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 « Another place where the faces are so cold. » Esteban & Jenna

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Louis T. Delmas
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MessageSujet: « Another place where the faces are so cold. » Esteban & Jenna   Jeu 19 Juin - 19:08




Esteban & Jenna

" Another place where the faces are so cold. "


Les mains crispées sur le volant, les yeux rivés sur la route qui défilait à toute vitesse, je réfléchissais. Je réfléchissais au mode de vie que je menais, à la façon dont je traitais les gens, à tout ce que j’avais dit et fait. Ca ne m’arrivait pas souvent d’éprouver des remords, de me sentir coupable, et pourtant. Je traitais mal les gens, j’en étais bien conscient, mais j’avais besoin de me défouler de temps à autres, souvent même, et je me mettais tout le monde à dos de cette façon. Le fait de ne pas avoir beaucoup d’amis m’importait peu, j’avais ma famille et c’était largement assez. Je n’avais pas besoin de qui que ce soit pour sortir, je ramenais une fille quand je le voulais et c’était très bien. Mais malgré tout ça, parfois, il m’arrivait de me remettre en question. Plutôt mourir que de l’avouer, mais je n’étais pas le mec sans cœur que je donnais l’impression d’être. Je ressentais des choses, moi aussi. De la tristesse, de la déception, de la colère, de la culpabilité, mais aussi de la joie et de l’amour, bien que vous aurez sûrement du mal à y croire. Il m’arrivait de sourire, de rire, de m’amuser avec des choses banales qui n’avaient aucun rapport avec le sexe ou l’alcool. Les gens me voyaient comme un abruti de première, un bon à rien qui ne cherchait qu’à faire du mal, et c’est ce que j’étais, je ne le nierai pas. Mais il n’y avait pas que ça. J’avais un bon côté, caché quelque part à l’intérieur de moi, et ce côté n’attendait que de pouvoir faire surface un jour. J’espérais qu’un jour, j’en aurais le courage. Parce qu’il m’en faudrait, pour oser montrer ce côté sensible que je possédais mais que je refusais de faire ressortir pour ne pas casser mon image de mec imbattable qu’il ne fallait pas chauffer au risque de se faire dégommer en à peine quelques secondes. Elle me plaisait, cette image, parce qu'elle me donnait de l’assurance et c’était une sorte de protection, une carapace qui me permettait de ne pas me faire écraser par les autres, mais j’étais bien conscient que j’allais devoir m’en défaire un jour si je voulais éviter de finir ma vie vieux et seul.

D’un geste sec, j’augmentai le son de la musique et, la fenêtre étant ouverte, les gens allaient pouvoir profiter de Wanted dead or alive de Bon Jovi. Une de mes chansons préférées, qui ne réussirait pourtant pas à me remonter le moral ce soir. J’avais presque envie d’aller me saouler dans un bar et de terminer la nuit couché par terre, dehors, contre la façade d’une maison, mais j’avais d’autres choses à faire. J’avais de l’argent à gagner, de la façon la plus illégale qui soit. Je m’en fichais bien de vendre de la drogue, le plus important pour moi c’était que je n’en prenne pas. Je n’avais jamais, au grand jamais essayé, et ça ne changerait pas de sitôt. Une clope quand l’envie m’en prenait et basta. J’avais mes clients habituels, des nouveaux de temps en temps et ça me suffisait, je n’avais pas besoin de rendre ma vie plus joyeuse avec ce truc mortel. Si j’étais seul, c’était entièrement ma faute et il fallait que je me reprenne sans m’essayer à tout ça, j’étais assez intelligent pour le comprendre. Certains me croyaient débile, mais je ne l’étais pas tant que ça, au final. Pas de ce côté-là, tout du moins.

En arrivant dans le centre du village, je garai ma voiture sur une petite cour un peu à l’écart, à côté d’une benne à ordures sur laquelle un chat moche comme un pou se gavait de choses méconnaissables. J’ouvris la porte de ma vieille voiture style américain et la claquai derrière moi, la fermant à clefs, ayant bien pris soin de prendre le petit sachet de poudre blanche dans la boîte à gants, que je fermai elle aussi à clefs. D’un pas rapide, les mains dans les poches de ma veste noire, je me dirigeai vers le fond de la petite ruelle où j’avais l’habitude de rencontrer mes clients. Arrivé là-bas, je m’adossai à un mur, le poing fermé autour du sachet, jetant un coup d’œil à mon portable au passage. Quelques minutes après, un type que j’avais déjà vu une ou deux fois s’approcha de moi, les cheveux en bataille et en boitant, puis me demanda un gramme. J’eus un demi sourire en acceptant son argent, puis il repartit aussi vite qu’il n’était arrivé. En à peine une vente, j’avais encaissé par mal d’argent, ça s’annonçait bien. Un autre type, en costume et beaucoup plus convenable que l’autre, passa et m’acheta une bonne dose aussi, puis repartit à la vitesse de la lumière. Celui-là devait avoir une femme et un job important, c’était stupide de gâcher sa vie avec de la cocaïne. Mais au moins, moi, ça me faisait du fric, et c’était tout ce qui m’importait.

