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 Rencontre incrongrue (PV)

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MessageSujet: Rencontre incrongrue (PV)   Dim 10 Juil - 21:49

«Il n'y a que les passions et les grandes passions qui puissent élever l'âme aux grandes choses.
D
iderot.


    Cu les entendais.
    Ils renaclaient au fond de leurs box, grattant le sol de leurs antérieurs, à a recherche sans doute, de quelques granulés qui auraient pu leurs échapper... Certains se taquinaient, reniflant le nez du voisin et poussant des hennissements suraigus. Et toi, tu ne savais pas vraiment où était ta place dans tout ce brouhaha. Auparavant, tu savais pertinemment que tu aurais été tenir compagnie à l'un des habitants de cet endroit. Tu serais venue faire connaissance, de façon douce et éthologique. Comme tu en avais l'habitude. Avant. Et maintenant ? Maintenant, tu te tiens à l'écart, presque intimidé. Laissant un mur bien net, quoique invisible entre toi et eux. Ce n'est pas bien. Tu le savais. Et pourtant...
    Et pourtant tu restes planté là. Comme une parfaite imbécile.
    Non, ta place n'est plus ici.


    C'est à ce moment là que tu le vis.
    Un étalon gris, pointant vers toi ses fines oreilles effilées. Son regard interrogateur scannant le tien, presque à ton insu. Et lorsque tu t'en rendis compte, tes yeux divergèrent vers son petit nez velouté. Même si cela faisait longtemps que tu n'avais pas approchée un cheval, tu savais qu'il fallait évité de plonger son regard dans le sien. Les chevaux sont hypersensible, il peuvent apercevoir la moindre particule d'émotion néfaste simplement dans nos yeux. Et pour cette raison précise, tu fixais chaque partie de son corps, comme pour en enregistrer chaque détail. Si il percevait ta peur, c'était fichu. Alors tu te forças de te détendre, inspirant et expirant de plus en plus lentement, chaque respiration évacuant une partie de l'angoisse qui oppressait tes entrailles. Mais pourquoi, pourquoi tenais-tu autant à familiariser avec ce cheval ? Qu'avait il de plus que tout les autres ? Ca, tu n'en avais aucune idée. Et puis, tu t'aperçut que cela t'importait peu. C'était un étalon comme tu n'en avais jamais vu depuis longtemps. Et pourtant, il n'avait rien d’exceptionnel. Et pourtant, même si tu étais sûre qu'il avait sentit ta peur, il n'avait montré aucune réaction de panique, ni même perdue son calme face à une humaine déroutée. De toute façon, tu n'étais pas sa cavalière. L'étalon dont tu avais la charge était un minorquin répondant au nom de Méfisto. Et dire que tu n'étais même pas allée le voir... Quelle piètre "passionnée" tu fais.
    Pardon, ex-passionnée.
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MessageSujet: Re: Rencontre incrongrue (PV)   Lun 11 Juil - 15:11

[Trop la classe le RP à la deuxième personne *w*]

C'est une consolation de partager le même malheur et de ne pas être seul à souffrir.
(Lucien de Samosate)



Trop de pensées. Trop de souvenirs. Il faut dire que l'endroit s'y prêtait à merveille. De grands boxes impersonnels où chaque mouvement semble déplacé et où la paille était rêche, piètre substitut à l'herbe fleurie des prés s'étendant à l'extérieur. Quoi de mieux dans ces endroits que les rêves ? S'échapper, au moins d'esprit à défaut de corps. S'aventurer dans des terres connues de nous seuls pour oublier dans quelle merde on vit. Mais les pensées sont parfois traîtres, insidieuses et une fois qu'une d'entre elles nous effleure, on ne peut plus la décrocher de notre esprit. Et le feu avait envahi son âme à nouveau. Il y pensait tout le temps. Si au moins il avait été à l'extérieur il aurait pu piquer un petit galop pour oublier mais dans son box exigu il n'avait pas de solution. Alors il endurait. Et sous ses yeux défilaient les flammes, et dans ses oreilles résonnaient les cris. Tout ça était si réaliste que de la sueur vint à dégouliner sur sa robe, surtout derrière les oreilles. L'étalon fermait les yeux mais cela ne servait qu'à rendre la vision plus réelle encore. Alors il attendait que ça passe.

