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 Qui a dit qu'on voulait être quatre ? [Suite] Cassiopée & Alexey

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Louis T. Delmas
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MessageSujet: Qui a dit qu'on voulait être quatre ? [Suite] Cassiopée & Alexey   Lun 13 Jan - 21:46




Cassiopée & Alexey

" Qui a dit qu'on voulait être quatre ? "

Là, dans les bras du gars qui comptait peut-être trop à mes yeux, j’étais incroyablement bien. Calme, apaisée, souriante, à l’aise. La situation avait beau être grave tendue avec l’abruti de service dans la pièce d’à côté, j’essayais de ne plus y faire attention et de me concentrer sur Alexey, le seul qui importait à ce moment-là. Peu importe ce qui se passerait entre Yelena et Derek, je ne voulais même plus m’en soucier et simplement profiter du moment présent, de la fin de nos vacances ensemble. J’espérais juste qu’en rentrant à Etretat, tout serait aussi parfait ou tout du moins presque aussi parfait, parce que sinon je sentais que j’allais devenir folle. La nostalgie allait me gagner, j’en étais sûre, et j’allais être d’humeur massacrante si je ne pouvais pas voir Alexey le plus possible. Mais soit, il n’était pas question de ça pour l’instant, je me retrouvais simplement dans ses bras après avoir posé un petit baiser sur sa joue tout en lui disant que j’étais contente qu’il soit là. En effet, je n’aurais pas supporté de rester toute seule avec Derek et Yelena. Il me rendit mon étreinte ainsi que mon baiser, pour mon plus grand plaisir, puis prit la parole à son tour en disant qu’il était aussi content que je sois là, mais que je ne devais pas le remercier tout de suite parce que dans le fond, il était grave en colère et qu’il pourrait y avoir un meurtre d’ici la fin de la soirée si l’Espagnol n’y mettait pas du sien. Je souris et sentis son menton dans mes cheveux, tandis que je lui répondis d’une voix toute douce :

« Je comprends, mais essaye de te concentrer sur autre chose, d’accord ? Oublie la présence de Derek pendant quelques minutes, je te promets que ça fait du bien. »

Je souris et resserrai encore un peu mon étreinte sur lui, fermant doucement les yeux, profitant de la chaleur de son corps contre le mien, écoutant son souffle régulier qui avait le don de m’apaiser plus que n’importe quoi d’autre. A ce moment-là, il m’incita à me poser sur ses genoux et je m’exécutai, tout sourire, puis il m’attaqua à la taille avec ses doigts et j’émis un petit cri, riant aux éclats.

« Oh le fourbe ! »

Sans plus attendre, je passai moi aussi à l’attaque en faisant courir mes doigts sur sa taille pendant quelques secondes pour me venger, puis je m’arrêtai parce qu’il allait finir par crever, vu qu’il avait quand même reçu un coup de couteau dans le dos et que gigoter dans tous les sens ne le réussirait pas du tout. Je lui souris, posant mon regard sur son visage, l’observant pendant quelques secondes. Il était beau. Tellement beau. Grand, musclé, sportif… Il avait tout ce qu’il fallait. Et même si son caractère n’était peut-être pas parfait, tout comme le mien, je le prendrais avec ses qualités et ses défauts, je m’en fichais pas mal du caractère de chieur qu’il pouvait parfois avoir. Je l’aimais et ça n’était pas prêt de changer, de toute façon. Je soupirai doucement et me posai à nouveau contre lui, toujours assise sur ses genoux. C’était encore mieux qu’à côté de lui, j’étais vraiment aux anges. Je restai dans cette position pendant quelques minutes, calmement, puis me défis de son étreinte et me levai, lui annonçant simplement :

« Je vais faire à manger. »

Je me dirigeai vers le réfrigérateur et l’ouvris, puis en sortis la sauce bolognaise que j’avais aperçue un peu plus tôt, ainsi que les pâtes que je trouvai dans le placard juste à côté. Je sortis aussi deux casseroles, fis couler de l’eau dans l’une d’elles puis la mis sur le feu, tandis que je versai la sauce dans l’autre et que je la réchauffai petit à petit. Tout en fredonnant une chanson que je chantais avec mes cousins quand j’étais plus jeune, je mis la table pour quatre, vu que même si j’aurais préféré ne pas dîner avec Derek, on allait bien être obligés. Sauf si on mangeait sans les prévenir et qu’ils débarquaient après, mangeant rien qu’à deux, du coup. Voilà qui me semblait être une bien meilleure idée, pas vous ? C’était peut-être un peu égoïste et je plaignais Yelena, mais je n’avais aucune envie de voir Alexey dans tous ses états, surtout que je le voulais un minimum calme et décontracté. Finalement, j’ajoutai les pâtes à l’eau bouillante et regardai ma montre, comptant neuf minutes à partir de là. En attendant, je partis rejoindre Alexey et m’assis en tailleur à côté de lui, le regard tourné vers la fenêtre. J’avais l’impression qu’il neigeait de plus en plus, on allait finir bloqués là pour plusieurs jours encore, si ça continuait. Très peu pour moi cette idée-là et je fis la moue, soupirant légèrement. Ce qui était bien avec Alexey, c’est qu’on n’avait pas toujours besoin de parler, parfois il suffisait de rester silencieux et on se comprenait. Mais pas à propos de tout non plus, je vous assure. Là, j’aurais bien aimé savoir ce qu’il se passait dans sa tête, pour voir ce qu’il pensait de moi. Ce qu’il ressentait, ce qu’il voulait. La curiosité est un vilain défaut, je sais, mais c’était plus fort que moi, j’avais presque besoin de savoir. Ce silence léger dura exactement neuf minutes. Le temps de faire cuire les pâtes. Finalement, je me levai et partis déverser ces dernières, remplissant deux des quatre assiettes, ajoutant la sauce par-dessus. Je déposai les assiettes sur la table et demandai à Alexey de venir, puis je lui chuchotai à l’oreille, pour éviter que les autres ne l’entendent :

« Je te propose de manger à deux, sans prévenir les autres… Ca nous évitera les tensions à table, non ? »

Je lui fis un sourire innocent, avant de m’installer et de commencer à manger, après avoir souhaité bon appétit au Russe. Le reste du repas se déroula quasiment dans le silence, même si je ne pus m’empêcher de discuter quand même un peu avec mon Alexey parce que j’aimais bien l’entendre parler. Pour finir, je débarrassai et fis rapidement la vaisselle pour ne pas avoir à le faire après, surtout en présence de Derek. Ben oui, je profitais qu’il ne soit pas là, c’est un peu normal, vous ne pensez pas ? Finalement, j’annonçai au jeune homme que je partais prendre ma douche et je m’éclipsai donc dans la chambre que finalement, Alexey et moi allions partager, à mon avis. Une fois dans la chambre, je m’adossai à la porte, fermai les yeux et soupirai un bon coup, parce que même si j’avais été seule avec Alexey pendant un petit moment, sans personne d’autre, c’était quand même stressant.

