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 « Maybe I should cry for help. »

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MessageSujet: « Maybe I should cry for help. »   Mar 1 Juil - 20:32

© made by Islande



« Maybe I should cry for help. »

Elisha & Gabriel →Sentir l'adrénaline du danger et de l'interdit courir dans ses veines.


« Une autre tequila ! »
Ce soir, Sha jouait avec le feu. Pour essayer de passer dans une autre dimension où elle ne s'était pas mise à gueuler sur Alex sans écouter ce qu'il disait, où elle était allée le chercher avant qu'il ne parte sur Paris, où son ex n'était pas venue tout casser au moment où tout allait bien. D'ailleurs, celle-là, si elle lui tombait sous la main ! Elle avait voulu essayer de rattraper les choses ensuite, mais un peu tard selon Alex. Elle s'était faite renvoyer sur les roses de façon royale, mais elle lui avait aussi montré les crocs, et il ne s'était pas sorti indemne de leur dernière altercation. Elle s'en était voulu ensuite d'avoir répondu à ses piques au lieu de les encaisser sans rien dire. Mais elle avait sa fierté elle aussi, moins démesurée que lui, certes, mais un coup à celle-ci et elle rendait. Il avait dit de façon très explicite qu'il ne comptait pas reprendre à zéro. Ç'avait été le pire coup qu'elle avait reçu, et Elisha avait cru tomber dans un trou qui venait de s'ouvrir sous ses pieds.
Ça faisait maintenant une semaine, et elle essayait de museler sa jalousie quand elle le voyait dehors avec une fille. Qui, soit dit en passant, n'était jamais la même. Encore qu'une blonde revenait assez souvent... Mais bref ! Ce n'était pas ses affaires. Ce n'était plus ses affaires. Et donc, elle essayait d'oublier en passant des soirées au café, ou en boîte quand il n'était pas là. Et en s'alcoolisant, s'il vous plaît. Parce que ce n'était pas les lumières vives et clignotantes qui allaient réinitialiser ses neurones. Non, c'était tout ce qui était vodka, tequila, cocktails durs. Elle veillait cependant à ne pas se dépasser la stade du blackout et à rester maîtresse d'elle-même. À partir du moment où elle avait l'impression de flotter un peu trop au-dessus du sol, elle redescendait la pression. Et elle ne couchait pas. Ou presque pas. Ça lui arrivait parfois, mais elle préférait éviter. Elle flirtait, mais n'allait pas plus loin que ça. En général, si elle rencontrait le même mec plusieurs soirs de suite, elle s'autorisait à succomber lorsqu'il était entreprenant. S'il ne tentait rien, elle ne tentait rien non plus. Et elle n'était pas séduite, elle se laissait séduire. Il y avait un gouffre entre ces deux termes. Deux ou trois répliques salaces ne suffisaient pas à la faire tomber dans les bras de quelqu'un. Elle évaluait pendant toute la soirée, et finissait par une conclusion entre deux : j'y vais ou j'y vais pas. En général, c'était j'y vais pas. Elle n'aimait pas se laisser aller dans des bras inconnus.
Ce soir-là, elle sortait avec plusieurs copines. En s'habillant – short en jean, débardeur noir moulant et débardeur blanc lâche par dessus, avec des chaussures avec seulement un peu de talon, et la partie haute de ses cheveux relevée en queue de cheval – elle avait remarqué qu'elle flottait dans son short qui lui allait pourtant parfaitement il y a encore quelques semaines, et que le débardeur noir qui la moulait auparavant ne faisait plus que souligner ses courbes. Qui d'ailleurs semblaient plus anguleuses qu'avant. En se maquillant, elle avait vu que ses joues semblaient plus creuses, et que ses yeux paraissaient aussi plus grands. Mais elle passa outre. Elle ne faisait plus vraiment attention à sa santé. Elle n'avait aucune sensation de faim et s'obligeait parfois à manger. Elle sautait des repas sans s'en rendre compte. Elle ne carburait quasiment plus qu'à l'adrénaline. L'adrénaline du vide, de l'interdit, du danger. Elle y était presque accro. Cette sensation qui lui faisait se sentir plus vivante, qui faisait battre son sang de façon plus sonore et accélérait les battements de son cœur, faisait se tendre ses muscles et fonctionner son cerveau à plein régime. Car depuis que c'était fini, elle avait l'impression d'être plus morte que vivante. Le fait de s'approcher de la mort la convainquait qu'elle était vivante.
Elle venait de commander sa quatrième tequila. Elle riait déjà un peu trop et les lumières lui paraissaient plus vives qu'à son arrivée. Mais elle était encore consciente de chaque geste qu'elle faisait, et les hommes, ce soir, n'avaient aucune chance. Elle n'était pas d'humeur, ce soir-là, pour flirter. Dommage pour eux. Elle voulait juste se bourrer et ne plus penser à rien. Les trois amies qui étaient là, elles, avaient la flamme du chasseur dans les yeux. Elles cherchaient une proie à séduire pour la nuit. Et lorsqu'elles la trouvaient, elle trouvaient un stratagème pour engager la conversation. L’œillade répétée, le fait de bousculer légèrement et s'excuser ensuite, puis enchaîner sur un sujet pour accrocher la proie à l'hameçon... Elles avaient toutes plusieurs techniques d'approche. L'une d'entre elles était d'utiliser une amie pour aborder l'autre, faire copain-copine et présenter la copine intéressée. Et comme Sha ne cherchait personne ce soir-là... C'était à elle d'aborder la proie choisie. Elle avait essayé d'échapper à cette demande, mais maintenant qu'elle avait trouvé sa victime, elle ne pouvait plus reculer. C'était un blond, grand, avec les cheveux un peu trop longs en bataille. Elle reconnaissait que sa copine avait de bons goûts, il était plutôt canon. Si elle avait été une pétasse, elle le lui aurait piqué. Mais elle n'était pas une pétasse, donc elle le lui laissa.
Lorsqu'elle fut en face de lui, elle s'en voulut de ne pas avoir pris de chaussures à talons. Elle devait se dévisser la tête pour le regarder dans les yeux. Elle l'avait vite atteint car, chose étrange pour un samedi, la boîte était quasiment déserte. Il y avait seulement une vingtaine de personnes sur la piste et il n'en faisait pas partie. Il attendait visiblement que quelque chose se passe. Une fois en face de lui, elle remarqua vite que ses vêtements étaient de bonne marque. Super, un bourgeois. Finalement, elle retirait ce qu'elle avait dit. Encore un fils à papa qui cherchait une fille attirée par son fric pour se la faire, assurément. Eh bien, ce ne serait pas elle. Le fric ne l'intéressait pas. Elle décida d'être franche tout de suite, et de ne pas se casser le cul à sympathiser avec lui.
« J'ai une copine de l'autre côté de la salle, la brune avec le chignon, qui aimerait sympathiser avec toi, et plus si affinités. Dis que t'es pas intéressé, comme ça j'y retourne vite et on perd pas de temps. J'ai horreur de faire l'intermédiaire. »
Dans sa tenue, elle ressemblait franchement à une ado en crise, et son air maussade n'aidait pas beaucoup à détromper. Elle se retourna pour voir sa copine qui la fixait d'un air insistant, puis se mit à s'agiter lorsqu'elle vit que Sha s'était retournée en mettant ses pouces en l'air et en lui faisant signe de foncer.
« C'est la folle qui s'agite là-bas pour me dire d'y aller franco, au cas où t'aurais pas remarqué. Donc, tu lui réponds quoi ? »
Pas à prendre avec des pincettes, ce soir. Franchement, il était mal tombé. Il était à plaindre, donc plaignez-le !

