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 « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Lun 26 Mai - 19:42




« La Chasse Sauvage »

The Mortal Instruments ; La Cité des Âmes Perdues ҩ Chapitre 10
Jace regardait le ciel. Immobile près de lui, Clary se demandait ce qu'ils attendaient. Et soudain, elle perçut un bruit semblable au rugissement de l'eau s'écoulant d'un lointain barrage. Le ciel s'assombrit, traversé de formes vagues. Elle avait du mal à les distinguer à travers les nuages, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'hommes aux cheveux longs montés sur des chevaux aux sabots rouges comme le sang. Le bruit des cors de chasse résonna dans la nuit et les étoiles frémirent tandis que les cavaliers disparaissaient derrière la lune.
– Qu'est-ce que c'était ? souffla Clary
– La Chasse Sauvage, répondit Jace d'une voix lointaine et rêveuse.


Voilà un jour... Pas comme les autres. Non, je m'étais levé tôt. Je n'avais pas travaillé la veille au soir. J'étais en forme. Je me sentais d'humeur taquine. Et surtout, mon sang bouillonnait dans mes veines. Pas de ces bouillons qui annonçaient que j'allais tuer quelqu'un, non. Mais plutôt de ces bouillons qui me rendaient vivant, avec des nerfs frétillants, les muscles qui se tendaient pour un oui ou pour un non, le regard qui pétillait. Je devenais certes un véritable livre ouvert, mais ce grand sourire qui étirait mes lèvres, ce regard d'azur qui brillait et ce rire qui ne cherchait qu'à franchir mes lèvres... Et bien, tout cela prouvait au moins une chose : j'étais vivant, et bien plus que d'habitude, très certainement.  Comme un matin parisien lorsque je savais qu'on avait une bonne soirée de prévue. Pas forcément une soirée de déboires, mais une bonne soirée, une vraie. Pour le coup, ce serait journée sous le soleil et la chaleur. Deux jours de repos, voilà ce qui était aussi bon. Je ne travaillerais pas avant demain soir. J'avais quitté le poste hier matin à un horaire décent. De quoi pouvais-je bien me plaindre ?

Ce fut donc matinée sportive. J'étais allée à la salle de combat pour m'entraîner un peu. Je gardais le sang chaud et parfois c'était bon d'aller bousculer quelques adversaires dans les règles de l'art. Je gardais un style très street fight mais je ne cherchais pas foncièrement à blesser, et il y avait deux ou trois boxeurs qui aimaient bien essayer leur technique contre la mienne. On n'en ressortait jamais totalement indemne, l'un comme l'autre, mais ça s'arrêtait à quelques bleus défensifs sur mes avants-bras et aujourd'hui à une écorchure sur les jointures de ma main gauche puisque j'avais râpé un mur. Rien de bien douloureux, c'était juste vivifiant, pour moi. J'avais aussi frappé un peu, histoire de développer de nouveau une vraie puissance dans le côté que le côté droit, que le braquage avait mis à mal. Et d'ailleurs ça avait payé. J'avais repris à la fois ma force d'avant et mon poids de forme, avec toute cette belle masse de muscle qui m'allait tant.  Et puis, après la muscu' et le combat, j'étais rentré chez moi pour me doucher. J'étais finalement vautré dans mon Voltaire, en jean élimé et polo noir moulant, un coude posé sur le bras du fauteuil et ma tête posée dans ma main. Je réfléchissais à mon programme de la journée.

Une sympathique petite idée germa dans mon esprit. Que je me souvienne bien... Raphaëlle ne bossait pas aujourd'hui, ou du moins pas dans l'après-midi... Et là il était quelque chose comme... Midi ? Le temps d'avaler un truc et de lui préparer une petite surprise, ça pourrait être pas trop mal. On ne s'était pas vu depuis quelques jours, j'étais tout à fait d'humeur à ça et puis bon, il commençait à y avoir un peu trop de monotonie dans notre petit arrangement à mon goût, alors on allait y remettre un peu de pep's et de nouveauté ou alors on arrêterait. Dans ma tête, c'était aussi simple que ça, parce que sinon, ça donnait presque des habitudes de couple et ça... Très peu pour moi ! J'avais donc préparé un repas en sifflotant, sachant que Jenna n'allait pas tarder de rentrer pour manger. Je ne savais pas trop ce qu'elle avait comme cours dans l'aprem, mais qu'importe, je serais indisponible. Bref, ce midi c'était crudités et filet de poisson au citron, ça changeait et c'était bien frais, parfait pour aller avec cette superbe journée où le soleil brûlait. Bon bah par contre j'avais été me changer avant de cuire le poisson, parce que sinon je ne vous dis même pas l'odeur ! Et puis même... j'allais partir habillé moins chaudement vu la température extérieure.

En bref, après ce repas partagé dans le rire et la bonne humeur avec ma filleule – qui au final n'était pas si dure à vivre, pour le moment, tant que je ne me laissais pas déborder – j'étais passé par la salle de bain, histoire de me coiffer, d'enfiler un bermuda qui laissait voir le tatouage de ma jambe droite et un tee-shirt gris clair avec un col en V. Apparition de tatouage powa ! Un petit bout sur le torse, sur le cou, la nuque, les deux bras... Mon corps m'allait à merveilles, vraiment. Puis mon portable – surtout ! –, mes papiers, mes clés, du liquide... Okay ! J'étais en mode opérationnel, là, et c'était grave bien, avec toute ma bonne humeur. Je pris donc les sentiers, en direction de la cascade. Ça serait frais, et puis tout le monde se ruerait sur la plage, alors on risquait d'être bien tranquilles, avec la miss... en plus c'était un peu ambiance paradisiaque et compagnie, ça nous changerait de nos appartements respectifs. Bon, il y avait un petit moment à pieds pour y arriver mais, ma foi... ça se valait, un lieu comme ça. Bon, OK, là on était en pleine après-midi, mais je pouvais vous dire que ce lieu avait un charme magique au clair de lune. J'avais déjà testé, plus d'un an en arrière.

Et, après un long moment de marche, j'étais arrivé à destination. Le lieu était désert, la cascade clapotait tranquillement dans son lit, il y avait de gros rochers plats, sur lesquels on tiendrait aisément allongés, au soleil. Rien que cette perspective me plaisait et je ne me fis pas prier pour aller m'y asseoir, les lunettes de soleil sur le nez, après avoir ôté et posé mon tee-shirt à côté de moi. Et bien, il n'y avait plus qu'à envoyer un SMS à Raphaëlle. « D'humeur joueuse. Rejoins-moi aux coordonnées GPS suivantes : (non mais vous croyez quand même pas que je vais vous le dire à vous ?). Maillot de bain de rigueur. » Bon bah j'allais l'attendre un peu pour maintenant que c'était envoyé.  


Alexandre ҩ Raphaëlle