Je vous explique. Il y avait beaucoup de tension depuis que Derek avait débarqué, on est d’accord. Mais être seule avec Alexey, ça me rendait super nerveuse et j’avais toujours peur de mal faire, de sortir des conneries, de ne pas être celle qu’il voulait que je sois. J’essayais de tout faire pour qu’il m’apprécie autant que je l’appréciais, que je l’aimais, même. Sauf que c’était entièrement contraire à mon caractère naturel et c’était tout nouveau pour moi, de devoir être sans cesse gentille avec une personne. Et pas gentille, genre amicale ou agréable. Vraiment gentille du style parfaite. Et ça, je peux vous assurer que c’était vraiment dur. Mais je faisais des efforts, beaucoup d’efforts. Pour lui, mais aussi pour moi. Surtout pour lui, à vrai dire. Dans la chambre, je m’emparai d’un des peignoirs posés sur le lit et empruntai une des deux trousses de toilette, avant de m’enfermer dans la salle de bains, verrouillant bien la porte pour éviter d’avoir de mauvaises surprises. Non mais avec Sanchez, on pouvait tellement s’attendre à tout…

Sans plus tarder, je me coulai sous le jet d’eau brûlant et y restai pendant quelques minutes, prenant soin de me laver les cheveux et de réfléchir un peu aussi. Je ne pouvais pas rester là les bras croisés, je devais faire le premier pas avec Alexey si lui ne le faisait pas. Mais comment ? Je ne savais plus. Et j’avais tellement peur de sa réaction… Un faux pas, un râteau et on se retrouvait dans une situation délicate tous les deux, on n’allait même plus oser se regarder dans les yeux. Ou en tout cas, de mon côté, ça serait le cas. Peut-être que ça marcherait, je n’en savais rien, mais peut-être qu’il nous voyait simplement comme de très bons amis, rien de plus. Je me sentais proche de lui, mais peut-être que c’est justement pour ça que je me mettais à m’imaginer plein de choses, à avoir de faux espoirs… J’étais perdue. Mais si je ne me lançais pas maintenant, j’allais crever à petit feu plus tard et j’allais regretter à mort de ne pas lui avoir parlé de ce qui me passait par la tête.

Cette douche m’avait fait le plus grand bien, m’avait remis les idées en place et j’étais prête à affronter Alexey. Enfin, à peu près. Un peu. Pas beaucoup. Mais j’étais quasiment prête à lui parler. Dans le fond, je stressais comme une malade mais loin de moi l’idée de me l’avouer, en fait. Je me postai devant le miroir, démêlant mes longs cheveux d’un geste souple et j’évitai soigneusement de les sécher, ça prendrait beaucoup trop de temps. A la place, je les nouai dans une tresse sur le côté mouillée et peu soignée, mais je n’avais pas besoin d’être classe pour Alexey, je pouvais juste être moi-même et c’était parfait, comme truc. Je m’enroulai alors dans mon peignoir blanc et me regardai dans le miroir, les yeux remplis d’incertitude et d’hésitation. Je respirai un bon coup, vérifiai que mes cheveux soient un minimum présentables, renouai la ceinture de mon peignoir autour de moi par réflexe et je sortis de la salle de bains d’un pas hésitant, essayant de paraître un minimum tranquille. Je rentrai à nouveau dans la chambre et y trouvai celui dont j’avais besoin, chose qui m’arracha un léger sourire en coin. Au moins, il ne se retrouvait pas avec les deux autres zouaves et on aurait le temps de discuter à deux, au calme. Enfin, calme, c’était un grand mot… J’étais nerveuse au possible. Doucement, je m’approchai d'Alexey, m’asseyant à côté de lui sur le lit par la même occasion. Je tournai la tête vers le jeune homme et doucement, j’osai :

« Alexey… je pourrais te parler ? » Je ne me faisais pas à ma voix hésitante et me raclai doucement la gorge tout en essayant de me reprendre, m’asseyant en tailleur sur le lit : « Y’a… quelques pensées qui me trottent dans la tête depuis un moment et je suppose que j’ai besoin d’en discuter avec toi. » Je me mordis la lèvre et posai mon regard sur lui, encore moins sûre de moi, tout à coup. Quelle galère… je ne pouvais plus revenir en arrière, en plus. Allez, vingt secondes de courage. Et croisons les doigts.



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MessageSujet: Re: Qui a dit qu'on voulait être quatre ? [Suite] Cassiopée & Alexey   Mar 14 Jan - 18:57

Cassiopée Desmoulins & Alexey Strogonov.
Qui a dit que l'on voulait être quatre? [Suite]

           

