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 « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Lun 26 Mai - 19:42




« La Chasse Sauvage »

The Mortal Instruments ; La Cité des Âmes Perdues ҩ Chapitre 10
Jace regardait le ciel. Immobile près de lui, Clary se demandait ce qu'ils attendaient. Et soudain, elle perçut un bruit semblable au rugissement de l'eau s'écoulant d'un lointain barrage. Le ciel s'assombrit, traversé de formes vagues. Elle avait du mal à les distinguer à travers les nuages, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'hommes aux cheveux longs montés sur des chevaux aux sabots rouges comme le sang. Le bruit des cors de chasse résonna dans la nuit et les étoiles frémirent tandis que les cavaliers disparaissaient derrière la lune.
– Qu'est-ce que c'était ? souffla Clary
– La Chasse Sauvage, répondit Jace d'une voix lointaine et rêveuse.


Voilà un jour... Pas comme les autres. Non, je m'étais levé tôt. Je n'avais pas travaillé la veille au soir. J'étais en forme. Je me sentais d'humeur taquine. Et surtout, mon sang bouillonnait dans mes veines. Pas de ces bouillons qui annonçaient que j'allais tuer quelqu'un, non. Mais plutôt de ces bouillons qui me rendaient vivant, avec des nerfs frétillants, les muscles qui se tendaient pour un oui ou pour un non, le regard qui pétillait. Je devenais certes un véritable livre ouvert, mais ce grand sourire qui étirait mes lèvres, ce regard d'azur qui brillait et ce rire qui ne cherchait qu'à franchir mes lèvres... Et bien, tout cela prouvait au moins une chose : j'étais vivant, et bien plus que d'habitude, très certainement.  Comme un matin parisien lorsque je savais qu'on avait une bonne soirée de prévue. Pas forcément une soirée de déboires, mais une bonne soirée, une vraie. Pour le coup, ce serait journée sous le soleil et la chaleur. Deux jours de repos, voilà ce qui était aussi bon. Je ne travaillerais pas avant demain soir. J'avais quitté le poste hier matin à un horaire décent. De quoi pouvais-je bien me plaindre ?

Ce fut donc matinée sportive. J'étais allée à la salle de combat pour m'entraîner un peu. Je gardais le sang chaud et parfois c'était bon d'aller bousculer quelques adversaires dans les règles de l'art. Je gardais un style très street fight mais je ne cherchais pas foncièrement à blesser, et il y avait deux ou trois boxeurs qui aimaient bien essayer leur technique contre la mienne. On n'en ressortait jamais totalement indemne, l'un comme l'autre, mais ça s'arrêtait à quelques bleus défensifs sur mes avants-bras et aujourd'hui à une écorchure sur les jointures de ma main gauche puisque j'avais râpé un mur. Rien de bien douloureux, c'était juste vivifiant, pour moi. J'avais aussi frappé un peu, histoire de développer de nouveau une vraie puissance dans le côté que le côté droit, que le braquage avait mis à mal. Et d'ailleurs ça avait payé. J'avais repris à la fois ma force d'avant et mon poids de forme, avec toute cette belle masse de muscle qui m'allait tant.  Et puis, après la muscu' et le combat, j'étais rentré chez moi pour me doucher. J'étais finalement vautré dans mon Voltaire, en jean élimé et polo noir moulant, un coude posé sur le bras du fauteuil et ma tête posée dans ma main. Je réfléchissais à mon programme de la journée.

Une sympathique petite idée germa dans mon esprit. Que je me souvienne bien... Raphaëlle ne bossait pas aujourd'hui, ou du moins pas dans l'après-midi... Et là il était quelque chose comme... Midi ? Le temps d'avaler un truc et de lui préparer une petite surprise, ça pourrait être pas trop mal. On ne s'était pas vu depuis quelques jours, j'étais tout à fait d'humeur à ça et puis bon, il commençait à y avoir un peu trop de monotonie dans notre petit arrangement à mon goût, alors on allait y remettre un peu de pep's et de nouveauté ou alors on arrêterait. Dans ma tête, c'était aussi simple que ça, parce que sinon, ça donnait presque des habitudes de couple et ça... Très peu pour moi ! J'avais donc préparé un repas en sifflotant, sachant que Jenna n'allait pas tarder de rentrer pour manger. Je ne savais pas trop ce qu'elle avait comme cours dans l'aprem, mais qu'importe, je serais indisponible. Bref, ce midi c'était crudités et filet de poisson au citron, ça changeait et c'était bien frais, parfait pour aller avec cette superbe journée où le soleil brûlait. Bon bah par contre j'avais été me changer avant de cuire le poisson, parce que sinon je ne vous dis même pas l'odeur ! Et puis même... j'allais partir habillé moins chaudement vu la température extérieure.

En bref, après ce repas partagé dans le rire et la bonne humeur avec ma filleule – qui au final n'était pas si dure à vivre, pour le moment, tant que je ne me laissais pas déborder – j'étais passé par la salle de bain, histoire de me coiffer, d'enfiler un bermuda qui laissait voir le tatouage de ma jambe droite et un tee-shirt gris clair avec un col en V. Apparition de tatouage powa ! Un petit bout sur le torse, sur le cou, la nuque, les deux bras... Mon corps m'allait à merveilles, vraiment. Puis mon portable – surtout ! –, mes papiers, mes clés, du liquide... Okay ! J'étais en mode opérationnel, là, et c'était grave bien, avec toute ma bonne humeur. Je pris donc les sentiers, en direction de la cascade. Ça serait frais, et puis tout le monde se ruerait sur la plage, alors on risquait d'être bien tranquilles, avec la miss... en plus c'était un peu ambiance paradisiaque et compagnie, ça nous changerait de nos appartements respectifs. Bon, il y avait un petit moment à pieds pour y arriver mais, ma foi... ça se valait, un lieu comme ça. Bon, OK, là on était en pleine après-midi, mais je pouvais vous dire que ce lieu avait un charme magique au clair de lune. J'avais déjà testé, plus d'un an en arrière.

Et, après un long moment de marche, j'étais arrivé à destination. Le lieu était désert, la cascade clapotait tranquillement dans son lit, il y avait de gros rochers plats, sur lesquels on tiendrait aisément allongés, au soleil. Rien que cette perspective me plaisait et je ne me fis pas prier pour aller m'y asseoir, les lunettes de soleil sur le nez, après avoir ôté et posé mon tee-shirt à côté de moi. Et bien, il n'y avait plus qu'à envoyer un SMS à Raphaëlle. « D'humeur joueuse. Rejoins-moi aux coordonnées GPS suivantes : (non mais vous croyez quand même pas que je vais vous le dire à vous ?). Maillot de bain de rigueur. » Bon bah j'allais l'attendre un peu pour maintenant que c'était envoyé.  


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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Mar 27 Mai - 22:27



"La Chasse Sauvage"

Raphaëlle


Comment ne pas être heureuse avec un temps pareil ?! En plus c'était journée repos pour Raphaëlle qui avait eu droit à une journée en raison des horaires fait pendant la semaine précédente. Rien de mieux donc ! La jeune femme comptait bien profiter de son congé pour aller faire un tour en moto, peut être poussé un peu plus au sud, elle ne savait pas trop. En tout cas elle allait sortir sa bête argent s'était certain ! Pour cela elle se leva à une heure décente, se prépara un petit dej' et le prit rapidement avant de se doucher et d'enfiler sa combinaison, elle avait toujours aimé rouler en début de matinée, il n'y avait pas grand monde sur les routes et il ne faisait pas trop chaud. Raph' poussa sur l'autoroute et elle arriva jusqu'à une petite ville ou elle descendit de sa moto pour respirer un peu. Le soleil brillait et elle sentait sa chaleur se répandre sur son cuire et une très légère brise faire voler les petites mèches échappées de sa longue tresse. Le fait de pouvoir se libérer l'esprit lui faisait le plus grand bien, elle avait tout le temps pour réfléchir à des choses qui ne touchées pas à son travail, comme par exemple sa famille, les voyages qu'elle souhaitait faire, les séances photos qu'elle pourrait surement bientôt programmer, bref son esprit vagabondait presque autant qu'elle.

Après une demi-heure de promenade, le casque à la main, Raphaëlle reprit la route et prit le chemin du retour, sauf qu'elle ne prit pas l'autoroute, mais plutôt les petites routes, longeant le plus possible les côtes normandes. Elle dut bien sur s'arrêter à une station service avant de retourner à l'académie, surtout qu'elle avait titillé une petite voiture sportive sur la route et qu'elle avait laché les chevaux ! La blonde retrouva son studio vers 13h et elle avait même eu le temps de nettoyer la bête avant de la ranger. Raph avait le sourire, elle avait profité d'une magnifique matinée et maintenant elle allait surement faire un tour quelque part, se poser et faire bronzette. La jeune femme se changea rapidement et mangea une salade de pâtes qu'elle avait préparée la veille avant de se poser un moment dans un fauteuil avec un livre, elle avait ouvert en grand sa fenêtre pour laisser entrer l'air et surtout les rayons du soleil qui donnait sur son fauteuil. Après un bon quart d'heure de lecture, elle se leva et alla se changer de nouveau, elle opta cette fois pour un maillot de bain rouge et blanc, deux pièces qui ne cachait que le stricte minimum et un microshort noir de sport avec un débardeur moulant rose flashy. Elle glissa son portable dans un petit sac banane noir ou elle mit également ses clés et son iPod. Un peu de sport ne lui ferait pas de mal !

L'académie donnait sur plusieurs lieux et même si Raphaëlle était là depuis quelques mois, elle ne connaissait pas la moitié des chemins de balades. Elle partit donc en direction de la plaine pou pouvoir ensuite revenir par la forêt, une bonne heure de footing serait parfait ! Et puis si elle avait le courage elle pousserait même jusque la plage histoire de nager un peu. Les chemins défilaient autour d'elle, au rythme de ses grandes foulées régulières. Elle avait la musique dans les oreilles et les lunettes de soleil sur le nez. C'est son portable qu'elle sentit vibrer qui la sortit de sa course, elle venait d'entrer dans la forêt. Il s'agissait d'un message et il s'agissait même d'un message d'Alexandre. Raph' sourit en voyant ce qu'il avait écrit et elle alla directement voir si le lieu qu'il lui indiquait était loin ou non. Elle fut assez surprise de s'apercevoir que le rendez-vus était en pleine forêt et qu'elle n'était qu'à un petit quart d'heure de marche. Le portable en main, la blonde se remit à courir tout en suivant la direction indiquée.

Raph entra dans la clairière en marcha, s'attendant un peu à n'importe quoi, mais sa surprise fut extrêmement bonne, elle découvrit une clairière claire, éclairée par les chauds rayons du soleil, il y avait un plan d'eau claire et une cascade qui se jetait dedans. Alex était là, allongé sur un rocher, les mains derrière la nuque. Il portait un bermuda qui laissait apparaître l'encre de ses tatouages et son t-shirt était déposé à coté de lui, la peau de son ventre laissée à nue, prenant le soleil. Raphaëlle s'était fait discrète jusque là et elle prit le temps d'enlever ses écouteurs et de détacher ses cheveux. Sa peau était couverte d'une fine pellicule de sueur, mais cela ne la dérangeait absolument pas, elle venait de courir plusieurs kilomètres et assumait pleinement le fait de transpirer. Après avoir ranger élastique et iPod dans son petit sac, elle s'approcha lentement du jeune homme et se posta pratiquement au dessus de lui, les bras croisé
.

"Je ne savais pas que tu t'ennuyais dans les appartements"

Un immense sourire mangeait son visage, elle s'installa à coté du parisien, étendant ses longues jambes sur le rocher, s'appuyant sur ses mains pour renverser la tête en arrière sans risquer de tomber à la renverse. Le soleil dorait légèrement sa peau rendue brillante avec la transpiration, ses lunettes de soleil cachaient son regard bleu, mais il n'était pas difficile de l'imaginer les yeux fermés, savourant la chaleur sur son corps.

"A quoi veux tu jouer ?!"

Et oui elle se souvenait de son message qui l'avait amusé. Raphaëlle tourna la tête pour voir le visage d'Alex, elle souleva ses lunettes et eut un sourire en coin des plus craquants. Elle était prête à beaucoup de choses et il le savait, alors elle attendait son idée avec une certaine impatience, impatience qui se remarquait par le regard un peu insistant qu'elle avait.


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Dernière édition par Clarissa Charmant le Ven 13 Juin - 22:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Sam 31 Mai - 23:16




« La Chasse Sauvage »

The Mortal Instruments ; La Cité des Âmes Perdues ҩ Chapitre 10
Jace regardait le ciel. Immobile près de lui, Clary se demandait ce qu'ils attendaient. Et soudain, elle perçut un bruit semblable au rugissement de l'eau s'écoulant d'un lointain barrage. Le ciel s'assombrit, traversé de formes vagues. Elle avait du mal à les distinguer à travers les nuages, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'hommes aux cheveux longs montés sur des chevaux aux sabots rouges comme le sang. Le bruit des cors de chasse résonna dans la nuit et les étoiles frémirent tandis que les cavaliers disparaissaient derrière la lune.
– Qu'est-ce que c'était ? souffla Clary
– La Chasse Sauvage, répondit Jace d'une voix lointaine et rêveuse.


J'étais bien, là, au soleil. Le rocher chauffait mon dos, le soleil chauffait mon torse, et la tête bien calée sur mes deux mains croisées derrière ma nuque, je somnolais derrière mes lunettes de soleil, les yeux clos. Bon, après, de là à dire que je dormais, il y avait un monde, parce que j'étais relativement conscient de ce qui se passait autour de moi, mais c'était un repos agréable néanmoins. Et puis ça ne me laissait pas totalement vulnérable pour raison X ou Y, des fois que je me fasse attaquer. Bah je conservais de vieux réflexes, qui me poussaient à ne jamais, oh grand jamais, me mettre en danger en n'ayant pas de moyen de repli ni de moyen de réagir rapidement. Dans les quartiers chauds, c'était dangereux de ne pas surveiller ses arrières et de ne pas avoir conscience de son entourage. Ici, pour moi, c'était un peu pareil. En beaucoup moins dangereux, je le conçois.

Lorsqu'une ombre me cacha le soleil, j'ouvris les yeux, histoire de voir Raphaëlle qui était arrivée. J'eus un sourire joueur en me redressant sur un coude, tandis qu'elle sortait une petite phrase qui me fit rire doucement. Dommage pour elle que mon regard pétillant d'amusement soit caché derrière mes lunettes de soleil, parce qu'elle ratait un truc là, franchement, mais mes petits yeux n'aimaient pas vraiment le soleil, si vous préférez. J'avais par contre un sourire qui ne cachait rien de ce que je pensais, et je répondis sur le ton de l'amusement pur et simple.

« Je ne m'ennuie pas dans un appartement... Je m'amuse plus ailleurs, nuance. »

Un vrai chat, pour le coup. Paresser au soleil ça m'allait à merveilles, surtout quand j'avais bien dormi ! Appuyé sur le coude, je me tournais vers elle, avant de, quand même, relever mes lunettes, parce que là je n'avais plus le soleil en plein nez, et donc plus de raison de me brûler la rétine. Je pris donc le temps d'observer Raph', qui était superbe dans sa petite tenue moulante et flash. Ça lui allait très bien, et avec ses très longues jambes... Elle donnait faim, si je peux me permettre. Puis la question utile, qui étira un sourire encore plus joueur sur mes lèvres, tandis que ma main libre glissait le long de sa taille, vers les hanches, doucement.

« Tu n'as pas une petite idée..? »

Si vous saviez comme j'aimais ça... Avec ce mouvement descendant de la main, j'avais surtout vérifié qu'elle ne portait rien d'électronique sur elle, et puis, ma main avait glissé sous son débardeur flashy pour effleurer sa peau parfaite d'un mouvement souple, avec un contact léger. C'était très suggestif, pour l'occasion, et rien ne laissait présager l'idée foireuse qui avait germé dans ma tête. Des fois, j'oubliais que j'avais dépassé les seize ans depuis longtemps. C'est ainsi que j'attrapais finalement, dans un geste rapide et surtout imprévisible la miss par les épaules et sous les genoux avant de me lever. J'avais de la force et je prenais beaucoup sur moi pour ne pas la lâcher. Un arc moqueur étira mes lèvres.

« Tu aimes l'eau, j'espère ? »

Parce que je ne me fis pas vraiment prier pour entrer le plus rapidement possible dans l'eau sans pour autant sauter dedans. C'était frais, après le bain de soleil ! Je fis en sorte de bien mouiller Raphaëlle avant de la lâcher et de m'écarter, m'enfonçant sous la surface de l'eau pour refaire surface deux ou trois mètres plus loin, là où le bassin était plus profond, en secouant la tête pour projeter des gouttelettes d'eau de mes cheveux autour de moi. Un rire léger franchit mes lèvres juste avant que je ne disparaisse de nouveau sous l'eau pour réapparaître non loin de là où j'avais lâché Raph', mais pas trop près non plus en cas de représailles, parce que très peu pour moi de me retrouvé coincé la tête sous l'eau, quand même. Je n'avais pas de branchies pour respirer sous l'eau, hein... N'empêche que j'allais peut-être aggraver mon cas, je ne savais pas trop à vrai dire, mais j'avais encore le même sourire joueur lorsque je ne pus m'empêcher d'ajouter :

« Elle est bonne, non ? »

J'étais parfaitement content de moi, là. Et suffisamment joueur pour en devenir irrésistible.


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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Sam 14 Juin - 0:14



"La Chasse Sauvage"

Raphaëlle


A son arrivée Raphaëlle avait hésité un instant à sauter sur Alex, mais cette idée n'avait fait que lui traverser l'esprit. Elle avait remarqué qu'il avait de très bons réflexes et avec ce qu'elle savait se lui, elle se doutait qu'il était capable de la mettre à terre en moins de deux et loin d'elle l'idée de se retrouver le crane explosé sur une pierre. Du coup la jeune blonde s'était approché assez discrètement sans non plus faire la furtive, elle se contenta de se positionner au dessus de lui afin de lui cacher le soleil. Alex se redressa pendant qu'elle défaisait son sac sacoche, elle lui posa une question avant de s'asseoir et cette question eut pour effet de faire apparaître un fin sourire pleins de sous entendus aux lèvres du parisien. Pendant qu'Alex répondait, Raph s'installa à ses cotés et détacha son regard de son visage, bon d'accord, de ses abdos, pour fermer les yeux et savourer la chaleur du soleil sur sa peau humide. La réponse que lui donna la blond la fit rire, elle comprenait parfaitement et puis ils avaient commencé à faire le tour de leurs appartements alors ce n'était plus tout à fait aussi excitant qu'au début. Là, se donner rendez-vous avec des coordonnées GPS c'était bien plus amusant et plus surprenant. Elle aimait beaucoup l'initiative qu'il avait prise et se mit même à espérer qu'il ait encore des surprises dans le même genres.

Son rire s’estompa et Raphaëlle posa une nouvelle question avant de tourner la tête vers Alex et d’ôter ses lunettes qu'elle finit par déposer à coté de son sac. Elle n'eut pas le droit à l voix du jeune homme comme première réponse, mais bien sa main glissant le long de son corps. Il lui demanda ensuite si elle n'avait pas une petite idée, le tout avec ce sourire qu'elle commençait à connaitre par coeur. Raph lui servit également son regard qui voulait en dire bien long, avec un sourire en coin qui signifiait beaucoup de chose. Là en l’occurrence elle montrait qu'elle avait très bien compris et qu'elle l'attendait... Il ne se fit pas prier le parisien ! Très vite elle sentit ses doigts sur sa peau, sous son débardeur et la blonde se rapprocha un peu plus de lui, ne s'imaginant pas une seconde ce qu'il allait faire. Quand elle arriva dans ses bras et qu'il se releva, elle n'eut que le temps de s'accrocher à son cou pour ne pas risquer de tomber, ou juste de glisser. Le visage à quelques centimètres de celui d'Alex, elle posa ses yeux bleus sur ses lèvres étirant un sourire
.

