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 L'après traumatisme | Alex & Liz

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Liz M. Dubois
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MessageSujet: L'après traumatisme | Alex & Liz   Mar 29 Juil - 20:54




L'après traumatisme
Alex & Liz
Vous voulez que je vous dise... Les quelques jours qui venaient de s'écouler avaient été un pur enfer. Je me souviendrais toujours du jour où l'on m'avait appelé pour me dire que mon frère s'était fait tirer dessus et que son épaule avait été littéralement déchiquetée par une balle de chasse... En pleine période où la chasse était interdite. Croyez moi que si je retrouvais les mecs qui avaient osé braconné ici et qui avaient faillit tuer mon frère et son amie. Parce qu'il n'avait pas été tout seul à être touché. Enfin, ils s'en étaient sortis tous les deux et c'était bien là le principal. J'avais été le voir à l'hôpital quand j'avais été autorisé à entrer dans la chambre. Il avait autant son sale caractère, toujours à faire chier les infirmières... Je les plaignais les pauvres. Ils avaient même été viré de l'hôpital un petit peu plus tôt que ce qui aurait du mais les infirmières n'en pouvaient plus.

Aujourd'hui, j'étais donc décidé à aller le voir pour lui porter assistance. Enfin, s'il en avait besoin... Et j'étais persuadé que même s'il en avait besoin, il se tiendrait bien de venir me le dire. Je commençais à le connaître le frangin, depuis le temps que je le voyais. Je m'étais donc levé assez tard pour ensuite prendre ma douche et me préparer, histoire de ne pas arriver chez Alex trop tôt, dés fois qu'il voudrait dormir tard. Une fois prête, je quittais mon bâtiment pour rejoindre celui où se trouvait Alex, au deuxième étage. Une fois devant son appartement, je toquais pour annoncer ma présence.

"Salut Alex, c'est Liz."
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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: L'après traumatisme | Alex & Liz   Mer 10 Sep - 12:49




« L'après traumatisme »

ҩ
Une journée classique durant laquelle j'allais encore avoir des raisons de râler. Déjà, mon épaule me faisait souffrir, comme tous les jours depuis que j'avais reçu cette balle. Et je ne voulais pas vraiment m'abrutir à coup d'antalgiques pour l'occasion. Ensuite, à peine étais-je sorti de ma chambre que Jenna avait pris la poudre d'escampette, me laissant me débrouiller totalement seul. Je n'avais même pas eu le temps de lui dire bonjour, j'avais juste croisé son regard et j'étais presque resté bouche bée. Ensuite, j'avais pris le petit déjeuner dans le silence le plus complet, si ce n'est que parfois les couverts ou la tasse ne heurtaient avec un peu de violence le plan de travail ou la table. Ça tintait distinctement dans l'appartement vide, et les seuls sont qui se faisaient entendre étaient mon souffle et mes ratés en cuisine, ainsi que les grognements qui en découlaient. Définitivement... Si je croisais ce tireur, je l’abattrais, purement et simplement, parce que ma vie allait être un calvaire pendant un joyeux moment, grâce à lui. Déjà, rien que ce matin, après avoir galéré pour me doucher, m'habiller un minimum et débarrasser la cuisine, avec l'infirmière qui était venue m'emmerder royalement pour changer mes pansements avec son « Ooooh ! » et ses grands yeux écarquillés. La p'tite cocotte ne devait visiblement jamais avoir vu les dégâts qu'une balle pouvait faire. L'articulation était gonflée, bleue et rouge selon les endroits, l'impacte en forme d'étoile avait était recousu et les chairs à vifs étaient rouge sombre. Cela devant et derrière, bien entendu. Le « Surtout, si je vous fais mal, n'hésitez pas à le dire. » me rendit tout simplement fou et mon regard glacé la fit rougir. Après quoi, au moins, elle s'affaira en silence, et je m'en tenais à la même chose, même si je serrais dents et poings. Empotée de débutante qui n'avait pas vraiment la douceur pour elle.

Heureusement pour moi, elle finit par partir, me laissant seul dans le calme de mon studio si familier et rassurant. Au moins, isolé chez moi, je pouvais presque reprendre certaines de mes habitudes sans avoir peur de heurter qui que ce soit. C'est pour cette raison que je ne portais qu'un tee-shirt sans manches, laissant apparaître clairement une grosse partie de mon bandage. Assis dans mon Voltaire, profitant du soleil caressant mon visage depuis la fenêtre toute proche, je restais dans un calme délicieux qui me permettait de bouquiner un peu. De toute façon, j'aurais bientôt fait le tour des distractions possibles et imaginables, et même si la lecture avait pour moi très peu d'intérêt habituellement, je n'en pouvais plus des navets qui passaient à la télé et qui avaient été les seules choses attrayantes à l'hôpital, hormis bien entendu mes visiteurs. De la même façon, j'avais fait tourner tellement de fois le mode aléatoire de mon Ipod que j'avais la terrible impression de faire une allergie musicale depuis deux jours. Et comme bien entendu je ne pouvais pas toujours embêter mes proches pour qu'ils passent du temps avec moi – je les plaignais un peu, sachant parfaitement que je n'étais pas de nature facile et qu'en ce moment je les mettais à rude épreuve – eh bien il fallait bien trouver autre chose que j'avais la capacité de faire. Autant dire que je pouvais oublier le jardinage et les pompes. Plus de sport, plus de taf... Autant vous dire que je brûlais d'énergie et de rage, et que lire, même si ça occupait un peu mon esprit vagabond, ça ne me durerait pas bien longtemps. Surtout que les romans d'Arsène Lupin et de son repaire dans l'Aiguille Creuse d'Etretat n'étaient définitivement pas de mon genre, mais j'avais fait avec ce que j'avais pu trouver. Je finirais sûrement par me mettre à Jules Verne, si je n'envoyais pas la littérature par la fenêtre sous deux jours.