           
Le moment était juste parfait. J'étais au ski, un sport que j'adorais, avec deux jeunes femmes que j'adorais également... Bon, ok, que j'aimais. Autant que je suis «amoureux» de Yelena, c'était pas nouveau. Nous étions frère et sœur de cœur alors hein bon bref. Mais le fait que je sois amoureux de Cassiopée était plus récent, plus... Je ne dirais pas étrange parce que c'est loin d'être ça. Je dirais que c'était plus inattendu. Je ne m'attendais pas en arrivant à l'académie à rencontrer cette jeune femme ni même à ce qu'elle prenne autant de place dans ma vie. Pour moi, à mon arrivée, je venais juste le temps que Yelena reprenne la direction des court de tennis et je serais reparti comme cela, comme ci je n'étais jamais venu. Mais maintenant que je connaissais Cassiopée, est ce que j'aurais le cœur de repartir comme ci rien ne s'y était passé? Je connaissais déjà la réponse, c'était non. Je savais que jamais je ne pourrais oublier la jeune femme qui se trouvait actuellement dans mes bras. Parce que je l'aimais jusqu'au fond de mon âme. Je ne compris que je m'étais enfermé dans mes pensées que lorsque la jeune femme se remit à parler, me faisant reprendre brutalement pieds avec la réalité. Elle me proposa de ne plus penser à l'espagnol et elle ajouta que cela faisait le plus grand bien. Je voulais bien la croire. Je sentis l'étreinte de Cassio' se resserrer autre de moi et j'eus un petit sourire qui resta cacher dans les boucles blondes de la jeune belge. J'eus alors une idée un peu concon, je dois bien l'admettre, mais une idée quand même. Parce que je m'ennuyais ferme et j'avais besoin de m'occuper. Alors plutôt que de relire à nouveau le magasine, j'avais pris la jeune femme sur mes genoux et je l'avais chatouillé au niveau de la taille. La rébellion ne se fit pas attendre et Cassiopée, après avoir dit que j'étais un fourbe, m'attaqua à coup de chatouilles. J'étais également très chatouilleux et je ne pus retenir un petit cri quand je sentis les doigts de Cassiopée sur ma taille. Je me tortillais pour me soustraire à cette attaque avant que la jeune femme n'arrête de me chatouiller d'elle même. J'eus un petit soupire de bien être parce que, même si j'étais chatouilleux, le fait que l'on me chatouille ne me dérangeait pas mais c'était loin d'être agréable avec le coup de couteau que je m'étais pris quelques semaines plus tôt. La jeune femme resta quelques minutes sur mes genoux avant qu'elle ne s'éloigne de moi et ne se lève pour faire à manger.

Je l'aurais bien aidé mais quand il s'agissait de cuisine, j'avais juste deux mains gauches. J'étais tout juste capable de me faire cuire un steak ou des pâtes mais cela s'arrêtait là. Pas question de faire un plat du style pâtes à la bolognaise au risque de tout faire brûler. Alors je laissais Cassiopée s'en occuper mais je me levais un court instant du canapé pour la rejoindre dans le coin cuisine. Je la regardais prendre deux casseroles, une qu'elle rempli d'eau et une où elle jeta la sauce tomate. Songeant que j'étais certainement de trop, je retournais m'installer sur le canapé. Une fois qu'elle eut jeter les pâtes dans l'eau, Cassiopée vint me rejoindre. Elle regarda par la fenêtre et soupira. Suivant son regard, je remarquais qu'elle regardait la neige qui continuait à tomber par la fenêtre. Avec un peu de malchance, nous resterions coincé dans le chalet avec l'espagnol si elle continuait à tomber comme elle tombait là. Je posais ma main sur la tête de Cassiopée, sachant qu'elle pensait à la même chose que moi. C'était comme ça, parfois, je savais ce que pensais la jeune femme tout comme la réciproque pouvait s'expliquer. Sauf quand il s'agissait de nous deux. Je ne savais pas ce que la jeune femme pensait de moi mais j'aurais grandement aimé savoir. Un silence s'installa dans la pièce mais ce n'était pas un silence pesant comme cela pouvait arriver parfois. Nan là, c'était un silence normal. Et il dura le temps que les pâtes cuisent. Je me levais et souris quand Cassiopée me proposa de ne manger que tous les deux. J'acceptais avec grand plaisir, heureux de ne pas avoir à supporter Sanchez pendant le repas et surtout, content d'être en tête à tête avec Cassiopée. Cela me rappelait la période juste après mon agression, quand la jeune femme était venu vivre chez moi, me servant d'infirmière.

Le silence prit moins de place pendant le repas, la jeune femme parlant un peu de tout et de rien. Cela me faisait du bien car cela m'évitait de m'imaginer ce qu'il pouvait bien se passer entre Yelena et Sanchez, dans la pièce à côté. Il n'y avait aucun bruit qui laissait présager une bagarre mais le silence était également assez angoissant. Mais je ne voulais rien imaginer qui puisse traumatiser mon petit cerveau tout innocent. Alors j'écoutais Cassiopée et je lui répondais. Une fois le repas fini, j'aidais la jeune femme à faire la vaisselle, à savoir que j’essuyais la vaisselle que la jeune femme avait lavé puis rincé. Une fois la vaisselle faite, Cassiopée m'annonça qu'elle allait prendre sa douche. Une fois qu'elle eut quitté la pièce, je m'affalais sur le canapé et soupirais, moins stressé soudain. Non pas que la présence de Cassiopée me stresse mais voilà, je ne voulais pas faire de bourdes et faire quelque chose qui pourrait dévoiler mes sentiments pour la jeune femme. Non pas que je ne voulais pas qu'elle le sache mais je ne voulais pas qu'elle l'apprenne comme cela. Je voulais lui dire en face que je l'aimais et pas parce que j'avais laissé mes hormones parler au lieu de mon cerveau. Pendant que Cassiopée était sous la douche, je restais assis sur le canapé, le coude posé sur le dossier, à regarder par la fenêtre la neige qui tombait, perdu dans mes pensées. Que devais je faire? Parce que j'aimais Cassiopée, je voulais qu'elle le sache mais n'étais ce pas prématuré? Après tout, je ne la connaissais que depuis trois mois et peut être qu'elle n'éprouvait pas pour moi ce que j'éprouvais pour elle. Et puis, il y avait la différence d'âge... Six ans, c'était pas grand chose mais peut être que c'était beaucoup pour Cassiopée. Mais je préférais ne pas y penser, cela faisait bien trop mal de se dire que, peut être, Cassiopée ne m'aimait pas comme moi je l'aimais. Mais c'était une possibilité à ne pas oublier, même si elle me brisait le cœur.

