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 Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]

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Clarissa Charmant
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MessageSujet: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Jeu 20 Déc - 11:30

Elliana
C’était le grand jour, celui ou le cœur d’Elliana se diviserait en deux, celui ou elle perdrait une moitié d’elle-même, peut être même sa meilleure partie. Cela faisait 3 jours qu’elle ne dormait plus, qu’elle ne mangeait presque rien et se surmenait pour oublier cette immense tristesse qui la submergeait. Le travail était un bon moyen de s’échapper et comme elle apprenait constamment son nouveau boulot, elle arrivait à ne pas trop réfléchir, à penser aux rations des chevaux, à pailler tel ou tel box, à rentrer ou sortir tel cheval, à ranger telle pièce, à aider à descendre de la paille, du foin, à balayer les couloirs, nettoyer la cour… Elle n’avait jamais autant souffert musculairement parlant. Ell’ espérait que cette douleur physique arriverait à passer au dessus de la douleur mentale. Le fait que Camille s’en allait la rendait malade, elle ne s’imaginait pas devoir vivre sans lui. Mais l’imaginer en pleine guerre, penser que n’importe qui pouvait le faire disparaitre, il suffisait après tout d’une balle perdue, d’une mine, d’une bombe, d’une maladie… Le pire dans tout ça était qu’elle savait que s’il lui arrivait quelque chose elle ne serait pas la première au courant, peut être même ne le saurait-elle que bien plus tard. Cette idée qu’il avait eu de s’engager était une idée totalement inconsciente et Elli’ savait que ça le blessait autant lui qu’elle-même.

Elliana avait refusait de voir partir Camille, elle ne voulait pas le voir disparaitre dans une voiture pour peut être ne jamais le revoir. C’était bien trop dur. Lorsque son réveil sonna elle était déjà debout, s’occupant du ménage depuis deux bonnes heures, il était 5h30. En passant dans sa chambre elle l’éteignit et attrapa ses affaires pour aller bosser. Après avoir pris un grand bol de café, son carburant depuis 3 jours, elle quitta son studio et se remit au travail, Eli’ était l’une des première à arriver et elle commença à nourrir les chevaux. Très vite d’autres palefreniers la rejoignirent et ils commencèrent à faire les boxes, vérifiant que les abreuvoirs de chaque cheval fonctionnaient car avec les températures, tout était gelé. Vers 8h ils avaient fini le plus gros du travail et il ne restait plus qu’à sortir certaines montures. Elliana fit quelques aller-retour entre les écuries et les rond de longe, elle lâcha aussi les deux petites akhals dans le manège et s’occupa de faire le Box de Saphira. Ce n’était pas vraiment urgent, elle aurait pu attendre encore un jour ou deux, mais c’était juste pour s’occuper, ne pas avoir les mains libres.

Pourtant à 12h elle avait tout fini, même les rations de midi étaient distribuées et elle rentra chez elle. Ell’ prit une longue douche, elle s’occupa d’elle, passa un temps infini dans la salle de bain, chose qu’elle n’avait jamais fait. Ensuite elle décida de sortir, elle prit donc sa petite voiture et alla au centre commercial, là elle s’acheta un sandwich et le mangea tout en faisant du lèche vitrine. Elle remarqua quelques articles qui lui plaisaient bien et comme certaines filles, elle fit des achats impulsifs. Ainsi Elli’ se retrouva avec une nouvelle paire de bottes, des bottes noires montant jusqu’en haut du mollet avec un talon qu’elle n’avait jamais pensé porter. Une robe grise légèrement pailleté rejoignit la paire de bottes, il s’agissait encore une fois d’une tenue qu’elle n’avait jamais porté, la robe était assez courte avec de longues manches mais une large ouverture dans le dos. Gants, bonnet et écharpe en laine arrivèrent dans son sac, ainsi que du vernis rouge, un nouveau maquillage et pour finir un pull en laine noire tout doux. Quand elle n’eut plus assez de mains pour porter ses sacs, Ell’ retourna à sa voiture et rentra. Ce shopping impulsif lui avait permis de ne pas penser à la distance qui la séparait de sn meilleur ami. La soirée s’annonçait terrible et surtout remplie de lames. La jeune femme n’avait aucune envie de faire partie de ses filles pleurant à chaudes larmes devant un film à l’eau de rose en mangeant de la glace et du chocolat. La blondinette n’était pas du genre à se laisser aller, à baisser les bras, elle se dit donc que sortir était une bonne idée.

Ce fut donc après un rapide repas qu’elle se prépara, passant plus de temps que nécessaire dans la salle de bain. Elliana lissa ses cheveux avant de les attacher, dégageant ainsi son visage. Sa frange retombait juste au dessus de ses yeux émeraudes maquillés de noir et gris. Elle enfila une paire de collant noir et se vêtit de sa nouvelle robe. Après avoir mis une paire de boucle d’oreille argent et le sautoir à sortie, elle mit ses bottes nouvellement acquises. Avant de partir elle mit quand même écharpe et gant, ainsi qu’un manteau chaud car dehors il faisait toujours aussi froid et ce n’était pas la peine de tomber malade. C’est donc vers le coup de 21h30 qu’Elli’ quitta son appart pour aller en boite.

Son arrivée en boite la fit sourire, elle se souvenait seulement à ce moment que son demi-frère travaillait là. Elle réfléchit un instant pour savoir si c’était une bonne idée de sortir en sachant qu’elle croiserait Alex. Très vite juste la pensée de retourner chez elle lui vint et elle se dit que rester seule dans son studio était une idée bien pire. Pour finir Ell’ entra et déposa ses affaires au vestiaire, elle n’allait pas garder son manteau et son bonnet quand même. Une fois à l’intérieur la jeune femme commanda une vodka violette et alla s’installer à une table. Elli’ évita soigneusement le secteur ou son frère était et elle sirota son verre tout en observant les personnes dansant déjà. Assez vite une coupe de champagne lui fut servie et elle apprit qu’elle venait d’un homme assis à quelques tables de la sienne. Apparemment ses nouvelles acquisitions faisaient leur effet et un sourire s’afficha sur son visage. Quelques temps plus tard l’homme qui lui avait offert la coupe la rejoignit, se présenta et lui proposa ensuite d’aller danser, chose qu’Elliana accepta. Elle sentait l’effet de l’alcool, pas habituée à boire autant et surtout en ayant si peu mangé, la tête lui tournait et elle commençait à divaguer sérieusement. C’est à ce moment là que deux jeunes hommes s’approchèrent, ils n’étaient pas vraiment dans un état meilleur qu’elle et des mains baladeuses firent leur apparition. L’homme qui l’avait invité à danser se recula ne voulant pas de problème avec pareils gars. Elliana ne fit pas trop attention à ce qui se passait au début, mais quand elle fut entourée et qu’elle ne pouvait pratiquement plus bouger elle essaya de se dégager en se débattant. Peine perdue, elle n’avait aucune force et surtout elle ne savait pas se défendre, encore moins dans son état. Commençant à paniquer, elle cria une fois, mais la musique couvrait sa voix, elle se voyait finir dans le fond d’une ruelle…
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Alexandre L. Leroy
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Jeu 20 Déc - 21:56

[Écrite pour l'occasion, je crois ♥ ]

‘‘ Quand le Paradis devient Enfer ’’

→ Alexandre.
Si tu ne me vois pas, c'est normal. Je suis dans l'ombre de tes pas pour empêcher le noir de te submerger.

Une soirée bien comme une autre, si vous voyez ce dont je veux bien parler. Ce n'était pourtant pas le cœur léger comme à l'accoutumée que je m'en allais travailler. Je savais que ma petite sœur - oui, elle l'était, même si le sang refusait de s'y mêler - allait mal puisque son meilleur ami, Camille, partait ce jour même avec l'étiquette de soldat français. Bientôt il serait le simple soldat Masewicz, et non l'oreille présente et le camarade qui savait tout et qui rassurait, présent pour Elliana. Elle avait mal, c'était certain. Je n'avais jamais bien compris leur complicité, leur entente, cette relation fusionnelle qui les liait au-delà de ce que quelqu'un comme moi, qui ne l'avais jamais vécu, pouvait le comprendre. Je ne savais pas tout ce qu'ils avaient affrontés ensemble. Je savais juste qu'ils se connaissaient de longues dates - toujours, s'amusaient-ils parfois à dire - et qu'Elliana avait trouvé refuge chez le garçon à une époque où cela n'allait pas, avant le divorce de ses parents. Je ne savais pas comment ils s'étaient rencontrés, par contre.

Alors en arrivant au vestiaire pour me changer, j'eus le droit à quelques regards interrogateurs. Oui, bon, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure que je n'étais pas en grande forme. On me demanda où était passé l'habituel Alex blagueur et un peu casse-pieds sur les bords. Sûrement resté dans le fond de mon lit, répondis-je. Tout allait-il bien? Oui, tout. Que se passait-il pour que je sois si peu joyeux? J'avais tiré six nuits de suite en continuant à vivre le jour, lourd. Je leur demandais d'arrêter l'interrogatoire, ça allait, j'étais juste mort de fatigue. Je gardais évidemment pour moi que je crevais d'inquiétude pour ma cadette. Ils ne comprendraient guère, puisqu'ils ne la connaissaient pas comme moi je la connaissais. Elli' était une fille formidable, mais juste capable du pire, là. Elle aurait tout fait pour oublier sa détresse dans un coin de sa petite caboche bien remplie. Le chef passa et me proposa de récupérer quelques heures ce soir, il n'avait besoin de moi que jusque deux heures. Je n'aurais qu'à pointer et je pourrais me tirer tranquille à deux heures, comme finir mon poste si l'envie me prenait. Fallait voir.

Je pensais quand même bosser toute la soirée, ne serait-ce que parce que ça me ferait une belle fin de mois. Et puis une fois que je bossais, je sentais moins la fatigue. Être serveur sur une piste de danse, c'était plutôt... Mouvementé, mais agréable. Les nanas me branchaient assez souvent et c'était vous dire que si je voulais, je repartais bien accompagné. Non Alex, on limite les frais, là. Il y a Juliette. Ce n'était pas mon style de jouer aux cons quand il y avait une fille déjà dans ma vie. Bon, c'était plus pour le plaisir que pour les sentiments entre elle et moi, mais quand même, respect quoi. J'étais distrait, et la soirée ne faisait que commencer. C'était de pire en pire et toutes mes pensées convergeaient vers ma petite sœur. J'espérais juste qu'elle n'était pas toute seule chez elle, qu'elle était sortie. Non mais sérieusement, j'espérais qu'elle avait trouvé un moyen de se changer les idées sans faire de conneries. Et ce besoin presque maladif de savoir comment elle allait fit que je crus la voir, deux fois? A chaque fois, elle ressemblait à un mirage, et je n'avais pas le temps de vérifier si je voyais vrai ou non. Non, si elle était là, elle serait venue me voir, pas vrai?

Deux heures du matin. La fatigue se faisait sérieusement sentir, en fait. J'étais hors service là. J'avais d'ailleurs du mal à ne pas penser carrément à Elliana. J'allais pointer, prêt à m'en aller. Mais cette impression que j'avais eu de la voir, c'était carrément devenu une obsession de la trouver, en fait. J'avais comme un mauvais pressentiment. J'étais... Nerveux, là. Partie, l'apparente tranquillité du mec sûr de lui. Disparue, la fatigue qui alourdissait mes sens. Envolée, la retenue que j'avais habituellement. L'inquiétude était comme vissée à mes traits. Elle aurait bien été capable de sortir, de m'éviter, et que cela finisse très mal. Mon cœur s'emballait, il battait une chamade désordonnée. Le rythme de la musique ne faisait qu'accroître la force des pulsations. C'était l'angoisse totale. Ce mauvais pressentiment ne faisait qu'augmenter en intensité à chaque seconde. Mes craintes avaient une sacrée tendance à devenir des certitudes qui me glaçaient, au fond, d'effroi. Je bousculais un collègue, sans le vouloir, lui demandant s'il n'avait pas vu Elli'. Je lui montrais une photo, dans mon porte-feuille. Il changea immédiatement de couleur, m'indiqua un coin de la salle, me dit de ne surtout, surtout pas faire d'impair. J'étais comme fou. Je devinais ce qui se passait, et cela ne me plaisait pas, pas du tout. J'avais peur pour ma cadette, mon petit bout de famille. Je ne voulais pas être ce mec qui n'avait pas su veiller sur elle quand cela n'allait pas.