"Tout dépend de l'eau... et de la façon de rentrer dedans..."

Toujours tenue par Alex, Raph prit un bain un peu forcé. Elle sentit d'abord l'eau au niveau de ses pieds et de ses fesses, c'était pas bien chaud tout ça, en tout cas beaucoup plus frais que la pierre sur laquelle elle était posée quelques instants plus tôt. Le pire fut quand même lorsqu'elle sentit l'eau sur son ventre, elle ne put s'empêcher d'agripper le jeune homme par les épaules en essayant de se redresser le plus possible, il arriva avec la poitrine de la jeune femme sous le nez... Seulement cela ne servit à rien car elle finit dans l'eau. Et la parisien ne tarda pas près d'elle, il la lâcha et s'enfuit un peu plus loin. Là ou elle était Raph avait encore pied, mais bon elle était entièrement mouillée et ses vêtements avec. Il aurait au moins pu la déshabiller avant de la mettre à l'eau ! Maintenant qu'elle était là, l'eau n'était pas si froide que ça et puis comme elle était couverte de sueur c'était au moins l'occasion d'enlever cette pellicule de transpiration. Ses cheveux blonds flottaient autour d'elle et elle s'apprêtait à s'abaisser dans l'eau afin de mouiller toute sa longue tignasse lorsqu'elle entendit le rire d'Alex, elle tourna la tête vers lui et lui balança un peu d'eau en le traitant d'abruti tout en souriant. Il disparut de nouveau sous la surface et Raph en fit autant. Pliant les genoux, elle s'immergea entièrement avant de remonter, la tête en arrière pour ne pas se retrouver avec les cheveux en guise de tentacules de poulpe. En remontant elle vit Alex un peu plus proche d'elle mais toujours pas juste à coté. C'est qu'il se méfiait ! Et il faisait bien.

"A toi de me dire..."

Et sur ces mots elle n'hésita pas une seconde à se lancer à la poursuite d'Alex. Elle maîtrisait pas mal la nage, bon ok elle nageait bien, elle avait eu de bonnes bases alors ça aidait. En tout cas elle parvint à s'accrocher aux épaules du blond et elle grimpa tout simplement sur celles-ci. Heureusement pour Alex ils avaient fini là ou il n'y avait pas tant de fond que ça et il allait avoir pied, si Raph avait pied, il avait forcément pied. Et avant qu'il ne l'envoie voler, elle se pencha en arrière et termina dans l'eau, embarquant Alex avec elle dans sa chute. Pour finir elle se releva et se colla contre le parisien, les bras autour de son cou.

"Alors elle est bonne ?!"

Sourire malicieux aux lèvres, Raphaëlle laissa ses mains glissées le long du torse du blond et elle approcha ses lèvres de son oreille avant de prendre une voix de pauvre petite fille très sexy...

"Mais vêtements sont tous mouillés... "


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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Sam 21 Juin - 22:42




« La Chasse Sauvage »

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Jace regardait le ciel. Immobile près de lui, Clary se demandait ce qu'ils attendaient. Et soudain, elle perçut un bruit semblable au rugissement de l'eau s'écoulant d'un lointain barrage. Le ciel s'assombrit, traversé de formes vagues. Elle avait du mal à les distinguer à travers les nuages, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'hommes aux cheveux longs montés sur des chevaux aux sabots rouges comme le sang. Le bruit des cors de chasse résonna dans la nuit et les étoiles frémirent tandis que les cavaliers disparaissaient derrière la lune.
– Qu'est-ce que c'était ? souffla Clary
– La Chasse Sauvage, répondit Jace d'une voix lointaine et rêveuse.


Donner rendez-vous par GPS à Raphaëlle, voilà ce qui traduisait bien mon humeur du moment : j'étais passablement joueur et ça ne semblait pas près de vouloir me lâcher. J'étais un chat, et heureusement que Raphaëlle me suivait dans mon humeur taquine sinon la rencontre aurait eu peu de goût à mon intérêt. Mais là, elle répondait présente, et je sentais vraiment qu'elle attendait juste que je laisse mon imagination déborder. Je le voyais dans son regard que je commençais à – trop ? – bien connaître et dans son sourire. Et j'en profitais pour laisser mes quinze ans d'âge mental refaire surface. Tout d'abord, lorsqu'elle m'avait demandé quelles idées j'avais, j'avais laissé mes doigts effleurer sa peau parfaite, ne semblant en aucun cas vouloir attendre. Mais c'était un tout autre dessein qui était le mien, puisque je lui avais finalement attrapée pour un bain forcé. Ce qui était pas mal, c'est que plutôt que de se débattre, elle s'était agrippée à moi, et c'était plus pratique, je pus donc rentrer plus vite dans l'eau fraîche. Raphaëlle tenta visiblement une idée salvatrice en me mettant une vue plutôt avantageuse sous le nez, mais là, je n'allais plus faire machine arrière, et c'est avec un éclat de rire pour sa tentative de rester accrochée à moi que je finis par la lâcher et disparaître sous la surface de l'eau pour m'éloigner. Il aurait fallu que je sois fou pour rester là sans bouger après ce que je venais de lui faire.

J'eus le droit à une superbe gerbe d'eau et à des insultes avec le sourire de la demoiselle. Mon sourire un peu fiérot ne lâchait pas mes lèvres. Non mais alors si moi je n'étais pas content de ma connerie... J'avais de l'eau jusque la lèvre inférieure en tendant la tête vers le haut, et je finis par disparaître de nouveau sous la surface pour me rapprocher un peu de Raph' sans m'exposer non plus de trop près à elle. Sait-on jamais que l'idée de me couler à pic ou de me noyer lui vienne, parce que bon, accessoirement, je me méfiais assez de ses ressources en tous genres à cette fille ! Et je faisais bien, parce que la réponse qu'elle donna à ma question pouvait me laisser quelques doutes sur le fait qu'elle me laisse m'en sortir si facilement. Et en effet, elle se mit à ma poursuite. Sauf que je n'avais pas vraiment de chances de la battre, elle nageait plutôt très bien visiblement, et moi, même si je ne me noyais pas, j'étais un peu pataud dans l'eau. Je n'étais pas un grand nageur, surtout qu'avec les séquelles du braquage le crawl et mon épaule ça faisait un peu deux quand même quoi. Raph' finit donc par me rattraper et s'agripper à mes épaules, son corps plaqué contre le mien, et avant que je n'ai eu le temps de dire ouf, elle s'était hissée sur mes épaules.

J'eus un nouveau rire avant d'attraper ses deux chevilles, chacune sur un côté de mon torse, et je me préparais plus ou moins à lui apprendre à voler dans l'eau – c'est un paradoxe ça, voler dans l'eau – lorsqu'elle se lâcha en arrière et... Me fit littéralement tomber. Dans un premier temps, mon dos plia, et je ne pus retenir un grognement de surprise – je n'aimais pas me laisser surprendre, c'était un héritage de mes douces années parisiennes – avant que ne mes pieds ne se dérobent, que je lâche ses chevilles et que je ne parte réellement à la renverse. Et ma tronche dans l'eau ! Sans fermer la bouche, sinon c'est moins drôle. J'avais donc bu la tasse, plus ou moins, et cette idée était quand même peu ragoutante. Non mais parce que voilà quoi..! Lorsque je refis surface, si mes yeux ne lançaient pas d'éclairs, il était clair que j'étais piqué au vif par ce qui venait de m'arriver, puisque je me détournais de la miss pour expulser l'eau que j'avais dans la bouche. J'eus un ricanement un peu sec avant de la regarder dans les yeux. La réponse ne tarda pas.

« Elle a un goût de poisson ! »

Classe, je trouve. Mais avec le corps parfait qui était collé contre le mien, je ne réfléchissais plus trop dans la finesse. Mes mains avaient trouvé leur place entre le creux des reins de Raphaëlle et ses fesses, et mon regard bleu ne lâchait pas le sien. Puis la demoiselle se décida à jouer avec mes nerfs, et mon sourire de chat refit surface. Vraiment, ce que j'aimais le plus avec elle, c'est qu'on était généralement sur la même longueur d'onde, surtout pour certaines choses, et c'était un véritable régal pour moi. Sans compter qu'elle savait très bien comment taquiner mes envies. La preuve avec cette voix qu'elle prit. Mes doigts passèrent avec habilité le long de son débardeur, tandis que ma voix était légèrement suave lorsque je lui répondis.

« On va arranger ça, ne t'en fais pas... »

Et si tôt dit, si tôt fait, puisque je la débarrassais de son débardeur d'un seul mouvement, l'envoyer voler vers la rive d'un coup de poignet un peu violent. Mais l'atterrissage fut totalement maîtrisé sur les rochers. Même pas de poussière ! Petit sourire satisfait sur le coin de mes lèvres avant de me ré-intéresser à Raphaëlle, sur laquelle je posais un regard plein d'envie. Pourquoi lui faire croire que j'avais voulu la faire venir pour autre chose ? De toute façon, on ne se voyait que pour ça, alors elle savait d'avance que je ne lui avais pas demandé de venir pour la regarder dans le blanc des yeux. Et visiblement, elle avait été intéressée par la proposition à peine masquée, puisqu'elle était venue. Une de mes mains glissa à l'arrière de son short tandis que l'autre glissait le long de son dos. Le contact de sa peau contre la mienne était différent avec l'eau, mais pas désagréable, bien au contraire. Ça pimenterait au moins le jeu. Je crois pouvoir dire sans mentir que le suite ne regarde plus que nous, vous en savez déjà bien assez long à mon goût. En tous cas, mon envie de jeu avait été au moins en partie rassasiée et nous étions finalement de nouveau au soleil, sur ce rocher, à prendre le soleil et la chaleur en tenue légère – mais au moins suffisante pour ne pas choquer la décence, sait-on jamais qu'une colonie de gamins débarque à l'improviste – et c'était agréable. Tellement agréable que lorsque le tout premier bruit retentit, je me contentais de relever la tête avec un peu d'étonnement. Ce n'était pas possible, j'avais rêvé. Puis le deuxième bruit, le même, et cette fois, je me redressais avec une certaine vivacité.

« On devrait y aller. Viens ! »

J'avais parfois des réflexes rapides, et là en l'occurrence même si c'était éventuellement une réaction excessive – c'était une réaction excessive, c'était sûr – et bien je préférais m'expliquer après coup que de rester comme ça sur place. Je tendis la main à Raphaëlle, mon regard bleu rieur changé. Mes yeux étaient glacés. Je me sentais trop à découvert, dans cette clairière. C'était bête, c'était fou, c'était ridicule... Mais c'était comme ça.


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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Lun 23 Juin - 12:08



"La Chasse Sauvage"

Raphaëlle


Ils étaient à présent tous deux dans l'eau, même si pour Raphaëlle ce n'était pas du tout volontairement qu'elle s'était retrouvée là. Et donc elle comptait bien prendre sa petite revanche, c'était quand même plus drôle si elle répondait aux bêtises d'Alex ! La jeune femme avait donc eu l'ingénieuse idée de le poursuivre à la nage avant de lui grimper dessus. Elle sentit bien vite les mains du parisien agripper ses chevilles et sachant très bine ce qu'il allait faire, elle ne tarda pas à se jeter en arrière afin de le couler avec elle. De toute façon elle était entièrement mouillée, alors un peu plus ou un peu moins... Et en agissant ainsi elle avait des chances de lui faire boire la tasse, elle le prenait pas surprise quand même. Quand Raph remonta à la surface, elle aperçut le regard d'Alex et cela la fit rire, le pauvre petit chouchou avait bu la tasse et il n'avait pas l'air d'apprécier de s'être fait avoir de la sorte. Comme s'il n'y avait que lui qui pouvait avoir 15 ans ?! D'ailleurs elle n'hésita pas non plus à lui demander comment il trouvait l'eau et sa réponse la fit rire de plus belle. Heureusement, elle savait exactement comment faire pour qu'il ne lui en veuille pas trop longtemps, et oui certains hommes avaient une fierté bien plus grosse qu'eux, elle s'était donc collée contre le blond pour qu'il ne râle pas trop. Et même si la réponse avait été un peu sèche, elle sentait très bien qu'il ne lui en voulait plus tant que ça.

Les mains d'Alex trouvèrent leur chemin, tout comme celles de Raph avait très vite trouvé le leur. Elle commençait à connaitre le jeune homme, vraiment bien, et savait donc comment le titiller un peu, surtout que là c'était le bon moment pour passer aux choses un peu plus sérieuses. Ils étaient collés l'un contre l'autre, trempés et dans un endroit qui annonçait aucune visite. Au pire d'ailleurs Raph se foutait un peu de savoir si quelqu'un allait venir ou non, elle aimait ce genre de risque. D'ailleurs elle allait peut être proposer quelque chose d'un peu plus excitant pour leur prochaine rencontre. Mais ils n'en étaient pas encore là et donc elle joua avec les nerfs d'Alex avec sa voix de petite fille un peu, bon d'accord, carrément, chaudasse. Il lui répondit du tac au tac que cela allait être bien vite arrangé. Raphaëlle se retrouva donc en haut de maillot de bain et elle suivit des yeux le vol de son débardeur avant de reposer son regard bleu sur le jeune homme. Les mains d'Alex parcouraient sa peau et Raph fit de même, elle savait très bien avoir les mains baladeuses et les lèvres également, c'était un véritable jeu, un jeu dont elle connaissait les règles par coeur et un partenaire qu'elle commençait à très bien cerner. Ils se connaissaient tellement bine maintenant que pour la suite il vaut mieux passer.

Raphaëlle était allongée sur le rocher, en maillot de bain, l'attache du haut défaite, il n'était pas question d'avoir une marque de bronzage pourrie. Installée là, elle sentait la chaleur sur sa peau humide, avec cette chaleur c'était tellement agréable de rester là à ne rien faire. Et ils ne firent strictement rien à part profiter du soleil jusqu'à ce qu'un bruit retentisse, la blonde releva la tête en inspectant un peu les lieux. Ils se trouvaient en plein milieu de la forêt et l'après midi touchait presque à sa fin, ce n'était surement pas inquiétant. Sauf qu'il y eut un second bruit, identique. D'accord là c'était abusé ! Ils ne pouvaient pas aller ailleurs, et puis c'était pas le moment d'abord... Raph était sur cette pensée lorsqu'elle entendit la voix d'Alex. Elle tourna la tête vers lui et vit son regard changé. D'accord il avait connu des trucs pas sympas sur Paris apparemment, mais de là à réagir de la sorte... Sans un mot la jeune femme récupéra ses affaires à coté d'elle, enfila ses baskets en vitesse et attrapa la main que lui tendait le parisien. Avant de prendre le chemin de retour, Raph tira Alex à elle, elle releva ses lunettes afin qu'il voit son regard. Il avait l'air plutôt inquiet...


"Alex... Détend toi ! C'est surement rien, de toute façon si on fait du bruit, ils vont voir qu'on est là et ça va aller... Tu pourrais pas de balader en pleine campagne en période de chasse toi !"

La dernière phrase avait été dite avec un immense sourire et avant de reprendre la marche elle l'embrassa. La jeune femme avait comprit bien vite qu'Alex n'allait pas se détendre tant qu'ils ne seraient pas en dehors de la forêt, en même temps entendre des détonations alors que la période de chasse était terminée depuis longtemps ça pouvait être inquiétant, mais ça arrivait que certains chasseurs soient appelés pour des nuisibles un peu trop présents... Raphaëlle se mit donc à chantonner, assez fort pour être bien entendue, mais pas assez pour ne plus rien entendre non plus. Elle suivait plutôt Alex qui connaissait le chemin pour rentrer, mais c'était dans la bonne humeur qu'elle avançait, ce n'était pas la peine d'en faire un plat si ?! Ah bah peut être que si, parce que malgré le fait qu'elle chantonne, ils purent tous deux entendre une balle siffler sur leur droite et s'ils l'entendaient siffler c'était bien parce qu'elle était passée proche, très proche, trop proche. Raph sentit son coeur s'accélérer et elle cria, elle injuria les gars qui tenait les fusils et s'arrêta net, les yeux scrutant les arbres avec attention.


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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Lun 23 Juin - 12:53




« La Chasse Sauvage »

The Mortal Instruments ; La Cité des Âmes Perdues ҩ Chapitre 10
Jace regardait le ciel. Immobile près de lui, Clary se demandait ce qu'ils attendaient. Et soudain, elle perçut un bruit semblable au rugissement de l'eau s'écoulant d'un lointain barrage. Le ciel s'assombrit, traversé de formes vagues. Elle avait du mal à les distinguer à travers les nuages, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'hommes aux cheveux longs montés sur des chevaux aux sabots rouges comme le sang. Le bruit des cors de chasse résonna dans la nuit et les étoiles frémirent tandis que les cavaliers disparaissaient derrière la lune.
– Qu'est-ce que c'était ? souffla Clary
– La Chasse Sauvage, répondit Jace d'une voix lointaine et rêveuse.


Pour l'instant ce n'était que du jeu, et j'avais le goût du jeu. J'avais certes pu être correctement vexé par le fait d'avoir bu la tasse, mais au final la demoiselle savait à la perfection comme se faire pardonner, et c'était agréable comme tout comme idée. De toute façon, on se connaissait suffisamment sur certains points pour savoir que le jeu en valait la chandelle, et la demoiselle avait carrément bien pu cerner à quel point elle pouvait me faire chauffer avec peu de choses. Une voix sexy, une position explicite, l'étincelle d'une idée... Puis voilà, j'étais parti, surtout avec cette humeur que j'avais depuis le matin. Je ne m'étais pas fait prier pour que mes mains trouvent la route de la peau parfaite de la miss avec laquelle je batifolais, de même je n'avais pas tardé à la dévêtir et elle avait elle aussi trouvé le parfait moyen de m'occuper jusqu'à ce que je puisse couper la scène, là, comme ça. Paf ! Revenons donc aux choses sérieuses, pendant que nous étions occupés de nous prélasser au soleil. On allait prendre des couleurs à nous la jouer chatons sur la table de la terrasse, mais, ma foi, c'était bien trop agréable pour que l'on puisse s'en priver. Dans le calme et la décontraction, jusqu'à ce que deux bruits successifs et s'approchant ne me sortent de mon calme. Et sans que ça soit à proprement parler la panique, la méfiance avait pris le dessus, et je ne me battais pas franchement contre cette réaction forte et sûrement démesurée. J'avais demandé à Raphaëlle de me suivre. Je ne voulais pas traîner là, c'était trop dangereux.

La demoiselle se prépara au départ, et finalement pris ma main pour m'attirer à elle. Visiblement, elle ne semblait pas du tout s'inquiéter, alors que moi j'avais juste envie de dégager. Elle ne pouvait pas comprendre que mon passé faisait que je n'avais pas vraiment envie de traîner entre des coups de fusil hors période de chasse ? J'étais généralement fier et tête brûlée, mais il y a des moments comme ceux-là où je préfère généralement faire machine arrière afin de ne pas prendre de risque. J'avais suffisamment donné. J'écoutais pourtant ce que la demoiselle avait à dire. J'étouffais un grognement, et je n'étais pas moins nerveux pour autant. Je la laissais juste m'embrasser, sans lui rendre ce baiser. Je ne sais pas trop comment elle pourrait me cataloguer par la suite, mais soit, moi je sauvais ma peau. Je ne me fis pas trop prier pour me mettre en route, suivant le sentier à peine visible pour quitter le cœur de la forêt et rejoindre le chemin principal. Je me décidais quand même à répondre quant à ma nervosité.