Plutôt que de rester à regarder la neige tomber à penser à tout ce qui pouvait faire que mon amour pour Cassiopée ne pouvait pas être réciproque, je me levais et me rendis dans la chambre où la jeune femme prenait sa douche, dans une autre pièce attenante bien entendu. Jamais je ne serais entré si la douche se trouvait à même la chambre. Je n'étais pas un voyeur comme Sanchez. Je m'allongeais sur le lit, les pieds par terre, les bras sous la tête et les yeux rivés au plafond. Il était beau ce plafond, tout en bois... Oui, je sais, cela n'a rien à voir mais si cela pouvait me permettre de ne pas penser à Cassiopée et surtout à mes sentiments pour elle, je prenais. Pratiquement au même instant, la jeune femme sortie de la salle de bain, recouverte d'un simple peignoir. Je redressais la tête avant de la rebaisser directement, sentant mes joues devenir rouges. Elle avait de la chance que j'ai plus de tenue que Sanchez, sérieux. Parce que si j'avais été lui, je lui aurais déjà sauté dessus... Sauf que je n'étais pas l'espagnol. Une fois que j'eus repris contenance, je me redressais et regardais la jeune femme qui venait de s'installer à côté de moi. Rien ne laissait voir que j'avais été à deux doigts de péter les plombs en voyant la jeune femme sortir de la salle de bain en peignoir. Je préférais quand même éviter de regarder en sa direction parce que bon, je sentais que la gêne était toujours présente et un rien pouvait faire revenir le rouge sur mes deux jolies petites joues. Soudain, Cassiopée se mit à me parler. Quand elle me demanda si elle pouvait me parler, j'eus un petit rictus genre 'on y est'. Elle avait compris que j'étais amoureux d'elle et elle ne savait pas comment rester gentille en me donnant le plus beau et douloureux râteau de ma vie. Je déglutis difficilement avant d'essayer de sourire.

« Je pense que moi aussi j'ai des choses à te dire... Mais après toi, je t'en pris. »

Après tout, c'était elle qui avait voulu commencer à parler. Alors j'allais l'écouter sans l'interrompre quelque soit ce qu'elle allait m'annoncer. Mais j'avais comme un doute sur le fait que cela soit agréable à entendre pour moi. Oui, j'étais totalement à côté de la plaque. Mais en même temps, la seule petite amie que j'avais eu n'était autre que Yelena et nous n'avions jamais été amoureux... Alors je ne savais pas reconnaître une femme amoureuse quand j'en voyais une.
           
           
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MessageSujet: Re: Qui a dit qu'on voulait être quatre ? [Suite] Cassiopée & Alexey   Mer 15 Jan - 19:10




Cassiopée & Alexey

" Qui a dit qu'on voulait être quatre ? "

Ca travaillait, dans ma tête. J’oserais même dire que ça bossait dur. Ben oui mais bon, dans la tête d’une Cassiopée Desmoulins, c’est tout sauf clair et les idées se bousculent pour finalement former un énorme point d’interrogation vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Alors autant vous dire que ce n’était pas de tout  repos et que j’avais tout le mal du monde à me concentrer sur mes sentiments ou sur ceux d’Alexey. Ben oui quand même, si je n’avais même pas la place pour les miens, comment voulez-vous que je sache ce qu’il se passait dans la tête du Russe ? Mission impossible, on est d’accord. Pourtant, cette douche avait été bénéfique et j’avais remis tout ça en place dans ma petite caboche, même si maintenant que je savais ce que j’allais faire, j’étais nerveuse au possible. Ne riez pas, parce que vous le seriez autant que moi dans une situation pareille, après tout c’était entièrement normal de stresser pour ce genre de choses, non ? En réalité, je ne savais pas trop, parce que je n’avais jamais été vraiment amoureuse. Je ne m’attachais pas souvent aux gens et la plupart des mecs que j’avais côtoyés avaient abandonné après quelques tentatives de rapprochement, puisque je les remballais à chaque fois et qu’ils n’étaient même pas arrivés à m’embrasser une seule fois. Je n’étais pas du genre câline, ni même du genre affectueuse, mais avec Alexey, tout était différent. J’avais juste envie d’aller me coller contre lui, de sentir ses bras se refermer autour de moi, de sentir son menton dans mes cheveux, comme bien souvent ces derniers temps. Vivre dans le même studio que lui, c’était quelque chose de magique pour moi et on se rapprochait de plus en plus l’un de l’autre, chose qui faisait que dorénavant, je ne me voyais plus vivre seule. J’avais pris l’habitude de sa présence dans l’appartement, d’entendre sa respiration calme et posée lorsqu’il dormait, de le voir s’agiter dans la cuisine dans l’espoir de me cuisiner quelque chose de comestible, tentative qui foirait neuf chances sur dix. Mais je m’en fichais qu’il soit mauvais cuisinier, je m’en fichais du fait qu’il ait le sang chaud, je le prenais tel qu'il était et lui faisait pareil. Le plus important, c’était tout ce qu’il m’apportait, consciemment ou non. D’un côté il faisait plein de choses pour moi, dans le but de le faire, et de l’autre il me rendait heureuse rien que par sa présence, par ses gestes, par son regard et son sourire. Lui, c’était le seul mec que j’avais aimé dans ma vie, réellement aimé. Parce que j’avais beau aimer mes cousins à en crever, ce n’était pas pareil, loin de là. Alors je n’étais pas sûre de pouvoir accepter un râteau, pas lorsque quelque chose d’aussi beau était en train de naître entre nous deux. Pourtant, j’allais me lancer. J’allais peut-être le regretter, peut-être pas, je ne savais pas. Mais il fallait que je tente le coup, coûte que coûte.

J’étais donc sortie de ma douche, enfilant un simple peignoir, sans me rendre compte de l’effet que ça aurait sur le jeune homme. J’avais rapidement arrangé mes cheveux, puis j’étais entrée dans la chambre, hésitante et pas sûre de moi du tout. Il leva le regard sur moi, puis le baissa rapidement et je me mordis la lèvre. C’était quoi le problème ? Il ne me trouvait pas jolie ? Pas attirante ? Je déglutis doucement, puis je partis m’asseoir à côté de lui et je vis son regard sur moi, pendant quelques secondes, tandis que je lui annonçai que j’avais des choses à lui dire. Là, je ne pouvais plus faire machine arrière, c’était terminé. Tout en gardant le regard rivé au sol, il déglutit et eut un sourire forcé en disant que lui aussi avait des choses à dire, mais il m’invita à lui parler en première, chose qui me mit encore plus mal à l’aise. Qu’est-ce qu’il voulait me dire ? Qu’il avait bien vu que je ressentais plus que de l’amitié envers lui mais qu’il n’était pas prêt ou qu’il ne m’aimait tout simplement pas ? Ou alors, pas comme je l’aimais, lui ? Je respirai difficilement, avant de me reprendre et de fixer mon regard sur lui, prenant mon courage à deux mains. Sauf que là, il m’aurait fallu plus de mains que ça pour avoir l’air décontractée, en fait. D’une voix douce et malgré tout, pleine d’espoir, je commençai :

