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 J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.

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MessageSujet: J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.   Lun 30 Sep - 21:13

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J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.

Amri' et Cam' → Save me...


Amrita sortait d'une soirée en boîte qu'elle avait passée avec Kay'. Leurs chemins s'étaient séparés à la sortie. Il faisait très sombre, et les ombres des ruelles rendaient tout plus inquiétant encore. Il devait être aux alentours de minuit. Avec la nuit, tout semblait différent, et évidemment, dans ce dédale de rues, elle finir par ne plus savoir où elle était. Elle n'avait pas remarqué l'ombre furtive qui la suivait, l'épiait, attendait son heure. Elle l'eut lorsque, tournant au hasard, l'indienne se retrouva dans un cul-de-sac, plus sombre encore que les autres. Elle fit demi-tour, et vit l'ombre mauvaise, en veste de cuir, pantalon de velours, tête rasée et un rictus très mauvais faiblement éclairé par la lumière de la lune, de très mauvais augure. Elle fit instinctivement un pas en arrière alors que la silhouette noire lui bloquait toute retraite. Des images lui revinrent en tête alors qu'elle devinait à qui elle avait affaire. Les échappés du braquage que la police n'avait pas pu rattraper... Elle en avait un devant elle. L'indienne n'était pas une mauviette, mais elle savait parfaitement qu'il ne voulait pas savoir comment s'en étaient tirées les victimes du braquage au centre commercial. Il était sûrement armé jusqu'au dents, en plus d'être pétri de mauvaises intentions. Il commença à s'approcher d'elle alors qu'un profond sentiment de panique s'emparait d'elle et enflait en elle. Amrita recula en même que lui s'avançait, jusqu'à sentir malheureusement le mur contre son dos. Elle ne pouvait plus reculer, alors que lui avançait toujours, massif et mauvais augure. Parce qu'il ne comptait sûrement pas la laisser s'en sortir indemne. Elle sentait l'échéance arriver. Il était déjà devant elle, et trop proche. Elle sentait autre chose que de la cruauté. De l'excitation. Elle préférait ne pas savoir laquelle, même l'idée battait déjà dans sa tête. Sa peur qu'on pouvait couper en morceaux tellement elle était palpable faisait naître des pulsions abusives en lui, et il ne pensait peut-être pas qu'à la mutiler.
Elle avait même oublié qu'elle savait se défendre. Terrifiée, elle était tassée contre le mur, comme si elle voulait s'y enfoncer pour se cacher et lui échapper. Il mesurait au moins un bon mètre quatre-vingt-dix contre son petit soixante-huit. Presque timide, il passa ses doigts gantés sur sa joue qu'il avait cinglée puissamment autrefois. Elle frémit et essaya de se décaler pour fuir ce contact froid qui lui répugnait, mais de son autre main il lui attrapa la mâchoire pour l'immobiliser. Elle ne pouvait maintenant plus se soustraire à ce geste normalement affectueux, mais qui ici était abusif. Elle ferma les yeux en se mettant à trembler. Ravi, et son désir malsain augmentant, il retira sa main qui allait et venait sur la joue de la jeune femme pour lui bloquer les poignets dans le dos. Elle sentit tout de suite que ce qui allait venir était pire. Lorsqu'elle sentit sa bouche dans son cou, elle crut qu'elle allait s'évanouir. Ses tremblements s'accentuèrent alors qu'il allait et venait avec ses lèvres et parfois sa langue, contre sa gorge, sa nuque et sa mâchoire inférieure qu'il avait lâchée pour explorer ses hanches, sa taille, la chute de ses reins, plus bas derrière ou plus haut devant. Elle sentit son horreur augmenter avec l'intensité et la hardiesse de ses « caresses ». Sans qu'elle s'en rende compte, il avait retiré l'un de ses gants et – là par contre elle le sentit – Il déboutonna son chemisier pour sentir le lisse et le chaleur de sa peau, que jusque là encore personne n'avait explorée...
Cette pensée la fit revenir. Avec une étincelle de colère, qui déclencha un incendie en elle. Ce n'était pas un criminel et violeur qui allait lui voler sa vertu. Le monstre sentit-il un changement ? Toujours est-il qu'il s'interrompit et se redressa. Ses yeux ne flamboyaient plus que d'inhumanité désormais. Ayant retrouvé tous ses esprits, et rassurée d'une certaine manière, elle tordit ses poignets de telle manière qu'il dût la lâcher. Mais un éclat sur sa droite lui fit deviner qu'il passait à la suite. Un poignard long d'une vingtaine de centimètres brillait dans sa main, à laquelle il avait remis les gants. Là, ça sentait clairement mauvais pour elle. Sans réfléchir, elle lança son pied gauche sur le côté du gars, qui surpris, ne résista pas à la prise qui suivit, et il se retrouva par terre. Pas le temps de se réjouir avec la perfection de la prise. Elle détala et parcourut en sens inverse le chemin qu'elle avait suivi. Le pas lourd et la respiration sifflante derrière elle la fit courir plus vite encore. Elle revoyait sa fuite de la boutique d'otages désormais. Heureusement qu'elle avait mis des baskets, avec des talons aiguilles, elle ne serait sûrement pas allée bien loin avant qu'il ne la rattrape. La poursuite dura un moment, où elle ne rendit même pas compte que sa chemise était toujours ouverte. Elle savait surtout que s'arrêter causerait sa mort ou tout du moins, quelque chose de proche. À cette heure, il n'y avait personne même dans les rues où il y avait du passage, et ne pouvait donc pas demander d'aide aux passants. Elle ne pouvait compter que sur ses jambes et son souffle, qui se fatiguaient malgré son endurance. Et bientôt, il la rattrapa pour la jeter littéralement dans une impasse. Sa proie lui avait échappé et l'avait mis à terre comme un bleu, et il était furieux. Désormais, il comptait bien lui en faire voir de toutes les couleurs... Et surtout du rouge. Alors qu'elle était encore au sol, il la souleva en la tenant par la gorge, et elle poussa un cri perçant qui déchira le silence presque total de la nuit. Ce fut le seul qu'elle put pousser, car il se mit à serrer après l'avoir plaquée au mur sans qu'elle ne touche le sol. Il comprima sa gorge pour l'empêcher de respirer, ne desserrant l'emprise que lorsqu'elle perdait connaissance, puis la laissant retrouver à moitié ses esprits pour recommencer. Le jeu l'ennuya assez vite, et d'une main, en la tenant toujours au-dessus du sol, il commença à faire jouer la lumière sur le poignard qu'il avait de nouveau sorti de son fourreau, faisant bien voir le double-tranchant et l'angle aigu de la pointe, avant de l'abaisser. Il le tenait toujours à la verticale, pointe vers le haut, et elle ne savait que trop bien ce qui allait suivre. Son abdomen et sa poitrine découverts étaient à sa merci. Vint le moment où désormais, il lui masquait la lame. Elle se crispa, anticipant le moment où il lui planterait dans le ventre... Mais il se contenta de jouer, comme un chat sur une petite proie sans défense avant de tuer. Il lui faisait sentir le froid de la lame, puis appuyait légèrement la pointe contre sa peau, sans la percer, et recommençait. Mais viendrait le moment où, las de jouer, il passerait à l'acte.
Sa respiration chaotique et sa peur augmentant de nouveau excitait le criminel, qui n'était pas sûr de réussir à se retenir avant qu'elle ait atteint son point le plus haut. Il ne résista finalement pas, sans céder tout à fait non plus. Il rangea la lame et abaissa la jeune femme qu'il martyrisait à la hauteur de sa propre tête. Elle était toujours suspendue dans les airs. Il se plaqua contre elle, dans une pose qu'il pensait sensuelle mais la terrorisait toujours plus, ce qui n'arrangeait rien, et beaucoup trop explicite pour elle. Parce qu'il avait soulevé ses jambes pour les placer contre son bassin, et qu'elle sentait beaucoup trop ce qui l'écoeurait le plus. Il promena de nouveau ses lèvres dans son cou, allant même jusqu'à la mordiller.
« Je ne serai pas contre un plat principal avant le dessert, tu sais... »
Elle réussit à se reprendre, assez pour que sa voix ne tremble pas et ne s'étrangle pas.
« Lâchez-moi. Vous vous en prenez à la mauvaise personne. »
Il envoya un coup de bassin horriblement douloureux qui augmenta sa peur et le final de qui allait arriver. Elle poussa un cri strident de douleur, interrompu lorsqu'il posa sa main contre sa bouche. Furieuse, elle mordit à travers le gant et la réaction qui suivit lui laissa deviner qu'elle avait mordu juste. Il gronda et lui balança un gifle du même genre que celle du centre commercial. Désormais, elle n'avait plus peur et un sourire qu'on aurait pu trouver inquiétait se dessinait même. Elle se disait désormais qu'elle n'avait plus rien à perdre, et alla même jusqu'à lui cracher à la figure. Rageur, il s''écarta brusquement du mur et la laissa choir durement au sol. Le vrai combat commençait, apparemment.

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.   Sam 5 Oct - 23:47




« J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter. »

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Il était à peine plus de minuit. Aucune lune à l'horizon. Elle était bien trop cachée par les nuages. Les étoiles faisaient grève. L'air de la cité côtière était froid mais étonnamment sec. Octobre à nous s'était présenté. Je remontais le col de ma veste en feutre. Ce n'était pas vraiment le moment de tomber malade. Pas maintenant que les cours venaient de reprendre. J'avais une cinquième année de médecine à mener à bien. Et cette fois-ci, hors de question de prendre la poudre d'escampette entre deux. Déjà il fallait que j'avance un peu, parce que redémarrer l'année que j'avais planté, c'était déjà assez ennuyeux. Alors je n'allais pas le refaire tous les ans. Et je refusais de planter mes années d'études. C'était ça que je voulais et j'avais déjà bataillé pour passer les étapes, alors c'était hors de question maintenant de tout laisser tomber. Et là c'était ma détermination farouche qui parlait pour moi.

Vous vous demandez sûrement ce que je faisais à une heure pareille à Etretat. Je vous répondrais que je rentrais de l'école. J'avais pris le train jusqu'à la ville la plus proche, et maintenant il me restait à rentrer à pieds. Je vois déjà vos têtes. Si vous vous dites que je suis fou, pensez à une seule chose. Est-il plus dangereux de rentrer à pieds et de marcher une demie-heure la nuit ou alors est-il plus dangereux d'être un soldat des troupes françaises sur les fronts de guerre du Moyen-Orient ? Quand vous aurez votre réponse vous saurez peut-être pourquoi je ne m'inquiétais pas, à pieds. J'avais changé, psychologiquement comme physiquement. Pour le physique, c'était bien simple. J'étais étoffé. Plus musclé, et je n'avais plus rien à envier à d'autres mecs. Et puis maintenant je savais me servir de ce que j'avais, aussi. Psychologiquement, c'était plus dur. Plus complet. Plus difficile à déterminer. J'étais devenu plus froid dans ma tête. Si j'étais plus nerveux de manière générale, de nombreuses idées avaient retrouvé une place relative dans ma conception des choses. Pourtant j'étais beaucoup plus sensible à d'autres détails, ce qui me rendait très changeant. Je pouvais passer du calme et de la décontraction à la méfiance farouche et à un certain retrait. J'étais plus introverti qu'avant, aussi. Sans pour autant être asocial. Il n'y avait qu'une chose : je savais ce dont l'être humain était capable. Et je savais aussi ce dont j'étais capable : faire feu sur un autre être humain. Des choses sombres qui entachaient ma conscience.