« Il y a un peu plus d'un an, j'ai vu deux balles trouer la peau de mon meilleur ami, ici même. La chasse est fermée en ce moment, et ça je le sais, et surtout il n'y a pas de chasse dans ce coin de la forêt, normalement. Et j'ai définitivement pas envie qu'on décore ma peau de petits trous qui m’enverront à la morgue. »

Clair, net, précis et... Totalement froid. L'instinct parlait, cette fois, et ma main ne lâchait pas celle de Raphaëlle, tandis que j'avançais et que je la laissais chantonner. Au moins, on était repérés, là. Mon cœur rata un battement lorsqu'une balle siffla près de nous. Je m'arrêtai sur le champ, tandis que Raph' criait. Là, on était carrément repérés. Je m'avançais vers elle, m'approchant tout près, mon regard glacé et relativement mauvais parcourant les arbres autour de nous, à la recherche d'une vue, d'un visage, de quelque chose. Mais il n'y avait rien, et je voulais commencer par éviter que la demoiselle qui m'accompagnait ne se mette à paniquer. Je passais ma main libre sur son visage, pour essayer de l'apaiser. Sauf que j'étais moi-même victime de la plus extrême des tensions qui soit.

« Si je croise l'espèce d'abruti qui s'amuse à nous tirer dessus, je crois qu'il est mort ! »

C'était une froideur meurtrière qui parlait pour moi. Je tournai la tête, cherchant par où sortir, parce qu'il était clair qu'on avait affaire à un chasseur sourd tirant à l'aveugle. Puis il y eut l'éclat du canon d'une arme, derrière moi, tandis que le soleil effleurait l'acier. Nous étions pointés, et je doutais qu'on s'en sortirait correctement. Pour braquer deux êtres humains, il fallait déjà y aller. Je n'aimais pas du tout cette idée. Un mauvais pressentiment monta en moi. Je me tournais vers Raphaëlle, l'éclat de mes yeux altéré par le feu de sentiments qui me traversait.

« Cours ! »

Mais la détonation éclata dans mes oreilles presque en même temps qu'une douleur semblait m'arracher l'épaule, depuis l'arrière jusque l'avant, à droite, m'arrachant juste un gémissement sourd alors que l'impulsion m'envoyait de l'avant. La douleur était intolérable. Un rictus de douleur figea mes lèvres. L'instant avait été rapide. Je n'avais plus d'air. Je titubai légèrement vers la gauche. Rien ne me retint. Pas un arbre, pas une main. La douleur ensevelissait tout. Mes genoux touchèrent le sol, ma vision se brouilla. L'air me manquait. Comment ça avait pu nous arriver ? Cette Chasse Sauvage, c'était la Chasse à l'Homme.


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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Mar 1 Juil - 23:30



"La Chasse Sauvage"

Raphaëlle


Les détonations avaient vraiment coupé l'après midi tranquille que Raph et Alex venaient de passer. La jeune femme avait été surprise, sans pour autant penser au pire, ce qui n'était pas le cas du parisien qui voulait sortir de là le plus vite possible. La belge prit quand même le temps d'enfiler ses baskets, pas la peine de crapahuter dans la forêt à pieds nus, ce serait l'occasion de se blesser vraiment. Une fois chaussée, elle prit la main d'Alex et avant de prendre le chemin du retour elle le rassura, non mais elle avait vécu avec des gens qui chassaient de temps en temps et pas toujours non plus en période de chasse... Alors elle ne s'en faisait pas trop pour ce qu'il se passait, d'accord ils faisaient bien de quitter les lieux, mais ce n'était surement rien. Elle lui fit donc part de son sentiment, plaisantant même, mais cela ne semblait pas marcher du tout puisqu'elle se retrouva avec un bloc de granit quand elle l'embrassa. Il s'en faisait vraiment dis donc ! Du coup Raph lui emboîta le pas et alors qu'elle allait se mettre à chantonner, oui parce que chanter c'était pas son truc, elle ne gérait pas très bien sa voix, Alex lui expliqua les raisons de cette nervosité qui l'habitait. Raphaëlle resta à l'observait un moment, elle savait qu'il n'y avait pas eu qu'à Paris qu'il avait souffert, mais elle ne comprenait pas s'il lui parlait d'ici Etretat ou d'ici dans cette forêt... Elle ne le coupa pas pour autant et acquiesça. D'accord, il était vraiment inquiet. Elle se mit donc à chantonner histoire de se faire repérer.

Ils avancèrent donc un moment, Raph avait dans une main ses vêtements et sa pochette et dans l'autre la main d'Alex. Elle ne connaissait pas le chemin et était donc un peu en retrait par rapport à lui, cela ne l'empêcha pourtant pas d'entendre le sifflement de la balle passer près d'eux. Elle ne put retenir les injures qui lui passaient par la tête. Il fallait être drôlement marteau pour avoir l'idée de tirer dans la direction de voix. Avec tout ça, elle manqua de rentrer dans le parisien qui venait de s'arrêter, il scruta tout comme elle les alentours, mais il n'y avait aucune preuve de vie et c'était surement ce qu'il y avait de plus inquiétant. Alex se tourna vers elle et elle leva les yeux pour croiser son regard glacial. Là il faisait presque peur avec son air plutôt dur, son regard de glace et la tension qui émanait de lui, pourtant il eut un geste assez doux. Cela ne trompa pas Raph, elle serra un instant la main du jeune homme qu'elle tenait depuis leur départ de la cascade et détourna le regard vers un bout de forêt
.

"Il sera même doublement mort !"

Non mais elle commençait à vraiment avoir peur et elle n'avait aucune envie de se retrouver avec un trou à la place du coeur. Tous deux scrutèrent encore un instant la forêt et c'est au moment ou elle pensa voir quelque chose qu'Alex lui ordonna de courir. Juste le temps de lever les yeux sur son visage et il était trop tard. C'était assez difficile à décrire, Raphaëlle venait de lever les yeux vers le jeune homme et il y eut une détonation et presque instantanément après elle avait du sang sur son maillot de bain et sur son ventre, une douleur vive lui fit lâcher la main d'Alex afin de la porter à la base de son cou. C'est la main tremblante qu'elle sentit quelque chose de dur et chaud sous ses doigts et que cette chose tomba. Quand elle baissa la tête pour voir de quoi il s'agissait elle vit la balle, enfin si elle pouvait appeler ça comme ça. Sa main était poisseuse, pleine de sang et le seul réflexe qu'elle eut fut de regarder le sang sur ses doigts. Sa respiration était devenue difficile par le choc et il lui fallut une longue seconde avant d'oxygéner correctement son cerveau. Ses yeux bleus se posèrent sur un Alex à genou, du sang s'écoulant d'une plaie. Tout en appliquant son débardeur sur sa propre blessure en appuyant le plus fort possible, Raph s'agenouilla face au jeune homme, les dents serrées car le moindre effort la faisait souffrir.

"Alex... Regarde moi... OK, euh... Faut un point de compression sinon tu vas te vider de ton sang... Tu vas réussir à faire pression le temps que j'appelle les secours ?!"

La demoiselle n'avait pas conscience de la gravité de la blessure du parisien, elle ne voyait que la plaie au niveau de la poitrine du jeune homme et pas celle qu'il avait dans le dos. Ce n'est que lorsqu'elle récupéra son petit sac pour prendre son portable qu'elle remarqua que quelque chose clochait, mais elle ne savait pas dire quoi. Fallait pas lui en vouloir, déjà le fait de se faire tirer dessus était bizarre et effrayant alors se rendre compte que la balle avait d'abord traversé le corps d'Alex avant de se planter dans son cou c'était un peu au dessus de ses capacités de réflexion à ce moment là. Fébrilement elle sortit son téléphone et composa le numéro des secours, pourvu qu'ils fassent vite, même dans cette forêt !


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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Mer 2 Juil - 22:17




« La Chasse Sauvage »

The Mortal Instruments ; La Cité des Âmes Perdues ҩ Chapitre 10
Jace regardait le ciel. Immobile près de lui, Clary se demandait ce qu'ils attendaient. Et soudain, elle perçut un bruit semblable au rugissement de l'eau s'écoulant d'un lointain barrage. Le ciel s'assombrit, traversé de formes vagues. Elle avait du mal à les distinguer à travers les nuages, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'hommes aux cheveux longs montés sur des chevaux aux sabots rouges comme le sang. Le bruit des cors de chasse résonna dans la nuit et les étoiles frémirent tandis que les cavaliers disparaissaient derrière la lune.
– Qu'est-ce que c'était ? souffla Clary
– La Chasse Sauvage, répondit Jace d'une voix lointaine et rêveuse.


Je détestais cette peur froide qui avait pris le dessus, et pourtant, je ne pouvais rationnellement pas l'oublier. J'avais souvent eu tendance à être fonce dedans et très suicidaire sur les bords, mais là, il y avait l'instinct de survie – normalement pas si poussé que ça – qui s'était mis en marche, et peut-être que le fait de ne pas être seul, ou d'avoir déjà vu le genre de dégâts qui pouvait nous attendre, m'avait fait réfléchir autrement que pour me jeter la tête la première dans la gueule du loup, comme je le faisais habituellement. Et puis merde, la journée avait beaucoup trop bien commencé pour finir comme ça... J'avais donc entraîné Raphaëlle dans mon sillage, incapable de mettre mes émotions en veilleuse, ne serait-ce qu'en apparence. Elle avait pu tout voir : panique à l'idée de finir troué, colère froide et meurtrière pour l'imbécile qui s'amusait à tirer partout autour de nous, et surtout de plus en plus près, allant jusqu'à faire sursauter Raph' et me faire avoir un arrêt. Je donnais sûrement une impression de méchanceté pure, comme retourné cinq ans plus tôt à Paris, mais j'eus néanmoins un geste très doux et se voulant rassurant pour Raphaëlle. Ce n'était pas après elle que j'en avais, et visiblement, maintenant que ça nous sifflait au nez, elle non plus n'était plus très rassurée. Alors je veillais, me fiant à mes sens plutôt parfaitement aiguisés.

J'eus d'ailleurs une belle vitesse de réaction, en lui criant de courir, dès que j'avais observé le rayonnement d'un canon ou autre chose du même genre. Sauf qu'il ne fallait pas croire, nous n'étions pas plus rapides qu'un tir à l'arme à feu, alors on n'avait pas pu y échapper, clairement, et j'avais été un rempart entre la demoiselle et la balle de part ma position. Je ne peux même pas vous décrire la douleur qui m'a traversée de part en part, ni même les sensations, pourtant nettes lorsque je les ressentais. C'était inqualifiable et intolérable. Ça altérait tout le reste. J'avais l'impression d'avoir implosé, et je sentais le sang couler le long de ma peau, tiède sur mon corps bouillant. Le sang bourdonnait à mes oreilles, mon souffle était court, irrégulier, laborieux et mon cerveau tournait dans le vide. Pour le moment, j'avais juste extrêmement mal, et ça éclipsait tout le reste, y compris l'instinct de survie. Le tireur avait soit filé, soit attendait le moment propice pour nous achever. J'espérais plutôt la première option, parce que là, à genoux, je me sentais bien incapable de faire un mouvement alors que la douleur ensevelissait tout. Je me sentais comme un pantin, mon bras droit ballant, refusant de m'obéir pour le moindre minuscule mouvement. Lorsque Raph' apparut dans mon champ et que j'entendis sa voix, je secouai la tête, étourdi, avant de la regarder dans les yeux, le souffle court, le regard incertain. Ça tournait vraiment au ralenti, là haut.

« Ça va aller... »

Ma voix était rauque, inhabituelle, foncièrement altérée par la lutte que je faisais pour ne pas laisser la douleur prendre le dessus. Il était hors de question, quelque soit la douleur ou la quantité de sang que je perdais pour le moment, que je me roule en boule dans un coin en geignant sur mon sort. J'étais bien trop fier et warrior pour ça. Et puis tant que je serais vivant je ne serais pas mort, aussi. Ça vous donne peut-être une idée de mon état d'esprit, enfin, même si là je rendais un peu les armes quand même. J'avais au moins perdu de ma superbe, pour l'occasion, et je crois bien que personne ne pourrait m'en vouloir. Pendant que Raphaëlle attrapait son sac, je me tirais tant bien que mal – et en étouffant jurons et gémissements – vers un arbre auquel m'adosser, ce que je fis, appuyant ma tête contre le tronc et plaquant la main gauche contre l'impacte devant moi. Ça n'empêchait pas vraiment le sang de s'écouler, mais le débit ralentissait, et il n'y avait qu'un fin filet qui passait entre mes doigts serrés. Pourtant, dans mon dos, ça coulait toujours autant, et même si j'allais mettre un moment avant de finir exsangue, là ce n'était déjà pas franchement la forme... Je devais être blanc comme un linge, en prime. J'avais envie de fermer les yeux, mais d'un autre côté je sentais que c'était une très mauvaise idée. Mais presque irrésistible... Parce que, si je sombrais, je ne sentirais plus la douleur qui me tordait, même si je le montrais le moins possible. Mais si je sombrais, est-ce que j'ouvrirais de nouveau les yeux ? L'idée était un peu paniquante quand même, vous ne trouvez pas ? Je ne voulais pas mourir ! Mais si ça continuait, j'allais me vider de mon sang par le dos, et là au revoir le parisien ! Donc il allait me falloir une idée géniale très vite, ou alors j'y resterais avant même que les secours n'arrivent. Et là, l'idée géniale me sautait aux yeux. Raphaëlle ! Et tant pis si elle était au téléphone, je tenais un peu à ma peau.

« Raph'... » Ma voix était rauque, avec un quelque chose d'incertain, presque de brisé, un soupçon implorante. Je levais le regard jusqu'à elle, blessée aussi, même s'il n'y avait pas l'air que la balle soit passée à travers. Ça me rassurait un peu. « Je... J'ai besoin de ton aide. » Je marquai une pause, relâchant une seconde la pression sur mon épaule, car mon bras gauche s'engourdissait. Je repris rapidement l'appui, même si je sentais que je fatiguais sévèrement. À ce rythme-là, j'allais vraiment partir sans pouvoir lutter. « Mon épaule... C'est passé à travers... Complètement... » Je bredouillai, un peu confus quand même.

La situation me retournait pour le coup, je n'étais pas tout à fait bien, et le sang s'écoulant à flots réguliers ne m'aidait pas à rester opérationnel. Je basculais légèrement la tête en arrière, respirant aussi calmement que possible, et ce n'était pas une mince affaire. J'étais une boule de nerfs, en réalité, et j'avais toujours les nerfs à fleur de peau. Là, il y avait eu la peur et l'adrénaline, alors pour respirer dans le calme, c'était presque mission pas possible. Mais je m'y employais tant bien que mal. J'avalai aussi péniblement ma salive, avant de regarder de nouveau la jeune femme, que j'avais attiré avec moi dans cette sale galère. Bon, pas volontairement du tout j'ai envie de vous dire mais bon, quand même ! Si je n'avais pas voulu la faire venir à la cascade il n'y aurait rien eu. Bon, avec des si on referait le monde, et si jamais ça avait été des gosses à notre place ? Ça refroidissait quand même. Je laissais échapper un grognement lorsqu'un afflux de douleur se fit sentir. J'étais totalement sonné avec cette douleur qui irradiait dans tout mon corps depuis cette épaule. Ma main gauche se desserra de mon épaule, tandis que ma tête dodelina très légèrement, pendant que mes yeux se fermèrent légèrement. La lutte pour la survie allait commencer.


Alexandre ҩ Raphaëlle

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Dans les veines du sang d'apache, comme si
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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Mer 2 Juil - 23:46



"La Chasse Sauvage"

Raphaëlle


Le film d'horreur avait débuté, Raph se retrouvait percée à la base du cou et Alex n'était pas mieux. La jeune femme eut un certain temps de réaction, il fallait dire que c'était quand même un choc de se retrouver avec un trou dans le corps à cause d'un abruti de première qui s'amusait avec son fusil comme s'il s'agissait d'un jouet pour enfant. Elle n'avait aucune idée de l'état dans lequel elle se trouvait, elle avait simplement senti un morceau de métal dans sa chaire sans pouvoir dire si c'était profond ou non. Et puis Alex avait l'ait en bien pire état qu'elle, il avait atterri à genoux et il avait une sacrée plaie au niveau de l'épaule droite. Un plaie dont pas mal de sang commençait à s'écouler. Par chance Raphaëlle ne faisait pas partie de ses filles s'effondrant à la vue du sang ou paniquant parce qu'elle n'a aucune idée de comment réagir. Les circuits l'avaient habituée à gérer le stress sur pareille situation, même si cette fois ci ce n'était pas une fracture ouverte due à une vitesse trop importante et un mauvais freinage, il était question d'un malade mental qui les avait canardés. La première chose qu'elle fit donc fut de compresser sa propre blessure une fois le choc à peu près passé, elle s'installa ensuite en face du parisien et un peu tremblante et toujours aussi peu sure sur la réalité des événements. Les conseils qu'elle lui donna étaient un peu désordonné mais il lui affirma que ça irait et elle le vit appliquer sa main sur le trou dans le bas de son épaule. Il avait l'air vraiment mal, il devait souffrir le martyre, non pas qu'elle le connaisse dans ce genre de situation, mais elle voyait la tension dans ses traits, sa voix avait également changé et elle avait l'impression qu'il perdait ses forces à vu d'oeil.

La main tremblante et les dents serrées Raph récupéra son sac et en sortit son téléphone, elle composa le numéro des urgences et attendit impatiemment qu'on lui réponde. Elle remarqua qu'Alex allait s'appuyer à un arbre et failli lui dire de rester tranquille et de ne pas bouger, mais s'il sentait le besoin de s'appuyer quelque part elle n'allait pas l'en empêcher. Enfin on décrocha et avec quelques mots bien choisis elle expliqua la situation, ils se trouvaient dans la forêt près d'Etretat, il y avait deux blessés, dont un grave et tout cela était du à un fou qui se baladait avec une arme à la main. Elle était sur le point de décrire leurs blessures lorsque la voix d'Alex résonna, comme un supplique. Inquiète Raphaëlle se tourna vers lui et elle le retrouva à moitié comateux, livide et surement sur le point de vraiment tomber dans les pommes. Elle le rejoignit tout en expliquant rapidement la situation et en donnant approximativement leur localisation GPS, elle pouvait quand même donner les coordonnées de la cascade et leur indiquer qu'ils se trouvaient entre ce point et l'académie, de toute façon elle ne pouvait pas être plus précise. Pendant ses explications elle s'était glissée à coté du jeune homme et suivit ce qu'il lui disait. Quand elle raccrocha, elle balança son téléphone un peu plus loin et attrapa et son short et le t-shirt d'Alex qui traînaient sur le sol, elle les secoua afin d'enlever le plus de saletés possible et se plaça derrière Alex. Elle s'adossa à l'arbre et se retrouva avec un Alex pantelant entre les jambes. Pendant un quart de seconde elle réfléchit à la manière d'agir et opta pour la simplicité, lâcher son propre point de compression pour aider le parisien. Jusque là elle n'avait pas compris que le jeune homme se trouvait dans une situation critique, mais en voyant la blessure dans son dos additionnée à celle de devant, il avait du perdre déjà pas mal de sang. Raphaëlle n'hésita pas à le prendre dans ses bras, appuyant la blessure de son dos sur sa poitrine ou elle avait placée son t-shirt et avec son bras gauche elle appuyait sur la plaie de devant, baignant son short de son sang. Avec le poids du corps du blond elle n'avait pas à maintenir un pression sur son dos, cela serait fait naturellement. Maintenant le plus important était de le garder éveiller et cela serait surement le plus difficile. Là elle avait la tête juste dans le creux de la nuque d'Alex et elle pouvait sentir les mouvements de sa cage thoracique à chaque respiration et tant qu'il respirait c'était bon signe. En tout cas elle pouvait sentir son propre sang couler le long de son cou, jusque sur son maillot de bain et terminer sa course le long de son ventre avant de rejoindre le sol.