Je remerciais le collègue, qui me regardait, incrédule, et qui virait petite à petit au blanc, d'ailleurs. Je me dirigeais ensuite en me faufilant là où il me l'avait indiqué et mon sang ne fit alors qu'un tour. Si la panique avait un moment prit possession de mes réflexions, c'était désormais une colère sombre qui prenait le dessus. Mon visage se ferma, mon regard s'assombrit et mon corps entier vibra sous l'effet de la rage qui m'avait submergé, en une simple fraction de secondes. Si ces gars ne lâchaient pas tout de suite mon Elliana, ils allaient mourir, ça, c'était assuré. J'en attrapais un par le col pour le pousser, l'envoyant plutôt voler du côté d'une table vide. L'autre prit mon poing bien appliqué sous le menton, histoire qu'il vole un peu, lui aussi. Et j'avoue que je ne m'étais pas franchement retenu. Je m'étais un peu assassiné le poignet et les doigts, j'avoue, mais ça ce n'était pas vraiment l'important. Les voyant se relever, je fis en sorte de me donner un peu plus de carrure. Non mais je n'étais pas très grand, au final. Je n'étais pas non plus construit comme une armoire à glace alors bon... Je faisais comme je pouvais. A deux contre un, ça allait moins bien aussi. Sans m'alourdir sur les détails, je pris quelques mauvais coups – quand il y en a un qui tient le pauvre gars tout seul, ça passe mieux, merci les spectateurs – mais au final, ce sont les vigiles qui intervinrent et attrapèrent les deux mecs. Merci les potes de ne pas me chopper avec, d'ailleurs. J'eus le droit à de superbes insultes, auxquelles je ne répondis qu'en restant on ne peu plus calme, avant de récupérer ma cadette. J'étais furieux. L'attrapant par les épaules, je lui soufflais :

« La prochaine fois que tu me fais ça, t'es morte. »

Pas sûre qu'elle soit en état de tout saisir, elle était complètement à l'ouest. J'étais furibond, oui, je fulminais, j'avais des envies de meurtre. Et je ne lui faisais pas de cadeaux, m'attachant à ne pas la ménager. Mais malgré tout, c'était la rechute de la frayeur qu'elle m'avait faite, cette petite sotte. Non mais rendez-vous compte ! Ma petite sœur, complètement saoule, dans la boîte où je bosse avec deux mecs complètement louches... Non mais sérieusement, elle avait voulu ma mort ou quoi ? Je râlais et pestais en l'amenant jusque ma voiture, avant de l'aider à y monter et monter moi-même. Opération ceinture, direction l'académie et tout le toutim, c'est usant de toujours dire la même chose, voyez-vous. Par contre, je n'étais pas passé au vestiaire récupérer ses affaires, donc je n'avais les clés que de chez moi. Et ben tant pis, on allait monter jusque chez moi. Aussitôt dit, aussitôt fait, et, croyez-moi, elle allait en prendre pour son grade. Et croyez-moi, je n'attendrais pas qu'elle ait décuvé.

« C'est quoi ton problème ? Mais t'es complètement folle ou quoi ? »

Encore une fois, pas sûr du résultat.
Shtoum (c)

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Mon royaume assiégé, elle a annexé mon canapé.
Embrasé, désarmé, je me suis constitué prisonnier.
Elle veut de la vie en grosses coupures,
Enfant de luxure tout ce qu'elle touche brûle.
Possédée, possédée. Bien accroché à son cœur de gitane.
Dans les veines du sang d'apache, comme si
Bonnie fumait Clyde pour partir avec le cash.
C'est l'escalade, le road trip puis le crash comme
Une marquise de Sade qui fait dans le White Trash.
White Trash


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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Ven 21 Déc - 12:48

Elliana
Finir dans le fond d'une ruelle sombre, c'était certain que ça finirait comme ça, après tout les gens autour ne faisait pas spécialement attention à la petite Elli' et les deux jeunes hommes très près d'elle, personne ne pouvait se douter qu'ils allaient trop loin aussi bien dans leurs gestes que dans leurs paroles. Elliana s'imaginait déjà titubant derrière la boite de nuit, tirée par l'un des deux gars alors que le deuxième s'assurait que personne ne les remarquaient. La respiration sifflante, Ell' ne savait plus quoi faire, les idées totalement embrouillées et par l'alcool et par la peur, elle était incapable de réagir. L'un des mecs se colla un peu plus à elle et un profond dégoût s'empara d'elle. Ell' se dégoûtait toute seule, elle n'aurait jamais du boire autant, elle aurait du faire comme d'habitude, se contenter d'un coca ou à la rigueur d'un verre de quelque chose de pas fort du tout. Mais non, elle était tellement triste et blessée qu'elle n'avait pas voulu faire comme d'habitude. Sortir était surement une bonne idée, mais elle aurait du demander à quelqu'un de l'accompagner... Sauf qu'elle ne connaissait vraiment personne à part Alex et elle ne voulait pas inquiéter son frère, ni le mêler à cette histoire qui ne le concernait en rien. C'était entre elle et Camille, enfin pour le moment surtout entre elle et elle puisque Cam' n'était plus là et qu'elle n'avait aucun moyen de le joindre. Même pas une journée qu'il était parti et la voilà déjà complètement désemparée par l'absence de son meilleur ami.

C’est donc complètement perdue, hébétée qu’elle vit apparaitre Alexandre, il avait l’air furieux et en réintégrant plus ou moins son corps Elli’ comprit qu’il y avait surement de quoi. L’homme qui la tenait dans ses bras était bien trop proche pour un inconnu et la main qui rentrait dans la robe, au niveau de son dos était tout aussi déplacé que ses lèvres trop près de son cou. Elliana se sentit comme une proie prise au piège et qui voit son sauveur arriver. Elle baissa la tête devant la fureur de son demi-frère, jamais il n’aurait du la voir dans cet état, elle le savait, c’était quand même elle la plus responsable, la plus sage de la famille. Sauf que là tout changé, elle se sentait tellement mal qu’elle aurait pu faire n’importe quelle bêtise susceptible de faire passer le vide que Camille avait laissé en s’éloignant d’elle, en partant dans l’armée. L’homme qui la tenait ne pouvait pas voir Alex arriver, par contre le second le remarqua, mais il ne comprit pas que la rage du jeune homme était contre eux. Le second homme donc détourna la tête et s’approcha du ‘couple’, il posa une main sur les fesses de la jeune femme et dit quelque chose à son pote qu’Ell’ ne put comprendre, en tout cas cela les faisaient rire. Ce fut la dernière chose qu’ils firent avant l’arrivée musclée d’Alex.

Elliana perdit l’équilibre lorsque le premier se vit apprendre à voler, elle ne se rattrapa que de justesse et tituba un instant. Les yeux un peu dans le vague elle ne voyait qu’à moitié ce qu’il se passait. Elle vit Alex lancer son poing dans le menton du second et ensuite les deux hommes se relevèrent et quand ils commencèrent à taper, et pas de main morte, Alex, Ell’ se recula et les mains devant la bouche, elle grimaça tout en sentant les larmes couler le long de ses joues. Elle n’avait même plus la force de crier, de demander que quelqu’un aide son frère, c’était trop dur, son cerveau ne commandait plus grand-chose et elle avait grand peine à rester debout sans s’effondrer. Pourtant des vigiles firent leur arrivée et embarquèrent les deux gars qui s’en étaient pris à elle puis à Alex. La jeune femme commença alors à trembler un peu, c’était comme si toute force la quittait pour de bon, pourtant elle resta debout, figée, elle sentait la colère de son frère et savait qu’elle allait passer un mauvais quart d’heure, elle savait aussi que c’était amplement mérité, mais dans un coin de sa tête un petite voix lui disait que ce n’était pas son père, qu’elle ne lui devait rien et qu’elle était suffisamment grande pour faire ce qu’elle voulait. Cette petite voix pris le dessus un instant, mais Elli’ se ressaisit, ou en tout cas tenta de se ressaisir. C’est là qu’elle s’aperçut qu’Alex la tenait par les épaules et qu’elle s’appuyait plus qu’à moitié sur lui afin de réussit à mettre un pied devant l’autre. C’était complètement pathétique et cette pensée faillit la faire pleurer pour de bon. Elle était vraiment pathétique.

Les mots prononcés par le jeune homme résonnèrent dans sa tête, elle ne comprit pas le sens mais capta très clairement la colère dans la voix de son frère et elle ne put que baisser la tête en guise de réponse, que pouvait-elle dire pour sa défense de toute façon ?! Il ne comprenait pas le tiers du quart de la relation qu’elle avait avec Camille, il ne savait même pas pourquoi cette amitié était aussi forte et d’ailleurs il ne lui avait jamais demandé comment ils s’étaient rencontrés, pourquoi elle se sentait aussi proche de lui. Ell’ se demandait même parfois si son frère ne prenait pas sa relation avec son meilleur ami pour une histoire d’amour. Chose qui n’était pas, mais bon, apparemment seuls eux le savaient. Tout en essayant d’aligner son pied droit avec son pied gauche afin d’arriver ne voiture, la blondinette entendait les remarques d’Alex et elle s’en voulut presque d’être venue. Elle ne pouvait pas vraiment s’en vouloir car elle savait que si elle était restée à son appart’ elle aurait eu une phase d’abattement tellement profonde qu’elle n’aurait plus jamais voulu quitter son studio et aurait eu un mal de chien à remonter la pente.

Quand ils arrivèrent devant la voiture d’Alexandre, Ell’ se fit aider afin de monter et elle manqua de se ramasser le portrait elle se rattrapa à son demi-frère et à la voiture. Ne prononçant pas un mot, elle se mit ensuite dans l’habitacle et une fois installée elle posa sa tête sur le repose tête et ferma les yeux, tout était flou et ça tournait. Elle ne remarqua même pas qu’Alex lui avait mis sa ceinture, de toute façon elle était bien trop mal pour réussir à attraper la ceinture et ensuite la fermer, là c’était surestimer ses capacités. Elliana trouva le retour jusque l’académie très rapide et quand elle descendit de la voiture, elle s’appuya carrément sur Alex, le fait d’être restée assise un moment dans la voiture l’avait vidé de ses forces et elle avait encore plus de mal à mettre un pied devant l’autre. La monté ne fut pas sans difficultés car elle buta plus d’une fois sur les marches qu’elle trouvait bien trop hautes. Ce n’est qu’une fois dans l’appartement de son frère qu’elle se laissa tomber sur le fauteuil, ses pieds lui faisaient mal, il fallait dire qu’elle n’avait jamais porté aussi longtemps des talons si hauts. Quand elle se retrouva étalée dans le fauteuil, sa robe remonta et une de ses épaules se dégagea, la vision qu’elle donnait était bien loin de la fille sage qu’elle avait toujours été, là elle ressemblait comme toutes ses gamines qui ne savent pas s’arrêter de boire et qui finisse dans les toilettes, quand elles ont le temps d’y aller. Le regard perdu, elle essaya néanmoins de se concentrer sur son frère et la chose ne fut pas facile. Surtout que celui-ci s’adressa à elle dans une colère noire et elle n’avait aucune envie de se battre avec lui maintenant. Elle n’avait qu’une envie, dormir. Sauf qu’elle devait répondre, elle le savait
.

« Crie pas si fort… J’suis à coté, j’t’entends… Et puis d’abord… J’aime pas ça… J’crois que j’vais vomir… »

En effet elle devint toute pâle et elle se laissa glisser à terre. S’en était lamentable, elle le savait au fond d’elle que ça ne servait à rien tout ça, mais le mal était fait. Relevant la tête vers Alex une larme coula sur sa joue.

« C’est aujourd’hui… J’crois que je vais mourir… »

Pas tout à fait clair la miss, bien sur en disant c’est aujourd’hui elle parlait du départ de Cam’ et sur le fait de mourir, elle était tellement mal à cause de l’alcool qu’elle-même ne savait pas si elle disait ça pour le fait d’avoir trop bu ou l’absence de son meilleur ami. Après cette phrase elle se roula ne boule par terre et ne bougea plus.
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Sam 22 Déc - 9:35


‘‘ Quand le Paradis devient Enfer ’’

→ Alexandre.
Si tu ne me vois pas, c'est normal. Je suis dans l'ombre de tes pas pour empêcher le noir de te submerger.

Oui, j'étais furieux, et le truc c'était qu'en voyant dans quel état elle était, ma cadette, ça me rendait juste fou de rage. Le pire c'est que ces deux pourritures trouvaient ça tellement normal, il fallait croire, qu'un mec furibond qui leur fonçait dessus ça ne les faisait même pas réagir. La suite, c'est I believe I can fly, et une bonne raclée pour moi, mine de rien. J'avais généralement de quoi me défendre, mais pas à deux contre un quand j'étais crevé parce que j'avais enchaîné six nuits d'affilée en continuant à vivre le jour. Il fallait être fou, pour croire que je ferais le poids. J'étais un simple mec, pas un super héros, je manquais d'entraînement, ces derniers temps, aussi. Alors voilà le résultat. Enfin, ça allait, j'avais déjà été bien plus amoché. Je serais sans doute quitte pour quelques hématomes et ce serait bon.

Ma pauvre sœurette, elle était complètement ailleurs. Heureusement que c'était une crevette comme tout parce que vu comment elle s'appuyait sur moi, sinon, j'aurais eu quelques problèmes. Bon, ça allait, il ne fallait pas abuser. Par contre, sans moi, la petite Elliana n'aurait pas mis un pied devant l'autre. Elle avait de la chance qu'on soit loin de la maison. Je me rappelle d'une paire de fois ou mon père m'avait secoué pour être rentré dans un état pareil. Bon, ça ne m'avait pas empêché de récidiver, mais d'un autre côté ça m'avait passé l'envie de boire un petit moment à chaque fois, et je dois avouer que c'était parfois mieux parce que, franchement, j'en avais faite de sacrées. Je pestais. Mais elle gardais la tête basse, silencieuse. Tant mieux, cela me permettrait de me calmer parce que j'allais exploser. Elle était quand même pas possible, cette fille.

Elle était tellement mal que le chemin du retour ressembla à une épreuve compliquée, pour elle. Elle faillit atterrir plutôt lamentablement dans la voiture. Elle semblait incapable de bouger, d'ailleurs. Pour monter les escaliers, heureusement que j'étais là parce qu'elle butait contre trop de marches. Et puis finalement, elle se laissa tomber dans le fauteuil. Vous savez ce que je ressentais, au-delà de la colère noire qui avait remplacé ma peur ? De la frustration, en partie. Elle aurait pu m'en parler, elle savait que je serais venu, non ? J'avais toujours était là pour elle. De l'agacement, parce que franchement, là, elle m'avait fait un truc que je ne supportais pas. Et par dessus tout, de la pitié. La voir dans cet état-là, ça me fendait le cœur. C'était ma demi-sœur, ma petite chérie. Elle m'avait, depuis que je la connaissais, toujours évité les conneries et les dérives, elle m'avait obligé à mûrir et à devenir plus sérieux. Et maintenant, c'était elle qui faisait tout ce qu'elle avait détesté que je fasse ? Non mais je n'en revenais pas. Je crois qu'au fond, j'étais plutôt blessé, moi aussi, qu'elle agisse de la sorte.