Alors, rentrer à pieds, voilà qui ne me faisait pas peur. Il y avait peu de route, et c'était la rase campagne, pas la grande route. Pour s'éviter les mauvaises rencontres entre une voiture et un piéton, il suffisait de suivre les sentiers de balade. Par ces chemins, j'étais rapidement  arrivé en ville. Ne me restait plus qu'à traverser les sinueuses ruelles de l'ancienne partie de la ville. Je relevais la tête, regardant le ciel, un léger sourire aux lèvres. Ce calme, autour, voilà qui se voulait agréable pour moi.  Mais un cri strident me fit tourner la tête.  Quelqu'un était en danger. Je ne savais ni qui, ni où, mais ils étaient des instincts qu'on ne pouvait refréner. Je me dirigeais à peu près vers la source du cri, sans peur, sans bruit.  Si quelqu'un avait besoin d'aide, arriver tout courant en faisant un vacarmes de tous les diables ne serait peut-être pas salvateur. Je ne savais pas ce qu'il se passait ! En tous cas, je me fiais à mon intuition. Allongeant le pas, j'ôtais ma veste dans laquelle j'étais un peu trop serré. Ah la carrure qui prend, c'est terrible ! Comme vous l'aurez remarqué, j'évitais aussi assez soigneusement de parler de mes brûlures qui cicatrisaient bien. Parfois ça me cuisait, mais il fallait juste y penser, quoi. Et je n'y pensais pas, donc c'était comme si tout allait pour le mieux. Avec tout ça, c'était silence à la ronde. Je n'avais pas retrouvé la personne qui avait crié et plus un son ne me parvenait. Peut-être que je m'étais fourvoyé, que ce n'était qu'un de ces cauchemars éveillé, encore une fois.

Mais un second cri, plus fort cette fois-ci, me parvint, et je devinais qu'on l'étouffait plutôt qu'il se finissait. C'était une jeune femme et un tas d'images passèrent dans ma tête. J'accélérais encore le pas, regardant autour de moi. Et c'est dans une impasse noire comme la nuit qu'une jeune femme était coincée dos mur par un homme qui lui tenait les cuisses. Le temps que j'arrive près d'eux, il l'avait laissée tomber et découvrait une lame qui allait la menacer. Profitant de l'effet de surprise, je fondis sur l'homme, sans un son, pour le pousser sans ménagement alors même qu'il tentait d'abattre la lame sur la demoiselle. Il vola et s'étala quelques mètres plus loin, lourdement. Un rapide regard à la jeune femme m'appris qu'il s'agissait d'Amrita et, cette fois-ci, mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines. Je m'accroupis près d'elle, surveillant du coin de l'œil l'homme. Mais il était plus prompt que je l'aurais cru et je n'eus pas le temps de parler à la demoiselle, qui aurait eu juste le temps de voir mon visage. J'avais lâché ma veste de feutre en me relevant vivement. Ah oui, c'était à ça qu'il voulait jouer ? On ne touchait pas à ceux que je connaissais. Les coups s'enchaînèrent rapidement. Tout d'abord, je fis en sorte d'éloigner l'homme d'Amrita au maximum. Si ça dégénérait en ma défaveur, je voulais que toutes les chances soient de son côté pour qu'elle s'échappe.

J'enchaînais les esquives et les attaques. Ce gars était plus grand et plus fort que moi, et surtout il était armé d'un sacré couteau. D'ailleurs j'y avais goûté à deux reprises. A chaque fois, mes esquives m'avaient sérieusement sauvé, même si elles étaient insuffisantes. Le premier coup où le couteau fit mouche, il me laissa une marque sanguinolente sur le visage, du coin de la mâchoire inférieure au bas de l'orbite sur mon profil droit. La deuxième fois, ce fut une courte estafilade un peu plus profonde et singulièrement plus douloureuse au flanc gauche. Les dernières traces à vif des flammes se trouvaient juste là, et c'était un supplice. Je ne retins pas un gémissement en planquant mon coude contre mon corps. Le sourire narquois de l'homme m'annonça alors qu'il pensait avoir le dessus. Je feintais donc, me dégageant comme titubant sur le côté, offrant l'autre flanc sans défenses. Lorsqu'il plongea vers moi, mes réflexes rapides me permirent de le désarmer aussi facilement que s'il avait été un pantin. Il fallait dire que l'adrénaline pulsait tellement dans mes veines que j'avais l'impression d'être de retour en territoire hostile. Je forçais aisément le braqueur à lâcher son poignard avant de lui faire une clé de bras. Là, il était à ma merci. Je profitais de ce rapport de force pour lui mettre un coup de poing à lui faire cracher toute ses dents. Puis un second, au moment où il se rebiffa. J'en essuyais un, qui me fendit la lèvre, lui en rendant un.

Et le combat termina plutôt mal pour lui. Ce qui peut vous paraître un long récit avait été extrêmement rapide et j'étais plutôt déterminé à le laisser sonné. Même si j'avais pris mon quota de coups, j'étais hors d'haleine et le combat était passé près de tourner à ma défaveur, certes, mais au final, c'était l'autre qui s'était retrouvé allongé. Ne me demandez pas d'où me vient cette exploit, sans quoi je serais obligé de vous répondre qu'il ne relevait que de ma détermination farouche. Je l'avais mis en garde avant le coup qui lui avait fait voir trente-six chandelles. Je serais toujours derrière elle. Je lui conseillais explicitement de ne plus jamais la chercher. Et au final, il s'était retrouvé KO un coup de poing plus tard. Je n'étais pas des plus vaillants. J'avais mal un peu partout, je respirais comme si mes poumons brûlaient, flambaient littéralement, la tête me tournait légèrement. Plus jamais je ne foncerais tête baissée comme ça. Du revers de la main, j'essuyais négligemment le sang qui coulait doucement sur mon visage, essuyant aussi ma lèvre qui saignait plus fort. Mais ça c'était normal, c'était une lèvre quoi. Je serais bon pour une petite balafre légèrement gonflée pendant quelques jours et ça serait de l'histoire ancienne, cette lèvre. Ce qui m'embêtait plus, c'était les deux plaies que le couteau avait fait. Elles étaient superficielles, mais quand même.

De toute façon, ce n'était pas le moment de m'inquiéter de ça. Je me retournais, cherchant du regard Amrita. Elle n'avait pas bougé, ou du moins, elle était toujours à peu près à sa place précédente. Affirmer qu'elle n'ait pas bougé m'était tout à fait impossible. Je me dirigeais lentement vers elle. Je n'avais aucune idée de comment elle m'accueillerait, moi qui donnais toujours une impression de calme et de timidité et qui venais d'allonger un homme sans faire dans le détail. Doucement, je me baissais à sa hauteur, attrapant sans la regarder ma veste, un peu plus loin. Mon regard d'azur, légèrement inquiet, se posa sur son visage, et rien que son visage. Ma voix était douce et rassurante.

« Il ne t'a rien fait ? »

Je voulais m'en assurer. C'était une nécessité. Au cas contraire, son couteau qui traînait sur les pavés finirait planté dans son torse, pour mettre fin à ses jours. Je m'en faisais la promesse.

[Ceci est un ramassis de grand n'importe quoi qui part dans tous les sens ._. Milles excuses pour l'absence de rapport à la réalité du récit, mais disons que c'est une situation dans laquelle j'ai assez de mal à me projeter sans passer en mode Alex. Et Cam' n'est pas un meurtrier... Bref, même ma petite phrase d'excuse c'est le foutoir, je ne vous dis même pas le reste !] 


Camille ҩ Amrita

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


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MessageSujet: Re: J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.   Ven 18 Oct - 22:56

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J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.

Amri' et Cam' →How can you see into my eyes like open doors ?