"On pourra dire qu'on a partager notre sang... Si on était dans je sais pas quelle tribut d'Afrique ça voudrait peut être dire qu'on est lié maintenant..."

Bien piètre tentative d'humour, surtout qu'Alex ne semblait pas vraiment capable de comprendre tout ce qu'elle disait, mais elle voulait vraiment le garder éveiller et elle n'était pas certaine qu'il serait capable de parler, enfin pas longtemps en tout cas. Seulement elle allait devoir trouver quelque chose si elle ne voulait pas le perdre et ça ce n'était même pas envisageable. Non pas qu'elle ait besoin de lui, mais elle avait appris à l'apprécier et ils avaient toujours eu de bons moments et même s'il avait des airs de grands méchants, Raph' sentait que c'était quelqu'un de bien, de droit qui respecte ses convictions et elle n'avait aucune raison de le voir mort, bien au contraire. Du coup pour le garder bien réveiller elle lui tapota doucement le haut du torse tout en parlant.

"Bon Alex, là faut que tu tiennes bon ! J'ai pas envie de jouer à l'amoureuse qui perd son petit ami dans un accident à la con à cause d'un abruti ! Pas que je sois amoureuse ou qu'on soit ensemble... D'accord mauvaise image, mais faut que tu reste réveillé ! Les secours savent ou nous chercher."

Les films d'amour comme référence c'était bien bof mais bon elle avait une excuse quand même. Elle tenait un homme qui comptait pour elle et elle se vidait doucement mais surement de son sang alors franchement elle avait le droit de divaguer un peu. Et puis c'était quand même le deuxième homme qu'elle sauvait depuis qu'elle était sur Etretat, il était peut être temps de se convertir en tant qu'ange gardien des hommes de la région... Au moins elle n'était jamais totalement impuissante et c'était un peu un soulagement parce qu'elle imaginait un peu Alex seul avec une petite jeune pas sure d'elle et qui n'y connaissait rien en premier secours... Il serait surement agonisant avec une fille en pleurs ou pire évanouie... Là au moins elle pouvait le soutenir, l'aider un minimum pour tenir jusqu'à l'arrivée des secours. D'ailleurs Raph trouvait le temps long, elle faisait tout son possible pour garder une pression constante sur le morceau de tissu devenu écarlate devant le torse d'Alex et en même temps le garder éveiller. Elle sentait ses forces l'abandonner petit à petit et il fallait dire que la fatigue accumulée avec sa course à pied, la cascade et là la frayeur qu'elle avait eu, c'était assez difficile à gérer. Elle parlait, d'à peu près tout ce qui lui passait par la tête et quand elle n'avait plus de réponses de la part du parisien elle n'hésitait pas à le secouer un peu. A les voir ainsi installés, le sang en moins bien sur, on aura pu aisément imaginer un couple d'amoureux profitant d'une trouée dans les arbres pour se câliner tendrement au soleil, la blonde taquinant gentiment le blond tout en racontant des anecdotes sur sa vie, comme sa moto, le mannequinat, les vacances dans les îles ou sa famille.

C'est le bruit d'un hélicoptère qui la fit sortir de ses pensées devenues toutes mélangées. Raphaëlle leva les yeux et après quelques instants elle aperçut enfin l'engin. En quelques secondes un homme descendit et s'approcha d'eux. Elle était bien entendu la plus consciente des deux et donc expliqua l'évolution de la situation et la gravité du cas d'Alex. Le sauveteur ne chercha pas vraiment et il prépara le jeune homme pour une montée en nacelle jusque l'hélicoptère, à bord il y avait un médecin qui serait capable de l'aider comme il se doit. La jeune femme se retrouva donc seule, couverte de sang mais avec une compresse contre sa blessure et une couverture de survie car malgré la chaleur environnante, la perte de sang refroidissait tout son corps et il avait du mal à garder une température correcte. Après quelques minutes ce fut son tour d'être montée dans la nacelle et elle n'apprécia pas vraiment le voyage, des nausées la prirent et elle pria pour ne pas être malade là, sinon il y avait des chances qu'elle se noie dans son vomi ou alors qu'elle passe par dessus la nacelle. Une fois dans l'hélicoptère on l'installa à un siège et quelqu'un vint s'occuper de sa plaie, ça allait mériter des points de sutures tout ça et pour Alex ça serait surement la table d'opération. Elle se trouvait assise face au jeune homme et voyait le médecin s'afférait sur lui, incapable de comprendre ce qu'il faisait.



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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Dim 20 Juil - 10:16




« La Chasse Sauvage »

The Mortal Instruments ; La Cité des Âmes Perdues ҩ Chapitre 10
Jace regardait le ciel. Immobile près de lui, Clary se demandait ce qu'ils attendaient. Et soudain, elle perçut un bruit semblable au rugissement de l'eau s'écoulant d'un lointain barrage. Le ciel s'assombrit, traversé de formes vagues. Elle avait du mal à les distinguer à travers les nuages, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'hommes aux cheveux longs montés sur des chevaux aux sabots rouges comme le sang. Le bruit des cors de chasse résonna dans la nuit et les étoiles frémirent tandis que les cavaliers disparaissaient derrière la lune.
– Qu'est-ce que c'était ? souffla Clary
– La Chasse Sauvage, répondit Jace d'une voix lointaine et rêveuse.


C'était un peu la version apocalyptique de la balade en amoureux là quand même. Cette petite journée était pourtant pleine de promesses ! J'étais de bonne humeur, il faisait bon, on avait eu la cascades pour nous seuls. Entre enfantillages et jeux d'adultes, nous avions sûrement passé un vrai bon moment. En tous cas pour moi ça en avait été un, et j'espérais que c'était un peu pareil pour Raphaëlle, quand même. Et il y avait eu ce chasseur fou, qui m'avait fait monter en pression tout de suite. Je n'avais pas peur de grand-chose, dans ma vie, mais tout ce qui était armes à feu, ça ne me rassurait pas le moins du monde. Déjà parce que j'avais toujours appréhendé de finir avec un petit trou à la place du cœur, à Paris. On avait généralement réglé nos problèmes à coups de poings ou de couteaux, mais il suffisait d'une fois face à un fusil pour que ça ne pardonne pas. Et puis je me souvenais parfaitement du bruit qu'avait émis l'épaule de Florent quand le braqueur avait tiré à travers. J'avais vu comment il avait eu du mal à s'en remettre, et pourtant, Flo' c'était un mini warrior à la base. Il ne s'était jamais plein de rien, à ma connaissance. Donc là je n'avais pas du tout envie de traîner dans les parages quand ça tirait. Surtout que ça n'aurait pas dû tirer... Et je n'avais pas trop eu tort de vouloir m'éloigner, d'ailleurs, parce que j'avais fini troué de part en part par je ne sais pas trop quoi.

Au final, je souffrais le martyr et j'étais tombé à genoux, autant sous l'impact que sous le choc. Dans ce genre de situation de crise, je n'avais pas des masses d'endurance, je l'avais déjà vu auparavant. Lors du braquage, une fois que le couteau était entré sous ma peau, je n'avais plus été capable de rien, sinon de subir tout ce qui se passait autour de moi. Ça n'était pas dans mes habitudes, normalement, mais là, avec cette épaule trouée, je n'étais pas beaucoup plus capable de réfléchir. Mon cerveau tournait à vide, et ce n'est que grâce au conseil avisé de Raph' que je me mis à presser ma blessure pour essayer d'endiguer le flot de sang. Par contre j'étais un peu lucide. Ça ne m'avancerait pas des masses puisque de l'autre côté de mon corps ça saignait aussi, mais si ça pouvait m'éviter de finir exsangue dans les dix prochaines minutes, je prenais volontiers. Je me mis néanmoins contre un arbre, à la recherche d'un peu de soutien, parce que j'allais finir par m'effondrer, sinon. Sauf que j'avais l'impression que petit à petit, mes forces m'échappaient, et je ne voulais même pas imaginer cette vraie sale mine que je devais avoir. Livide, collant de sueur, poisseux de sang... Je ne vous parle même pas du tableau que je dressais, appuyé contre mon arbre... Fini de faire le fier, là. J'appelais donc à la rescousse la jeune femme qui m'accompagnait. Je savais qu'elle aussi était blessée, mais là c'était plutôt vital pour moi... Ma voix était à mille lieues de ce qu'elle pouvait connaître de joueur, ou d'assurer, voire d'arrogant. J'avais juste besoin d'elle, j'aurais pu la supplier de venir à mon secours. De toute façon, c'était ça ou je ne sortais pas de la forêt vivant. La fierté ne me mènerait nulle part. Et puis de toute façon, je n'étais plus vraiment cohérent.

La demoiselle répondit présente et se plaça derrière moi, plaçant ainsi mon dos et ma blessure en appui contre elle. En temps normal, j'aurais protesté, car cette position me donnait un sentiment de vulnérabilité, sans que je sache trop d'où ça me venait. Sauf que là, j'étais vulnérable, et puis pas vraiment en mesure de protester. Alors je me reposais sur elle, conscient par contre de mon poids sur elle, et je ne voulais pas l'écraser, dans la mesure du possible. Elle appliqua sa main gauche sur la blessure, avec un tissu pour retenir le sang, et ma main droite se posa sur la sienne, mes doigts se refermant légèrement autour de sa main. La voix de Raph' me parvint, même si j'avais l'impression d'avoir la tête bourrée de coton. Un bruit étranglé m'échappa en guise de rire. Rire, ça m'aurait secoué le torse, et mon épaule n'aurait absolument pas aimé. Je ne m'en sentais pas vraiment capable non plus, à vrai dire. Je n'en avais aucune envie, même. Mais j'étais presque à peu près vaguement réceptif à la tentative. C'était bien de sa part, qu'elle essaye de détendre l'atmosphère. J'en avais bien besoin, là. J'allais exploser petit morceau par petit morceau. Je tournais la tête vers elle, une pâle tentative de sourire aux lèvres.

« Fallait le dire avant, que tu voulais voyager sur un autre continent... Je me serais habillé autrement... »

C'était absolument débile. Ça n'avait aucun rapport. C'était sorti tout seul. Je n'étais plus du tout étanche là. C'était dingue, comme sensation, à vrai dire. Je me sentais faible, déjà. Comme fiévreux. La dernière fois remontait à des années. J'étais plutôt endurant à la fièvre et aux maladies, normalement. J'avais traîné dans tellement de ruelles crasseuses et humides que j'avais dû m'immuniser ou un truc du genre. Avec ça, dans ma tête, c'était effet un gramme dans chaque œil. Ça partait d'un côté et ça n'arrivait pas de l'autre. Les connexions entre le neurone de droite et le neurone de gauche ne se faisaient plus trop. Bon, j'avais l'envie de rire en moins, j'avoue. J'avais la tête dans du coton, les sons étaient étouffés. Je détestais cette sensation de bourdonnement. J'avais essayé de secouer la tête une fois, et le mouvement trop vif avait fait tanguer le sol autour de moi. Je m'étais cramponné à Raphaëlle. Je détestais cette sensation de vulnérabilité. Mais je devais bien avouer que j'avais besoin d'elle. Parfois, des décharges plus douloureuses me traversaient, et je retenais presque mon souffle pour ne pas émettre un son. Je préférais de loin souffrir en silence. Heureusement, la voix de Raph' me donnait une constante à laquelle me rattacher, et je fixais le peu d'attention dont j'étais encore capable sur ce qu'elle me disait. D'ailleurs, un petit sourire étira mes lèvres. Ma réponse ne tarda pas.

« Je crois pas à l'amour, tu sais... » C'était un souffle désabusé. Voilà tout le mal que ça m'avait fait, d'aimer. J'avais perdu la foi, et ça, c'était sûrement le pire. Je repris avec un peu d'amusement. « J'ai encore un tas de choses à faire... » Je fis une pause, respirant le plus calmement possible. « Voir grandir mes sœurs, surveiller du coin de l'œil mon fils... » Je serrais les dents. « De toute façon si j'abandonnais maintenant Elli' chercherait à me tuer... » Un petit rire cassé m'échappa. Je déraillais totalement, là. Je commençais à lutter, pour parler. « Me laisse pas dériver Raph'... S'il te plaît, me laisse pas partir... »

J'avais des larmes plein mes grands yeux bleus, mais je ne voulais pas les laisser couler. Ce serait admettre que la Mort s'était approchée. Je la voyais presque me tendre la main, maintenant. Cette idée m'angoissait totalement. Je ne pouvais pas ne pas m'en sortir, quand même... C'était impossible ! Je n'avais pas encore vingt-cinq ans, j'étais sûr qu'il me restait nombre de choses à vivre. Ça ne pouvait pas être fini, quand même ! Sauf que je me sentais vraiment mal, pour le coup. Je souffrais le martyr et j'avais l'impression que je n'allais plus pouvoir lutter longtemps. Et si je paniquais ça n'allait pas aller, mais alors pas du tout. Parce qu'il fallait que je garde un minimum les idées claires pour... Pour quoi au juste ? Aucune idée, mais il fallait que je reste conscient, sinon, c'était à coups sûrs la fin des haricots. Mouais, bon, c'était plus un yaourt qu'un cerveau que j'avais dans la tête, là. Je ne réfléchissais plus ou presque. Ça me semblait être une épreuve insurmontable. La douleur ensevelissait tout, par vagues. Le seul truc qui me gardait à la surface, c'était la voix de la belle blonde qui m'accompagnait. J'essayais de me focaliser dessus pour garder les yeux ouverts. J'essayais de rester concentré en prenant part un minimum part à la conversation. Mais de plus en plus j'avais l'impression de m'enfoncer dans le noir. De me déconnecter. De partir. Ma tête avait tendance à dodeliner doucement, et progressivement mes muscles se relâchaient. Mon corps ne gardait même plus la tension. Ma main, longtemps posée sur celle de la miss, avait fini par retomber autour de moi. Je n'avais plus vraiment le contrôle... Et ça revenait. Chaque fois que Raphaëlle me secouait, sa revenait. Comme la douleur, et chaque fois qu'elle me secouait, je ne pouvais pas étouffer un gémissement. Je commençais à beaucoup moins supporter la situation. Mon souffle était plus court et j'avais presque l'impression de brûler par moment, puis c'était comme une douche glacée et je tremblais. Si ça s'éternisait, Raph' pourrait toujours me secouer, je n'aurais plus de réaction...

J'étais presque parti quand l'hélicoptère fit son apparition. Le bruit me paraissait désagréable à travers la brume qui recouvrait mon esprit. Ça ne suffisait pourtant plus vraiment à me faire réagir. Ma tête était posée contre Raph' et mes yeux mi-clos, rougis, suivaient vaguement le sauveteur qui s'avançait. Je n'avais même plus le courage de me montrer sous un éventuel meilleur jour... si j'en étais capable. Là de toute façon je ne tenais plus que de briques et de broc et c'était presque un miracle, vu le flou que je voyais, que j'ai pu estimer que la tâche qui venait vers moi était un sauveteur. Enfin, disons plus que c'était un espoir, si vous voulez, parce que là je n'avais plus que l'espoir pour me raccrocher à la vie, c'était un peu léger comme truc, vous ne trouvez pas ? En tous cas, je me battais tant bien que mal, mais j'étais devenu un pantin. Un pantin qui montrait les crocs, pourtant. Une sorte de grognement assez méchant m'échappa, lorsque l'on me bougea. Ça me faisait MAL ! Et je n'allais pas prendre des pincettes pour le faire comprendre. Il n'y avait que la douleur qui appuyait sur mon esprit, évinçant la conscience de mon esprit complètement sombre et brumeux. Mais au moins, quand on évitait de me secouer, comme la douleur était à peu près constante, vu que la conscience s'était fait la malle, même si mes yeux mi-clos semblaient suivre ce qui se passait autour de moi – mon regard divaguait à peu près autant que mon cerveau avant qu'il ne s'éteigne – eh bien j'étais plutôt tranquille, et heureusement pour eux, parce qu'en temps normal, ils pouvaient toujours courir pour que je me laisse treuiller en nacelle jusqu'à un hélicoptère ! Au moins là j'étais relativement docile – même si je n'aurais pas eu des masses de force pour protester – pour peu qu'on ne me fasse pas trop mal. Et à vrai dire, ça ne se résumait plus qu'à ça. Réaction – ouais, enfin, c'est relatif quand même – quand j'avais mal, ou absence de réaction quand j'avais... moins mal. Ça contribuait à m'enfoncer dans le noir. À éteindre ce qui restait éveillé chez moi. Je m'enfonçais, j'en étais vaguement conscient. Une petite icône de danger s'allumait dans ma tête. Mais là, ça devenait impossible de lutter. J'étais vidé. J'avais mal. Puis le noir complet.

Les pensées effleurèrent doucement ma conscience. J'étais dans le noir total. J'étais dans les brumes. Quand cette étincelle de vie refit surface dans ma tête, je n'avais pas trop idée de ce qui m'arrivait. Tout d'abord, rien ne me vint à l'esprit. J'étais enfermé sous mon brouillard. Une réflexion me passa par la tête. Pourquoi j'avais tapé sur la bouteille au point de faire black-out, moi ? C'était une question récurrente après les cuites. Sauf que d'habitude, j'avais une réponse, ou au moins je ressentais de la satisfaction d'avoir pris une caramel mémorable au point de... ne me souvenir de rien. Elle est superbe celle-là, pensez à la noter quelque part. Prendre une cuite mémorable au point de ne me souvenir de rien. Résumé parfait de la situation. Bon, à la question qui je suis, pour le moment, ça va. Je m'appelle Alexandre Louis Leroy de mon nom complet. Après... Bah doucement, là mon cerveau il essayait de se barrer loin de moi, et ça n'allait pas, ça. Autre truc qui n'allait pas, c'était mon épaule droite. Elle était occupée de se réveiller, et elle me faisait. Qu'est-ce que j'avais fichu ? Je m'étais battu ou comment ça se passait là ? Ouais, bah j'avais dû prendre un coup sur la tête, parce que je me sentais vaseux et genre super pas bien. Ça me rappelait des mauvais souvenirs, ce mélange tête vide, brume matinale, épaule qui douille et nausée pas top. De très mauvais souvenirs, qui ne tardèrent pas trop à refaire surface, sans que je ne puisse m'y soustraire. Le braquage, comme il m'apparaissait dans mes cauchemars. Du sang, les coups de feu à travers Flo', ce côté plongé dans mon abdomen, Elisha dans sa mare de sang. Non, stop. Je refusais de revivre ce jour-là. Je préférais encore m'enfoncer dans ma conscience totalement abîmée plutôt que de me laisser torturer. Allez hop Leroy, volonté et efficacité ! Recyclons le Ramard à notre sauce tant qu'à faire. Peut-être qu'avec le bordel qu'il y avait entre mes neurones un peu grillés, j'allais vraiment me soustraire à cette vision d'horreur... Sauf que cette bon sang de bonsoir d'épaule continuait de me faire douiller comme un bon, et de plus en plus même.