« Je crois que je suis prête à me prendre la plus grosse claque psychologique de ma vie, alors tu as le droit de m’interrompre si ce que je vais te dire te dérange, d’accord ? » Déjà, je voulais mettre les choses au clair dès le début. Oui, il avait le droit de me le dire s’il ne pensait pas comme moi, ça me ferait un mal de chien mais je préférais ça aux mensonges et à l’hypocrisie. Je m’accordai un petit temps de réflexion, cherchant les bons mots, puis je continuai : « Depuis que je te connais, je ne suis plus la même. Je ne suis plus cette fille au comportement cassant qui engueule tout ce qui bouge, je ne suis plus la fille désagréable et difficile à vivre. » Je marquai une pause, souris doucement et repris : « Enfin, pas avec tout le monde, en tout cas. J’ai changé, en bien. Et c’est à toi que je dois tout ça, c’est toi qui as fait en sorte que je me reprenne et que je comprenne que la méchanceté ne menait à rien. » Je fis une nouvelle pause, baissant le regard, puis me concentrai à nouveau sur le visage de mon interlocuteur, le regard brillant d’espoir, mais également prête à être interrompue à tout moment. « Ces dernières semaines ont été les plus belles de ma vie et ton accident, c’était un mal pour un bien. En ce qui me concerne, en tout cas. Parce que j’ai vraiment passé de merveilleux moments avec toi, je n’aurais même jamais imaginé pouvoir vivre ce genre de choses, pas avec mon caractère d’emmerdeuse professionnelle. » Je souris une nouvelle fois, avant de continuer, plus sûre de moi qu’au début : « Sauf que si, j’ai eu droit à tout ça et je ne sais même pas comment te remercier pour tout ce que tu fais, c’est incroyable… Tu me donnes toutes les chances du monde pour prouver que je ne suis pas celle que je prétends être et tu as réussi, t’es le seul… » Mon regard devint plus sérieux, à nouveau un peu hésitant et j’inspirai un bon coup, avant de dire ce que je voulais lui dire depuis tout ce temps. « Je… je crois même que… que je me suis attachée à toi plus que ce que tu n’imagines. Jamais encore une personne n’a pris autant de place dans mon cœur et je ne savais pas quoi faire, parce que c’est tout nouveau pour moi et j’avais incroyablement peur de ta réaction. C’est d’ailleurs toujours le cas, mais comme je te l’ai dit, je suis prête à tout entendre et au moins, on sera fixés, tous les deux. » Rien qu’en parlant comme ça, j’avais l’impression d’avoir déjà pris le râteau tant redouté mais avant, j’avais une dernière chose à lui dire. Une seule. « Je t’aime, Alexey. » Et je n'avais encore jamais été aussi sincère.



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MessageSujet: Re: Qui a dit qu'on voulait être quatre ? [Suite] Cassiopée & Alexey   Jeu 16 Jan - 22:29

Cassiopée Desmoulins & Alexey Strogonov.
Qui a dit que l'on voulait être quatre? [Suite]

           

           
J'étais loin d'imaginer ce à quoi Cassiopée pensait, actuellement, sous la douche. J'aurais été passablement étonné si on m'avait dit à ce moment là qu'elle allait avouer ses sentiments à mon égard. Pour ma part, je pensais à la même chose qu'elle avec le même magnifique point d'interrogation sur les sentiments de la jeune femme. Bien décidé à en parler à mon amie, j'avais lâché mon canapé pour le lit de la chambre que Cassiopée et moi allions partager cette nuit. Parce qu'il m'était inimaginable de laisser la femme que j'aimais dormir avec l'autre espagouin. Je m'allongeais sur le lit face à la porte de la salle de bain. Je n'entendais plus l'eau couler alors Cassio' n'allait certainement pas tarder à ramener ses jolies petites fesses par ici. Non pas que j'ai déjà vu la jeune femme nue, attention, mais j'avais déjà eu l'occasion de voir la jeune femme en short quand elle vivait avec moi dans mon appartement. Mais j'avais peur. J'étais même terrorisé. Oui, c'était un bien grand mot mais c'était un parfait résumé de ce que je pensais et surtout, ressentais. Parce que je ne sais pas si je supporterais de me prendre un râteau de la part de la seule femme que j'ai jamais aimer d'amour. Lors de ma scolarité dans un institut spécialisé pour futurs grands sportifs, il n'y avait que quelques rares filles et aucune n'avait su me toucher autant que Cassiopée l'avait fait. C'était peut être étrange de tomber amoureux à vingt huit ans mais c'était ainsi. J'aimais prendre mon temps même si la vitesse avec laquelle j'étais tombé amoureux de Cassiopée montrait le contraire. Cela aurait pu en effrayer plus d'un mais pas moi. La seule chose qui me faisait peur, c'était que mes sentiments pour Cassiopée ne soit pas réciproques. Parce que j'espérais que, même si mes sentiments n'étaient pas partagés, la jeune femme accepterai de rester amie avec moi. C'était une chose plutôt rare quand l'un était amoureux et l'autre non. Mais désormais, je ne me voyais plus vivre sans Cassiopée, pas après les trois semaines que nous avions passé ensemble, dans mon appartement juste après mon agression. Mais ne nous emballons pas, la chute serait potentiellement mortelle si jamais la jeune femme ne m'aimait pas.