Quelques instants plus tard, une jeune femme blonde en minijupe, talons à aiguilles et profond décolleté s’approcha en titubant et je me redressai, les sourcils froncés, mon regard rivé sur elle. Arrivée à ma hauteur, elle gémit en essayant de me dire quelque chose, puis elle s’effondra devant moi et je réussis tout juste à la rattraper d’un geste habile et rapide. Une lueur d’inquiétude traversa mon regard et je m’accroupis afin de la coucher par terre, puis je passai mes doigts sur son visage pour écarter une mèche de cheveux rebelle, tout en chuchotant :

« Quelque chose me dit que t’as fait une grosse connerie, toi. » Je soupirai et la soulevai, la portant dans mes bras, sa tête renversée en arrière. Je m’avançai dans la ruelle et lui dis d’une voix douce et rassurante que peu de gens me connaissaient : « T’inquiète pas, ça va aller, tu vas juste avoir un peu mal à la tête demain. »

Juste au cas où elle serait encore à moitié consciente. En arrivant au bar le plus proche, je poussai la porte avec mon épaule et y entrai, jetant un coup d’œil autour de moi. Je n’y étais jamais allé, mais c’était un bar relativement chic avec un public plus convenable que celui qu’elle avait dû côtoyer quelques minutes auparavant. Je m’avançai vers le gérant du bar et lui lançai :

« Y’a moyen de la laisser se reposer quelque part ? »

Il hocha la tête et me guida jusque dans l’espace du personnel, puis me désigna un canapé où je posai délicatement la blonde, ses bras longeant son corps. Je fis un rapide signe de tête au gérant, puis me coulai à nouveau dans la pénombre du village endormi, ou presque. Elle se réveillerait le lendemain en ayant complètement oublié ce qui lui était arrivé et tant mieux, parce que je ne voulais pas qu’elle me retrouve. Elle se contenterait d’une brève description de la part d’un employé – le gérant serait, logiquement, rentré chez lui – et hop là. D’un pas pressé, je me rendis à nouveau dans ma ruelle et allumai une clope, sur laquelle je tirai un bon coup avant de recracher la fumée. Je jetai un coup d’œil à mon portable. Deux heures du matin. Dans une ou deux heures je repartirais, je n’avais pas eu beaucoup de clients mais mon petit boulot payait bien, alors je m’en fichais pas mal. Je reviendrais. Lorsque j’entendis des pas sur ma droite, je tournai vivement la tête et distinguai une silhouette féminine encore fondue dans le noir. J’attendis qu’elle passe dans le rayon de lune qui nous séparait et lorsqu’elle le fit, je vis son visage bien trop jeune pour un environnement pareil. Elle n’avait pas vingt ans, même pas du tout, et ça m’inquiétait, surtout qu’elle ne semblait même pas pressée de déguerpir de là. Les sourcils froncés, je la fixai et lui dis d’une voix sombre, presque menaçante pour l’inciter à rentrer chez elle ou même ailleurs, du moment qu'elle soit en sécurité :

« Je ne te conseille pas de te promener ici la nuit. »  



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Zack Guevara
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MessageSujet: Re: « Another place where the faces are so cold. » Esteban & Jenna   Lun 30 Juin - 12:06


Another place where the faces are so cold

Esteban & Jenna


Quelques mois et quelques jours de plus, voilà tout ce qu'il y avait de changer depuis les dernières péripéties. Je m'étais fais avoiner la tête en rentrant de la piscine après un super après-midi mais tout ça était secondaire. J'avais fais la connaissance d'un mec canon, et le courant était bien passé. Après, à savoir ce que ça allait donné, je n'en savais rien. Pour ma part, une belle amitié serait déjà pas mal, plus si affinités, ça on verrait. Mais bref, j'étais quand même contente de moi, les vaca,ces approchait, je ne redoublais pas donc c'était tout bénef'.

