, et il ne cachait pas vraiment bien mon amertume – et c'était peu dire – d'être à nouveau invalide. La demoiselle ne répondit rien, son beau sourire s'était envolé avec mes paroles pleines de mes sensations négatives. Je lui répondis par l'esquisse d'une moue désinvolte. Bah, il fallait bien qu'un jour ou l'autre je l'accepte, si difficile soit l'acceptation.

Je m'apprêtais à rentrer dans mon studio avec la miss lorsqu'elle m'arrêta et commença à parler. J'avais bien entendu voulu l'arrêter, non pas pour ne pas entendre ce qu'elle avait à me dire, au contraire même, j'étais tout à fait près à l'écouter, mais j'aurais préféré que ce soit à l'intérieur de mon studio, pour qu'il n'y ait aucun risque d'oreilles voisines indésirables, pour que je puisse être le plus sincère avec elle. Parce que je me connaissais assez pour savoir qu'il serait impossible pour moi de m'ouvrir sur ce palier. N'importe qui passant pourrait entendre ce que j'avais à dire, et même si je n'en avais pas honte ou quelque chose du genre, ça ne regardait que Raphaëlle et moi. Je n'étais pas du genre à laisser n'importe qui entendre mes secrets ou mes confessions. Aussi étonnant cela pouvait-il être, j'étais assez... pudique au niveau de mes déclarations. Bon, pour ce qui était de mon physique ce n'était pas la même chose, me balader habillé au minimum ne me dérangeait pas le moins du monde et si je choquais ou retenais l'attention, tant pis. Mon corps c'était une chose, mes pensées une autre. Et j'avais toujours eu l'habitude de porter mon armure d'intouchable, mon caractère fort sur moi, pour ne pas laisser s'échapper mes pensées. Sauf que là, c'était exactement ce que j'allais devoir faire. Laisser mes pensées s'échapper, être tout à fait honnête avec la Belge qui m'avait sauvé. Bien entendu, bon gré mal gré, je l'avais écoutée parler, et je savais presque parfaitement quoi lui répondre mais... Pas avant de l'avoir faite rentrer chez moi. Alors, j'avais doucement caressé son visage avant de l'inviter à entrer chez moi.

Et finalement, je lui faisais face. J'étais différent, en quelques sortes, maintenant que j'avais passé le seuil de mon salon. Finie, ma belle assurance feinte, mon sourire accompagnant mon sarcasme. Ma faille était visible à travers mes grands yeux clairs qui ne brûlaient plus de haine. Mes muscles s'étaient peut-être un peu relâchés, aussi, et mes épaules étaient retombées légèrement. J'avais en somme perdu de ma superbe, j'avais enfin consenti à descendre de mon piédestal. Et, même si je ne savais plus vraiment sur quel pied danser, je m'apprêtais à livrer une réponse en toute honnêteté. Bon, d'accord, depuis le début j'avais toujours été honnête avec Raphaëlle. Je lui avais parlé de mon fils, je lui avais dit que j'étais un oiseau de nuit, un oiseau de proie. Alors, plus que de l'honnêteté, ce que je lui dis était emprunt de naturel. Elle me verrait sûrement rarement aussi ouvert, aussi prêt à dire la moindre de mes pensées. Je n'étais pas souvent comme ça, même avec mes amis proches ou ma famille. C'était donc encore plus rare avec une personne comme Raph' ; une personne que je connaissais, une amie peut-être, mais en aucun cas quelqu'un de proche, quelqu'un « dans la confidence ». J'avais laissé les mots couler, et je ne le regrettais pas. C'était plutôt clair, plutôt fluide, et je m'étais approché d'elle, lentement. À mesure que je l'approchais, je me tendais, comme si j'y prenais un risque, mais cela ne m'empêcha pas de passer un bras autour de la taille de la demoiselle et de poser mon front contre le sien pour la fin de ma jolie petite réplique au naturel. Lorsque je finis, je gardai mon regard dans celui de la demoiselle, bien qu'elle recule légèrement.