La porte de la salle de bain finit par s'ouvrir sur une Cassiopée simplement recouverte d'un peignoir blanc. J'avais eu le malheur de relever la tête et je n'avais pu empêcher mes joues de s'empourprer. Mayday, on perd Alexey... Nan mais quelle idée de se mettre en simple peignoir aussi? Après tout, je n'étais qu'un homme avec des envies, des désirs et surtout des hormones qui venaient de se mettre en ébullition. Mais j'avais plus de tenue qu'un certains espagnol dont je tairais le nom même si vous voyez parfaitement de qui je veux parler. Et Cassiopée qui pensait que je ne la trouvais pas attirante... C'était tout le contraire. Si j'avais su, je me serais empressé de lui prouver le contraire... Ou peut être pas en fait. Parce que j'étais un grand timide et je ne savais pas si j'aurais eu le courage de lui dire que je la trouvais désirable. Remarquez, même pas coiffé et mal habillé, ce qui était impossible avec Cassio un rien l'habillais superbement, je la trouvais belle. La dite Cassio vint s'asseoir à côté de moi et je me redressais sur le lit, le regard rivé au sol. Parce que si je venais à reposer mon regard sur elle, gentleman ou pas, j'allais tout bonnement lui sauter dessus. Quand elle se mit à parler, je fixais mon regard sur son visage et pas ailleurs sinon je ne répondais plus de moi. Je lui dis de parler la première. Les femmes d'abord après tout. Oui, j'étais galant quand cela m'arrangeait mais également que cela ne m'arrangeait pas. Elle commença à parler, me disant que je pouvais l'interrompre si ce qu'elle venait à me dire venait à me déranger. Je hochais tout simplement la tête pour lui montrer que j'étais d'accord mais je savais au fond de moi que jamais je n'aurais le cœur à interrompre même si ses paroles venaient à me blesser. Le silence s'installa un court instant avant que la jeune femme ne se remette à parler. Elle m'expliqua que, depuis qu'elle me connaissait, elle n'était plus la même, qu'elle avait changé grâce à moi. Un sourire naquit sur mes lèvres quand elle parla des trois semaines que nous avions passé ensemble, ajoutant que cela avait été géniale. Mais mon sourire avait perdu en intensité quand elle avait abordé le thème de mon agression. Je m'étais remis mais j'étais toujours encore légèrement sous le choc quand je réalisais que j'aurais pu mourir et laisser Cassiopée sans défense. Elle ne savait pas comment me remercier pour ce que je faisais pour elle? Mais elle n'avait tout bonnement pas besoin de faire cela. Car si je le faisais, c'était tout simplement parce que je l'aimais. C'était aussi simple que cela et ce n'était pas près de changer si vous voyez ce que je veux dire.

Et là, la phrase que je voulais entendre. Elle s'était attachée à moi plus que ce que je pouvais penser. Les yeux pleins d'espoirs, j'écoutais enfin ces trois petits mots que je ne pensais pas entendre de la bouche de Cassiopée même si je l'avais espéré. Je restai littéralement bouche bée devant sa déclaration car cette dernière était juste trop mignonne, à l'image de la jeune femme à vraie dire. Mais je finis par me rendre compte que mon silence pouvait tout à fait être mal interprété par Cassiopée. Lui faisant un petit sourire juste trop mignon comme j'en avais le secret, je levais la main pour glisser une mèche de cheveux rebelle de la jeune femme derrière son oreilles. Il fallait que je trouve mes mots moi aussi. Parce que Cassiopée avait juste été trop mignonne dans sa façon de me déclarer ses sentiments que je ne pouvais pas faire mon bourrin et tout casser. Je m'éclaircis la voix, ma main posée sur la joue de la jeune femme en face de moi. Maintenant que je savais que mes sentiments étaient partagés, j'avais beaucoup moins peur de parler des miens. Oui, j'avais laissé le sale boulot à Cassiopée, je sais... Cela faisait légèrement goujat mais j'assumais. Et puis, elle s'en était bien mieux sorti que ce que moi j'aurais fait.

« Je vais essayer de ne pas tout gâcher mais je ne te promets rien. La jeune femme que tu m'as décrite, je ne la connais pas. Car tu es loin d'être une jeune femme désagréable comme tu te décris. Au contraire. Alors peut être que c'est juste avec moi mais ça, franchement et sérieusement, je m'en fiche. Tu peux même être désagréable avec tout le monde, même moi, ce n'est pas grave. Car c'est ce que tu es et jamais je ne voudrais te changer. Et tu n'as pas à me remercier, c'est plutôt à moi de le faire. Pendant trois semaines, tu as supporté mes humeurs assez fluctuantes. Tu as supporté mes essais culinaires pour le moins foireux... Tu m'as supporté avec tous mes mauvais côtés et je ne sais pas comment tu as fait ni comment tu arrives encore à me supporter aujourd'hui. Enfin si, maintenant je sais comment tu fais. »

Soudain, un blanc se fit dans la salle. Mon cerveau ne savait plus quoi ajouter pour finalement introduire le fait que j'étais amoureux d'elle. Cerveau à la noix va. Mais on m'avait toujours dit que les actes valaient toujours mieux que les paroles. Alors autant mettre son précepte en marche si vous voyez ce que je veux dire. Si vous ne voyez pas, vous allez vite comprendre. Mais allais je avoir suffisamment de courage pour embrasser Cassiopée? J'allais vite le savoir. Et puis, il allait falloir car je ne me voyais pas comment le dire autrement à Cassiopée. Je pris le visage de Cassio' entre mes mains et posais mes lèvres sur son front. Oui, j'y allais à mon rythme mais il valait mieux cela que je me brusque, vous ne croyez pas? Je finis par poser mon front sur celui de la jeune femme, mes yeux braqués dans les siens. Je finis par sourire en coin avant de me mordiller la lèvre inférieur. Le moment fatidique était arrivé. Et je me sentais comment pousser des ailes. Alors, je fermais les yeux et posais délicatement mes lèvres sur celle de Cassiopée. C'était... Tout bonnement indescriptible. Cassiopée était la deuxième femme que j'embrassais de cette façon mais elle était la première que j'embrassais en étant réellement amoureux. Quelques secondes après, je décollais mes lèvres de celles de la jeune femme avant de reposer mon front contre le sien.


« Je t'aime aussi Cassiopée Desmoulins. »
           
           
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Louis T. Delmas
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MessageSujet: Re: Qui a dit qu'on voulait être quatre ? [Suite] Cassiopée & Alexey   Mar 4 Fév - 22:02




Cassiopée & Alexey

" Qui a dit qu'on voulait être quatre ? "


P'tit messageuh :
 

Ca ne m’arrivait très rarement, que je montre mes sentiments comme ça. Que j’en parle ouvertement, que je n’essaye pas de les cacher pour éviter de faire face. Sauf que là, étrangement, ça en valait la peine. Je voulais savoir s’il y avait moyen d’aller plus loin, de devenir un peu plus que des amis, de passer à l’étape suivante. Je ne lui demanderais rien d’autre, simplement d’exprimer ses propres sentiments s’il y arrivait, en me disant clairement si oui ou non il s’imaginait autant de choses que moi. Je penchais plus vers le non, la faute à ma confiance en moi qui était loin d’être énorme, mais je voulais quand même savoir. Comme ça au moins, on serait fixés, tous les deux, et ça n’était pas plus mal. J’étais prête à me prendre un coup de couteau en pleine poitrine s’il fallait, mais il fallait que je sache. Maintenant. Sans plus tarder. Parce que si j’attendais trop, il s’en irait avec une autre et ça, je n’allais pas supporter du tout. En tout cas, pas avant qu’il sache ce que je pensais de tout ça. J’étais incertaine, j’avais peur, j’avais l’impression que mes nerfs lâcheraient même avant que je puisse dire ouf, mais je m’étais quand même lancée en disant que je voulais parler à Alexey de certaines pensées qui me trottaient dans la tête depuis bien trop longtemps. Le fait qu’il veuille aussi me parler m’avait encore mise dans un pire état parce que je m’attendais à me prendre un râteau même avant d’avoir parlé, mais je m’étais quand même lancée. Au moins, ça serait fini et après, ce serait à lui de parler et je pouvais me calmer un peu. Enfin, me calmer… façon de parler, parce que s’il me disait qu’il ne ressentait rien pour moi, j’allais partir m’enterrer sous la neige et crever là, toute seule, dans le froid avec le nez tout bleu.