Que je ne crie pas ? Elle m'arracha un petit rire froid. Non mais elle rigolait, là, avouez ! Mais j'avais envie de la secouer une bonne fois pour qu'elle comprenne, non d'un chien ! C'était quand même un comble. Que je ne crie pas ! Mais franchement... Là je n'en avais rien à foutre qu'elle n'aime pas et je me doutais bien que ça résonnait bien fort. L'alcool a cet effet-là. Par contre, elle ne supportais pas des masses. Malgré toutes mes cuites, j'avais été malade maximum deux fois, et encore... On avait mélangé alcool et... Ouais, voilà, autre chose. A ne jamais faire, si vous voulez mon avis. Sur le coup tu planes, t'es bien, ça gère, mais après qu'est-ce que tu t'en mords les doigts ! Lorsqu'elle se laissa glisser à terre, je restais de marbre, en apparence ? Je n'étais pas si tendre que ça, il ne fallait pas abuser. On m'avait parfois déjà reproché cette certaine froideur, mais bon, ce n'était pas comme ci je l'aurais complètement laissé tomber pour autant.

« Que je ne me crie pas ? C'est la meilleure de l'année, celle-là ! »

Oui, oui, j'étais furieux. Mais ce qu'elle ajouta ensuite, les premiers mots... Cela doucha entièrement ma colère. Oui, je savais qu'elle avait mal, je m'en doutais. C'était normal, j'avais envie de dire. Et pour le reste, si elle avait fait ça sans raisons, je lui aurais ri au nez. Je me contentais de m'accroupir à côté d'elle et d'écarter une mèche rebelle. Je savais à quel point elle pouvait avoir mal. J'avais, dans une autre mesure, déjà perdu tous ceux qui comptaient pour moi, à une époque, et c'était un déchirement. Je me doutais qu'elle devait souffrir le martyr, il ne fallait pas la connaître tant que je la connaissais pour s'en rendre compte.

« Je sais, je sais. Ça ira mieux, je te le promets. »

Comment ? Aucune idée, mais il fallait que je la rassure. Je la pris ensuite, en la portant. Non je ne la mettais pas à la porte, bande de fous. Par contre, une nuit de sommeil c'est généralement bon pour la tête après une cuite pareil, et j'avais plutôt idée qu'elle en avait manqué dernièrement, comme une intuition. Alors je la déposais dans mon lit, lui ôtant juste ses chaussures parce que voilà avant de rabattre la couette sur elle. Par contre, je n'étais pas du tout rassuré de la laisser comme ça. Ce fut donc après un rapide passage à la salle de bain, histoire de me changer que je retournais dans ma chambre, pour veiller un peu la petite Elli'. J'espérais qu'elle réussirait à dormir. Moi, toutes ces émotions m'avaient ôté toute trace de fatigue.

Pendant prêt de deux heures, je restais dans l'ombre, dans un coin de la chambre. Je me contentais de la veiller. Il était fini le temps où je la maternais. Il fallait qu'elle comprenne tout de suite qu'elle ne devait plus jamais refaire une connerie de cette trempe. Déjà, pour elle, parce qu'elle finirait par le regretter. Ensuite, pour moi, parce que j'aurais vraiment trop mal en la voyant se détruire. Et pour finir, pour moi aussi, parce que vous voyez, même un grand dadet comme moi craint son père, et encore plus, je craignais ma belle-mère. Le premier qui se moque meurt. Non mais oh, j'avais des responsabilités à prendre, et je les prendrais, par contre si je me faisais taper sur les doigts là je serais moins fier, je peux vous l'assurer !

Mais finalement, ça avait l'air d'aller. Alors bon, comme j'aurais quand même bien voulu dormir et que je ne voulais pas risquer de la réveiller, j'allais m'installer dans mon fauteuil. Oui, je vous jure, dans mon fauteuil ! Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour la famille, franchement ! J'étais suffisamment crever pour m'endormir sans demander mon reste, d'ailleurs. J'étais très, très mal installé par contre. Au réveil, j'aurais l'impression d'être un vieux, tellement j'aurais le dos en vrac, c'est sûr. Je ne dormis qu'à moitié. Le moindre bruit m'éveillait, et les heures avançaient. Ce serait bientôt le matin. Je m'estimais heureux d'avoir deux jours de repos pour rattraper les heures de sommeil dont le retard s'accumulait. Quoi que, j'allais sûrement passer deux jours avec ma cadette et donc dormir assez peu, parce que je voulais lui éviter de faire une connerie. Dans le cas contraire, et bien... Je m'en voudrais sûrement toute ma vie, voyez-vous.

Ce fut le soleil qui me réveilla ainsi qu'un frisson frais. J'aurais peut-être du enfiler un tee-shirt pour dormir, puisque je n'avais pas pris de couette avec moi. J'étais gelé. Je voulus attraper mon portable, sur la table basse du salon, et mes muscles se rappelèrent sympathiquement à mes bons souvenirs. Mon dos était complètement raide. J'avais aussi quelques douleurs sur les côtes – ah ben oui, ils avaient tapé là tiens – et je sentais une pommette un peu sensible. Et en plus j'étais encore crevé. Je fis donc en sorte de m'étirer pour attraper mon téléphone. J'avais juste oublié de prendre en compte un élément disons... Assez banal de ma vie de tous les jours ; mon fauteuil, qui était tellement large que... J'ai vu le sol arriver un peu vite. Paf. Un Alex écrasé contre le sol. La journée commençait.

Il était quelque chose comme dix heures et l'absence de bruits dans l'appartement était assez habituelle, sauf que bon, j'avais quand même Elli' qui était rentrée avec moi – un peu contre son gré – et dont l'état en fin de soirée avait été tel que je doutais qu'elle soit bien réveillée, sans mal de crâne et tout le dawa. Moi, par contre, j'étais fracassé, là. Je me dirigeais vers la salle de bain, dont la porte, grande ouverte, me permit de comprendre que ma cadette n'y était pas et donc que la voie était libre. Je fis rapidement l'inventaire des dégâts. Un joli coquard serait difficile à effacer. Pour le reste, il s'agissait de trois traces de poings et de deux traces qui ressemblaient à s'y méprendre à des pieds sur mes côtes, à l'avant comme sur les côtés du torse. Si je les croisais de nouveau, ces deux enfoirés, croyez-moi ou non, j'allais leur faire la peau. Pour commencer, la raison la plus grave, parce qu'ils avaient osé s'en prendre à ma sœur. Et ensuite parce qu'ils auraient du y réfléchir à deux fois avant d'essayer de me casser la gueule. Je ressortis de la salle de bain.

« Elli' ? »

Ben oui, autant la trouver.
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Dim 23 Déc - 21:28

Elliana
Couchée sur le sol, les cheveux recouvrant son visage, Elliana entendit la voix de son frère encore bien trop forte, elle grimaça de plus belle, c’était trop dur de percevoir les sons trop forts, d’avoir l’impression qu’un marteau s’acharnait contre son crane. La jeune femme savait qu’elle avait mis en colère Alex, il y avait de quoi, c’était certain, mais là elle ne pouvait pas lui répondre, elle n’avait même pas la force d’être elle-même en colère. Ell’ se recroquevilla un peu plus sous cette colère que dégagé Alexandre, son frère lui faisait presque peur à présent, il fallait dire qu’il pouvait être impressionnant quand il s’y mettait et là avec l’alcool dans le sang, Elli’ trouvait encore plus grand et plus intimidant son demi-frère. Cela ne l’empêcha pourtant pas de repenser à la raison qui l’avait mise dans cet état là, c’était le départ de Cam’, l’absence peut être définitive de son meilleur ami. Cette idée n’apaisa en rien le mal être qui l’habitait, bien au contraire.

La jeune femme se plaignit donc, mais elle trouvait qu’elle avait toutes les raisons de râler, après tout elle avait quitté toute sa famille pour suivre Camille, elle l’avait suivi parce qu’il allait mal, elle était là pour le soutenir, comme elle l’avait toujours fait, mais voilà qu’il partait. Il s’enfuyait loin d’elle, loin de tout, dans un pays qui pouvait lui prendre la vie. Ces pensées s’entrechoquaient dans son cerveau, Elliana avait des tas de scénarios sur la fin de son meilleur ami et pour cela elle avait une imagination débordante. Ell’ souffrait de ces visions et puis l’absence de Camille se faisait sentir au creux de sa poitrine, depuis des années maintenant elle communiquait avec son ami et ils se voyaient le plus souvent possible, cela n’était désormais plus possible, ils n’allaient plus pouvoir parler, discuter de tout et de rien. Une larme coula le long de sa joue et elle serra la bras autour de sa poitrine, s’en était trop, l’alcool n’avait rien d’amusant, au contraire, il l’enfonçait dans des pensées encore plus noires que les précédentes.

Alex s’abaissa à coté d’elle et Elli’ sentit les doigts de son frère contre son front, enlevant quelques cheveux qui cachaient son visage. Ce contact était simple et il pouvait ne rien signifier, mais Elliana y voyait comme un peu de réconfort. Et puis il parla, un peu plus calmement et plus doucement qu’avant, il la rassura, lui disant que ça irait, qu’elle allait oublier la douleur, car elle savait que ce mal ne disparaitrait jamais complètement et même si Camille revenait, elle continuerait à ressentir en partie cette douleur. Elli’ s’accrocha à ses paroles comme à une bouée de sauvetage, Alex aussi avait subi des choses difficiles, ce n’était pas un secret, et Elli’ savait qu’il avait au moins en partie raison. Elle ne connaissait pas la vie entière du jeune homme, loin de là, mais lui non plus ne savait pas tout de la vie de sa sœur et ce n’était peut être pas plus mal.

Quand Elliana sentit les bras d’Alex autour d’elle, elle s’accrocha à son cou et nicha sa tête contre lui. Il sentait bon, enfin même s’il était dans sa tenue de boulot, elle aimait son parfum, elle le trouvait rassurant et puis les bras l’entourant étaient protecteurs et elle se détendit un peu. Se savoir accompagnée par quelqu’un qui vous aime aide souvent à passer les moments difficiles et que son demi-frère soit là était juste parfait. Déjà car sinon il y avait de grandes chances qu’elle ne soit pas en bonne état à l’heure qu’il était et ensuite car elle pouvait compter sur lui à présent, il ne la quitterait pas tant qu’il serait certain qu’elle aille bien, elle en était sure. Elli’ ferma les yeux, blottie contre son frère et elle ne se rendit même pas compte qu’il al déposa dans son lit avant de lui enlever ses chaussures. Ce n’était pas le sommeil qui l’avait prise, enfin pas entièrement, elle divaguait encore un peu et si ses pensées étaient beaucoup moins tournées sur le mal qu’elle ressentait, elles allaient et venaient sur des sujets des plus différents.

Le sommeil finit par l’emporter doucement et quand Ell’ se retrouva dans les bras de Morphée, sa respiration s’apaisa et elle ne marmonna plus de choses inintelligibles. La jeune femme n’avait aucune idée que son frère restait à son chevet, veillant sur son sommeil ou tut du moins sur son entrée dans le pays des songes. Elle ne l’entendit pas se lever pour aller dormir dans le fauteuil, d’ailleurs si elle l’avait perçu, elle lui aurait dit qu’il pouvait bien dormir avec elle, qu’il y avait assez de place pour eux deux et qu’il n’avait aucune raison d’aller dans le fauteuil. Mais comme Elli’ n’avait pas conscience que son frère était là, ni même qu’il quittait la chambre, elle ne put rien lui dire, se contentant de rester dans un sommeil sans rêve. C’était peut être l’avantage de l’alcool, Elliana avait droit à un sommeil sans rêve, elle ne pensait donc plus au départ de Camille, ni à ce qu’elle allait faire maintenant, car après tout elle n’avait plus de raison de rester à Etretat… Certaines questions allaient se poser dès à présent, mais pour le moment elle allait surtout devoir se lever après cette nuit agitée et ce ne serait pas drôle.

Quand Elli’ ouvrit les yeux elle crut qu’on était en train de marteler son crane de coups, elle referma donc les yeux et ne les entrouvrit que quelques secondes plus tard. Tout doucement elle prit conscience de l’endroit ou elle était et ce n’était pas son lit elle pouvait le jurer. La tête dans les couvertures, elle devina l’odeur de son frère et se dit qu’elle devait être chez lui. Lentement les souvenirs de ce qui avait eu lieu la veille lui revinrent et elle grimaça à certaines images. Tout n’était pas très clair, mais elle savait qu’elle était allée en boite, qu’elle avait bu et qu’il y avait eu une bagarre avec Alex, elle se souvenait vaguement aussi que son frère l’avait aidé à rentrer et elle se trouvait donc surement chez lui. Se tournant à moitié, elle tomba du lit, entourée par les couvertures. Son frère n’était pas là elle pouvait en être certaine, mais c’est à ce moment qu’elle entendit son prénom et elle répondit par un grognement plutôt bien audible. Etalée par terre elle ne chercha même pas à sortir des couvertures, de toute façon pour quoi faire et puis elle était bien là, elle n’avait aucune envie de bouger. Pourtant elle tourna la tête pour voir arriver Alexandre et elle grimaça en entrapercevant la tête qu’il avait. Il s’était bien battu, elle en était certaine à présent
.

« Tu l’diras pas hein ?! »

Nan parce que si jamais sa mère était au courant de ce qui s’était passé, elle aurait droit à un sacré savon, Alex aussi et elle ne manquerait pas non plus de s’en prendre à Camille. Et puis elle ne voulait en rien affronter la colère de sa mère, surtout que derrière il y aurait les reproches de son père et c’était surement ce qu’il y avait de pire. Elliana ne voyait pas souvent son père mais dès que quelque chose n’allait pas assez bien, il ne ratait pas une occasion de faire porter le chapeau ou à son ex ou à son nouveau mari… Elli’ était donc toujours au milieu et là elle n’avait pas besoin de ça. Posant la main sur son front elle grogna de nouveau et ferma les yeux.