La main qu'elle passa dans mes cheveux m'étonna. Ce n'était pas un geste que l'on avait souvent eu pour moi. Il fallait dire que j'avais grandi avec un père seulement. Oh, un père extraordinaire, à qui je devais tout et que j'aimais autant que possible, qui m'avait donné tout l'amour dont j'avais eu besoin mais... un père avait rarement ce genre de geste pour son fils, je me trompe ? Surtout que j'avais assez peu souvent rendu le mien fier. Mauvais à l'école, bagarreur, taulard. Puis j'avais grandi, rejoint la rue et forgé mon armure impitoyable. Et là, il n'avait plus été question de permettre à qui que ce soit ce genre de geste, que je prenais pour un geste d'affection. Elli' était la dernière à m'avoir passé une main dans les cheveux, et c'était quand je m'étais réveillé avec elle à mes côtés, à l'hôpital. Avec mon petit ange gardien. Alors oui, venant de la Belge, ce geste... M'étonnait, me déroutait un peu peut-être, mais un sourire doux étira mes lèvres. Peut-être que, pour une fois, ça me ferait du bien, de laisser mon armure de côté. Je pouvais bien profiter un peu de mon naturel, non ? De toute façon, il aurait été très mal vu par la miss de me refermer tout de suite après mon petit cas de conscience. Le but n'était en aucun cas de la blesser. Je l'écoutais parler, et un très léger et très agréable rire franchit mes lèvres. C'était loin de mon rire froid et mauvais. C'était... Tellement meilleur. Pour répondre à la demoiselle, ma main gauche vint se refermer doucement sur celle de la demoiselle et je secouais légèrement la tête, avec amusement.

« Oh, oui, il se passe beaucoup de choses, là-haut. Mais là... » Je pressais légèrement sa main posée au dessus de mon cœur. « Là, il n'y a plus rien de fonctionnel. » Mon sourire léger se fana un peu et je détournais le regard, une seconde. Repenser à la raison pour laquelle la mécanique complexe de mon cœur était ruinée, ce n'était vraiment pas le truc à faire là maintenant tout de suite. « Simplement une personne avec un instinct de conservation plus présent que l'instinct de groupe ? D'accord, je sais, c'est assez simple résumé comme ça, mais beaucoup de personnes, à ta place, se seraient roulées en boule dans leur coin en attendant que les choses se passent bien pour elles. » Un petit sourire en coin étira ensuite mes lèvres. « C'est vrai, j'avais oublié que j'étais ton anti-stress de référence. Désolé de ne pas être efficace pendant un moment, mademoiselle. »

Et voilà que je redevenais joueur. Bon, il y avait définitivement un bouton qui s'allumait et s'éteignait tout seul dans ma tête. Bonne humeur. Mauvaise humeur. Il faudrait que je pense à fixer ce problème. C'était peut-être bien un sujet à aborder avec Elliana, ça. Elle qui me connaissait par cœur maintenant, elle saurait peut-être me dire depuis combien de temps je passais d'un extrême à l'autre. J'ai bien l'impression que la réponse est « depuis toujours » mais mieux valait une confirmation. Enfin bref, attention totale pour miss Raphaëlle. D'ailleurs, ses doigts sur ma nuque m'arrachèrent un léger frisson et je me laissais tirer jusque la cuisine sans faire de résistance. Oh, si j'avais décidé de me bloquer, elle aurait pu tirer un moment parce que je faisais encore mon pesant de muscles mais... Je n'avais aucune raison de me la jouer « papy fait de la résistance ». Une fois Raph' assise sur ma table, je me laissais attirer face à elle. D'ailleurs, ma main gauche se posa juste à côté de sa cuisse droite, sur la table. Légèrement appuyé sur mon bras valide, un sourire en coin aux lèvres, j'avais l'impression de reprendre un peu le contrôle des choses, et ça n'était pas vraiment pour me déplaire. Je détestais quand les choses étaient hors de mon contrôle, parce que systématiquement après ça je me retrouvais dans des situations où je perdais pieds. Et, vraiment, entre les relations humaines et moi, c'était plutôt tendus, voyez-vous. Enfin... Je ne pus que laisser la blonde s'exprimer, m'efforçant de garder mon regard braqué dans le sien, pour faire abstraction de sa cicatrice mise à nue. Et en l'écoutant, ce n'était pas bien difficile de laisser la cicatrice à part. Je passais ma main gauche sur sa nuque, doucement, n'ayant pas vraiment grand-chose à lui répondre. Mes amis connaissaient bien assez d'histoires à mon propos. Je refusais que ce soit quelque chose à raconter à mes neveux et nièces, plus tard. Non, cette blessure de guerre devait s'oublier. Au fur et à mesure qu'elle parlait, j'avais tendance à me refermer. J'avais eu un long moment de faiblesse, et j'en avais dit plus que je n'aurais du. Comment je m'en étais rendu compte ? C'était un accident à aborder avec ses amis... Et moi, moi qui gardais toujours le fond de ma pensée pour moi, là, je jouais carte sur table avec une fille dont je n'étais pas plus proche que ça, au final, alors que j'étais incapable de le faire avec ma sœur, avec ceux avec qui j'avais grandi... ça n'allait pas. Ça n'était pas normal. Je répondis rapidement à la demoiselle, en m'écartant.