Comment torturer quelqu'un sans pourtant porter physiquement et visiblement atteinte à son honneur à court et long terme ? Tout simplement en abusant avec des gestes éprouvants moralement. Amria savait désormais mieux que certaines personnes ce que ça faisait. Pourquoi n'avait-elle pas proposé à Kayleigh de rentrer toutes les deux au lieu de se séparer à la sortie de la boîte ? Ce qui lui arrivait n'aurait pas eu lieu. Elle n'aurait pas dû se mettre en tête de rentrer seule. Elle n'aurait ainsi pas été pistée par cette homme comme un loup pisterait une proie sans défense. Elle ne se serait pas vue coincée dans une impasse, puis immobilisée par ce pervers, que sa peur excitait de façon malsaine. Menottée, arpentée dans le cou par les lèvres et sur sa peau par les mains de l'ex-braqueur, elle se sentait proche de tomber dans les vapes. Elle ne se sentait même pas capable de se défendre, alors qu'elle le pouvait. Elle était comme anesthésiée et sans réaction malgré son dégoût et sa frayeur.
Elle sentait malgré tout ce qui risquait d'arriver si elle ne faisait rien. Il voudrait aller plus loin, ses actes empirant avec la peur de la jeune femme augmentant graduellement. En s'imaginant finir comme ça dans une rue, elle ne pensait pas que la colère s'emparerait d'elle comme ça. Le braqueur non plus apparemment, parce qu'il arrêta son supplice, et désormais avec seul une lueur de sadisme dans le regard. Ça allait mal finir... À peine le temps d'une prise qui le surprit et le mit par terre, et elle s'enfuit. Toujours aussi silencieux et impitoyable qu'un loup ou qu'un coyote, prêt à hurler sa victoire après avoir rattrapé sa proie qu'il allait pouvoir jouer à torturer pour finalement, ne la dévorer qu'à moitié et la laisser pour morte dans l'obscurité. Elle ne sut jamais s'il lui laissa un peu d'avance pour qu'elle ait le fol espoir de réussir à lui échapper ou s'il peinait réellement à la rattraper. Malheureusement pour elle, il n'y avait personne dans les rues après minuit, mis à part deux ou trois soiffards trop aveuglés par l'alcool pour se rendre compte de ce qui se jouait. Il finit par la rattraper et, pire encore que puissant, il l'envoya bouler dans une nouvelle impasse avant de la soulever en la tenant par le cou, lui laissant échapper un cri de douleur qui le mit en joie. Les cris de peur et de douleur, c'était ce qu'il préférait. De plus, ce n'était qu'une maigre compensation pour l'humiliation qu'elle lui avait infligé. Il voyait bien comme il allait pouvoir s'amuser à voir son corps maculé, tranché, humilié à son tour.
Mais d'abord, il voulait jouer avec, sans donner de séquelles pour l'instant mais en faisant augmenter la peur. Encore et encore. Laisser croire que c'est fini, pour reprendre à un niveau un peu plus haut. Jusqu'à ce que la victime ne cherche plus qu'une chose : être délivrée soit par la mort, soit par quelque chose d'inattendu qui inquiéterait le tortionnaire. Et il espérait pouvoir aller jusqu'au bout, sans être arrêté. D'abord, il cherchait à l'étouffer, la laisser reprendre son souffle, recommencer. Puis jouer avec sa lame, qu'elle n'avait pas vu, et aux angles bien trop aigus pour que ce soit du bluff. Pourquoi du bluff d'ailleurs, il voulait juste torturer et tuer à la fin. Pour l'instant, il ne faisait que tester. Il ne blessait pas, il regardait l'effet de la lame sur la peau fragile de son ventre, sous laquelle se trouvaient certains organes vitaux, accessibles juste après l'avoir fendue. Elle préférait ne pas penser à ce qui risquait de se passer lorsqu'il serait lassé de ce jeu.
Finalement, il ne résista pas à ce qu'elle attirait en lui avec sa peur et son corps qui n'était tout de même pas à ignorer. Alors qu'il l'avait soulevée plus haut que lui, qui faisait au moins un mètre quatre-vingt-dix, il l'abaissa de nouveau à sa hauteur – elle se trouvait toujours au-dessus du sol – avant de la river au mur en se plaquant contre elle. De nouveau, elle avait l'impression de se détacher d'elle-même, de partir loin et de ressentir les sensations comme si c'était ailleurs, dans un rêve. Il la ramena à la réalité (horrible réalité...) avec une phrase horriblement suggestive. À laquelle elle répondit de la manière la plus ordinaire possible, qu'il prit apparemment comme il avait envie de la comprendre. Par le contraire de ce qu'elle voulait, quoi. Elle essayait de le repousser avec ses mains et ses avant-bras contre son torse, et en s'arc-boutant contre le mur. Autant essayer de déplacer un menhir, il ne bougeait pas d'un pouce... Et se réjouissait d'autant plus de la voir se tortiller contre lui en essayant de le déplacer. Lorsqu'il lui couvrit la bouche d'une main pour étouffer un cri de douleur, elle mordit. Le rictus du criminel lui fit deviner qu'elle avait touché, et comme pour valider, sa main gantée la gifla. Une rigolade, par rapport à ce qu'elle avait subi, et l'adrénaline faisait enfin son œuvre. Elle n'avait plus peur et avait même l'impression de pouvoir se défendre contre lui. Lorsqu'il se recula en la lâchant d'un coup, elle alla s'écraser au sol. Ouille le coccyx. Elle ne vit pas la lame que l'homme avait ressortie et pensa que la main qu'il levait allait s'abattre sur elle et la frapper. Avec l'adrénaline, elle voyait juste la réaction qu'elle allait pouvoir avoir pour esquiver ou se défendre, et pas ce qu'elle risquait de payer. Mais il ne put même pas se jeter sur elle parce qu'autre chose sauta sur lui. Sur le coup, elle vit surtout une ombre et elle crut qu'elle allait l'engloutir sans plus de cérémonie, puis disparaître, avant de se rendre compte que cette ombre avait figure humaine. Mais elle ne pouvait pas savoir si elle était là en tant qu'amie ou en tant qu'agresseur supplémentaire. Alors qu'il reprenait l'équilibre, l'homme – oui, c'en était un – s'abaissa à côté d'elle. Elle allait avoir un mouvement de recul lorsqu'elle le reconnut. Il faisait très sombre, mais elle connaissait peu d'hommes avec une telle carrure. Un seul en fait, Camille. Ce qu'il faisait là, avant de les trouver, et puis si c'était volontaire, c'était une bonne question...
Mais euh... Il comptait faire quoi ? D'accord, il savait sûrement se battre (de nos jours, c'est le cas de tous les hommes ou presque, non?) et il était plutôt bien bâti (interdit de lui dire qu'il lui arrivait de s'empêcher de baver ) mais l'autre était encore plus grand et costaud que lui, et armé en plus de ça... Les coups pleuvaient. Elle n'arrivait pas à supporter cette scène, et lâchement, elle préféra abandonner la lutte pour cacher son visage entre ses bras. Voir des gens se battre, c'était trop pour elle... Surtout quand elle connaissait l'un des combattants. Si elle avait eu plus de sang-froid, peut-être qu'elle aurait osé lui venir en aide, et elle s'en voulait de ne pas pouvoir. Si ça tournait mal pour lui, elle ne pourrait jamais se le pardonner... Culpabilité exacerbée lorsqu'elle entendit un gémissement de douleur. Suivi de coups, un tintement lorsqu'une arme tomba à terre – sûrement la dague que l'agresseur avait pris plaisir à tester « gentiment » sur elle – encore des bruits de coups, et un corps qui s'affale par terre. Et puis presque plus rien. Après avoir écouté quelques secondes, elle se redressa, encore frissonnante de ce qui s'était passé. Mais elle n'avait pas à se plaindre, Camille était en bien plus mauvais état... Déjà, le couteau l'avait atteint, peu gravement certes, à la joue, et il avait la lèvre inférieure qui avait craqué. Il avait dû être atteint ailleurs aussi, mais ça ne se voyait pas. Ce qu'il lui demanda, en d'autres circonstances, l'aurait peut-être fait sourire. Parce qu'elle, physiquement, elle n'avait rien. Lui, il était bien amoché. Bon, après, il parlait peut-être au niveau mental. Là, c'était autre chose... Mais elle fit comme s'il lui parlait au niveau physique et honneur. En déportant le sujet sur lui, aussi, parce qu'elle était très embarrassée de devoir lui expliquer ce qu'il s'était passé avant qu'il arrive.
« Euh... J'ai rien, je crois. On ne peut pas vraiment dire la même chose pour toi... »
Elle posa doucement sa main sur sa joue, en évitant la coupure qui était plutôt longue et avait raté l'oeil d'assez peu, avant de glisser vers les lèvres, toujours en évitant l'endroit blessé. Lorsqu'elle se rendit compte de ce qu'elle faisait, elle rougit – la couleur d'un radis, vous connaissez? - et elle bénit exceptionnellement l'obscurité qui masquait toutes couleurs. Parce que là, sa peau mate n'aurait rien masqué du tout... Elle se releva pour essayer de garder une contenance, mais préféra s'appuyer au mur en fin de compte. L'adrénaline ayant fini d'envahir son organisme, elle se sentait un peu drôle. La terre tournait autour d'elle alors qu'elle restait immobile, et un peu dans tous les sens. Surtout, ne pas tomber alors qu'on vient de dire que ça allait. Lorsque la terre cessa son tour de manège, elle rouvrit les yeux pour fixer la silhouette toujours à terre. Il avait dû prendre un sacré coup sur la cafetière pour ne pas se relever.
« Faut appeler la police pour l'arrêter... C'est un criminel... Et toi, il vaudrait mieux que je t'emmène à l'hôpital, on sait jamais... »
Non parce que là, fallait sûrement recoudre, c'était entaillé sur quasiment la longueur du visage et on ne voyait pas si c'était si profond que ça ou non... Il y avait aussi une envie irrépressible de fuir l'endroit. Les ruelles d'Étretat, elle n'était pas près d'y retourner...
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MessageSujet: Re: J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.   Jeu 14 Nov - 22:50




« J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter. »

ҩ
Il fallait dire que là, ça se battait assez sévèrement. Ce type, là... Il s'en était pris à la mauvaise personne. Amrita n'était pas le genre de fille que j'aurais laissé tomber, parce qu'elle était gentille et qu'elle semblait tellement fragile qu'on ne pouvait que vouloir la protéger. Alors j'avais déjà commencé par apprendre à voler à ce type, pour faire bonne mesure, parce que sinon il aurait violé cette fille que je n'avais pas reconnu, disons clairement ce que l'on tait depuis un moment. Non, je ne me dévergonde pas. Je suis passé de l'autre côté de ma personnalité. Et croyez-moi, vous préfériez rencontrer Camille, le jeune étudiant en médecine que le soldat Masewicz, rentré d'Irak depuis un peu moins d'un an, très froid dans sa tête, méthodique, retranché loin derrière ses émotions. Et là, ce gars, il avait fait face au soldat, et j'avais eu une idée fixe en tête, un ordre de mission : l'empêcher de blesser Amrita. Ce n'était pas ce petit couteau qui me ferait peur. Bon, d'accord, c'était certain qu'au final, je me méfiais, parce que je ne voulais pas non plus mourir, mais en tous cas, ce n'était pas parce qu'il avait réussi à faire mouche deux fois avec la lame et que j'avais ressenti la vive morsure d'une lame que j'allais faire demi-tour et repartir comme si j'avais le Diable aux trousses. Non, à la place, j'avais certes gémi douloureusement, mais j'avais serré les dents et je lui avais fais manger le sol en lui jurant de lui faire la peau s'il approchait une fois encore Amrita. Je lui demandais alors si l'homme lui avait fait quoi que ce soit. Elle semblait manquer d'assurance, mais m'assura qu'elle n'avait rien. Je hochais la tête, mes traits se détendant progressivement. La miss s'inquiétait aussi pour moi, et je répondis doucement.

« Ça va, c'est superficiel. J'ai connu pire, ne t'en fais pas pour moi. »

Lorsque les doigts de la jeune femme touchèrent mon visage abîmé, je sentis un frémissement parcourir mon dos, mais mon regard clair resta le même, posé sur elle. Lorsque ses doigts coururent délicatement sur mon visage, avant de s'arrêter, j'esquissais un très pâle sourire, posant finalement ma main sur la sienne, doucement. Lorsque sa main quitta ma mâchoire, ma main quitta la sienne sans attendre. Elle se releva et je fis de même, sentant mes muscles me brûler et la plaie sur ma peau brûlée me cuire. Avec une légère grimace, j'appuyais un coude contre mon côté blessé, tenant ma veste de feutre négligemment. Lorsque Amrita ferma les yeux, je la vis tanguer un peu et je posais ma veste sur ses épaules. Le froid piquait, je savais cela parce que je goûtais à ce froid mordant. Et puis je savais aussi qu'après un événement traumatisant on avait plus facilement froid. Bref... Je posais la main sur son bras, la regardant avec une légère inquiétude.

« Tu es sûre que ça va ? »

Je me tenais prêt à la rattraper en cas de gros vertige ou de malaise, qu'est-ce que vous croyez, vous ? Et puis je ne l'oppressais pas non plus, parce que ça aurait sûrement la pire idée de l'année que de la coller et de la faire se sentir prise au piège alors qu'elle venait tout bonnement de se faire agresser. J'avais beau la connaître, lui avoir déjà parlé, et elle avait beau toujours avoir connu mon caractère doux et calme, elle aurait pu réagir de n'importe quelle façon qui soit dans cette situation. Alors je me montrais là mais sans être une glu. D'ailleurs ça n'était pas naturellement dans mes cordes ce genre de truc. Finalement, elle rouvrit les yeux et fut irrémédiablement attirée par l'homme allongé plus loin. Ah bah oui, il y avait lui, et il n'était toujours pas vaillant. Et bien... Je détournais mon regard avec une expression mauvaise après avoir fixé l'homme que j'avais mis au tapis. Ah bah c'était sûre que d'agresser une jeune femme c'était facile, mais alors se frotter à un mec de gabarit équivalent... Voilà qui était terrible ! Pour un peu j'aurais ri méchamment. Mais je n'étais pas seul alors je ne me permettais pas. Ce qu'ajouta Amri' me fit simplement hocher la tête, oui, elle avait raison. Enfin, en partie, du moins.

« Non, c'est bon, ça va... C'est superficiel, ils ne pourraient pas faire grand chose pour moi, à l'hôpital ! »

Oh le menteur ! Il y avait cette plaie, qui pour le moment passait inaperçue, qui devait être un peu plus méchante et, à peu de choses près, devrait mériter quelques points de suture... D'ailleurs je passais une main hésitante à l'endroit de la blessure et je sentis le sang mouiller mes doigts. Ah ben non, ça n'était pas bien du tout, ça... J'eus une légère grimace, avant de sortir mon portable de ma poche de jean et de voir que, hallelujah, il avait survécu. J'appelais donc la police, expliquant brièvement ce que je savais : j'étais venu en aide à une jeune femme qu'un homme malmenait dans une ruelle en pleine nuit, puisque l'homme la menaçait à l'aide d'un couteau. Que nous nous étions battus et que l'homme avait été mis hors d'état de nuire. Quoi que, ça commençait à remuer derrière... Ils annoncèrent qu'ils se mettaient en route, et patati et patata, qu'on devait rester sur les lieux, machin truc et bidule. Je finis par raccrocher et résumer la situation à la demoiselle, en gardant un œil suspicieux sur l'homme qui s'était traîné vers le mur. Vers le couteau. Il me suffit d'un seul coup d'œil pour deviner ce à quoi il aspirait en trois grandes enjambées, je posais le pied sur le couteau, juste avant qu'il ne mette la main dessus. Mon sourire était mauvais, dangereux, et il le ferait sûrement frémir parce que c'était moi qui étais désormais en position de supériorité. D'un seul mouvement, je fis rouler l'objet mutilateur hors de sa portée, l'envoyant vers la demoiselle, vers laquelle je retournais, surveillant les agissements de cet homme horrible. J'étais là pour elle, mon grand regard clair inquiet posé sur elle, pour redevenir dur lorsque je veillais qu'on ne nous joue pas de tours dans le dos.

Je crois qu'il est d'assez bon goût de vous passer ce moment avec la police. L'arrestation de l'homme, la première déposition de manière individuelle. Bien que les policiers ne tardent pas à arriver, le moment me sembla long, et les explications tirèrent un peu en longueur. Au fur et à mesure, je me décomposais très lentement parce que je commençais à avoir singulièrement mal au niveau des deux balafres et que j'étais gelé, même si je me serais bien gardé de le dire. J'avais trouvé plus intelligent de laisser ma veste à Amrita, qui, sans cela, était en tenue plutôt légère et aérée. Oui bon Blood devait bien sortir une bêtise un jour ou l'autre, que voulez-vous... En tous cas, lorsque les policiers finirent de prendre la première déposition – et moi je m'en sortais en étant négatif à l'alcool et en état de légitime défense, contrairement à l'agresseur qui avait de l'alcool dans le sang – eh bien il fut temps de partir. Ils embarquèrent l'homme en nous demandant de repasser vérifier nos dépositions respectives à tête reposée, ce genre de choses, avant de nous laisser nous débrouiller pour rentrer. Moi qui m'étais montré sous mon meilleur jour, l'air bien et mon caractère doux ressortant, j'étouffais tant bien que mal un soupir mêlé à un gémissement à leur départ, laissant le masque s'écorcher légèrement pour montrer quelques failles. Je n'étais pas infaillible.