« Dis-moi que ça va vite passer… »

Ell’ se cacha dans la couette et ne bougea plus, c’était un moyen d’échapper à la lumière du jour qu’elle trouvait bien trop vive, mais aussi à la tête d’Alex qui ne manquerait pas de l’enguirlander en beauté. La jeune femme se sentait coupable de tout ça, elle savait qu’elle était responsable et de son état et de l’état de son frère, elle savait aussi qu’elle venait de vivre sa première journée sans Camille et que cela avait été un vrai fiasco. Elle allait devoir trouver un moyen de faire sans le jeune homme sinon ça n’irait pas des masses les prochains mois… Voire peut être même sa vie entière. Cette pensée lui fit monter les larmes aux yeux, mais elle les empêcha de couler, ce n’était pas le moment de craquer, de toute façon pleurer ne servait à rien elle le savait. Tout doucement elle descendit la couette et dévoila ses yeux émeraudes à peine visibles et son petit nez. Elle reposa une main sur son front et soupira, quelle idée elle avait eu de sortir franchement…
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Dim 23 Déc - 23:57


‘‘ Quand le Paradis devient Enfer ’’

→ Alexandre.
Si tu ne me vois pas, c'est normal. Je suis dans l'ombre de tes pas pour empêcher le noir de te submerger.

Elle ne disait que des choses inintelligibles. Pourtant, lorsqu'elle se blottit contre moi, je resserrais un peu plus fort mon étreinte sur ma petite Elli'. Elle avait l'air de s'apaiser et je ne désirais rien d'autre. Elle s'endormit aussi plutôt vite, et elle semblait plus calme. Son sommeil n'était pas agité. Sa respiration n'était pas saccadée. On aurait pu croire qu'elle dormait, simplement, qu'il ne s'était jamais rien passé, ce jour-là, qu'elle allait pour le mieux. Mais je savais que ma cadette allait mal, aussi passais-je du temps pour m'assurer qu'elle allait assez bien avant d'aller me coucher.

Mais au matin, malgré mon état physique assez pitoyable en prenant en compte les courbatures, la cervicale qui avait décidé de coincer et les marques de coups, malgré la fatigue d'une mauvaise nuit, j'étais éveillé avant la jeune blonde. J'entendis d'ailleurs du mouvement dans la chambre et ça ressemblait vaguement à une chute du lit telle que celle que j'avais faite de mon canapé juste avant quoi. Puis il y eut un grognement et je poussais le battant de la porte. Elle était belle et bien tombée. Et vu sa tête, le réveil était violent. Un sourire moqueur s'afficha sur mon visage et je levais le menton, faisant mine de la regarder de haut.

« Je sais pas encore, ça te ferait du bien d'en prendre pour ton grade, je crois. »

Non mais je vous jure, des questions ici ! J'étais plutôt froid. Un peu trop, sûrement. Et apparemment, elle avait un sacré mal de crâne. Je ris froidement, amusé et moqueur à la fois, avant d'aller tirer le store, histoire qu'elle soit un peu moins agressée par le soleil. J'étais peut-être en colère contre elle, je ne voulais pas non plus qu'elle se retrouve avec une migraine mémorable toute la journée. Quoi que, ça lui aurait peut-être fait comprendre la leçon. Enfin, pas sûr. Elle avait toujours fais ce qu'elle voulait, la mistinguette, et je ne pensais pas que ce serait une cuite qui lui ferait comprendre, pour une prochaine fois. C'est donc en me perchant sur mon lit, carrément allongé en travers avec la tête qui dépassait au dessus de la sienne que je lui répondis, tandis qu'elle se cachait sous les couettes.

« Pour les lendemains de cuite, rien de mieux qu'une aspirine et un petit déjeuner. Debout Blondie, je dois encore t'engueuler en bon grand-frère que j'essaye d'être. »

Lorsqu'elle me dévoila de nouveau le bout de son nez – j'avais patienté – je lui pinçais avant de sauter du lit. Elle allait prendre cher, si vous voulez mon avis. Mais avant ça café parce que je n'aurais jamais été bon à rien dans le cas contraire. Et il fallait que je lui fasse un laïus mémorable, parce que sinon, la connaissant, elle allait recommencer son bazar, et ça c'était trop la mort pour moi, voyez-vous. Je ne pouvais pas être derrière elle tout le temps. Je fis donc couler le café. J'étais plutôt électrique.

« Et je te préviens, si tu ne te lèves pas, c'est moi qui viens te secouer et ça risque fort de ne pas te plaire. Tu te rends compte de ce que tu as fait au moins ? Enfin, si tu t'en souviens... »

Ça commençait gentiment. Non mais il ne fallait pas croire, je n'étais pas heureux d'avoir un speech à lui faire mais pour une fois c'était dans son intérêt. Non mais si elle me refaisait un coup pareil je la tuais alors autant qu'elle soit au courant, non ? Elle était pas possible en fait, cette fille. On ne la surveillait pas pendant quoi, cinq minutes et paf, elle faisait une connerie ? Non mais alors là c'était le comble de l'année. Une journée sans son meilleur ami, juste une, et c'était le bazar. J'imaginais mal dans six mois, période à laquelle il était sensé rentrer en permission. Quoi que, le connaissant il ne repartirait pas, et tant mieux. Mais s'il ne rentrait pas... Mais elle allait se pendre, je crois. Alors autant mettre tout de suite les choses au clair. En plus, je m'étais pris une raclée alors me demandez pas d'être gentil, j'aime pas me prendre une retournée du genre quand je ne l'ai pas cherchée.
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Mer 26 Déc - 17:10

Elliana
La chute avait totalement réveillé la petite blonde, en même temps qui ne serait pas éveillé après être tombé du lit ? Elliana sentit juste son crane lui faire mal, trop mal, et cela ne passait pas en ouvrant les yeux, bien au contraire. Mais bon pour voir son demi-frère elle devait au moins entrouvrir les yeux et elle lui fut très reconnaissante quand il ferma le store, elle eut même un léger soupir d’aise, c’était tout de suite mieux sans l’agression des rayons du soleil. Mais bon, le mal de crane restait là et elle ne pouvait trop ouvrir ses yeux sous peine d’avoir l’impression que ses cerveau allait exploser. Pourquoi avait-il fallut qu’elle accepte le verre de cet homme ?! Et puis pourquoi une vodka violette alors qu’elle ne buvait d’habitude que des choses assez peu fortes… Elli’ se maudissait intérieurement et encore, si le fait de boire l’avait vraiment fait se sentir mieux, mais ce n’était même pas le cas, ça ajoutait même à son mal être. Elle savait maintenant que boire à outrance était une mauvaise idée.

La réponse d’Alex ne plut que moyennement à la jeune femme, elle aurait aimé un ‘non, t’inquiète, je dirais rien, après tout je suis ton grand frère, je sais ce que c’est…’ Et à la place il s’agissait d’un on verra… Mais il voulait sa mort ou quoi ? En plus il se rendait compte que son père allait s’ne prendre à Alex s’il était au courant ? Parce que le père d’Elli’ était loin d’être un enfant de cœur, enfin depuis sa séparation avec la mère de la jeune femme. Elliana ne donnait pas cher de la peau de son demi-frère après que son père soit passé par là. En tout cas pour le moment elle se doutait que ce serait elle qui allait souffrir d’avoir fait ça, même si elle n’était pas totalement responsable… Elle avait accepté quelques verres d’accord, mais tout ce passait assez bien jusqu’à… elle ne se souvenait même plus de cette partie, à croire que son cerveau voulait l’empêcher de revivre la peur qu’elle avait ressenti quand les deux hommes se firent trop entreprenant.

Ell’ entendit Alex monter sur le lit, mais cela ne l’empêcha pas de rester cacher, de toute façon elle l’entendait aussi bien de là ou elle était. Ses conseils la firent vaguement sourire, c’est qu’il s’y connaissait en lendemain cuite le monsieur ! En même temps elle n’avait pas souvent vu son frère bourré, surtout au début en fait, quand il vivait avec eux et c’était toujours des moments très impressionnants pour la jeune fille qu’elle était alors. Et puis il l’appela Blondie, non mais elle avait une tête de Blondie ?! La elle devait surtout avoir du maquillage qui avait coulé et la peau pale. La promesse qu’une engueulade en bonne et due forme allait arriver la fit grimacer, elle aimait beaucoup Alex, mais s’il se mettait vraiment en colère elle ne manquerait pas d’en avoir peur. Son frère l’impressionnait toujours quand il était de très mauvaise humeur ou en colère et là, dans l’état de faiblesse dans lequel elle se trouvait, elle pouvait être sure qu’il l’effraierait s’il s’y mettait.

Ne pouvant rester indéfiniment sous les couettes Elliana daigna montrer le bout de son nez et Alex en profita pour le lui pincer… Mais qu’il pouvait être chiant quand il s’y mettait ! Elli’ râla assez fort et le laissa partir, refermant doucement les yeux afin que son cerveau arrête de vouloir sortir. C’était sans compter sur son adorable frère qui la menaça de la lever. Au moins ça eu pour effet de la réveiller complètement, elle s’assit par terre, repoussa la couette et s’étira doucement, on ne sait jamais quelque fois que le fait d’étirer un muscle provoque une douleur dans le crane. La jeune femme finit par se lever en se tenant au lit et elle tituba, les yeux à moitié ouverts vers la cuisine de son frère. Tout en marchant elle se frotta les yeux et grogna à cause de la lumière encore trop vive. Un fois installée sur une chaise, la tête entre les mains, Ell’ put répondre, nan parce que avant c’était trop dur de mettre un pied devant l’autre et de garder les yeux assez ouverts pour voir ou elle devait aller
.

« J’me suis pris une sacrée cuite… Euh… ce qu’il s’est passé hier… J’suis allée en boite, j’ai pris une vodka violette et puis après on m’a offert un verre… J’ai parlé avec un mec et j’crois on est allé danser… Après j’sais pas trop, t’étais là, tu te battais et puis tu m’as ramené je crois… C’est tout ce que je sais… »

Relevant la tête Elliana observa le visage de son frère et remarqua un peu mieux les marques de coups qu’il avait, c’était surement de sa faute s’il s’était battu, parce que ça faisait un moment qu’il n’avait pas eu besoin d’utiliser ses poings. Mais par contre la raison pour laquelle son frère s’était battu restait assez obscure, même très obscure. Elli’ s’appuya sur le dossier de la chaise et soupira.

« J’ai fais quelque chose de si grave que ça ? Nan parce que pour que tu te battes c’est qu’il devait y avoir une bonne raison… »

Une main sur le visage, les yeux fermaient, elle resta comme ça un instant avant de replanter ses yeux émeraudes sur son frère, posant ses mains sur la table.

« J’suis désolée Alex… Je sais pas trop ce qu’il m’a pris… Enfin si je sais, mais ça n’enlève rien à ce que j’ai fait. »

Oui elle savait pourquoi elle était sortie et pourquoi elle avait bu, c’était pour cette absence qui la mangeait de l’intérieur, sauf qu’il y avait sortir et sortir et ce qu’elle avait fait n’avait rien d’amusant elle le savait.
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Mer 26 Déc - 22:35


‘‘ Quand le Paradis devient Enfer ’’

→ Alexandre.
Si tu ne me vois pas, c'est normal. Je suis dans l'ombre de tes pas pour empêcher le noir de te submerger.

Oui bon, grand frère râleur et pas cool mais qui faisait quand même en sorte de ne pas tuer Elliana avec le soleil matinal. Non mais comment elle râlait en plus ! J'avais volé à son secours alors que je ne savais même pas qu'elle était là, je l'avais ramenée chez moi, je l'avais veillé, j'avais dormi dans le canapé et quoi ? Non mais sérieusement, il fallait qu'elle évite de me râler dessus, surtout qu'elle méritait que je lui pourrisse la vie avec ce qu'elle m'avait fait, là. Non mais ne rêvais pas. Je l'adorais. Elle était devenue super importante pour moi. Mais j'étais devenu grand frère tard, un peu contre mon gré aussi – mais finalement c'était mon plus grand plaisir – et puis c'était une époque où j'étais encore délicat à gérer, comme le disait si bien mon père. Alors autant dire que je n'étais pas de nature tendre avec la demoiselle. Oh, je l'adorais, j'aurais tout fait pour elle et nous étions proches, mais lorsqu'il y avait besoin que je la recadre c'était plutôt sans regrets, surtout quand c'était pour son bien. J'avais souvent le rôle du méchant et aujourd'hui ne serait pas exception. En plus je savais que je lui inspirais une certaine crainte alors ça rentrait d'autant mieux. Bref, elle se leva, tituba, manqua de s'étaler. Mais elle arriva entière dans la cuisine. Les yeux fermés, mais entière. Je secouais la tête en levant les yeux au ciel.

« Tu vas me faire le plaisir de me regarder, d'ouvrir grands les yeux et les oreilles parce que tu vas avoir raison de mes résolutions au calme, là.  »

Je lui mis sous le nez une tasse de café bouillant, un verre d'eau et un cachet d'aspirine. Non mais le méchant frangin il prévoyait quand même, il ne fallait pas croire. Pendant ce temps-là, je l'écoutais faire le bilan de sa soirée et mon sang commençait à chauffer. Ça, pour avoir pris une cuite, elle s'était retourné la tête oui. Si je n'avais pas été là, elle n'aurait même pas pu sortir de la boîte sur ses pieds. Alors en estimant que ces types ne lui aient pas fait et mal et qu'elle ait su sortir, elle n'aurait jamais retrouvé l'académie. Cela me tira un rire froid et cassant. Non, définitivement j'allais devoir prendre sur moi pour ne pas lui hurler dessus. Je pris le temps de boire une gorgée de mon café, noir, bouillant. Cela ne me fit pas plus d'effet que cela, et je pris alors la parole, m'exhortait intérieurement au calme pour ne pas lui aboyer dessus. Si elle avait fait quelque chose de si grave ? Pauvre petite fille naïve.