L'explication me revint dans la face sans que je ne puisse y faire grand-chose. La cascade avec Raphaëlle. Les coups de feux, quand on était sur les rochers. On était partis à travers les bois, et ça tirait de près. On n'avait pas eu le temps de s'en aller, et on s'était fait tirer dessus. Elle était touchée, et moi aussi. Je vous laisse imaginer un peu le vent de panique qui venait de me passer par la tête. Ciao la brume, avec tout ça ! Je ne pouvais pas rester les yeux fermés, ça me faisait trop peur. Je les rouvris donc sans prendre la peine de me dire que mes petites mirettes bleues n'allaient pas aimer le soleil. Sauf que la pièce était dans la pénombre, avec des rideaux tirés. Donc je ne pouvais même pas faire mine de voir un peu quelle heure il pouvait être. Le silence n'était troublé que par les bips réguliers des machines, un peu partout dans l'hôpital – et sûrement autour de moi mais je n'avais pas vraiment envie de tourner la tête pour vérifier, c'était trop angoissant pour moi tout ça – et par ma respiration saccadée. Il faut avouer que je m'étais fait une belle frayeur avec le retour en force des souvenirs. J'étais quand même parfois un grand stressé sous mes airs de cador. Surtout quand il était question d'hosto et d'altercations aussi violentes. Je passais la main gauche sur mon visage. Bon, bah ça allait être gai, j'étais emmerdé par une connerie de cathéter à la mord-moi-l’ nœud. Je tournai la tête vers la droite, dégageant un peu par la même occasion mon épaule du pyjama d'hôpital ridicule qu'on m'avait enfilé. Ils auraient mieux fait de me laisser dans la tenue dans laquelle j'étais arrivé, tiens. Comme si je n'étais pas bien torse nu ! Oui, je pestais. Mais en voyant l'énorme bandage qui devait recouvrir une plaie plutôt monstrueuse à mon avis, je fus rapidement refroidi. Ah oui quand même... Pfiou, bah il y avait de quoi me faire tourner la tête, là. Ça ne me disait rien qui vaille.

Bon, allez, on respire un peu et on réfléchit. Ouais, non, on ne réfléchit pas trop, parce que là c'était encore le brouillard intégral dans ma tête. Donc je m'étais fait tirer dessus. Dans l'épaule. Je ne voulais pas franchement en voir l'état, si vous voulez tout savoir. Raph'... Elle était touchée aussi ! Il me fallait des nouvelles d'elle. J'espérais bien que ça ne serait pas trop grave pour elle. Je ne pouvais pas lui souhaiter le même malheur que moi. J'aurais préféré garder la... La quoi, d'ailleurs ? Une cartouche ? Millard, si c'était des éclats de blancs qui était passés sous ma peau, là je n'allais plus jamais pouvoir me mettre torse nu de ma vie, parce que ça serait juste horrible ! Hum, excusez cette aparté, vous êtes occupés de suivre mes divagations en direct, là. Et si jamais ça vous fait rire, dites-vous que moi, ça ne me fait pas du tout rire. Bref ! J'espérais bien que pour la belle blonde qui m'accompagnait, ce n'était que superficiel, comme blessure. Et que ça ne lui laisserait pas trop de traces, parce que je savais qu'elle était mannequin, alors un mannequin avec une sale cicatrice, je n'étais pas vraiment sûr que ça le fasse. Première chose à faire quand je croiserais quelqu'un, demander des nouvelles de Raph'. Cette fille me ressemblait pour beaucoup de points, donc c'est assez logique qu'il y ait un petit quelque chose qui faisait que je ne voulais pas trop qu'il lui arrive un sale couac. Et puis c'était bibi qui l’avais embarqué dans cette après-midi baignade et massacre. Après-midi de laquelle je n'étais pas rentré, puisque j'étais à l'hôpital. CQFD. C'était dur de garder une pensée un minimum cohérente, quand même.

Ce qui ne m'empêchait pas de penser à Jenna. Elle était toute seule chez moi. Je n'avais même pas laissé un mot. Elle allait s'inquiéter à mort. J'espérais que quelqu'un l'aurait prévenu. En lui donnant des nouvelles rassurantes, tant qu'à faire. Et pareil pour Elliana, sinon en prime j'allais me faire décapiter parce qu'elle aurait encore une fois eu la frayeur de sa vie grâce à moi. C'était quand même la deuxième fois en un peu plus d'un an que je finissais à l'hôpital, câblé de partout ! Elle allait me haïr, à force. Le truc, c'est qu'elle pouvait me détester aussi fort qu'elle m'aimait... et ça, ça ferait super mal. Et mon père... Lui il allait finir par me mettre sous verre dans son jardin pour s'assurer que j'arrête mes conneries. Ma belle-mère allait encore une fois me demander avec incrédulité comment je faisais pour toujours me trouver là où il ne fallait pas quand il ne fallait pas. Je me voyais mal lui expliquer que j'avais joué à chat avec ma camarade de jeu à la cascade... C'était désordre. On continue le scénario catastrophe ? Je raconte quoi à ma petite puce de frangine de pas encore huit ans ? Qu'un chasseur qui n'a pas mis ses lunettes m'a pris pour Bambi ? Vous m'avez bien vu, là ? Même pas en rêve, elle allait être traumatisée à vie ! Bien entendu Elizabeth risquait d'être mise au courant la dernière. Elle allait sûrement m'en vouloir, mais là, mon téléphone était porté disparu, donc je ne pouvais pas faire grand-chose. On continue cette petite liste déprimante ou on arrête ? Bah pour maintenant on continue, hein. Il ne reste pas grand monde ; Camilla et Flo' allaient sûrement se demander dans quel merdier je m'étais fourré si on leur disait juste que je m'étais fait tirer dessus, sans rentrer dans le contexte ou quoi. Bon, à la limite, me connaissant, c'était à se poser, comme question, j'avoue. Mais je pense qu'ils ont d'autres choses à penser que moi. Camilla et Jacob ont un bébé, Florent et Céleste ont suffisamment de choses à penser pour eux deux. Sauf qu'avec le p'tit mouton noir et la Cam' nationale, on était super proches, et connaissant mes deux bougres de zouaves, s'ils savaient que je m'étais fait canarder, je risquais de les croiser sous peu. Pas que ça me dérange, mais bon... J'avais un peu l'impression que ça allait être l'apocalypse par ici !

Toutes mes divagations m'avaient achevé, et quand j'avais l'impression que l'oreiller mollasson m'appelait, une infirmière entra. Elle était tout sourire vu que j'étais réveillé et que j'avais l'air un peu moins mort qu'à mon arrivée. Enfin, en gros c'était ça. « C'est bien, vous reprenez des couleurs ! » qu'elle me disait. J'aurais bien ri, tiens. Je me contentais d'un de ces demi-sourires un peu fourbes dont j'avais le secret. On ne m'avait pas demandé de me transformer en charmant garçon par magie non plus ! J'étais un poil fourbe sur les bords, c'était comme ça. Mais je n'avais pas trop d'efforts à faire avec cette petite bonne femme toute ronde et toute joyeuse pour me rendre aimable. Surtout que j'apprenais un peu tout ce que je voulais savoir. Il était dix-huit heures, j'avais été opéré pour réparer un peu cette épaule – mais ça le chirurgien m'expliquerait lui-même paraît – et ils avaient joint mon père. Qui avait donc joint Elli', qui j'espérais avait joint Jenna pour que ma filleule ne se retrouve pas abandonnée dans la nature. C'était une bombe à retardement sinon... Ah et puis Raph' s'en était mieux sorti que moi. Mouais, je n'en savais pas beaucoup plus, mais quand même, ça me rassurait un peu. Tout ça en me cassant les pieds avec la tension et la température. Je haïssais les hôpitaux, mais j'en avais encore pour quelques jours. J'étais coincé ici jusqu'à nouvelle ordre. Super. J'allais devenir fou ! Je retire donc ce que j'ai dit : il faut que mes trois sœurs, ma belle-mère, mon père, ma filleule et mes deux meilleurs amis rappliquent par ici tour à tour, sinon j'allais me passer par la fenêtre. Les murs blancs me montaient au cerveau, systématiquement. Ça me rendait malade. Je fis un peu d'humour noir sur le fait de rester entre quatre murs, et visiblement ça amusait l'infirmière. J'allais devenir barge en deux jours, à ce rythme-là ! Mais j'essayais de relativiser. Il y aurait bien quelqu'un pour venir m'occuper un peu tous les jours, non ? Et quelqu'un d'autre que des infirmières s'il vous plaît, parce que ça ce n'était pas franchement mon fantasme. J'ai cassé le mythe là, non ? Tant pis. Toutes ces réflexions à deux balles m'avaient achevé. Et mon humour valait à peu près mon humeur, là. À ras les pâquerettes... J'avais envie de dormir, là. Et puis la morphine commençait à faire effet. Enfin, la morphine ou quoi que ce soit avec le même effet, d'ailleurs. Mouais, la sieste ça ne me ferait pas de mal... Je me laissai donc glisser dans un sommeil assez léger, dans lequel j'entendais encore un peu ce qu'il se passait autour de moi. Parfois, une porte claquait, ou alors un chariot très bruyant passait, et ça suffisait à me réveiller avant que je ne pique à nouveau du nez. Donc si quelqu'un venait pour moi...


Alexandre ҩ Raphaëlle

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
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C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Ven 25 Juil - 13:58



"La Chasse Sauvage"

Elliana


19h. L’heure parfaite pour commencer à faire à manger. Elliana se sentait totalement vidée depuis plusieurs jours mais elle refusait de se laisser abattre après ce coup dur. D’accord, perdre l’homme qu’elle aimait était une véritable torture, elle s’en voulait énormément, et puis elle avait perdu ses repaires, mais elle se disait qu’elle n’avait pas eu le choix, qu’elle avait besoin de ce temps pour elle, que couper les ponts pour changer un peu d’horizons était nécessaire si elle ne voulait pas se perdre totalement. Cela faisait des mois qu’elle ne se reconnaissait plus, bien sur elle était bien avec Maël, elle l’aimait, elle se sentait en sécurité avec lui… pourtant ce n’était plus suffisant, elle ne s’épanouissait plus autant qu’au début, elle avait perdu cette petite flamme qui brillait habituellement en elle, ce grain de folie qui l’habitait était enfoui sous une couche d’habitudes et elle n’arrivait plus à vivre ainsi. Alors elle avait réfléchi à une solution, à un moyen d’évoluer de nouveau, de se retrouver en blessant le moins possible Maël. Elli était allée trouver son meilleur ami, lui avait exposé son problème, lui avait demandé des conseils comme toujours et puis, presque seule, elle trouva la solution, enfin c’était ce qu’elle pensait être une solution. Les études, voilà ce qu’elle allait faire. Reprendre les études seraient un moyen de se retrouver, de revenir à quelque chose qu’elle connaissait et qu’elle savait l’aider à son épanouissement. Seulement ce qu’elle avait en tête ne l’aiderait pas à garder son amoureux, elle en était certaine et elle ne s’était pas trompée. L’idée de la médecine venait d’elle, elle avait vu Camille travailler pour réussir et c’était un défi qu’elle voulait tenter, elle savait qu’elle trouverait ce qu’elle cherchait dans cette filière, mais c’était au prix de son couple. Et elle avait eu raison, la distance qu’elle avait mis entre elle et Maël s’était agrandie au fur et à mesure et elle avait donné le coup de grâce en lui annonçant qu’elle n’aurait bientôt plus de temps pour lui, qu’elle ne pouvait continuer comme ils le faisaient depuis des mois. Elle avait quand même manqué de mourir et elle voulait profiter pleinement de la vie, même si cela incluait une séparation, peut être pas définitive, avec le jeune homme.

19h15. Il était peut être temps de s’activer un peu, ce n’était pas tout de se dire qu’il était temps de cuisiner, il fallait le faire et ce n’était certainement pas assise sur sa chaise de cuisine que la jeune brune y arriverait. Elli se leva lentement et ouvrit le frigidaire, elle n’avait pas envie de grand-chose, elle ne souhaitait que se mettre dans le fond de son lit et de se rouler en boule, sauf que si elle faisait ça, elle était certaine qu’elle aurait droit à des remontrances de la part de Camille et d’Alex. Son frère n’était pas au courant encore de ce qu’elle avait fait, elle ne lui cachait pas, c’était juste qu’elle n’avait pas eu l’occasion de passer le voir, entre leur boulot respectif et puis lui qui avait sa cousine chez lui… Elle ne voulait pas exposer ses problèmes devant Jenna, pas qu’elle ne la trouva pas assez mature, juste qu’elle ne voulait pas que tout le monde sache ce qu’elle avait fait. C'est-à-dire préférer laisser partir son copain pour pouvoir continuer à évoluer dans le sens qu’elle voulait. La jeune femme finit tout de même par attraper un paquet de Gnocchi et un reste d’escalope de dinde. Ça serait parfait comme repas, pas besoin de plus. Elle alla prendre une poêle et fit fondre une noix de beurre. Tout en observant d’un air vague le beurre fondre, elle laissa son esprit vagabonder, bien sur elle se demandait ce que Maël pouvait bien faire à cet instant. Quand ils étaient ensemble il venait se placer derrière elle pendant qu’elle cuisinait et il la taquinait gentiment à coup de bisous dans le cou et de caresses au niveau de la taille. Maintenant il n’y avait plus que du vide autour d’elle. Elliana refoula ses larmes qu’elle sentait monter et mis tout à cuire et manqua de se bruler avec une projection de graisse. Bien sur qu’elle ne regrettait pas tout ce qu’elle avait vécu avec Maël et puis elle n’arrivait pas à regretter son choix de changer de voie, mais ça n’en restait pas moins douloureux.

19h45. La vaisselle était nettement moins nombreuse quand on était seule ! Elli essayait de trouver des points positifs à se retrouver dans son studio avec pour seule compagnie sa morosité. Le repas avait trainé en longueur, elle avait installé son ordinateur sur la table de la cuisine et avait débuté un film qu’elle avait déjà vu et qui lui permettait de ne suivre qu’à moitié. Maintenant elle avait les mains dans la mousse à gratter sa poêle. Elle frottait comme pas possible pour enlever le beurre brulé dans le fond quand elle entendit son téléphone sonner, et ce n’était pas un message. Tout en fronçant les sourcils, elle alla s’essuyer les mains rapidement et vit qu’il s’agissait de sa mère. Pas étonnant qu’elle l’appelle à cette heure là et puis cela faisait quelques jours qu’elles ne s’étaient pas eu, ce serait l’occasion de discuter avec sa petite maman. Elliana laissa donc sa vaisselle dans son évier et décrocha le téléphone, prenant le ton enjoué qu’elle avait toujours en ayant sa mère. Sauf que très vite elle comprit que quelque chose n’allait pas, sa mère avait la voix tendue et elle ne s’inquiéta pas plus de ça de savoir comment allait Elli. La jeune femme interrogea donc sa mère et celle-ci lui passa son beau père, à croire qu’elle était incapable de dire ce qui n’allait pas. D’un seul coup Elliana eut vraiment peur pour Sav, peut être que sa petite sœur était gravement blessée, ou gravement malade. Tous ses petits problèmes de célibataire malheureuse s’envolèrent et elle écouta avec attention ce que son beau père lui disait. D’ailleurs il la rassura vite en lui disant que Savannah allait très bien et que s’il appelait c’était pour Alex. Il lui décrivit le peu de chose qu’il savait : son fils était à l’hôpital à Etretat, il s’était fait tiré dessus alors qu’il était en forêt et il venait de sortir du bloc opératoire, il avait perdu beaucoup de sang et même s’ils avaient réussi à enlever tous les morceaux qu’il avait dans le corps, il fallait encore une nuit pour être certain de sa survie. La jeune femme s’était affalée sur une chaise à la nouvelle. Elle n’avait pas vu Alex depuis un moment mais ils prenaient régulièrement des nouvelles l’un de l’autre alors elle avait du mal à comprendre ce qui arrivait. Le choc passait Elliana assura à son beau père qu’elle allait passer à l’hôpital et qu’elle le tiendrait au courant.

20h07. L’arrivée à l’hôpital avait été un peu mouvementée, les visites étaient finies depuis un moment et la secrétaire ne voulait rien entendre, ce fut donc après un moment d’énervement qu’elle expliqua la situation sur un ton sans appel, elle ne voulait pas forcément voir son frère mais un médecin capable de la renseigner sur son état. On la laissa donc pénétrer dans le service et elle put poser les questions qu’elle se posait depuis qu’elle avait appris la nouvelle. Ainsi elle sut que l’opération avait été assez longue à cause des nombreux éclats présents dans l’épaule d’Alex, il avait une cote fissurée et surtout l’articulation acromio-humérale explosée, en gros il n’avait plus d’épaule quand il était arrivé. Pour l’instant il fallait lui laisser le temps de se réveiller et de reprendre des forces car il avait perdu énormément de sang et même s’il était encore transfusé, ça serait long avant qu’il ne recouvre tous ses moyens. Elliana quitta l’hôpital pas vraiment rassurée mais en sachant qu’il était entre de bonnes mains. Elle prit la direction de l’académie et une fois arrivée, elle ne rentra pas chez elle, préférant passer par le studio de son frère pour prévenir sa cousine qu’il ne rentrerait pas tout de suite. Il fallait bien que quelqu’un la prévienne la pauvre, alors Elli prit sur elle, se voulut la plus rassurante possible tout en ne cachant pas l’état assez critique dans lequel Alex se trouvait. Pour finir elle décida de rester avec Jenna, au lieu d’être seule chacune dans leur studio autant être à deux…

07h23. La nuit avait été longue, Elli avait réfléchi toute la nuit à ce qu’elle pouvait ramener à Alex afin qu’il n’ait besoin de rien, car elle le pressentait, il allait rester un moment dans sa chambre d’hôpital. Avant de partir pour l’hôpital, elle avait préparé un grand sac de voyage et y avait mis tout ce qu’y pouvait être utile, c'est-à-dire des tenues de rechanges, et de quoi s’occuper. Elle arriva dans le service encore calme et déposa les affaires du jeune homme dans sa chambre, elle l’observa un instant, totalement calme, la respiration régulière. Elliana n’était toujours pas une adepte des hôpitaux mais elle avait du mal à laisser son frère seul comme ça, malheureusement elle devait aller travailler et surtout devait parler avec son beau père qui s’inquiétait pour son fils. En sortant de la chambre la brunette croisa une grande blonde, un pansement au niveau du cou et le regard inquiet. Elle se présenta comme étant Raphaëlle et lui dit qu’elle était là au moment ou ils s’étaient fait tiré dessus, qu’elle avait attendu avec Alex dans la forêt que les secours arrivent et qu’elle n’avait pas eu droit d’avoir beaucoup de renseignement sur l’état du jeune homme. Elli comprit vite que si son frère était encore en vie s’était grâce à cette jeune femme et elle lui ne était particulièrement reconnaissante, elle prit donc le temps de lui décrire ce qu’elle savait sur Alex et la blonde lui expliqua en détail ce qu’il s’était passé : Alex lui avait donné rendez-vous à la cascade, ils se voyaient régulièrement mais ce n’était rien de sérieux, ils prenaient juste du bon temps , et puis après un moment passé au bord de l’eau il y avait eu des coups de feu, Alex avait vite réagi, ce qui n’étonna pas Elli, alors que Raph avait pris un peu plus son temps, elle s’était mise à chanter pour faire passer l’envie au chasseur de leur tirer dessus, mais ça n’avait servi à rien. Tout c’était passé très vite, elle avait senti une vive douleur dans le cou et puis après un moment s’était aperçue d’Alex au sol, elle n’avait pas tout de suite compris qu’il avait été transpercé et elle avait appelé les secours. Et puis il l’avait appelée pour l’aider et elle s’était installée contre un arbre et avait pris Alex contre elle pour éviter qu’il ne se vide de son sang et elle l’avait maintenu éveillé. Elle lui dit qu’il voulait continuer à voir grandir ses sœurs et surtout qu’il y avait son fils. Raph termina par le fait qu’il voulait vraiment vivre mais qu’il avait peur de partir. Elli sentit l’émotion de la jeune femme durant tout son récit et elle ne sut que dire à part qu’elle pouvait la tenir au courant de l’avancée de l’état d’Alex, car n’étant pas membre de la famille Raphaëlle pouvait bien poser toutes les questions qu’elle voulait on ne lui répondait pas vraiment. Et même si elle avait du passer la nuit en observation, les infirmières ne savaient pas grand chose… La brune prit donc le numéro de téléphone de Raph et lui promit que dès qu’il y aurait du nouveau elle serait mise au courant. Cette rencontre n’avait pas rassuré Elli, au contraire même. N avait quand même délibérément tiré sur son frère et seul le fait que Raphaëlle ne soit pas gravement touchée et qu’elle ait de bons réflexes faisait qu’il était encore en vie. Elle devait la survie de son frère à une de ses conquêtes, à l’un de ses petits passe-temps. C’était bizarre, mais tant qu’Alex vivait, elle pouvait bien accepter toutes ses petites fantaisies, surtout si elle l’aidait comme cette Raphaëlle.