Ce soir là, mon parrain travaillait du coup, j'étais seule à l'appart' à me faire chier comme un rat mort. Il est vrai qu'ici des jeunes il n'y en avait pas des tonnes, enfin jeunes, je me comprends mon âge quoi. Je m'ennuyais dons, et malheureusement, je ne pouvais pas faire comme mon cousin. Oui, le coup du sms pour dire « rejoins moi à tel endroit dans tant de minutes », de un, a ce qu'il paraît je suis trop jeune, et de deux, je ne pense pas que Zac' soit de ce genre là, et puis en plus on en avait pas parlé, ça ferait plutôt mauvais genre que de lui envoyé ça comme ça. Et à un autre non pas la peine. Car comme je vous le disais précédemment, il n'y avait que lui avec qui j'avais sympathisé. Mes camarades de classes étaient pour la plupart, trop jeunes ou trop immatures. Pas intéressant quoi. Je tournais donc comme un lion en cage, en alternant vautrage dans le canapé et promenade jusqu'à la fenêtre pour voir ce qu'il s'y passait. Rien de bien attractif. J'en étais résumée à me demander pourquoi j'avais arrêter le deal. Ah oui, le risque de finir au trou, je n'avais douze ans, j'étais à ce qu'il paraît maîtresse de mes actes. Et capable de les assumer devant un tribunal. Mais néanmoins, ça me manquait réellement.

Je décidai donc de me rendre dans les ruelles d'Etretat afin de respirer l'air du monde de la nuit. Je me faufilai donc dans la salle de bain et me coulai sous la douche. Après m'être lavée, je me précipitai dans ma chambre afin de me choisir une tenue. Alors ce serait, leggins, sur mini-short en jean, bottes en cuir, petit débardeur blanc et veste en simili cuir. Un peu de maquillage et voilà parfaite. Je pris mon portable au cas où, un peu de monnaie, et mon paquet de clopes. En douce, je sortis du studio. Je le verrouillai puis descendis dans la cour de l'académie.Tel une ombre je me faufilai au delà de l'enceinte du centre puis je me glissai dans les méandres de la ville. Un soupir m'échappa, et je respirai ensuite à plein poumons la douceur des effluves de la cité. J'étais dans mon élément, et rien ne pourrait y changer. Je vagabondais le cœur léger dans les ruelles d'Etretat quand je vis soudain une silhouette dans le noir. Un petit sourire fauve naquit sur mes lèvres, il était plu âgé que moi certes mais je pourrais toujours courir s'il tentait quelque chose, de plus, un bar n'était pas trop loin. Il suffisait que je crie assez fort pour que l'on vienne m'aider. Enfin, si j'en avais le temps. Mais, je ne réfléchissais pas à ça, bien trop sûre de moi pour m'inquiéter. D'ailleurs le mec en question m’interpella tout à coup. Je le toisai toujours dans le noir. Non mais, pour qui se prenait il ? Mon père ? Mon frère ? Je n'avais rien de cela, alors ce n'est pas un inconnu que j'allais écouter. Je m'arrêtai donc quasiment en face de lui et vociférai

Qui te dit que je vais écouter tes conseils ?

Sûre de moi je vous dis, une vraie Warrior. Non c'est sûr, là Alexandre n'allait pas apprécier la plaisanterie s'il m'arrivait quelque chose. Mais qu'importe. Je restai immobile devant l'homme à le toiser, en même temps, c'est lui qui cherchais, non ? Je savais très bien ce que je faisais. Je n'avais pas besoin de lui ou de quiconque pour me dicter ma conduite. A la rigueur j'écouterais plus mon parrain qu'un inconnu dans une ruelle sombre. Mais bon. Je continuai de regarder l'homme puis lâchai après l'avoir examiner un peu plus. Une veste noire, un œil assuré, l'air intelligent, bref, il n'était pas net, j'en avais l'habitude à force de les côtoyer. Du coup la phrase était partie d'elle même.

Et tu deales quoi ?