Je m’étais donc assise en tailleur sur le lit, à côté de lui, et je m’étais mise à parler. Presque en une traite, sans lui laisser le temps d’ajouter quoi que ce soit, parce que je voulais en finir au plus vite et s’il se mettait à parler entre deux, ça ne le ferait absolument pas et je risquais d’aller m’enfermer dans la salle de bains sans avoir le courage de  revenir discuter après. Bref, au début, j’avais été peu sûre de moi, mais ma voix avait pris de l’assurance tout au long de mes aveux et j’avais même souri quelques fois, malgré le fait que je stresse comme une dingue. Et puis, son sourire à lui, léger et doux, m’avait donné des ailes. Il me poussait à continuer, et rien que le fait qu’il ne m’interrompe pas, ça me faisait incroyablement chaud au cœur. J’avais de l’espoir, maintenant, il me rassurait rien qu’en souriant comme ça. J’avais terminé en lui soufflant la minuscule phrase qui tue, juste parce que même s’il l’avait compris, je voulais la lui dire. Je l’aimais. Oui, je l’aimais. A en crever. Jusqu’aux étoiles. Et il fallait absolument qu’il le sache. Puis vint le silence. Silence insupportable, qui faisait battre mon cœur à toute vitesse. Ce silence, il avait plusieurs sens, et je ne savais pas quel était le bon. Soit il cherchait ses mots pour ne pas rendre ce râteau trop douloureux, soit il cherchait ses mots pour me rendre les miens. Il me fit un sourire adorable, ce genre de sourires qui me faisait complètement fondre, avant de remettre une mèche de cheveux derrière mon oreille, tout doucement. Ce contact me fit frissonner et je gardai le regard rivé sur lui, brillant d’espoir. Il s’éclaircit la voix, laissa sa main sur ma joue et je posai doucement la mienne dessus, penchant légèrement la tête pour appuyer ma joue contre sa paume. Puis il se mit à parler, et j’étais toute ouïe. Et j’avoue que ses paroles ne me donnaient aucune certitude, parce que là, il me remerciait et me disait qu’il ne connaissait pas la fille que je lui avais décrite, mais il pouvait toujours y avoir un mais. Merci Cassiopée, mais je ne ressens pas la même chose que toi, j’aimerais qu’on reste amis. Cette phrase-là aurait très bien pu suivre sa tirade et je restai silencieuse, mon sourire s’effaçant au fil des secondes. Il se tut et un blanc se fit, un nouveau silence qui me faisait juste trop mal. Il était pas cool, là ! J’allais finir par crever moi, surtout que ça faisait dix minutes que j’étais morte de trouille et que ça commençait à bien faire. Puis, il prit mon visage entre ses mains et posa un baiser sur mon front. Je te protège. Voilà ce qu’il voulait dire. Mais ce n’était pas un je t’aime. Bon, d’accord, c’était mort là. Lorsqu’il posa son front contre le mien, je m’apprêtais à dire que je comprenais et que ce n’était pas grave, lorsqu’il se mordit la lèvre, puis il les posa sur les miennes, tout doucement. Je me raidis pendant deux petites secondes, n’ayant pas du tout l’habitude de ce contact, puis je me détendis et je passai mes bras autour de lui, profitant de ce premier baiser parfait, parfait, parfait. Il décolla alors ses lèvres des miennes et reposa son front contre le mien, tandis que je souris tout doucement, me mordillant la lèvre à mon tour. Il me souffla alors qu’il m’aimait aussi et je souris de plus belle, avant de lui reposer un baiser sur les lèvres, me blottissant contre lui, toute câline. Je fermai les yeux et soupirai légèrement, juste bien, là.

« Depuis le temps que j’attendais ce moment... » Je m’écartai un peu de lui et lui souris, reposant un petit baiser sur ses lèvres, n’étant pas capable d’y résister. « Et honnêtement, j’y croyais plus ! Tu te rends même pas compte à quel point tu me rends heureuse, toi… »

Je posai doucement ma tête sur son épaule, regardant la neige tomber à travers la fenêtre, depuis le lit. Puis je passai un bras autour de lui, souriant légèrement. Un sourire qui ne s’effacerait plus de sitôt, d’ailleurs ! Ah non mais là j’étais incroyablement soulagée, et puis j’étais aux anges… Je volais ! Vous avez déjà ressenti ça, vous aussi ? En tout cas, je vous le souhaite à tous, parce que ça fait un bien fou ! Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu l’impression de planer comme ça, et j’avais juste envie de commencer à crier partout à quel point j’aimais cet homme, à quel point il était important pour moi et à quel point il me rendait heureuse. Il m’apportait tant de choses, c’est incroyable ! C’est une petite minute après que je remarquai que mon peignoir s’était un peu ouvert – un peu, hein, on voyait rien ! – et je m’empressai de le refermer, les joues brûlantes et sûrement toutes rouges. Si je commençais à gaffer comme ça, ça finirait mal hein ! Non parce que bon, Alexey restait un homme et les hommes, c’est attiré par les formes, c’est normal… Sauf que je n’avais pas du tout l’habitude d’être aussi proche de quelqu’un et l’inconnu me faisait peur. J’avais confiance en lui, mais peur d’aller  trop loin, de me laisser aller et de ne plus rien contrôler. Alors ce n’est pas que je voulais pas aller plus loin, mais j’avais peur, vraiment peur. Et si ça n’était pas encore pour ce soir, ça m’irait très bien ! En fait, je ne savais pas ce qui allait se passer, maintenant, après ce baiser et ce petit moment de tendresse. C’était le premier que je vivais vraiment, avec des sentiments réciproques, et je ne savais plus. J’avais des questions plein la tête, c’était Bagdad et j’avais du mal à rester concentrée, à ne pas laisser mon esprit divaguer. Parce qu’à ce moment-là, ça allait vraiment se compliquer, dans ma tête ! Si je me mettais à imaginer des scènes pas très catholiques… pfiou ! Bref, finissons-en rapidement avec cette réponse, avant que je parte dans mes délires toute seule, viiiiiiite !