Mon premier réflexe, lorsque l'on toqua à ma porte, fut de lever les yeux au ciel, par avance agacé. S'il s'agissait encore d'un démarcheur... Je le tuais ! Même si c'était une démarcheuse très sexy et gentille, d'ailleurs. Néanmoins, la voix qui s'éleva de derrière ma porte me fit raviser mon lever excédé, et je restais dans le Voltaire, un sourire léger sur les lèvres, fermant mon livre et l'abandonnant sur mon fauteuil. Je me levais mon vivement, et lançai à ma demi-sœur, tout en me dirigeant vers ma chambre :

« Entre Lizette, c'est ouvert ! »

Ma voix était plutôt joyeuse, du moins plus que la dernière fois qu'elle m'avait vu. Je m'étais engouffré dans ma chambre pour enfiler un gilet, histoire de cacher plus ou moins les dégâts. Sinon, et je l'avais testé, c'était impossible d'avoir une conversation avec la personne en se regardant droit dans les yeux. Systématiquement, les regards de mon interlocuteur glissaient sur l'irréfutable preuve que j'étais en mauvais état physique, chose qui me rendait fou. J'optais pour un gilet en laine tout doux qui, malgré son épaisseur, ne serait pas trop chaud pour aujourd'hui. Malgré le soleil, il ne faisait pas très chaud, et bien que je sois resté en tee-shirt, j'avais parfois ressenti un frisson ou de la chair de poule. J'enfilais donc la manche gauche avant de passer le côté droit du gilet par dessus mon épaule et de le zipper à demi à peu près, juste histoire qu'il ne se fasse pas la malle. Il n'aurait plus aucune utilité, s'il décidait de faire séparation de corps, vous me direz. Bref, tout ce joyeux bazar m'avait pris assez peu de temps, même si dis comme ça on aurait cru que j'en avais eu pour une heure, mais j'avoue que d'habitude en vingt secondes c'était fait... Là c'était un peu plus long. Je sortis finalement de ma chambre, un demi sourire aux lèvres, avisant la charmante moitié de mon sang. Elle comme moi, nous avions hérité des cheveux blonds de notre mère, mais pas de ses yeux bruns. Curieusement, nous avions tous les deux les yeux bleus, même si les miens étaient plus de la couleur de la glace, la même couleur que les yeux de mon père. Sur cette pensée, j'avançais dans la pièce, mes pieds nus n'émettant qu'un bruit feutré sur le sol. Je passai mon bras valide autour de la taille de ma frangine avant de poser un baiser doux et protecteur sur son front.

« Comment va ma superbe petite sœur ? »

Mon sourire, tout comme mon ton, était légèrement taquin. Elle était ma petite sœur à bien des égards. Elle était ma cadette, bien sûre, mais aussi elle faisait une dizaine de centimètres de moins que moi. Et puis, c'était avec elle que je partageais mon sang. Oh, bien entendu, Elliana et Savannah comptaient tout autant, bien que nous n'ayons pas le même sang coulant dans nos veines. Mais avec Liz, c'était un peu différent. Je la connaissais depuis moins longtemps, et pourtant, à la seconde où j'avais su pour notre lien de sang, j'avais voulu me sentir proche d'elle. Avec Elli', nous avions eu besoin d'un peu de temps pour nous apprivoiser. Je n'étais pas le même, à l'époque, en réalité. Quant à Sav'... Sav' m'avait complètement fait tomber sous son charme d'enfant douce et fragile, toute petite qu'elle était lorsque je l'avais rencontrée. Il avait été difficile pour moi de ne pas fondre face à elle, et même si j'avais eu besoin d'un temps d'adaptation – j'étais presque... sauvage, à l'époque – eh bien elle avait très vite compté. Et au final, elles étaient toute les trois mes sœurs, aussi importantes les unes que les autres. Cette même idée me poussa à poser un autre tendre baiser, mais cette fois-ci sur la joue de Liz.

« Tu veux boire quelque chose ? »


Alexandre ҩ Elizabeth