« J'imagine que tu dois avoir hâte de rentrer chez toi. Allez, viens. »

J'eus un sourire tout doux en m'approchant d'elle, faisant mine de chercher à passer le bras autour de ses épaules. Je veillais à ce qu'elle n'ait pas de mouvement de recul lorsque j'avançais vers elle. Auquel cas je ferais marche arrière, bien évidemment. Quoi qu'il en soit, je n'allais pas la lâcher d'une semelle avant qu'elle ne soit de retour chez elle !


Camille ҩ Amrita

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
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MessageSujet: Re: J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.   Jeu 21 Nov - 22:19

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 « J'ai peur de la brièveté de la vie et de ceux qui peuvent encore l'écourter. »

Cam' et Amrita → « He ate my heart »



Il était fort, Cam', pour arriver au meilleur moment. Enfin, si on peut dire. À temps pour Amri' avant que l'irréparable se fasse. Elle s'en voulait à mort de ne pas pouvoir aller l'aider, mais elle ne pouvait vraiment pas. Approcher un tortionnaire après qu'il ait exercé son « art », c'était seulement impossible. Elle s'en était encore plus voulu lorsqu'elle avait entendu un gémissement de souffrance. Elle était sûre que c'était lui qui l'avait poussé. Peu après, un bruit de métal lui parvint et elle devina que l'autre fou dangereux avait dû lâcher son couteau. Les bruits de coups cessèrent peu après, et le bruit d'un corps qui tombe lourdement. Puis le silence. Elle espérait que ce n'était pas Camille qui était tombé, mais n'osait pas regarder. Elle entendit des bruits de pas feutrés, celui d'un objet qu'on ramasse – pas le couteau – et elle osa sortir son nez d'en-dessous ses bras. Il allait bien, si on peut dire. Malgré la pénombre, elle voyait bien qu'il avait le visage amoché. Un longue coupure qui avait évité l'oeil de peu courait tout le long de son visage. Il avait toujours l'air dans le feu de la bataille, et il lui fit le même genre d'effet que lorsqu'ils s'étaient rencontrés. Intimidant, un peu comme un prédateur ou un fauve, voilà. Oh non, elle n'en avait pas peur, elle savait qu'il ne lui ferait rien, mais il était quand même assez impressionnant avec sa carrure et ses yeux allumés par le feu de la bataille...
Et lui, il lui demandait si elle allait bien. Physiquement, elle s'en sortait indemne et lui, il était plein de coups, et il lui demandait ça ? Elle lui fit part de ce qu'elle pensait, en approchant sa main de son visage pour y promener ses doigts euh... gentiment on va dire. Elle ne savait pas d'où ça lui était venu de faire ça, sa main était partie toute seule, en quelque sorte. Et elle ne se décidait pas à la ranger. Lorsqu'elle sentit sa main à lui sur la sienne, elle rougit plus qu'elle ne l'était déjà et ne tarda pas à la retirer. Il avait connu pire ? Mouais, mais bon... Elle allait quand même pas le laisser comme ça, et se balader avec une balafre pareille, ça n'allait pas passer inaperçu quoi... Tout comme se balader avec sa chemise à elle grande ouverte allait être encore moins discret. Elle n'avait même pas vu qu'elle se baladait avec du monde à son balcon ! Rouge brique, elle la reboutonna vite, avec des gestes fébriles, et se redressa ensuite. Sauf que l'adrénaline partie, ça laissait de mauvais effets... Elle eut l'impression que la terre tournait et qu'elle allait se retrouver la tête en bas. La nausée montait aussi, et elle garda les yeux fermés jusqu'à ce qu'elle sente quelque chose sur ses épaules. Elle frémit et fit mine de se recroqueviller, avant de se rappeler que c'était Cam' et qu'il ne lui ferait rien. C'était bien un réflexe d'homme ça, poser sa veste sur le dos d'une fille... En fait, elle ne s'était même pas aperçue qu'elle avait froid. Avec les évènements qui s'étaient enchaînés, elle n'y avait même pas fait attention. Elle faillit ne pas se rendre compte qu'il lui avait redemandé si ça allait. Oui bon, ça va hein, elle avait rien, juste un contrecoup de la baisse d'adrénaline et elle attendait que ça se calme...
« Mais oui ça va ! C'est juste l'adrénaline qui est redescendue ! … Pardon, je devrais même pas t'agresser, tu m'as littéralement sauvé la vie et tout ce que je trouve à faire c'est te gueuler dessus... »
Ah ben là elle se sentait coupable. Il était prévenant et elle le renvoyait sur les roses. Boulette. Pourvu qu'il ne l'ait pas mal pris, parce qu'elle n'avait pas voulu lui parler sèchement, mais les nerfs l'avaient emporté. Elle regarda le dingue qui semblait toujours dans les vapes, face contre terre. On se sentait toujours attiré par son agresseur ou son tortionnaire, et l'Indienne ni faisait pas exception. L'expression de Cam' qu'elle surprit l'étonna beaucoup. Il avait une de ces mines mauvaises, qu'elle ne lui avait jamais vu. Visiblement, il n'allait pas pardonner au monstre de sitôt. Elle préféra ne pas le regarder pendant qu'il aurait cette tête-là et porta son regard vers le bas. Bon, apparemment l'emmener à l'hôpital n'avait pas l'air de lui plaire. Tant pis, elle n'allait pas l'y forcer... Elle esquissa une moue réprobatrice, mais sans insister ? S'il disait que ça allait...
Il appela la police sans tarder lorsqu'elle l'avertit de la criminalité de l'homme, en expliquant tout ce qui s'était passé. Enfin, tout ce qu'il savait du moins, parce qu'il lui manquait une grosse partie de ce qui était arrivé, ou aurait pas arrivé s'il n'était pas passé par là. Mais elle n'allait pas lui en parler, ou du moins pas tout de suite. Elle n'allait pas tenir debout sinon... Elle entendit un raclement derrière, et en se retournant, vit que le fauve au sol avait retrouvé ses esprits et se traînait sur le sol. Elle se décomposa et esquissa un mouvement de recul. Attirée par l'agresseur, mais pas au point de le regarder bouger sans rien faire... Une vipère entre ses pieds aurait eu le même effet sur elle. Étaient-ils vraiment obligés d'attendre la police ici ? Oui, bien sûr... Ils n'allaient pas abandonner l'ex-braqueur, parce que costaud comme il l'était, il allait réussir à se barrer... Après avoir raccroché, Camille se dirigea dans sa direction et écarta le couteau qu'il avait l'air d'avoir dans sa ligne de mire. L'arme glissa vers elle et Amrita dut prendre sur elle pour ne pas détaler en la voyant filer vers ses pieds.
Puis arriva la police. L'embarquement du gars – et malgré son état, il ne fut pas trop de deux policiers pour le maîtriser - , les explications qui durèrent un certain temps, les deux plaintes, les test de positivité à l'alcool – elle était bien en-dessous de la limite juridique – et la conclusion... À la lumière des gyrophares, elle vit bien que le blond avait l'air d'aller de moins en moins bien. Elle se demandait presque si elle ne devait pas lui rendre sa veste. Oppressée par l'obscurité malgré les gyrophares qui lançaient des éclats blafards, elle espérait que les flics ne tarderaient pas trop à embarquer l'autre apôtre du diable et qu'ils pourraient rentrer. Enfin, et trop tôt en même temps, le convoi – trois voitures quand même, et deux flics dans chaque – s'éloigna et ils se retrouvèrent de nouveau seuls. Elle entendit Cam' soupirer un peu trop bruyamment pour que ça soit anodin. C'était à son tour de s'inquiéter pour lui. Elle hésita en voyant qu'il esquissait le mouvement de passer son bras autour de ses épaules. Se dérober, ou laisser faire ? Elle finit par opter pour la deuxième option. Mais elle lui repassa sa veste. Il n'avait même pas intérêt à la refuser !
Elle sursauta plusieurs fois en entendant des bruits soudains non loin. Un cri de fêtard, un crissement de pneu lors d'un freinage trop brusque, ou une silhouette sombre qui passait non loin et elle se braquait. À court terme, ça laissait des traces. Elle n'arrivait pas à contenir ces gestes de peur. Elle se sentait gênée d'avoir ces réactions alors qu'il était juste à côté d'elle. Elle soupira discrètement de soulagement lorsqu'elle entra dans le studio. Elle entra en allumant la lumière, et se trouvant dans un lieu familier, elle sentit la digue lâcher. Elle tomba à genoux, – aïe, le carrelage faisait mal – le visage dans les mains et les épaules secouées de soubresauts. Ou comment s'afficher devant un homme qui ne nous laisse pas indifférente, leçon numéro 1 donnée par Amrita, aussi appelée l'experte en la matière.

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.   Dim 24 Nov - 13:26




« J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter. »

ҩ
Je m'étais bien battu. Démené comme un beau diable. Mais j'avais une raison de me bagarrer de la sorte. Parce qu'Elliana, qui me connaissait par cœur, serait passablement surprise d'entendre que je m'étais battu, que j'avais mis à terre un homme. Surtout si je lui disais que la seule chose que j'avais ressenti, c'était une rage sourde et froide, qui m'avait envahi, jusqu'à ce que l'idée fixe de mettre cet homme au tapis ne soit la seule chose dont j'étais capable de me soucier. Tout ça parce qu'il avait osé s'en prendre à une fille que je connaissais. Résultat, j'avais pris mon quota, je ne pourrais même pas faire comme si de rien n'était avec cette jolie balafre sur mon visage, parce que là, ça se voyait carrément trop quoi... Et maintenant, il ne restait plus que de l'inquiétude pour la demoiselle, vers laquelle j'étais revenu. Bien sûr, elle m'assura qu'elle allait bien, et s'inquiéta pour moi. Sa main qui s'attarda sur mon visage... Elle m'arracha un frisson léger dans le dos, en espérant que cela passe inaperçu. J'avais ensuite posé mes doigts sur les siens, et cela lui fit l'impression d'être piquée, sûrement, puisqu'elle retira d'un seul mouvement sa main.

Elle sembla alors se rendre compte de sa nudité et j'eus un rapide coup d'œil avant de détourner le regard. Non, je n'allais pas lui mater le décolleté, merci de l'idée ! Comme si j'étais comme ça... Parce que franchement, là, ça n'était pas du tout mon genre. Finalement, la demoiselle se redressa et le sol sembla se dérober sous ses pieds. Elle paraissait vraiment aller mal et j'eus le réflexe de lui passer mon manteau autour des épaules, pour qu'elle soit un peu plus au chaud. Elle se recroquevilla sur elle-même et, instinctivement, je lui murmurais « c'est moi... » pour la détendre. Qu'avait-elle à craindre de moi ? En quoi pouvais-je bien lui être dangereux ? J'étais tout ce qu'il y a de plus serein lorsque j'étais avec elle, sauf bien entendu aujourd'hui puisque j'avais vu rouge avec cette homme. Mais qu'importe, avec elle, j'avais toujours montré mon côté calme et agréable, quoi qu'elle eut parfois vu mon côté méfiant et sur la réserve, qui, en somme, n'était pas beaucoup plus dangereux que celui du jeune homme plein de vie. Alors je lui demandais si ça allait, et elle me répondit excessivement sèchement. J'eus un mouvement de recul, piqué au vif, étonné par cette rebuffade. C'en était presque blessant. Elle s'excusa vite de sa saute d'humeur et mon expression se détendit. Voilà qui était mieux.