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: « Maybe I should cry for help. »   Mar 7 Oct - 14:17




« Maybe I should cry for help. »

ҩ
Soirée boîte de nuit. J'avais eu ce que l'on peut couramment appeler un samedi pourri. J'étais donc d'une humeur vaguement massacrante et en restant entre mes quatre murs, je serais assurément devenu complètement barge avant la fin de la nuit. J'avais besoin de prendre l'air, voire de me défouler. Alors, sans quitter la tenue que j'avais revêtue pour mon interminable et insupportable repas de famille versaillais. Mon père avait une fois de plus était invivable. Effectivement, je n'étais pas son digne fils. D'un autre côté, je préférais, ça m'évitait de me laisser mener à la baguette par ses rêves de me voir travailler à la Bourse ou de rentrer dans les Grands Barreaux d'Affaires parisiens pour lesquels il pourrait très bien me faire pistonner. Mais, honnêtement... Passer des années en temps que sous fifre alors que j'étais diplômé d'une des meilleures et plus réputées écoles françaises dans l'espoir de peut-être un jour par hasard voir ma carrière décoller... Clairement, je l'avais envoyé sur les roses avant d'en prendre plein le nez. Et je vous assure qu'entre midi et dix-huit heures, il y avait largement le temps de voir toute l'étendue de mes rapports vaguement conflictuels avec mon père dès qu'il était question d'argent ou de ma carrière professionnelle. Ou encore de l'absence d'une belle héritière de bonne famille pendue à mon bras, du genre de la Maïwenn. Bref, une insupportable peste qui aurait juste eu un peu d'intérêt pour mon argent et le fait que je la laisse le dépenser à tord et à travers. Définitivement, je préférais finir seul, et sous un pont si nécessaire.