11h47. Il était temps de bosser, car même si Elli avait en tête de quitter son boulot pour partir ne médecine, l’année n’avait pas encore commençait et autant garder un salaire jusqu’au dernier moment. La jeune femme était donc de l’après midi pour une fois et elle avait passé sa matinée entre l’hôpital et son appartement. Elle avait décidé de s’installer un moment chez son frère pour veiller sur Jenna et pour cela elle devait quand même préparer quelques affaires et surtout faire un peu de rangement, ne pas quitter son studio alors qu’il y avait encore de la vaisselle sale dans l’évier ou du linge sale trainant dans sa chambre. Elliana n’était pas forcément une pro du rangement mais elle n’aimait pas non plus vivre dans une porcherie alors elle faisait de son mieux ne fonction de son travail et de ses occupations journalières. Après donc avoir mis quelques affaires chez son frère la jeune femme s’était changée et avait pris la direction des écuries. Elle avait toujours un pincement au cœur en pensant à ce qu’elle avait pu vivre dans ses écuries et les bons moments passés en compagnie de Maël, mais c’était terminé et elle craignait presque de le croiser au détour d’une allée. Néanmoins elle ne pouvait pas se cacher dans un box, elle avait du travail et le faisait avec attention. Tous ses gestes étaient maitrisés et elle les faisait maintenant sans même réfléchir. Tout était automatique dans ses écuries, les seuls moments ou les choses bougeaient un peu s’était lorsqu’un cheval faisait un peu plus l’andouille que d’habitude et qu’elle devait appeler un palefrenier un peu plus compétent qu’elle. Cet après midi là il n’y eut aucun incident, pas le moindre petit couac. Elliana avait donc tout le loisir de réfléchir à ce qu’elle pouvait encore ramener à Alex, à penser à son état, savoir s’il s’était réveillé dans la journée ou s’il avait au contraire rechuté. Elle eut également le bonheur, relatif mais quand même, de ne pas voir Maël et donc de ne pas se torturer le cerveau et surtout le cœur. Dans le courant de l’après midi elle eut quand même droit à un appel de la part de son beau père qui n’avait pas eu de nouvelles depuis le matin et craignait le pire, Elli le rassura en lui disant que les infirmières avaient son numéro s’il y avait le moindre problème et que pour le moment elle travailler et ne pouvait pas quitter son poste comme ça, surtout que ce n’était pas sur qu’Alex se réveille dans la journée. Elle lui promit de passer en début de soirée et de l’appeler tout de suite après. Elle comprenait l’inquiétude du père d’Alex, son fils avait tendance à se mettre dans les pires galères et même s’il s’en était toujours sorti jusqu’à présent rien ne disait qu’il allait encore s’en sortir cette fois ci. Il devait avoir un sacré ange gardien le Alex parce que même s’il ne cherchait pas toujours les embrouilles, il était dedans et finissait toujours blessé, plus ou moins, mais souvent plus quand même. Tout en reprenant le travail Elli réfléchit à tout ça, à ce qu’elle savait des malheurs d’Alex : il ne connaissait pas sa mère, il avait été très vite livré à lui-même dans les rues de Paris, il s’était fait un groupe d’amis qui ressemblait plus à une bande de délinquants qu’à autre chose et puis après il y avait eu le braquage, cette séance de torture aussi bien physique que psychologique, ensuite Elisha le quitta et elle le blessa plus profondément qu’aucune blessure physique n’aurait pu le faire, il avait été passé à tabac ans une ruelle de Paris et voilà qu’il se faisait tiré dessus en pleine forêt… Et à chaque fois il s’en sortait avec des cicatrices et son égo blessé. Forcément à faire le point sur son frère Elliana en arriva à faire le point sur ses propres malheurs : son cancer, la mort du frère de Camille, la séparation de ses parents, le départ de Camille pendant de longs mois, l’incendie dans les écuries, son frère et sa descente aux enfers et là sa séparation, son besoin de prendre l’air… la vie était compliquée et elle imbriquée tellement les gens entre eux que si l’un connaissait un malheur, une défaite, un autre subissait également ce malheur ou cette défaite.

18h09. Elliana finissait de travailler, il ne lui restait plus grand-chose à faire, pour une fois elle n’était pas de service de nourriture et donc finissait un peu plus tôt. Elle rentra un dernier cheval et vérifia ses horaires pour le lendemain avant de quitter les écuries et d’aller prendre une douche chez Alex. Elle y trouva Jenna et lui dit qu’elle allait voir sn frère mais que pour l’instant elle ne l’emmenait pas et bien sur rien que de la convaincre du bienfondé de son idée lui prit un bon 20 minutes. Elle dut batailler ferme et surtout se montrer particulièrement maligne sur le coup car la jeune femme n’avait qu’une envie, voir l’état de son cousin. Après avoir réussi l’exploit de la persuader et surtout lui avoir promis qu’elle pourrait passer tout le temps qu’elle voudra le lendemain avec Alex s’il allait mieux, Elli put prendre sa douche et se prépara pour l’hôpital, elle enfila un pantacourt marron et un débardeur crème avant de s’attacher les cheveux en queue haute et de se maquiller pour faire bonne figure. Une fois prête elle prit les clés de sa voiture et quitta le studio et Jenna qui faisait la tête. La route lui parut très longue et même s’il faisait beau et que la température était agréable, elle ne trouvait pas que la journée soit une belle journée, il y avait toujours l’état d’Alex qui lui était inconnu et aux dernières nouvelles ce n’était quand même pas des plus rassurants. A son arrivée à l’hôpital Elliana croisa une infirmière qui put lui dire qu’Alex s’était réveillé et qu’il avait commencé à reprendre du poil de la bête. C’est avec un sourire rassuré qu’elle entra dans la chambre. La jeune femme y trouva son frère endormi mais il avait une meilleure mine que le matin et cela finit de la rassurer. C’était quand même un dur son frère, et c’était bien parce qu’ils n’avaient aucun lien de sang qu’elle ne pouvait pas dire qu’ils avaient ça dans le sang parce que à eux deux ils faisaient forts ! Leurs parents avaient bien de quoi attraper des cheveux blancs !

19h16. Elliana récupéra le sac qu’elle avait déposé le matin et sortit quelques objets comme son lecteur de musique, un livre, même si elle doutait qu’il prenne le temps de l’ouvrir, il allait surement faire la vie dure aux infirmières. La jeune femme finit par se dire qu’appeler son beau père était peut être pas mal, elle se mit dans un coin de la chambre et composa le numéro, à peine deux sonneries plus tard elle avait la voix de sa mère au bout du fil. Tout en chuchotant elle se plaça de sorte à garder Alex dans son champ de vision et expliqua ce qu’elle savait de plus depuis ce matin. Il s’était réveillé, c’était donc un très bon signe et puis il reprenait des couleurs petit à petit, peut être qu’ils auraient la chance de voir le chirurgien qui l’avait opéré mais cela n’était pas du tout sur, de toute façon pour le moment il dormait… Elli raccrocha après leur avoir dit qu’elle devait les laisser car elle se trouvait dans la chambre du jeune homme et qu’elle ne voulait pas le réveiller. Quand elle eut raccroché, elle s’installa sur le fauteuil à coté du lit et envoya un message à Raphaëlle pour lui dire qu’Alex n’allait pas si mal que ça. Quand elle leva les yeux de son téléphone et vit le visage de son frère Elli sentit une boule se former dans sa gorge et les larmes monter tout doucement. Elle avait réussi à ne pas craquer de la journée, elle avait tout bien fait pour tenir le coup, mais le voir là, vulnérable, elle sentait la peine monter en elle, toute l’inquiétude qu’elle avait pu ressentir depuis la veille au soir s’abattait soudainement sur elle et elle essuya ses joues mouillées de ses larmes qu’elle n’avait pu retenir. Un petit sourire apparut sur son visage alors qu’elle reniflait de façon peu élégante, mais bon elle était seule alors elle s’en fichait un peu
.

« Tu sais Alex, y a du monde qui s’inquiète pour toi là… Faudrait qu’un jour t’arrête de te fourrer dans des situations pareilles, ça devient dur de te gérer… En tout cas t’as eu beaucoup de chances d’avoir Raphaëlle avec toi hier parce que sinon tu ne serais plus là… Imagine un peu la galère si t’étais plus là ! »

Nouveau reniflement avec les larmes qui vont avec, Elliana tenait à son frère, énormément, il était l’un de ses piliers, elle ne pouvait pas dire qu’elle ne pouvait pas vivre sans lui, mais il était indispensable à son bonheur et le perdre c’était comme perdre une part d’elle. La tête basse, elle soupira et garda le silence, même si sous sa petite tête brune elle imaginait le pire, s’il n’était plus là. Elle ne se voyait pas devoir gérer Jenna en plus de remettre de l’ordre dans sa vie car même si elle ne l’avouait pas, c’était un peu le bazar en ce moment dans sa vie et voilà qu’Alex en ajoutait encore un peu…


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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Dim 27 Juil - 1:20




« La Chasse Sauvage »

The Mortal Instruments ; La Cité des Âmes Perdues ҩ Chapitre 10
Jace regardait le ciel. Immobile près de lui, Clary se demandait ce qu'ils attendaient. Et soudain, elle perçut un bruit semblable au rugissement de l'eau s'écoulant d'un lointain barrage. Le ciel s'assombrit, traversé de formes vagues. Elle avait du mal à les distinguer à travers les nuages, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'hommes aux cheveux longs montés sur des chevaux aux sabots rouges comme le sang. Le bruit des cors de chasse résonna dans la nuit et les étoiles frémirent tandis que les cavaliers disparaissaient derrière la lune.
– Qu'est-ce que c'était ? souffla Clary
– La Chasse Sauvage, répondit Jace d'une voix lointaine et rêveuse.


Qu'est-ce que j'avais bien pu faire pour que le sort continue de s'acharner sur moi ? Non mais bon, étant plus jeune, j'avais quand même cherché les bricoles qui m'étaient arrivées, genre les bagarres, les soirées au poste parce que j'avais eu une un peu trop grande gueule. Même la détention je pouvais encore intégrer un minimum pourquoi ça m'était tombé sur le coin du nez. Mais plus sérieusement ! Depuis que j'étais à Etretat, tout ce qu'on pouvait me reprocher, c'était d'avoir été un peu volage, et encore, sans blesser qui que ce soit ni tabler sur les filles en couple. Bon, et puis j'avais conservé mon sale caractère bien trempé, j'avoue. Mais à part ça, honnêtement ? À part quand j'avais dégoté Flo' dans une ruelle en lui cherchant des embrouilles – ça nous avait réussi comme retrouvailles mine de rien – je m'étais montré un peu moins con que sur Paris. La preuve, j'avais réussi à rencontrer une fille, que j'avais eu envie d'apprendre à connaître. J'avais juste cherché à passer du temps avec elle, au départ. Elle me plaisait, je sentais qu'il pouvait y avoir autre chose qu'une nuit sans lendemain entre nous... Et paf, braquage. Bon, en soit, le coup de couteau je l'avais un peu cherché quand même... Enfin, pas le coup de couteau en lui même, mais plutôt une réaction. J'avais été suicidaire, d'accord, mais le fond était de bonne volonté ! Je voulais voir Elisha, Florent et Céleste sortir indemnes de cette histoire. Bon, c'était un raté total, d'accord, mais bon... J'avais trouvé à me rattraper après. Ou plutôt l'amour m'avait rattrapé au vol. J'ai sûrement vécu mes plus beaux moments avec Sha', parce que j'étais sincèrement amoureux d'elle. J'étais prêt à me poser, pour elle. À changer. Et sans que je ne fasse rien, Jade était apparue avec Jeremy, mon fils dont je n'avais aucune idée de la venue au monde, et elle m'avait lâché la bombe. Et Sha' m'avait lâché. Osez me dire que je l'avais cherché, ça. Bon, après, le petit règlement de comptes dans les ruelles parisiennes ce n'était peut-être pas tout à fait volé non plus... Mais là, le chasseur fou ? Sérieux quoi ! C'était de l'acharnement là.

En plus je n'étais vraiment pas raté. J'étais totalement vaseux, à moitié shooté, avec une épaule qui me faisait douiller comme ça n'est même pas permis, et j'imaginais déjà l'état extérieur que ça aurait. À l'intérieur, je n'y pensais même pas. Ça me rendrait malade à coup sûr. J'allais avoir encore des heures à tuer... Pas de boulot avant tout ça, assurément. Et puis allez tenir Jenna avec une épaule en vrac, vous... Bon, elle serait sûrement un peu calme au départ, parce que je pense qu'elle ne voudra pas m'achever trop vite, mais ça ne durerait pas... C'est une Leroy, je sais de quoi je parle. J'allais sûrement avoir Elli' à dos H24, histoire de s'assurer que je ne faisais pas trop de bêtises, que je me repose, que je mange correctement et surtout que je n'assassine pas les éventuels inconnus un peu fous qui pourraient venir toquer chez moi dans la journée. Genre le mec qui viendrait me vendre un aspirateur finirait dans son aspirateur, en petits morceaux, vous voyez... Je sais d'avance que cette période va me faire m'arracher les cheveux. Tiens, en parlant de cheveux, en rentrant à la maison, coiffeuse, parce que le temps que je serais ici ça risquait de pousser, genre trop long. Mouais, intérêt zéro, mais ça divaguait un peu tout là-haut après le réveil. Ça partait d'un sens et ça bifurquait. Pfiou. Des pensées aussi déconstruites que cette réponse. Le bazar international.

Finalement, après le passage de l'infirmière – on en était là à peu près, n'est-ce pas ? – j'avais veillé un petit moment en mode somnolence. C'est-à-dire que je dormais plus ou moins, mais que ce qui se passait autour de moi effleurait encore ma conscience totalement brumeuse. Des fois, j'ouvrais à demi un œil rougis par la fatigue qui pesait comme du plomb sur mon corps. Sauf qu'en assez peu de temps, je n'avais plus du tout pris le temps d'ouvrir les yeux. Et finalement, les sons s'étaient étouffés dans le coton créé par mes brumes. Plus rien ne m'avait effleuré. Le noir s'était épaissi, et même si j'avais voulu me battre contre, ça aurait été totalement impossible. La sensation de tomber était angoissante et oppressante, mais ma respiration était devenue plus profonde et plus régulière, et le sommeil m'avait embarqué à milles lieues de là, dans un monde de songes aux formes chimériques et aux couleurs inquiétantes. Un monde de cauchemars bleu de nuit et vert de forêt, où des sons venaient m'agresser sans que je ne puisse faire un mouvement pour m'en échapper. Je pouvais presque sentir une boule de stress monter en moi, alors que les images disparaissaient aussi vite qu'elles étaient arrivées, d'autant plus qu'elles n'avaient rien de bien réel. C'était peut-être ce manque de rapport à la réalité qui rendait le spectacle auquel je ne pouvais pas me soustraire à la fois supportable et inquiétant. Morphée m'avait serré dans ses bras, et elle ne semblait plus vraiment avoir envie de me relâcher. Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette horrible sensation de subir votre sommeil, cette impression que quoi que vous fassiez pour vous réveiller, vous resteriez pris au piège dans votre nuit. Mais là, c'était cette chose désagréable qui m'arrivait. Je vous ai déjà dit que je détestais les effets du post-opératoire sur mon organisme ? Il me faudra au moins une semaine pour me rephaser, si tant est que je sorte un jour de mon noir total. Ça n'était pas encore vraiment gagné.

Il y eut d'abord un son, comparable, en intensité, à la légère brise qui soufflait sur Etretat lors des jours de grand beau soleil sans vent. Un murmure, à peine. Les sons se turent dans mes songes noirs. C'était moins oppressant, comme sensation. Avec un peu de chance, en le voulant, j'allais peut-être pouvoir refaire surface... Sauf que je ne m'en sentais pas la force. Pas tout seul, en tous cas, parce que le sommeil pesait sur moi comme une chape de plombs, et mes muscles entiers semblaient ne pas pouvoir supporter le poids d'une plume. Je continuais de me sentir faible et vulnérable. Je recommençais à m'enfoncer totalement. Sauf qu'il y avait quelque chose... Quelque chose à la surface. C'était comme si je m'enfonçais, coincé sous une couche de verre. À la surface, de l'autre côté du verre, il y avait quelque chose à quoi me rattraper, comme une main tendue pour me sortir de la brume, me faire remonter à la surface avec elle. Je devais faire exploser le verre, pour pouvoir la saisir. Elle s'agitait, effleurait ma conscience enfermée dans le verre. Elle m'appelait. Il fallait que je la saisisse. Cet effort, que je fis pour briser le verre et pouvoir m'accrocher, me semblait surhumain. Cette main tendue, qui avait effleuré le verre, n'était pas une main. C'était une voix. Une voix que je connaissais. Qui avait activé quelque chose en moi. Qui m'avait donné envie de ressortir du noir. Qui m'en avait donné la force. Je n'avais pas identifié ce que cette voix disait, ni à qui elle appartenait, mais cette personne comptait pour moi, je le sentais. C'était un instinct, sûrement vieux comme le monde, qui m'animait tandis que j'étais repassé en mode veille. Les bruits autour de moi m'assaillaient de nouveau, certains plus identifiables que d'autres. Il fallait que je me réveille, et assez vite, parce qu'il y avait quelqu'un à mes côtés. Sauf que j'étais brumeux et vaseux. Je finis par lutter pour ouvrir les yeux. Sans un bruit, je reprenais ma place dans le monde.

La première chose que mes grandes prunelles glacées virent fut le plafond blanc lézardé de traces d'humidité. J'eus un soupir. Très sympathique la vue au réveil... Je préférais de loin la vue sur mer que j'avais eu la dernière fois. Mouais, en fait je préférais mon appartement. Je finis par laisser ma tête glisser sur la gauche. Mon menton trouva appui sur mon épaule saine, et mes yeux fatigués trouvèrent le visage de ma sœur. Elle avait les traits tirés et les yeux plein de larmes. Sans dire un mot, sans chercher à me redresser – j'avais déjà retenu la leçon lors de mon premier passage dans cet hôpital, se redresser quand l'épaule a bugué, ça fait assez mal quand on est aussi réveillé que moi – je tendis mon bras gauche vers Elli', jusqu'à effleurer ses cheveux. L'ombre d'un sourire étira mes lèvres, mais des larmes vinrent remplir mes grands yeux clairs. J'avais eu tellement peur de ne pas revoir sa petite bouille de maman poule... Je pris une grande inspiration, qui me donna une légère douleur au niveau d'une côte – mais, remarquez, mon épaule n'était plus qu'une douleur constante et acceptable, donc c'était visiblement un peu faussé dans le ressenti – et ma voix rauque et cassée résonna tout doucement dans la pièce. Je ne forçais pas dessus, de peur qu'elle ne tremble.