« C'est rien, je comprends, tu dois avoir les nerfs un peu à vif... »

Voix calme et avenante. Il fallait dire que j'étais plein de patience et de bon sens, avec généralement une bonne compréhension de ce qu'était le genre humain. Sauf lorsqu'il s'agissait d'hommes du côté sombre. Comme celui que je venais de mettre à terre. Comme ceux que j'avais combattu en guerre. Comme ceux qui avaient fait se glacer mon sang lorsque j'étais encore un étudiant comme tous les autres, et pas ce qu'il restait d'un combattant. Le simple fait que l'homme soit encore là me tira une expression mauvaise. Celui-là, il avait vraiment de la chance que je ne veuille pas finir ma vie en prison pour meurtre, parce que sinon... Vous savez très bien ce qu'il se serait passé ! Enfin, voilà, breffons... Passons au moment police, parce que franchement, je commençais à n'être pas très bien. Et ce moment dura, dura, dura. Les questions avaient tendance à me pomper l'air en bonne et dûe forme. Lorsque, enfin, ils partirent, je ne pus retenir cet énorme soupir qui m'avait sûrement trahi. Il fallait dire que j'avais mal entre les côtes et que ça saignait suffisamment. Bon, d'accord, je n'allais pas pour autant me vider totalement de mon sang, je suis d'accord avec vous mais... ça faisait mal, quoi... Amrita me repassa ma veste et je la remerciais, l'enfilant avec gratitude, même si je n'en dis rien. Lorsque je passais mes bras autour de la miss, je sentis sa réticence, avant qu'elle ne se détende, et ça m'apaisa.

Puis ce fut la route, en silence, seulement entrecoupé des bruits alentours. Et ils étaient de tous genres... Des chats qui feulaient dans les impasses, des voitures qui accéléraient ou pilaient brutalement, des cris à la sortie de la boîte de nuit... Toute une atmosphère qui me faisait tourner la tête avec des gestes vifs. Je sentais aussi les mouvements brusques de la demoiselle, et je devinais qu'elle s'inquiétait. Si moi j'avais parfois un peu de brusquerie au moment de tourner la tête, c'était parce que je me méfiais et que je voulais juste la protéger. Et pour ça, tout passait tout d'abord par l'observation. Que croyiez-vous ? Que j'allais me laisser approcher et prendre au dépourvu ? J'étais devenu bien trop vif et un peu paranoïaque sur les bords selon les situations pour me laisser avoir, ça, non, franchement.. L'idée fixe, c'était de rentrer à l'académie. D'ailleurs, tout alla pour le mieux jusque chez la demoiselle. Non, même en entrant dans l'académie, je ne l'avais pas laissée rejoindre seule son appartement. Sûrement avais-je bien fait ?

Une fois chez elle, Amrita entra seule. Je n'avais en aucun cas été invité à entrer. Je m'apprêtais à m'en aller lorsque je vis la jeune fille s'effondrer, au sens propre. Ni une ni deux, je me précipitais à sa rescousse. D'instinct, je me baissais à côté d'elle, avec mes gestes vifs et rapides. Elle allait... Aussi bien que possible, ai-je envie de vous dire. Enfin, voilà, elle était secouée, par des crises de larmes, sûrement, le visage entre ses mains. Je m'agenouillais rapidement à côté d'elle, me fichant pas mal de la plaie de mes côtes qui me tirait désagréablement. Non, je ne m'y intéresserais pas tant que la demoiselle n'irait pas mieux. D'instinct, je passais mes bras autour d'elle, pour l'attirer contre moi. J'avais des gestes lents et qui se voulaient rassurants. Je finis par m'asseoir, pour gagner en stabilité, l'attirant encore plus contre moi. Je passais une main douce sur ses cheveux, pour essayer de la calmer.

« Ça va aller, tu es en sécurité maintenant... »

Tas de paroles rassurantes, les gestes s'y mêlant pour tenter de lui donner un peu de calme. J'étais patient, et ça durerait le temps de lui donner un peu plus de calme. De toute façon, tant qu'elle ne me le demanderait pas, je ne la laisserais pas seule. Je ne pouvais pas la laisser aller aussi mal, c'était juste impossible à envisager...


Camille ҩ Amrita

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
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MessageSujet: Re: J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.   Ven 29 Nov - 22:27

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 «J'ai peur de la brièveté de la vie et de ceux qui peuvent encore l'écourter.»

Amri' et Cam' → «He aute my heart.»



C'est un tel fouillis que je ne sais même pas où commencer. On va commencer à quand elle se redresse, d'accord ? Elle avait remarqué que sa chemise était restée ouverte. Devant un mec, ça le faisait pas des masses, on était d'accord. Et puis ça pouvait laisser croire que c'était une aventure qui avait mal tourné. Ce n'était absolument pas le cas, mais bon... Elle la referma vite, suprêmement gênée. Au passage, la lame du bandit ne lui avait rien fait. C'était un miracle, vu comme le couteau avait eu l'air pointu au bout et tranchant sur les côtés. Elle l'avait senti, pourtant, mais son corps était intact. On ne pouvait pas en dire autant de Camille, qui semblait perclus. Il avait le visage fendu, et il avait dû prendre un coup dans les côtes, là où ça faisait mal à cause des brûlures à peine cicatrisées vu comme il se pliait un peu. Elle sentit la Terre tourner autour d'elle pour la retourner à l'envers et ferma les yeux le temps que ça passe. Elle se coupa un peu du monde et ne vit donc pas venir la veste que Cam' lui posa sur les épaules. Surprise, elle fit un geste pour se protéger et s'écarter en même temps avant de se rappeler qui c'était et de se rassurer. Il aida aussi en lui rappelant sa présence même si savait que c'était lui, en lui demandant aussi si ça allait. Les nerfs gérèrent cette partie là tous seuls et elle lui répondit sèchement sans le vouloir. Elle se reprit juste après, mais le mal était fait. Camille eut l'air de comprendre, même s'il avait marqué un mouvement de recul quand elle lui avait lancé une flèche. Elle le regarda avec un air contrit même s'il lui dit que ce n'était pas grave et qu'elle avait ses raisons. C'était quand même pas normal de lui aboyer dessus parce qu'il lui demandait si tout allait vraiment bien...
« Même, j'aurais pas dû... La prochaine fois que je fais ça, mets moi une tape derrière la tête, ça me remettra les idées en place. »
Elle regarda son agresseur qui remuait derrière, avec une expression de pure terreur. Manquerait plus qu'elle croise son regard et là, elle mourait sur place. Heureusement, il était tourné de l'autre côté et peut-être que l'idée d'une deuxième raclée de Cam' ne lui revenait pas. Tant mieux, qu'il reste loin, elle préférait garder un calme apparent tant qu'il ne serait pas embarqué. Elle eut presque peur du regard assassin, au sens propre, du jeune blond. C'était l'ancien braqueur qu'il regardait ainsi, et franchement elle n'aurait pas aimé être à sa place. Il devait sentir le poids de ces menaces de morts muettes sur sa nuque... Elle préféra regarder le sol et les profondeurs de l'obscurité plutôt que fixer ses prunelles au bleu devenu insondable des yeux de Camille. Il ne voulait pas aller à l'hôpital pour se faire soigner, soit... Mais il avait intérêt à se soigner ou à vérifier que ça ne risquait pas de le blesser à long terme, parce qu'elle allait s'en vouloir à mort sinon... Déjà qu'elle se sentait coupable qu'il se soit battu pour elle sans s'en sortir indemne... Enfin, même s'il n'avait rien récolté elle s'en serait voulu, fallait pas croire !
Pas vraiment la peine de s'attarder sur les policiers, je vous ai déjà décrit la scène, plainte, version des faits ou en tout cas une partie pour elle, embarquement du colosse toujours patraque même s'il avait cherché à reprendre son couteau en restant au sol... Et cette fois, pas de regard fou lancé dans sa direction. Tout était terminé, donc. Pas de risque qu'il lui arrive de nouveau quelque chose de ce genre, ou à quelqu'un d'autre qui s'était trouvé sur les lieux lors du braquage. Les pin-pon retentirent avec les voyants bleus de la police qui s'allumaient. Le convoi s'éloigna, le boucan diminua et un semblant de calme revint dans la ruelle. Vite interrompu par un soupir de Cam', qui ressemblait beaucoup trop à un gémissement. Nooon, c'était pas grave. Il avait mal et ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, mais c'était rien de grave. Il allait falloir le prouver, tiens. Elle lui rendit sa veste qu'il enfila et, alors qu'elle allait s'enfoncer dans ce qui devaient être ses pensées – mais avec le bazar qu'il y avait, ça ressemblait plus à un oiseau pris au piège dans une cage en train de se jeter contre les parois, avec des plumes qui volaient en dehors – elle vit son bras venir et fit mine de s'écarter, avant de le laisser faire. Un trajet chaotique ensuite, avec elle qui faisait sans cesse des écarts ou trébuchait à cause d'un bruit soudain, qu'il soit proche ou lointain. Elle n'en menait pas large et aurait sûrement fui si elle n'avait pas été retenu par son bras passé autour de ses épaules. Elle croisa les bras pour cacher que ses mains tremblaient à cause de sa peur. Il devait se douter qu'elle n'était pas à l'aise, ce n'était pas la peine de le lui confirmer encore...
Lorsqu'ils arrivèrent enfin aux studios de l'académie, ce fut un véritable soulagement. Elle sentit la pression redescendre. Trop d'un coup, apparemment, parce qu'elle se laissa tomber au sol, le visage dans les mains. Le stress demandait à sortir, et pas de la façon la plus respectable possible... Non, il l'aplatissait au sol en sortant d'un coup, comme s'il l'avait possédée et s'échappait comme un spectre noir invisible. Elle ne pensait pas que Cam' serait encore là, qu'il était parti et qu'elle allait devoir se débattre avec ses idées noires et ses scénarios douteux. Elle ne s'attendait pas à sentir ses bras autour d'elle et crut un instant que le braqueur était de nouveau là, qu'il l'avait retrouvée et allait finir ce qu'il avait commencé... Elle esquissa le geste de se débattre, mais sans tenter de mettre un coup, craignant qu'il ne lui soit rendu au quintuple. Elle entendit parler à son oreille et se calma. C'était lui, il était resté... Trop catastrophée, elle se laissa aller contre lui en restant le visage couvert. Même pas d'alarme pour crier « tu es dans les bras d'un canon qui ne te laisse pas indifférente ! Bouge, dégage-toi ! » alors c'était pour dire...
« Si tu savais... Il a voulu me... J'ai cru qu'il allait me tuer ! Il a essayé... Je me suis même pas défendue, j'ai cru mourir plusieurs fois... Il jouait avec moi, comme si j'étais une souris sous les griffes d'un chat... Il la laisse croire qu'elle va pouvoir fuir, et finalement il reprend son jeu de façon encore pire... Il me tuait, puis il me réconfortait, et il recommençait... »
Elle ne choisissait même pas ses mots, ils sortaient comme ils venaient sans se soucier de la réaction de celui qui les écoutait. Ça allait devenir gênant pour lui, à force, si elle ne faisait pas attention à ses termes à cause des nerfs... Mais là, ce n'était plus elle qui contrôlait, c'était autre chose, ou quelqu'un d'autre... La vraie Amri' se trouvait à des kilomètres de là, en veille, elle observait la scène en se disant que c'était du grand n'importe quoi. Elle finit par se calmer et sans réfléchir, elle resta un temps dans ses bras. Ce n'était pas désagréable ni vraiment gênant, alors pourquoi s'en aller ? Bon, y'avait plus qu'à espérer que la veste en feutre de Cam' craignait pas l'eau salée parce que sinon, c'était poubelle... Ce qu'elle lui dit.
« Désolée pour ta veste... L'eau salée ne risque pas de l'abîmer j'espère ?  »
Euh... C'était quand même assez étonnant qu'elle ait mouillé jusqu'en bas des côtes... Non ? Elle écarta son coude qu'elle sentait trempé... Euh trempé. Pas de larmes. C'était trop foncé... Oh non, oh non ! Pas du sang, elle en avait pas besoin là ! Ne pas regarder. Ne pas sentir. Ne pas tomber. Help. Hilfe. À L'AIDE.
« Euh Cam'... Y'a un... souci ._. »
Elle n'attendit même pas la réponse et se dégagea pour se lever. Elle avait des compresses et de quoi arrêter ça... Par contre il allait devoir faire ça lui-même, parce que le sang, elle ne pouvait déjà pas le voir en peinture, imaginez en vrai.