Autour de lui l'écurie était vide de présence humaine si l'on exceptait quelques passages de cavaliers qui venaient chercher leur monture. Bien peu lui prêtaient attention et les seuls qui l'avaient remarqué, lui, le petit nouveau ; s'étaient surtout penchés sur sa porte. Car sur sa porte figurait une plaque. Elle indiquait "Burn to Ashes, Étalon Lusitanien de 5 ans en provenance des Etats-Unis, rescapé d'un feu." Etrange de marquer ça non ? Mais c'était pour indiquer aux humains qu'il ne comprenait pas forcément les ordres en français et qu'il pouvait être craintif. Heureusement que l'étalon ne savait pas lire sinon il aurait fait remarquer qu'il était rescapé non pas de un mais de deux incendies. De toute façon ça ne servait à rien d'imaginer puisqu'il ne savait pas parler et que même si cela avait été le cas comment aurait-il pu le dire ? "Excusez-moi monsieur mais je crois être victime d'une méprise, je ne suis pas rescapé d'un incendie mais bien de deux je vous assure." Ridicule. Idiot. Et ces humains qui croyaient le connaître en lisant une plaque. Les seuls qui avaient essayé de le toucher il avait tenté de les mordre, en proie à ses visions qu'il était. Il ne cherchait pas la compagnie, il la fuyait bien que la désirant plus que tout au monde. Et toujours ces visions. Si au moins Océane avait été là, avec sa voix elle aurait pu le rassurer, lui changer les idées. Mais elle n'était pas là et ça ne servait à rien d'y penser à part se torturer plus encore à rêver d'un réconfort que l'on n'obtiendra pas.

Mais si Océane n'était pas là, Elle elle était là. Le lusitanien ne savait pas qui elle était ni ce qu'elle faisait là mais elle était face à lui. Et voir cette femme qui le regardait parvint à le faire sortir de sa torpeur. Elle s'avançait, elle le regardait sans jamais le fixer dans les yeux. *Quelle approche étrange.* ne put s'empêcher de penser l'étalon gris. Mais lui ne se privait pas de plonger dans ses yeux. A travers ce regard il la sentait différente. Océane était souvent triste mais là... C'était différent. C'était plus profond. Elle était méfiante, effrayée, brisée comme un animal blessé. Comme lui. Il sentait qu'intérieurement elle se maudissait de l'approcher mais qu'il fallait qu'elle le fasse. Elle avait peur. Et l'odeur lui emplit les naseaux, acre et désagréable mais tempérée. Pas comme cette terreur qu'il avait sentie qui l'appelait de toutes parts lors des incendies, non. Elle tentait de se vaincre elle-même. Étrange combat que celui où l'adversaire à mettre au tapis est une partie de vous que vous ne pouvez ignorer. Mais cette similitude, ce dégoût de la vie... Elle était là et elle ne le voulait pas. C'était pourtant ce qu'elle désirait au plus profond d'elle. Comment un cheval pouvait-il savoir tout ça simplement en regardant une humaine ? C'était très simple. Elle était lui. Et il était elle. On ne parlait pas là de cette symbiose monture/cavalier indissociable mais d'une similitude. Ils étaient exactement pareils au fond, toute humaine qu'elle était et tout équidé qu'il était. Comme deux frères de peine se soutenant mutuellement, épongeant les plaies de l'autre. Alors du bout du museau qu'il passa à l'extérieur du box, il pointa la plaque apposée sur la porte. Puisque tous la regardaient c'est que ça devait le concerner. Alors quoi que cela dise il voulait qu'elle le lise. Qu'elle le dise même, qu'il sache. Il s'en fichait de comprendre ou non, il voulait savoir. Et même si elle ne lui lisait pas la plaque il voulait entendre sa voix. Serait-elle apaisante ? Triste ? Colérique ? Brisée ? Il attendit. Sans bouger. Qu'allait-elle faire ?
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MessageSujet: Re: Rencontre incrongrue (PV)   Mar 12 Juil - 15:16

«Le dieu mêne toujours le semblable vers le semblable.
H
omère.


    Pareil. Semblable.
    Tu le sentais, tu étais comme lui. Déchirée à l'intérieur, usée, écorchée. Et à présent, tiraillée. Tiraillée entre le besoin insoutenable de t'approcher un peu plus de ce cheval, qui tu le savais, était bien plus qu'un simple cheval. Il était ton double... Ton semblable. Réfutant soudainement cette idée saugrenue, tu repris les fils de tes pensées, qui courraient, s'échappaient, désordonnées. Que se passerait il si tu choisissais de couper court à tout contact entre toi et lui ? Passerais tu à côté de quelque chose d'unique, dont tu ne soupçonnerais pas même les bienfaits ? Sans doute, oui... Et malgré tout... Hésitation. Notre existence est ponctuée de choix, qui influence nos actes et peuvent chambouler notre train de vie en entier. Cela ressemble un peu à cette histoire de destin. Etait-ce encore une futilité dénué de sens que le destin ? Les même palabres que colportaient les superstitieux, avides de mauvais sens, que la croyance populaire avait sous son joug ?
    Non.
    Et si aujourd'hui, tu avais envie d'y croire ?