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MessageSujet: Re: Qui a dit qu'on voulait être quatre ? [Suite] Cassiopée & Alexey   Ven 7 Fév - 14:41

Cassiopée Desmoulins & Alexey Strogonov.
Qui a dit que l'on voulait être quatre? [Suite]

           

           
Si l'on m'avait dit que je me retrouverais un jour à avouer mes sentiments à une jeune femme que je ne connaissais que depuis trois mois, je lui aurais ri au nez je crois. Parce que pour moi, on ne pouvait pas tomber amoureux d'une jeune femme qu'on connaissait à peine. Et là, je devais dire que je n'avais jamais été heureux de m'être autant trompé. Parce que je crois que je serais passé à côté de quelque chose si je ne m'étais pas rendu compte de mes sentiments pour Cassiopée. Et j'étais également heureux que la jeune femme ait fait le premier pas parce que si elle avait attendu que je le fasse, je crois bien que je n'aurais pu lui parler. Parce que j'étais un grand timide et que la peur du rejet pouvait réellement me tétaniser. En même temps, mon passé expliquait totalement ce genre de réaction. Mon père nous avait abandonné quand ma mère était parti vivre en France et ma sœur avait fugué quand j'avais 10 ans... Deux abandons en huit ans, cela laissait des traces. Mais il était trop tôt pour en parler à Cassiopée. Toujours est il que je l'avais écouté sans l'interrompre. Tout simplement parce que j'aurais détesté si les rôles avaient été inversé. Et je partais du principe de ne pas faire aux autres ce que je ne voulais pas qu'on me fasse. Et puis, je m'étais mis à parler, répondant à Cassiopée aussi sincèrement que possible. Et je ne devais pas être très clair dans mes propos car le sourire qu'elle arborait s'effaçait au fut et à mesure que je lui parlais. Je m'en voulais de lui faire peur comme ça mais je ne pouvais pas me permettre de lui avouer mes sentiments sans lui parler un peu de comment je la voyais. J'étais loin de me douter que mes paroles jetaient le trouble dans l'esprit de la jeune femme. Si j'avais su, j'aurais arrêter mon pseudo baratin pour passer directement au fait. D'ailleurs, je ne tardais pas à stopper mon petit discours pour poser mes lèvres sur son front. Je voyais bien que quelque chose n'allait pas chez Cassiopée. Alors j'arrêtais de la torturer pour finalement poser mes lèvres sur les siennes. Je la sentis se raidir avant qu'elle ne finisse par se détendre. Me séparant d'elle, je lui dis alors que je l'aimais. Elle eut un grand sourire avant de reposer ses lèvres sur les miennes. Elle se colla à moi et j'en profitais pour glisser mes bras autour de la jeune femme.

Je n'allais plus pouvoir me passer de la jeune femme si cela continuait. Déjà que j'étais accroc à Cassiopée, cela allait empirer. Heureusement, nous étions voisins et il était plus facile de se voir comme ça. J'eus un sourire quand Cassiopée reprit la parole pour dire qu'elle attendait ce moment depuis un certains temps. Elle reposa alors ses lèvres sur les miennes, me rendant encore un peu plus dépendant d'elle. J'eus même un petit rire quand elle m'avoua qu'elle n'y croyait plus. Elle ajouta que je ne me rendais pas compte à quel point je la rendais heureuse. Mais il y avait de fortes chances pour que se soit au même point qu'elle me rendait heureux. Maintenant, grâce à la jeune femme, je savais enfin ce que le mot 'amoureux' voulait dire. L'impression d'être au septième ciel, les papillons dans le ventre, je me rendais maintenant compte que je n'avais jamais ressenti cela pour une autre femme avant elle. Cassiopée posa sa tête contre mon épaule et je glissais mon nez dans les cheveux encore humide de la jeune femme. Vous me croyez si je vous dit que j'étais incroyablement bien là? Alors que je fermais les yeux pour savourer pleinement l'instant quand je sentis Cassio' s'agiter contre moi. Ne comprenant pas ce qu'elle pouvait bien faire, je m'écartais légèrement pour la voir refermer son peignoir. Soudain rouge pivoine, je reposais mon menton dans les cheveux de Cassiopée. Elle avait bien fait de se rhabiller. Non pas que je risquais de lui sauter dessus mais cela risquait de me mettre passablement mal à l'aise. Déjà que c'était le cas... Alors autant éviter, vous n'êtes pas d'accord? Toujours est il que je ne savais pas quoi faire. Je ne savais pas quelle heure il était mais je commençais à fatiguer. Sauf que s'il était tôt, je n'arriverais pas à dormir avant un bon moment. Je fis part de mes réflexions à la jeune femme.

« Bon, je vais te laisser te mettre en pyjama... Je vais... Aller prendre ma douche. »

Je reposais délicatement mes lèvres sur celles de la jeune femme avant de m'écarter d'elle et de prendre les vêtements qui allaient me servir à passer la nuit. Sans vous le cacher, je n'avais pris que le pantalon de jogging car je ne voyais pas l'utilité de mettre le t-shirt. Il y avait du chauffage et puis, j'allais dormir tout contre une jeune femme qui allait me servir de bouilloire. Alors autant ne pas mettre le t-shirt. Une fois sous le jet d'eau, j'en profitais pour me laver les cheveux. J'étais décontracté et heureux. Mais une partie de mon esprit n'arrêtait pas de se demander ce qu'il se passait dans l'autre chambre, où Yelena se trouvait, à la merci de l'espagnol. Mais stop, arrêtons de penser à ça. Une fois la douche prise, je sortis dans la salle de bain pour me sécher avec une grande serviette de bain toute douce et toute chaude. Passant le pantalon de jogging, je retournais dans la chambre.

« Bon, je sais pas toi mais moi, je suis crevé. »
           
           
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Qui a dit qu'on voulait être quatre ? [Suite] Cassiopée & Alexey

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