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MessageSujet: Re: « Another place where the faces are so cold. » Esteban & Jenna   Mar 26 Aoû - 16:24




Esteban & Jenna

" Another place where the faces are so cold. "

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Son visage était trop jeune. Pas innocent, mais trop jeune. Une gamine qui n’avait rien à faire là. Si jamais ses parents l’apprenaient, la pauvre petite passerait un sale quart d’heure… Moi, j’avais l’habitude de traîner dans les ruelles tout seul, mais j’étais capable de me défendre et puis mine de rien, j’étais assez musclé pour ne pas passer pour un gringalet dont il ne fallait pas avoir peur. Le regard dur, le visage fermé, tout ça aidait à éloigner les chercheurs de merde. Pourtant, le pas de la gamine semblait assuré, et son expression du visage loin d’être effrayé. C’était relativement étonnant, mais pas la première fois que je tombais sur une fille comme elle. Juste que la plupart étaient plus âgées et plus grandes. Ses traits étaient à peine illuminés par un rayon de lune, mais mes yeux s’étaient assez habitués à l’obscurité pour que je puisse distinguer un petit sourire sur ses lèvres. Qu’est-ce qu’il y avait de drôle ? Je lui fis une remarque sur le fait qu’il ne valait mieux pas traîner là la nuit, puis elle s’avança, s’arrêta devant moi et me toisa d’un regard qui ne plut pas le moins du monde. Elle n’avait plutôt pas intérêt à jouer, parce qu’elle allait perdre. Je ne la toucherais pas, mais elle ne s’en sortirait pas si facilement. Le ton sur lequel elle me répondit transforma mon regard en éclairs et d’une voix ferme, je lui répondis :

« Si tu veux te foutre dans la merde toute seule, je t’en prie. Mais je t’aurai prévenue. C’est pas moi qui vais te toucher, mais viens pas pleurer si tu te fais violer au bout d’une ruelle. »

Non, je n’étais pas passé par quatre chemins. Je respirais la haine et la méchanceté, mais dans le fond, je voulais simplement qu’elle déguerpisse, qu’elle rentre bien au chaud chez elle avant qu’il ne lui arrive quoi que ce soit. Protecteur sans vouloir le montrer. Je n’avais jamais vu cette petite – qui faisait une tête de moins que moi – et elle m’agaçait rien qu’après une seule phrase, mais ce n’est pas pour autant que je souhaitais qu’il lui arrive quelque chose. Elle m’observa et je la laissai faire sans dire un mot, l’observant simplement d’un œil mauvais. Sa voix brisa à nouveau le silence, et sa question me mit encore plus sur les nerfs. Elle ne semblait pas prête à lâcher l’affaire, ça c’est sûr. Ce que je dealais ?

« Rien de ton âge. » lui répondis-je d’une voix grave, presque menaçante. Je fis mine de fouiller dans mes poches, tout en lui disant : « Mais, attends, je dois avoir un bonbon quelque part sur moi… » Effectivement, je sortis un bonbon à la menthe reçu en même temps que l’addition dans un café de ma poche et le lui lançai, un sourire ironique aux lèvres. « Tiens. Maintenant, dégage. Tu fais fuir mes clients. »

Ce qui n’était pas entièrement faux. Les drogués n’approchaient pas s’il y avait déjà quelqu’un près de leur dealeur, et ça je l’avais remarqué plus d’une fois. Mais j’avais dit ça surtout pour qu’on en finisse, même si ça m’aurait étonné qu’elle abandonne si facilement. Je sortis une clope de ma poche et l’allumai, la petite flamme du briquet éclairant mon visage fatigué. Fallait que je retourne chez moi pour dormir pendant des heures, mais je ne pouvais pas. Pas encore. Deux clients sur la soirée, ce n’était pas assez. Je tirai sur ma cigarette, puis mon regard se porta à nouveau sur la jeune fille qui devait avoir quinze ou seize ans tout au plus, et en réalisant qu’elle avait le même âge que ma sœur, mon regard s’attendrit quelque peu. Pas beaucoup, mais juste assez pour qu’une lueur d’inquiétude y passe. Je m’imaginais ma petite sœur dans la rue, la nuit, en train d’approcher des types tous plus louches les uns que les autres. Mon cœur s’accéléra rien qu’en y pensant, parce que mes petites sœurs étaient les personnes auxquelles je tenais le plus dans la vie, en même temps que mes parents et Ben. Sauf que Charlotte ne ferait jamais ça… ou en tout cas, je l’espérais. Je l’espérais de tout cœur. Parce que si jamais il lui arrivait quoi que ce soit, je ne me le pardonnerais pas. J’étais loin de ma famille et donc incapable de les protéger des démons de la vie. Ils me manquaient. Terriblement. Mais il ne fallait pas que je montre mes failles à cette jeune fille qui avait besoin de comprendre qu’elle ne pouvait pas rester là. Agacé, je soupirai puis pris une nouvelle bouffée de ma cigarette. Je tournai mon regard noir vers elle et, après avoir recraché la fumée, je lui répétai :

« Va-t’en. »
 



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