« Une cuite ? Tu fais dans l'euphémisme cocotte. Après, il y a deux mecs qui t'ont coincé contre un mur, t'étais à deux doigts de finir dans une ruelle. T'as eu de la chance que je t'aie vu, j'allais quitter, en plus. J'ai cru que j'allais les tuer, Elli', tu comprends ça? C'est une raison suffisante ? Mon sang n'a fait qu'un tour, j'aurais pu leur faire la peau. Le jour où j'en croise un, je le plante. Et toi, ne me refais jamais un coup pareil. Et je t'ai ramené parce que je pouvais pas te laisser là, mais si tu me refais ça un jour, pour n'importe quelle raison, sortir, te bourrer la gueule et ne même pas me prévenir, je te jure que je te laisse où t'es. C'est clair ? »

Un peu moins calme d'un seul coup. J'avais essayé de rester calme mais on sentait ma fureur et ma frayeur comme si j'avais laissé mes sentiments s'exprimer de toute leur puissance. Je fis en sorte de me calmer, en aspirant une grande gorgée de café bouillant. Mon visage était fermé, mon regard glacial. Lorsqu'Elli' me regarda, je soutins son regard avec cette expression froide, sans l'ombre d'un sourire, sans un élément annonciateur d'améliorations. Je reçus ses excuses d'un simple signe de tête avant de lui répondre, un peu moins dur.

« Tu sais le pire, Elli' ? Que tu sortes, j'ai rien à dire. Que tu boives, tant que tu rentres vivante c'est ton histoire. Mais là, le fait de sortir, de boire jusqu'à n'avoir plus de souvenirs, te laisser avoir comme ça... C'est décevant de ta part. Elle est où la gamine qui me faisait la morale quand je rentrais d'une soirée trop arrosée ? Elle est où la jeunette qui essayait de me remettre sur le bon chemin, celle qui était toujours la plus sage, la plus raisonnée ? Si t'as fais ça juste pour oublier, j'espère que ça a marché. T'as beau être désolée, avoir tes raisons, ça ne change rien. Camille te manqueras toujours autant, saoule ou sobre. Et si c'est à cause de lui que tu déconnes, je l'attends de pieds fermes. T'as intérêt à te reprendre, parce que sinon je n'aurais pas le choix, je serais obligé de le dire à tes parents. »

Et il ne s'agissait pas de menaces en l'air, croyez-moi. Même s'il avait fallu que je fasse face à son père je l'aurais fais parce qu'elle mettait en jeu sa santé. Non mais il était parti hier et déjà, dans la soirée, elle me risquait le coma éthylique parce qu'elle n'avait pas l'habitude de boire et qu'en prime elle buvait lourd. Je m'assis à table. Vous voyez une table circulaire avec quatre chaises ? Donc si je vous dit à côté d'elle vous voyez ? Parfait. Mon regard avait perdu ce côté teigneux qui aurait pu paraître méchant, il n'empêche que j'étais toujours furieux. Calme, Alexandre, calme. Je soupirais avant de river mon regard sur le salon. Je bus distraitement une autre gorgée de café.

« Tu restes manger ici, ce midi. C'est un ordre. Et du coup j'espère que tu vas te réveiller un peu, je vais avoir besoin de toi, cette après-midi. Travaux d'intérêts généraux, tu connais ? Je te tiens à l'œil, ça m'évitera le prochain sermon parce que c'est pas mon kiffe. »

Je posais la tasse, croisais les mains sur la table et me tournais de nouveau vers elle. L'orage était passé, à condition qu'elle ne proteste pas, qu'elle n'en rajoute pas. Je m'étirais, le dos appuyé contre ma chaise. Mes muscles roulèrent, je sentis que ma colonne vertébrale se détendait agréablement, malgré un tiraillement dans le cou. Bref.
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Mer 26 Déc - 23:59

Elliana
Une fois installée dans la cuisine, Elliana eut droit au début des remontrances, elle n’avait pas besoin de regarder Alex pour comprendre qu’il était énervé, encore une fois Elli’ se dit qu’il avait bien toutes les raisons d’être ne colère, elle-même lui avait fait nombre de remarques assez piquantes quand il rentrait mal en point chez eux. La jeune femme ouvrit les yeux tant bien que mal et observa son frère. Il venait de lui mettre une tasse de café et un verre d’eau avec un cachet d’aspirine devant le nez et elle fit une grimace en sentant l’arome fort du café. Elle n’était pas malade mais à ce rythme ça ne saurait tarder. Elliana commença par mettre le compimé dans l’eau avant de raconter ce qu’elle se souvenait de sa soirée, donc pas grand grand-chose et une fois qu’elle eut fini elle mélangea la solution avant de faire une grimace juste à l’idée de devoir avaler ça. Après une grande inspiration, elle bloqua sa respiration et but toute l’eau contenant l’aspirine, une fois tout le contenu avalé, elle resta un moment en apnée pour faire passer le gout. Et ne riez pas, c’est une technique infaillible pour ne pas avoir trop le gout du médicament car sans odorat le gout se résume à peu de chose, les molécules odorantes ne pouvant entrer dans l’organisme et bien on ne les sent pas et le gout et plus passable.

C’est quand Elliana reprit enfin sa respiration que le jeune homme prit la parole, elle l’écouta, attentive, même si elle savait d’avance qu’elle n’apprécierait pas ce qu’il allait dire. Et ce qu’elle apprit la cloua sur place, si elle n’avait pas été assise elle en serait tombée. Deux mecs qui l’avaient coincée dans un coin. Elle aurait aimé fermer les yeux un instant, juste un instant pour essayer de se remémorer cette scène, pourtant elle ne pouvait pas, Alex continuait de parler et elle comprenait d’autant mieux sa colère. Elli’ s’était toujours dit qu’un mec bourré avait toujours plus de chance, c’était rare qu’une femme profite de la situation pour abuser de lui déjà et ça c’était pas le cas des femmes, elle le savait, pourtant elle s’était retrouvée complètement faite sans vraiment s’en rendre compte, peut être une quantité d’alcool trop importante en trop peu de temps. Ell’ n’avait que cette explication, en fait non elle en avait une deuxième et elle en était honteuse. Elle noyait son chagrin dans la boisson, et même si sur le coup ce n’était pas vraiment ce à quoi elle pensait en buvant, avec du recul elle se rendait compte qu’elle était bine pire que ce qu’elle croyait. Si Camille savait ça elle aurait eu droit à un autre savon bien méritait.

Les paroles d’Alex atteignaient la jeune femme bien plus qu’elle ne le montrait, elle se contentait de rester là, immobile à l’écouter, mais dans sa petite tête elle avait envie de hurler. Non pas contre son demi-frère, elle le remerciait d’avoir fait ça, mais contre elle, contre son inconscience, son manque de maturité et son absence de lucidité durant la soirée. Elle avait bien pensé, un court moment, de prévenir Alex de sa présence en boite, pourtant elle ne l’avait pas fait tout simplement parce qu’elle ne voulait pas l’embêter durant son travail, elle ne voulait pas lui montrer non plus à quel point elle souffrait de cette séparation, de toute façon il ne savait pas le quart de ce qu’elle pouvait ressentir pour son meilleur ami. Non, elle n’était pas amoureuse de lui, elle en était certaine, enfin pas de cette amour là en tout cas. Se rendant compte que toutes ses pensées se tournaient vers Camille, elle secoua la tête et baissa la tête avant de la redresser. Alex terminait sa tirade et elle acquiesça d’un signe de tête incapable de prononcer un mot, sa gorge était nouée et elle sentait les larmes monter.

Elliana dut prendre une gorgée de café avant de pouvoir s’excuser et il s’agissait de bien pales excuses. Le regard qu’il lui lança était glacial et elle savait qu’il lui faudrait bien plus que de simples excuses pour qu’il lui pardonne. Elle allait devoir se tenir à carreau et pas que dans les prochains jours, Alex serait derrière elle dès qu’il pourrait et si pour le moment il n’avait jamais été envahissant, cela pouvait très vite le devenir. Elliana avait une petite sœur et si celle-ci, bien qu’elle soit encore très jeune, avait fait une connerie comme celle qu’elle venait de faire, c’était certain qu’elle serait sur son dos, nuit et jour s’il le fallait, mais elle ne la laisserait pas, elle ne l’abandonnerait pas. Alexandre, le grand frère qu’elle n’avait que depuis 5 ans, il avait eu du mal à trouver sa place dans la famille, mais maintenant il prenait son rôle très au sérieux et s’occupait d’Elli et de sa sœur comme s’ils étaient du même sang.

De nouveau il prit la parole et Elli’ passa ses mains sous la table, jouant nerveusement avec une bague, la seule qu’elle avait puisque la seconde était sur la chaine autour du cou de Camille. Et le pire arriva, Alex ne cachait pas sa déception, au contraire même il la lui disait et Elliana sentit son cœur battre la chamade à ses remarques, ses mouvements avec sa bagues s’accélérèrent et elle serra les dents pour le laisser finir, elle voulait lui hurler dessus, lui faire part de ce qu’elle avait vraiment sur le cœur. Néanmoins elle resta d’apparence calme, et écouta. Elle n’avait qu’une envie, lui répondre que cette fille était partie en même temps que son meilleur ami, qu’il avait surement emmené la meilleure partie de son être. Elle avait grandi avec lui ou tout du moins avait passé chaque moment difficile en la présence de Camille, cela avait créé un lien bien plus puissant que ce qu’il pouvait s’imaginer. Bien sur elle savait que son frère n’était pas un enfant de cœur et qu’il avait connu des moments tristes, difficiles aussi, mais il n’avait jamais construit de relation aussi proche que ce qu’elle avait avec Cam’. D’ailleurs quand il s’en prit à lui elle s’en griffa de rage et toute la douleur qu’elle contenait jusqu’à présent ressortie, les larmes montèrent et roulèrent sur ses joues. Elli’ ne s’inquiéta même plus de savoir s’il dirait quoi que ce soit à ses parents, de toute façon elle touchait le fond.

Le jeune homme se plaça aux coté d’Elli et elle ne put s’éloigner, elle voulait presque lui sauter au visage pour le rouer de coups, lui faire comprendre que ce qu’il disait la blessé énormément et qu’elle n’avait pas besoin de ça en cet instant. Immobile, les yeux rivés sur sa tasse, elle respira un peu bruyamment avant de river ses yeux émeraudes sur ceux azurs de son frère. Ainsi elle avait des ‘travaux d’intérêts généraux’… Elliana réagit enfin, elle se leva s’éloignant de son frère, elle attrapa son verre au passage qu’elle jeta derrière le jeune homme. La colère était montée et elle ne parvenait pas à la faire taire. Ce fut donc les larmes coulant et la voix enrouée qu’elle lui hurla dessus
.

« Tu crois que j’ai pas conscience de ce que j’ai fait, que c’était avec plaisir… C’est la première fois que je bois, que je suis dans un état pareil et tout ce que tu trouve à faire c’est me passer un savon pareil ! Tu crois vraiment que j’en ai besoin ?! Tu me demandes ou est passée la fille qui t’engueuler dès que tu rentrais complètement fais ?! Et bien elle a perdu une partie d’elle. Camille était pas que mon meilleur ami, t’étais pas là quand j’étais à l’hôpital pendant mon cancer, t’étais pas là quand j’ai vécu la mort de son frère, t’étais pas là non plus quand mes parents ont commencé à s’en prendre à moi parce que ça n’allait plus… Il a toujours été là et j’ai toujours été là ! »

Elliana fixa Alex, hors d’elle, elle reprit une grande inspiration, s’avança vers la table et le pointa du doigt tout en parlant.

« Tu ne connais pas la moitié de ce que j’ai vécu avec lui, tu ne sais pas à quel point il fait parti de moi et juste l’imaginais qui ne reviendra pas, ça me tue Alex, tu comprends ?! C’est plus dur que ce que je croyais… J’ai besoin de lui pour être celle que t’as toujours connu… Une journée ça peut te paraitre bien peu, mais ce n’est pas tant à cause de son absence d’une journée qui m’a fait faire ça, mais ne pas savoir si je le reverrais un jour… »

Les larmes coulaient abondamment sur ses joues et Elli’ finit par se retourner, appuyée sur la table, cachant son visage dans ses mains, elle craquait, elle avait tenu le coup depuis 3 jours, elle n’avait plus versé une larme depuis l’annonce de Camille et là tout sortait, c’était comme vider une plaie purulente, elle sentait le bien que cela lui avait fait de parler, ou de hurler plutôt et pleurer terminer de la vider entièrement de ce mal qui la rongeait depuis 3 jours.
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Jeu 27 Déc - 23:21


‘‘ Quand le Paradis devient Enfer ’’

→ Alexandre.
Si tu ne me vois pas, c'est normal. Je suis dans l'ombre de tes pas pour empêcher le noir de te submerger.