En bref ? Mon charmant père, avec l'appui du reste de ma fratrie, avait pris un malin plaisir à essayer de me faire sortir de mes gonds en faisant de moi l'incapable familial. Enfin, l'incapable avait son propre cabinet d'avocat et suffisamment de clients et de dossiers sur lesquels travailler, et cela sans la prétention d'être un de Bressac de Versailles. Ça changeait un peu de mon frère qui était dans les finances parce qu'il était un de Bressac, le fils de notre père, et de ma sœur qui jouait la potiche de salon pour un jeune politique qui n'allait, à mon avis, pas faire long feu, tout comme leur mariage. Mais soit, je n'étais pas parti pour rien, après tout. Ne restait que ma pauvre mère qui avait été l'impuissant témoin de la joute verbale qui s'était déroulée dans la grande salle à manger par dessus les assiettes de porcelaine et les verres de cristal, se déroulant dans le fracas des couverts d'argents violemment posés dès que j'avais une répartie assez cinglante et surtout vraie pour remettre père, frère et sœur en place. Je le lui aurais bien épargné, si seulement on ne m'avait pas piqué tout le temps de cet interminable dîner, que j'avais quitté au plus tôt, sans pour autant l'écourter. Ça leur aurait fait trop plaisir.

Autant vous dire que mes deux heures trente de route n'avaient été que théoriques. J'avais roulé au dessus des limitations de vitesse un bon moment, juste furieux et en pleine nécessité de me défouler un bon coup. Il aurait sûrement été beaucoup plus pratique de frapper un mur, voire mon père, mais la violence n'était pas spécialement dans mes gènes, alors je m'étais juste vengé sur le moteur ultra puissant de l'Audi noire que je conduisais. D'ailleurs le moteur rugissait et la voiture montait dans les tours. Je l'avais rarement si peu ménagée. Au moins, j'avais fait mon retour en Normandie avant qu'il ne soit minuit et j'avais traîné dans un café avant de sortir en boîte. Je n'avais pas remis les pieds chez moi, mais au moins ça m'avait évité de rester entre mes quatre murs et de devenir totalement fou. Et finalement j'étais accoudé à ce bar, dans une boîte de nuit quasiment déserte un samedi soir, aussi étonnant que cela puisse paraître. Je faisais tourner avec nonchalance mon verre de sky entamé entre mes doigts, regardant autour de moi. Sait-on jamais que je puisse éventuellement trouvé une bonne distraction. Et la distraction vint.

C'était une jeune fille, brune aux yeux dorés, qui était venue vers moi. Droit vers moi, pour être exact, ce qui m'avait laissé le temps de me redresser de tout mon mètre quatre-vingt-un, ce qui me faisait culminer à une petite vingtaine de centimètre au dessus d'elle. Je l'avais laissée approcher sans un mouvement, un très vague sourire que je ne devais qu'à l'ambiance boîte de nuit qui m'apaisait sur le visage. Honnêtement, ce n'était en aucun cas elle qui me donnait envie de sourire. J'étais plutôt occupée de me demander ce qu'une adolescente dans son genre – car c'est tout à fait l'air qu'elle avait – pouvait bien me vouloir. J'avais alors plongé mon regard simplement inquisiteur dans le sien, en contrebas. Je la laissais donc s'expliquer, ce qui ne tarda pas vraiment. Ah donc elle jouait les pigeons messagers, celle-là ? Un léger éclat de rire m'échappa un peu contre mon gré tandis que je regardais la jeune fille dont elle me parlait. Ouais. Mais non. Définitivement pas du genre avec lequel je me voyais ce soir. Surtout pas à la voir s'agiter comme ça. Encore moins quand sa copine la qualifiait de folle et me poussait à répondre le plus vite. J'eus un sourire un peu froid.

« Même un pigeon messager peut être poli et saluer son interlocuteur. Et la réponse est non, ta copine ne m'intéresse pas. »

Mon regard passa pratiquement en revue la gamine qui me faisait face. Celle-là, elle risquait de ne pas faire long feu, vu qu'elle commençait à sentir la téquila. Encore une gosse qui allait finir totalement bourrée sous peu. Ça devenait vraiment désolant à voir. Même si je n'étais pas un exemple de sobriété totale avec mon verre à la main, je peux quand même vous dire que je ne comptais pas finir allongé au milieu de la boîte. Et de toute façon, à ce rythme-là, j'allais rentrer, parce que je me sentais d'humeur vraiment désagréable. Ça n'était pas vraiment habituel, mais si ça continuait... j'allais rentrer ruminer tout seul.


Gabriel ҩ Elisha

CODE BY AMIANTE

_________________
Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


© KYO


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