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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.   Dim 15 Déc - 19:03




« J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter. »

ҩ
Il n'y avait pas que la demoiselle qui fut soulagée en arrivant aux studios. Non, c'était aussi un lâcher de pression, pour moi. Bon, j'étais encore tous muscles tendus, le regard inquiet en regardant la jeune femme, tout ce qu'il y avait de plus aux aguets, mais j'étais moins nerveux. Ce qui ne m'empêcha pas de me précipiter vers la demoiselle lorsqu'elle tomba. Je passais mes bras autour d'elle en l'attirant tout contre moi, mais elle se débattit et je lui parlais doucement, lui disant que ce n'était que moi, espérant ainsi l'apaiser assez pour qu'elle ne se débatte plus. Je me faisais le plus rassurant possible. Finalement, elle cessa de se débattre et abandonna toute résistance, me laissant l'attirer tout contre moi avec beaucoup de douceur. Lorsqu'elle commença à parler, je posai ma joue contre le sommet de sa tête, protecteur, passant une main légèrement tremblante le long de ses cheveux noirs. Je ne savais pas vraiment quoi répondre, mais je ne pouvais pas laisser le silence retomber de la sorte. En la serrant un peu plus, fort, un instant, je répondis donc, sur un ton extrêmement doux, qui contrastait avec ma rage de combattant de quelques temps plus tôt.

« Il ne t'a rien fait, c'est le principal... Il ne pourra plus te faire de mal, je te le promets... »

Pourquoi cette promesse ? Parce que quoi qu'il advienne je veillerais personnellement à ce qu'il ne soit plus en mesure de l'approcher. Si l'avertissement n'avait pas suffit, si je devais de nouveau intervenir, je passerais aux menaces plus sérieuses, de celles qui laissent des traces. Et si jamais il le fallait... Aux grands maux les grands remèdes ! Personne ne pouvait blesser les personnes qui m'entouraient. Ces personnes devraient être folles, et auraient assurément signé leur arrêt de mort. Ce n'était pas des paroles en l'air. Pas quand je sentais que la demoiselle n'allait pas bien, parce que je la connaissais assez pour savoir que si elle était restée comme ça dans mes bras, alors que je la savais timide et très réservée, c'était que quelque chose n'allait pas. Loin de moi l'idée de me plaindre qu'elle soit contre moi, mais les raisons ne m'étaient pas plaisantes ! J'aurais encore préféré qu'il n'en soit rien, même si j'étais très bien. En exceptant le fait que je me vidais lentement mais sûrement de mon sang et que ça me faisait un mal de chien. Ma veste était un peu morte, là, mine de rien. D'ailleurs Amri' fit une petite réflexion qui me fait rire très légèrement.

« Ne t'en fais pas, ce n'est qu'un détail, ça. »

Ben oui, même si elle était morte à cause des larmes, eh bien tant pis, moi, j'avais décidé de la réconforter, et tant pis pour la veste ! Bon, je savais déjà qu'elle était morte, le sang dans le feutre, c'était la fin des haricots... Vous avez déjà essayé de passer un feutre en machine à laver ? Non mais bonjour les dégâts ! Et le blouson couvert de sang au pressing, moyen, hein... Donc mourru. Tiens, en parlant de sang... Amrita sembla s'en rendre compte puisqu'elle regarda, les yeux écarquillés, son coude, qui était juste au niveau du coup de couteau. Elle se leva d'un seul coup, pâle comme tout, visiblement pas bien, après m'avoir souligné qu'il y avait un problème. Sans prendre la peine de faire quelque chose de mes bras ballants ou de regarder la quantité de sang, je regardais la jeune femme, visiblement tranquille. Je devais être un peu fou, ou me connaître par cœur... voire les deux, sûrement.

« Je sais... »

Oui bon bah on allait aller assez loin, comme ça. La demoiselle disparut, hop, comme par enchantement, et je me remis debout en grognant légèrement. Non mais alors là je ne vous dis même pas... Retombée totale de l'adrénaline, donc vieux Cam' tout raplapla... La classe ! Et avec le sol qui se dérobait à demi sous mes pieds lorsque je marchais... Ouais, bon, là je n'étais pas au top du tout quoi... Et puis maintenant que le pot au rose était découvert, ce n'était plus du tout la peine de faire de faux semblants. Il ne m'avais pas raté, c'était tout... Bon, après, hors de question de laisser trop de trucs passer à travers mon visage. Et avant que je n'ai trop le temps d'annoncer que je rentrais chez moi, j'étais poussé par miss Pinkt dans la salle de bain, avec des compresses, du coton, de l'antiseptique. Bah ma foi... La première chose que je fis fus de s'occuper de mon visage. Bon, ce n'était pas profond et c'était bien net, comme coupure, donc ça ferait une petite cicatrice le temps que ça se referme et si je ne faisais pas le con, après, ce serait tout bien tout beau. Même pas défiguré à vie, que demande le peuple !

La suite fut un peu plus délicate tout de même. Après avoir viré mon blouson et soulevé mon haut, j'eus un tressaillement. Oh que c'était moche ça par contre... Je tamponnais à l'aide d'une compresse, afin de voir un peu les dégâts et franchement... Ce gars, c'était un boucher. La plaie était longue et irrégulière, profonde par endroits. J'estimais néanmoins que ça ne méritait pas d'aller aux urgences faire des points de suture. Un bout coup de désinfectant, une compresses et un strap les premiers jours pour que ça se referme bien... Bon, là, il risquait d'y avoir un cicatrice, par contre. Une de plus ou une de moins sur mes brûlures.. D'ailleurs, la peau était rosée et abîmée, et elle semblait à deux doigts de craquer autour de la plaie. Voilà qui m'embêtait bien plus. C'était un joli petit carnage ça... Et euh, le truc un peu con... Mes fringues étaient imbibés de sang et je n'avais rien pour me changer... Ouais, bon, on verrait ça. Après un moment plutôt long pour nettoyer et désinfecter les deux coups de lame, je jetais tout ce qui avait servi à la poubelle, embarquant ce qu'il restait d'intacte. J'avais encore mon haut poisseux en sortant de la salle de bain, mais le sol était plus stable qu'en pleine houle, et c'était mieux. Je me mis donc à la recherche d'Amri' et lorsque je la trouvais, je restais à une certaine distance, pour éviter de la surprendre ou d'éventuellement la mettre mal à l'aise. J'eus néanmoins un sourire.

« Ça fait du bien de retrouver un endroit qu'on connaît bien, hein ? »

Voix douce en regardant autour de moi. Oh, je parlais en conséquence de cause... à l'instant où j'avais posé le pied dans mon studio, après mon retour de l'armée, je m'étais senti mieux, beaucoup moins nerveux, beaucoup plus à ma place. Parce que c'était rassurant, et qu'à ce moment-là j'avais eu besoin qu'on me rassure, qu'on me dise que le monde n'arrêterait pas de tourner rond et que même si j'avais tourné à contre sens durant des semaines, des mois, et bien j'y avais toujours une place. Là, c'était différent. La demoiselle n'avait pas de sang sur les mains, sur la conscience, mais elle avait sûrement besoin d'être rassurée. Et ça passait aussi par se retrouver dans un lieu familier.


Camille ҩ Amrita

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Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
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Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
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MessageSujet: Re: J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.   Sam 3 Mai - 22:20

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J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent l'écourter.

Camille et Amrita →He's a wolf in disguise...