Elle était silencieuse, comme acquiesçant sans broncher mes paroles. Elle couvait quelque chose ou..? Non mais parce que ce n'était pas très habituel de sa part, non pas qu'elle soit rebelle dans l'âme mais d'habitude elle était moins résignée. J'étais vaguement conscient que j'allais trop loin, dans ce que je disais, mais d'un autre côté, j'avais grandi seul, fais mes conneries seul, je ne savais pas vraiment comment m'en sortir quand il s'agissait de lui faire la morale. Personne ne me l'avait jamais faite, la morale, et on voyait où cela m'avait emmené. Quoique, avec mon caractère naturellement effronté j'étais bien capable de faire pire si l'on me mettait des limites. Mais Elli était aussi tellement différente des filles auxquels je m'étais accoutumé. Plus sage, plus posée, bien moins rebelle et cabocharde. Alors c'était un peu le casse-tête pour m'y retrouver, malgré tous mes efforts. J'étais loin d'être le grand frère parfait, n'est-ce pas ?

D'un coup, la parole qui fit changer les choses. Les larmes coulèrent le long des joues et si j'avais eu un soupçon de tact, je me serais tu, plutôt que d'enfoncer un peu plus le poignard. Mais je n'étais pas de ceux qui ont du tact, loin de là. J'étais plutôt du genre à rentrer dedans de plein fouet, et en général il y avait de la casse. Mais à chaque fois ce n'était pas pour moi, parce que j'étais blindé d'avoir grandi seul, il fallait l'avouer. Mon père, je l'adorais, c'était un truc de fou. Mais il n'avait jamais été là pour moi quand j'étais jeune. Oh, la faute à son boulot, pas à sa volonté. Mais le résultat s'était quand même que j'avais appris la vie seul et qu'au final ça faisait de sacrés étincelles, cette histoire, dès qu'il se passait quelque chose.

C'est après un regard que le truc s'enchaîna. Elliana se leva et choppa le verre, qui passa finalement à ras de ma tête. Non mais elle rigolait, là ? Elle avait vraiment lancé un verre au dessus de ma tronche ? Non mais c'était ce moquer ça ! J'étais plutôt furieux et je me levais à mon tour, le visage fermé, le regard noir, les muscles tendus. Non pas que je sois capable de lui faire du mal, mais plutôt que cette histoire allait très mal tourner sous peu. La petite crevette me hurla alors dessus, me reprochant le savon que je venais de lui passer. Non mais elle comprenait que j'aurais préféré ou pas ? En prime, c'était surtout parce que j'avais eu un put*in de frayeur que j'avais été aussi dur avec elle. Puis elle me reprocha de ne pas comprendre. Elle n'avait jamais essayé de m'expliquer non plus ! Il y avait juste eu mise au point sur une petite méprise au début, je savais que c'était son meilleur ami, qu'ils étaient proches, qu'ils avaient vécu un moment ensemble mais sinon, non, rien, aucune idée ! Qu'elle me dise que je n'avais pas été là me blessa. Mais si j'avais pu être à ses côtés à cette époque-là, je n'aurais pas hésité, pas une seconde ! J'étais furieux parce que blessé, moi aussi. S'il y avait une chose qui pouvait me blesser, c'était bien qu'elle « m'accuse » de ne pas avoir été là. A l'époque, j'étais dehors.

Je me retins de répliquer, parce que j'allais devenir très méchant. Et je ne voulais pas, parce que, si elle n'avait pas besoin de moi, moi j'avais besoin d'elle, elle était ma cadette, celle pour laquelle j'avais choisi de changer pour devenir celui que j'étais. Ne croyez pas, non, je n'avais pas grandi, je ne m'étais pas assagi de manière naturelle et normale. Si j'avais pu, j'aurais continué longtemps ma vie, j'aurais pu rester à Paris, d'ailleurs. J'étais monté dans le Nord, à la base pour quelques semaines, le temps de rencontrer la nouvelle famille de mon père et retourner à mes origines après. Mais j'avais rencontré une ado, dans le Nord. Oh, je l'avais impressionné, au début, je m'en souvenais, je me rappelais à quel point elle m'évitait, mais finalement on avait accroché tous les deux et elle était devenue si importante à mes yeux... Alors j'étais resté. J'en ai passé, des soirées chez eux, à parler avec elle. Les autres soirs, je rentrais en titubant parce qu'on ne peut pas perdre ses vices en quelques mois, malgré la volonté. Mais je m'étais obligé à changer, c'était certain.

Quand elle me pointa du doigt, je reculais d'un pas. Je ne l'avais jamais vue ainsi, la petite Elliana. Je savais qu'elle avait du caractère, de la répartie, mais pas qu'elle serait capable de me faire face avec autant de hargne. Ce ton sur lequel elle continua, il ne montrait que sa douleur et sa peur. Si, bien sûr, je comprenais. Je ne pouvais que comprendre. Des départs sans retours, j'en avais vu. Si elle n'en savait rien, j'avais eu mon lot de départs sans retours. Mais ça, je le gardais pour moi, toujours. Elle n'avait pas à savoir. Mon passé, c'était mon passé, et c'était ainsi. Mon regard perdu l'éclat de rage qui l'illuminait, et ce ne fut plus que de la tristesse que j'affichais. Des remords, aussi. Je lui avais fais mal, j'en étais désolé. Mais d'un autre côté, si quand elle s'en prenait à moi ça lui apportait de l'apaisement, j'étais prêt à cela, pour peu qu'elle aille mieux. Demander qu'elle aille bien était un peu prématuré. Mais qu'elle aille mieux, c'était le minimum.

Lorsqu'elle se retourna, j'avançais vers elle. Je savais bien qu'elle aurait sûrement envie de m'étriper, mais d'un autre côté je savais aussi que même si elle me frappait de toute sa force, elle risquait de se faire mal plutôt qu'autre chose. J'attrapais ses poignets, doucement, de sorte à quand même éviter un mauvais coup, avant de la prendre dans mes bras. Qu'elle se débatte, si l'envie lui prenait. J'étais là pour elle, et pas juste pour lui taper sur les doigts. J'étais aussi là pour la soutenir, mine de rien. Et j'étais surtout là pour ça, que vous me croyiez ou non.

« Calme-toi, Elli'. Je suis désolé. Mais j'ai eu tellement peur pour toi hier... Je sais bien que j'aurais du essayer de comprendre avant de te passer un savon, mais j'ai pas l'habitude de jouer les grands frères parce que t'as fais une connerie, j'ai réagi plus d'instinct qu'autre chose... Je sais aussi que c'est dur de voir un être cher partir, que la peur de ne jamais le revoir nous taraude nuit et jour, qu'on cesse de dormir, qu'on craque, qu'on croit devenir fou. Le plus difficile, c'est d'accepter ce départ. Je me doute que c'est dur, vous étiez tout le temps à deux, mais dis-toi qu'on a tous besoin d'une personne pour nous donner du courage, et qu'il t'a toi, qu'il sait que tu l'attendras toujours. Si tu te détruis avant son retour, qu'est-ce qu'il fera, sans toi ? Si tu ne fais pas attention à toi pour moi, fais le pour lui. Moi je serais toujours là pour toi, même si parfois je te parais dur ou injuste. T'es ma petite sœur Elli', je ne pourrais jamais te laisser tomber. T'es la personne la plus importante à mes yeux, et si je réagis aussi mal c'est juste parce que je ne supporte pas l'idée qu'on te fasse du mal ou pire, que je puisse te perdre. Même si toi t'as pas forcément besoin de moi, moi j'ai juste besoin de toi. Sinon je serais pas là aujourd'hui, je serais sûrement reparti à Paris. T'es la seule pour laquelle je suis resté dans le Nord, t'es la seule que j'aurais suivi. »

J'avais parlé doucement, calmement. Ma voix était restée égale, rassurante, on sentait aussi la supplication de se porter bien que je lui avais faite. C'était un peu de la torture, pour moi, de l'imaginer se détruisant elle-même. J'avais juste peur de ne pas être derrière elle au bon moment. J'avais peur de la perdre. Et le pire, c'est que je savais que je pouvais la perdre par ma propre faute. Plutôt flippant, si vous voulez mon avis, tout en sachant que si elle n'était plus là pour m'obliger à rester dans le droit chemin, je ferais le con et je finirais, pour une raison ou pour une autre, en taule. Ne rêvez pas, je n'allais pas rester sage sans raisons. Je desserrais mon étreinte, la laissant libre de s'éloigner si vraiment elle le désirait.
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Ven 28 Déc - 15:28

Elliana
Ce ne fut qu’après avoir balancé le verre au dessus d’Alex qu’Elliana se rendit compte de ce qu’elle venait de faire, la pression était telle en elle qu’elle avait du l’extérioriser et elle passa par ce lancé. La jeune femme vit son frère se lever, furieux et il avait de quoi, sauf qu’elle était encore plus furieuse que lui, elle lui en voulait de dire de pareilles choses, de s’en prendre comme ça à quelqu’un qui n’était même pas la pour se défendre. On dit que les absents ont toujours tort et bien Elli’ n’y croyait pas, elle connaissait le besoin de Camille de faire le point sur lui, sur sa vie et si cela devait passer par cette immense connerie, elle le laissait faire. Elle trouvait donc une excuse à Camille, comme toujours, elle préférait se manger seule des réflexions plutôt qu’on s’en prenne à son meilleur ami. Bine sur Alex ne savait rien sur eux, encore une fois elle aurait peut être du prendre le temps de clarifier les choses, qu’il sache tout ce qu’elle avait vécu avant qu’il n’arrive, mais Elliana n’était pas le genre de fille à se plaindre de ce qu’elle avait pu vivre, le passé resté passé, même s’il conditionnait fortement son présent et son avenir. C’était pour cette raison qu’elle n’avait rien dit sur la vie qu’elle menait lorsque ses parents s’engueulaient à longueur de temps et puis elle était heureuse que sa mère est trouvé quelqu’un d’autre et elle ne voyait pas pourquoi elle aurait du expliquer les mauvais moments passés entre sa mère et son père à son demi-frère qui lui faisait quand même un peu peur. Ensuite avec le temps elle n’avait juste plus pensé à tout ça et n’avait donc rien dit non plus à Alex, qui ne lui posait jamais de question d’ailleurs.

Quand Elli commença à s’en prendre à Alex, elle se doutait que tout ce qu’elle lui dirait n’était pas de sa faute, mais elle voulait tellement lui faire comprendre le mal que lui faisait cette absence qu’elle se fichait de blesser ou non son frère, et puis lui ne s’était pas gêné alors elle en faisait autant. La jeune femme en était rouge de colère, elle passait ses nerfs sur son frère, en avait conscience, mais il l’avait cherché, elle ne pouvait pas rester d’un calme olympien à toute épreuve et il avait dit la chose de trop, celle qu’il ne fallait pas dire. Ce n’était pas tant pour s’en prendre à lui qu’elle l’agressait comme ça, mais juste pour mettre les choses au clair, lui montrer qu’elle n’avait pas fait ce qu’elle avait fait juste par plaisir et que ce n’était pas d’une grosse engueulade dont elle avait besoin, mais de quelqu’un présent pour l’écouter, une épaule sur laquelle pleurer, quelqu’un sur qui elle pouvait se reposer. Sauf que cette personne qui jusque là jouait ce rôle n’était plus là. Alex pouvait être un super grand frère, il était là quand il fallait, mais il n’avait pas cette sensibilité que pouvait avoir Cam’, en même temps cela faisait presque 10 ans qu’ils se connaissaient et ils avaient bien compris comment fonctionnait l’autre. Avec Alex s’était différent, il avait fallu une phase d’approche et puis ensuite ils avaient vraiment appris à s’apprécier et à comprendre l’autre. On pouvait dire que ça ne faisait pas si longtemps qu’Elliana et lui était proche et c’était loin de la relation qu’elle avait avec Camille.

C’était certain qu’après coup, Elli’ se surprendrait, elle n’avait jamais été du genre rentre dedans à hurler parce que ça n’allait pas ou à péter un plomb à cause de quelque chose qui ne passait pas. Sauf que pour le coup ça faisait 3 jours qu’elle engendrait de la peine, de la colère et une pointe de déception, tout cela formait un cocktail assez explosif et il n’avait fallut que d’une parole pour qu’elle n’explose. La seconde partie de ses explications n’était que souffrance, elle se torturait l’esprit comme toujours à se demander si elle reverrait son ami ou non, si elle aurait de ses nouvelles, comment les choses allaient se passer maintenant. Pendant 3 jours elle avait tenté de ne pas trop réfléchir, de ne pas montrer à Camille qu’elle s’inquiétait pour lui, qu’elle s’en faisait aussi un peu pour elle et surtout que comme d’habitude elle s’était fait un tas de films tous plus dramatiques les uns que les autres. Elliana était de ces filles qui réfléchissent toujours beaucoup à ce qu’elles font, ce qu’elles disent, ces filles qui n’aiment pas le conflit et l’évitent toujours, jusqu’au moment ou ça craque, comme en ce jour. La jeune femme continua donc de montrer et d’expliquer à quel point elle craignait pour la vie de son meilleur ami, peut être qu’Alex n’avait pas grand tact, mais il avait un cœur, elle le savait et elle savait aussi qu’en dévoilant ce qu’elle ressentait, elle toucherait forcément le jeune homme. Ce fut le cas, elle le vit, entre ses larmes, perdre son regard noir et affichait un visage empreint de tristesse. Elli’ ne connaissait pas non plus le passé d’Alex, elle ne voulait pas lui demander de détails, mais elle se doutait que sa vie n’avait pas été rose, et puis juste le fait d’être abandonné par sa mère était un mauvais départ.