« Eh bien, il n'y a plus qu'à espérer que mon cœur tienne le temps que je puisse tuer ce chasseur aveugle. »

Gniah, ça c'était du changement de ton. Bon, d'un autre côté j'avais été assez longtemps totalement à nu, et puis on avait aussi terminé de parler du sujet qui fâche, normalement. Pour le reste, j'avais bien le droit de ne pas vouloir m'exprimer dessus. Je passais la main sur ma nuque en me dirigeant vers la cafetière, que je préparais rapidement et mis en route. J'avais proposé un café à la miss, autant honorer cela, même si mon caractère refaisait des sienne. Il fallait juste que je fasse un effort pour ne pas être grinçant avec elle, sinon elle serait éventuellement en droit de TRES mal le prendre. Je respirais un bon coup, pendant que le café passait, pour essayer de rester aussi neutre que possible.

« Si tu veux manger quelque chose... Les gâteaux sont dans le placard à gauche, sinon tu peux te servir dans le frigo. »

Oh bon prince que tu es, Leroy... Je sortis deux tasses du placard et servis le café qui passait très vite. Et oui, le principe c'est de détartrer régulièrement la cafetière, qu'elle soit de bonne qualité à la base et puis utiliser de bons filtres. Et après, ça passait crème. Eh toc ! Enfin bref. Prenant une tasse à la fois, je la proposais d'abord à la demoiselle, me rappelant qu'elle prenait son café noir, avant de récupérer ma propre tasse. La caféine c'était peut-être pas top pour mes sautes d'humeur du jour ..?

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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
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C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
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MessageSujet: Re: We're growing apart but we pull it together [Alex & Raph]   Mer 12 Nov - 12:54



"We're growing apart but we pull it together "

Raphaëlle


La situation n'était pas si étrange en réalité, bon d'accord, ils avaient tous deux des paroles plutôt profondes et sincères, mais ils ne pouvaient quand même pas parler indéfiniment de la pluie et du beau temps, ou même de café. Raphaëlle en était à ébouriffé les cheveux du jeune homme, geste simple qui avait pour but de détendre le jeune homme, parce qu'il était vraiment sérieux avec toutes ses excuses et ses reproches. D'ailleurs elle lui en fit la remarque en instant sur sa tête blonde puis sur son coeur. Et la réponse ne tarda pas, et confirma qu'il réfléchissait beaucoup. Par contre lorsqu'il déposa sa main sur celle de la belge, elle n'eut aucun doute sur le fait qu'il était réellement brisé. Bien sur elle avait pu le remarquer plus d'une fois, mais elle avait quand même du mal à imaginer cet homme fort, caractériel, aussi détruit. Elle l'observa un instant puis reprit la parole afin de lui demande quel genre de personne elle aurait été si elle n'avait pas agi. Et puis même si elle plaisantait sur le fait que le parisien était un très bon exutoire, elle l'appréciait. Les paroles qu'il eut la firent sourire, elle n'était pas de ceux qui restaient roulés en boule en attendant que ça se passe et cela il devait l'avoir vu. Raphaëlle était une jeune femme forte, avec du caractère et un mental d'acier, le doute n'était pas permis et ainsi que l’apitoiement sur soi. Alors oui elle avait besoin quelques fois d'un moyen de faire redescendre la pression, parce que même si elle ne doutait pas et savait ce qu'elle voulait, il y avait des moments ou l'univers lui même se mettait contre elle et elle avait besoin de faire ressortir cette tension qui l'habitait ses jours là. Bon et comme le dit Alex, elle n'allait pas pouvoir profiter de lui, et inversement, avant un moment, quoi qu'elle ne doutait pas sur le fait de trouver une solution pour avoir son exutoire sans pour autant lui faire mal. Mais ils n'en étaient pas là !