« Hey toi ! » J'étais la douceur même. Elle était l'une des rares à pouvoir prétendre à ma gentillesse avant un long, très long moment. « Approche que je puisse essuyer tes larmes un peu. » Je ne supportais pas de les voir couler le long de ses joues. Et puis elle allait me faire pleurer si elle continuait, et c'était hors de question. J'avais ravalé mes larmes, et elles ne sortiraient pas. « Je suis content de te voir... Même si tu vas faire ta mère poule et que j'aime pas ça. » Je la connaissais, mon Elli', depuis le temps. C'était une adorable mère poule, avec une vraie force de caractère. Je l'admirais. Mais je savais aussi qu'elle encaissait beaucoup, alors il allait falloir que je balaye ses inquiétudes d'un revers de main. Et pour ça, il fallait que je prenne le taureau par les cornes. J'avais intérêt à me remettre d'aplomb assez vite. Bon, après, ce soir ce n'était pas possible que je cours le marathon, mais il y avait quand même quelque chose que je pouvais faire, mais avec son aide. « Tu peux me rendre un service mon ange ? » Ma main libre avait cherché sa main que j'avais porté à mes lèvres pour l'embrasser doucement, un sourire un peu plus grand étirant mes lèvres. Je finis par m'appuyer sur le coude gauche pour me redresser un peu, parce que là je commençais à ne vraiment pas être à l'aise pour regarder ma frangine. En bougeant je souffrais le martyr, mais je n'en dis rien. « Mon téléphone est porté disparu, mais je vais avoir besoin d'appeler mon père avant que tu partes alors... » Le petit sourire juste trop mignon qui prouvait que c'était une faveur que je lui demandais. Petit à petit ma voix revenait et fortifiait. Le tout le plus naturellement possible. C'était rassurant, non ? Ce n'était pas feint, en tous cas. Mais avec tout ça, je ne lui avais pas vraiment laissé le temps d'en placer une. Comment m'en vouloir ? Je ne savais pas trop si je devais m'attendre à un torrent de larmes parce que je lui aurais encore une fois fait une frayeur phénoménale – bien contre mon gré – ou alors si je risquais de me faire arracher la tête pour le coup de stress de trop. Dans les deux cas je n'étais pas prêt. Les émotions m'avaient toujours donné du fil à retordre. C'était ça d'être fils unique et de se forger une carapace dans la rue. J'avais laissé peu de personnes entrer dans ma vie, mais elles y étaient entrées si profondément que lorsque je les blessais, je me blessais moi-même. Autant vous dire que mon regard clair un peu rougi par un tout de ce qui m'arrivait depuis la veille était posé avec comme un quelque chose de tout sauf serein tandis que je regardais ma brunette. Maintenant que j'avais fini mon monologue à base de mignonneries, C'était à elle que revenait la parole. De toute façon, je ne voyais même pas ce que j'avais à dire d'autres. M'excuser ? Je n'avais rien fait pour une fois ! Et puis continuer à parler, ça n'aurait donné qu'un ramassis de futilités. Je n'avais pas besoin de ça. Je voulais qu'on aille à l'essentiel, et pour ça, c'était son tour de parler.


Alexandre ҩ Raphaëlle

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
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Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Mar 29 Juil - 12:43



"La Chasse Sauvage"

Elliana


Pas la peine de vous rappeler à quel point la vie d’Elli partait peu à peu en cacahuète… Elle n’avait jamais passé autant de temps à l’hôpital depuis qu’elle était à Etretat, excepté bien sur lorsqu’elle était jeune et que les couloirs de l’hôpital étaient comme les couloirs de sa maison. Le plaisir d’être une enfant atteinte d’un cancer. La jeune femme y passait du temps pour venir voir et soutenir des gens auxquels elle tenait mais aussi pour elle, et dans les deux cas elle n’aimait pas. Quand c’était pour les autres c’était surement encore pire puisqu’elle ne pouvait rien faire pour eux, pour les aider, faire passer leur souffrance ou leur ennui, au moins quand c’était elle qui y était, elle s’inquiétait moins. Elliana était une personne qui était tout sauf égoïste, toute personne la connaissant un peu pouvait dire qu’elle se faisait plus vite du souci pour les autres que pour elle, qu’elle était à la l’écoute et qu’il n’y avait pas une once de méchanceté en elle. Du point de vu d’Elli c’était différent, elle ne se considérait pas spécialement plus tournée vers les autres que ça, elle faisait juste de son mieux et des fois elle regrettait de ne pas pouvoir être plus là pour les gens qu’elle aimait, elle arrivait à se reprocher beaucoup de choses qui pourtant n’était souvent pas de son ressort. Mais là, pour une fois elle ne se sentait pas responsable de l’arrivée à l’hôpital de son frère. Elle l’avait sorti des bas fond de la capital et avait été là à chaque instant après son retour, prête à l’épauler pour la moindre difficulté, et elle savait qu’il allait mieux, il n’allait pas forcément super bien, elle l’avait connu plus heureux, mais il allait mieux et s’il était là c’était simplement à cause d’un abruti fini, d’un malade mental qui l’avait canardé.

Même si Elliana ne ressentait aucune responsabilité, elle s’inquiétait pour le parisien, Alex était de la trempe des durs à cuire, mais elle savait aussi qu’il n’était pas invincible et en plus de ça assez douillé une fois qu’il avait assez d’énergie pour se plaindre. Non mais elle l’aimait son grand frère, sauf qu’il se plaignait et râlait beaucoup dès qu’il était blessé, ce n’était drôle pour personne dans ses moments là. Et non elle n’abusait pas en pensant à ça car elle avait vécu des choses terribles également et elle se plaignait bien moins qu’Alex. Et après on dit que les femmes passent leur temps à se plaindre, à voir Elli on se rend vite compte que ce n’était pas le cas. Bref, Elli s’en faisait pour ce blond qui était entré dans sa vie quelques années plus tôt, elle avait appris ce qu’il avait et sachant que ça ne devait pas être super agréable et qu’il avait besoin de repos, elle ne tenta pas de le réveiller, ils auraient bien le temps de discuter plus tard. Enfin ça s’était son idée jusqu’à ce que la pression retombe entièrement et qu’elle ne craque au chevet d’Alex. Elle n’avait pas l’intention de pleurer comme ça, ni même de se lamenter, mais les mots coulaient tous seuls et elle ne pouvait empêcher les larmes s’échapper. Parfois Alex était un abruti, il était buté et avait sale caractère, mais il était aussi son frère qu’elle aimait et qui prenait soin d’elle, celui vers qui elle pouvait se tourner, en plus de Camille bien sur. Alors manquer de la perdre aussi bêtement c’était juste impensable. Tout en reniflant bruyamment, elle ne s’aperçut pas du mouvement du jeune homme et ce n’est que lorsqu’il inspira qu’elle releva la tête et qu’elle put apercevoir son regard bleu. Il avait l’ait particulièrement fatigué et pas en bonne état, mais il avait quand même meilleur mine que le matin. Son salut arracha un pale sourire à Elliana, elle n’aimait pas entendre cette voix chez son frère, elle le préférait même avec son petit ton arrogant, au moins elle le savait en bonne santé, là elle avait juste encore plus l’impression qu’elle avait été à deux doigts de le perdre. Doucement elle s’approcha de lui afin qu’il puisse, comme il l’avait dit, essuyer ses larmes qui roulaient sur ses joues. Il avait l’air tellement vulnérable et au bord des larmes, cela n’eut que pour effet de faire monter une boule dans la gorge d’Elliana et elle eut toutes les peines du monde à refouler les larmes qui montaient de nouveau.

Heureusement Alex avait le don pour dédramatiser les situations plutôt difficiles, enfin c’était souvent le cas avec elle et Elli put afficher un léger sourire sur son visage fatigué. Elle comptait en effet le couver comme une maman poule et le fait qu’il le lui dise et surtout qu’il s’en plaigne déjà alors qu’elle n’avait pas encore commencé l’amusait presque. Une main posée sur le bras de son frère, la jeune femme ne le quittait pas des yeux, elle allait veiller au grain, il n’aurait pas à se plaindre de manquer de quoi que ce soit. De toute façon maintenant elle avait tout son temps pour lui, Maël n’était plus là alors ça faisait deux fois plus de temps pour Alex, et puis si elle délaissait un peu Cam il n’allait surement pas râler, il comprendrait. Le parisien finit par lui demander une faveur et bien entendu il ne pouvait que le demander avec l’un des petits surnoms auxquels elle avait droit. Il y a quelques années Elliana s’était demandé si elle aurait côtoyé un homme comme Alex, s’il n’était pas entré si brusquement dans sa vie, et elle doutait sur la positivité de la réponse à cette question. Elle n’avait rien en commun avec le Alexandre Leroy qu’elle avait découvert à son arrivée, elle n’aurait pas pu s’approcher de lui. Seulement voilà, maintenant il faisait parti de sa vie et elle l’aimait, sincèrement. Alors les petits surnoms qu’il pouvait lui donner la faisait sourire, ou des fois la faisait rager mais elle le laissait faire, après tout ils étaient frère et sœur. Elle l’observa porter sa main à ses lèvres et son sourire s’élargit un peu plus. Alex était un mec bien, blessé au plus profond de lui-même, mais tellement gentil et tendre quand il le voulait. A le voir ainsi Elli souhaita pour lui qu’il trouve une femme digne de lui, capable de répondre à ses attaques afin de ne pas être soumises, sinon ce serait la misère pour elle et Alex ne le supporterait plus au bout d’un moment en plus, mais surtout une femme qui ne le ferait pas souffrir car il avait assez donné dans le genre mélodrame.

Elliana le regarde changer de position et même si aucun son de sortit des lèvres du jeune homme, elle put lire la souffrance sur ses traits. Elle n’était pas idiote et l’avait vu dans à peu près tous les états possibles, allant du bonheur intense à la pire des souffrances, qu’elle soit physique ou psychique. Elle l’écouta donc faire sa requête en silence et celle-ci la fit sourire, comme si elle ne tenait pas son beau père au courant de l’évolution de l’état de son fils. La brune caressa le visage d’Alex du bout des doigts tout en secouant doucement la tête. Il n’y avait pas cinq minutes qu’elle venait de raccrocher avec le père du parisien, ils pouvaient bien attendre un petit peu non ? Surtout qu’en voyant le numéro d’Elli s’afficher il y avait des chances qu’il craigne le pire, en tout cas à sa place elle aurait craint le pire.


« Je viens juste de raccrocher avec lui, tu sais, c’est lui qui m’a prévenu que t’étais ici, je sais même pas comment ils ont eu son numéro… En tout cas je pense qu’on va pas le rappeler tout de suite. En plus y a quand même d’un truc dont j’aimerai te parler avant… »

La jeune femme jouait à présent avec son téléphone d’une main, le faisant tourner entre ses doigts et de l’autre elle gardait sa main posée sur le bras de son frère. Son regard émeraude était posé sur le visage d’Alex. En réalité il y avait plus d’une chose dont elle voulait parler, des sujets plus ou moins plaisant et elle ne savait pas trop par quoi commencer… Peut être qu’en mélangeant les sujets elle arriverait à ne pas trop penser qu’il avait failli y laisser sa peau pour de bon. Elle connaissait Alex et savait qu’il avait du mal avec les trop pleins de sentiments, un peu de tristesse il pouvait gérer, mais une crise de panique ou de larmes c’était plus la peine de compter sur lui, il y avait plus de chance qu’il passe à l’attaque plutôt que de réconforter. Elliana posa son téléphone sur ses genoux et de sa main elle replaça quelques mèches non coiffées sur la tête de son frère.

« Ce matin en arrivant j’ai croisé Raphaëlle, elle s’inquiétait pour toi du coup je lui ai dit ce qu’on m’avait dit hier soir… Elle m’a expliqué ce qui est arrivé et t’as eu de la chance Alex, tellement de chance… Enfin j’ai été ravie de rencontrer celle qui te fait passer du bon temps, t’as bon gout question femme… J’lui ai donné des nouvelles du coup, mais à l’occaz’ ça serait bien que tu la remercies… »

La voix d’Elli avait commencé assez hésitante, Alex ne lui avait jamais parlé de Raphaëlle, il avait son petit jardin secret et elle le comprenait, surtout qu’elle se doutait que ce n’était rien de bien sérieux, donc quand elle parla de la jeune blonde elle ne savait pas trop comment le parisien allait prendre le fait que sa sœur ait rencontré sa… son passe temps. Elle reprit néanmoins un peu d’assurance en lui disant qu’il était passé très près de la mort, assurance qu’elle essayait d’avoir afin de ne pas pleurer de nouveau, et elle y parvint, les larmes montèrent mais ne franchirent pas la barrière de ses paupières. Elliana se reprit en parlant encore une fois de la blonde rencontrée la matin même et elle eut un petit sourire désabusé avant de redevenir sérieuse en lui rappelant, en bonne maman poule qu’elle était, qu’il allait devoir la remercier, et plutôt bien même. La brunette s’adossa au fauteuil et lâcha le bras d’Alex pour croiser les bras sur sa poitrine. Elle allait prendre soin de lui, il allait l’avoir sur le dos ça c’était sur.

« Ah et aussi… j’ai dormi chez toi hier soir, j’ai prévenu Jenna et j’ai du faire des pieds et des mains pour pouvoir venir seule aujourd’hui. Je me disais donc, comme je vis toute seule, qu’elle vit seule pur le moment, que je m’installerai chez toi le temps que tu reviennes. Elle est pas facile ta cousine, mais là elle s’inquiète vraiment pour toi, je vais pas la laisser toute seule. En plus… non rien, laisse tomber. »

Deuxième point abordé, Jenna, la cousine-filleule d’Alex qu’Elli avait réussi à convaincre de rester chez elle au moins pour cette fois. La brune ne connaissait pas très bien la jeune fille et puis elle avait du mal à avoir de l’autorité avec elle, après tout il n’y avait que quelques années qui les séparaient. Heureusement Elliana avait du caractère et elle savait ce qu’elle pouvait ou non faire endurer à une jeune fille de l’âge de Jenna, même si celle-ci vient de la rue comme son cousin. Elle était donc là seule et discutait avec Alex du fait qu’elle allait s’installer chez lui le temps de son hospitalisation. De toute façon il aurait beau râler, elle avait déjà installé quelques affaires chez lui et ne comptait pas laisser l’adolescente seule, il devait le comprendre non ?! Elle lui glissa également que Jenna s’en faisait, en fait il y avait pas mal de monde qui s’en faisait pour lui et des fois Elli avait l’impression que le parisien ne le voyait pas. Pourtant il y avait elle, sa cousine, leurs parents et puis Camilla et Florent aussi, peut être même que Céleste pouvait s’inquiéter pour lui aussi et puis là il y avait Raphaëlle qui l’avait vu quasi mort. Que de monde qui pouvait prétendre à avoir des nouvelles. La brune pour le moment se concentrer sur Jenna qui pouvait très vite déraper si elle n’était pas correctement encadrée. A la fin de sa petite tirade elle avait failli lui avouer qu’entre elle et Maël s’était fini, ça faisait plusieurs jours qu’elle voulait lui dire mais elle ne le croisait pas et ne voulait pas le déranger. Là ce n’était pas le moment alors elle fit marche arrière, elle aurait bien d’autres occasions de lui faire part de ses petits problèmes de jeune femme pas bien dans sa peau. Elle garda donc un visage totalement impassible pour bien faire comprendre à Alex qu’elle ne comptait rien ajouter de plus sur ce qu’elle avait failli lui dire. Après il y avait des chances qu’il n’ait pas aperçu la petite lueur triste dans le regard de sa sœur et ça ça serait le top.


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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Mar 5 Aoû - 13:49




« La Chasse Sauvage »

The Mortal Instruments ; La Cité des Âmes Perdues ҩ Chapitre 10
Jace regardait le ciel. Immobile près de lui, Clary se demandait ce qu'ils attendaient. Et soudain, elle perçut un bruit semblable au rugissement de l'eau s'écoulant d'un lointain barrage. Le ciel s'assombrit, traversé de formes vagues. Elle avait du mal à les distinguer à travers les nuages, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'hommes aux cheveux longs montés sur des chevaux aux sabots rouges comme le sang. Le bruit des cors de chasse résonna dans la nuit et les étoiles frémirent tandis que les cavaliers disparaissaient derrière la lune.
– Qu'est-ce que c'était ? souffla Clary
– La Chasse Sauvage, répondit Jace d'une voix lointaine et rêveuse.


Les larmes d'Elliana... Voilà quelque chose que je n'aimais pas du tout. Je n'y étais pas spécialement habitué, après tout ma frangine était un petit bout de femme rudement forte. Elle me rendait fier, même si nous ne partagions pas le même sang. Quand je la voyais, je voyais une jeune femme sublime, déterminée, attachante, et surtout intelligente. J'avais beaucoup de mal à supporter l'idée que des larmes puissent zébrer sa jolie peau pâle. D'ailleurs elle était trop pâle à mon goût, avec des traits trop tirés. Je n'avais aucun mal à me dire que cette mauvaise mine, c'était de ma faute. Après tout... C'était moi qui avais failli y passer, et c'était à côté de moi qu'elle était en train de pleurer. C'est sans doute pour cette raison que j'étais emprunt d'autant de douceur. Bon, il m'aurait fallu plus d'assurance, un soupçon de sarcasme et une pointe d'arrogance, pour la mettre en confiance, mais ça, je n'avais pas vraiment en stock, à vrai dire. J'étais, au contraire, plutôt épuisé, et pas vraiment dans mon assiette. Pourtant, il était hors de question que je la laisse filer sous prétexte que j'étais dans les vapes à demi. Ça n'était pas très bon pour son moral. C'est d'ailleurs pour cette raison que je lui demandai de s'approcher, pour pouvoir essuyer ses larmes, ce qu'elle fit. De mes doigts légèrement tremblants, je fis disparaître les larmes qui mouillaient ses jolies joues rondes. Je finis par lui en pincer une tendrement, comme un emmerdeur que je pouvais être, mais doucement, pour ne pas lui faire mal, en affichant un sourire typiquement fier de ma connerie.

Allez, on continue sur cette lancée. L'idéal, maintenant, c'était de détendre l'atmosphère. Et pour cela, quoi de mieux que de la taquiner pour son côté maman poule, bien existant, qu'elle reconnaissait d'elle même ? Et en effet, l'esquisse d'un sourire apparut sur ses jolies lèvres. Jackpot ! Surtout que ça avait l'air de l'amuser, au moins un peu. Je la connaissais, et ce joli pétillement dans ses yeux, c'était de l'amusement. Tant mieux si elle trouvait le moyen de se moquer de moi, pour le coup. En temps normal je n'aurais pas du tout apprécié, mais là, juste pour voir un joli sourire sur ses lèvres, je pouvais encaisser son amusement. Et surtout si j'encaissais de prendre une balle dans l'épaule. Vous voyez, c'était simple, de rassurer un soupçon ma frangine. Et puis, elle aussi, me rassurait. Sa main sur mon bras, c'était un contact bien suffisant, une preuve qu'elle était là, qu'elle ne me laissait pas. D'ailleurs, je n'avais aucune envie de la laisser partir. C'était sûrement égoïste, mais je voulais la garder pour moi seul. Entre son homme et son meilleur ami, après son travail, il ne lui restait plus vraiment de temps pour moi. C'était dans l'ordre des choses, mais moi je me souvenais de la gamine que j'avais rencontré, presque six ans plus tôt, maintenant. Elle m'avait changé, cette petite. J'avais vécu sous le même toit qu'elle jusqu'à mon arrivée à l'académie. Progressivement, on s'accordait moins de temps, même si je l'aimais toujours autant. Alors, je voulais la garder auprès de moi.