Qu'est-ce que c'était chiant, les nerfs... Ça vous lâchait au moment le moins opportun, sans prendre la peine de vérifier que c'était pas devant quelqu'un. Et ceux de l'Indienne n'avaient pas fait exception. Ils l'avaient lâchée juste dans l'entrée de son appartement, et avec Camille qui était encore là. L'a.ffi.che. Encore qu'à ce moment-là, elle s'en fichait pas mal. Elle était plus occupée à essayer de calmer ses hoquets qu'autre chose. Puis à se débattre lorsqu'elle sentit une étreinte autour d'elle, jusqu'à se rendre compte que ce n'était pas l'autre fou dangereux mais le brun qui l'avait sauvée de ses griffes. Elle se calma un peu de temps après (un peu, doux euphémisme ! En fait, elle ne savait pas du tout combien de temps s'était écoulé. Sûrement beaucoup), en se rendant à peine compte de leur proximité physique. Dommage, disaient certains. Heureusement, disait sa conscience. Elle l'entendit lui répondre sur un ton... est-ce qu'on pouvait dire caressant ? Parce que dire « gentil » n'allait pas suffire pour décrire... Et il la serra un peu plus contre lui à ce moment. Oulà... C'était pas désagréable. Un peu gênant, peut-être ? Elle fit à peine mine de s'en dégager, même si le rouge lui montait aux joues. Elle se redressa juste, parce qu'en fait elle était à moitié affalée sur lui et... Ben non, vous allez pas dire que c'était bien comme ça ! Enfin si, mais non ! Pas de son point de vue, quoi.
Elle fit une remarque à propos de la veste du jeune homme – elle était un peu inondée de larmes, juste – qui le fit rire.
« J't'en repaierai une. »
Elle était sortie toute seule, celle-là. Toujours est-il qu'elle le pensait. Ça lui paraissait être la moindre des choses. D'ailleurs, est-ce qu'elle avait tellement pleuré pour qu'elle soit trempé jusqu'en bas ? C'était trempé chaud et ça paraissait poisseux, en fait. Sur le coup, elle ne réalisa pas. Mais lorsqu'elle écarta son coude, elle fit que ce n'était pas de l'eau. Hein, quoi ? Elle eut l'impression que sa tête s'était transformée en un énorme bourdon. Il était blessé et ce... cet abruti ne l'avait même pas dit ! Elle savait qu'elle aurait dû l'emmener à l'hosto ! De force même ! Bon, niveau carrure, elle ne rivalisait pas, mais... Merde quoi, il était resté comme ça sans se plaindre alors qu'il était atteint physiquement, pendant qu'elle était sauve ! Elle se sentait limite coupable. Si elle n'était pas sortie, si elle était restée avec Kay', si elle avait pensé à se défendre au lieu de faire la proie paralysée, si... On referait le monde avec des « si ». Mais avec un seul de ceux-là, il n'aurait rien eu. Hop, évaporés les si. Et lui, il répondait « je sais ». Je sais ! Heureusement qu'il savait, sinon c'est qu'il aurait eu un sacré problème ! Mais puisqu'il savait, il aurait pu le dire non ? Elle leva les yeux au ciel d'un air excédé, genre « si tu savais, fallait le dire au lieu de te vider de ton sang  »
Oui, limite elle pétait un câble toute seule dans sa tête, là. Parce qu'il était blessé, parce qu'il l'avait pas dit, parce que c'était en partie sa faute, parce que tout ! Lui, il restait calme. Elle devait ressembler à une folle à piétiner devant lui en essayant de ne pas exploser ni tomber dans les pommes. Elle finit par reprendre le dessus et fila dans sa salle de bain et fouilla dans ses placards et ses étagères – bruits monstres, elle allait finir par le faire flipper – puis posa ce qu'elle trouva qui pouvait servir sur le lavabo, retourna chercher le brun qui s'était levé entre-temps. Il était bien pâle, d'ailleurs. Et il s'était tourné vers la porte ? Ah non alors ! Elle le rattrapa et le poussa au niveau des omoplates vers la salle de bain. Il croyait qu'elle allait le laisser sortir alors qu'il était dans sale état, et qu'il pouvait potentiellement tomber dans les pommes ? Non mais sans blague, ça va pas la tête ?! Il allait l'énerver, celui-là, à faire le fiérot ! Et elle ferma la porte derrière lui. Séquestré ? Un peu ! Tant qu'il ne se serait pas soigné, il sortait pas. Voilà. Et tant pis pour la réputation sans histoires qu'elle s'était bâtie jusqu'ici. Les façades, c'est bon pour les hypocrites, autant se montrer sous son vrai jour. Il était une fois l'histoire d'une femme qui aimait séquestrer les hommes qui lui plaisaient... Mais nous nous égarons. Oubliez tout ça, vous n'avez même pas lu !
Pendant qu'il était dans la pièce, elle alla dans sa chambre chercher autre chose à mettre. Parce que non, elle ne comptait pas garder sa chemise imbibée de sang sur le coude et une partie de l'avant-bras. Est-ce qu'elle était encore sauvable, à votre avis ? Le sang, elle avait entendu dire que ça laissiat des traces sur les vêtements. Wêêk. Elle la mit sur la pile de linge sale. Si la tache persistait après une lessive, elle la jetterait, et puis voilà. Elle prit le premier haut qui lui tomba sous la main, à savoir pour les curieux un t-shirt noir ajusté. En fait, elle l'avait pris une taille trop petite et il la mettait plus en valeur que prévu. Mais elle l'avait gardé, parce qu'il lui plaisait comme ça. Timide et réservée oui, mais ça n'empêchait pas de s'habiller un peu découvert par moments. La preuve. Et notez l'oxymore, en passant. Elle s'attacha aussi les cheveux avec une baguette chinoise, en chignon. Oui, les baguettes chinoises qu'on utilise pour manger, oui. Et alors ?!
Elle retourna dans le salon ensuite en se demandant quoi faire. Quoi faire en attendant Camille, et surtout quoi faire tout court... Ça l'inspirait pas du tout de le laisser repartir juste après. Même si une fois soigné il allait aller mieux, elle se voyait pas le laisser s'en aller. Elle risquait d'avoir mauvaise conscience ensuite, même si elle pouvait l'appeler le lendemain... Ou pas d'ailleurs, parce qu'elle avait pas son numéro. Ni de portable, ni de fixe – si tant était qu'il en eût un –. Elle pouvait toujours lui proposer de passer la nuit ici.... Rangez vos regards lourds de sous-entendus tout de suite ! Son canapé se dépliait en clic-clac très confortable ! Elle le savait pour y avoir passé ses premières nuits avant de recevoir son matelas et son sommier. Enfin, à long terme, il faisait quand même un peu mal au dos. Mais il n'allait pas rester longtemps... Et encore, il fallait qu'elle réussisse à le convaincre. Elle ne le connaissait pas beaucoup, mais elle se doutait qu'il pouvait être une sacré tête de pioche. Et puis avant ça... Ben de toute manière il était tard donc ils allaient pas tourner autour du pot longtemps, vu l'heure qu'il était. Presque deux heures du matin. Heureusement qu'elle ne travaillait pas ce jour-là. Sinon, imaginez les cernes au milieu des joues au boulot parce que levée à sept heures...
Elle ne l'entendit pas revenir, mais l'entendit parfaitement lui parler. Depuis qu'elle était rentrée chez elle, c'était vrai que la tension était redescendue. En fait, si on exceptait les sensations qui lui revenaient par moments, elle était quasiment elle-même. Elle lui fit un petit sourire tout doux en penchant un peu la tête sur le côté.
« C'est sûr. Ici, vu que c'est familier, on sait où on met les pieds... »
Elle s'approcha de lui et remarqua qu'en fait, elle n'était pas beaucoup plus petite que lui. Enfin, si, de quelques centimètres, et elle devait lever un peu la tête pour le regarder dans les yeux quand même, mais pas autant que quand elle devait regarder son frère qui culminait presque deux mètres. En fait, elle s'était peut-être fait l'idée qu'il était très grand à cause de toute la masse de muscles qu'il avait et qui impressionnaient au premier regard. Mais maintenant qu'elle le connaissait, il ne paraissait plus si intimidant. Enfin si, mais pas comme avant. Sa balafre à la joue faisait moins impressionnante maintenant qu'il s'en était occupée, mais elle ne put pas s'empêcher de baisser le regard vers son torse, là où il s'était pris un mauvais coup. Ah, il avait encore son T-Shirt tout crade de sang... Est-ce qu'elle avait encore un haut de son frère, qui datait de la dernière fois où il avait squatté ? Ils n'avaient pas du tout la même carrure, mais comme il avait tendance à mettre des trucs trop larges pour lui, peut-être que ça irait...
« J'ai peut-être un truc qui pourrait t'aller, j'vais aller voir. »
Elle alla vers son armoire et se mit à fouiner. Oui, là ! Un pull ! Et y'avait même un sweat. Bon, pour celui-là elle allait peut-être éviter de lui passer parce qu'il était un peu plus serré. Mais le pull pourrait sûrement lui aller, il était plus large. Cette manie qu'il avait de prendre des tailles au-dessus de la sienne parce qu'il était complexé par l'asperge qui lui servait de corps... Enfin, là, elle pouvait le remercier, sur ce coup-là. Elle prit une voix forte afin que Camille l'entende pendant qu'elle extirpait le vêtement de la pille où il était enfoui.
« T'imagines surtout pas que ça me dérange, hein ! C'est à mon frère et il reviendra pas ici avant plusieurs siècles, alors il s'apercevra même pas que quelqu'un d'autre l'a pris ! »

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MessageSujet: Re: J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.   Mar 29 Juil - 14:57




« J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter. »

ҩ
Dans un studio, les choses vont toujours mieux que dans une ruelle sombre avec un ex-braqueur un peu détraqué, et l'arrivée chez Amrita n'avait pas fait exception. Mes réflexes un peu nerveux ne s'étaient pas envolés par miracle, et mes muscles étaient toujours tendus, mais ça ne m'empêchait pas de rassurer la jeune femme, pour tout ce que je pouvais lui apporter de rassurant. Elle me faisait tout un monticule du détail qu'était ma veste. Non, elle ne l'avait pas ruinée avec ses larmes, loin de là. C'était plutôt moi qui l'avais ruinée avec le sang qui s'écoulait régulièrement de ma plaie au torse, qui était d'ailleurs très douloureuse, en partie parce qu'elle était placée sur les cicatrices de ma brûlure lors de l'incendie de l'écurie. Pour le reste, c'était un coup de couteau, c'est naturellement douloureux, selon la profondeur et la longueur. Bref, la veste... La demoiselle semblait soucieuse de l'avoir noyé de larmes, et pourtant, je n'avais pas la moindre raison de lui en vouloir. C'était moi, qui l'avais attiré contre moi, en connaissance de cause. Elle ne pouvait même rien se reprocher, pour le coup. Je lui répondis avec calme :

« Ça ne sera pas nécessaire, ne t'en fais pas pour cette veste, ce n'est qu'un détail... »

Et puis c'était vrai ! Sauf que la miss finit par se rendre compte que j'étais blessé. Et je le savais. Je restais calme, serein, presque froid à cette idée. Ça ne m'avancerait pas de paniquer, de toute façon. Et puis, j'en vais vu des vertes et des pas mûres quand j'étais en guerre. Des balles passées à travers des articulations, à travers de la chair, les dégâts de mines sur ces pauvres gens qui ne les avaient pas évité... Même un boucherie à travers mes côtes ne me refroidirait pas au point de me rendre mal. Et puis, je ne me vidais pas non plus totalement de mon sang. Si je ne faisais rien pour arrêter le débit, au bout d'un moment ça irait moins bien, certes, mais je ne mettais quand même pas mes jours en péril pour le moment, loin de là. J'étais un peu mauvais patient sur certaines choses, et ça ne faisait pas, pour certains, bon ménage avec ma vocation à la médecine, mais je ne me referais pas... Mon petit frère était passé par de telles épreuves en n'étant encore qu'un enfant, ma meilleure amie avait traversé tant de choses que... Je crois que je relativisais pour tout ce qui gravitait autour de moi, maintenant. Ce qui n'empêchait pas Amri' d'avoir l'air d'avoir une dent contre moi à cet instant précis, mais ça ne me fit pas changer mon air serein. Je me connaissais.

Je m'apprêtais à lui fausser compagnie, maintenant qu'elle semblait aller mieux, pour quand même m'occuper un peu de ces deux vilaines coupures – parce que mon visage me tirait, mais pour le moment je n'avais pas vu les dégâts et, même si je n'étais pas spécialement le charmeur de service super fier de son visage de tombeur, je préférais éviter la cicatrice, ça ne le faisait pas trop pour mon image de grand tendre – lorsque la demoiselle me poussa littéralement dans sa salle de bain en fermant la porte derrière moi pour me laisser en tête à tête avec des compresses et autres antiseptiques. Bon, le message venait de passer, et je m'occupais de désinfecter tout ce petit bazar. Le visage c'était clean après un coup de désinfectant, par contre le torse c'était une véritable boucherie à mon goût. Mal placé, irrégulier, pas beau quoi. Ça faisait peut-être un peu gamin comme réflexion, mais ça me faisait tourner le nez quand même... Là, je n'allais pas échapper à la cicatrice au milieu de... Bah la cicatrice, en fait. Coup de couteau sur brûlure au deuxième degré. Chapeau l'artiste, pour le coup. Et c'est moi qui douillait en attendant... Je dirais presque que ça m'apprendrait à me comporter en véritable sauveur, mais à la vérité, si c'était à refaire, je le referais sans hésiter.

Voilà, c'était remis en ordre, tout ça. Je devais bien pouvoir sortir de la salle de bain, non ? Et puis je n'allais pas non plus me sauver comme un voleur, ça n'était pas vraiment mon style. Et surtout, avant de filer, je devais m'assurer que la jeune femme aille bien. Il était hors de question que je la laisse si elle allait mal. Ce n'était même pas envisageable. J'avais une réputation de garçon tendre et serviable, et ça n'était pas pour rien. J'étais naturellement du genre à me mettre en quatre pour faire plaisir aux gens que je côtoyais, ou alors je faisais toujours tout mon possible pour qu'ils aillent bien en toutes circonstances. Autant vous dire que ça tenait, chez moi, plus de l'élan naturel que de l'action qu'on s'oblige à accomplir pour se faire bien voir... Et mon naturel me poussa à aller vers le salon, en silence – mais en même temps je ne faisais pas non plus exprès le furtif – pour lancer une petite phrase anodine, qui me rappela à quel point les choses avaient reprit leur cours naturel lorsque j'avais posé les pieds dans mes studios, à mon retour en France. Ma vie avait recommencé. D'ailleurs, j'avais rencontré la jeune femme peu de temps après, alors que j'étais encore méfiant et nerveux de tout ce qui m'entourait. Les mois sous pression n'avaient pas épargné mes nerfs. Définitivement, je ne regrettais pas mon choix ni mon implication, mais ce n'était pas un métier pour moi.

La réponse de la jeune femme, je la comprenais. Je me contentais d'un demi-sourire et d'un hochement de tête. J'étais de nature plutôt silencieuse quand les moments se passaient de mots. Et puis, aussi, cette sensation que le monde revient à la normale quand on passe la porte de chez soi, je connaissais bien. Sauf que je ne voulais pas vraiment m'épancher là-dessus, ça faisait partie d'une autre époque, d'un autre contexte. Il y avait des souvenirs qui ne devaient pas remonter à la surface, jamais. Comment les affronter quand je n'avais fait que les enterrer depuis que j'avais retrouvé mon petit nid douillet ? Une ombre traversa mon visage serein, à peine une légère inquiétude, que je finis par camoufler sous un autre demi-sourire. Je ne voulais pas entrer dans les détails. J'essayais de rester le plus serein possible. Si mon grand regard de saphir voulait bien paraître calme plutôt que de laisser passer les ombres de mes souvenirs tandis que je regardais mon hôte... ça pourrait éventuellement me sauver d'explications que je rejetterais quoi qu'il advienne. Puis il vint à la demoiselle de voir si elle n'avait pas quelque chose dans ses placards pour que je puisse me changer. Je commençais donc ma protestation, mais visiblement elle avait décidé que ça serait ainsi et pas autrement alors plutôt que de parler dans le vide... Je préférais me taire. Économie de salive. Je répondis néanmoins à ce que la demoiselle ajouta, d'une voix calme mais qui s'élevait clairement pour résonner entre les murs.