Enfin les paroles firent place aux pleurs et Elliana se détourna d’Alex, elle ne s’était jamais montrée aussi émotive en face de lui, jamais il ne l’avait vu dans un état pareil et elle voulait presque se cacher pour qu’il ne la voit pas. Pourtant le jeune homme fit le tour de la table et attrapa ses poignets. Avec la force qu’il mit dans ce geste, Elli’ devina qu’il s’attendait ce qu’elle le repousse, qu’elle essaie de se débattre ou qu’elle ne s’échappe, seulement elle en était incapable, elle se sentait vidée de ses forces et la seule chose qui pouvait l’attirer pour le moment était son lit chaud, un paquet de mouchoirs à coté d’elle et une musique des plus déprimantes afin d’évacuer toute la peine et la peur qu’elle avait en elle. Et puis Alex la prit dans ses bras, elle resta là comme ça, immobile un instant, toute force l’ayant quittée et puis tout doucement elle passa ses bras autour du jeune homme et le serra contre elle. Se sentir accompagnée dans un moment difficile rassurait Elli, bien sur qu’elle savait qu’elle pouvait compter sur son frère, mais elle ne voulait pas non plus perturber tout ça vie pour quelque chose dont il n’était pas responsable. Elle voulait régler ce problème seul, comme elle le faisait régulièrement, elle ne voulait pas se retrouver dépendante d’Alex, il avait bien mieux à faire que de gérer sa petite sœur qui passe une mauvaise passe.

Les pleurs d’Elliana baissèrent d’intensité et elle écouta ce que lui disait son frère. Se calmer… c’était assez facile de dire ça, beaucoup moins de le mettre en pratique, pourtant elle sentait déjà les larmes moins nombreuses et le fait d’avoir extériorisé tout ce qu’elle avait lui avait fait du bien. Puis des excuses et des explications sur sa réaction. Elle comprenait qu’il s’était inquiété pour elle, surtout après ce qu’il lui avait dit, mais elle espérait qu’il ait aussi compris qu’elle avait plus besoin de réconfort que d’un savon. Apparemment c’était le cas et un léger sourire s’afficha sur ses lèvres quand il lui dit qu’il n’avait pas l’habitude de jouer les grands frères. Ça elle le savait, il n’avait jamais eu besoin de la reprendre pour quoi que ce soit et c’était même plutôt l’inverse, mais il y a un début à tout. La suite de ce qu’il dit rassura en partie la jeune femme, elle savait tout ce qu’il disait, mais l’entendre dire était totalement différent, réconfortant. Elli’ se rendit ensuite compte à quel point Alex était attaché à elle, elle avait toujours eu conscience qu’il tenait à elle, mais jamais à ce point, pas autant, avec ce qu’il disait elle avait l’impression d’être celle qui l’avait sauvé, qu’elle était sa bouée de sauvetage. Et très vite cette impression se confirma, elle était celle qui l’avait fait changé, qui l’avait rendu un peu meilleur, surtout elle était celle qui lui permettait de ne pas ressombrer. Sans s’en rendre compte elle avait pris une place très importante dans la vie de son frère, elle avait toujours voulu l’aidait, enfin une fois le petit malaise du à son comportement et son physique assez peu commun –oui elle était impressionnée – passait.

En tout cas la voix douce d’Alex eut raison de l’inquiétude de la jeune femme, elle se sentait apaisée, bon, toujours vidée de toute énergie, mais plus calme. Quand il se recula, Elli’ leva les yeux vers le visage de son frère et lui sourit, ce n’était pas le super smile qui donne la patate qu’elle pouvait avoir d’habitude, juste un pale sourire, mais cela montrait son soulagement. Elle s’appuya de nouveau sur la table et se dit qu’elle allait devoir faire des efforts, le monde ne pouvait pas s’arrêter de tourner parce que son meilleur ami était parti, elle avait une famille à coté, plus beaucoup d’amis certes, mais une famille qui lui tenait vraiment à cœur et la déclaration, en quelque sorte d’Alex lui avait fait comprendre cela. Elle essuya ses joues couvertes de larmes et soupira
.

« Excuse-moi pour la tasse… Et puis pour tout ce que j’ai dit… Tu m’as tellement énervée ! »

Elliana finit par se rassoir et elle se détacha les cheveux, qui au passage partaient n’importe comment et se les rattacha, un geste qui ne servait à rien, mais au moins elle faisait quelque chose de ses mains. Quand elle eut fini elle reposa ses yeux verts sur son frère.

« Tu sais, ça fait un paquet d’années que j’ai pas crié autant… Et j’suis désolée que ça soit tombé sur toi, et même si je sais que j’ai du te faire une peur bleue hier soir, j’avais pas vraiment besoin que tu sois aussi dur… J’ai conscience de ce que j’ai fait et que ça n’a aucun intérêt sauf que sur le coup j’ai pas réfléchis… Quand tu vois ce que je portais, j’ai honte d’être sortie comme ça… »

Tout en parlant elle regardait sa tenue, sa robe pailletée ouverte dans le dos, ses collants noirs et elle voyait sa paire de bottes à talon de là ou elle était. Quand elle sortait elle se contentait normalement d’un jean et d’un pull sortant un peu de l’ordinaire, pas d’un truc aussi court et aussi ouvert. Elliana se dit qu’elle allait devoir trouver de quoi s’occuper durant les prochains moins, sinon elle finirait habillée comme une prostituée dans les quartiers malfamés de Paris… Et ce n’était pas du tout son souhait !
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Sam 5 Jan - 14:14


‘‘ Quand le Paradis devient Enfer ’’

→ Alexandre.
Si tu ne me vois pas, c'est normal. Je suis dans l'ombre de tes pas pour empêcher le noir de te submerger.

Contrairement à mes craintes, elle ne ne s'était pas débattue, elle ne m'avait pas repoussé non plus. Elle était restée un moment comme un pantin entre mes bras, avant, presque hésitante me semblait-il, de me prendre dans ses bras et de me serrer contre elle. Ses larmes se tarirent, petit à petit, aussi. Voilà qui me rassurait plus que l'on aurait pu y croire, parce que je sentais que je ne perdais pas ma petite sœur. Je savais que j'aurais besoin de me racheter pour l'avoir blessé, mais je savais que je pourrais le faire. J'étais là pour elle, pour quoi qu'elle ait besoin.

La demoiselle essuya ses larmes et s'excusa. Je n'osais pas rire. Mais la tasse, c'était dérisoire ! Je m'en fichais pas mal de cette tasse, on parlait d'un détail, là ! Pour ce qu'elle m'avait dit... Oui, je me doutais bien que je l'avais énervé et je la comprenais bien, j'étais conscient de mes défauts. Et il fallait dire que j'en avais quand même une paire, de défauts ! J'avais un caractère pourri, j'étais une tête de mule, j'avais le sang trop chaud, j'étais bagarreur, horriblement fier, plus meneur que suiveur, capable du pire comme du meilleur, instable, irritable, grand gamin, joueur, j'avais une tendance appuyée à passer d'une fille à l'autre... Oui, je comprenais que je l'avais énervée avec mon caractère.

« C'est rien, j'aurais du me taire. Je suis désolé. »

Non mais c'était vrai, si je n'avais pas dit le mot de trop elle n'aurait pas explosé de la sorte, ma tasse – ou c'était un verre, d'ailleurs ? Aucune idée – aurait survécu et puis je n'en aurais pas pris sur mon grade. Non mais la prochaine fois je me ferais bâillonner avant de dire des bêtises, ne vous en faites pas. Très peu pour moi de continuer à me prendre la tête avec la miss que j'adorais tant. Je la serrais un peu plus fort contre moi, une seconde avant qu'elle ne se rasseye. Je lui servis moi aussi un sourire léger. Oh, pas de ceux que j'avais d'habitude mais c'était quand même déjà cela non ? Je m'assis à mon tour. Nos regards se croisèrent. Émeraude contre azur. Elle s'expliqua alors, et je l'écoutais dans un apparent calme.

Elle savait. Oui, elle avait toujours été intelligente et vive d'esprit, mon adorable cadette. Mais elle avait beau savoir, elle l'avais fait quand même et ça avait tendance à m'agacer. Cela se traduit par mes doigts qui battirent la table un instant, avant que je ne me relève. Je poussais du pied les restes de l'objet en l'écoutant. Lorsqu'elle me dit avoir honte de sa tenue, je tournais la tête vers elle. Bon, c'était un peu osé mais cela aurait pu être pire, je peux vous l'assurer ! Les talons étaient plutôt petits par rapport à ce que certaines filles – aurais-je du dire catins, car elles l'étaient ? – mettaient même sans sortir. Sa robe était un peu courte, mais je vous jure que j'ai connu plus courte, parole d'Alex. Elle était aussi un peu échancrée et suggestive mais c'était courant quand les filles sortaient. Il ne restait qu'aux hommes à rester respectueux. Je lui servis ma petite mimique avec la bouche de travers, celle que je lui servais quand elle me laissait plutôt perplexe.

« Il faut bien que je serve à quelque chose de temps en temps. Je me doute bien que j'y suis allé trop fort, mais tu me connais... Et puis c'est parce que tu ne sors pas souvent, mais je t'assure que tu es beaucoup mieux vêtue que certaines filles. Et je peux t'assurer que j'en ai vu... »

Je choppais un ramasse-poussière – oui j'avais ça – sous mon évier. Et bien entendu je ramassais les débris avant de les bazarder dans la poubelle. C'est en me redressant que je sentis ma petite cervicale un peu coincée qui me taquina gentiment. Je soupirais en finissant de me redresser. Ahah, que je devenais vieux ! Je préférais le prendre à la rigolade.

« Tu m'en fais faire quand même... Je suis complètement courbaturé... Il est franchement pas confortable ce canapé ! »

Non mais c'était super gentil, hein. Je rigolais un peu, quand même, avant de me laisser tomber à demi sur ma chaise. La nuit avait été courte et peu reposante, mine de rien. Je posais mon regard amusé sur Elliana. Mise à part qu'elle avait un peu – beaucoup – déconné hier soir, j'étais assez amusé de voir que maintenant elle osait me faire face sans se démonter. Qu'est-ce qu'elle avait changé, mine de rien... Avant, je lui faisais peur, elle m'évitait, et là... Elle avait failli me sauter à la gorge. Sacrée cadette... Je lui fis un vrai sourire, un sourire de grand frère.

« Tu changes, Elli'. Si t'as besoin de moi, tu sais où me trouver... Par contre, la prochaine fois que tu sors, préviens-moi, je ne suis pas sorti depuis des lustres. Bon, l'orage est passé ? Ma petite sœur m'a-t-elle pardonné mon côté exécrable ? »

Non mais il ne fallait pas croire... J'étais plutôt fanfaron et je la taquinais, mais d'un autre côté je faisais aussi profil bas parce que je savais que j'étais en faute pour le coup.
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Mer 9 Jan - 17:54

Elliana
Voilà que les deux jeunes gens s’excusaient mutuellement. Il fallait dire que pareille engueulade n’était jamais arrivée et cela devait les perturber un peu tous les deux, en tout cas Elliana se sentait… bizarre, bon l’alcool qu’elle avait ingéré la veille devait y être pour quelque chose, mais elle avait l’impression de s’affirmer un peu plus encore, et surtout de prendre un sale caractère à la Alex. C’est qu’il avait une certaine influence sur elle le grand frère, mais avec un tel dadet devant soi, il valait mieux avoir un peu de répondant. Certes Elli’ avait toujours eu un caractère assez fort, mais ce n’était jamais allé jusqu’à jeter quelque chose à la tête de quelqu’un et encore moins de son frère. En fait même si elle pouvait être d’une humeur massacrante, la jeune femme détestait tellement le conflit qu’elle l’évitait à tout prix, ou en tout cas jusqu’au moment ou elle ne puisse plus supporter un mot de plus. Si ses parents avaient vu ça elle s’en serait pris une belle, c’était certain, jamais ils n’avaient accepté qu’elle ne réponde et encore moins sur ce ton, sauf que voilà, elle ne pourrait pas toujours fuir et encore moins les gens auxquels elle tient, alors l’affrontement avait été inévitable. Cela ne veut pas dire qu’elle ne tiendra pas tête à sa mère ou à son père, loin de là, elle reste juste plus modérée et fait un peu plus attention à ce qu’elle dit, ainsi que le ton qu’elle emploie, c’était tout un art d’être dans cette famille de fous !

En tout cas Elli’ accepta les excuses d’Alex d’un signe de tête et d’un sourire, c’était pas toujours évident de voir les gens qu’on aime se pourrir la vie pour des broutilles, même si le départ de Cam’ était très loin d’être une broutille pour Ell’, et le comportement qu’elle avait eu ne pouvait être excusé simplement par le fait que son meilleur ami soit parti. Dans un sens, c’était quand même sa première cuite, elle avait 19 ans et c’était sa première cuite, c’était pas la fin du monde, surtout en sachant qu’Alex devait être très loin de cet âge là quand ce fut son cas. Bref, la jeune femme fit donc la remarque sur ses vêtements tout en se demandant comment elle avait pu acheter ça… Elle devait être dans un profond état second. Et même la réponse de son demi-frère ne la rassura pas vraiment, déjà parce que ce qu’elle avait sous les yeux ne lui plaisait pas et puis parce qu’elle n’avait aucun doute sur ce qu’il disait, sauf que les filles en questions ne devaient pas du tout être comme elle… Trainer dans les rues lui avait fait rencontrer surement beaucoup de filles, plus ou moins jolies, mais surement toujours fringuées comme si le tissus les brulait. Non mais franchement, Elli’ n’en avait pas vu beaucoup de filles comme ça, elle ne fréquentait pas les bons endroits pour en dégotter, mais le peu qu’elle ait vu lui avait largement suffit, jamais elle ne pourrait être comme elle… Jusqu’à maintenant apparemment… Chassant ces pensées de sa tête, elle regarda Alex ramasser ce qu’elle avait explosé par terre et s’aperçut que c’était un verre, en effet, sa tasse était à moitié pleine et trônait sur la table
.