Raph rangea ses pensées déplacées parce que ce n'était pas le moment de réfléchir à ça, c'était plutôt le moment de rassurer le jeune homme parce qu'il prenait vraiment tout à coeur, tout ce qui leur était arrivé. Mais pour cela elle voulait se poser et emmena donc avec elle le jeune homme jusqu'à ce qu'elle soit installée sur la table, Alex penchait sur elle. Elle commença donc par lui dire que malgré ce qu'il s'était passé ils avaient passé un excellent moment et ce n'était pas leur faute si un malade mental les avait pris pour cible. Elle continua sur l'absence de nouvelles, et sur le fait que maintenant ils étaient sains et saufs et que ça serait juste une histoire à raconter. Le jeune homme vint passer sa main sur la nuque de Raph qui se redressait pour lui faire face, elle eut comme un léger frisson sous cette caresse et ils restèrent silencieux un instant, avant qu'elle ne reprenne la parole en insistant sur sa non culpabilité des événements, elle essaya même de plaisanter, mais c'était quand même pas très glorieux comme blague, elle en avait conscience. Et ce fut une bien piètre plaisanterie car Alex se recula et elle sentit tout autant qu'elle vit la distance qu'il voulait mettre entre eux. Le ton qu'il employa, même s'il n'était pas méchant ou violent, se trouva changer, plus froid. Elle connaissait suffisamment le jeune home pour savoir qu'il lui arrivait de changer d'humeur en un rien de temps, mais là elle ne comprenait pas ce qui avait déclenché ce brutal revirement. Elle se retrouva un peu perdu pendant un instant, mais bien sur cacha bien son trouble, ce contentant de se fermer à son tour. Son regard jusqu'à présent plutôt doux et légèrement amusé par moment devint glacial et elle le laissa s'éloigner sans rien tenter pour le retenir, au contraire même, elle se réinstalla contre la table et croisa les bras tout en observant de son regard bleu le parisien qui faisait du café.

Raphaëlle n'avais jamais vu quelqu'un d'aussi lunatique qu'Alex. Elle s'en était déjà fait la remarque mais n'avait pas pu constater que c'était à ce niveau là. Non mais il avait un problème ou quoi ?! Qu'est ce qu'il lui passait par la tête pour changer du tout au tout ?! De son attitude joueuse il était passé à une attitude distante, presque froide avec elle. Et Raph n'avait aucun doute qu'elle n'y était pour rien, il devait se monter le bourrichon pour rien et comme elle n'était pas dans sa tête, elle ne pouvait rien faire. Et bien tant pis pour lui, elle passait jusqu'à présent un moment pas si désagréable malgré leur sujet de conversation et là elle n'avait plus qu'une envie, rentrer chez elle. C'était d'un frustrant ! Et puis c'était lui qui la frustrait alors elle allait devoir passer ses nerfs sur quelque chose d'autre que le jeune homme. Et ça n'était jamais très bon... Du coup avec tout ça la belge n'avait pas répondu à ce qu'avait dit le jeune homme, en même temps qu'aurait elle pu répondre ?! Elle finit par attraper le pansement qu'elle avait déposé sur le bord de table et trouva sans problème la poubelle. Alors qu'elle retournait à la table Alex lui proposa de quoi manger et en le regardant bien, Raph vit qu'il avait perdu toute sa décontraction, qu'il n'était plus aussi allant qu'à leur arrivée, peut être qu'il n'avait qu'une envie aussi lui : qu'elle s'en aille. Et bien qu'il lui dise si elle le gênait au lieu de prendre cet air pseudo-poli
.

"Non merci, ça va aller."

Courte réponse, avec un tout plutôt ferme, légèrement froid même. Elle était tout aussi capable de changer d'humeur, même si elle n'avait aucune idée de pourquoi. Elle n'allait pas se laisser marcher sur les pieds, même par un gars qui avait traîné les rues, surtout par un gars qui avait traîné les rues. Raphaëlle se posta encore une fois sur le bord de table, elle ne comptait pas s'asseoir sur une chaise, au moins si elle voulait partir vite pour n'importe quelle raison elle pouvait, elle ne serait pas prise entre al chaise et la table. Lorsqu'il lui tendit une tasse, Raph' le remercia et déposa la tasse sur la table avant de croiser les bras tout ne fixant Alex.

"Tu me dis ce qui te prends ou j'dois accepter tes changements d'humeur sans rien dire ?!"

Oui c'était une attaque et elle assumait parfaitement ! Déjà parce qu'elle avait du mal à supporter ce genre de comportement sans une explication et ensuite parce qu'elle n'était pas du genre à accepter qu'on la prenne pour une idiote. Et là elle ne savait pas pourquoi mais elle avait l'impression qu'il la prenait pour ce qu'elle n'était pas : une abrutie incapable de discerner quoi que ce soit. Peut être qu'elle se trompait et alors elle l'attaquait sans raison, mais quand même, elle n'inventait pas la distance qu'il avait mis entre eux et elle méritait un minimum d'explication. Et puis s'il s'énervait contre elle et bien elle l'enverrait bouler, c'était aussi simple. Elle n'avait pas peur d'Alex, elle aurait peut être du, mais il devait aussi savoir qu'elle n'était pas juste une petite chose qui voulait prendre du bon temps, elle ne se laissait pas faire. Jamais !

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MessageSujet: Re: We're growing apart but we pull it together [Alex & Raph]   

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We're growing apart but we pull it together [Alex & Raph]

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