« Tu sais, ça n'est pas nécessaire, je vais rentrer chez moi de toute façon... Mais merci quand même. »

Je ne voulais pas paraître froid ou malpoli, loin de là. Le truc, c'est que je ne pensais pas vraiment m'attarder. Il était tard, la nuit avait bien avancé, et il allait falloir que je commence à réviser sérieusement pour mes partiels. J'allais me lever trop tôt au prorata des heures dormies, je n'allais pas travailler correctement, alors j'aurais préféré filer me coucher quand même. D'un autre côté, si la miss me retenait, c'était peut-être aussi parce qu'elle ne voulait pas que je m'en aille, elle. L'idée était assez bizarre, en pensant que la fille en question, c'était Amrita, tout de même. Donc soit il y avait un truc, clairement – et ça me ferait bien plaisir j'ai envie de vous dire – soit elle était encore remuée de ce qu'il s'était passé et ne voulait pas rester seule. Dans les deux cas, si elle me le demandait, je resterais, en sachant bien tous les soucis que ça pourrait engendrer. Je ne serais pas dans un environnement familier pour dormir, et cela pour la première fois depuis des mois. N'importe quoi pourrait faire ressortir mes mauvais instincts, y compris la jeune femme. Au saut du lit, je pourrais bien avoir un geste malencontreux si jamais je me réveillais dans un sursaut. J'avais encore un sommeil agité et, parfois, des réflexes violents. Si elle voulait que je reste, je m'exposais à lui montrer les détails sombres de ma conscience, et je ne pourrais sûrement pas esquiver des questions que je ne voudrais pas éclaircir.

Finalement, la demoiselle reparut, avec le fameux pull, et je la remerciais avec un léger sourire avant de me diriger vers la salle de bain. Honnêtement, vous m'imaginez me mettre torse nu dans son salon ? Allons, vous me connaissez mieux que ça, non ? Je poussais la porte de la salle de bain après mon entrée. J'aurais peut-être du prendre la peine de la claquer doucement. Lorsque j'enlevais mon tee-shirt poisseux, le réduisant à une boule qui finirait à la poubelle, la porte se rouvrit légèrement, de sorte à ce que, si jamais Amri' regardait par ici... Elle pourrait aisément apercevoir les muscles largement dessinés du haut de mon corps. Néanmoins, cette pensée ne m'effleura même pas l'esprit, et je lançais encore un coup d'œil au rafistolage sur mes côtes, m'apercevant avec plaisir que ça ne saignait plus, ou qu'au pire des cas, le sang perlait à peine. C'était du soulagement. J'eus un demi-sourire en enfilant le pull, qui m'allait bien, voir un soupçon trop grand. Les gens surestimaient souvent ma carrure, parce que je n'étais tout de même pas très grand. C'était un peu trompeur, tout ça, mais au final, ce pull aurait pu m'allait moins bien. Je finis par sortir de la salle de bain, histoire de ne pas avoir l'air de m'y attarder volontairement, et je rejoignis la jeune femme. Mon regard pétillait encore, mais on voyait que je commençais à accuser la fatigue.

« Je te remercie pour le pull. Si tu n'as plus besoin de moi ici, je vais rentrer me coucher. La journée de cours a été longue et la soirée un peu mouvementée. » Ma voix est douce, je fais un peu d'humour. Je dédramatise la situation. « Je vais te laisser mon numéro de téléphone, au cas où. Tu peux m'appeler à n'importe quelle heure, d'accord ? » J'ai un sourire rassurant. J'ai tout du chevalier servant, à ce moment là. Et je le suis, à ma façon. « Ça va aller ce soir ? »


Camille ҩ Amrita

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


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MessageSujet: Re: J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.   Jeu 20 Nov - 20:39

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J'ai peur de la brièveté de la vie et de ceux qui peuvent encore l'écourter.

Camille & Amrita →He ate my heart and then he ate my brain


Elle avait eu peur. À vrai dire, elle avait presque cru que son heure était arrivée. La faux de la Mort avait brillé devant elle, et puis soudain, un ange aux ailes immaculées avait jailli et mis la Fin en fuite... Elle ne délirait pas. Enfin si, un peu quand même. C'est l'évacuation qui voulait ça, on pense et on dit des conneries dans ces moments-là. Heureusement que Camille n'était pas télépathe, sinon, il l'aurait déjà abandonnée à son sort depuis longtemps. Et elle avait eu de la chance qu'il soit patient, aussi, parce que son espèce de crise avait sûrement dû durer un moment. Mais à peine était-elle finie qu'elle se remettait à s'user les nerfs, et toute seule. La situation devait être comique à regarder. D'ordinaire, le blessé paniquait et la personne à côté l'exhortait de garder son calme, mais là, c'était plutôt le contraire. Le blessé regardait l'autre monter aux barreaux d'un air détaché. Il était dérangé, c'était pas possible autrement. Elle lui en voulait presque, pour le moment. Elle aurait presque préféré qu'il la laisse se débrouiller pour éviter de se faire abîmer comme ça, tiens ! Enfin bon, ce qui était fait était fait, lui direz-vous...
Elle avait pu trouver de quoi lui permettre de se soigner un minimum et l'avait poussé de force dans la salle de bain en fermant la porte. Le pauvre, s'il lui avait dit directement son état, ou qu'il avait été un peu moins détaché, elle aurait peut-être été plus calme. Mais puisqu'il était resté on ne peut plus calme, elle avait paniqué pour lui. Logique. Elle se changea pour ne plus avoir à sentir sa chemise poisseuse de sang au niveau de bras pour passer un T-Shirt plus propre, et attacha ses cheveux par réflexe, pour qu'il n'y ait pas de prise dessus. Maintenant qu'elle était chez elle, Amrita s'était calmée aussi. Il y avait toujours ce poids qui lui pesait dans la poitrine, peut-être des résidus de stress, et puis beaucoup de culpabilité aussi. S'il avait des séquelles, la jeune femme n'allait pas pouvoir s'en remettre.
Lorsqu'il revint, elle vit qu'il était un peu moins blanc qu'il y avait quelques minutes encore. Tant mieux. Une fois les blessures pansées, même si ça faisait encore plus mal sur le coup, on se sentait mieux par la suite. Elle répondit à sa question, mais sans ajouter ce qu'elle pensait tout bas. Que même si être chez soi était rassurant, on y était aussi plus facile à atteindre. Puisqu'on ne se doutait pas qu'il puisse y avoir quelque chose de dangereux, on ne s'attendait donc pas à se faire attaquer sur un terrain connu. Mais elle n'allait quand même pas lui envoyer ce genre de phrase alors qu'il avait eu la gentillesse de la raccompagner et aussi de rester avec elle pour le moment... Il ne répondit pas, et elle ne s'en formalisa pas. Elle savait après lui avoir parlé plusieurs fois qu'il n'était pas très bavard. Par contre, son regard qui s'assombrit une fraction de seconde la fit s'interroger. Est-ce qu'elle avait fait une bourde ? Cela dit, elle n'osa pas lui demander. S'il ne disait rien, c'est qu'il n'y avait rien à dire... Si ?
Elle se rappela qu'il n'avait qu'un T-Shirt, et que celui-ci était tout... berk de sang. Il n'allait pas rester avec toute la soirée ou passer dans les couloirs comme ça, sinon les gens allaient croire qu'il avait tué quelqu'un. Ironie puisqu'il avait évité à quelqu'un d'autre de potentiellement se faire tuer. Après trois secondes chrono de réflexion, elle décida d'aller lui chercher un pull appartenant à son frère, qui, après un séjour à squatter chez elle (son appart' puait la cigarette à l'herbe pendant deux jours malgré les fenêtres ouvertes quasi vingt-quatre heures sur vingt-quatre après son départ, un enfer...), l'avait oublié ou abandonné volontairement, elle n'en savait trop rien. N'empêche que depuis, ça faisait trois semaines qu'il faisait le mort et ça commençait à l'agacer. Il allait falloir qu'elle règle ça, et vite, en récupérant le trousseau qu'il s'était fait dans son dos et lui permettait d'entrer chez elle comme dans un moulin. Après avoir cherché dans le fond de sa propre armoire (non content de squatter chez elle, il squattait dans ses affaires, c'était un monde quand même ! En plus, ses vêtements étaient toujours imprégnés de cette horrible odeur de tabac froid...), elle trouva ce qu'elle cherchait. Le haut pourrait sûrement convenir, puisqu'il prenait toujours deux tailles au-dessus de la sienne. Elle le lui donna après avoir ignoré la remarque qu'il avait fait alors qu'elle s'éloignait. Le pull, même s'il n'était sûrement pas de la même qualité que son vêtement à lui qui avait sacrément pris, pourrait au moins faire illusion. Il y avait aussi le fait qu'il n'allait pas tarder qu'elle voulait voir entrer par une oreille et sortir par l'autre. Elle ne voulait pas rester toute seule, pas cette nuit-là. Avec quelqu'un d'autre, elle en aurait peut-être décidé autrement. À vrai dire, elle n'en savait rien du tout, parce que Camille, c'était Camille, mais avec quelqu'un d'un autre caractère, elle aurait réagi différemment, c'était certain. Le gros souci, vous le connaissez sûrement, c'était... Oui, sa timidité. Elle ne voulait pas avoir l'air d'une chochotte... Mais en même temps, elle avait peur. Elle sentit le poids dans sa poitrine s'accentuer à l'idée de rester seule dans son appartement silencieux. Il fallait qu'elle ose, qu'elle lui demande, qu'elle fasse quelque chose, mais les mots restaient coincés. Il allait falloir qu'elle le fasse, pourtant. Elle le laissa retourner dans la salle de bain le temps de se changer, sans risquer un coup d'œil dans sa direction. Oh hé, elle n'était pas voyeuse hein ! Un peu tordue dans sa tête actuellement certes, mais pas voyeuse.
Au moins, il ne lui allait pas trop petit. Merci petit frère. Il était même presque un peu trop grand ! Il se remit devant elle, et elle remarqua malgré l'épaisseur du tissu qu'il commençait légèrement à se voûter. La fatigue sûrement. Elle se doutait parfaitement qu'il allait lui dire qu'il s'apprêtait à rentrer. Ouillouillouille, il allait être trop tard pour qu'elle lui demande de rester. C'était horrible, la timidité. Mais allez, c'est pas dur, de dire « Ça te dérangerait de rester ? » ou « Ne me laisse pas toute seule, s'il te plaît », choisis l'expression qui te convient le mieux mais dis l'une des deux ou tu vas pas dormir de toute la nuit ! Tiens d'ailleurs, il en parlait, de la nuit. Mouvementée, tu dis ? Non, juste un peu. Elle s'autorisa un petit sourire en sentant l'ironie. Maintenant dis-le. Lui laisser son numéro de téléphone ? Tiens, c'est vrai, ça, où avait-elle mis le sien ? Sûrement dans son sac. Va pas le chercher, demande-lui ! Si ça irait pour ce soir... Dis-lui, tabarnak ! Pa réflexe de stress et de timidité, elle prit une mèche de cheveux entre ses mains pour la maltraiter. En quelque sorte, ça l'aidait à rester sur terre. Tiens, le sol devenait très intéressant, d'un seul coup.
« Ce... ce serait plus pratique si tu... si tu restais non ? »
Ce punaise de bégaiement qui la reprenait, comme si c'était le moment...
« Après si ça te pose un problème... c'est pas grave, je me barricaderai et passerai la nuit avec... avec un manche à balai en guise d'arme... »
Adieu Amrita qui parlait en phrases normales, bonjour l'ancienne Amrita qui ne savait pas faire une phrase en une seule fois... Et c'était devant Cam' qu'elle devait s'afficher comme ça, c'était malin... Avec les joues brûlantes qui allaient avec, fallait pas les oublier ! À coup sûr elle devait être toute rouge. Bon, elle regardait par terre en ce moment donc il ne pouvait pas voir, mais il y avait bien un moment où elle allait devoir le regarder de nouveau... Pourvu qu'elle reprenne une couleur normale d'ici là.

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J'ai peur de la brièveté de la vie et plus encore de ceux qui peuvent encore l'écourter.

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