    Alors, il te la montra.
    Cette plaque, placardé sur la porte de son box, étiquette que possédait chaque cheval de l'académie. Tu la lue dans ton esprit, par simple curiosité et par instinct machinal qu'avait toutes ces personnes érudite.
    "Burn to Ashes, Étalon Lusitanien de 5 ans en provenance des États-Unis, rescapé d'un feu."
    Stupeur. Consternation. Dans tout les cas, le nom de cet étalon lui était prédestiné. Le Destin. Encore. Un Lusitanien, et comme par hasard, les chevaux ibériques étaient de loin tes préférés. Destin. Mais là, s'achève le destin. Tu n'avais jamais été attirée par les States, contrairement à beaucoup de personnes d'ailleurs... En revanche, la dernière bribe d'information concernant le passé de cet étalon retint entièrement ton attention. Rescapé d'un feu. Alors lui aussi avait été réduit en cendre ? Brûlé de l'intérieur. Dans tes yeux, s'animait une petite étincelle, dernier vestiges d'un passé détruit, où l'amour des chevaux valait de l'or. Ce cheval, tu avais plus qu'envie de t'en approcher, de le comprendre pleinement et de lui faire savoir que vous partagiez quelque chose d'unique... Mais peut être le savait il déjà ? Tu faisais confiance aux chevaux et à leur hypersensibilité, au fond de ton être tu en était certaine. Il le savait.
    Ainsi, d'une voix douce et chantante, empreint d'un accent du sud de la France, tu murmuras presque en tremblant :


    «-Burn to Ashes, Étalon Lusitanien de 5 ans en provenance des États-Unis, rescapé d'un feu
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MessageSujet: Re: Rencontre incrongrue (PV)   Jeu 14 Juil - 14:44

« Burn to Ashes, Étalon Lusitanien de 5 ans en provenance des États-Unis, rescapé d'un feu. »

Cette voix. Hésitante, rauque, inaudible. Et elle avait prononcé son nom. C'était donc ce qui était écrit sur la plaque. Son nom simplement. Et il y avait ce mot qu'il connaissait. Le Feu. Et tandis que le mot mourrait sur les lèvres de la femme, un frisson parcourait son échine. Il avait peur. Ce mot soulevait tant de choses en lui, ce mot à lui seul suffisait à faire rougeoyer les cendres dont il était composé. Il voulait sortir, chacun des pas qu'il faisait sur place lui semblait soulever un nuage de poussière. Il voulait autre chose, comme si il allait pouvoir s'envoler dans un coup de vent, cendres balayées par le souffle céleste, comme un château de cartes soufflé par la brise. Alors il frappa. Un simple coup de pied sur le sol capitonné de son box. Un coup. Puis un autre et le mouvement prit comme une traînée de poudre. Le cheval d'à côté avait cessé de bouger et frappa un coup en même temps que lui. Le rythme restait le même, sans accélération et si tous les chevaux n'avaient pas suivi le mouvement, quatre équidés frappaient maintenant du pied. Puis tout se dégrada, aussi vite que ça avait commencé et le rythme s'accéléra, désordonné, aucun d'entre eux n'était plus à l'unisson avec son voisin. L'anarchie régnait et un hennissement excité retentit. Frénésie générale. Mais nul ne l'entendit à l'extérieur. L'étalon s'était figé quand tout avait commencé à se précipiter. Tout ce qu'il voulait c'était sortir. Alors il saisit le licol posé sur le bord de sa porte et lui tendit. Simplement.
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MessageSujet: Re: Rencontre incrongrue (PV)   Jeu 14 Juil - 21:34

    Un claquement. Sourd. Résonnant au cœur silence.
    Tu sursautas. Ce lieu, si familier et pourtant exilé... Si loin dans le monde de tes souvenirs, n'était plus ce havre de paix dans lequel tu t'enivrais sans fin. Loin le passé, banni les vestiges d'une ancienne vie. Place au présent. Et à son amertume. Aujourd'hui, rien n'était plus comme avant. Aujourd'hui, tu ne les connaissaient plus. Ces êtres qui, au fil des années, t'avaient élancée au sommet de ta gloire. Ces êtres que tu avaient côtoyer sans plus te soucier de rien. Ces être que tu avaient aidés. Ces êtres qui t'avaient donné la confiance. Eux. Les chevaux. Aveux. Soulagement. Les vibrations de l'air s'adoucissaient autours de toi, créant une ambiance de plus en plus sereine, calme, tout va bien.
    Second claquement.
    Cette fois, ce fut ton cœur qui tressaillit en même temps dans ta poitrine. Tressautant en rythme, à l'unisson avec la sérénades des sabots sur le sol. Et le vacarme s’amplifiait, se désordonnait, chaque son bouleversant le suivant. Cela n'en finirait plus. Le panique. Tu n'osais plus faire un pas, pas même pour reculer, t'échapper, t'évader de cette torpeur insaisissable. Impossible. Condamnée, tu restais figée, bouleversée, chacun de tes membres ankylosés par ces clameurs dantesques, apocalyptiques. Ce tumulte si assourdissant et si feutré à la fois.
    Et soudain...
    Plus rien.