Je savais être très mignon, lorsque je le voulais. Baiser tendre sur sa main, petit surnom affectueux – mais pas tout neuf non plus – et sourire tout doux. Bon, ce n'était pas non plus comme si je cherchais à l'entourlouper, c'était juste naturel. De toute façon, il n'y avait qu'avec ma famille que je savais être aussi adorable. Ou alors avec... Ouais, vous devinez qui, mais franchement, ce n'est pas le moment pour repenser au fait que j'avais fait plus d'efforts que je n'en ferais dans le reste de ma vie pour une fille et qu'elle m'avait laissé en plan le jour où j'avais appris que j'avais un fils. Mon monde tout entier s'était écroulé avec cette nouvelle. Toutes mes certitudes, mes beaux rêves, quelques-uns de mes beaux principes... Envolés. En un claquement de doigts, ma vie avait changé. Je haïssais cette fille qui avait soufflé sur mon délicat château de cartes, je faisais un trait sur ce garçon qui méritait pourtant d'avoir un père – comme tout enfant mérite de connaître ses parents – et mon cœur avait été réduit en millions de petites miettes acérées comme de minuscules éclats d'un verre fin et fragile. Elle était partie. Je me contentais de cligner des yeux, pour chasser cette image. Je ne voulais pas avoir la possibilité de m'effondrer. Ce retour à d'autres idées coïncida avec le moment où je me redressai en ressentant certaines douleurs malgré ma tentative de le faire en douceur. Bon, je ferais bien de m'y habituer, j'allais douiller pendant un moment, sûrement. Finalement, à sa façon douce, Elliana écarta d'un revers de main ma requête. Je haussai un sourcil, un sourire amusé aux lèvres. J'aurais pu l'asticoter jusqu'à ce qu'elle cède, mais je finis par capituler.

« D'accord, je t'écoute ma petite chérie... Mais il va vraiment falloir que je parle avec mon père avant que tu t'en ailles. Pas dans la minute, mais... »

Il y avait quelque chose de catégorique. Oui, il fallait que je parle à mon père, parce que c'était mon seul véritable point d'encrage et le monde s'était dérobé sous mes pieds. Envolée, cette sensation rassurante d'être invincible. Mon corps m'avait montré ses failles. La vie ne tenait qu'à un fil. Je l'avais expérimenté. N'empêche que j'écoutais ce que ma sœur avait à me dire. Après tout elle m'avait dit qu'elle avait des choses à me dire avant, et j'étais presque inquiet. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y avait ? En sentant les doigts d'Elli' passer dans mes cheveux, je ne pus m'empêcher de hausser de nouveau un sourcil. Tiens, c'était nouveau, ça ? Je finis par l'écouter soigneusement. Première phrase, fin du monde. J'ouvris la bouche, comme pour protester, mais je finis par la refermer tout aussi vite. Je ferais sûrement bien de la laisser parler avant de me jeter la tête la première dans des explications foireuses. Bon, visiblement ma cadette ne semblait pas avoir trop envie de me réprimander pour le temps passé avec Raphaëlle. En même temps, elle n'avait pas du tout son mot à dire, mais la connaissant elle aurait pu oser donner son avis bien trempé... Ma petite chérie ne se gênait jamais pour me faire savoir ce qu'elle pensait. En tous cas, elle avait l'air d'accepter plutôt bien la demoiselle grâce à laquelle je m'en était sortis vivant. C'était vrai que je n'étais pas parti en croisade avec n'importe quelle fille... Celle-là était sublime. Un mannequin, sans jeu de mots. Mon sourire s'était légèrement effacé. Bon, Elli' n'était pas critique vis-à-vis de cette fille qui m'occupait et me permettait de me détendre, mais quand même, j'aurais préféré qu'elle ne soit pas au courant. Ça n'était en rien glorieux. Ce n'était pas l'image qu'un grand frère – et donc normalement un modèle, enfin, en théorie – devait renvoyer... ça m'embêtait pour ça. Je lui répondis avec une voix plutôt neutre. Je n'allais pas être désagréable avec elle non plus..!

« Je sais par où je suis passé Elli', j'ai eu suffisamment peur de ne pas te revoir... En tous cas, Raph' est une fille extra que j'apprécie. On se ressemble pas mal, je crois. En fait, je me suis rendu compte que j'étais pas le seul à ne pas croire à l'amour et à tous ces trucs à la guimauve et... Cette fille est super, alors je compte bien la remercier comme il se doit. C'est grâce à elle qui je suis là, je sais pas si ça, elle te l'a dit. » Bon, j'allais la faire flipper si je continuais comme ça. Diversion ! « N'empêche qu'y'a pas que moi qui ait bon goût dans cette histoire. » Le coq est de retour avec son petit sourire retord façon c'est moi le roi par ici. Oh le méchant tricheur. « Maman poule en a fini avec ses conseils de bonne éducation pour le jeune con qu'elle materne ? »

Bon, c'était épuisant, de tenir tête à ma petite sœur de cette façon... Mais si je ne faisais rien j'allais grave la faire flipper, alors tant pis, je dormirais cette nuit, de toute façon ! Ce que m'annonça ensuite Elli' me fit la regarder bizarrement. Elli', chez moi ? Euh, j'avais laissé quoi comme bordel en partant moi..? Ah ben rien, de tête. Ou presque rien, mais bon, quand même. Bon, ce qui me faisait le plus bizarre, c'était pour Jenna. Je la connaissais, la petite... C'était une Leroy, une vraie. Bon, pour certaines conneries elle ne m'arrivait pas encore à la cheville, mais pour d'autres j'étais totalement dépassé. Ma sœur allait se faire manger toute crue par mon mini-monstre. Honnêtement ? Je ne voyais pas Elliana venir à bout de ma filleule. Elle me ressemblait trop au même âge, et j'avais été totalement hors de contrôle. Cette idée m'assombrit considérablement. J'avais totalement confiance envers le petit bout de femme qui était à mon chevet, ça, ce n'était pas le souci... Le souci, c'était la gamine qui vivait chez moi. J'avais déjà suffisamment de mal à lui tenir tête, alors elle risquait de ne faire qu'une bouchée de mon ange gardien.

« J'espère que t'as pas hésité à prendre ma chambre, au moins. » Je râlais un petit peu, mais c'était plutôt à l'idée qu'elle ait pu avoir l'idée saugrenue de dormir dans le canapé. Des fois, ça pouvait lui prendre, comme idée. « Je te remercie pour Jenna, mais... J'aime pas l'idée que tu sois face à elle... Je l'adore, mais c'est une vraie Leroy. Tu auras autant de contrôle sur elle que mon père en avait sur moi à son âge, si tu veux mon avis... Elle va filer droit pendant deux ou trois jours, histoire de se remettre du coup, et elle va te glisser entre les doigts. Si elle te pourrit la vie, tu me le dis, OK ? »

De toute façon, je ne dissuaderais pas ma frangine. Pourtant, elle me cachait quelque chose, et ça, je n'aimais pas. Quoi rien ? Il y avait bien quelque chose à ajouter ? Alors qu'elle parle ! J'avais tendance à être un peu sur les nerfs, là. Le fait que je sois à l'hôpital, sans savoir exactement ce que j'avais aurait presque tendance à me faire virer à la parano pure et dure. C'était quoi, le non-dit ? Ça me concernait ou ça la concernait ? Dans les deux cas, ça m'inquiétait, et ça se voyait. Je plantais mon regard bleu affolé dans celui émeraude de ma petite brunette en essayant de la convaincre de parler, sauf qu'elle restait impassible. Je pouvais rester un moment à la fixer, elle ne lâcherait pas le morceau. Avec un soupir passablement démoralisé, je passais ma main gauche sur mon visage, fermant les yeux, avant de repousser les cheveux qui me retombaient inhabituellement sur le front. Je pris le temps de respirer avant de la regarder de nouveau. Il fallait que je la fasse parler, parce que là elle allait me rendre fou. Ne pas s'énerver, ne pas s'énerver... Surtout, la prendre dans le bon sens. Surtout pas à revers !

« Elli'... Je vois bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas... Qu'est-ce qu'il y a ? » Ma voix était douce, avec une touche d'inquiétude. « Ne me dis pas que c'est à cause de la frayeur que je t'ai fait, je te connais, il y a autre chose. » Cette fois, ma voix était un peu plus résolue, un peu moins douce, mais toujours emprunte d'une certaine tendresse. « Tu sais, si tu ne me dis rien, je vais avoir beaaaaaaaaucoup de temps pour m'inquiéter pour toi, demain... » Voilà un coup bas en bonne et due forme. C'était vraiment petit. Mais avec mon petit sourire mignon et irrésistible, peut-être – je dis bien peut-être ! – que ça pourrait marcher. Croisé de doigt mental


Alexandre ҩ Raphaëlle

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
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MessageSujet: Re: « La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle   Jeu 18 Sep - 22:37



"La Chasse Sauvage"

Elliana


Installée sur son fauteuil d’hôpital, face à un Alex mal en point était tout sauf gai et Elli avait du mal à garder le moral. En fait là, elle n'y arrivait pas, elle craquait. Non mais c'était l'accumulation de pleins de choses qui faisait qu'elle craquait car habituellement elle était forte, forte pour les autres et non pas pour elle. Mais là c'était plus fort qu'elle et puis elle avait presque perdu son frère quand même, alors elle s'accordait ce moment de faiblesse. De toute façon c'était toujours comme ça, elle s'accordait un moment de larmes, le plus souvent seule chez elle, et après ça repartait ! Pour l'instant c'était les larmes et elle pensait bien qu'Alex ne le saurait pas, enfin ça s'était ce qui était prévu, mais bien sur le jeune homme se réveilla et tomba sur une Elliana en pleurs. La brune se reprit vite et elle fut à demi rassurée par son frère, elle n'était pas dupe et puis aussi pas bête, se faire traverser par une balle était loin d'être anodin et il faudrait des mois au jeune homme pour s'en remettre. Il suffit une courte minute à Elli pour reprendre du poil de la bête et retrouver l'assurance dont elle pouvait faire preuve, d'ailleurs elle ne manqua pas de faire remarquer qu'avant d'appeler son père, Alex avait quelques trucs à lui dire. Il accepta plutôt de bon coeur, même s'il lui dit qu'il allait quand même devoir appeler son cher papa, et elle n'avait aucunement l'intention de l'en empêcher, au contraire même, juste qu'ils devaient discuter avant.

Elliana débuta donc son petit monologue, ne prenant pas vraiment en compte le fait que son frère ait presque tenté de l'arrêter, de toute façon elle aurait tout de même poursuivi. Elle se fichait, pour l'instant, de savoir ce que faisait Alex et surtout avec qui, il était bien assez grand pour savoir ce qu'il faisait et au pire elle ne manquerait pas de l'engueuler si jamais il dérapait vraiment. Seulement, là, elle acceptait bien des frasques car il en avait besoin, elle savait que c'était un moyen pour lui à commencer à passer à autre chose et c'était tout ce qu'elle lui souhaitait. Donc elle ne fit aucun commentaire sur sa conquête, ni même sur la façon dont elle l'avait appris, elle se concentra plutôt sur le fait qu'il ne devait pas oublier de remercier la jeune femme car elle l'avait maintenu en vie aussi longtemps qu'il avait fallu. Bien sur Elli restait la petite soeur d'Alex et elle avait rapidement glissé un semblant d'avis sur Raphaëlle, avis purement physique. La réponse du jeune homme ne se fit pas attendre, il lui dit qu'il savait ce qu'il devait à la blonde et qu'il ne manquerait pas de la remercier, de même, il ne manqua pas de lui faire comprendre, à sa manière, que tout ça n'était pas ses affaires. Il justifia quand même son choix, Raphaëlle était donc comme lui ?! Elliana ne savait pas si c'était une bonne chose ou non, que pouvaient donner deux coeurs brisés ne croyant plus en l'amour ? La brunette ne réfléchit pas plus longtemps sur la question, elle aurait bien le temps de savoir ce qu'était cette relation et si c'était une bonne chose pour son frère. De toute façon Alex enchaînait en lui indiquant qu'il était encore sur cette Terre grâce à elle, finissant même pas lui demander si elle était au courant. Et même si Raphaëlle ne lui avait pas dit explicitement qu'elle avait sauvé la vie d'Alex, Elli était suffisamment intelligente pour le comprendre, les médecins lui avaient expliqué dans quel état il était arrivé et le récit qu'elle avait eu de l'incident lui avait donné assez d'indices pour tout comprendre. La brune n'avait donc nul besoin de la confirmation d'Alex sur son état critique à son entrée à l'hôpital. Elliana ne fit aucune remarque sur le changement de conversation de son frère, elle se contente d'un soupir et d'un petit mouvement de tête désabusé. Il était unique celui ! Et heureusement d'ailleurs ! Il continua sur sa lancée et elle ne put que sourire à sa question.


Elliana profita donc du moment pour lui dire qu'elle avait décidé de s'installer chez lui, le temps qu'il rentre, pour ne pas laisser Jenna livrée à elle seule. Elle était certaine que l'adolescente pouvait réussir à vivre seule, mais elle n'avait pas envie de retrouver un appartement saccagé. Surtout qu'elle se doutait qu'elle était capable des pires conneries. Non mais elle avait connu Alex au même âge quasiment alors franchement elle voulait éviter la catastrophe. Ce n'était pas le moment et elle ne se sentait pas de devoir gérer une Jenna après fumette ou alcool. Donc il était logique qu'Elli s'installe chez Alex pour surveiller tout ça, en plus il n'y avait plus Maël, donc c'était "parfait". La bune se garda bien de révéler cette dernière nouvelle, même si ça avait failli franchir la barrière de ses lèvres. Pour l'instant le plus important c'était son frère et non le problème de son petit coeur solitaire. Elle stoppa donc les mots à la frontière de ses lèvres et s'arrêta là, laissant le soin à Alex de répondre. Comme elle s'y attendait, cette nouvelle ne l'enchantait pas vraiment, mais il devait quand même admettre qu'il ne pouvait laisser sa filleule seule chez lui, sans surveillance. La question qu'il lui posa agrandit son sourire au point qu'elle dévoila ses petites dents blanches. Son acquiescement de tête fut sa seule réplique, elle n'avait pas envie de lui expliquer que c'était Jenna qui avait insister pour qu'elle prenne la chambre et non pas le canapé. Elli respectait la vie privée de son frère et son lit faisait partie intégrante de sa vie privée, alors elle n'avait pas voulu déranger ses affaires. Bref, elle ne dit pas donc qu'elle avait failli dormir sur ledit canapé. Vint ensuite le moment inquiétude de la part du parisien. Oui, elle avait cru comprendre de Jenna n'était pas des plus agréables à côtoyer, qu'elle n'était pas gérable et qu'elle allait surement poser des problèmes. Elli n'était pas là pour se battre avec la filleule de son frère, juste pour l'avoir à l'oeil et pouvoir agir un minimum en cas de dérapage. Elliana jura néanmoins de le prévenir si ça tournait au vinaigre, pensant vraiment qu'il n'avait pas remarqué son léger trouble, la légère hésitation qu'elle avait eu à la fin de ses paroles.

Elliana resta donc totalement impassible, elle n'avait pas envie de le déranger et surtout qu'il commence à s'énerver ou à s'inquiéter pour quelque chose qui était passé et totalement terminé. Elle resta donc à regarder Alex tout en sachant qu'il se torturait l'esprit pour savoir comment s'y prendre. D'ailleurs les gestes qu'il avait étaient bien ceux qu'ils pouvaient avoir lorsqu'il prenait des pincettes avec les gens. Pour finir il prit la parole de sa voix douce et il semblait quelque peu inquiet, Elli soupira, ils se connaissaient quand même trop bien ! Même s'ils n'avaient pas passer leur enfance ensemble, les années communes avaient fait qu'ils étaient capable de déchiffrer l'autre, s'en était presque chiant car Elli ne pouvait rien cacher. Surtout qu'elle n'était pas très douée pour ça. Et voilà qu'il lui faisait un coup bas, non mais il abusait franchement ! Il savait qu'en lui disant qu'il allait se torturer tooooooute la journée du lendemain il allait avoir la jeune femme dans sa poche ! La nordiste resta à regarder son frère, ses yeux émeraudes scrutant son visage, mais comment ne rien lui dire avec sa bouille là ?! C'était pire qu'un coup bas ! Une véritable trahison ! Elliana réfléchit donc une seconde à la meilleure manière de lui dire que sa vie de couple avait pris fin, qu'elle en était entièrement responsable, mais que cela la blessait sans qu'il ne prenne pitié ou qu'il ne saute de joie -car oui Elli était au courant que Alex n'aimait pas vraiment Maël- ou encore qu'il ne s'inquiète alors que la seule chose qu'il avait à faire c'était s'occuper de sa santé
.

"C'est rien Alex... C'est juste que... j'ai rompu, j'suis plus avec Maël. Alors j'peux bien passer du temps chez toi, y a plus personne qui m'attend nulle part, puisque Cam' sait que t'es là, il va pas me reprocher d'être pas trop présente. Y a que ça... y a plus de Maël."

La jeune femme haussa les épaules afin de masquer la soudaine tristesse qui l'envahissait. Elle n'avait pas l'intention de pleurer plus que ça pour cette situation, ce qui était arrivé à son frère était nettement plus important alors elle allait faire un focus sur ça et puis avec un peu de chance la douleur qu'elle ressentait, les images des choses horribles qu'ils s'étaient dites auraient peut être disparu. Elli passa son index sur son nez, signe qu'elle était troublée mais qu'elle le gardait bien pour elle et elle s'accouda sur le bord du lit en soupirant.

"Toi, tout ce qui doit t'intéresser c'est ton rétablissement, le reste je gère et quand tu rentreras tout sera parfait tu verras ! C'est pas la première fois qu'on en passe par là et puis j'ai l'habitude de gérer les appartements des gens proches."

Le regard posé sur le visage du parisien, Elliana eut une esquisse de sourire, elle croyait vraiment ce qu'elle disait et surtout elle cachait toutes ses choses qui l'avaient blessée depuis son arrivée à Etretat avec des phrases à la limite du cynisme. Elle se radossa à son siège et soupira.

"Demain j'irai voir pour ton téléphone, savoir ce qu'on peut faire et quand je reviendrais je t'en apporterai un nouveau, que tu puisses passer un peu le temps. Et surtout pour qu'on arrête de m'appeler alors que c'est toi qu'on veut ! Dis moi si je dois te ramener quelque chose en particulier, j'ai pensé à quelques vêtements et aussi des trucs qui pourraient te servir, mais j'ai peut être zappé un truc..."

Changement total de conversation, elle n'avait aucune envie de s'éterniser sur son cas, surtout que c'était totalement inintéressant. Tout en jouant avec un ongle, elle observait Alex, le pansement qu'il avait à son épaule, les traits tirés de son visage. Il paressait fatigué et pas en forme du tout en fait, mais tellement plus vivant que le matin même !

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« La Chasse Sauvage » † Alexandre & Raphaëlle

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