« Alex… ma mère me voit dans cette tenue elle fait une crise cardiaque… J’suis très loin des filles dont tu parles et j’aimerais en rester éloigner encore un moment, toute ma vie si possible… »

Quand il se redressa Elliana l’observa en souriant, elle le trouvait un peu raide… En même temps le canapé ça devait pas être le top, surtout qu’Alex était grand quand même, enfin plus que son canapé c’était sur. Son dos n’avait pas du apprécier ce court séjour dans le salon. La jeune femme se dit qu’Alex était quand même bien bête de ne pas avoir dormi avec elle, bon elle dormait toujours toute seule et l’aurait peut être un peu bousculé voire frappé sans le faire exprès… N’empêche qu’il aurait tout aussi bien pu la mettre elle dans le canapé et lui garder son lit. Ou alors carrément s’arrêter chez elle… D’ailleurs elles étaient ou ses clés ?! Et ses affaires ? Elli était certaine d’être partie avec un manteau, écharpe et gants… Ses petites questions furent interrompues par les protestations, indirectes, du jeune homme et elle répondit par un sourire un peu plus large.

« T’aurais pu dormir avec moi… ou me laisser le canapé… De toute façon j’aurais pu dormir n’importe ou je crois. »

Ce n’était peut être pas la meilleur chose à dire, mais après tout c’était vrai et Alex aussi savait qu’il aurait même pu la laisser par terre, elle aurait dormi comme une souche, avec un sacré mal de dos surement le lendemain, mais elle aurait dormi. Elliana s’étira, repoussa sa tasse et s’appuya sur la table ne contemplant son frère. Elle était toujours impressionnée par la carrure du jeune homme, peut être parce que c’était le premier vrai homme qu’elle voyait, c’est pas très clair… Quand elle vit pour la première fois Alex, le seul gars plus âgé qu’elle fréquentait c’était Camille et bon il n’était pas très très impressionnant, pas trop mal foutu il fallait le dire, mais rien de comparable avec celui qui deviendrait sn demi-frère. Aujourd’hui encore donc Elli voyait Alex comme étant impressionnant, surtout qu’il avait quand même changé depuis 5 ans, il avait encore pris en carrure, en muscle et des tatouages s’étaient ajoutés, ne vous moquez pas, les tatouages le rendent encore plus imposant.

Le temps qu’elle observe son frère, celui-ci était assis et lui souriait, elle lui répondit et détourna un instant le regard pas la peine de le dévisager comme ça non plus. Elli’ dut pourtant replanter ses yeux émeraudes sur le visage de son frère car il lui parlait, lui annonçait qu’il la trouvait changer… Ouai bah elle aussi se trouvait changer et n’arrivait pas encore à savoir si c’était bien. En fait elle aimait être celle qu’elle était, affirmée, prête à tenir tête, sauf que ce changement là était du au départ de Camille et elle n’aimait pas du tout l’idée que quelque chose qu’elle aime chez elle puisse venir de quelque chose qu’elle n’aime pas… Et puis il lui dit qu’il était là pour elle. Ça elle le savait, elle ne voulait juste pas être un fardeau pour lui. Pas la peine de l’embêter avec ses petits problèmes de gamine abandonnée par son meilleur ami. Tout en se reculant sur le dossier de sa chaise, elle écouta encore ce qu’Alex disait et un rire léger s’échappa de sa gorge quand il lui annonça que ça faisait des lustres qu’il n’était pas sorti. Jamais encore elle n’était sortie avec son frère, de un parce que ce n’était pas vraiment le même genre de sortie qu’ils faisaient et qu’elle avait Cam’ et cela lui suffisait. Enfin il demanda si l’orage était passé et si elle lui pardonnait son sale caractère
.

« Je ne vois pas comment je ne pourrais pas te pardonner… J’suis quand même ici au lieu de trainer je sais pas ou. Mais j’aimerais bien que tu me dises par contre ou ont atterri mes affaires. Parce que j’avais mon portable, mes clés d’appart’ et tout et même si j’ai pas fait le tour de chez toi je suis sure que c’est pas là… »

Elliana lui fit une petite moue désapprobatrice, elle ne lui en voulait pas d’avoir laissé manteau et le reste en boite, sauf qu’elle se disait que si jamais on l’appelait et quand ce ‘on’, cela veut dire maman ou papa, elle allait être plutôt mal. En même temps là maintenant elle n’avait pas le courage de bouger, tout ce qu’elle voulait était son lit, sa couette, un léger fond musical et une douce pénombre… Dormir était la bonne solution !
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Mar 29 Jan - 16:33


‘‘ Quand le Paradis devient Enfer ’’

→ Alexandre.
Si tu ne me vois pas, c'est normal. Je suis dans l'ombre de tes pas pour empêcher le noir de te submerger.

Mine de rien, je n'aimais pas du tout me prendre la tête avec Elli'. Ca me minait grave le moral. Pourtant j'avais l'habitude de rentrer dans le tas, d'attaquer, d'essayer de faire la peau verbalement à quelqu'un. Mais alors me battre avec elle, je n'appréciais pas. Le pire c'est qu'elle commençait à avoir le même caractère pourri que moi la nenette alors j'en étais à me demander sérieusement comment j'allais faire parce que je me savais difficile. J'étais à prendre avec des pinces, et encore, je pouvais quand même rester très dangereux. Alors sérieux, j'avais l'impression d'entrer en conflit avec moi, sauf qu'on n'avait pas forcément les même réactions quoi. Mouais, vous suivez ? Enfin voilà là où je voulais en venir, même si je ne sais toujours pas où j'en suis. Un truc à devenir fou...

Ma petite cadette chérie accepta mes excuses. Bon, ce n'était pas oral, c'était clair, mais c'était accepté et c'était d'ailleurs la seule chose qui comptait pour moi. Lorsqu'elle me parla de sa tenue et que je lui répondis, je ne réfléchis qu'après coup, je dois l'avouer. Le monde dans lequel j'avais évolué était tel qu'une fille habillée comme ça, ça ne me choquait plus, c'était normal et qu'on en oubliait presque qu'elles avaient des tableaux de chasse bien plus longs que le mien. Enfin, d'ailleurs ce n'était pas un tableau de chasse que je possédais. Je n'avais jamais eu pour but de pouvoir lister mes conquêtes. Déjà, j'avais trop de respect pour les filles pour faire ça. Et puis la raison de leur nombre considérable c'était juste que trop de belles créatures me tournaient autour et que je ne disais pas non. Sans oublier que j'étais aussi stable en couple qu'un éléphant sur le fil d'un funambule. Alors voilà, ce n'était pas vraiment le genre de filles à aller en cours, à avoir le bac avec mention et des années d'avance, enfin bref, ce n'était pas vraiment des filles comme ma cadette, en fait. Chose qu'elle souligna bien entendu ? Je passais une main sur ma nuque.

« Tu sais Elli', tu ne pourras jamais devenir comme ça. La raison est toute simple. Ces filles n'ont pas le quart de la jugeote que tu as, et leur jeu c'est d'avoir un tableau de chasse qui dépasse l'entendement. J'suis un gamin à côté d'elles. Elles n'ont rien de ce que tu as. Toi, tu as le sens des valeurs morales, de l'intelligence, t'es belle comme un cœur et t'as du monde autour de toi, que ce soit ta famille ou tes amis. Tu n'es pas seule. Alors tu ne peux pas devenir comme ces filles. Et de toute manière, ce n'est pas en t'habillant une fois de temps en temps comme ça, pour sortir et t'amuser que tu vas devenir comme ça. Et niveau conneries et mauvais chemin dans la vie, je crois que j'en connais un rayon. »

Et oui, raide comme une antiquité le cador. Et la miss qui souriait. Non mais alors là, elle se moquait pas un peu du monde ? Enfin de moi c'était sûr. Mais bon, autant bien le prendre, j'étais juste comme un vieux croûton tout desséché là. Ce qu'elle me répondit ensuite me fit faire une mimique assez agacée sur le coup. Oui, je savais qu'elle aurait pu dormir n'importe où, c'était clair et c'était bien ce qui me faisait peur si jamais elle récidivait. Je lui souris néanmoins en répondant :

« Pour que tu tombes du canapé en pleine nuit et que tu me réveilles ? Non merci ! Et puis ça se voit que tu ne connais pas les mauvais réveils qu'on a en lendemain de cuite, j'ai déjà failli tuer quelqu'un en me réveillant en sursaut, donc j'ai pris mon assurance-vie avec ce canapé. »

Ouais ben je rigolais hein ! Non mais l'idée ne m'était même pas venue à l'esprit. Surtout que je vous assure qu'au réveil des fois y'a des trucs spaces qui se passent dans le cerveau quand l'alcool a fait des ravages... Le nombre de fois où je m'étais réveillée avec une fille dont je ne savais rien dans un appartement que je ne connaissais pas et où j'avais failli péter les plombs, je ne compte plus. Et ça avait commencé vers mes quinze ans d'ailleurs, alors c'était clair que je connaissais, pour le coup. Elliana détourna le regard, un instant. Mais elle soutint mon regard, lorsque je lui dis la trouver changer, et cela n'avait l'air ni de la surprendre ni de lui déplaire. Ce n'était pas forcément un mal qu'elle prenne un peu de caractère. Elle aurait fini par se faire marcher sur les pieds sinon. Et puis même, dans la famille – la sienne, je parle – il fallait un peu de caractère pour survivre et jusque là elle en manquait royalement. Enfin, elle prit la parole.

Elle était pas possible celle-là !! Déjà parce qu'elle m'annonçait qu'elle me pardonnait parce que sans moi elle serait dans un autre état. Je levais les yeux au ciel avant de soupirer. Elle me tuait, là. Elle avait au moins compris que je n'aurais pas pu faire autrement ? Non mais je tenais à la vie, j'avais d'autres rêves que de me faire tuer par ses parents. Trêve de plaisanteries, je l'aimais trop cette petite blonde pour la laisser se faire chopper par des gars mal intentionnés. C'était ma sœur, quoi. Comme si nous avions le même sang qui coulait dans nos veines. Elle était mon petit bout de famille. Mais par contre, elle était terrible. Elle s'inquiétait pour ses affaires ! Ce qui me fit plutôt rire d'ailleurs. Parce que la miss devait se douter que je n'avais rien récupéré, of course. Donc je lui souris avec amusement.

« Déjà, pour commencer, je t'ai récupérée parce que sinon je ne serais plus capable de me regarder dans un miroir et que ça, ce serait vraiment dommage. Tête de piaf va, t'es ma sœur, je t'aurais pas laissé va ! Et pour ce qui est de tes affaires... Je vais faire en sorte que tu les aies dans l'heure... A condition que j'ai le droit à un massage parce que je suis coincé de partout dans le dos là ! »

Je sortis mon portable, que je posais sur la table. Bien en évidence, j'entrais dans mon répertoire avant d'aller sur le numéro d'une collègue. Elle s'occupait de tout ce qui était ménage et sur certains postes je la croisais. On s'entendait bien et elle me devait un service. Comme elle était censée travailler, je lui demanderais de déposer chez moi les affaires d'Elli'. C'était un bon deal non ? Oui je sais, je suis chiant !
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MessageSujet: Re: Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]   Dim 17 Fév - 11:26

Elliana
Alex expliqua comme il put et avec un tas de compliment qu'Elli ne parviendrait jamais à un niveau de débauche tel que certaines filles avait pu atteindre. Cela la rassura en partie, elle n'en revenait pas de ce qu'elle avait fait la veille, enfin se mettre minable c'était pas des plus étonnant, elle avait eu besoin de lâcher prise et avait un peu trop relâché. En fait elle n'avait pas pensé un instant que l'alcool et elle s'était toujours par petite quantité et sur de long moment, là pour le coup elle avait pas mal enchaîné. En tout cas rien n'expliquait sa folie d'achats. Enfin bon, le mal était fait, elle se retrouvait avec une tenue digne des séries américaines, quand les petites nanas sortaient pour s'amuser et surtout pour emballer...

Et puis non elle n'avait jamais connu un réveil de lendemain de cuite, elle n'avait jamais connu de cuite alors comment pouvait elle savoir ce qu'était le lendemain matin ? Elle secoua la tête et regarda Alex avant de reprendre la parole, apparemment le fait qu'elle s’inquiète pour ses affaires faisaient rire le jeune homme, non mais il se rendait compte que si elle ne décrochait si sa mère l'appelait elle risquait assez gros ? Ouai et puis c'était pas faux que ce serait dommage qu'il ne puisse plus se regarder dans un miroir, il était pas mal comme mec fallait le dire, bon il était plein de tatouages et faisaient surement peur quand on le rencontrer pour le première fois, surtout si cette rencontre se faire dans la pénombre, dans une ruelle sombre. Par contre le surnom passa bof, tête de piaf non mais s'était vu lui ! Alala il abusait quand même ! Mais bon il comptait faire revenir ses affaires alors elle passait et puis comme il le disait elle était sa petite soeur... Tout sourire Elliana acquiesça d'un signe de tête
.

"Pas de problème pour le massage. Par contre compte pas sur moi pour t'en faire un dans cette tenue."

Non mais elle était pas vraiment à l'aise habillée comme ça et puis en plus ça ne serait pas pratique du tout. En attendant qu'Alex ait terminé de demander qu'on ramène ses affaires Ell' termina sa tasse de café et finit par s'étirer. Elle observa le jeune homme et puis décida qu'elle allait faire la vaisselle, en fait elle n'avait pas faim et déjeuner était au dessus de ses forces. Attrapant sa tasse, elle alla la mettre dans l'évier et quand elle se tourna vers son frère, elle avait perdu son sourire.

"ça va être long quand même..."

Bien sur elle parlait de l'absence de son meilleur ami, elle savait qu'elle survivrait à ce manque, sauf qu'elle n'avait encore aucune idée de comment oublier qu'il n'était pas là et qu'il risquait sa vie quelque part sur la terre.
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Quand le Paradis devient Enfer [Alex & Elli]

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