    Tes esprits regagnèrent ton corps peu à peu.
    Un souffle irrégulier glissait entre tes lèvres veloutés. Tu ne savais même pas si ce que tu avais entendu s'était réellement produit. Devenais-tu folle ? Pour de vrai ? Revenir dans un lieu regorgeant des fantômes de ton passé n'était sans doute pas la meilleure de tes idées. Et tu n'avais pas même eût le temps de revenir à toi, que déja, l'étalon esquissa un nouveau geste, destitué de toute menace. Un signe, en direction du licol.
    Alors les mots sortirent de ta bouche sans que tu n’aies le temps d'en saisir le sens.


    «-If you just wanted to go out, you didn't really need to make all this scene...

    Tu te surpris toi même... Ça faisait longtemps que tu n'avais pas parlée en anglais. Peut être que cet étalon, en faisant resurgir le passé, n'avait pas fait revenir que le négatif ? D'un geste que tu voulait le plus assuré possible, tu t'emparas doucement du licol. Puis tout aussi calmement, ou dans un semblant de calme, tu passas le licol autours de la tête du grand gris. Le beau Burn to Ashes.
    Calme. Respire. Tu flattes doucement son encolure, avant de l'amener au grand air. Peut être serait il content d'aller brouter un peu d'herbe ? Alors tu te dirigeât avec lui vers un carré d'herbe qui se trouvait pas très loin des box.
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MessageSujet: Re: Rencontre incrongrue (PV)   Mer 10 Aoû - 9:10

C'est une consolation de partager le même malheur et de ne pas être seul à souffrir.
(Lucien de Samosate)



« If you just wanted to go out, you didn't really need to make all this scene... »


Est-ce qu'elle a dit ça ? Tu comprends. Oh oui tu comprends, comme tu n'as compris personne depuis tant de temps. Ton bon vieil américain. Est-ce que tout va s'arranger ? Oh oui tu veux partir avec elle, les autres ne peuvent pas te toucher mais elle, si elle le désire, tu la laisseras faire. Tu n'y gagneras rien tu le sais. Pas-même de l'amour. Juste une certitude que tu n'es pas le seul à souffrir. Mais pourtant tu te laisses faire, passer le licol, tu te laisses emporter. Que sais-tu d'elle au fond ? Rien. Mais tu t'en fiches je crois. Et pas qu'un peu. Où t'emmène-t-elle ? Tu ne te le demandes même pas. Quel piètre instinct de survie mon cher. Ah j'oubliais. Tu l'as perdu dans l'incendie. Elle t'effleure. D'une main légère qui court sur ton encolure. Tu frissonnes, est-ce que c'est normal mon grand ? Je crois que c'est simplement la vie. Enfin. Tu veux sauter. Voler, bien plus près de ces dieux qui ont fait de toi leur pantin. Peut-être même apercevoir ceux qui tissent en secret l'écheveau de ton destin ? Est-ce qu'elle y figure, elle, qui t'emmène ? Tu ne peux savoir. Et au fond est-ce que ça t'importe ? Tu ne peux plus t'échapper mon grand. De tout façon tu n'en a pas envie. Si la mort et l'amertume reviennent, tu les accueillera à bras ouverts, comme de vieilles amies. Après tout tu les connais bien, autant les affronter dans la dignité.

Et tu es là, dehors. Sur ton carré d'herbe. A la regarder. A la laisser te regarder. Tu l'approches. Tu veux sauter. Mais ce n'est pas grave. Elle est juste à côté au moins. Tu poses ta grande tête sur son épaule et tu souffles. Que faire ? Non tu n'as pas faim. Non tu ne veux pas jouer. Mais que veux-tu au fond ? Le sais-tu toi-même ? Je pense que non. Couche-toi. C'est ça. Tu t'allonges sur l'herbe. Tu fermes les yeux. Que pourrais-tu faire d'autre ? Et elle, que fera-t-elle ? T'abandonnera-t-elle ? Tu vois les flammes danser sous tes paupières. Mais cette fois elles ne brûlent. Elles sont tes amies, elles te caressent comme des lucioles lumineuses. Tu aimerais faire partie d'elles. Mais... attends. Je le vois maintenant. Tu fais partie d'elles. Tu n'est que flammes, et cendres, charbons ardents. Tu es beau. Tu es une poupée de feu. Ne pleure pas, tu es bien ici. Tu te laisses aller. Tu te laisses consumer.
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